Album de Vacances : Initiation des enfants en photographie

Bamako, 13 juillet (AMAP) Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités, l’Association Yamarou Photo (AYP) organise chaque année une session de formation en photographie, à l’attention des enfants de 5 à 14 ans, dénommé: «Album de vacances». L’Album de vacances est un projet d’initiation et d’éducation à l’image des enfants scolarisés et non scolarisés. L’édition de 2026 a été lancée, samedi dernier au siège de l’Association à Sotuba, lors d’une conférence de presse, animée par le directeur artistique de l’AYP, Seydou Camara, en présence de ses proches collaborateurs. Le conférencier a présenté l’Association Yamarou Photo avant de développer le projet « Album de vacances ». AYP est un espace de formation et d’échanges, créé par un groupe de professionnels de photographie. Elle a pour objectif principal, le développement et la professionnalisation du secteur de la photographie au Mali. Elle intervient dans 5 domaines prioritaires à savoir la formation, le programme de médiation scolaire, la restauration et le marketing culturel, l’organisation des Master classes et les expositions permanente et thématique. Seydou Camara a expliqué l’idée de l’Album de vacances qui est une initiative de l’AYP en vue de soutenir les enfants et de participer au rayonnement du métier de la photographie. Il vise à occuper les enfants pendant la période d’oisiveté des grandes vacances. Cette année, le projet est ouvert à 60 enfants des quartiers périphériques de Bamako. Selon lui, l’objectif de cette activité est de contribuer à l’éducation et à la culture de l’image des enfants à travers l’initiation à la technique de la prise de vue et de la lecture de l’image. Et aussi de contribuer à la consolidation de Bamako en tant que capitale de la photographie. A travers cette activité, l’association entend apporter sa touche à la réussite des Rencontres Africaines de la Photographie prévues en novembre prochain, dans la capitale malienne. Il dira que l’Album de vacances est aussi un projet d’appui social qui offre également des kits scolaires aux enfants en situation difficile lors e la cérémonie de clôture de la formation. « L’Album vacances est à sa 5ème année ; il a initié plus de 200 enfants, certains sont déjà versés dans le domaine », a soutenu le photographe conférencier. Poursuit-il, c’est aussi un projet qui met l’accent sur la formation des jeunes filles. Plus de 51¨% des bénéficiaires sont des jeunes filles. La formation se déroule en deux approches, notamment la phase théorique qui consiste à expliquer la composition de l’image et les outils et la pratique qui permet à l’enfant de développer sa créativité artistique à travers l’utilisation des appareils. Le choix des 60 bénéficiaires obéit à des critères qui sont entre autres, la provenance du quartier, l’âge de l’enfant et de l’autorisation des parents. La durée de formation est de deux mois. Pendant cette période, les enfants seront suivis par des professionnels confirmés de l’AYP. Ils vont faire des reportages, des échanges autour de leurs images et des visites guidés. La particularité de cette année est la confection d’un Album de souvenir à tous les participants. Seydou Camara a enfin annoncé que la présente édition se tient dans le cadre de l’Année de l’éducation et de la Culture, mais également dans le cadre de l’Année des Rencontres africaines de la Photographie. AS/KM (AMAP)
Sécurisation du pays : les Forces loyalistes frappent des positions terroristes aux abords d’Aguelhoc

Bamako, 13 juillet (AMAP) Les Forces Nationales de Défense et leurs partenaires ont conduit dimanche des frappes aériennes de précision contre des combattants terroristes et des véhicules armés détectés aux abords de la localité d’Aguelhoc, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Selon le communiqué de l’État-Major Général des Armées, les Forces engagées ont détecté plusieurs combattants affiliés au JNIM, au FLA et à des entités associées, ainsi que des véhicules armés positionnés aux abords d’Aguelhoc. Des frappes aériennes de précision ont été immédiatement conduites sur ces objectifs. Le bilan opérationnel est en cours d’évaluation. L’État-Major Général des Armées a réaffirmé sa volonté inébranlable de maintenir une pression constante et soutenue sur les groupes armés terroristes jusqu’à l’atteinte des objectifs stratégiques fixés, exprimant sa gratitude aux populations pour leur vigilance et leur appui indéfectible aux forces engagées dans la défense de la Nation. KD/KM (AMAP)
San : rencontre de fin d’année du Comité pédagogique de mathématiques

San, 12 juillet (AMAP) Les enseignants de mathématiques du Lycée Public Yacouba Traoré de San (LSAN) ont organisé, ce dimanche, la 4ème édition de la rencontre de fin d’année du Comité pédagogique de mathématiques au domicile de leur collègue Séverin Dakouo, dans le quartier Médine, a constaté l’AMAP. Cette rencontre annuelle constitue un cadre d’échanges et de concertation permettant aux enseignants de dresser le bilan des activités pédagogiques menées au cours de l’année scolaire écoulée et d’esquisser les principales orientations pour l’année scolaire 2026-2027. Sur les sept enseignants de mathématiques que compte l’établissement, six ont pris part à cette rencontre, traduisant ainsi l’esprit de solidarité et de fraternité qui anime le corps professoral de la discipline. Pour la 2ème année consécutive, Moussa Sahadou Maïga, affectueusement appelé « Teacher », a également participé à la cérémonie, contribuant à renforcer l’ambiance conviviale de la journée. L’un des moments marquants de la rencontre a été la désignation de Séverin Dakouo, dit « SEV », en qualité de chef du Comité pédagogique de mathématiques pour l’année scolaire 2026-2027. Cette marque de confiance vient saluer son engagement au service de la discipline ainsi que son attachement à la promotion de l’excellence académique. Les participants ont également partagé un repas en commun, dans une atmosphère de convivialité et de fraternité, avant d’immortaliser l’évènement par une photo de famille, symbole de l’unité et de la cohésion qui caractérisent les enseignants de mathématiques du LSAN dans l’accomplissement de leur mission éducative. NC/KM (AMAP)
Djoliba : Célébration de la journée mondiale de la population

Bamako, 12 Juillet (AMAP) A l’instar de la communauté internationale notre pays a célébré, samedi à Djoliba, dans le Cercle de Kati, Région de Koulikoro, la journée internationale de la population, a constaté l’AMAP. L’événement a été co-présidé par les ministres de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines de l’Aménagement du Territoire et de la population, Imrane Abdoulaye Touré et son collègue de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo. Le thème mondial est « réaliser les espoirs et aspirations des jeunes par l ‘éducation, la culture et l’entrepreneuriat : un investissement pour la paix et le développement durable ». L’objectif de cet événement est de sensibiliser les populations, les décideurs politiques, les leaders communautaires et les religieux sur les questions clés de population. Selon le ministre Imirane Abdoulaye Touré « les résultats du 5ème recensement général de la population et de l’habita (RGPH5), réalisé en 2022, montrent que pays compte 22,4 millions d’habitants, dont 47,2 % ont moins de 15 ans, avec un âge moyen de 21, 4 ans et un taux annuel de croissance démographique de 3,3%. La population du Mali estimée à 25,6 millions d’habitants en 2025, selon les projections 2023-2050 de la direction Nationale de la Population. Cette dynamique démographique constitue un formidable potentiel de développement, à condition qu’elle soit accompagnée d’investissement soutenus dans le capita humain », a précisé le ministre de la Population. Imirane Abdoulaye Touré a évoqué que « les projections démographiques nationales indiquent que la population malienne pourrait atteindre 39,4 millions d’habitants à l’horizon 2040 et plus de 51 millions en 2050 ». « Cette évolution confirme l’urgence de transformer cette croissance démographique en un véritable dividende démographique, grâce à des politiques publiques ambitieuses en matière d’éducation, de santé, d’emploi, d’entrepreneuriat et de protection sociale », a expliqué le ministre Touré. Avant d’ajouter que le gouvernement, sous le leadership du Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goita, a décrété l’année 2026-2027 : année de l’éducation et de la culture. « Elle met en avant trois leviers fondamentaux de l’épanouissement et de l’autonomisation des jeunes », a-t-il dit. Quant au ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, elle a rappelé que « la célébration de la journée est une occasion de sensibiliser et d’informer sur les questions de population en générale et sur les populations vulnérables ». Selon elle, « ces populations vulnérables dont les femmes et les filles sont très souvent les victimes de cas de VBG (violence basée sur le genre) ». Mme Diarra Djénéba Sanogo a précisé que « cette célébration se passe dans un contexte où notre pays poursuit sa démarche vers la sauvegarde de sa souveraineté et le développement pour son territoire », a évoqué le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. ST/KM (AMAP)
Mali : ouverture des inscriptions au concours d’entrée à l’École Nationale d’Administration

Bamako, 12 juillet (AMAP) L’École Nationale d’Administration (ENA) ouvre les inscriptions à son concours d’entrée du 14 juillet au 12 août 2026, a appris l’AMAP de source proche de l’institution. Le concours porte sur neuf corps de recrutement à savoir des Administrateurs civils, Conseillers des affaires étrangères, Inspecteurs des douanes, Inspecteurs des finances, Inspecteurs des impôts, Planificateurs, Inspecteurs des services économiques, Administrateurs du travail et de la sécurité sociale, et Inspecteurs du Trésor. Pour être éligible, le candidat doit être de nationalité malienne, jouir de ses droits civiques, être âgé de 43 ans au maximum au 1er janvier 2024 et être titulaire d’un diplôme de niveau licence au minimum dans l’une des spécialités exigées par le corps visé. Un candidat ne peut postuler que pour un seul corps. Les dossiers de candidature, comportant notamment une fiche de candidature timbrée à 200 francs, une photo d’identité, un extrait d’acte de naissance, une copie certifiée conforme du diplôme et un certificat de nationalité, sont à déposer à la Direction générale de l’ENA, sise à Kati Sananfara, du lundi au vendredi de 8h00 à 12h00 et de 13h00 à 16h00. KD/KM (AMAP)
Deuil : Le correspondant de l’AMAP à Diéma, Ouka Ba est décédé vendredi à Bamako, des suites d’une maladie à 59 ans

Bamako, 12 juillet (AMAP) Le correspondant de l’AMAP, Ouka Ba est décédé vendredi à Bamako, des suites d’une maladie à l’âge de 59 ans, a appris l’AMAP, de source proche de sa famille. Ses obsèques ont eu lieu ce dimanche dans la matinée à Diéma, en présence des autorités administratives, municipales, les représentants de la société civile, des Légitimités Traditionnelles, des parents, amis et collaborateurs. La direction de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité et tout son personnel, pour cette circonstance douloureuse, ont présenté leurs condoléances à la famille, aux parents et aux collègues de l’illustre disparu La direction générale de l’AMAP salue la mémoire du défunt et son parcours professionnel exemplaire. « Homme courageux, dévoué à la tâche, humble, fin connaisseur de la culture du terroir, Ouka Ba a marqué I’histoire de I’AMAP pendant des décennies. Il aura été l’un des correspondants de presse les plus assidus, par sa couverture quotidienne de l’actualité du cercle, par la profondeur de ses dépêches qui ont enrichi le fil de l’agence de presse et les colonnes du quotidien national. Repose en paix », conclut le communiqué de l’AMAP. Né en 1967 à Niorodu Sahel d’où il est originaire, Ouka Ba y effectue ses études primaires. Il se spécialise en Secrétariat d’Administration, avant dêtre bibliothécaire de la Mission Catholique de Gao, durant 7 années consécutives. Au cours de sa fonction, il s’est intéressé à la littérature, il a eu le temps d’acquérir de nombreuses connaissances et de se cultiver. C’est à partir de là que le goût de la recherche et de l’écriture lui a été inculqué. Il a écrit plusieurs essais sur la culture Soninké et Peulh. Depuis 2003, Ouka Ba est Correspondant de Presse de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP). Jusqu’à son décès le 10 juillet 2026, Ouka était bibliothécaire à Diéma, Correspondant de l’AMAP, Président de la Coopérative Culturelle Séko Ni Donko Yiriwa Ton de Diéma, Protocole et Maître de Cérémonie de la Préfecture de Diéma, Président du Comité Local de la Croix Rouge Malienne et membre actif de plusieurs Associations. La culture et l’humanitaire, deux aspects importants auxquels il s’adonne avec amour et ferveur. Tout Diéma a salué la mémoire de Ouka Ba, un homme de paix, pieux, de dialogue, et très humble, qui laisse derrière lui une veuve, 5 enfants et de nombreux admirateurs inconsolables. KM (AMAP)
Lycée public de Macina : Une performance comparativement en 2025 au BAC

Macina, 12 juillet (AMAP) Au lycée public de Macina, cette année les candidats ont obtenu 36,90 % contre 18,47 % en 2025, a constaté l’AMAP. Cette performance est due aux efforts soutenus par la nouvelle équipe administrative dirigée par M Mahamane Cissé,au corps professoral, et surtout aux candidats eux mêmes dans un contexte marqué par l’insécurité et l’arrêt de l’électricité depuis fin Janvier. Quant au seul lycée privé option classique c’est le contraire pour les candidats ont obtenu 12,50 % contre 18 % en 2025. Cette école risquerait la fermeture de ses portes si jamais elle n’aura pas d’orientation cette année C’est le lieu d’attirer l’attention des autorités sur cet état de fait. DG/KD (AMAP)
Sécurisation du pays : Les Forces Nationales de Défense contrôlent la totalité d’Anefis, dans le Nord du pays

Bamako, 11 juillet (AMAP) Dans un communiqué rendu publique ce samedi, l’Etat Major Général des Armées, en collaboration avec leurs partenaires, assurent avoir le contrôle total d’Anefis, dans le Nord du pays, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que les Forces loyalistes continuent des opérations de ratissage contre les groupes terroristes affiliés au JNIM et au Fla. Par ailleurs l’Etat Major Général des Armées précise qu’au cours des opérations qu’une frappe aérienne effectuée a permis de détruite un véhicule de combat et de neutraliser 5 combattants terroristes. Enfin l’Etat Major des Armées réaffirme la détermination ferme et constante des Forces loyalistes dans la poursuite, avec discipline, rigueur et engagement, des opérations contre les groupes armés terroristes sur toute l’étendue du Territoire nationale. KM (AMAP), source Etat major Général des Armées.
Communiqué du Conseil des Ministres du vendredi 10 juillet 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 10 juillet 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté un projet de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation, au Ministère de l’Agriculture, des parcelles de terrain objet des Titres fonciers n°288748, n°288749, n°288750 et n°288751 du Cercle de Kati, sises à Samanko, Commune rurale du Mandé. Les parcelles de terrain, de superficies respectives de 4 hectares 22 ares 35 centiares, 50 hectares 32 ares 27 centiares, 9 hectares 12 ares 23 centiares et de 22 hectares 35 ares 22 centiares du Cercle de Kati, sises à Samanko, Commune rurale du Mandé sont destinées à satisfaire les besoins de certains services du Ministère de l’Agriculture. L’affectation de ces parcelles permettra de sauvegarder la vocation agricole du site et de promouvoir les activités agricoles techniques se rapportant, notamment aux cultures sèches, irriguées et maraichères. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres : des conclusions de la 2ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Monétaire Ouest Africaine, au titre de l’année 2026, tenue le 3 juillet 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso. Au cours des travaux de cette 2ème Session, le Conseil a pris plusieurs décisions visant à consolider la stabilité macroéconomique de l’Union, renforcer la convergence des politiques économiques, améliorer la stabilité financière et à assurer une gouvernance rigoureuse des organes et institutions de l’Union. Le Conseil a également approuvé : le rapport de la surveillance multilatérale de juin 2026 et la recommandation relative aux orientations de politique économique aux Etats membres pour l’année 2027 ; le règlement établissant les procédures communautaires pour l’autorisation de mise sur le marché et la surveillance des médicaments vétérinaires ; le budget de l’Institution, au titre de l’exercice 2026, le renouvellement des mandats ainsi que les nominations des membres de son collège ; le mécanisme d’opérationnalisation du Fonds de Stabilité financière de l’Union Monétaire Ouest Africaine. des conclusions de la réunion des ministres chargés du Secteur des Assurances des Etats membres de la Conférence interafricaine des Marchés d’Assurances, tenue le 3 juillet 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso. L’un des principaux objectifs de la Conférence interafricaine des Marchés d’Assurances est de renforcer la coopération dans le domaine des assurances dans les Etats membres en instituant un marché élargi et intégré de l’industrie des assurances, réunissant les conditions d’un équilibre satisfaisant au point de vue technique, économique et financier. Au cours de la réunion, le Conseil a adopté entre autres : le compte-rendu de la réunion, tenue le 19 décembre 2025, à Bata en République de Guinée Equatoriale ; les comptes-rendus de l’exécution des budgets de la Conférence et de l’Institut international des Assurances, au titre de l’exercice 2025 ; le Règlement modifiant les dispositions relatives à l’interdiction de distribution des dividendes des entreprises d’assurance et de réassurance et au capital social des entreprises de microassurance ; le Règlement du concours de recrutement des Commissaires contrôleurs des assurances. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des Ministres de l’organisation d’un atelier d’élaboration d’un guide de bonnes pratiques en matière de Fonction publique dans la Confédération AES, prévu du 26 juillet au 1er août 2026, à Bamako. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Feuille de route de l’an II de la Confédération AES, les ministres chargés du Travail, de la Fonction publique et de la Protection sociale de la Confédération des Etats du Sahel, réunis en marge de la Conférence internationale du Travail, ont adopté les Termes de Référence de l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques en matière de Fonction publique, d’un guide commun pour harmoniser les pratiques en matière d’embauche et de mobilité des travailleurs et d’une convention de sécurité sociale pour faciliter la portabilité des prestations sociales des travailleurs dans l’espace confédéral. Cet atelier a pour objectif de disposer d’un guide digitalisé de bonnes pratiques en matière de Fonction publique dans l’espace AES. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres de la signature de la Charte des Micro, Petites et Moyennes Entreprises au Mali, le 29 juin 2026. Les Micro, Petites et Moyennes Entreprises, qui constituent la base du tissu économique de notre pays, sont confrontées à des difficultés liées, notamment à l’accès au financement, à la sous-traitance, à la commande publique, à la formation et à la technologie. Pour remédier à ces difficultés, le Gouvernement a élaboré, sous forme de convention entre l’Etat et les acteurs du Secteur privé, la Charte des Micro, Petites et Moyennes Entreprises au Mali. La mise en œuvre de cette charte permettra d’améliorer la compétitivité des Micro, Petites et Moyennes Entreprises et de faciliter leur accès au marché et à la sous-traitance. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la réunion des ministres sectoriels des Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenue le 26 juin 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso. Cette réunion avait pour objet l’examen et l’approbation du projet de Directive relatif à l’harmonisation des règles régissant l’immatriculation foncière en zone urbaine, l’accès au titre de propriété et la mise en place d’un système d’information foncière au sein de l’espace UEMOA. Elle a été précédée de la réunion des Experts, tenue du 23 au 25 juin 2026, qui a examiné et validé ledit projet de Directive. Ce projet de Directive vise à mettre en place un cadre réglementaire harmonisé à l’effet d’assurer la sécurité foncière dans le cadre de la
Musique : L’Ensemble instrumental du Mali, l’un des principaux gardiens du patrimoine culturel national

Bamako, 11 juillet (AMAP) L’Agence Nationale de Presse du Mali s’est donnée le devoir, en cette année d’éducation et de la culture, de fouiller dans les annales de l’Ensemble Instrumental National, un groupe qui a marqué l’Histoire de notre pays avec de nombreuses célébrités. Ayant pour vocation de préserver, promouvoir et diffuser les richesses musicales du Mali, l’Ensemble instrumental demeure l’un des principaux gardiens du patrimoine culturel national. Héritier d’une tradition ancestrale portée par les sons du balafon, du ngoni, de la Kora et du Tamani, il doit aujourd’hui composer avec les exigences d’un monde en constante évolution. Entre mission de transmission, quête de visibilité et nécessité de se réinventer, cette institution culturelle est confrontée à un défi majeur : faire vivre la mémoire musicale sans renoncer à son authenticité. Un parcours historique au service du patrimoine culturel national Créé en 1961, après l’accession du Mali à l’indépendance, l’Ensemble instrumental du Mali est une section du département artistique du Palais de la culture. C’est un groupe de musique traditionnelle et chorale. Il a pour mission de prospecter, répertorier, préserver et mettre en valeur le riche patrimoine musical du pays. Il rassemble des griots, des chanteurs, des instrumentistes et des danseurs issus des différentes régions du Mali afin d’assurer la sauvegarde des traditions orales et des répertoires anciens. L’Ensemble interprète un vaste répertoire inspiré des traditions du Mandé, du Khasso, du Macina, du Songhaï et d’autres régions. Ses prestations mettent en valeur les épopées historiques, les chants de louange, les récits royaux, la bravoure, l’hospitalité et la dignité. L’Ensemble instrumental se produit généralement à l’occasion des grands événements. Les instruments tels que la kora, le balafon, le ngoni, le tamani, le djembé, le bolon, le bara, la flûte peule, le njarka et les calebasses, entre autres, illustrent la diversité culturelle du Mali. Les grandes voix de l’ensemble instrumental Parmi celles -ci il est à citer Sidiki Diabaté, Djelimadi Sissoko, Batrou Sékou Kouyaté, Mokontafé Sako, Wande Kouyaté, Hawa Dramé, Amy Koita, Kandia Kouyaté, Saranfing Kouyaté, Koumba Sidibé, Ami Koita, Mah Kouaté, entre autres qui ont émerveillé les populations maliennes et les autres de tout le monde. Le chef du département artistique du Palais de la culture, Cheick Tidiane Baby, nous apprend que c’est Moussa Mariko dit « Rémy » qui est l’actuel directeur artistique. Des chansons de bravoure, d’hospitalité et d’hommage, entre autres L’Ensemble Instrumental du Mali a chanté plusieurs chansons dans presque toutes les langues nationales. Parmi les chansons, il est à retenir entre autres Sosso ( chant pour magnifier la joie, le bonheur et l’amour), Taara (chant pour magnifier la bravoure), Sécurité ( hommage à l’Armée), Janjo (hommage à la bravoure), Musolu (hommage aux femmes), Cedo (Hommage à la bravoure), Bamba Niaré : Jatigiya (l’hospitalité) Tournées et trophées Depuis sa création, l’Ensemble a effectué de nombreuses tournées internationales et constitué une importante discographie, contribuant à la sauvegarde et au rayonnement du patrimoine musical malien. Il a également remporté de nombreux trophées à travers le monde. L’ensemble instrumental a fait des tournées dans plusieurs pays à travers le monde notamment : l’URSS RAO en 1961, le salon international PACORA(1964) en France, le festival des arts nègres de Dakar en 1964 et d’autres tournées en Algérie, guinée conakry, l’Allemagne, la Suisse, la Hollande, la Chine, les États-Unis d’Amérique, le Niger, le Ghana, la Gambie et plusieurs autres pays. Les trophées obtenus sont : La Médaille de folklore au théâtre des Nations-Unies en 1963, la médaille d’or au premier festival d’arts nègres de Dakar en 1966, la Médaille d’or au premier festival des arts panafricains à Alger en 1968, la médaille d’or de la mélodie de Johannesburg en 1995. Le défi de l’authenticité à l’ère du numérique Malgré son parcours remarquable, l’Ensemble instrumental du Mali fait face à de nombreux défis. L’évolution des habitudes culturelles et l’essor des musiques urbaines, comme le rap, l’afrobeat, etc., modifient progressivement les préférences d’une partie de la jeunesse. Les plateformes numériques et les réseaux sociaux favorisent une consommation rapide de contenus musicaux, laissant parfois moins de place aux répertoires traditionnels. Dans ce contexte, l’Ensemble doit relever le défi de préserver l’authenticité de son art tout en développant de nouvelles approches capables de séduire un public plus jeune. Difficultés Les difficultés financières constituent également un frein au développement de l’institution. Les moyens limités compliquent l’organisation de spectacles, le renouvellement des instruments et l’entretien des équipements. À cela s’ajoute le départ à la retraite de nombreux artistes expérimentés, toute chose qui soulève la question de la relève. La formation de jeunes musiciens maîtrisant les instruments traditionnels demeure encore insuffisante, alors que la transmission constitue la principale garantie de la pérennité de cet héritage. Le défi du numérique Face à ces défis, le numérique apparaît comme une opportunité. La numérisation des archives, la diffusion de concerts sur les plateformes spécialisées et une présence plus active sur les réseaux sociaux permettraient de mieux faire connaître les œuvres de l’Ensemble auprès du public national et international. Ces outils offrent également la possibilité de toucher les jeunes générations et la diaspora malienne, tout en assurant une meilleure conservation des enregistrements et des documents historiques. Selon le chef du département artistique du Palais de la culture, Cheick Tidiane Baby, l’avenir de l’Ensemble instrumental du Mali dépend avant tout d’un engagement collectif. Le renforcement du soutien des pouvoirs publics, le développement de partenariats avec les institutions culturelles, les écoles de arts et les organisations internationales, ainsi qu’une stratégie de communication adaptée aux nouveaux usages sont indispensables pour assurer son rayonnement. En conciliant fidélité aux traditions, innovation artistique et ouverture au numérique, cette institution continuera de jouer un rôle essentiel dans la sauvegarde du patrimoine musical malien et dans la promotion de l’identité culturelle du Mali à travers le monde, a affirmé l’administrateur culturel. L’Ensemble instrumental demeure une véritable école qui a façonné plusieurs générations de toutes les régions de notre pays. MLHD/KM (AMAP)
