Opération Dougoukoloko : les FAMa frappent deux bases abritant des groupes terroristes à Diarafabé et à Ménaka

Bamako, 18 octobre  (AMAP)  Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont mené avec succès, le samedi 17 octobre 2026, des frappes contre deux bases abritant des éléments terroristes et du matériel de guerre et de logistique, dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, a annoncé l’État-Major Général des Armées. Selon le communiqué, l’exploitation de renseignements précis a permis de localiser une importante base à environ 40 km au nord-est de la ville de Diafarabé. Après confirmation des renseignements et appréciation de la situation, le site a été ciblé et frappé avec succès. Dans le même temps, une autre base, située à 100 km au nord-ouest de Ménaka, abritant de nombreux éléments terroristes ainsi que du matériel de guerre et de logistique, a également été localisée. Après une phase d’observation et d’analyse, la position a été traitée avec efficacité, précise la même source. L’État-Major Général des Armées indique que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’évaluer avec précision les effets des actions menées, d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. Il réaffirme la détermination des FAMa à poursuivre, avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations visant à assurer la sécurisation de l’ensemble du territoire national, tout en appelant les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. MMD/KM (AMAP)

Sport : Ia biennale sportive se tiendra désormais du 7 au 16 août de façon tournante

Bamako, 18 octobre (AMAP) Le Gouvernement du Mali, lors de son Conseil des ministres du vendredi dernier a décidé que la Biennale sportive se tiendra désormais du 7 au 16 août de façon tournante dans l’une des Régions ou dans le District de Bamako, selon le Communiqué du Conseil. L’objectif est de promouvoir les valeurs de citoyenneté, de vivre-ensemble, de paix et d’unité nationale à travers le sport. Cette décision a été prise suite au rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. L’initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir le sport, la jeunesse, les arts et la culture comme c’était le cas depuis l’accession du Mali à l’indépendance. Cela, au regard du rôle essentiel que jouent ces secteurs dans le développement social, économique et culturel du pays, ainsi que dans le renforcement et la préservation de l’identité culturelle nationale. Selon le gouvernement, l’institution de la Biennale sportive s’inscrit dans la dynamique de refondation de l’Etat et du renforcement de la cohésion sociale. Une décision qui se justifie par son rôle historique de pépinière de talents et de vivier du sport malien. MD/KM (AMAP)

Mopti : Les femmes, actrices majeures de la Filière poisson dans le delta du Niger

Mopti, 18 octobre (AMAP) Au Mali, la pêche constitue un sous secteur clé de l’économie nationale avec une contribution au PIB estimée à 4,2% selon les statistiques. Zone de production halieutique par excellence, la région de Mopti joue un rôle de 1er plan pour répondre aux enjeux socio-économiques, de sécurité alimentaire, d’emploi et de production des poissons à haute valeur ajoutée. Dans cet important secteur levier de croissance économique, les femmes sont des actrices incontournables dans le delta du Niger (Mopti). Elles interviennent dans tous les maillons de la chaîne de la capture jusque dans l’assiette du consommateur en passant par la transformation et la commercialisation. Pour mettre en lumière le rôle crucial et le travail de ces femmes battantes, nous avons approché, Salimata Bagayoko, responsable de la société coopérative « Lahidou » des femmes transformatrices et mareyeuses de la Digue de Mopti. Née en 1973 à Mopti, Mme Salimata Bagayoko est une néo alphabète qui a très tôt embrassé, à côté de sa mère le travail de mareyeur. Marié, mère de 6 enfants dont 3 filles, Salimata avec un parcours exceptionnel dans le secteur de la pêche est promotrice de la société coopérative « Lahidou » qui fait la défense des intérêts des transformatrices de poisson son credo. Au-delà , selon elle les motivations de la création de cette organisation sont aussi la recherche de l’amélioration des conditions de travail et de vie des femmes dans la filière pêche à travers la mise en lumière du rôle et le travail de la femme peu connu et la recherche de solutions aux défis du secteur. Parlant du rôle des femmes dans la filière pêche, la sexagénaire souligne que l’essentiel des activités tournent autour d’elles. Certaines, selon Salimata  interviennent dans la production en finançant l’achat d’équipements de pêche(pirogues et filets) au profit des pêcheurs migrants dont elles bénéficient du monopole d’achat et de revendre de toutes leurs captures. Les activités de post-capture, transformation, conservation et commercialisation reposent essentiellement sur les femmes. Elles achètent le poisson frais avec les pêcheurs sur les berges ou dans les débarcadères pour le revendre sur les marchés locaux et vers les grands centres urbains (Bamako, Sikasso, Koutiala) et au-delà souvent des frontières notamment au Burkina-Faso. Le surplus ou les espèces spécifiques comme le silure et le tilapia sont en grande partie transformés par le fumage ou le séchage. Apport du secteur dans la création d’emploi et de richesse. Pour Salimata Bagayoko, les femmes transformatrices et mareyeuses de la filière pêche sont des piliers de la famille, de l’économie et de la sécurité alimentaire. Avec nos activités, nous intervenons dans les dépenses familiales (nourriture , l’éducation de nos enfants, la santé) et autres besoins. Autour de nos petites entreprises vivent beaucoup de personnes auxquelles nous donnons  du travail et de l’emploi entre autres, les jeunes saisonniers, les transporteurs terrestres et fluviaux, les producteurs de glace. En plus des quatre employés permanent dont trois femmes pour la trie et un jeune chargé de la collecte et le transport du poisson entre les points de débarquement des pirogues et de glace , Salimata reçoit chaque jour trois autres dames d’appui qui, en retour bénéficient de poisson pour leur sauce et la somme de 1000 F par jour et par personne. Dans ce travail comme bon nombre de mes camarades, nous tirons profit de nos activités. Ce qui nous permet d’honorer nos engagements vis-à-vis des pêcheurs, de nos employés  et faire face à nos charges familiales. Toutes choses qui permettent à Salimata de dire que le secteur nourrit son homme. Les difficultés rencontrées  Après avoir salué les efforts louables déployés par les pouvoirs publics et leurs partenaires pour structurer et accompagner les intervenants dans la filière à travers la réalisation d’infrastructures adaptées des défis demeurent à en croire Mme Bagayoko. Selon elle, les contraintes sont l’accès au crédit, l’insuffisance des équipements de conservation modernes (chaîne de froid/glace) et des structures de stockage adéquates. La baisse de la production halieutique, la crise énergétique, la hausse des coûts ou la raréfaction du bois de chauffe pour le fumage sont aussi des défis qui affectent l’environnement de la pêche a-t-elle ajouté. Au regard du rôle essentielle des produits de pêche dans la sécurité alimentaire, la création d’emploi et aussi la conservation de la biodiversité dans les zones de production comme la région de Mopti, la filière poisson doit être au cœur de toutes les politiques de développement avec une prise en compte optimale du rôle prépondérant des femmes dans le processus, a conclu Salimata Bagayoko. DC/KM (AMAP)  

Tenenkou : lancement de la campagne de dépistage gratuit des cancers du sein et du col de l’utérus

Tenenkou, 18 octobre (AMAP) Le centre de santé de référence de Tenenkou a abrité le samedi 17 Octobre 2026, la cérémonie de lancement officiel de la campagne locale de dépistage gratuit des cancers du sein et du col de l’utérus sous la présidence du deuxième adjoint au préfet,  le Commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a constaté l’AMAP. Le thème retenu pour cette année est l’accès à l’information, un levier incontournable contre les cancers du sein et du col de l’utérus. Le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine, Soumaïla Bocar Coulibaly a rappelé dans son intervention que le cancer du sein demeure aujourd’hui l’une des maladies qui touchent le plus de femmes dans le monde. Cependant grâce à l’information,  à la sensibilisation et au dépistage précoce, il est possible d’améliorer considérablement les chances de guérison et de sauver de nombreuses vies. Le coordinateur du projet MSF, Issaka Nouhou s’est rejoui de la tenue de cette campagne d’octobre rose à Tenenkou. Il a profité de l’occasion pour égrener les différentes réalisations de Médecins sans frontières à Tenenkou notamment la construction d’un bloc opératoire flambant neuf,  les travaux de la construction de la nouvelle maternité du Csref d’une capacité de 20 lit,s entre autres. Il a affirmé que l’ONG va poursuivre ses efforts en 2027 en lançant d’autres travaux de construction et le renforcement des capacités du personnel soignant. Pour le médecin chef du CSREF, Dr Amadou Coulibaly,  cette cérémonie de lancement est l’occasion de saluer l’ensemble du personnel soignant et les partenaires du district pour les efforts consentis. Il a rappelé que les cancers du sein et du col de l’utérus sont une réalité à Tenenkou et qu’il est nécessaire d’intensifier la sensibilisation. Le deuxième adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé a rappelé que le cancer du sein est un fléau qui touche des milliers de femmes dans notre pays.  Il a appelé à mutualiser les efforts afin de bouter ces maladies hors de nos frontières. Il a lancé un appel vibrant à la mobilisation afin d’intensifier la sensibilisation pour que le maximum de femmes puisse faire le dépistage avant de déclarer lancée officiellement à Tenenkou la campagne de dépistage gratuit des cancers du sein et du col de l’utérus. Un sketch basé sur les cancers du sein et du col de l’utérus a permis d’édifier davantage le nombreux public présent sur les symptômes,  la prise en charge et les moyens de prévention contre ces dites maladies. Une série de questions/ réponses sur les cancers du sein et du col de l’utérus a permis à de nombreux participants de rentrer à la maison avec beaucoup de cadeaux. A la fin de la cérémonie,  les officiels présents ont fait le tour de la salle de dépistage pour s’enquérir des conditions de travail de l’équipe du CSREF. Durant un mois, les femmes du cercle de Tenenkou pourront se rendre dans les 20 aires de santé du district pour le dépistage gratuit. Au programme de ce mois dédié à la campagne rose , la sensibilisation,  la clinique mobile et la vaccination HPV. Il faut enfin noter qu’une caravane de l’association ASSO Médecins sans frontières,  a sillonné les rues de Tenenkou pour informer et sensibiliser les populations sur l’importance du dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus. Ont pris part à cette cérémonie de lancement,  le chef de village de Tenenkou,  les représentants des services techniques,  des forces de défense et de sécurité,  des leaders communautaires,  des associations féminines et des organisations de la société civile. AS/KM (AMAP)

Mali : poussière au nord, orages isolés attendus dans plusieurs régions

Bamako, 18 octobre (AMAP)  Des poussières en suspension réduiront la visibilité dans plusieurs régions du Mali, tandis que des orages isolés, parfois accompagnés de pluies, sont attendus dans d’autres localités au cours de la journée, selon le bulletin météorologique de MALI-METEO publié dimanche. La visibilité sera réduite dans les régions de Gao, Ménaka, Kidal, Tombouctou, Bandiagara et Douentza. Des orages isolés, parfois accompagnés de pluies, sont prévus dans les régions de Bougouni, Sikasso, Koutiala, Dioïla, Koulikoro, Kita, Ségou et dans le sud de Kayes, ainsi que dans le district de Bamako et ses environs. Les températures devraient rester globalement stables sur l’ensemble du territoire, sans grand changement par rapport aux valeurs observées la veille. Contexte MALI-METEO, l’Agence nationale de la météorologie, publie régulièrement des bulletins destinés à informer les populations sur les conditions météorologiques et les phénomènes susceptibles d’affecter la visibilité et les activités quotidiennes. OS/KM(AMAP)

Deuil : Le Directeur régional du Travail de San, Karounga Bagaga est décédé jeudi, à l’âge de 49 ans

San,  17 octobre (AMAP) Le directeur régional du Travail de San, Karounga Bagaga est décédé le jeudi 15 octobre 2026, à l’âge de 49 ans à l’Hôpital Nianankoro Fomba, des suites d’une maladie, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. La même source précise que ses obsèques se sont déroulées ce samedi dans sa famille à Bamako. Diplômé de l’École nationale d’administration (ENA) de Bamako, Karounga Bagaga était un cadre compétent, reconnu pour sa maîtrise du droit du travail, son professionnalisme et son amour du travail bien fait. Son sens des responsabilités et sa bonne collaboration avec les populations de la région de San lui avait valu l’estime de ses collègues et de nombreux acteurs locaux. Sa disparition a profondément affecté le Gouverneur de la région de San, le Colonel-Major Ousmane Sangaré, la Maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, l’ensemble des directeurs régionaux, les services déconcentrés et les populations de la région. Les autorités de la région ont salué la mémoire de ce cadre dévoué à la tâche et ont présenté leurs condoléances à la famille de l’illustre disparu. Karounga Bagaga laisse derrière lui une veuve, cinq enfants et des amis inconsolables. Dors en paix, M. Le Directeur NC/KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du vendredi 16 octobre 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 16 octobre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES  Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Les Directions des Finances et du Matériel ont été créées par l’Ordonnance n°09-010/P-RM du 04 mars 2009 avec pour mission d’élaborer, au niveau d’un département ou d’un groupe de départements ministériels, les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles et de l’approvisionnement des services publics. Leur organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°09-137/P-RM du 27 mars 2009, modifié. A l’application, le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère en charge de la Réconciliation nationale, fixé par le Décret n°2014-0194/P-RM du 18 mars 2014, a révélé des insuffisances liées à l’évolution de l’environnement institutionnel et juridique. Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances et prévoit, pour les 5 prochaines années, l’effectif du personnel nécessaire à l’exécution de ses missions. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation des Statuts de la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali (SOREM-MALI S.A.). La Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali a été créée par l’Ordonnance n°2022-016/PT-RM du 08 septembre 2022 avec pour mission la recherche, l’exploitation, le traitement et la commercialisation des substances minérales, dans les limites des périmètres qui lui sont octroyés. Ses statuts ont été approuvés par le Décret n°2022-0723/PT-RM du 23 novembre 2022. L’évolution de l’environnement institutionnel et les exigences liées aux activités d’opérateur minier ont rendu nécessaire la relecture des statuts approuvés en 2022 pour renforcer la sécurité juridique de la Société, clarifier les compétences des organes sociaux et adapter les règles de gouvernance aux besoins de la Société. Le projet de décret, adopté, approuve les statuts refondus de la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant institution de la Biennale sportive en République du Mali. Depuis l’accession du Mali à l’indépendance, les Autorités ont toujours accordé une place de choix à la promotion du sport, de la jeunesse, des arts et de la culture, au regard du rôle essentiel que jouent ces secteurs dans le développement social, économique et culturel du pays, ainsi que dans le renforcement et la préservation de l’identité culturelle nationale. 3 L’institution de la Biennale sportive, qui s’inscrit dans la dynamique de refondation de l’Etat et du renforcement de la cohésion sociale, se justifie par son rôle historique de pépinière de talents et de vivier du sport malien. Le projet de décret, adopté, institue la Biennale sportive qui se tient du 7 au 16 août de façon tournante dans l’une des Régions ou dans le District de Bamako en vue de promouvoir les valeurs de citoyenneté, de vivre-ensemble, de paix et d’unité nationale à travers le sport. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES  Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a informé le Conseil des Ministres des nominations suivantes : – Président de la Cour suprême : Monsieur Bamassa SISSOKO, Magistrat. – Vice-président de la Cour suprême : Monsieur Samba Lamine KOITE, Magistrat. Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME  – Président de la Section judiciaire de la Cour suprême : Monsieur Bakoroba SINDIARRA, Magistrat. – Conseillers à la Section judiciaire de la Cour suprême : Monsieur Amadou Tidiane DIAKITE, Magistrat ; Monsieur Boubacar Sidiki SAMAKE, Magistrat ; Monsieur Andogoly GUINDO, Magistrat ; Monsieur Moussa Aly YATTARA, Magistrat ; Monsieur Santigui TRAORE, Magistrat ; Monsieur Sékou Dioro DICKO, Magistrat. – Premier Avocat général à la Cour suprême : Monsieur Dramane SOUMANO, Magistrat. – Avocats généraux à la Cour suprême : Monsieur Bamba Famoussa SISSOKO, Magistrat ; Monsieur Mohamed Maouloud NAJIM, Magistrat ; Monsieur Djibril KANE, Magistrat ; Madame Fatoumata Sékou DICKO, Magistrat ; Monsieur Famory KEITA, Magistrat ; Monsieur Kémaro KANAKOMO, Magistrat ; Monsieur Diakaridia Issa GOITA, Magistrat ; Monsieur Amadou Hamma BOCOUM, Magistrat. – Président de la Section administrative de la Cour suprême : Monsieur Broulaye TOGOLA, Magistrat. – Conseillers à la Section administrative de la Cour suprême : Monsieur Sory DIAKITE, Magistrat ; Monsieur Amadou KOITA, Magistrat ; Monsieur Madiou SANGHO, Magistrat ; Monsieur Tahirou SIDIBE, Magistrat ; Monsieur Issa CAMARA, Magistrat. – Premier Commissaire de la Loi à la Cour suprême : Monsieur Konimba KANE, Magistrat. – Commissaire de la Loi à la Cour suprême : Monsieur Sadou CISSE, Magistrat. – Président de la Section des Comptes de la Cour suprême : Monsieur Seydou MALLET, Magistrat. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS  Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’opérationnalisation des Universités en Région. La création des Universités de Sikasso, Gao, Tombouctou, Bandiagara et Kayes traduit la volonté des pouvoirs publics de mettre en place un système d’Enseignement et de Recherche adapté aux besoins locaux, régionaux et nationaux. L’Université de Sikasso est opérationnelle depuis l’année académique 2023-2024, à travers l’Institut universitaire pour le Développement rural qui offre 2 filières de formation à 325 étudiants. L’Université de Bandiagara procédera au lancement de l’appel à candidature en novembre

Sikasso : « Une femme autonome est mentalement à l’aise » dixit Mme Sanogo Fanta Diamouténé, agricultrice- Transformatrice

Sikasso, 17 octobre (AMAP) Mme Sanogo Fanta Diamouténé, agricultrice- Transformatrice, affectivement appelée « Farakala Fanta » ou encore « Fanta Nationale » par ses proches et collaborateurs, est une agricultrice-transformatrice à Farakala (situé à une quarantaine de kilomètre de la ville de Sikasso). Elle est la présidente des femmes rurales du cercle de Sikasso depuis 7 ans (2ème mandat). Sa passion pour le monde rural l’a poussé à démissionner de son poste de secrétaire dactylographe de la mairie de Farakala en 2000. Aujourd’hui, elle ambitionne non seulement d’enchaîner de grands projets au profit de l’ensemble des femmes rurales du cercle de Sikasso mais surtout d’avoir de bons partenaires afin d’atteindre les objectifs des femmes rurales. De teint légèrement clair, de taille un peu courte, la quinquagénaire garde encore sa vivacité de la jeunesse. En 2000, c’est suite à sa participation à une rencontre sous-régionale à Bobo-Dioulasso sur « donner la parole aux femmes rurales » qu’elle a apprécié le domaine. Dès lors, de retour de Bobo-Dioulasso, Mme Sanogo a abandonné le secrétariat au profit du domaine rural. Ainsi, elle a occupé plusieurs postes de responsabilité dans le secteur rural au niveau local et national. Des postes de responsabilité Entre 2001 et 2004, Fanta Diamouténé a été commissaire au compte du bureau national de l’union des femmes rurales de l’Afrique de l’ouest et du Tchad et trésorière de la même organisation pour le compte des femmes rurales de Sikasso. De 2004 à nos jours, elle est la présidente de l’association Noupaandjo (on le dira demain en langue senoufo) des femmes de Farakala ; de 2005 à nos jours, c’est-elle la présidente de l’union des femmes de la commune rurale de Farakala (UFCF). Depuis 2006, Fanta est la trésorière de la coopérative des producteurs et transformateurs des mangues dans la commune rurale de Farakala et également trésorière de la coopérative des producteurs du pois sucré de son village. De 2007 à nos jours, Mme Sanogo est la présidente de la coopérative d’assainissement des femmes de Farakala. Elle est également la présidente régionale de la commission féminine de l’Association des organisations professionnelles et paysannes (AOPP) depuis 2009. En 2009, Farakala Fanta a occupé le poste de secrétariat adjoint aux relations extérieures (niveau national) de l’AOPP. Elle a été élue présidente locale de l’Association professionnelle des femmes rurales du cercle de Sikasso (l’ASPROFR) en Octobre 2015. De nos jours, Mme Sanogo Fanta Diamouténé est la présidente de l’unité nouvelle vision agroalimentaire Farakala djiguissèmè (UNVAAF) depuis 4ans. De sept (7) membres au début, la coopérative compte aujourd’hui 53 membres. Selon la présidente, les femmes de sa coopérative font du maraîchage, du stockage et de la vente des céréales ainsi que la transformation agroalimentaire. Sur ce dernier plan, les femmes de la coopérative transforment, entre autres, l’arachide en pâte d’arachide, les fruits et légumes en jus, sirop, confiture ; le néré en soumbala, le zira en farine de croquette et croquette (simple), le gingembre en sirop et le bisap en sirop et instantané. Ces femmes transforment également les céréales en brisure, farine simple et farine granulée ; le fonio en fonio précuit, « djouka » et farine granulée, le riz en riz étuvé, « djouka » et couscous etc.  Des voyages et formations Dans le cadre du renforcement de ses capacités en domaine rural/agriculture, Fanta Diamouténé a effectué plusieurs déplacements. Elle a été en Inde, France, Chine, Sénégal, Benin, Ghana, Burkina Faso, Gambie, Guinée-Conakry, Guinée-Bissau, Mauritanie, Rwanda etc. Elle a, notamment, participé à plusieurs formations basées sur son domaine à travers le monde. Fanta a bénéficié des formations en agroécologie, transformation et conservation des aliments, montage et gestion de projets … Elle a formé plusieurs femmes en technique de transformation du riz… Les défis de la présidente des femmes rurales du cercle de Sikasso demeurent la finition de la construction de l’unité nouvelle vision agroalimentaire Farakala djiguissèmè (UNVAAF). Il s’agit du carrelage, du pavage, de l’équipement et d’assurer l’accès en eau. Par ailleurs, « Fanta nationale » saisira l’opportunité pour inviter les femmes au travail. Elle estime que peu importe les conditions, chaque femme doit exercer le métier de son choix (maraîchage, pisciculture, agriculture etc.). « Une femme autonome est mentalement à l’aise », affirme-t-elle. Se prononçant sur la célébration de la journée des femmes rurales, Mme Sanogo Fanta Diamouténé soutient que cela est une fierté de l’ensemble des femmes et particulièrement celles rurales. « C’est l’occasion idéale d’évoquer nos acquis et perspectives mais aussi de trouver des solutions à nos difficultés et d’échanger avec les partenaires sur nos futurs projets », conclut-elle. Farakala Fanta est mariée et mère de quatre enfants, elle parle senoufo, bambara et français. MFD/KM (AMAP) 

Bassin de la Volta : les États membres appelés à accroître leurs contributions financières

Bamako, 17 octobre (AMAP)  Les six États membres de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) sont appelés à renforcer leur coopération et à accroître leurs contributions financières pour assurer le fonctionnement de l’institution, confrontée à des difficultés opérationnelles et au paiement irrégulier des salaires, selon les déclarations du directeur exécutif de l’ABV, Robert Y. Dessouassi, et des ministres prononcées lors de la 8e session ordinaire du Conseil des ministres, ouverte vendredi à Bamako. « Toutes les mesures sont prises pour redynamiser la Direction exécutive de l’Autorité du bassin de la Volta, en la rendant plus crédible et plus respectée par les partenaires techniques et financiers », a déclaré Robert Y. Dessouassi à l’issue des travaux préparatoires de la session. Le directeur exécutif a expliqué que les difficultés financières de l’organisation ont notamment affecté le paiement des salaires et entraîné le départ de certains cadres vers d’autres institutions offrant de meilleures rémunérations. Il a indiqué que les États membres ont examiné ces problèmes et envisagé des solutions, dont l’augmentation des contributions annuelles. Selon lui, le recrutement prochain de nouveaux cadres, dont la prise de fonction est prévue en 2028, nécessite également une hausse des ressources financières. Sans augmentation des contributions, a-t-il averti, l’institution risque de rencontrer à nouveau des difficultés pour assurer le paiement des salaires. La session a également permis de présenter les rapports d’activités couvrant la période de 2019 à fin 2025, portant notamment sur les projets exécutés, les structures mises en place et les interventions menées dans les villages pour améliorer les conditions de vie des populations. Robert Y. Dessouassi a souligné le caractère déterminant de cette rencontre pour l’avenir de l’organisation. Prévue tous les deux ans, la session du Conseil des ministres aurait dû se tenir en 2021, après celle organisée à Accra le 10 mai 2019. Des contraintes ont toutefois reporté sa tenue à 2026. Le directeur exécutif a également annoncé que le Mali assure désormais la présidence du Conseil des ministres pour les deux prochaines années, après que le Ghana a occupé cette fonction depuis 2019. Cette présidence devrait permettre une implication accrue des autorités maliennes dans la gouvernance de l’organisation. De son côté, le ministre ghanéen des Travaux publics, du Logement et des Ressources en eau, Ibrahim Ahmed, a insisté sur la nécessité de soutenir davantage la Direction exécutive, notamment par le paiement régulier des contributions annuelles et la tenue des réunions statutaires. « Notre huitième session ordinaire se tient à un moment où notre organisation commune connaît d’énormes difficultés opérationnelles », a-t-il déclaré, appelant ses homologues à rechercher des solutions concertées pour renforcer la crédibilité et la visibilité de l’ABV. Représentant le Premier ministre, chef du gouvernement, le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Yaya Gologo, a, pour sa part, plaidé pour la traduction des engagements des États en actions concrètes, mesurables et bénéfiques aux populations. « L’eau ignore les frontières administratives et politiques. Elle traverse les territoires, relie les communautés et rend manifeste l’interdépendance de nos pays », a-t-il souligné. Il a rappelé que les ressources du bassin contribuent à la sécurité alimentaire, à l’agriculture, à l’élevage, à la pêche et à la production d’énergie. Il a également relevé les défis liés aux changements climatiques, à la variabilité des ressources en eau, à la dégradation des écosystèmes et à l’augmentation des besoins des populations. Face à ces enjeux, le ministre malien a préconisé une meilleure coordination des politiques, le partage des connaissances et de l’information ainsi que le renforcement des mécanismes de prévention des risques. Il a exhorté les membres du Conseil à adopter des décisions réalistes, assorties de responsabilités clairement définies, de moyens appropriés et de mécanismes de suivi efficaces. Créée par une convention signée le 19 janvier 2007 par les chefs d’État et de gouvernement du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et du Togo, l’Autorité du bassin de la Volta a pour mission de promouvoir la concertation entre les États riverains, le développement durable et le partage équitable des bénéfices liés aux ressources du bassin. L’organisation œuvre notamment à la réduction de la pauvreté et au renforcement de l’intégration socioéconomique. La session de Bamako constitue une étape dans les efforts visant à consolider son fonctionnement et à améliorer la gestion concertée des ressources en eau partagées par les six pays. OS/KM(AMAP)

San : L’administration et les ONG renforcent leur partenariat

San, 17 octobre (AMAP) Les organisations non gouvernementales (ONG) intervenant dans la région de San ont tenu, vendredi 16 octobre 2026, à la Maison des Jeunes de San, leur rencontre trimestrielle consacrée au bilan des activités et au renforcement de la collaboration avec l’administration locale, a constaté l’AMAP. La rencontre était présidée par le préfet du cercle de San, Souleymane Timbely, en présence du 4ème adjoint au maire de la Commune urbaine de San, Mahamane Traoré, du coordinateur régional des ONG, Adama Jean Dembélé, ainsi que des représentants des services techniques, des ONG et des Forces de défense et de sécurité (FDS). Les échanges ont porté sur l’évaluation des activités du trimestre écoulé, la coordination des interventions dans les secteurs de l’éducation, de l’humanitaire et du développement, ainsi que le respect des obligations statutaires des ONG vis-à-vis des autorités administratives. Le préfet de cercle a apporté des éclaircissements sur les responsabilités des organisations, soulignant l’importance d’une collaboration étroite avec l’administration pour améliorer l’efficacité des actions sur le terrain. À l’issue des travaux, les participants ont réaffirmé leur engagement à maintenir ce cadre de concertation trimestriel afin de renforcer les partenariats et de mieux coordonner les initiatives au bénéfice des populations de la région de San. NC/KM (AMAP)