Ouélessébougou : L’US-SCPC réunit les producteurs de coton pour présenter le bilan de l’année 2025

Ouélessébougou 11 sept (AMAP) l’Union des sociétés coopératives de producteurs de coton US-SCPC de Ouélessébougou a tenu, jeudi une assemblée générale extraordinaire en son siège au quartier N’tentoubougou a constaté l’AMAP. L’objectif était de présenter officiellement le bilan de l’année 2025 aux producteurs et recueillir leur approbation sur les perspectives de l’exercice 2026-2027. La rencontre a été marqué par la présence des responsables de l’US-SCPC, représentants de la Chambre d’Agriculture, de l’OHVN, de la Direction régionale de l’agriculture , du Service local du développement social et de l’économie solidaire et des producteurs venus des sept communes constituant l’Union. Au centre des échanges, la présentation du bilan de l’année écoulée. Yacouba Coulibaly, secrétaire général de l’Union, a détaillé les chiffres de l’exercice 2025. L’exécution budgétaire du fonctionnement de l’organisation s’établit à 2.000.000 FCFA. Les ressources, issues des cotisations de l’union secteur, des coopératives et d’autres produits, ont atteint 2.429.865 FCFA, tandis que les dépenses se sont élevées à 3.125.000 FCFA avec un déficit de 695.135 FCFA. Selon le secrétaire général, l’essentiel des ressources a été utilisé pour l’achat des matériaux de construction et la main-d’œuvre du chantier en cours des locaux du siège de l’US-SCPC. Un choix assumé par les responsables, qui voient dans l’édification du siège un gage de pérennité pour l’organisation. L’assemblée a également été l’occasion de valider les activités prévues pour l’exercice 2026-2027. Parmi les priorités annoncées figurent l’organisation des assemblées générales et des conseils d’administration, la formation des élus et des formateurs sur la commercialisation, ainsi que la révision des statuts et du règlement intérieur. L’Union prévoit également des missions de surveillance, l’achat de matériels informatiques, la finition des trois bureaux du siège, la sensibilisation pour le paiement des cotisations et l’électrification du siège. Prenant la parole au nom du maire Broulaye Doumbia, Conseiller municipal a salué l’initiative qui, selon lui, « vise à éclairer la lanterne des producteurs sur les activités menées en 2025 ». Il a adressé ses félicitations aux responsables pour la construction en cours du siège sur fonds propres de l’organisation, un signe de bonne gouvernance financière. Le représentant du maire n’a pas manqué de rappeler l’importance de la paix et de la cohésion entre les cotonculteurs, avant de lancer un appel à tous les acteurs de la filière cotonnière à s’impliquer pleinement pour la réussite des projets communs. AC/KM (AMAP)
Koulikoro : Le ministre de l’agriculture s’enquiert de l’évolution de la campagne agricole

Koulikoro, 8 septembre (AMAP) Le ministre, Ibrahima Samaké a effectué une visite de terrain dans la région de Koulikoro du 7 au 8 septembre afin de s’enquérir de l’évolution de la campagne agricole, a constaté l’AMAP. Il était accompagné du Fonseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur, le commandant des Eaux et Forêts, Sagaba Samaké dans le cadre du suivi de la campagne agricole 2026 -2027. Avec sa délégation, le ministre s’est rendu dans la commune de Méguetan afin de constater l’état d’avancement des activités agricoles et d’échanger avec les producteurs. Une première étape qui a conduit le ministre de l’agriculture à Chidjankoro où il a visité le champ de Mady Togola. Cette visite sur le terrain lui a permis d’apprécier les conditions de production et les réalités auxquelles sont confrontés les exploitants pour la campagne en cours. Il s’est ensuite rendu à Tonka pour visiter le champ de Naka Zana GOÏTA. Ces visites ont servi d’occasion pour lui de recueillir les préoccupations des producteurs, d’évaluer les résultats enregistrés et de s’informer sur les perspectives de la campagne agricole 2026-2027. Après les visites de terrain, le ministre de l’agriculture a organisé une conférence de cadres qui a regroupé les services déconcentrés, les responsables de son département et les acteurs du secteur de l’agriculture autour de la campagne agricole en cours. Cette rencontre a permis de présenter au chef du département de l’agriculture, l’évolution de la campagne agricole, notamment les difficultés rencontrées sur terrain ainsi que les acquis. Cette réunion avec les acteurs était un cadre d’analyse et d’échanges pour les actions à renforcer, afin d’assurer le bon déroulement de la campagne, aussi pour améliorer les performances du secteur agricole. Après la réunion des cadres, le ministre de l’agriculture a tenu à rencontrer les faîtières des organisations paysannes. L’objectif de cette rencontre était d’échanger directement avec les représentants du monde agricole afin de connaître leurs préoccupations. ALD/KM (AMAP)
Campagne agricole 2026-2027 : le ministre de l’Agriculture visite des champs à Dioila

Dioïla, 7 septembre (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké, a effectué, les 5 et 6 septembre, une mission de supervision de la campagne agricole 2026-2027 dans le cercle de Dioïla. La visite a été marquée par des visites de champs, d’unités industrielles et des rencontres avec les acteurs du développement rural, a constaté l’AMAP. À Dioïla, la délégation ministérielle, accueillie par le gouverneur de la région, le Général de division Kèba Sangaré, s’est rendue dans l’exploitation d’Oumar Sow, où elle a constaté l’état de 10 hectares de coton et 9 hectares de maïs. L’état végétatif des cultures a été jugé satisfaisant, malgré une installation tardive et irrégulière de l’hivernage. Les cotonniers sont notamment aux stades de floraison et de capsulaison. Le ministre a également visité l’usine d’égrenage de Dioïla, dont la capacité de production est estimée à 400 tonnes de coton par jour. Lors d’une rencontre avec les faîtières du développement rural, les représentants des producteurs ont fait part de plusieurs difficultés, notamment la mauvaise répartition des pluies dans le temps et l’espace, la qualité de certaines semences, ainsi que le retard et l’insuffisance des intrants agricoles. Ces contraintes ont entraîné une réduction des superficies cultivées et pourraient affecter les rendements. Les jeunes ruraux ont, pour leur part, plaidé pour la mise en place d’infrastructures permettant de développer l’agriculture toute l’année. Le ministre a indiqué que des mesures sont en cours, notamment à travers la création de pôles agricoles, afin de renforcer l’adaptation du secteur aux effets du changement climatique. La situation de la campagne a également été examinée avec les services techniques. Selon le directeur régional de l’Agriculture, Joseph Kelema, la situation phytosanitaire reste maîtrisée, avec un taux d’incidence inférieur à 8%. Les superficies céréalières réalisées sont estimées à 305.791 hectares, contre 305.948 hectares lors de la précédente campagne, tandis que les cultures maraîchères couvrent 2.143,5 hectares. Dans la zone CMDT de Fana, 12.123 hectares ont été reconvertis en raison du retard et de l’insuffisance des intrants, avec un impact sur les prévisions de production. La deuxième journée de la mission a conduit la délégation dans l’exploitation de Boubacar Doumbia, ancien agent de la CMDT, où elle a visité 10 hectares de coton et 23 hectares de maïs. Le ministre a appelé les agriculteurs, les chercheurs et les agents de vulgarisation à renforcer l’innovation et l’anticipation face aux effets du changement climatique. Il a rappelé que la stratégie agricole portée par les autorités prévoit notamment la mise en place de 12 pôles agricoles pour contribuer à la transformation du secteur. La délégation a également visité les installations de la CMDT à Fana et rendu des visites de courtoisie aux autorités coutumières de Dioïla et de Fana. DF/CMT (AMAP)
San : le déficit pluviométrique met la contre-saison maraîchère sous pression

San, 2 septembre 2026 (AMAP)– La contre-saison maraîchère s’ouvre dans la région de San dans un contexte de déficit pluviométrique marqué. Les cumuls enregistrés depuis le 1er mai 2026 sont en baisse dans plusieurs localités par rapport aux deux dernières années. À San, les précipitations cumulées atteignent 244,9 mm, contre 455,8 mm en 2025 et 602,9 mm en 2024. Kimparana affiche 239 mm, contre 482 mm en 2025, tandis que Fangasso enregistre 242,5 mm, contre 634 mm l’année dernière. Les cumuls s’établissent à 400,5 mm à Tominian, 370,5 mm à Yangasso, 346 mm à Sy et 418 mm à Mandiakuy, le niveau le plus élevé relevé dans la région. Face à cette situation, la Direction régionale de l’Agriculture appelle les producteurs et productrices à privilégier les pratiques permettant une utilisation rationnelle de l’eau afin de préserver les cultures maraîchères. Elle sollicite, par ailleurs, l’appui des projets et programmes pour améliorer l’accès à l’eau et aux équipements d’irrigation, aux intrants et au matériel agricole, renforcer les capacités techniques des producteurs et faciliter la commercialisation des récoltes. La maîtrise de l’eau constitue ainsi un enjeu majeur pour maintenir la production maraîchère et renforcer la résilience des exploitations agricoles dans la région. NC/CMT (AMAP)
San : la contre-saison maraîchère, une opportunité pour renforcer la sécurité alimentaire

San, 1er septembre (AMAP) La Direction régionale de l’Agriculture de San appelle les producteurs et productrices à se mobiliser pour réussir la contre-saison maraîchère, dans un contexte marqué par une faible pluviométrie et une baisse des réserves d’eau dans les sols. Dans un message adressé ce mardi aux acteurs du monde agricole, le directeur régional de l’Agriculture, Justin Diallo, présente la contre-saison comme une opportunité de renforcer les revenus des exploitants et de contribuer à la sécurité alimentaire. Il les invite à adopter de bonnes pratiques agricoles et à se rapprocher des projets et programmes pour bénéficier d’un accompagnement adapté. Face aux contraintes hydriques, la Direction recommande notamment le paillage, une irrigation raisonnée et une meilleure gestion de l’eau. Elle préconise également l’utilisation de variétés résistantes à la sécheresse et à la chaleur, l’amélioration de la fertilité des sols par le compost, le fumier et les engrais organiques, ainsi que la lutte contre les ravageurs et les maladies. L’organisation des producteurs en groupements et coopératives est également encouragée afin d’améliorer leurs capacités de production et leur accès aux marchés. La Direction régionale sollicite, par ailleurs, l’appui des projets et programmes de développement pour la fourniture de semences, d’engrais et de produits phytosanitaires, ainsi que pour l’accès à l’eau et aux équipements d’irrigation, notamment les forages, motopompes et kits d’irrigation. Le renforcement des capacités techniques et organisationnelles, l’accès aux marchés et le suivi-conseil figurent aussi parmi les priorités identifiées pour faire de la contre-saison maraîchère un levier de production, de revenus et de sécurité alimentaire dans la région. NC/AMAP (AMAP)
Bafoulabé : Le théâtre et la sensibilisation au cœur de la lutte contre l’immigration clandestine

Bafoulabé, 31 août (AMAP) Dans le cadre du projet « Avenir Brillant II », le Conseil communal des jeunes de Bafoulabé, appuyé par Plan International, a organisé dimanche, un sketch théâtral, au centre culturel des jeunes a constaté l’AMAP. Menée sous l’égide du maire adjoint, Cheickna Sissoko, cette campagne artistique visait à alerter la jeunesse sur les dangers des départs irréguliers et à promouvoir les opportunités locales d’entrepreneuriat. En marge de la conférence-débat sur les droits des mineurs, le Conseil communal des jeunes a misé sur la puissance des arts de la scène et la proximité pour toucher le maximum de personnes. Un sketch percutant sur l’immigration clandestine a été présenté par la troupe de l’humoriste « tonton Macalou. » Pour le président du conseil communal des jeunes, Adama Bekaye Traoré, le choix du théâtre n’est pas fortuit. Le sketch présenté au public a mis en scène le drame vécu par les migrants et le déchirement des familles. « Cette approche visuelle et émotionnelle a permis de marquer les esprits bien plus efficacement que les longs discours », a laissé entendre le président des jeunes. L’initiative a reçu un accueil très chaleureux de la part des autorités présentes. Le maire adjoint, Cheickna Sissoko, a salué cette créativité artistique mise au service d’une cause citoyenne majeure tout en invitant la jeunesse à emprunter d’autres chemins que le chemin de l’immigration, car selon lui, « On peut partir de rien et réussir ». Au-delà de la dénonciation des risques, le message fort de cette campagne s’est voulu résolument tourner vers l’avenir. Lors des représentations, Adama Traoré a lancé un appel vibrant à ses camarades : « L’exode rural ne respecte pas la dignité humaine ». Il a invité les siens à se tourner massivement vers l’entrepreneuriat local pour construire son avenir sur place. Madi Dembelé, enseignant à la retraite, parlant au nom des leaders communautaires s’est dit ému. L’exode rural à l’en croire est un problème d’actualité. Les enfants pensent que les pays européens sont des paradis. Paradoxalement, il y a des obstacles : chavirement, sable, vent, froid. Face à ce constat amer, M. Dembelé appelle les autorités à créer des emplois en faveur des jeunes. Par ailleurs, il a invité la jeunesse à s’assumer car « ils sont l’avenir de demain », a -t-il ajouté. BM/KM (AMAP)
San : face à l’insuffisance des pluies, les spécialistes préconisent des pratiques résilientes

San, 30 août (AMAP) La Direction régionale de l’Agriculture de San appelle les producteurs à renforcer les pratiques agricoles résilientes face à l’insuffisance et à l’irrégularité des pluies qui affectent la campagne agricole 2026. Dans un message adressé aux acteurs du monde rural, le directeur régional de l’Agriculture, Justin Diallo, relève que les pluies sont de plus en plus tardives, irrégulières et insuffisantes, avec des risques sur les rendements, les revenus des exploitations et la sécurité alimentaire. Pour améliorer la rétention de l’eau et préserver les sols, les producteurs sont encouragés à réaliser des ouvrages tels que les zaï, les demi-lunes, les cordons pierreux et les diguettes. Le paillage et la collecte des eaux de ruissellement sont également recommandés pour limiter l’évaporation et mieux valoriser les précipitations. La Direction régionale préconise par ailleurs l’utilisation de variétés à cycle court et tolérantes à la sécheresse, notamment le mil, le sorgho, le niébé et le sésame. Elle recommande aussi le recours au compost, au fumier, au bokashi et aux résidus de récolte pour améliorer la fertilité des sols, ainsi que la plantation d’arbres et de haies vives adaptées aux conditions locales. La diversification des activités, à travers notamment l’élevage, le petit commerce et la transformation des produits agricoles, est également présentée comme un moyen de réduire la vulnérabilité des ménages ruraux. Les producteurs sont enfin invités à suivre les bulletins météorologiques, à participer aux séances de conseil agricole et à appliquer les recommandations techniques. NC/CMT (AMAP)
Filière bétail : Mamoudou Abdoulaye Diallo reconduit à la tête de l’IFBV-Mali

Bamako, 28 août (AMAP) Mamoudou Abdoulaye Diallo a été réélu président de l’Interprofession de la Filière Viande-Bétail du Mali (IFBV-Mali) pour un nouveau mandat de cinq ans, à l’issue de la 2ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’organisation, tenue les 27 et 28 août au Mémorial Modibo Keïta, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Réélu avec la confiance renouvelée des représentants des 20 régions, le président de l’IFBV-Mali entend consacrer ce nouveau mandat à la consolidation des acquis et au développement de la filière à l’échelle nationale et internationale. «Les grandes lignes aujourd’hui, c’est de tracer des lignes de développement, de couvrir tout le Mali», a déclaré Mamoudou Abdoulaye Diallo, qui a également insisté sur la nécessité de renforcer l’autofinancement de l’organisation. À cet effet, l’IFBV-Mali souhaite notamment œuvrer à la mise en place de mécanismes de prélèvement sur l’exportation et les marchés à bétail, afin de mobiliser des ressources propres. Ces ressources pourraient contribuer au financement de marchés à bétail, de parcs de vaccination et de pharmacies vétérinaires rurales. Le nouveau mandat prévoit également de renforcer la collaboration avec l’État et les partenaires techniques et financiers. Le président de l’IFBV-Mali a cité, parmi les initiatives gouvernementales importantes, la stratégie nationale de sécurisation du bétail et les états généraux du secteur de l’élevage. Le nouveau conseil d’administration compte 60 membres représentant les producteurs, les marchands et les transformateurs, avec une représentation féminine. L’IFBV-Mali regroupe les différents maillons de la chaîne de valeur et œuvre notamment à la défense de leurs intérêts, à la promotion de la filière et au renforcement de la sécurité alimentaire et sanitaire. Ce renouvellement intervient cinq ans après la mise en place de l’organisation, à l’issue de son Assemblée générale constitutive des 27 et 28 août 2021. OS/CMT (AMAP)
Filière bétail-viande : l’IFBV-Mali veut conquérir les marchés avec le label «Viande Rouge Malissogo »

Bamako, 27 août (AMAP)– L’Interprofession de la Filière Viande-Bétail du Mali (IFBV-Mali) entend accélérer la valorisation du bétail malien grâce notamment au label «Viande Rouge Malissogo», a déclaré jeudi son président, Mamoudou Abdoulaye Diallo, à l’ouverture de la sixième session ordinaire de l’Assemblée générale de l’organisation, au Mémorial Modibo Keïta, a constaté l’AMAP. Prévue les 27 et 28 août 2026, la session est marquée par le premier renouvellement du Conseil d’administration de l’IFBV-Mali, cinq ans après sa mise en place à l’issue de l’Assemblée générale constitutive des 27 et 28 août 2021. Selon M. Diallo, l’organisation a enregistré plusieurs avancées, notamment dans la prévention et la gestion des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles, à la transhumance interne et au transport transfrontalier du bétail. Le dialogue entre les familles professionnelles, la médiation, le renforcement des capacités et la formation des acteurs figurent également parmi les acquis. Le président de l’IFBV-Mali a surtout mis en avant la mise en place du label «Viande Rouge Malissogo» et l’obtention de son certificat d’enregistrement auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Il a estimé que ce label constitue un levier important pour mieux valoriser le bétail et la viande maliens sur les marchés sous-régionaux et internationaux. Présidant la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la Pêche, Balla Kéïta, a salué la régularité des instances de l’IFBV-Mali et le renouvellement de son Conseil d’administration, qu’il a présenté comme «le signe d’une gouvernance responsable». Il a invité les acteurs à tirer pleinement parti de la certification du label pour renforcer la compétitivité de la filière. M. Kéïta a assuré l’IFBV-Mali du soutien du gouvernement pour promouvoir durablement la filière et contribuer à la souveraineté alimentaire, à travers la disponibilité, l’accès, la stabilité de l’approvisionnement et l’utilisation des produits. Il a également annoncé la tenue prochaine des États généraux de l’élevage et de la pêche. Ces assises devront permettre d’identifier les forces, les faiblesses et les opportunités des deux sous-secteurs. Il a invité les professionnels de la filière bétail-viande à prendre part aux concertations régionales et nationales afin de contribuer au diagnostic des contraintes et à l’élaboration d’un modèle de développement durable. L’IFBV-Mali regroupe les producteurs, les transformateurs et les marchands de bétail. Elle œuvre notamment à la défense des intérêts des professionnels, à la promotion de la filière, au dialogue entre ses différents maillons et au renforcement de la sécurité alimentaire et sanitaire ainsi que de la traçabilité des produits. OS/CMT (AMAP)
Campagne agricole 2026 à Macina : Un léger retard constaté par endroits

Macina, 21 août (AMAP) Macina est un cercle à vocation Agro pastorale où les paysans sèment les céréales dans toutes les communes. Ces céréales sont le mil, le maïs le fonio, l’arachide, le riz pluvial et les cultures émergeantes comme le sésame et le voandzou. Cette année, la campagne agricole a enregistré un léger retard cette année lié au changement climatique. Les semis se sont poursuivis jusqu’au 10 Août grâce au maintien de l’humidité, il en est de même pour les travaux d’entretien culturaux. Les phases de développement des cultures vont du tallage au début montaison. L’état végétatif des plantes est satisfaisant dans l’ensemble, cependant un léger retard est constaté par endroits dans certains villages. La pluviométrie, à l’exception de Saye est supérieure, le cumul enregistré à la date du 10 Août, Macina a enregistré 256mm contre 241mm en 2025 ; Monimpebougou 325mm contre 265mm en 2025 ; Kolongotomo 263,3mm contre 237,6mm en 2025 et Saye 253mm contre 264,2mm en 2025. En engrais subventionné, le secteur agricole de Macina a bénéficié de 311,9 tonnes dont 244,3 tonnes en engrais minéraux et 67 tonnes en engrais organiques. La déprédation est calme dans l’ensemble, aucune menace à signaler notamment la cantharide, les oiseaux, les criquets, ou autres insectes. Mamadou Traoré, un producteur de mil dans la zone, garde espoir pour la réussite de la campagne agricole, malgré le léger retard constaté. Amadou Coulibaly, producteur de maïs et de Haricot est du même avis. Il explique cette situation par le décalage climatique et compte sur les autorités pour les former à de nouvelles techniques culturales L’encadrement, à travers le secteur d’agriculture est à pied d’œuvre pour accompagner les producteurs. Sur le niveau d’eau du fleuve Niger, il est de 3,23m à la même date contre 4,11m en 2025. Sur la base des données recueillies, l’on peut présager d’une campagne satisfaisante avec la poursuite des précipitations dans le temps et dans l’espace. DG/KM (AMAP)

