Bougouni mobilisée pour la salubrité : plus de 60 tonnes de boues évacuées lors d’une journée citoyenne

Bougouni, 8 juin 2026 (AMAP)– La Direction régionale de l’Assainissement et du Contrôle des pollutions et des nuisances de Bougouni, en collaboration avec le Conseil communal de la jeunesse, a organisé dimanche une journée citoyenne de salubrité dans le quartier Massablacoura, en bordure de la Route nationale RN7, dans le cadre de la 27ᵉ édition de la Quinzaine de l’environnement. La cérémonie était présidée par le gouverneur de la région, le Général de brigade Ousmane Wélé, en présence des autorités administratives et politiques, des acteurs de la société civile et d’une forte mobilisation de la population, a constaté l’AMAP. Les travaux ont permis le curage de 120 mètres linéaires de caniveaux et l’évacuation de plus de 60 tonnes de boues vers les sites officiels de dépôt d’ordures identifiés par les services d’assainissement. Cette opération, portée notamment par les organisations de jeunesse, s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir le civisme, la citoyenneté active et l’engagement communautaire en faveur d’un cadre de vie propre et sain. Saluant la mobilisation des participants, le gouverneur Ousmane Wélé a souligné que la refondation du pays passe également par un changement de comportement et une implication accrue des citoyens dans la préservation du bien-être collectif. Il a adressé une mention spéciale au comité de base de la jeunesse de Massablacoura et au Conseil communal de la jeunesse de Bougouni pour leur initiative, tout en relevant la participation des Forces de défense et de sécurité à cette action de salubrité, présentée comme un facteur essentiel de santé publique, de protection de l’environnement et de développement durable. BHT/CMT (AMAP)

Mali : Le Chef de l’Etat échange avec le secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte 

BAMAKO, 5 juin 2026 (AMAP)– Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta s’est entretenu, ce vendredi 5 juin au Palais de Koulouba, avec le secrétaire exécutif de l’’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, Almoustpha Garba. C’était en présence de la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, présidente en exercice du conseil des ministres de la même organisation, a appris l’AMAP. Au terme de la rencontre, le secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte a, tout d’abord, remercié le Chef de l’Etat pour la confiance placée en lui pour accéder à ce poste. Occasion pour Almoustpha Garba de faire le point de la mise en œuvre de la feuille de route de l’organisation, incluant les préoccupations, les réalisations et les perspectives. Cela, a-t-il indiqué, en vue d’accélérer la mise en œuvre des décisions retenues par les Chefs d’Etat et de gouvernement en lien avec des objectifs de la Grande Muraille Verte. D’après lui, cette initiative est l’un des programmes structurants africains les plus importants du moment conçu par des Africains et mis en œuvre par eux. Il s’est dit très « satisfait » de la grande attention accordée par le Président Goïta sur tous les points évoqués au cours des échanges. Le secrétaire exécutif de l’Agence précisera que le Chef de l’Etat a donné des orientations «claires» pour accélérer la mise en œuvre des projets-programmes au profit des populations et dans le but d’atteindre les ambitions fixées à l’organisation à l’horizon 2030. BD/CMT (AMAP)

Hivernage : Kangaba anticipe les inondations

Kangaba, 24 mai (AMAP)– À l’approche de la saison des pluies, le comité de veille sur les inondations et autres catastrophes du Cercle de Kangaba s’est réuni dans la salle de conférence du cercle sous la présidence du préfet Abou Dao, a cobstatél’AMAP. Organisée par le service du Développement social et de l’Économie solidaire, la rencontre a regroupé les membres du comité élargi aux personnes ressources et aux chefs des services techniques. Le préfet a appelé les populations à la prudence face aux effets du changement climatique, rappelant que l’année 2024 avait été marquée par de fortes inondations contrairement à 2025 jugée relativement calme. Au cours de la réunion, les responsables des services de la météorologie, de l’environnement, de l’agriculture, du cadastre, de l’urbanisme, de la protection civile ainsi que des eaux et forêts ont formulé plusieurs recommandations pour limiter les risques liés aux inondations et autres catastrophes. Ils ont notamment insisté sur le curage des caniveaux, l’interdiction de jeter des déchets dans les voies d’évacuation des eaux, l’évitement des constructions dans les bas-fonds et sur les passages d’eaux de ruissellement, ainsi que la vigilance pendant les pluies. Le préfet a demandé aux populations de signaler rapidement toute catastrophe aux services compétents. Il a précisé que les écoles ne devront plus servir de sites d’accueil pour les sinistrés. SD/CMT (AMAP)

Ouélessébougou : Une Journée de nettoyage et de salubrité 

Ouélessébougou, 10 mai (AMAP)- Dans le cadre d’une vaste opération de salubrité publique, le Service d’assainissement et de Contrôle des Pollutions et Nuisances a organisé, dimanche, une journée de nettoyage d’envergure en partenariat avec l’association Sanya-Ton et le G.I.E Sanya. L’objectif était de redonner aux espaces publics leur propreté et sensibiliser la population à la gestion des déchets, a constaté l’AMAP. Dès les premières heures, les équipes mixtes se sont relayées sur trois sites symboliques notamment la devanture de la préfecture de Ouélessébougou, du peloton de la Garde nationale, ainsi que le marché à bétail. À l’aide de brouettes, charrettes, râteaux et gants, les participants ont procédé au ramassage des ordures, au désherbage et au déblayage des caniveaux. Sur le marché à bétail, particulièrement impacté par les résidus organiques, un nettoyage approfondi a été réalisé. Au total, plusieurs tonnes de déchets ont été collectées et évacuées vers les sites autorisés. « Nous voulons faire de Ouélessébougou une ville propre. Cette collaboration entre le service public, et la société civile est un exemple de réussite collective », a déclaré Namory Keïta, responsable du service d’assainissement, annonçant déjà de prochaines opérations dans d’autres quartiers afin de maintenir la dynamique et d’ancrer durablement les bonnes pratiques. AC/CMT (AMAP)

Agence Mali-Météo : Annonce d’une hausse des températures sur l’ensemble du territoire national, à partir de ce lundi.

Bamako, 8 mars (AMAP) – L’Agence Mali-Météo a annoncé ce dimanche dans la hausse des températures sur toute l’étendue du territoire nationale à partir de ce lundi, a appris l’AMAP à travers un communiqué publié par la structure. Ainsi, il sera enregistré des températures entre 34°c à 45°c au cours de la période du lundi 9 au dimanche 15 mars 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Par conséquent, Mali-Météo conseil de bien s’hydrater aux heures autorisées, choisir les bons aliments, limiter l’exposition au soleil, rafraichir le corps au besoin et veiller sur les personnes vulnérables. OS/KM (AMAP)

Lancement à Kangaba d’un projet de renforcement des jeunes en droits de l’homme et prévention des conflits

Kangaba, 11 fév. (AMAP) – Le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao, a présidé mercredi, dans la salle de conférence de l’hôtel Résidence, la cérémonie de lancement du projet de renforcement des jeunes en protection des droits de l’homme, prévention et résolution des conflits. Organisée par l’ONG PACINDHA (Pôle des Actions d’Intégration des Droits Humains), en partenariat avec le Ministère des Affaires étrangères du Danemark et le Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement (PAMOC), l’activité a pour objectif de présenter aux autorités de Kangaba, aux parties prenantes et aux bénéficiaires « le projet à travers ses objectifs, les activités, les résultats attendus et la zone d’intervention ». La cérémonie de lancement a été suivie du démarrage d’un atelier de renforcement du leadership des jeunes et des femmes en prévention et médiation des conflits communautaires. Selon les organisateurs, cet atelier vise à renforcer les capacités des jeunes et des femmes dans les techniques de négociation de la paix, de médiation et de prévention des conflits dans le cercle de Kangaba et à promouvoir la consolidation de la paix ainsi que la coexistence pacifique entre les communautés grâce à des jeunes et femmes médiateurs de la paix formés à cet effet. Prennent part à la rencontre des responsables administratifs, des maires, des représentants des forces de l’ordre et de sécurité, de la société civile, des légitimités traditionnelles, ainsi que des jeunes et des femmes. Les travaux dureront deux jours. SD/OS (AMAP)

Ségou : le réseau Wassa Mali promeut les bonnes pratiques agroécologiques

Par Mamadou SY Ségou, 11 fév (AMAP) La 4ème édition du Forum pratique en agroécologie paysanne Croisade (Croisement des initiatives et actions de base) s’est ouverte le mardi 10 février à Ségou, dans le Centre du Mali, avec comme thème principal : «Les savoirs paysans et innovations locales : piliers d’une transition agroécologique réussie». La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des jeunes sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la région de Ségou, Mohamed Ag Mohamed Aly. C’était en présence du maire de la Commune rurale de Pelengana, Mme Diabaté Mariam Bamba, du préfet de Cercle, Daouda Diarra, du président du Réseau Wassa Mali, Abdramane Zakaria Traoré et du représentant de la Plateforme nationale de l’agroécologie paysanne et de l’agriculture biologique (PNAEPB), Mamadou Goïta. Prévue du 10 au 12 février, ce forum organisé par le Réseau Wassa Mali et ses partenaires vise à promouvoir et valoriser les savoirs paysans et les innovations locales comme leviers essentiels pour accélérer la transition agroécologique dans les communautés rurales, en facilitant les échanges pratiques, le dialogue multiacteurs et le renforcement des capacités des acteurs de terrain. Plusieurs acteurs prennent part à ce rendez-vous dont des organisations partenaires au développement, des communautés paysannes membres du Réseau Wassa Mali, des autorités traditionnelles et coutumières, des techniciens agricoles et des formateurs locaux, des organisations de femmes et de jeunes, des chercheurs, médias et personnes ressources. Plusieurs activités sont au programme, notamment des présentations dynamiques, des ateliers de terrain, des études de cas, des discussions en groupe et des sessions de co-création de visions partagées. Selon le président du Réseau Wassa Mali, Abdramane Zakaria Traoré ce forum se veut « un espace de réflexion collective autour des résultats obtenus et des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des pratiques agroécologiques. » M. Traoré a signalé que les précédentes éditions ont permis d’aborder des thématiques importantes ayant trait à l’élevage pastoral et paysan face aux défis du changement climatique, la gestion des ravageurs et les systèmes de semences paysannes. D’après le président du Réseau Wassa Mali, « l’agroécologie est une alternative sérieuse pour relever le défi de la sécurité alimentaire dans notre pays. » Pour le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Ségou, cette rencontre revêt une portée toute particulière. «Elle constitue un moment de fierté et d’espérance, au cours duquel la voix du monde paysan, longtemps insuffisamment entendue, retrouve la place centrale qui lui revient légitimement », a indiqué Mohamed Ag Mohamed Aly. « C’est également l’occasion de mettre en lumière les champs, les savoirs endogènes transmis de génération en génération, ainsi que les innovations issues de l’ingéniosité et de la résilience des communautés rurales», a-t-il ajouté. Il a rendu hommage au Réseau Wassa Mali, dont « l’engagement constant et exemplaire a permis de faire de l’agroécologie paysanne un véritable mouvement, ancré à la base et reconnu tant au niveau national que régional. » Dans la même veine, le prefet Daouda Diarra a remercié le Réseau Wassa Mali pour l’organisation de ce forum, avant de réitérer son engagement à soutenir toute initiative visant à promouvoir l’agroécologie. La cérémonie a été marquée par la remise d’attestations de reconnaissance au préfet du Cercle de Ségou et au représentant de la Plateforme nationale de l’agroécologie paysanne et de l’agriculture biologique. Une visite des stands d’expositions à mis fin à la rencontre. MS/MD (AMAP)  

La FENAME entame son congrès pour renforcer le dialogue social dans les secteurs minier et énergétique

BAMAKO,  4 fév (AMAP) – La principale fédération syndicale du secteur des mines et de l’énergie au Mali a ouvert son congrès ordinaire mercredi, avec pour objectif d’affirmer son rôle dans la recherche d’un dialogue social durable face aux défis du secteur. La Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie (FENAME) tient son 3ème Congrès ordinaire les 4 et 5 février à Bamako, sur le thème « un dialogue social fort pour un secteur minier et énergétique durable ». Ce rassemblement vise à transformer l’unité syndicale en un « pouvoir syndical effectif », selon son secrétaire général. Le congrès se déroule dans un contexte sectoriel tendu, marqué par des difficultés opérationnelles et financières sur des sites majeurs comme le complexe Loulo-Gounkoto, et des menaces pesant sur les mines de Nampala et Morila. Il intervient également pendant la finalisation de la relecture de la convention collective du secteur et un processus d’assainissement des finances. Moussa Coulibaly, secrétaire général de la FENAME, a déclaré que l’objectif était de « capitaliser les acquis, et transformer l’unité syndicale en un pouvoir syndical effectif, capable d’influencer durablement les politiques publiques, surtout de défendre fermement les droits économiques et sociaux ». La représentante de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), Mme Guindo Nassoum Traoré, a salué un thème en phase avec « la vision des autorités de notre pays ». Elle a exprimé l’espoir que le congrès « sorte des résolutions à hauteur de nos responsabilités et de notre ambition pour une justice sociale partagée ». Un conseiller technique du ministre de la Fonction publique, Seydou Diallo, a rappelé aux congressistes l’importance du respect des textes pour la stabilité de leurs institutions. Il a évoqué le « Pacte de stabilité » par lequel les syndicats se sont engagés à encourager une plateforme syndicale unique et à éviter les créations de nouvelles organisations suite à des échecs lors de congrès. Les délégués participant à ce congrès sont venus de l’intérieur du pays et du district de Bamako. OD/OS(AMAP)

Bamako : Dangereuse prolifération de sachets plastiques d’eau

Par Kémoko DIABATÉ Bamako, 26 janvier (AMAP) Des étiquettes aussi séduisantes que trompeuses sur un marché très lucratif qui échappe à tout contrôle de l’Etat, de petites unités de production d’eau en sachet poussent comme des champignons, à Bamako, la capitale malienne. Cela au mépris des mesures réglementaires et des conditions d’hygiène appropriées. Ce qui représente une menace pour la santé publique, car pouvant provoquer des maladies comme le cancer digestif, l’hépatite A, la dysenterie et la diarrhée infectieuse. Cet après-midi, le temps est clément à Darsalam. Un soleil radieux sur le rond-point entre la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) et une pharmacie. des rires tonitruants d’un groupe de jeunes filles. Manifestement, des aides ménagères modestement, sur la tête, des récipients d’eau en sachet. Elles arrivent du Rail-da, le terminus des mini cars de transport en commun (Sotrama). « Je travaille pour une patronne dans (un) camp » militaire proche, nous souffle Aïssata Dembélé, aide-ménagère et vendeuse ambulante. Comme elle, de nombreuses jeunes filles et femmes arpentent les artères principales de la capitale proposant leurs sachets d’eau en plastique à des clients assoiffés. Ce business n’est pas le terrain favori que des aides ménagères. Dans les quartiers, on en trouve presque dans chaque rue et ruelle. La petite boutique de Affo Cissé est prise d’assaut par une panoplie de clients. Certains demandent du sucre, d’autres de la cigarette ou encore du jus pour les plus petits. Chacun voulant être servi le premier, le désordre est indescriptible.  « Le pic dans la vente de sachets d’eau est, le plus souvent, c’est pendant les cérémonies de mariages, baptêmes ainsi que les funérailles », assure M. Cissé. Tout en émettant des réserves sur la qualité du contenu des sachets. Il pointe d’un doigt accusateur la transition des forages aux robinets pour sûrement alléger les coûts de production. « Lorsque le stock prend du temps à s’écouler, on commence à voir de petites particules dans le contenu », affirme Affo. CONDITIONS D’HYGIÈNE SUSPECTES – De l’autre côté du district de Bamako, à Baco-Djicoroni Golf, se trouve une gigantesque usine de production d’eau, étonamment organisée. Dans cette cour assez vaste pour ce genre de travail, on dénombre plusieurs pièces dont la salle de production, celle de conservation d’eau emballée, de conservation de sachets plastiques ainsi que le bureau du Directeur général, Siaka Doumbia. La production se fait tantôt avec l’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), tantôt avec celle des forages. « C’est le traitement d’eau qui pose davantage de problèmes. Pour la SOMAGEP, bien que traitée, nous la filtrons », nous confie M. Doumbia. Selon ses explications, l’eau filtrée passe ainsi par un deuxième filtre par « ultra-violet ». Ce traitement, indique-t-il, consiste à détruire les microbes. « Du robinet aux sachets, les mains ne touchent pas l’eau. C’est la machine qui fait le traitement et remplit les sachets avant de les laisser tomber sur les carreaux. Ainsi, nous les emballons », décrit le patron de la boîte. Et notre interlocuteur de souligner que, normalement, les producteurs travaillent avec des laboratoires d’analyse d’eau. Pour ce faire, les agents font des évaluations trimestrielles. « Ils prennent des échantillons, les analysent et nous rendent compte », poursuit-il. Avant d’ajouter que son entreprise est en train de faire de son « mieux pour le respect des règles sanitaires. » « Nous, nous suivons cette procédure, mais pas tous »,se désole-t-il. A Darsalam (Commune III), non loin des feux tricolores situés en face de l’Ecole supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC), Mohamed (prénom d’emprunt) est assis dans son kiosque, sur une rue animée. C’est dans cet espace d’environ deux mètres carrés qu’il a installé sa petite usine de circonstance. La machine souillée est silencieuse. Là encore, on utilise l’eau du robinet. « Dès que l’eau du robinet devient trouble, nous sursoyons à la production jusqu’à ce que tout redevienne normal », assure Mohamed. Dans le même quartier se trouve une tout autre entreprise spécialisée dans la location de chaises et autres. A côté de, elle assure la production d’eau en sachet plastique. Sous un soleil de plomb, des employés déchargent un mini-camion empli de chaises. Le responsable se trouve à son bureau. Notre visite inopinée tombe à l’eau. Car, le patron ne veut point nous accueillir prétextant des occupations. Le sujet des sachets d’eau produits par des unités informelles est  sensible. Sur la floraison de ces « usines » dans la Cité des trois caïmans, la mairie de la Commune III du District de Bamako n’a pas voulu donner suite à nos sollicitations, malgré notre insistance. ABSENCE DE CONTRÔLE – L’eau représente une place importante dans la vie de l’homme. Le scientifique français, Louis Pasteur affirmait en 1880 que : « Nous buvons 90% de nos maladies ». Les qualités physique, chimique, sans saveur, absence d’odeur et agréable de ce liquide, doivent être conformes aux normes d’une eau potable ou aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au Mali, le secteur de la production d’eau destinée à la consommation est encadré par le décret n°06-259 / P-RM du 23 juin 2006 où il a été institué une autorisation de mise sur le marché des denrées alimentaires (dont l’eau), des aliments pour animaux et des additifs alimentaires (AMM). Ainsi que l’Arrêté interministériel N°07-2650 / MS-MEP-MA-MIC-MF-SG du 26 septembre 2007 déterminant les modalités d’application du décret. C’est à ces réglementations en vigueur que doivent se soumettre les unités de production. Pour une bonne organisation et un suivi réguliers de ces sociétés et entreprises productrices des eaux en sachet et en bouteille, le Laboratoire national des eaux (LNE) tient des réunions avec les structures concernées dont la Direction nationale de l’hydraulique, la Direction nationale de l’industrie, les Associations de consommateurs et l’Association des producteurs d’eau en sachet, le Laboratoire national de la santé (LNS), la Direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC), l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments, (ANSSA), la Direction nationale de l’assainissement et du contrôle

Kangaba : Mission d’un consultant environnementaliste pour le projet FIER II

Kangaba, 07 janv (AMAP) M. Souleymane Sanogo, consultant environnementaliste chargé du Deuxième projet de Formation professionnelle, Insertion et appui à l’Entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II), effectue une mission à Kangaba pour élaborer un Plan d’engagement des parties prenantes (PEPP) et un Plan de mise en œuvre du Consentement préalable libre et éclairé (CPLE). Les travaux se sont déroulés dans la salle de délibération de la mairie de la commune rurale de Minidian, sous la présidence du premier adjoint au maire, M. Kamory Keita. Les responsables des services techniques en charge de l’assainissement, de l’hydraulique, de l’urbanisme, du domaine et de l’emploi y ont participé, ainsi que les représentants des associations de personnes handicapées, de la jeunesse, des femmes, et des filières karité, coton, arachide et lait. L’objectif global de cette activité est de concevoir un projet qui répond aux besoins des bénéficiaires et qui assure leur participation effective à travers l’établissement d’un PEPP et d’un CPLE. Plus spécifiquement, le consultant doit identifier les parties prenantes, établir une approche systématique de mobilisation et de dialogue, partager les informations sur le projet, ses impacts et ses bénéfices afin de créer et maintenir un climat de confiance. Il doit également consulter les parties prenantes sur les enjeux du projet, y compris les aspects environnementaux, sociaux et climatiques, et prendre en compte leurs avis, préoccupations et recommandations dans la mise en œuvre des activités, notamment les mesures environnementales, sociales et climatiques, pour garantir la durabilité du projet. Le consultant formule par ailleurs des recommandations pour une meilleure gestion des plaintes, sur la base du manuel existant. Il définit les outils, les méthodes et le plan de consultation publique, établit le cadre organisationnel pour la mise en œuvre du plan et précise le cadre du consentement préalable libre et éclairé. Selon le consultant, le projet FIER II vise à consolider et amplifier les résultats du projet FIER initial. Son objectif de développement est de promouvoir l’esprit d’entreprise en milieu rural et de faciliter l’intégration économique des jeunes ruraux âgés de 15 à 40 ans, dont au moins 40 % de femmes. À l’issue des travaux, les participants ont recommandé la mise en place d’un système efficace de gestion des plaintes et une amélioration du système de communication afin que tous les acteurs disposent du même niveau d’information. SD/OS/MD (AMAP)