Campagne agricole 2026 à Macina : Un léger retard constaté par endroits

Macina, 21 août (AMAP) Macina est un cercle à vocation Agro pastorale où les paysans sèment les céréales dans toutes les communes. Ces céréales sont le mil, le maïs le fonio, l’arachide, le riz pluvial et les cultures émergeantes comme le sésame et le voandzou. Cette année, la campagne agricole a enregistré un léger retard cette année lié au changement climatique. Les semis se sont poursuivis jusqu’au 10 Août grâce au maintien de l’humidité, il en est de même pour les travaux d’entretien culturaux. Les phases de développement des cultures vont du tallage au début montaison. L’état végétatif des plantes est satisfaisant dans l’ensemble, cependant un léger retard est constaté par endroits dans certains villages. La pluviométrie, à l’exception de Saye est supérieure, le cumul enregistré à la date du 10 Août, Macina a enregistré 256mm contre 241mm en 2025 ; Monimpebougou 325mm contre 265mm en 2025 ; Kolongotomo 263,3mm contre 237,6mm en 2025 et Saye 253mm contre 264,2mm en 2025. En engrais subventionné, le secteur agricole de Macina a bénéficié de 311,9 tonnes dont 244,3 tonnes en engrais minéraux et 67 tonnes en engrais organiques. La déprédation est calme dans l’ensemble, aucune menace à signaler notamment la cantharide, les oiseaux, les criquets, ou autres insectes. Mamadou Traoré, un producteur de mil dans la zone, garde espoir pour la réussite de la campagne agricole, malgré le léger retard constaté. Amadou Coulibaly, producteur de maïs et de Haricot est du même avis. Il explique cette situation par le décalage climatique et compte sur les autorités pour les former à de nouvelles techniques culturales L’encadrement, à travers le secteur d’agriculture est à pied d’œuvre pour accompagner les producteurs. Sur le niveau d’eau du fleuve Niger, il est de 3,23m à la même date contre 4,11m en 2025. Sur la base des données recueillies, l’on peut présager d’une campagne satisfaisante avec la poursuite des précipitations dans le temps et dans l’espace. DG/KM (AMAP)

Hivernage 2026 : des pluies qui sèment le doute, les paysans changent de semis

Bamako, 20 août (AMAP) L’installation tardive et l’irrégularité des pluies perturbent la campagne agricole 2026 dans plusieurs localités du Mali. À Koutiala, Kita et Dioïla, des producteurs réduisent leurs superficies, changent de spéculations ou renoncent à certaines cultures. Les experts estiment toutefois qu’il est encore trop tôt pour tirer un bilan de la campagne, les pluies d’août et de septembre pouvant encore inverser la tendance. Dans la région de Koutiala, notamment à M’Pessoba, plusieurs producteurs ont modifié leurs choix culturaux. Le mil, le sorgho, l’arachide, le sésame et le haricot gagnent du terrain au détriment du coton et du maïs, plus exigeants en eau et en intrants. À Gouantiesso, dans le cercle de M’Pessoba, Karamogo Dembélé explique que le retard des pluies a contraint plusieurs paysans à revoir leurs plans. «Cette année, plusieurs paysans ont cultivé du mil ou encore de l’arachide à la place du coton et du maïs. La pluie est un peu régulière pour le moment. Nous espérons qu’elle se poursuivra pour nous permettre de faire une bonne campagne», témoigne-t-il. Le riz, qui exige une disponibilité suffisante en eau, reste en revanche une source d’inquiétude. À M’Pessoba, les difficultés sont également liées à la disponibilité tardive de certains intrants. Pour Lassina Sogoba, natif de Songuela, le début de la campagne a été marqué par «le manque d’intrants agricoles et la rareté des pluies». L’amélioration récente des précipitations nourrit néanmoins l’espoir. «Pour le moment, les pluies tombent abondamment. Ce que nous avons semé avance bien. Si la pluie continue à ce rythme, nous pourrons bénéficier d’un bon hivernage», espère-t-il. À Zamblala, dans la commune de Fakolo, Moïse Sagara redoute cependant une baisse des rendements. Il a réduit les superficies consacrées au coton et au maïs au profit du mil et du sorgho, jugés plus résistants au déficit hydrique. «Ce retard a un grave impact sur la récolte. L’irrégularité des pluies peut provoquer la famine et même pousser les jeunes à rejoindre les sites d’orpaillage», alerte-t-il. Dans la région de Kita, le même phénomène est observé. Karim Sogoba, originaire de Koutiala et installé dans la zone, n’a pas pu réaliser toutes les cultures prévues. «J’ai surtout fait du mil avec un peu de coton. Je n’ai pas semé de maïs parce que l’hivernage a débuté très tard et qu’ensuite les pluies sont devenues rares», explique-t-il. À quelques kilomètres de Kita, Seydou Coulibaly, cultivateur depuis plus de dix ans, décrit une campagne difficile. Le retard des intrants et l’insuffisance des pluies l’ont conduit à miser davantage sur l’arachide. «Le coton et le maïs posent problème au regard de la situation actuelle», estime-t-il. À Dioïla, les producteurs adoptent également des stratégies d’adaptation. À Korokoro, dans la commune de Zan Coulibaly, Mamadou Dembélé, qui exploite deux hectares et demi depuis 2020, a abandonné le maïs et l’arachide pour le haricot. «L’année passée, au mois d’août, les cultures étaient déjà bien avancées. Cette année, c’est seulement du haricot que j’ai pu semer, il y a à peine une semaine. Les pluies ne sont pas abondantes», déplore-t-il. D’autres producteurs ont préféré renoncer à la campagne. Commerçant à Bamako, Abdou Diarra explique avoir suspendu son activité agricole en raison de l’irrégularité des pluies, des difficultés d’accès aux intrants et de l’insécurité. Il espère néanmoins un retour à des conditions normales. Le mil et le sorgho privilégiés Pour le Dr Modibo Amadou Konaté, chercheur à l’Institut d’Économie Rurale (IER), à la station de Cinzana, la saison agricole s’est installée «timidement et de façon sporadique selon les sites». De Bamako à Koutiala et Sikasso, en passant par Dioïla, Ségou, Cinzana et Bla, les fluctuations des pluies ont entraîné des semis tardifs, des resemis et une forte disparité dans l’état des cultures. Selon lui, le coton et le maïs pourraient subir les conséquences de cette situation dans les zones méridionales si les pluies ne s’améliorent pas. En revanche, l’espoir reste permis pour les cultures plus résistantes, notamment dans les zones où le mil occupe une place importante. Le chercheur explique le changement de spéculations par les exigences en intrants. « Le mil et le sorgho s’adaptent mieux à l’irrégularité des pluies. Cela donne aux producteurs une fenêtre pour assurer d’abord la sécurité alimentaire », souligne-t-il. Le mil est particulièrement adapté aux conditions sèches. Il peut produire avec des cumuls pluviométriques compris entre 200 et 800 mm, alors que le maïs nécessite au moins 1.000 mm. Le sorgho, le fonio et l’arachide présentent également une meilleure capacité d’adaptation aux conditions de déficit hydrique. Mali-Météo appelle à la prudence Pour Amadou Diakité, chef du service des prévisions à Mali-Météo, l’irrégularité des pluies observée en août s’explique notamment par la forte variabilité spatiale des systèmes pluvieux et l’alternance entre épisodes pluvieux et séquences sèches. Une localité peut ainsi recevoir d’importantes quantités d’eau tandis qu’une autre, située à quelques dizaines de kilomètres, en reçoit beaucoup moins. Les prévisions saisonnières établies en avril 2026 ne faisaient d’ailleurs pas apparaître une situation uniforme. Elles prévoyaient des cumuls normaux à excédentaires dans certaines parties du Centre et de l’Est, tandis que l’Ouest était davantage exposé à des conditions normales à déficitaires. Mali-Météo rappelle surtout que le bilan d’une saison agricole ne dépend pas uniquement du cumul total des précipitations. Leur répartition dans le temps et dans l’espace est déterminante pour les cultures. Les producteurs sont ainsi invités à suivre l’humidité des sols et les prévisions à court terme afin d’adapter les opérations culturales. Les prochaines semaines seront particulièrement importantes pour les cultures déjà installées. Les pluies d’août et surtout leur régularité en septembre pourraient encore peser sur le remplissage des grains, la maturation des céréales et, in fine, les rendements de la campagne agricole 2026. MMD/CMT (AMAP)

Campagne agricole 2026 à Bafoulabé : Les producteurs entre inquiétudes et espoirs

Bafoulabé, 20 août (AMAP) Alors que l’hivernage s’annonce déficitaire dans le cercle de Bafoulabé, la campagne agricole 2026 s’organise activement. Dans les zones rurales, les producteurs s’affairent dans les champs de niébé, de maïs, de sorgho et de mil, espérant avoir une meilleure pluviométrie pour sauver les récoltes. « Comparativement à l’année dernière, la saison 2026 ne rassure pas pour l’instant », confie Abdoulaye Diaby, paysan à Bafoulabé. Aujourd’hui, 60 % des exploitants s’inquiètent de la rareté des pluies. « J’ai planté 3 hectares d’arachide et un demi-hectare de mil dès les premières pluies, fin juin. C’est le mil qui m’inquiète le plus : la pluie s’est arrêtée en pleine levée des plants. J’ai dû recommencer, puis un nouveau٫ long ٫arrêt s’est produit. » Face à ce déficit qu’il attribue au changement climatique, M. Diaby demande l’implication des autorités pour encourager le reboisement et lutter contre la coupe abusive du bois. Malgré l’utilisation d’engrais organiques, il exhorte également l’État à accélérer l’acheminement des engrais subventionnés Adama Touré qui a produit du mil cette année garde confiance en l’avenir, mais reste prudent face aux risques possibles. « J’étais producteur de maïs. Suite au retard dans l’acheminement des engrais, je ne parvenais pas à faire un bon rendement. Cette année, j’ai essayé le mil, compte tenu de la situation actuelle pour pouvoir stocker quelque chose dans le grenier afin de nourrir la famille ». Malgré ces circonstances inquiétantes, Adama Touré garde espoir en Dieu car selon lui, le succès final est entre ses mains. Quant à Sanga Sissoko, producteur de riz à Kamankolé, cette campagne ne le rassure point. Selon-lui, pour parler d’une bonne campagne en riz, il faut qu’il soit absorbé par l’eau puis procéder à sa fertilisation en engrais chimique. « Cette année,  nous ne connaissons pas la situation actuelle de l’engrais subventionnés à fortiori l’avoir. En plus, nos champs de riz sont asséchés. C’est pourquoi, certains s’adonnent à d’autres choix tel le haricot pour pouvoir faire une bonne récolte. « Cette année, la pluviométrie a favorisé la prolifération des herbes au détriment de l’humidité du sol, entraînant des retards de labour », déplore Mamadou Sissoko, président de la Chambre d’agriculture du cercle de Bafoulabé. Privés de matériel adéquat (charrues, tracteurs), de nombreux paysans ont dû patienter. Cette situation s’ajoute à un déficit pluviométrique qui a compromis les semailles et les jeunes plants, tandis que les engrais subventionnés pour le maïs et le riz se font toujours attendre. Pour pérenniser les récoltes, M. Sissoko plaide pour la professionnalisation du secteur et la formation des producteurs à l’engrais organique, estimant qu’il est possible de s’affranchir des produits chimiques. La campagne agricole 2026-2027 est relativement calme dans l’ensemble des sous-secteurs de l’agriculture du cercle de Bafoulabé », a déclaré Abdoulaye Diarra, chef du secteur de l’agriculture. Les cultures se trouvent aux stades de la levée, de la montaison, de la ramification et du tallage. La sécurité alimentaire fait face à plusieurs menaces à savoir la mauvaise répartition temporelle et spatiale des pluies, le retard des semis et la perturbation du calendrier agricole due à l’irrégularité pluviométrique. Le cumul des pluies s’établit à 452,8 mm en 39 jours, contre 583,6 mm en 49 jours l’année précédente. Face à ces aléas, le chef de secteur recommande l’usage de semences améliorées et le respect d’un calendrier adapté aux changements climatiques Espérant sur une bonne campagne, les producteurs du cercle de Bafoulabé appellent les autorités à prendre les dispositions nécessaires pour l’acheminement des engrais subventionnés et de mettre en avant la professionnalisation du secteur.  BM/KM (AMAP)    

Tenenkou : La campagne agricole démarre avec des inquiétudes

Tenenkou, 19 août (AMAP) Le cercle de Tenenkou, zone agro pastorale par excellence est entré de plein pied dans la campagne agricole 2026. Ici la majeure partie de la population active vit de l’agriculture. La ville de Tenenkou d’ailleurs tire son nom de cette activité. Après la fondation de la ville en 1818 par Bory Hamsala Cissé, la récolte avait été si abondante cette année là qu’ on ramassait du riz un peu partout sur le site de création de la ville d’où l’appellation en peulh Tènè ( ramassons) négou ( riz) devenue plus tard Tenenkou. Dans cette zone agricole, la couleur de l’année dépend en grande partie du ciel, tout simplement de l’hivernage. Et pour cette campagne hivernale 2026, pour l’instant le ciel n’est pas assez clément pour les agriculteurs du cercle. Les pluies recueillies cette année sont en deçà de celles recueillies l’année dernière. Le riz n’a pas germé à certains endroits Selon le chef sous-secteur de l’Agriculture de Tenenkou, Allassane Kamanta , 307 mm de pluies sont tombés cette année contre 334 mm l’année dernière à cette même période. A cela, il faut également noter la mauvaise répartition de ces pluies d’où l’existence de poches de sécheresse dans plusieurs endroits du cercle notamment dans la zone exondée où le mil est la principale culture des paysans. Dans certains endroits de cette zone exondée, le riz cultivé en submersion libre n’a pas germé d’où les inquiétudes des paysans. Concernant la zone inondée du cercle, celle qu’on appelle le Bourgou, la situation n’est pas aussi reluisante. Les poches de sécheresse sont signalées un peu partout. Selon le technicien, la situation est inquiétante mais pas alarmante, elle peut évoluer très rapidement en fonction de la météo et du climat. Autres inquiétudes des paysans, la présence des oiseaux granivores qui obligent les paysans à mettre les semences sous terre avant de démarrer le labour. D’habitude dès que les premières pluies tombent, les oiseaux disparaissent du ciel Tenenkois mais cette fois ci tel n’est pas le cas obligeant les paysans à changer de stratégie. Dans le casier rizicole de Tenenkou avec ses 1980 ha exploités par 1000 exploitants, selon le chef du casier rizicole Amadou Coulibaly, la campagne agricole a démarré tardivement. Plusieurs difficultés demeurent à ce niveau Il s’agit de l’insuffisance d’équipements de labour. On estime à 7, le nombre de tracteurs à Tenenkou, un chiffre jugé insignifiant pour les superficies agricoles disponibles dans la zone. S’agissant des charrues qui constituent les équipements de labour les plus utilisés dans le cercle, force est de constater que les bœufs de labour essentiels à leur usage ne sont toujours pas au point au moment des travaux champêtres, occasionnant un démarrage poussif de ces activités agricoles. Il faut aussi rappeler que le coût d’exploitation de ces équipements augmente d’année en année. Cette année, le prix de labour d’un ha avec un tracteur oscille entre 70000 et 75000FCFA. Pour une charrue, il est entre 50000 et 60000FCFA. Il y’ a moins de 10 ans, il était à 25000 FCFA. Concernant la crue, elle est également en retard comparativement à l’année dernière. A cette période, normalement l’eau devrait être dans les ouvrages mais ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. A ce rythme, si la situation n’évolue pas, le remplissage du casier rizicole de Tenenkou qui, d’habitude se déroule entre les 5 et 10 septembre de chaque année risque d’être fortement impacté. Par ailleurs, en ce qui concerne la disponibilité des intrants, le chef du casier rizicole tient à rassurer que toutes les dispositions sont prises pour satisfaire les demandes des paysans. En attendant des lendemains meilleurs, les paysans du cercle ont désormais les yeux rivés vers le ciel en espérant une météo plus clémente pour la poursuite des activités agricoles dans la plus grande quiétude et dans l’espoir de remplir les greniers en janvier prochain. AS/KM (AMAP)  

Campagne agricole 2026 à Ouéléssebougou : une évolution satisfaisante

Ouélessébougou 19 août (AMAP) La campagne agricole bat son plein dans le cercle de Ouélessébougou où les regards sont tournés vers les champs, a constaté l’AMAP). Après le démarrage effectif des travaux champêtres, les conditions pluviométriques, l’accès aux intrants et l’accompagnement des services techniques agricoles restent des facteurs déterminants pour la réussite de la campagne en cours. Face à ces enjeux, nous avons mené une enquête dans le but de faire ressortir l’évolution de l’agriculture dans la zone, les résultats envisagés et les difficultés rencontrées  Un premier bilan satisfaisant Interrogé sur le déroulement global de la saison, Théophile Diakité, Ingénieur de l’agriculture et du Génie rural, Chef secteur de l’Agriculture de Ouélessébougou dresse un premier bilan satisfaisant sur les plans social et technique dans la mise en œuvre de ses activités, tout en montrant le défi d’atteindre les objectifs de production fixés. Les principales cultures pratiquées dans la zone de Ouélessébougou sont le maïs, le mil, le sorgho, le riz, le fonio et l’arachide. Ces cultures contribuent principalement à l’alimentation des populations et à la satisfaction des besoins des ménages agricoles. À ces cultures vivrières, s’ajoutent des cultures de rente, notamment le coton, qui constitue une source importante de revenus pour les producteurs. Le niébé est également cultivé pour son importance alimentaire et économique. L’ensemble de ces cultures contribue à la sécurité alimentaire, à la création de revenus et au développement économique des communautés de la zone , a confié M. Diakité, tout en soulignant que la superficie  actuellement consacrée aux principales cultures est de 29818 Hectares , pour un rendement estimé à 71467 Tonnes de céréales. Il a également fait savoir que les pluies sont parfaitement régulières et bien réparties, globalement suffisantes pour les cultures à cette date. Toutefois, il a expliqué que les principales difficultés rencontrées sont liées au démarrage tardif et à l’irrégularité parfois tardive des intrants agricoles, notamment les engrais et les pesticides. Ces difficultés ont pu perturber le calendrier des travaux et des semis. Amélioration de la production Parlant de l’augmentation de la production agricole par rapport aux années précédentes, l’Ingénieur de l’agriculture trouve que la production agricole dans la zone a globalement connu une hausse par rapport aux années précédentes. Pour lui, cette amélioration s’explique principalement par l’utilisation de semences améliorées, d’engrais et d’autres intrants agricoles, ainsi que par l’adoption progressive de nouvelles techniques de production. L’appui des services techniques, des organisations paysannes et des différents partenaires a également contribué à améliorer les rendements. Organisation de séances de formation Pour les mesures d’accompagnement envers les producteurs, il dira que son service a récemment réalisé des séances de formation et de sensibilisation au profit des producteurs sur les bonnes pratiques agricole (labour, apport fumure de fond, semis en ligne, densité de semis), l’utilisation rationnelle des intrants, la gestion et l’entretien des cultures, la protection et la fertilité des sols, ainsi que l’adaptation aux changement climatiques. Dans le champ de maïs de Sitapha Sangaré, producteur agricole dans le village de Mana, situé à 5 km de la ville, le constat est enviable avec l’état d’évolution de ses cultures. Il a souligné que son succès se réside dans l’utilisation du maïs hybride depuis plus de quatre ans. Quant à lui, même si ces semences sont très chères sur le marché, elles sont plus productives et font un bon rendement allant jusqu’à 80 sacs de maïs par hectare après les récoltes. Irrégularité des pluies et coût élevé des engrais Malgré l’évolution passable chez lui, il a noté des difficultés rencontrées par la majorité des paysans de la zone, notamment l’irrégularité des pluies, le coût et les retards des engrais et autres intrants, le manque de moyens financiers, la dégradation et la baisse de fertilité. Le coût élevé des intrants amène les agriculteurs à réduire les quantités utilisées, ce qui entraîne une baisse des rendements et des revenus, et rend ainsi plus difficile le financement de la campagne suivante. Les engrais subventionnés par l’État tardent à arriver dans nos coopératives. Nous avons des difficultés pour acheter les engrais nécessaires dont le sac de 50kg coûte 25000 FCFA et plus sur le marché, a ajouté le producteur avant de solliciter un accompagnement des autorités pour accélérer la livraison des intrants. A Ouélessébougou si la situation globale de l’évolution de la campagne agricole est acceptable selon le service de l’Agriculture et les producteurs approchés par notre équipe, cependant ils affichent tous le souhait du maintien de la séquence régulière des pluies et l’accélération de la chaîne d’approvisionnement des intrants. AC/KM (AMAP)

Gao : Démarrage de la campagne agricole 2026-2027 dans l’ensemble de la région en juillet

Gao, 18 août (AMAP) Dans la région de Gao, les activités de la campagne agricole 2026-2027 ont démarré au mois de juillet dans l’ensemble de la région de Gao. Le cumul de quantité de pluies enregistrées du 1 mai au 20 août 2026 dans la région varie, selon les cercles. En 14 jours, le cercle de Gao a reçu 151 mm de pluies ; le cercle d’Ansongo 156 mm en 11 jours et le cercle de Bourem a enregistré 79 mm de quantité de pluies en 9 jours. Le chef de bureau statistique et évaluation de la direction régionale de l’Agriculture de Gao, Ousmane Maiga constate que la campagne agricole de l’année précédente qu’il y a eu un déficit pluviométrique sur l’ensemble de la région de Gao. Mais à la même période le cumul de quantité de pluies tombée est supérieur au cumul de la campagne agricole de cette année 2026-2027 excepté pour le cercle d’Ansongo qui a reçu l’année précédente 237mm de pluies en 19 jours alors que cette année, il n’a enregistré que 156 mm de pluies en 11 jours, a-t-il estimé. Selon lui, l’écart des temps entre les pluviométries enregistrées est un facteur qui favorise fortement les stress chez les cultures et surtout chez les cultures des champs à submersion libre et contrôlé associé à la lenteur dans la crue. Le chef de bureau des statistiques et évaluation de la direction régionale de l’agriculture de Gao, M. Maiga dira que pour l’ensemble de la région de Gao à la date du 18 août 2026 plus 25758 hectares de champs de riz ont été aménagés pour un taux de réalisation de 79,72%. Concernant les cultures sèches (sorgho et mil) 10550 hectares sont aménagés dans les cercles de Gao et Ansongo. La répartition de quantité des pluies enregistrées dans le temps et l’espace pour la campagne agricole 2026-2027 n’a pas été bonne, a avancé, Ousmane Maïga. Selon lui, la direction régionale de l’agriculture de Gao a reçu le cota des engrais subventionnés pour la région mais elle n’est pas encore rentrée en possession du produit fertilisant. En ce qui concernent les difficultés des producteurs, le président de la chambre régionale d’agriculture de Gao, Nouhou Chaïbou Touré précise qu’avec les mesures  sécuritaires, l’obtention et l’acheminement du carburant est un souci pour l’ensemble de la région et pour juguler la situation, les producteurs ont réadapté les carburateurs des motopompes au gaz mais la pénurie de bouteille de bobonne se pose aussi. AT/KM (AMAP)   

Campagne agricole 2025- 2026 à Sikasso : Diakaridia Doumbia, un exemple de réussite

Sikasso, 18 août (AMAP) « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », ce proverbe colle parfaitement bien au cas du cultivateur Diakaridia Doumbia. Cette campagne, Diakaridia Doumbia a commencé tôt, bien avant beaucoup d’autres cultivateurs. Et il a eu gain de cause. Il possède 2ha dans l’ancienne zone aéroportuaire de Sikasso communément appelée « pisikan » par les autochtones. « J’ai commencé ma campagne le 11 avril dernier suite à une grande pluie qui s’est abattue sur la cité verte du Kénédougou un jour plus tôt. J’ai commencé par cultiver 1ha et demie d’arachide. Je n’utilise que de l’engrais organique que je produis moi-même avec les excréments des bovins. De passage, certains producteurs s’étonnaient. D’autres me disaient que le moment n’était pas encore propice. Je leur ai dit que c’est ma technique… j’ai déjà produit 200 sacs de 50kg d’arachides. J’ai vendu le sac à 10 000F l’unité », témoigne-t-il. Il affirme avoir acheté une batterie lithium, un frigo et un convertisseur. Aujourd’hui, Diakaridia Doumbia s’est lancé dans la culture du haricot et du gombo. Et ces plants évoluent très bien. « Alhamdoulilaye ! pour cette campagne, ma moisson a déjà été fructueuse. Je ne fais qu’accompagner les autres », conclut-il avec sourire. Sa préoccupation est de trouver une grande parcelle hors de la ville pour pouvoir bien exercer son métier. MFD/KM (AMAP)                                                                                                            

Campagne agricole 2025-2026 à Sikasso : Irrégularité des pluies et quantité insuffisante de l’engrais subventionné

Sikasso,18 août 2026 (AMAP) A Sikasso, la campagne agricole a démarré en fin mai et s’étendra jusqu’à la fin du mois de septembre. Les récoltes sont prévues pour octobre et novembre. Les producteurs sont au four et au moulin. La plupart d’entre eux, ont fait les semis. Certains sont à l’étape de l’entretien des champs notamment le désherbage. D’autres sont en train de mettre de l’engrais sous les plants. L’encadrement ne ménage aucun effort pour la réussite de la campagne. Les producteurs donnent leurs avis « Pour cette campagne, j’ai cultivé 3 ha de coton, 3 ha de maïs et 3 ha de riz. Mes défis demeurent l’insuffisance de la quantité de l’engrais subventionné pour le coton et la maladie qui endommage mes plants de coton », témoigne le producteur du village de Pengafolasso Diakalia Bengaly. Il sollicite l’Etat à tout mettre en œuvre afin d’augmenter la quantité de l’engrais subventionné et de l’insecticide pour le coton. « Ce geste nous aidera énormément dans nos tâches », explique -t-il. Quant au producteur Adama Coulibaly de Missirikoro, il a cultivé 2ha de coton, 9 ha de maïs, 1ha de mil, 1ha et demie de gombo, 2ha de patate douce et 3ha de riz. Parmi toutes ces cultures, c’est seulement une petite partie (2ha de maïs) qui a pu bénéficier de l’engrais par faute de moyen économique. Notre interlocuteur se plaint de la cherté de l’engrais au marché de Sikasso. Hamidou Ballo est également producteur au village de Bamadougou, pour cette campagne, il est confronté au manque d’eau dû à l’irrégularité des pluies (aléas climatiques). « Mes trois hectares de maïs ont été presque endommagés dans l’ensemble à cause de l’insuffisance d’eau », confie-t-il. Il déplorera également la hausse du coût du sac de 50kg de l’engrais. « De 24 000F CFA l’année passée, le sac de 50kg se vend aujourd’hui à 25 750F alors qu’il faut utiliser quatre sacs uniquement pour mon champ de 4ha de maïs. A cela s’ajoute mes champs de riz et d’arachide », confie-t-il. Par ailleurs, le producteur de Bamadougou fait également face au passage des animaux dans son champ. Ces animaux détruisent ses plants à longueur de la journée. Même son de cloche chez Adama Coulibaly de Missirikoro. Il pointe aussi du doigt l’irrégularité des pluies. « Sinon, j’ai presque terminé avec les semis de 2ha de coton, 9 ha de maïs, 1ha de mil, 1ha et demie de gombo, 2ha de la patate douce, 3ha de riz », explique-t-il. De son côté, c’est seulement 2ha de maïs qui ont pu bénéficier de l’engrais. « Pour le reste, je suis toujours à la recherche. Le coût du marché est élevé mais que faire ? on est obligé de s’en approvisionner ». Si tout se passe bien (bonnes conditions pluviométriques et baisse du prix de l’engrais) je ferai une excellente récolte cette année.    Les producteurs sont en pleine campagne Selon le président de la chambre régionale d’agriculture de Sikasso, Abdoulaye Bamba, les producteurs sont en pleine campagne.  C’est la fin de la période de semis de plusieurs cultures. Il reste maintenant l’entretien des plants. Qui dit entretien fait allusion à la lutte contre les mauvaises herbes, à la fertilisation des champs pour que les plants puissent avoir une très bonne croissance et donner une grande production. S’agissant de la particularité de la campagne, Abdoulaye Bamba mettra un accent particulier sur l’aspect physiologique des champs ainsi que les effets du changement climatique. « Nos producteurs ne sont pas habitués à la rareté des pluies. A cet effet, ils doivent changer de comportement. A chaque fois qu’il pleut, ils doivent faire le maximum en labour, en semi et même avec l’usage des fertilisants. « Pour avoir un bon résultat notamment une bonne production, les producteurs doivent bien entretenir les champs… », prodigue-t-il. Sur le registre des difficultés, Abdoulaye Bamba n’a pas manqué de souligner la mauvaise répartition des pluies due au changement climatique ainsi que les tensions autour de l’engrais minérale. Ceci coûte réellement cher, il est donc très difficile d’avoir la quantité suffisante.   La production céréalière prévisionnelle est d’environ 1 700 000 tonnes  « La production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2025-2026 est d’environ 1 700 000 tonnes », précise le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), Ousmane Dembélé. A l’en croire, le personnel de l’encadrement, est à pied d’œuvre pour offrir l’appui-conseil aux producteurs. Les chefs sous-secteurs assurent le secrétariat au niveau des commissions de réception et de distribution des intrants agricoles subventionnés par l’Etat. A ses dires, les pluies sont mal réparties dans le temps et dans l’espace. Le cumul pluviométrique à Sikasso central est de 528,7 mm en 41 jours contre 573 mm en 35 jours en 2025 à la même période. La moyenne inter annuelle est de 475,10 mm. Les hauteurs enregistrées à la date du 31 juillet 2026 sont supérieures à celles de 2025 à Kadiolo, Nièna et Loulouni. Cette mauvaise répartition des pluies, renchérit-il, a occasionné des re-semis par endroit. Les producteurs doivent accélérer l’entretien des parcelles. Il s’agit surtout d’assurer une fertilisation adéquate et un bon désherbage et/ou traitements phytosanitaires si nécessaires. Le respect des conseils prodigués par l’encadrement améliorera le savoir-faire des producteurs « Le respect des conseils prodigués par l’encadrement améliorera le savoir-faire des producteurs dans le cadre d’une campagne agricole réussie en dépit des contraintes que nous vivons en matière de pluviométrie », indique-t-il. Par ailleurs, Ousmane Dembélé fera savoir que dans la région de Sikasso, la campagne agricole 2026 a démarré dans des conditions socio-économiques dominées entre autres, par une situation alimentaire assez favorable marquée par la disponibilité des denrées alimentaires et à des prix abordables sur les marchés, la situation sécuritaire de plus en plus apaisée,  le maintien du prix du coton de 1er choix à 300 F CFA le kg aux producteurs, la poursuite de la subvention des intrants agricoles (engrais, biofertilisant et semence de maïs hybride) avec un prix de 15 000F CFA le sac de 50 Kg de l’engrais minéral et 3000 F CFA l’engrais organique, 1500 F le kilo de semences de maïs hydride et 17 500 F le kilo

Tenenkou : des groupuscules d’hommes armés interdisent l’accès aux champs dans plusieurs villages

Tenenkou, 8 août (AMAP)– Des individus armés, circulant à motos par petits groupes de deux ou trois, ont sommé, vendredi, des paysans d’arrêter les travaux champêtres dans plusieurs villages du cercle de Tenenkou, selon plusieurs sources locales. Les villages concernés sont Penga et Koubi, dans la commune rurale de Ouro Guiré, ainsi que Roundé, dans la commune rurale de Ouro Ardo. Ces éléments armés se sont présentés dans ces villages pour exiger des femmes le port du voile, décrit localement comme une tenue noire, ainsi que la construction d’un hangar destiné à servir de centre d’études coraniques. En attendant l’exécution de ces exigences, les populations concernées ne sont plus autorisées à se rendre dans leurs champs. Une mesure similaire avait été imposée la semaine dernière au village de Sily, dans la commune rurale de Ouro Guiré. Après des négociations et l’application des exigences formulées, les paysans avaient finalement été autorisés à reprendre leurs activités agricoles. À Penga, l’interdiction concerne également les activités commerciales. Toutes les boutiques et tous les kiosques ont été fermés, selon plusieurs sources contactées samedi matin. Les villages qui acceptent ces exigences vivent sous la pression constante des groupes armés. Ils sont progressivement contraints de faire des concessions qui affectent leur quotidien et leurs activités. Ces groupes imposent ainsi leur autorité aux populations locales, en se comportant comme une force de contrôle sur les habitants. Situé à environ 5 km de Tenenkou, Penga constitue un important point de passage vers la ville. En période de crue, les pinasses en provenance ou à destination de Tenenkou y accostent, faisant du village une importante porte d’accès à la ville. Ces restrictions interviennent en pleine campagne agricole, période durant laquelle les populations de ces localités sont fortement mobilisées par les travaux champêtres. Elles surviennent également quelques semaines après de vastes opérations aériennes menées par l’Armée dans plusieurs secteurs de la circonscription. Ces opérations ont permis la neutralisation de plusieurs dizaines de terroristes. Par ailleurs, des quantités importantes de denrées alimentaires et d’autres marchandises ont été acheminées ou escortées par les Forces de défense et de sécurité au profit des populations. (AMAP)

Kolondièba : 1.160 sacs d’urée subventionnée distribués aux producteurs

     Kolondièba, 29 juillet (AMAP)– Les autorités administratives et agricoles du cercle de Kolondièba ont procédé, mercredi, au lancement de la distribution de 1.160 sacs d’urée subventionnée par l’État au profit des producteurs, a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée par le 2ᵉ adjoint au préfet du cercle, Sékou Dembélé, en présence du chef du secteur de l’Agriculture, Abdoulaye Coulibaly, du président de la Chambre d’agriculture, Seydou Koné, de la représentante des femmes rurales, Konza Koné, ainsi que de nombreux producteurs. Selon Sékou Dembélé, ces engrais correspondent au reliquat de la campagne agricole 2025-2026. Il a invité les bénéficiaires à en faire un usage exclusivement agricole. Le chef du secteur de l’Agriculture, Abdoulaye Coulibaly, a précisé que le stock distribué est constitué de 1 160 sacs d’urée, ajoutant que les engrais destinés à la campagne agricole 2026-2027 sont attendus prochainement. Pour sa part, le sous-chef du secteur de l’Agriculture, Massiré Koné, a demandé aux bénéficiaires de retirer leurs intrants sans délai après l’accomplissement des formalités administratives. NMK/CMT (AMAP)