Coopération : Renforcement du partenariat entre l’AES et la Russie à Niamey

Bamako, 10 juillet (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la Fédération de Russie ont réaffirmé, mercredi à Niamey, leur volonté de renforcer leur partenariat stratégique à l’issue de la deuxième session des consultations de haut niveau entre les deux parties, a appris l’AMAP de source confédérale. La rencontre a réuni Karamoko Jean Marie Traoré (Burkina Faso), Abdoulaye Diop (Mali), Bakary Yaou Sangaré (Niger) et leur homologue russe, Sergueï Lavrov. Les deux parties ont convenu de poursuivre leur coordination diplomatique au sein des organisations internationales, de renforcer leur coopération politique, sécuritaire, économique et sociale, ainsi que leur collaboration militaire et militaro-technique en faveur des États membres de l’AES et de la Force unifiée de la Confédération. À cette occasion, les chefs de la diplomatie ont signé un mémorandum instituant un cadre permanent de consultations entre les ministères des Affaires étrangères de l’AES et de la Fédération de Russie ainsi qu’un plan de consultations couvrant la période 2026-2027. Dans leur communiqué conjoint, les deux parties ont condamné les attaques terroristes perpétrées contre les États de l’AES, réaffirmé leur engagement commun dans la lutte contre le terrorisme et plaidé pour un ordre international fondé sur le respect de la souveraineté des États et de la Charte des Nations unies. La prochaine session des consultations est prévue en 2027 en Russie. KD/KM (AMAP)
Tombouctou : Mohamed Ag Naser réélu président de la Chambre régionale d’agriculture

Tombouctou, 30 juin (AMAP)– Mohamed Ag Naser a été réélu président de la Chambre régionale d’agriculture de Tombouctou à l’issue de l’élection des membres du bureau consulaire, organisée dimanche 28 juin dans la salle de conférence du gouvernorat. Il sera épaulé par quatre vice-présidents : Alkassim Ag Ahmed, Harouna Bocar Cissé, Oumar Bocar Maïga et Aboubacrine Ag Attaher. Quatre vice-présidents suppléants ont également été élus, conformément aux textes en vigueur, a constaté l’AMAP. Le scrutin a été organisé et supervisé par le directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Timbely, et le conseiller aux affaires économiques et financières, Malick Guindo, sous la supervision du président du Tribunal de Tombouctou. Les représentants des Organisations professionnelles agricoles (OPA) et les forces de sécurité ont également pris part au processus. Sur les 39 délégués attendus, à raison de trois par Cercles (la région en compte 14), 31 ont pris part au vote, tandis que huit étaient absents. La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du gouverneur de la Région de Tombouctou, le contrôleur principal de police Bakoum Kanté. Celui-ci a félicité la commission d’organisation, le magistrat chargé de superviser le scrutin ainsi que les délégués, avant de saluer la réélection du président et l’installation du nouveau bureau de la Chambre régionale d’agriculture. Il a invité les nouveaux responsables à œuvrer pour la défense des intérêts des producteurs agricoles, le développement du secteur et le renforcement de la sécurité alimentaire. MS/CMT (AMAP)
Macina : le bureau communal de la Chambre d’agriculture renouvelé

Macina, 22 juin 2026 (AMAP)– Les opérations de renouvellement des instances de la Chambre d’agriculture de la commune de Macina se sont déroulées, lundi, dans la salle de conférence de l’ex-conseil de cercle, sous la conduite du maire Mourzouk Yattara, sur instruction du sous-préfet central, Demba Koné, aconstaté l’AMAP. Les représentants des différents villages ont procédé à la désignation des membres du nouveau bureau par secteur d’activité, à savoir l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’agroforesterie. Sur les 25 villages que compte la commune, 19 ont transmis des listes de représentants et 14 ont effectivement pris part aux travaux, permettant d’atteindre le quorum requis. Les participants ont désigné, par consensus, Ladji Kola Diallo pour l’élevage, Madou Bouaré pour l’agriculture, Sinali Konta pour la pêche et Bintou Camara pour l’agroforesterie. Au cours des échanges, plusieurs intervenants ont exprimé leurs préoccupations face au manque de redevabilité observé chez certains élus après leur désignation. Des réponses jugées satisfaisantes ont été apportées aux différentes préoccupations. Les participants ont, par ailleurs, réaffirmé l’importance de la Chambre d’agriculture dans le développement du monde rural et exprimé l’espoir d’une poursuite réussie du processus de renouvellement dans les autres localités, malgré les difficultés de déplacement liées au contexte sécuritaire. DG/CMT (AMAP)
Kayes : Convocation de la liste électorale des Organisations paysannes agricoles

Kayes, le 10 juin (AMAP)– Dans un communiqué, rendu public ce mercredi 10 juin, le Gouverneur de la région de Kayes, Général de Brigade Moussa Soumaré, invite toutes les Organisations paysannes agricoles (OPA) d’envergure régionale à déposer leurs dossiers de candidature au plus tard le 19 juin 2026 au Secrétariat de la Chambre Régionale d’Agriculture, a reçul’Amap de source officielle. Cette convocation rentre dans le cadre de la constitution d’une liste électorale des OPA d’envergure régionale à l’effet d’élire les membres de l’Assemblée consulaire régionale, achevant le processus de renouvellement niveau Région des organes de la Chambre d’agriculture. Selon la note, les critères et conditions s’articulent autour: de la jouissance d’une existence légale; de la couverture de tout ou partie des secteurs d’activités que sont: agriculture, élevage, pêche/pisciculture, exploitation forestière. S’y ajoutent la justification de trois ans d’existence au moins; la tenue régulière des réunions statutaires (Assemblées Générales, sessions du Conseil d’Administration et du Comité de surveillance); ainsi que le respect de la durée du mandat des organes (renouvellement régulier et à bonne date des organes, validité du mandat en cours). Le Chef de l’exécutif régional comptant sur l’intérêt accordé à la promotion du développement agricole, a insisté sur le respect scrupuleux des conditions sus-citées. OD/CMT (AMAP)
Premières pluies à San : Bénéna et Koula enregistrent les plus fortes précipitations

San, 10 juin (AMAP)– Les premières pluies de la campagne agricole 2026 ont été enregistrées dans plusieurs localités de la région de San entre le 9 juin à 6 heures et le 10 juin à 6 heures, selon le bulletin pluviométrique communiqué par le Directeur régional de l’Agriculture, Justin Diallo. Les plus fortes hauteurs d’eau ont été relevées à Bénéna (40 mm) et Koula (37 mm), tandis que San Centre a enregistré 8,8 mm, Tominian 9 mm, Mandiakuy 8 mm et Téné 6 mm. D’autres localités ont reçu des quantités plus faibles, notamment Fangasso et Yangasso (1,5 mm chacune), Siadougou (2 mm) et Sy Centre (3 mm). Selon M. Diallo, ces précipitations annoncent le démarrage progressif de la campagne agricole dans sa composante végétale, sans toutefois permettre encore le lancement effectif des travaux de labour et de semis dans la plupart des zones concernées. Les producteurs sont ainsi invités à poursuivre les préparatifs, notamment le nettoyage des parcelles, l’épandage de la fumure organique, la production de compost et de Bokashi, l’approvisionnement en intrants de qualité et l’entretien du matériel agricole, dans l’attente d’une installation régulière de l’hivernage. NC/CMT (AMAP)
Dioila : le couvre-feu prolongé de 30 jours

Dioila, jeudi 30 Avril – Le gouverneur de la Région de Dioila a prolongé le couvre-feu d’un mois allant du vendredi 1er au dimanche 31 mai. Il s’étend de 22 heures à 6 heures du matin. La décision a été publiée ce jeudi 30 avril à travers un communiqué dont l’Amap a eu une copie. Cette décision, selon la patronne de l’exécutif régional, vise à permettre aux Forces de défense et de sécurité de prendre les dispositions nécessaires pouvant leur permettre d’accomplir les missions assignées à elles dans le cadre de la protection et la sécurisation des personnes et leurs biens. Des autorisations spéciales pourront être données pour des services d’urgences, a-t-elle précisé. DF/CMT (Amap)
Adaptation des cotonculteurs aux effets des changements climatiques: Le rôle incontournable des médias

Dans le cercle de M’pessoba, région de Koutiala, radios locales et ONG aident les producteurs à s’adapter aux dérèglements climatiques en diffusant Bamako, le 29 Avril (AMAP) – A M’pessoba, dans la Région de Koutiala, les changements climatiques commençaient à impacter les rendements des cotonculteurs et autres producteurs de céréales. Ceux-ci peinaient à produire une tonne à l’hectare là où d’autres atteignaient 5 tonne. La tendance est en train d’être inversée. Cela grâce aux campagnes d’information et de sensibilisation diffusées par des médias notamment les radios de proximité qui sont appuyés pour ce faire par des ONG et les services techniques de l’Etat. Aujourd’hui, l’adaptation au dérèglement climatique est plus qu’une réalité dans la contrée. En témoigne ces déclarations du paysan Aboubacar Dembélé qui illustrent une certaine prise de conscience. Agriculteur à Dempêla, village situé à environ une dizaine km de la ville de M’pessoba, il explique. «J’ai été convaincu de l’existence du changement climatique et de ses effets néfastes grâce aux émissions diffusées à la radio. Les stations locales, notamment celles proches de Koutiala, partagent régulièrement des messages d’information et de sensibilisation. J’ai alors commencé à observé ses manifestations: pluies rares et irrégulières, saison pluvieuse désordonnée… Cela perturbe fortement l’évolution de nos cultures», explique le paysan. Le spécialiste du changement climatique Ahmed Sékou Diallo, directeur exécutif de l’ONG AFAD, lui, a une explication plus scientifique. L’expert définit le changement climatique comme une modification durable du climat, amplifiée depuis le XIXe siècle par les activités humaines. Il précise: <<Ses conséquences incluent sécheresses, inondations, tempêtes et canicules.>> Toutes choses qui impactent indéniablement le rendement agricole à cause des effets sur les sols et les semences. Les terres sont de moins en moins fertiles, les pluies sont irrégulières voire rares, confirme Karim Dembélé. «Aujourd’hui, les rendements sont insuffisants. À cela s’ajoutent des difficultés liées aux intrants et aux herbicides dont la qualité et l’efficacité laissent à désirer», déplore le président des Coopératives de cotonculteurs de M’pessoba. Aussi constate-t-il une baisse drastique de la productivité. Par exemple, illustre le paysan, là où d’autres atteignent 5 tonnes par hectare, ici il est difficile d’atteindre une tonne. Tiézié Malle, agriculteur à Zandiela, dans le cercle de M’pessoba, abonde dans le sens. <<Nos terres sont devenues moins fertiles. Sans engrais chimiques ou organiques, il est difficile d’obtenir de bons rendements. Les pluies ont diminué et durent moins, réduisant la disponibilité de l’eau pour nos cultures», révèle-t-il. LE ROLE CENTRAL DES MEDIAS- Des solutions existent pourtant. Grâce à des émissions radiophoniques animées par des techniciens les producteurs sont de plus en plus informés, donc conscients des comportements nouveaux à adopter pour y faire face. Ces médias guident le choix des cultures ou des semences. Les informations reçues avant la période d’hivernage sont utilisées et appliquées à la règle à la grande satisfaction des cultivateurs. C’est ce que rapporte Têzanga Sogoba, producteur à Songuela. «Lors de la dernière campagne, j’ai changé mon plan de culture après avoir écouté un bulletin météorologique annonçant de fortes pluies. J’ai réduit la surface réservée à la culture du coton pour augmenter celle du riz. Cette décision a été salvatrice. Aujourd’hui, nous savons que l’agriculture ne peut plus se faire au hasard. Il nous faut des formations et des semences adaptées», reconnaît le paysan. En la matière, les radios locales jouent donc un rôle essentiel. Il s’agit de la diffusion d’informations sur les bonnes pratiques culturales, des programmes sur les prévisions météo visant à ajuster les dates de semis et le choix des variétés, des explications sur les prix d’achat du coton et le calendrier de paiement. S’y ajoutent la création par les radios de proximité d’espaces de dialogue permettant aux producteurs de partager leurs difficultés en vue de trouver les solutions appropriées. Selon Djibril Diallo, directeur de programmes mes de la radio communautaire Uyesu de Koutiala, «les messages diffusés par les médias touchent des milliers d’agriculteurs». Ils les aident, selon lui, à choisir des variétés adaptées, à planifier les semis et l’utilisation des fertilisants. Cela renforce leur résilience climatique et améliore les rendements, insiste-t-il. Pour sa part, l’ONG AFAD insiste sur la nécessité de réduire l’impact environnemental de la culture du coton, très consommatrice d’eau et génératrice de pollution. Elle propose des formations, l’introduction de semences améliorées, l’agro-écologie, l’agroforesterie et la lutte antiérosive. En la matière, <<les médias contribuent à diffuser la bonne information et à partager les bonnes pratiques jusque dans les zones les plus reculées». La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) joue également sa partition. Son chef de production coton à Koutiala, Ebé-Konon Somboro, explique les stratégies développées par son service pour affronter la situation. <<Nous organisons des formations sur les effets du changement climatique et les bonnes pratiques agricoles. «Mais pour toucher nos 41.605 producteurs, nous nous appuyons sur les radios de proximité», explique le technicien. Au début de l’hivernage, étaie-t-il, nous diffusons des programmes expliquant le choix des semences adaptées à chaque localité. Trois variétés sont disponibles: NTA 93-15, NTA MS 334 et G440. Grâce aux médias, nous renforçons les capacités des producteurs et les préparons aux défis climatiques, conclut-t-il. MMD /CMT (AMAP)
Ségou : le réseau Wassa Mali promeut les bonnes pratiques agroécologiques

Par Mamadou SY Ségou, 11 fév (AMAP) La 4ème édition du Forum pratique en agroécologie paysanne Croisade (Croisement des initiatives et actions de base) s’est ouverte le mardi 10 février à Ségou, dans le Centre du Mali, avec comme thème principal : «Les savoirs paysans et innovations locales : piliers d’une transition agroécologique réussie». La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des jeunes sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la région de Ségou, Mohamed Ag Mohamed Aly. C’était en présence du maire de la Commune rurale de Pelengana, Mme Diabaté Mariam Bamba, du préfet de Cercle, Daouda Diarra, du président du Réseau Wassa Mali, Abdramane Zakaria Traoré et du représentant de la Plateforme nationale de l’agroécologie paysanne et de l’agriculture biologique (PNAEPB), Mamadou Goïta. Prévue du 10 au 12 février, ce forum organisé par le Réseau Wassa Mali et ses partenaires vise à promouvoir et valoriser les savoirs paysans et les innovations locales comme leviers essentiels pour accélérer la transition agroécologique dans les communautés rurales, en facilitant les échanges pratiques, le dialogue multiacteurs et le renforcement des capacités des acteurs de terrain. Plusieurs acteurs prennent part à ce rendez-vous dont des organisations partenaires au développement, des communautés paysannes membres du Réseau Wassa Mali, des autorités traditionnelles et coutumières, des techniciens agricoles et des formateurs locaux, des organisations de femmes et de jeunes, des chercheurs, médias et personnes ressources. Plusieurs activités sont au programme, notamment des présentations dynamiques, des ateliers de terrain, des études de cas, des discussions en groupe et des sessions de co-création de visions partagées. Selon le président du Réseau Wassa Mali, Abdramane Zakaria Traoré ce forum se veut « un espace de réflexion collective autour des résultats obtenus et des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des pratiques agroécologiques. » M. Traoré a signalé que les précédentes éditions ont permis d’aborder des thématiques importantes ayant trait à l’élevage pastoral et paysan face aux défis du changement climatique, la gestion des ravageurs et les systèmes de semences paysannes. D’après le président du Réseau Wassa Mali, « l’agroécologie est une alternative sérieuse pour relever le défi de la sécurité alimentaire dans notre pays. » Pour le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Ségou, cette rencontre revêt une portée toute particulière. «Elle constitue un moment de fierté et d’espérance, au cours duquel la voix du monde paysan, longtemps insuffisamment entendue, retrouve la place centrale qui lui revient légitimement », a indiqué Mohamed Ag Mohamed Aly. « C’est également l’occasion de mettre en lumière les champs, les savoirs endogènes transmis de génération en génération, ainsi que les innovations issues de l’ingéniosité et de la résilience des communautés rurales», a-t-il ajouté. Il a rendu hommage au Réseau Wassa Mali, dont « l’engagement constant et exemplaire a permis de faire de l’agroécologie paysanne un véritable mouvement, ancré à la base et reconnu tant au niveau national que régional. » Dans la même veine, le prefet Daouda Diarra a remercié le Réseau Wassa Mali pour l’organisation de ce forum, avant de réitérer son engagement à soutenir toute initiative visant à promouvoir l’agroécologie. La cérémonie a été marquée par la remise d’attestations de reconnaissance au préfet du Cercle de Ségou et au représentant de la Plateforme nationale de l’agroécologie paysanne et de l’agriculture biologique. Une visite des stands d’expositions à mis fin à la rencontre. MS/MD (AMAP)
Sikasso : La période des légumes, une aubaine pour les commerçants et les consommateurs

Par Aïssata DEMBELE Sikasso, 2 fév (AMAP) En cette période de forte production agricole, Sikasso ou la cité verte du Kénédougou mérite bien son nom. La ville vit au rythme des légumes frais. Haricots verts, carottes, tomates, poivrons et autres se vendent comme du petit pain. Du moins avant le début du mois sacré de ramadan. Pour le moment, les sauces sont bien garnies et les amateurs de légumes profitent bien de l’occasion. Que ce soient les vendeuses ambulantes de légumes qui font du porte-à-porte, matins et soirs, les commerçantes détaillantes des petits marchés de quartiers, les commerçants du grand marché de Sikasso, chacun est déterminé à écouler le maximum de légumes afin de tirer son épingle du jeu. Ce mardi, il est environ 8 heures quand notre équipe de reportage arrive au grand marché de Sikasso grouillant de monde. Les étals sont bien installés. Ici, les commerçants grossistes et détaillants ainsi que les clients échangent dans une ambiance bon-enfant. Les premiers hèlent les seconds, marchandages et bruits de paniers chargés de produits frais, scènes quotidiennes des commerçants de légumes du grand marché de Sikasso. « Venez acheter du haricot vert ! Je ferai des remises à celui qui achètera une grande quantité », lance Mme Sanogo Sarata Berthé à des passants. « Quand il y a l’affluence, on écoule vite la marchandise. Mais lorsque le marché est timide, on est obligé de brader nos produits. Le prix dépend de la qualité du produit et varie entre 400 et 500 Fcfa le kilogramme », dit-elle. Sa cliente Mariam Traoré, rencontrée sur place, affirme qu’elle s’approvisionne toujours en haricot vert chez Mme Sanogo. « Je viens tôt pour avoir du haricot de bonne qualité et à moindre coût. Pendant cette période, j’envoie très souvent du haricot à mes parents à Ségou et à Bamako. » Le ressortissant de Nampala, le jeune commerçant grossiste Lamine Sogodogo exerce ce métier depuis plusieurs années. L’affluence matinale, selon lui, est capitale. « Tôt le matin, plus il y a de l’affluence, plus on écoule rapidement nos marchandises. Je peux vendre trois sacs de 75kg de haricots par jour », a-t-il confié. A l’en croire, il s’approvisionne au champ à 250 F le kilo pour revendre au marché entre 400 et 450 F. La demande est forte dans la sous-région. « Souvent mes clients viennent de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso », indique-t-il. A côté des commerçants de haricot, les étals de carottes attirent également l’attention des passants. Ce commerce est majoritairement dominé par les femmes. La vendeuse de carottes Mariam Sanogo vit de cette activité depuis plus de cinq ans. « J’ai aménagé une partie de la cour de ma maison pour cultiver des carottes, du persil et des tomates. Franchement, ma récolte a été belle cette année. Grâce à l’affluence actuelle du marché, j’arrive à écouler deux sacs de 50 kg de carottes et une grande quantité de tomate et de persils par jour et avant midi », a-t-elle fait savoir. Le prix de ses tas de carottes varie entre 250F, 100F et 50F. Issa Diabaté est un grand amateur de carottes. « Compte tenu de ses bienfaits pour la santé, je ne peux m’en passer. Si l’opportunité se présente, à chaque fois que je traverse le grand marché, j’en achète pour mes camarades du grin. On l’utilise comme amuse-gueule », explique-t-il. Tout comme Issa, la ménagère Hadjaratou Traoré affirme qu’actuellement elle ne peut pas préparer sa sauce sans légumes. « J’utilise un peu de tout dans ma sauce car c’est la période et c’est bon pour la santé », a-t-elle confié Chaque soir, les vendeuses ambulantes sillonnent les différents quartiers. De porte en porte, elles fala carotte à 50 Fcfa. Coupés en petits morceaux, le mélange avec de la macédoine est aussi cédé à 50 Fcfa. Les choux sont vendus à partir de 50 Fcfa, les poivrons entre 25F et 50 Fcfa. Le tas d’aubergines d’Afrique est cédé à 50 Fcfa, le céleri et le persil coûtent 25 Fcfa quelques pieds. Ces prix sont les mêmes que sur les petits marchés. Nonobstant, des défis persistants, ces commerçants de légumes arrivent à se tirer d’affaire. Nombres d’entre eux confient que leur bénéfice leur permet de joindre les deux bouts. Dans la cité verte du Kénédougou, le marché demeure un pilier essentiel de l’économie locale, reliant producteurs, commerçants et consommateurs autour d’un même objectif : l’accès à des aliments frais et de qualité. Sikasso est considéré comme le poumon du Mali en matière de production de fruits et légumes. Grâce à son potentiel agricole exceptionnel, la région approvisionne de nombreuses localités du pays et contribue de manière significative à assurer la sécurité alimentaire. AD/MD/MD (AMAP)
CAN 2025 : Le Sénégal en finale

Envoyé spécial Ladji Madihéry Diaby Tanger, 14 janvier (AMAP) Le Sénégal s’est qualifié mecredi pour la finale de la 35è édition de la Coupe dAfrique des nations en battant l’Egypte 1-0, au stade Ibn Batouta de Tanger, une ville située à l’extrémité du nord-ouest du Maroc sur le détroit de Gibraltar à quatorze kilomètres de la côte espagnole. L’unique but de la rencontre porte la signature de Sadio Mané. La star sénégalaise a concrétisé la domination de son équipe à la 78è minute et libéré tout un peuple. Tout est parti d’une frappe puissante de Lamine Camara qui est contrée mais le ballon revient sur Sadio Mané qui a terminé le travail d’une autre frappe puissante au ras du poteau. Le gardien égyptien Mohamed Elshenawy est surpris. Les Sénégalais qui ont massivement effectué le déplacement au stade ont exulté. Les Egyptiens furieux, ont estimé qu’il y a une main de Sadio Mané, mais le but est validé par l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Le Sénégal a largement dominé la rencontre et mérité sa qualification pour la finale. LMD/MD (AMAP)

