Élevage : Youba Ba appelle à renforcer la sécurisation du cheptel malien

Bamako, 1er octobre (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a appelé jeudi à Bamako à une mobilisation accrue des acteurs du sous-secteur pour stabiliser et sécuriser le cheptel malien. Il s’exprimait à l’ouverture de la première session du Comité national de pilotage de la Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du bétail malien (SNSSBM), a constaté l’AMAP. Selon le ministre, cette session doit permettre de définir les orientations d’un dispositif national de coordination des actions de stabilisation et de sécurisation du cheptel. Il a relevé plusieurs menaces qui pèsent sur l’élevage, notamment l’insécurité sur les grandes voies de transhumance, le changement climatique, la pression foncière, l’urbanisation et la raréfaction des espaces pastoraux. À ces contraintes s’ajoutent les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs autour de l’accès à l’eau et aux terres, ainsi que les maladies transfrontalières. La SNSSBM, élaborée sur instruction du président de la Transition, chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, à l’issue de la 14e session du Conseil supérieur de l’Agriculture, a été approuvée par le décret n°2025-0435/PT-RM du 3 juillet 2025. Son cadre institutionnel de pilotage, de coordination et de suivi a été fixé par le décret n°2026-0260/PT-RM du 5 mai 2026. La stratégie prévoit un Comité national de pilotage, un Comité technique de coordination ainsi que des organes régionaux et locaux. À l’horizon 2034, la stratégie vise à stabiliser et sécuriser le cheptel transhumant malien sur des espaces aménagés et à améliorer la production. Son objectif général est d’accroître la contribution du sous-secteur de l’élevage au Produit intérieur brut (PIB) et à l’emploi. Le plan quinquennal 2025-2029 est doté de 8 milliards de FCFA, dont 600 millions de FCFA prévus pour 2025 et 2026 et 7,4 milliards pour la période 2027-2029. Deux périmètres ont été réalisés en 2025, dont un à Balanfina, dans le cercle de Yanfolila, région de Bougouni. Deux autres sont annoncés en 2026 à Sikasso et Koutiala. Le ministre Ba a appelé les partenaires techniques et financiers, les producteurs et les services techniques à renforcer leur implication dans la mise en œuvre de la stratégie. Il a également demandé au Comité national de pilotage d’identifier les moyens de mobiliser les financements nécessaires et de formuler des orientations pour la mise en œuvre effective du plan d’actions. Pour 2027, une allocation d’un milliard de FCFA est prévue à la suite des arbitrages effectués sur les financements inscrits dans le plan d’actions. MMD/CMT (AMAP)

Tenenkou : le plan d’action quinquennal 2027-2031 de la Chambre locale d’Agriculture validé

Tenenkou, 30 septembre (AMAP)– Le plan d’action quinquennal 2027-2031 de la Chambre locale d’Agriculture de Tenenkou a été élaboré et validé, mercredi, à l’issue d’un atelier de concertation organisé à la Maison des jeunes de la ville, a constaté l’AMAP. Organisé par la délégation locale de la Chambre d’Agriculture, avec l’appui de l’ONG IRC, l’atelier, qui a duré trois jours, a réuni une quarantaine de participants, dont des délégués consulaires, des représentants des services techniques et des leaders d’organisations paysannes. Les participants ont examiné la situation agro-sylvo-pastorale et halieutique du cercle, avant d’établir un diagnostic du secteur, d’identifier les axes stratégiques et de définir les activités prioritaires pour la période 2027-2031. À la clôture des travaux, le président de la Chambre locale d’Agriculture, Hamboye Diall, s’est félicité de la qualité des échanges. Il a assuré que la structure œuvrera à la prise en compte des besoins et préoccupations des acteurs du monde rural et remercié l’ONG IRC pour son appui. Le deuxième adjoint au préfet, le Commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a salué le travail accompli et la qualité du document produit. Il a indiqué que les résultats de l’atelier constituent une base pour orienter les interventions de la Chambre d’Agriculture au cours de la période 2027-2031. Il a également souligné que le développement du cercle passe par la valorisation de ses potentialités agricoles, pastorales, halieutiques et sylvicoles. Le nouveau plan doit notamment servir de cadre d’intervention pour améliorer la productivité, moderniser les exploitations et renforcer l’adaptation aux changements climatiques. AS/CMT (AMAP)

Kayes : les stocks de carburant en baisse, mais toujours au-dessus du seuil d’alerte

Kayes, 17 septembre (AMAP)– Les stocks d’essence et de gas-oil ont enregistré une baisse dans la région de Kayes, mais restent suffisants pour couvrir les besoins de consommation, a indiqué jeudi le directeur régional du Commerce, Robo Bayo, lors de la réunion hebdomadaire du Comité régional de gestion des crises et catastrophes sur les prix et les stocks des hydrocarbures, a constaté l’AMAP. Le stock d’essence s’établit à 763.381 litres, contre 1.536.224 litres lors de la précédente estimation, soit une baisse de 772.843 litres (50,31 %). Celui du gas-oil est de 1.704.304 litres, contre 2.148.480 litres précédemment, soit une diminution de 444.176 litres (20,67 %). «Ces taux de diminution ne traduisent pas une difficulté d’approvisionnement en hydrocarbures», a précisé Robo Bayo. Selon lui, les stocks disponibles dans les stations-service restent supérieurs aux seuils d’alerte et couvrent les besoins de consommation en essence et en gas-oil. Présidée par le conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du gouverneur, le colonel Adama Bamba, la réunion a regroupé les représentants des Forces de défense et de sécurité, des Douanes, des opérateurs économiques et de l’Association des consommateurs. Les prix des hydrocarbures sont restés stables dans l’ensemble. Aucun stock de pétrole lampant n’a été communiqué. Le colonel Adama Bamba a salué l’action de la Direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence ainsi que l’escorte des camions-citernes par les Forces armées maliennes (FAMa). OD/CMT (AMAP)

Aménagement hydroélectrique de Gourbassi : le Gouverneur de Kayes appelle à protéger les ménages vulnérables

Kayes, 14 septembre (AMAP)– Le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a appelé lundi à accorder une attention particulière aux personnes et aux ménages les plus vulnérables affectés par le Projet d’aménagement hydroélectrique de Gourbassi. Il s’exprimait à l’ouverture de l’atelier de validation des rapports provisoires du Plan d’action de réinstallation (PAR), organisé au gouvernorat de Kayes. Durant deux jours, les participants examinent les rapports consacrés à la réinstallation des personnes affectées par les travaux. La rencontre réunit notamment des responsables administratifs, régionaux et communaux, des représentants de la Société de gestion de l’énergie de Manantali (SOGEM) et des localités concernées. Selon le Secrétaire général de la SOGEM, Moussa Cissé, le projet prévoit la construction d’un barrage-réservoir d’environ 2,9 milliards de m³, d’une centrale hydroélectrique de 18 MW, d’une voie d’accès d’environ 100 km et d’une ligne électrique de 90 kV reliant le poste de Gourbassi à celui de Gouina. Le site est envisagé sur la Falémé, cours d’eau partagé entre le Mali et le Sénégal, à proximité de Bérola, côté malien, et de Saiensoutou, côté sénégalais. La production annuelle moyenne de la centrale est estimée à 68,4 GWh. Avec une gestion coordonnée avec la centrale de Manantali, le productible pourrait atteindre 131 GWh. L’aménagement doit également contribuer à la régulation des ressources en eau de la Falémé et favoriser le développement des activités agricoles, pastorales, halieutiques et industrielles. Le Général de brigade Moussa Soumaré a insisté sur la nécessité de déterminer de manière juste et transparente les pertes subies, les mesures de compensation et les dispositions destinées à restaurer les moyens d’existence des personnes affectées. Il a également demandé que les populations disposent d’informations claires sur les impacts du projet, leurs droits, les modalités de compensation et d’accompagnement, ainsi que les mécanismes de traitement des plaintes et réclamations. «À cet égard, je voudrais insister particulièrement sur la nécessité d’accorder une attention particulière aux personnes et aux ménages les plus vulnérables», a déclaré le Gouverneur de Kayes, appelant à un document fiable, réaliste, transparent et consensuel pour permettre une mise en œuvre efficace du processus de réinstallatio. OD/CMT

Ouélessébougou : L’US-SCPC réunit les producteurs de coton pour présenter le bilan de l’année 2025

Ouélessébougou 11 sept (AMAP) l’Union des sociétés coopératives de producteurs de coton US-SCPC de Ouélessébougou a tenu, jeudi une assemblée générale extraordinaire en son siège au quartier N’tentoubougou a constaté l’AMAP. L’objectif était de présenter officiellement le bilan de l’année 2025 aux producteurs et recueillir leur approbation sur les perspectives de l’exercice 2026-2027. La rencontre a été marqué par la présence des responsables de l’US-SCPC, représentants de la Chambre d’Agriculture, de l’OHVN, de la Direction régionale de l’agriculture , du Service local du développement social et de l’économie solidaire et des producteurs venus des sept communes constituant l’Union. Au centre des échanges, la présentation du bilan de l’année écoulée. Yacouba Coulibaly, secrétaire général de l’Union, a détaillé les chiffres de l’exercice 2025. L’exécution budgétaire du fonctionnement de l’organisation s’établit à 2.000.000 FCFA. Les ressources, issues des cotisations de l’union secteur, des coopératives et d’autres produits, ont atteint 2.429.865 FCFA, tandis que les dépenses se sont élevées à 3.125.000 FCFA avec un déficit de 695.135 FCFA. Selon le secrétaire général, l’essentiel des ressources a été utilisé pour l’achat des matériaux de construction et la main-d’œuvre du chantier en cours des locaux du siège de l’US-SCPC. Un choix assumé par les responsables, qui voient dans l’édification du siège un gage de pérennité pour l’organisation. L’assemblée a également été l’occasion de valider les activités prévues pour l’exercice 2026-2027. Parmi les priorités annoncées figurent l’organisation des assemblées générales et des conseils d’administration, la formation des élus et des formateurs sur la commercialisation, ainsi que la révision des statuts et du règlement intérieur. L’Union prévoit également des missions de surveillance, l’achat de matériels informatiques, la finition des trois bureaux du siège, la sensibilisation pour le paiement des cotisations et l’électrification du siège. Prenant la parole au nom du maire Broulaye Doumbia, Conseiller municipal a salué l’initiative qui, selon lui, « vise à éclairer la lanterne des producteurs sur les activités menées en 2025 ». Il a adressé ses félicitations aux responsables pour la construction en cours du siège sur fonds propres de l’organisation, un signe de bonne gouvernance financière. Le représentant du maire n’a pas manqué de rappeler l’importance de la paix et de la cohésion entre les cotonculteurs, avant de lancer un appel à tous les acteurs de la filière cotonnière à s’impliquer pleinement pour la réussite des projets communs. AC/KM (AMAP)  

Koulikoro : Le ministre de l’agriculture s’enquiert de l’évolution de la campagne agricole

Koulikoro, 8 septembre (AMAP) Le ministre, Ibrahima Samaké a effectué une visite de terrain dans la région de Koulikoro du 7 au 8 septembre afin de s’enquérir de l’évolution de la campagne agricole, a constaté l’AMAP. Il était accompagné du Fonseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur, le commandant des Eaux et Forêts, Sagaba Samaké dans le cadre du suivi de la campagne agricole 2026 -2027. Avec sa délégation, le ministre s’est rendu dans la commune de Méguetan afin de constater l’état d’avancement des activités agricoles et d’échanger avec les producteurs. Une première étape qui a conduit le ministre de l’agriculture à Chidjankoro où il a visité le champ de Mady Togola. Cette visite sur le terrain lui a permis d’apprécier les conditions de production et les réalités auxquelles sont confrontés les exploitants pour la campagne en cours. Il s’est ensuite rendu à Tonka pour visiter le champ de Naka Zana GOÏTA. Ces visites ont servi d’occasion pour lui de recueillir les préoccupations des producteurs, d’évaluer les résultats enregistrés et de s’informer sur les perspectives de la campagne agricole 2026-2027. Après les visites de terrain, le ministre de l’agriculture a organisé une conférence de cadres qui a regroupé les services déconcentrés, les responsables de son département et les acteurs du secteur de l’agriculture autour de la campagne agricole en cours. Cette rencontre a permis de présenter au chef du département de l’agriculture, l’évolution de la campagne agricole, notamment les difficultés rencontrées sur terrain ainsi que les acquis. Cette réunion avec les acteurs était un cadre d’analyse et d’échanges pour les actions à renforcer, afin d’assurer le bon déroulement de la campagne, aussi pour améliorer les performances du secteur agricole. Après la réunion des cadres, le ministre de l’agriculture a tenu à rencontrer les faîtières des organisations paysannes. L’objectif de cette rencontre était d’échanger directement avec les représentants du monde agricole afin de connaître leurs préoccupations.  ALD/KM (AMAP)    

Campagne agricole 2026-2027 : le ministre de l’Agriculture visite des champs à Dioila

Dioïla, 7 septembre (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké, a effectué, les 5 et 6 septembre, une mission de supervision de la campagne agricole 2026-2027 dans le cercle de Dioïla. La visite a été marquée par des visites de champs, d’unités industrielles et des rencontres avec les acteurs du développement rural, a constaté l’AMAP. À Dioïla, la délégation ministérielle, accueillie par le gouverneur de la région, le Général de division Kèba Sangaré, s’est rendue dans l’exploitation d’Oumar Sow, où elle a constaté l’état de 10 hectares de coton et 9 hectares de maïs. L’état végétatif des cultures a été jugé satisfaisant, malgré une installation tardive et irrégulière de l’hivernage. Les cotonniers sont notamment aux stades de floraison et de capsulaison. Le ministre a également visité l’usine d’égrenage de Dioïla, dont la capacité de production est estimée à 400 tonnes de coton par jour. Lors d’une rencontre avec les faîtières du développement rural, les représentants des producteurs ont fait part de plusieurs difficultés, notamment la mauvaise répartition des pluies dans le temps et l’espace, la qualité de certaines semences, ainsi que le retard et l’insuffisance des intrants agricoles. Ces contraintes ont entraîné une réduction des superficies cultivées et pourraient affecter les rendements. Les jeunes ruraux ont, pour leur part, plaidé pour la mise en place d’infrastructures permettant de développer l’agriculture toute l’année. Le ministre a indiqué que des mesures sont en cours, notamment à travers la création de pôles agricoles, afin de renforcer l’adaptation du secteur aux effets du changement climatique. La situation de la campagne a également été examinée avec les services techniques. Selon le directeur régional de l’Agriculture, Joseph Kelema, la situation phytosanitaire reste maîtrisée, avec un taux d’incidence inférieur à 8%. Les superficies céréalières réalisées sont estimées à 305.791 hectares, contre 305.948 hectares lors de la précédente campagne, tandis que les cultures maraîchères couvrent 2.143,5 hectares. Dans la zone CMDT de Fana, 12.123 hectares ont été reconvertis en raison du retard et de l’insuffisance des intrants, avec un impact sur les prévisions de production. La deuxième journée de la mission a conduit la délégation dans l’exploitation de Boubacar Doumbia, ancien agent de la CMDT, où elle a visité 10 hectares de coton et 23 hectares de maïs. Le ministre a appelé les agriculteurs, les chercheurs et les agents de vulgarisation à renforcer l’innovation et l’anticipation face aux effets du changement climatique. Il a rappelé que la stratégie agricole portée par les autorités prévoit notamment la mise en place de 12 pôles agricoles pour contribuer à la transformation du secteur. La délégation a également visité les installations de la CMDT à Fana et rendu des visites de courtoisie aux autorités coutumières de Dioïla et de Fana. DF/CMT (AMAP)

San : le déficit pluviométrique met la contre-saison maraîchère sous pression

San, 2 septembre 2026 (AMAP)– La contre-saison maraîchère s’ouvre dans la région de San dans un contexte de déficit pluviométrique marqué. Les cumuls enregistrés depuis le 1er mai 2026 sont en baisse dans plusieurs localités par rapport aux deux dernières années. À San, les précipitations cumulées atteignent 244,9 mm, contre 455,8 mm en 2025 et 602,9 mm en 2024. Kimparana affiche 239 mm, contre 482 mm en 2025, tandis que Fangasso enregistre 242,5 mm, contre 634 mm l’année dernière. Les cumuls s’établissent à 400,5 mm à Tominian, 370,5 mm à Yangasso, 346 mm à Sy et 418 mm à Mandiakuy, le niveau le plus élevé relevé dans la région. Face à cette situation, la Direction régionale de l’Agriculture appelle les producteurs et productrices à privilégier les pratiques permettant une utilisation rationnelle de l’eau afin de préserver les cultures maraîchères. Elle sollicite, par ailleurs, l’appui des projets et programmes pour améliorer l’accès à l’eau et aux équipements d’irrigation, aux intrants et au matériel agricole, renforcer les capacités techniques des producteurs et faciliter la commercialisation des récoltes. La maîtrise de l’eau constitue ainsi un enjeu majeur pour maintenir la production maraîchère et renforcer la résilience des exploitations agricoles dans la région. NC/CMT (AMAP)

San : la contre-saison maraîchère, une opportunité pour renforcer la sécurité alimentaire

San, 1er septembre (AMAP) La Direction régionale de l’Agriculture de San appelle les producteurs et productrices à se mobiliser pour réussir la contre-saison maraîchère, dans un contexte marqué par une faible pluviométrie et une baisse des réserves d’eau dans les sols. Dans un message adressé ce mardi aux acteurs du monde agricole, le directeur régional de l’Agriculture, Justin Diallo, présente la contre-saison comme une opportunité de renforcer les revenus des exploitants et de contribuer à la sécurité alimentaire. Il les invite à adopter de bonnes pratiques agricoles et à se rapprocher des projets et programmes pour bénéficier d’un accompagnement adapté. Face aux contraintes hydriques, la Direction recommande notamment le paillage, une irrigation raisonnée et une meilleure gestion de l’eau. Elle préconise également l’utilisation de variétés résistantes à la sécheresse et à la chaleur, l’amélioration de la fertilité des sols par le compost, le fumier et les engrais organiques, ainsi que la lutte contre les ravageurs et les maladies. L’organisation des producteurs en groupements et coopératives est également encouragée afin d’améliorer leurs capacités de production et leur accès aux marchés. La Direction régionale sollicite, par ailleurs, l’appui des projets et programmes de développement pour la fourniture de semences, d’engrais et de produits phytosanitaires, ainsi que pour l’accès à l’eau et aux équipements d’irrigation, notamment les forages, motopompes et kits d’irrigation. Le renforcement des capacités techniques et organisationnelles, l’accès aux marchés et le suivi-conseil figurent aussi parmi les priorités identifiées pour faire de la contre-saison maraîchère un levier de production, de revenus et de sécurité alimentaire dans la région. NC/AMAP (AMAP)

Bafoulabé : Le théâtre et la sensibilisation au cœur de la lutte contre l’immigration clandestine

Bafoulabé, 31 août (AMAP) Dans le cadre du projet « Avenir Brillant II », le Conseil communal des jeunes de Bafoulabé, appuyé par Plan International, a organisé dimanche, un sketch théâtral, au centre culturel des jeunes a constaté l’AMAP. Menée sous l’égide du maire adjoint, Cheickna Sissoko, cette campagne artistique visait à alerter la jeunesse sur les dangers des départs irréguliers et à promouvoir les opportunités locales d’entrepreneuriat. En marge de la conférence-débat sur les droits des mineurs, le Conseil communal des jeunes a misé sur la puissance des arts de la scène et la proximité pour toucher le maximum de personnes. Un sketch percutant sur l’immigration clandestine a été présenté par la troupe de l’humoriste « tonton Macalou. » Pour le président du conseil communal des jeunes, Adama Bekaye Traoré, le choix du théâtre n’est pas fortuit. Le sketch présenté au public a mis en scène le drame vécu par les migrants et le déchirement des familles. « Cette approche visuelle et émotionnelle a permis de marquer les esprits bien plus efficacement que les longs discours », a laissé entendre le président des jeunes. L’initiative a reçu un accueil très chaleureux de la part des autorités présentes. Le maire adjoint, Cheickna Sissoko, a salué cette créativité artistique mise au service d’une cause citoyenne majeure tout en invitant la jeunesse à emprunter d’autres chemins que le chemin de l’immigration, car selon lui, « On peut partir de rien et réussir ». Au-delà de la dénonciation des risques, le message fort de cette campagne s’est voulu résolument tourner vers l’avenir. Lors des représentations, Adama Traoré a lancé un appel vibrant à ses camarades : « L’exode rural ne respecte pas la dignité humaine ». Il a invité les siens à se tourner massivement vers l’entrepreneuriat local pour construire son avenir sur place. Madi Dembelé, enseignant à la retraite, parlant au nom des leaders communautaires s’est dit ému.  L’exode rural à l’en croire est un problème d’actualité. Les enfants pensent que les pays européens sont des paradis. Paradoxalement, il y a des obstacles : chavirement, sable, vent, froid. Face à ce constat amer, M. Dembelé appelle les autorités à créer des emplois en faveur des jeunes. Par ailleurs, il a invité la jeunesse à s’assumer car « ils sont l’avenir de demain », a -t-il ajouté.  BM/KM (AMAP)