Sécurité/Mali : trois suspects interpellés après l’enlèvement de deux enfants à Kalaban-Coura, les mineurs retrouvés sains et saufs

Bamako, 2 août (AMAP)– Le Commissariat de Police de Kalaban-Coura a interpellé trois personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’enlèvement de deux enfants disparus à Kalaban-Coura. Les deux mineurs ont été retrouvés sains et saufs, a appris l’AMAP de sources proches de la Direction générale de la Police nationale. L’opération, menée le jeudi 30 juillet 2026 en collaboration avec le Commissariat du 5e Arrondissement, fait suite à une plainte déposée la veille pour la disparition d’un garçon de cinq ans et d’une fillette de deux ans. Les investigations ont permis de localiser les enfants et d’interpeller la principale suspecte, F.D., 18 ans, ainsi que sa mère, A.S., 42 ans, et le fiancé de cette dernière, Y.O., 30 ans, tous domiciliés à Lafiabougou. Selon les enquêteurs, la principale suspecte était déjà connue des services de police. Elle avait été interpellée le 6 mars 2026 par le Commissariat de Sébénikoro dans une autre affaire d’enlèvement d’enfant. Les deux mineurs ont été remis à leurs familles. La procédure a été transmise aux autorités judiciaires compétentes et l’enquête se poursuit. Le Commissaire principal, Samba Diarra a salué le travail des enquêteurs et appelé la population à signaler tout comportement suspect au numéro vert 101. KD/CMT (AMAP)
Aigles Dames : la CAN terminée pour Fatou Dembélé

Maroc, 2 août (AMAP)– Une mauvaise nouvelle frappe la sélection nationale féminine à quelques heures de son deuxième match de la CAN féminine 2026 contre le Cap-Vert. Blessée au genou lors du match amical perdu face à la Côte d’Ivoire (0-1), Fatou Dembélé est contrainte de déclarer forfait pour le reste de la compétition. La joueuse de Tenerife (Espagne) avait subi plusieurs examens médicaux dans l’espoir de réintégrer le groupe. Les résultats ont toutefois confirmé son indisponibilité pour la 14ᵉ édition de la CAN féminine. «Malheureusement, j’ai tout donné pour pouvoir revenir en sélection en suivant les recommandations du staff médical. Mais ce qui devait arriver arriva. Ma présence dans le groupe n’apportera plus rien à l’équipe. C’est pourquoi je rentre au Mali pour poursuivre ma rééducation avant de rejoindre Tenerife pour la saison 2026-2027», a déclaré Fatou Dembélé. DB/CMT (AMAP)
Grand Magal de Touba : une ferveur religieuse qui dépasse les frontières du Sénégal

Bamako, 2 août (AMAP) Cette célébration commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride, envoyé au Gabon en 1895 par l’administration coloniale française. Pour les fidèles, cet exil est devenu un symbole de foi, de patience, de résilience et de confiance en Dieu. Chaque année, le 18 Safar du calendrier musulman, le Sénégal vit au rythme du Grand Magal de Touba, l’un des plus grands rassemblements religieux d’Afrique. Le mot « Magal », en wolof, signifie rendre hommage, célébrer ou magnifier. Bien plus qu’une simple fête, c’est un moment de recueillement, de prières, de solidarité et de partage; Le mot Touba vient de l’arabe (ṭūbā), qui signifie « félicité ». À l’approche du Magal, des millions de pèlerins venus des différentes régions du Sénégal, mais aussi du Mali, de la Gambie…de nombreux autres pays convergent vers Touba, la ville sainte du mouridisme, située dans la région de Diourbel. Pendant cette période, Dakar et plusieurs grandes villes du Sénégal se vident presque de leurs habitants, tant l’affluence vers Touba est importante. À Touba, les familles, les dahiras et les habitants ouvrent largement leurs portes aux visiteurs. Les repas sont préparés en très grande quantité et distribués gratuitement aux pèlerins tout au long de la journée. L’hospitalité et le partage font partie des valeurs essentielles du Magal. Au Mali aussi, nombreux sont ceux qui prennent la route de Touba pour vivre cette expérience spirituelle. Aminata Koné Malienne actuellement à Touba participe déjà au Magal comme chaque année. « À Touba, on ressent une paix intérieure et une solidarité qui marquent profondément les fidèles. » pour elle ce voyage est avant tout un acte de foi. Pour prier pour sa famille, pour le Mali et pour que Dieu exauce nos vœux. A-t-il déclaré . À Touba, les familles, les dahiras et les habitants ouvrent largement leurs portes aux visiteurs. Les repas sont préparés en très grande quantité et distribués gratuitement aux pèlerins tout au long de la journée. L’hospitalité et le partage font partie des valeurs essentielles du Magal. Parmi les traditions culinaires, le Café Touba, parfumé au poivre de Guinée (djar), est largement servi aux fidèles. De nombreux plats sénégalais sont également préparés et offerts, notamment le thiéboudiène, le ceebu yapp, le Caldou le yassa , ou encore le Thiéré, dans un esprit de générosité et de fraternité. Mouhamed Khalifa Niass commerçant au marché de Dakar , affirme qui ne manque presque jamais le Magal. « C’est le moment où nous rendons hommage à Cheikh Ahmadou Bamba et où nous nous retrouvons en famille et entre fidèles. » « À Touba, chacun vient avec l’envie de servir les autres. C’est cette solidarité qui fait la force du Magal. »dit-il Même ceux qui ne peuvent pas effectuer le déplacement à Touba participent à leur manière. À Dakar et dans d’autres localités, des familles préparent des repas, distribuent gratuitement du Café Touba, de l’eau et de la nourriture aux voisins, aux passants et aux fidèles, afin de vivre l’esprit du Magal. Le Grand Magal est aujourd’hui bien plus qu’un pèlerinage : il est l’expression de la foi, de la solidarité et de l’héritage spirituel de Cheikh Ahmadou Bamba, tout en renforçant les liens entre les peuples d’Afrique de l’Ouest, notamment entre le Sénégal et le Mali. AS/KM (AMAP)
Bougouni : Organisation de la 2ème édition du Forum Régional de la Jeunesse

Bougouni, 1er Août (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 2ème édition du Forum régional de la Jeunesse a été présidée jeudi à Bougouni, par m𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐞j𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 s𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬, chargé de l’instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a constaté l’AMAP. C’était en présence du chef de l’exécutif régional, le Général de brigade Ousmane Wélé, des autorités administratives et politiques, des forces vives de la région et des forces de défense et de sécurité. Le thème retenu est :« 𝗝𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀𝘀𝗲, 𝗿é𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲𝘀 𝗺𝗶𝗻𝗶è𝗿𝗲𝘀, 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗻𝘂 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹 𝗲𝘁 𝘀é𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁é : 𝗾𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗹𝗲𝘃𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘂𝗻 𝗱é𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗶𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗳 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗿é𝗴𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗕𝗼𝘂𝗴𝗼𝘂𝗻𝗶 ? » Il s’agit là ainsi de placer la jeunesse au cœur des politiques publiques, à promouvoir une exploitation responsable des ressources naturelles et à faire des reformes minières un véritable levier de développement territorial. Après ses mots de bienvenue, le maire de la commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré a félicité le conseil régional de la jeunesse de Bougouni pour avoir gagné ce pari d’une jeunesse de Bougouni réunie autour de l’essentiel à savoir l’émergence économique de la région de Bougouni. Le président du conseil national de la jeunesse du Mali Sory Ibraim Cissé, et les autres intervenants inscrits à l’agenda de la cérémonie de ce deuxième forum régional de la jeunesse de Bougouni de saluer cette dynamique. Pour le président du conseil régional de la jeunesse de Bougouni, ce forum se veut donc un espace de dialogue, d’apprentissage, de concertation et de propositions. Il permettra aux jeunes d’échanger directement avec les autorités publiques, les sociétés minières, les services techniques, les partenaires et les acteurs de la sécurité afin de bâtir ensemble une vision commune du développement durable de Bougouni. Le gouverneur de la région de Bougouni, le Général de brigade Ousmane Wélé a rappelé dans son discours face aux jeunes que ce deuxième forum constitue une occasion privilégiée pour réfléchir ensemble aux mécanismes permettant d’améliorer l’accès des jeunes aux emplois miniers, de renforcer leur employabilité, de promouvoir l’entreprenariat local et de développer des partenariats solides entre les entreprises minières, les institutions de formation et les organisations de jeunesse. Dans son discours d’ouverture de ce forum juvénile de la région de Bougouni, m𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 j𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 s𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬, c𝐡𝐚𝐫𝐠é 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 c𝐢𝐯𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 c𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 c𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞 monsieur 𝐀𝐛𝐝𝐨𝐮𝐥 𝐊𝐚𝐬𝐬𝐢𝐦 𝐅omba a réitéré la volonté de l’État de rester à l’écoute des propositions concrètes issues de ce cadre de réflexion car rappelle-t-il, le développement ne se décrète pas, il se construit par le talent, l’engagement et que les jeunes en sont à la fois les principales forces et les premiers bénéficiaires. Pour le ministre l𝐞𝐬 𝐫é𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢è𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐧𝐮 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥 sont considérés comme un pilier majeur de l’économie locale. Pour se faire le secteur minier doit impérativement faire bénéficier ses richesses en premier lieu aux populations et à la jeunesse à travers des opportunités d’emplois décents, de formation et d’entrepreneuriat. La sécurité et la stabilité : Préalable indispensable à tout essor socio-économique, la sécurité est présentée comme l’affaire de tous. Il demeure convaincu que les propositions qui sortiront de cette rencontre continueront efficacement à faire de Bougouni une région modèle en matière de gouvernance des ressources naturelles, de promotion du contenu local et d’insertion professionnelle des jeunes. Le m𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 j𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 s𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬, c𝐡𝐚𝐫𝐠é 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 c𝐢𝐯𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 c𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 c𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞 monsieur 𝐀𝐛𝐝𝐨𝐮𝐥 𝐊𝐚𝐬𝐬𝐢𝐦 𝐅omba et le Gouverneur le général de brigade Ousmane Wélé ont au sortir de la cérémonie d’ouverture procédé à la plantation d’arbres quelques jours après le lancement de la campagne nationale de reboisement. Etalé sur deux jours, les travaux de ce forum se sont poursuivis le vendredi 31 juillet 2026 sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Dramane Diakité en présence des membres du cabinet du gouverneur. A l’issue des travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, l’application effectivement les dispositions relatives au contenu local dans tous les projets miniers de la région de Bougouni, l’implication des représentants du Conseil Régional de la Jeunesse et des Conseils Communaux de la Jeunesse dans les comités de suivi des recrutements des sociétés minières afin de garantir la transparence, l’équité et la priorité accordée aux compétences locales ; la création des Comités de veille du contenu local, composés des représentants du conseil régional de la Jeunesse et des conseils communaux de la jeunesse, des collectivités territoriales, des services techniques compétents et des sociétés minières, chargés de suivre l’application effective des engagements liés au contenu local. Il a été aussi recommandé de mettre en place un cadre permanent de dialogue entre le conseil régional de la jeunesse, les conseils communaux de la jeunesse, les sociétés minières, les collectivités territoriales et les services techniques, afin de prévenir les conflits, promouvoir la concertation et renforcer la confiance entre les parties prenantes de renforcer la formation et le développement des compétences des jeunes dans les métiers des mines, de la sous-traitance et des services associés et de faciliter l’accès des jeunes entrepreneurs aux marchés de sous-traitance et aux opportunités économiques créées par les sociétés minières. Enfin, le président du conseil régional de la jeunesse, Karim Diakité a ensuite procédé à la remise de la déclaration de la jeunesse au directeur de cabinet du gouverneur, mettant ainsi fin aux travaux de ce deuxième forum régional de la jeunesse à Bougouni. BHT/KM (AMAP)
San : Kimparana remporte la 2ᵉ édition de la Coupe Général d’Armée Assimi Goïta

San, 2 août (AMAP) La 2ᵉ édition de la Coupe du Général d’Armée Assimi GOÏTA a connu son épilogue le samedi 1ᵉʳ août 2026 au stade Marcel Dakouo de Sa.- Parana a constaté l’AMAP. En finale, KAVA de Kimparana a battu Civil de San aux tirs au but (5-4), après un match nul (1-1) au terme du temps réglementaire. Placée sous le haut parrainage du Gouverneur de la région de San, le Colonel-Major Ousmane Sangaré, , la compétition était parrainée par Mamadou Traoré, dit « Dadou ». Le Gouverneur était représenté à la cérémonie de clôture par son Conseiller aux Affaires économiques et financières, Seydou Bagayoko. L’équipe championne de Kimparana a reçu une enveloppe d’un million de FCFA, tandis que « Civil San », finaliste, a bénéficié de 500 000 FCFA. Toutes les équipes participantes ont également reçu un jeu de maillots et un ballon de football. Cette compétition s’impose désormais comme un cadre de promotion du football, de cohésion sociale et de valorisation des jeunes talents dans la région de San. NC/KM (AMAP)
Actualité : le gouvernement Indien approuve un programme de 8,8 milliards de dollars pour l’exploration offshore

Bamako, 2 août (AMAP) Le gouvernement indien a approuvé vendredi un programme national d’exploration offshore d’un montant de 840,84 milliards de roupies (8,8 milliards de dollars), destiné à renforcer la sécurité énergétique du pays et à accélérer l’exploration des ressources nationales en hydrocarbures. La décision a été prise lors d’une réunion du Cabinet présidée par le Premier ministre Narendra Modi. Baptisé « Samudra Manthan », le programme sera mis en œuvre jusqu’à l’exercice budgétaire 2030-2031. Selon un communiqué officiel, ce dispositif couvre l’ensemble de la chaîne de valeur de l’exploration offshore. Il prévoit notamment l’acquisition, le traitement et l’interprétation à grande échelle de données sismiques de haute qualité, l’accélération des forages exploratoires en eaux profondes et ultra-profondes, ainsi que la création d’une zone intégrée dédiée à la fabrication et aux services dans les secteurs du pétrole et du gaz. Le gouvernement a qualifié cette initiative de « mesure historique visant à renforcer la sécurité énergétique de l’Inde et à accélérer l’exploration nationale ». Il a également indiqué que le programme constitue « une initiative nationale transformatrice qui permettra d’exploiter les ressources énergétiques offshore du pays, de renforcer la sécurité énergétique à long terme, d’approfondir les capacités technologiques et de créer une valeur durable pour l’économie et les générations futures ». Lors de la même réunion, le Cabinet a également approuvé un programme de développement de projets solaires photovoltaïques flottants associés à des systèmes de stockage d’énergie, doté d’une enveloppe totale de 530 millions de dollars. OS/KM(AMAP)
Semaine du numérique : Le PM appelle à bâtir un écosystème numérique souverain au Mali

Bamako, 1er août (AMAP) Le Premier ministre malien, le Général Abdoulaye Maïga, a appelé à la construction d’un écosystème numérique « performant, inclusif, innovant et sécurisé », capable d’accélérer le développement du pays tout en garantissant sa souveraineté technologique, à l’ouverture de la 4ᵉ édition de la Semaine du numérique. Organisée du 28 juillet au 1er août 2026 au Centre international de Conférences de Bamako, cette rencontre avait pour thème : « L’écosystème du numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie ». Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement a salué la participation des délégations du Burkina Faso et du Niger, estimant que leur présence illustre « la volonté commune de construire, au sein de la Confédération des États du Sahel, un espace numérique intégré, résilient et souverain ». Selon le Général Abdoulaye Maïga, le numérique représente désormais un enjeu stratégique pour les États. « Le numérique n’est plus un simple secteur d’activité. Il constitue désormais le socle de la souveraineté, de la compétitivité économique, de la modernisation de l’administration, de la sécurité, de l’éducation, de la santé, de la finance, de la culture et de l’inclusion sociale », a-t-il déclaré. Le Premier ministre a indiqué que le Mali ambitionne de développer un écosystème numérique capable de répondre aux défis actuels, en s’appuyant sur la vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et sur la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD) 2024-2033. Il a rappelé que l’Axe stratégique 3 de la SNEDD fait de la révolution numérique un objectif spécifique, soutenu par la Politique nationale de Développement de l’Économie numérique, dont l’actualisation pour la période 2026-2030 doit permettre de disposer d’un cadre de référence cohérent et harmonisé. La jeunesse au cœur de la transformation numérique Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de faire de la jeunesse malienne un acteur majeur de cette transformation. « Notre jeunesse ne doit plus être une simple consommatrice de technologies : elle a vocation à en devenir la créatrice, l’innovatrice et l’exportatrice », a-t-il affirmé. À cet effet, il a annoncé la poursuite des investissements dans la formation, les compétences numériques, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat technologique. Il a également cité plusieurs initiatives destinées à renforcer l’écosystème numérique national, notamment la convention avec l’association Kabakoo, dont la première cohorte doit permettre de former 15 000 jeunes Maliens aux métiers du numérique. Le lancement du Salon africain du Gaming et de l’E-Sport (SAGE 2026), ainsi que les activités du Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique, ont également été présentés comme des opportunités pour développer une économie numérique créative et valoriser les compétences nationales. Vers un espace numérique sahélien intégré Abordant la coopération régionale, le Premier ministre a souligné l’engagement du Mali à poursuivre, avec le Burkina Faso et le Niger, la construction d’un espace numérique sahélien intégré. Cet espace, a-t-il expliqué, devra être fondé sur « l’interconnexion des infrastructures, la mutualisation des compétences et la cybersécurité » afin de devenir « un pôle d’innovation, de recherche et de souveraineté numérique ». Il a estimé que les trois pays ont « la responsabilité historique de jeter les bases d’un Sahel plus compétitif et maître de son destin ». Des défis encore importants Le Général Abdoulaye Maïga a toutefois relevé plusieurs défis liés au financement durable de l’écosystème numérique, à la gouvernance de l’intelligence artificielle, à la cybersécurité des infrastructures critiques et à l’architecture institutionnelle du secteur. Il a assuré que le Gouvernement poursuit ses efforts pour moderniser l’action publique à travers le développement des infrastructures, le renforcement de la cybersécurité, le déploiement de l’identité numérique et la promotion des paiements électroniques. La transformation digitale, a-t-il souligné, « ne constitue pas uniquement un projet technologique : elle est avant tout un projet de société », nécessitant l’implication de l’État, des collectivités territoriales, du secteur privé, des universités, des innovateurs et de la diaspora. Contexte La 4ᵉ édition de la Semaine du numérique s’est tenue autour des enjeux liés aux infrastructures numériques, à la gouvernance du secteur, à la cybersécurité, à l’intelligence artificielle et au développement des compétences. Les travaux ont abouti à plusieurs recommandations visant à renforcer l’écosystème numérique malien. À l’issue de la rencontre, le Premier ministre a instruit le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration de veiller à la mise en œuvre effective des recommandations issues des travaux. OS/KM(AMAP)
4ème édition de la Semaine du numérique : Plusieurs recommandations pour renforcer la souveraineté numérique du Mali

Bamako, 1er août (AMAP) La 4ᵉ édition de la Semaine du numérique a formulé une série de recommandations visant à renforcer les infrastructures numériques, améliorer la gouvernance du secteur et consolider la cybersécurité ainsi que la gouvernance de l’intelligence artificielle au Mali a constaté l’AMAP. Tenue du 28 juillet au 1er août 2026 au Centre international de Conférences de Bamako, cette rencontre avait pour thème central : « L’écosystème numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie ». Les travaux ont porté sur trois axes majeurs : les infrastructures numériques et la connectivité, la gouvernance et le financement durable du numérique, ainsi que la cybersécurité, la confiance numérique et la gouvernance de l’intelligence artificielle. Au titre des infrastructures numériques et de la connectivité, les participants ont recommandé l’élaboration d’une stratégie nationale de déploiement de la fibre optique intégrant les niveaux terrestre, aérien et fluvial. Ils ont également préconisé la poursuite du déploiement d’une dorsale nationale en fibre optique redondante et sécurisée pour relier l’ensemble des régions. Les recommandations portent aussi sur la mise en place d’une stratégie nationale de sécurisation, de stockage, de transport et d’exploitation des données, accompagnée d’une loi relative à la gestion des données. Les participants ont proposé l’actualisation de la stratégie nationale d’accès universel, assortie d’une cartographie des zones blanches. Ils ont également recommandé l’élaboration d’une loi consacrant la Société malienne de Transmission et de Diffusion (SMTD-SA) comme opérateur national unique d’infrastructures de transport, de transmission, de stockage et de diffusion. Dans le domaine de la confiance numérique, les participants ont appelé au déploiement effectif de la PKI nationale et des premiers services publics fondés sur la signature électronique. Ils ont insisté sur la nécessité d’une stratégie de formation dans les métiers du numérique, notamment en cybersécurité, intelligence artificielle, data science et génie logiciel. « Mettre en place un programme national de sensibilisation et de formation à la confiance numérique, destiné aux administrations, entreprises, professionnels du droit, établissements financiers et citoyens, afin de favoriser l’appropriation de la signature électronique et de renforcer la confiance dans les services numériques », figure parmi les recommandations formulées. Gouvernance et financement du numérique Sur le volet de la gouvernance, de l’architecture institutionnelle et du financement durable du numérique, les participants ont recommandé la mise en place du Conseil national du Numérique afin d’éclairer les pouvoirs publics sur les enjeux du numérique et de la transformation digitale. Ils ont également proposé l’instauration d’un cadre permanent de concertation entre les structures du numérique pour une meilleure organisation institutionnelle, ainsi que la création d’un fonds dédié au numérique destiné au financement des initiatives locales. Cybersécurité et intelligence artificielle Concernant la cybersécurité, la confiance numérique et la gouvernance de l’intelligence artificielle, les recommandations préconisent le renforcement des capacités des jeunes et des décideurs à travers des programmes de formation adaptés. Les participants ont également appelé à l’élaboration d’une stratégie nationale de l’intelligence artificielle et à l’établissement d’un protocole d’accord entre les États membres de la Confédération des États du Sahel (AES) afin d’harmoniser les bonnes pratiques et la gestion de l’intelligence artificielle. Ils ont enfin recommandé l’élaboration et la mise en œuvre d’une loi sur les startups pour soutenir et financer les innovations. La 4ᵉ édition de la Semaine du numérique s’inscrit dans les réflexions sur le développement de l’écosystème numérique malien et les conditions nécessaires à une transformation digitale. Les échanges ont réuni des acteurs autour des défis liés aux infrastructures, à l’organisation institutionnelle, au financement, à la sécurité numérique et aux nouvelles technologies. OS/KM (AMAP)
SN : Le fondateur de DOREMI Mali, Adama Dembélé veut révolutionner l’industrie musicale grâce au numérique

Bamako, 1er août (AMAP) Ingénieur agronome de formation et développeur par passion, Adama Dembélé est le fondateur de DOREMI Mali, une plateforme numérique 100 % malienne dédiée à la promotion de la musique et des contenus audiovisuels. À travers cette start-up, le jeune entrepreneur ambitionne de lutter contre le piratage et de permettre aux artistes maliens de mieux valoriser leurs œuvres. La plateforme propose aux utilisateurs d’écouter de la musique, de regarder des clips et de suivre l’actualité des concerts. Elle offre également aux artistes un espace leur permettant de publier leurs créations, de suivre leurs performances et de générer des revenus grâce aux écoutes. « Ce n’est pas seulement un rêve ou une idée. L’application existe déjà. Je l’ai développée de A à Z », explique Adama Dembélé, qui présente DOREMI Mali comme une solution adaptée aux réalités du marché musical malien. Selon lui, le principal problème auquel répond la start-up est celui du piratage. « Au Mali, beaucoup d’artistes voient leurs musiques circuler sans pouvoir réellement en tirer des revenus. Notre objectif est de protéger notre patrimoine culturel et de permettre aux artistes de gagner de l’argent grâce à leurs créations », souligne-t-il. La plateforme repose sur un modèle économique combinant des accès gratuits avec publicité et des abonnements premium. Les artistes peuvent également y vendre leurs morceaux, leurs tickets de concert ou encore proposer d’autres contenus comme des films et des séries. Un parcours entre agriculture et technologie Le parcours d’Adama Dembélé illustre la possibilité de se reconvertir grâce au numérique. Ingénieur agronome, il découvre progressivement le développement informatique en autodidacte avant de renforcer ses compétences grâce à des formations proposées par Orange Digital Center Mali. « Moi-même, je suis ingénieur agronome de formation, mais grâce au numérique, j’ai appris à développer des applications mobiles et web », raconte-t-il. Sa passion pour la technologie remonte à son enfance. Curieux de comprendre le fonctionnement des appareils électroniques, il commence à apprendre la programmation à travers des ressources disponibles en ligne, notamment des tutoriels. Cette curiosité le conduit ensuite à développer ses premières solutions numériques. Le numérique, un levier d’opportunités pour les jeunes Pour le fondateur de DOREMI Mali, l’écosystème numérique malien connaît une évolution importante. « Avant, nous n’avions pas forcément les compétences pour créer de belles interfaces ou développer des applications modernes. Aujourd’hui, les jeunes arrivent à créer des solutions innovantes », estime-t-il. Il considère le numérique comme un secteur capable de générer de nombreux emplois pour la jeunesse malienne. Il cite son propre parcours professionnel, marqué par une expérience au sein d’une entreprise où il a participé au développement d’une application de connexion à distance. Adama Dembélé voit également un fort potentiel dans l’intelligence artificielle. Il affirme avoir travaillé avec une jeune développeuse sur une solution de détection des maladies oculaires grâce à cette technologie. Le défi du financement et de la visibilité Malgré l’existence de la plateforme, le jeune entrepreneur reconnaît que DOREMI Mali fait face à plusieurs défis, notamment l’accès au financement et le manque de visibilité. « L’application est prête, mais nous avons besoin de moyens pour faire du marketing digital et mieux faire connaître la solution », indique-t-il. La participation à des événements comme la Semaine du numérique au Mali représente, selon lui, une opportunité de rencontrer des partenaires et de présenter son innovation. Une ambition tournée vers l’agriculture Au-delà de la musique, Adama Dembélé nourrit une ambition plus large : développer des solutions numériques utiles au développement du Mali, particulièrement dans le domaine agricole. Avec un autre projet en préparation, il souhaite proposer une plateforme permettant aux agriculteurs d’accéder à des machines agricoles à distance et de bénéficier de conseils d’experts. « Mon objectif est de créer des solutions innovantes qui peuvent aider mon pays. Je sais que cela prendra du temps, mais je ne vais pas abandonner », affirme-t-il. À travers DOREMI Mali, Adama Dembélé entend démontrer que les jeunes entrepreneurs maliens peuvent concevoir localement des solutions numériques capables de répondre aux défis du pays. OS/KM (AMAP)
Bandiagara : Remise officielle des premières plaques et cartes grises des engins à deux et trois roues

Bandiagara, 1er août (AMAP) Le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur, Issiaka Cissé, a présidé, le 29 juillet 2026, la cérémonie de remise officielle des premières plaques et cartes grises dans le cadre de l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues, a constaté l’AMAP. Cet événement s’est déroulé à la direction régionale des transports de Bandiagara, en présence des autorités administratives et des représentants des Forces de défense et de sécurité. Lancée le 15 juin 2026, selon l’instruction interministérielle n°2026-0001/MTI-MEF-MATD-MSPC- SG du 12 juin relative à l’opération spéciale d’immatriculation des tricycles, des motocyclettes et des vélomoteurs ainsi qu’aux formalités y afférentes , cette initiative représente bien plus qu’une simple formalité administrative. Elle incarne un engagement collectif en faveur de la sécurité routière, de la traçabilité des engins et de la modernisation des services publics. Le Directeur Régional des Transports de Bandiagara, Issa Sidibé, a fait le bilan des activités menées depuis le début de l’opération. En un mois et 14 jours, la direction régionale a traité 88 dossiers d’immatriculation. Parmi ceux – ci, 88 Procès-Verbaux de Réception ont été établis, 88 ont été transmis à la douane, et 75 Certificats de Mise à la Consommation CMC ont été validés par la Direction régionale des douanes de Mopti. Au total, 58 engins ont été immatriculés, tandis que 7 plaques rouges (2 mototaxis et 5 tricycles) n’ont pas encore été immatriculées. Le Directeur Régional des Transports a attribué ce succès à l’effort collectif des équipes qui ont su simplifier et sécuriser les procédures, garantissant ainsi un service de qualité, rapide et fiable pour la population. Il a également salué le travail remarquable de tous les agents de l’administration, à différents niveaux, ainsi que des services techniques, qui ont œuvré sans relâche pour la production de ces documents essentiels. Dans son intervention, M. Issiaka Cissé a encouragé les usagers à faire preuve de citoyenneté en immatriculant leurs engins. « Cette immatriculation est une étape cruciale qui contribue à renforcer la sécurité sur nos routes. Chaque usager a un rôle à jouer dans la préservation de la sécurité routière », a-t-il affirmé. Il a invité tous les conducteurs à respecter le code de la route, soulignant que la sécurité routière est l’affaire de tous. En conclusion, M. Cissé, au nom du Gouverneur, a exprimé sa gratitude envers tous les acteurs impliqués dans ce processus et a appelé à une mobilisation continue pour assurer le succès de cette opération indispensable à la sécurité des usagers et à la modernisation des services publics dans la région de Bandiagara. OG/KM (AMAP)
