Bougouni : Organisation de la 2ème édition du Forum Régional de la Jeunesse

Bougouni, 1er Août (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 2ème édition du Forum régional de la Jeunesse a été présidée jeudi à Bougouni, par m𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐞j𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 s𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬, chargé de l’instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a constaté l’AMAP. C’était en présence du chef de l’exécutif régional, le Général de brigade Ousmane Wélé, des autorités administratives et politiques, des forces vives de la région et des forces de défense et de sécurité. Le thème retenu est :« 𝗝𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀𝘀𝗲, 𝗿é𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲𝘀 𝗺𝗶𝗻𝗶è𝗿𝗲𝘀, 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗻𝘂 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹 𝗲𝘁 𝘀é𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁é : 𝗾𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗹𝗲𝘃𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘂𝗻 𝗱é𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗶𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗳 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗿é𝗴𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗕𝗼𝘂𝗴𝗼𝘂𝗻𝗶 ? » Il s’agit là ainsi de placer la jeunesse au cœur des politiques publiques, à promouvoir une exploitation responsable des ressources naturelles et à faire des reformes minières un véritable levier de développement territorial. Après ses mots de bienvenue, le maire de la commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré a félicité le conseil régional de la jeunesse de Bougouni pour avoir gagné ce pari d’une jeunesse de Bougouni réunie autour de l’essentiel à savoir l’émergence économique de la région de Bougouni. Le président du conseil national de la jeunesse du Mali Sory Ibraim Cissé, et les autres intervenants inscrits à l’agenda de la cérémonie de ce deuxième forum régional de la jeunesse de Bougouni de saluer cette dynamique. Pour le président du conseil régional de la jeunesse de Bougouni, ce forum se veut donc un espace de dialogue, d’apprentissage, de concertation et de propositions. Il permettra aux jeunes d’échanger directement avec les autorités publiques, les sociétés minières, les services techniques, les partenaires et les acteurs de la sécurité afin de bâtir ensemble une vision commune du développement durable de Bougouni. Le gouverneur de la région de Bougouni, le Général de brigade Ousmane Wélé a rappelé dans son discours face aux jeunes que ce deuxième forum constitue une occasion privilégiée pour réfléchir ensemble aux mécanismes permettant d’améliorer l’accès des jeunes aux emplois miniers, de renforcer leur employabilité, de promouvoir l’entreprenariat local et de développer des partenariats solides entre les entreprises minières, les institutions de formation et les organisations de jeunesse. Dans son discours d’ouverture de ce forum juvénile de la région de Bougouni, m𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 j𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 s𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬, c𝐡𝐚𝐫𝐠é 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 c𝐢𝐯𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 c𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 c𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞 monsieur 𝐀𝐛𝐝𝐨𝐮𝐥 𝐊𝐚𝐬𝐬𝐢𝐦 𝐅omba a réitéré la volonté de l’État de rester à l’écoute des propositions concrètes issues de ce cadre de réflexion car rappelle-t-il, le développement ne se décrète pas, il se construit par le talent, l’engagement et que les jeunes en sont à la fois les principales forces et les premiers bénéficiaires. Pour le ministre l𝐞𝐬 𝐫é𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢è𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐧𝐮 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥 sont considérés comme un pilier majeur de l’économie locale. Pour se faire le secteur minier doit impérativement faire bénéficier ses richesses en premier lieu aux populations et à la jeunesse à travers des opportunités d’emplois décents, de formation et d’entrepreneuriat. La sécurité et la stabilité : Préalable indispensable à tout essor socio-économique, la sécurité est présentée comme l’affaire de tous. Il demeure convaincu que les propositions qui sortiront de cette rencontre continueront efficacement à faire de Bougouni une région modèle en matière de gouvernance des ressources naturelles, de promotion du contenu local et d’insertion professionnelle des jeunes. Le m𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 j𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 s𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬, c𝐡𝐚𝐫𝐠é 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 c𝐢𝐯𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 c𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 c𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞 monsieur 𝐀𝐛𝐝𝐨𝐮𝐥 𝐊𝐚𝐬𝐬𝐢𝐦 𝐅omba et le Gouverneur le général de brigade Ousmane Wélé ont au sortir de la cérémonie d’ouverture procédé à la plantation d’arbres quelques jours après le lancement de la campagne nationale de reboisement. Etalé sur deux jours, les travaux de ce forum se sont poursuivis le vendredi 31 juillet 2026 sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Dramane Diakité en présence des membres du cabinet du gouverneur. A l’issue des travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, l’application effectivement les dispositions relatives au contenu local dans tous les projets miniers de la région de Bougouni, l’implication des représentants du Conseil Régional de la Jeunesse et des Conseils Communaux de la Jeunesse dans les comités de suivi des recrutements des sociétés minières afin de garantir la transparence, l’équité et la priorité accordée aux compétences locales ; la création des Comités de veille du contenu local, composés des représentants du conseil régional de la Jeunesse et des conseils communaux de la jeunesse, des collectivités territoriales, des services techniques compétents et des sociétés minières, chargés de suivre l’application effective des engagements liés au contenu local. Il a été aussi recommandé de mettre en place un cadre permanent de dialogue entre le conseil régional de la jeunesse, les conseils communaux de la jeunesse, les sociétés minières, les collectivités territoriales et les services techniques, afin de prévenir les conflits, promouvoir la concertation et renforcer la confiance entre les parties prenantes de renforcer la formation et le développement des compétences des jeunes dans les métiers des mines, de la sous-traitance et des services associés et de faciliter l’accès des jeunes entrepreneurs aux marchés de sous-traitance et aux opportunités économiques créées par les sociétés minières. Enfin, le président du conseil régional de la jeunesse, Karim Diakité a ensuite procédé à la remise de la déclaration de la jeunesse au directeur de cabinet du gouverneur, mettant ainsi fin aux travaux de ce deuxième forum régional de la jeunesse à Bougouni. BHT/KM (AMAP)
San : Kimparana remporte la 2ᵉ édition de la Coupe Général d’Armée Assimi Goïta

San, 2 août (AMAP) La 2ᵉ édition de la Coupe du Général d’Armée Assimi GOÏTA a connu son épilogue le samedi 1ᵉʳ août 2026 au stade Marcel Dakouo de Sa.- Parana a constaté l’AMAP. En finale, KAVA de Kimparana a battu Civil de San aux tirs au but (5-4), après un match nul (1-1) au terme du temps réglementaire. Placée sous le haut parrainage du Gouverneur de la région de San, le Colonel-Major Ousmane Sangaré, , la compétition était parrainée par Mamadou Traoré, dit « Dadou ». Le Gouverneur était représenté à la cérémonie de clôture par son Conseiller aux Affaires économiques et financières, Seydou Bagayoko. L’équipe championne de Kimparana a reçu une enveloppe d’un million de FCFA, tandis que « Civil San », finaliste, a bénéficié de 500 000 FCFA. Toutes les équipes participantes ont également reçu un jeu de maillots et un ballon de football. Cette compétition s’impose désormais comme un cadre de promotion du football, de cohésion sociale et de valorisation des jeunes talents dans la région de San. NC/KM (AMAP)
Semaine du numérique : Le PM appelle à bâtir un écosystème numérique souverain au Mali

Bamako, 1er août (AMAP) Le Premier ministre malien, le Général Abdoulaye Maïga, a appelé à la construction d’un écosystème numérique « performant, inclusif, innovant et sécurisé », capable d’accélérer le développement du pays tout en garantissant sa souveraineté technologique, à l’ouverture de la 4ᵉ édition de la Semaine du numérique. Organisée du 28 juillet au 1er août 2026 au Centre international de Conférences de Bamako, cette rencontre avait pour thème : « L’écosystème du numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie ». Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement a salué la participation des délégations du Burkina Faso et du Niger, estimant que leur présence illustre « la volonté commune de construire, au sein de la Confédération des États du Sahel, un espace numérique intégré, résilient et souverain ». Selon le Général Abdoulaye Maïga, le numérique représente désormais un enjeu stratégique pour les États. « Le numérique n’est plus un simple secteur d’activité. Il constitue désormais le socle de la souveraineté, de la compétitivité économique, de la modernisation de l’administration, de la sécurité, de l’éducation, de la santé, de la finance, de la culture et de l’inclusion sociale », a-t-il déclaré. Le Premier ministre a indiqué que le Mali ambitionne de développer un écosystème numérique capable de répondre aux défis actuels, en s’appuyant sur la vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et sur la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD) 2024-2033. Il a rappelé que l’Axe stratégique 3 de la SNEDD fait de la révolution numérique un objectif spécifique, soutenu par la Politique nationale de Développement de l’Économie numérique, dont l’actualisation pour la période 2026-2030 doit permettre de disposer d’un cadre de référence cohérent et harmonisé. La jeunesse au cœur de la transformation numérique Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de faire de la jeunesse malienne un acteur majeur de cette transformation. « Notre jeunesse ne doit plus être une simple consommatrice de technologies : elle a vocation à en devenir la créatrice, l’innovatrice et l’exportatrice », a-t-il affirmé. À cet effet, il a annoncé la poursuite des investissements dans la formation, les compétences numériques, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat technologique. Il a également cité plusieurs initiatives destinées à renforcer l’écosystème numérique national, notamment la convention avec l’association Kabakoo, dont la première cohorte doit permettre de former 15 000 jeunes Maliens aux métiers du numérique. Le lancement du Salon africain du Gaming et de l’E-Sport (SAGE 2026), ainsi que les activités du Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique, ont également été présentés comme des opportunités pour développer une économie numérique créative et valoriser les compétences nationales. Vers un espace numérique sahélien intégré Abordant la coopération régionale, le Premier ministre a souligné l’engagement du Mali à poursuivre, avec le Burkina Faso et le Niger, la construction d’un espace numérique sahélien intégré. Cet espace, a-t-il expliqué, devra être fondé sur « l’interconnexion des infrastructures, la mutualisation des compétences et la cybersécurité » afin de devenir « un pôle d’innovation, de recherche et de souveraineté numérique ». Il a estimé que les trois pays ont « la responsabilité historique de jeter les bases d’un Sahel plus compétitif et maître de son destin ». Des défis encore importants Le Général Abdoulaye Maïga a toutefois relevé plusieurs défis liés au financement durable de l’écosystème numérique, à la gouvernance de l’intelligence artificielle, à la cybersécurité des infrastructures critiques et à l’architecture institutionnelle du secteur. Il a assuré que le Gouvernement poursuit ses efforts pour moderniser l’action publique à travers le développement des infrastructures, le renforcement de la cybersécurité, le déploiement de l’identité numérique et la promotion des paiements électroniques. La transformation digitale, a-t-il souligné, « ne constitue pas uniquement un projet technologique : elle est avant tout un projet de société », nécessitant l’implication de l’État, des collectivités territoriales, du secteur privé, des universités, des innovateurs et de la diaspora. Contexte La 4ᵉ édition de la Semaine du numérique s’est tenue autour des enjeux liés aux infrastructures numériques, à la gouvernance du secteur, à la cybersécurité, à l’intelligence artificielle et au développement des compétences. Les travaux ont abouti à plusieurs recommandations visant à renforcer l’écosystème numérique malien. À l’issue de la rencontre, le Premier ministre a instruit le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration de veiller à la mise en œuvre effective des recommandations issues des travaux. OS/KM(AMAP)
SN : Le fondateur de DOREMI Mali, Adama Dembélé veut révolutionner l’industrie musicale grâce au numérique

Bamako, 1er août (AMAP) Ingénieur agronome de formation et développeur par passion, Adama Dembélé est le fondateur de DOREMI Mali, une plateforme numérique 100 % malienne dédiée à la promotion de la musique et des contenus audiovisuels. À travers cette start-up, le jeune entrepreneur ambitionne de lutter contre le piratage et de permettre aux artistes maliens de mieux valoriser leurs œuvres. La plateforme propose aux utilisateurs d’écouter de la musique, de regarder des clips et de suivre l’actualité des concerts. Elle offre également aux artistes un espace leur permettant de publier leurs créations, de suivre leurs performances et de générer des revenus grâce aux écoutes. « Ce n’est pas seulement un rêve ou une idée. L’application existe déjà. Je l’ai développée de A à Z », explique Adama Dembélé, qui présente DOREMI Mali comme une solution adaptée aux réalités du marché musical malien. Selon lui, le principal problème auquel répond la start-up est celui du piratage. « Au Mali, beaucoup d’artistes voient leurs musiques circuler sans pouvoir réellement en tirer des revenus. Notre objectif est de protéger notre patrimoine culturel et de permettre aux artistes de gagner de l’argent grâce à leurs créations », souligne-t-il. La plateforme repose sur un modèle économique combinant des accès gratuits avec publicité et des abonnements premium. Les artistes peuvent également y vendre leurs morceaux, leurs tickets de concert ou encore proposer d’autres contenus comme des films et des séries. Un parcours entre agriculture et technologie Le parcours d’Adama Dembélé illustre la possibilité de se reconvertir grâce au numérique. Ingénieur agronome, il découvre progressivement le développement informatique en autodidacte avant de renforcer ses compétences grâce à des formations proposées par Orange Digital Center Mali. « Moi-même, je suis ingénieur agronome de formation, mais grâce au numérique, j’ai appris à développer des applications mobiles et web », raconte-t-il. Sa passion pour la technologie remonte à son enfance. Curieux de comprendre le fonctionnement des appareils électroniques, il commence à apprendre la programmation à travers des ressources disponibles en ligne, notamment des tutoriels. Cette curiosité le conduit ensuite à développer ses premières solutions numériques. Le numérique, un levier d’opportunités pour les jeunes Pour le fondateur de DOREMI Mali, l’écosystème numérique malien connaît une évolution importante. « Avant, nous n’avions pas forcément les compétences pour créer de belles interfaces ou développer des applications modernes. Aujourd’hui, les jeunes arrivent à créer des solutions innovantes », estime-t-il. Il considère le numérique comme un secteur capable de générer de nombreux emplois pour la jeunesse malienne. Il cite son propre parcours professionnel, marqué par une expérience au sein d’une entreprise où il a participé au développement d’une application de connexion à distance. Adama Dembélé voit également un fort potentiel dans l’intelligence artificielle. Il affirme avoir travaillé avec une jeune développeuse sur une solution de détection des maladies oculaires grâce à cette technologie. Le défi du financement et de la visibilité Malgré l’existence de la plateforme, le jeune entrepreneur reconnaît que DOREMI Mali fait face à plusieurs défis, notamment l’accès au financement et le manque de visibilité. « L’application est prête, mais nous avons besoin de moyens pour faire du marketing digital et mieux faire connaître la solution », indique-t-il. La participation à des événements comme la Semaine du numérique au Mali représente, selon lui, une opportunité de rencontrer des partenaires et de présenter son innovation. Une ambition tournée vers l’agriculture Au-delà de la musique, Adama Dembélé nourrit une ambition plus large : développer des solutions numériques utiles au développement du Mali, particulièrement dans le domaine agricole. Avec un autre projet en préparation, il souhaite proposer une plateforme permettant aux agriculteurs d’accéder à des machines agricoles à distance et de bénéficier de conseils d’experts. « Mon objectif est de créer des solutions innovantes qui peuvent aider mon pays. Je sais que cela prendra du temps, mais je ne vais pas abandonner », affirme-t-il. À travers DOREMI Mali, Adama Dembélé entend démontrer que les jeunes entrepreneurs maliens peuvent concevoir localement des solutions numériques capables de répondre aux défis du pays. OS/KM (AMAP)
Bandiagara : Remise officielle des premières plaques et cartes grises des engins à deux et trois roues

Bandiagara, 1er août (AMAP) Le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur, Issiaka Cissé, a présidé, le 29 juillet 2026, la cérémonie de remise officielle des premières plaques et cartes grises dans le cadre de l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues, a constaté l’AMAP. Cet événement s’est déroulé à la direction régionale des transports de Bandiagara, en présence des autorités administratives et des représentants des Forces de défense et de sécurité. Lancée le 15 juin 2026, selon l’instruction interministérielle n°2026-0001/MTI-MEF-MATD-MSPC- SG du 12 juin relative à l’opération spéciale d’immatriculation des tricycles, des motocyclettes et des vélomoteurs ainsi qu’aux formalités y afférentes , cette initiative représente bien plus qu’une simple formalité administrative. Elle incarne un engagement collectif en faveur de la sécurité routière, de la traçabilité des engins et de la modernisation des services publics. Le Directeur Régional des Transports de Bandiagara, Issa Sidibé, a fait le bilan des activités menées depuis le début de l’opération. En un mois et 14 jours, la direction régionale a traité 88 dossiers d’immatriculation. Parmi ceux – ci, 88 Procès-Verbaux de Réception ont été établis, 88 ont été transmis à la douane, et 75 Certificats de Mise à la Consommation CMC ont été validés par la Direction régionale des douanes de Mopti. Au total, 58 engins ont été immatriculés, tandis que 7 plaques rouges (2 mototaxis et 5 tricycles) n’ont pas encore été immatriculées. Le Directeur Régional des Transports a attribué ce succès à l’effort collectif des équipes qui ont su simplifier et sécuriser les procédures, garantissant ainsi un service de qualité, rapide et fiable pour la population. Il a également salué le travail remarquable de tous les agents de l’administration, à différents niveaux, ainsi que des services techniques, qui ont œuvré sans relâche pour la production de ces documents essentiels. Dans son intervention, M. Issiaka Cissé a encouragé les usagers à faire preuve de citoyenneté en immatriculant leurs engins. « Cette immatriculation est une étape cruciale qui contribue à renforcer la sécurité sur nos routes. Chaque usager a un rôle à jouer dans la préservation de la sécurité routière », a-t-il affirmé. Il a invité tous les conducteurs à respecter le code de la route, soulignant que la sécurité routière est l’affaire de tous. En conclusion, M. Cissé, au nom du Gouverneur, a exprimé sa gratitude envers tous les acteurs impliqués dans ce processus et a appelé à une mobilisation continue pour assurer le succès de cette opération indispensable à la sécurité des usagers et à la modernisation des services publics dans la région de Bandiagara. OG/KM (AMAP)
Société : San célèbre la Journée panafricaine des Femmes

San, 1er août (AMAP) La salle de spectacle de la Maison des Jeunes a servi de cadre à la célébration de la Journée panafricaine des femmes dans la région de San. Placée sous le thème : « L’accès universel à l’eau et à l’assainissement pour chaque femme, une priorité pour la Vision 2063 du Mali », cette journée a été présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de San, Seydou Bagayoko. La cérémonie a enregistré la présence du préfet du cercle de San, Souleymane Tembély, de la 2 ème adjointe au maire de la commune urbaine de San, Mme Fatoumata Diarra, du directeur régional de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Yéli Togola, ainsi que de nombreuses autorités administratives, politiques, coutumières, religieuses, de représentants d’organisations féminines et d’autres invités. À travers cette célébration, les organisateurs ont mis en lumière le rôle déterminant des femmes dans le développement durable et ont insisté sur l’importance de garantir à toutes un accès équitable à l’eau potable et à des services d’assainissement de qualité, conformément aux objectifs de la Vision 2063 du Mali. NC/KM (AMAP)
Ouéléssébougou : Herbicides, avantages et inconvénients sur l’environnement et la vie humaine

Ouélessébougou, 1er août (AMAP) L’utilisation des herbicides est devenue indispensable pour la majorité des paysans et controversée pour d’autres. Les herbicides occupent une place importante dans l’agriculture de nos jours au Mali. Cependant, si ces produits chimiques apportent une grande contribution dans la production agricole, force est de reconnaître qu’ils représentent des inconvénients non seulement sur l’environnement mais aussi sur la santé humaine. Moussa Samaké, membre de la Chambre d’agriculture de Ouélessébougou s’est exprimé sur le sujet . Il a classé ces produits agricoles en deux catégories principales : les herbicides ou désherbants, des produits utilisés pour combattre la croissance les herbes indésirables qui envahissent les cultures et les espaces et les insecticides servant à détruire les insectes nuisibles. Selon M. Samaké, l’utilisation des herbicides représente plusieurs avantages pour le domaine agricole. Elle permet d’augmenter la production, de réduire le travail manuel, de renforcer la sécurité alimentaire et d’accroître les superficies à cultiver. Il a expliqué que des agriculteurs, qui ne pouvaient exploiter que 1 ou 2 hectares auparavant, sont aujourd’hui capables de cultiver 4 à 5 hectares, grâce à l’utilisation des herbicides. Ainsi, l’augmentation des sols cultivés contribue à une meilleure productivité agricole. En revanche l’agriculteur de profession a évoqué les conséquences néfastes de l’usage abusif des herbicides sur l’environnement et la santé humaine. Il a expliqué que leur utilisation excessive entraîne la dégradation des terres, la diminution progressive de la fertilité des sols et la destruction de nombreux organismes naturels essentiels pour les sols. Concernant la santé, il a souligné que le mauvais usage des herbicides peut provoquer des maladies neurologiques, des malaises respiratoires et des maladies de la peau. Il a ainsi recommandé aux utilisateurs de porter des kits de protection pour couvrir tout le corps avant tout usage de ces produits dans les champs. Par ailleurs, il a dénoncé les mauvaises conditions de commercialisation des herbicides, souvent vendus dans les mêmes endroits que les produits alimentaires. Selon lui, ces produits doivent être commercialisés dans les lieux sécurisés. Enfin, il a lancé un appel aux autorités afin de renforcer la lutte contre la vente de produits contrefaits, qui constituent un danger encore plus grand pour les producteurs, les consommateurs et l’environnement. AC/KM (AMAP)
Koulikoro : Cérémonie de lancement officiel de la journée panafricaine des femmes

Koulikoro 31 juillet (AMAP) La cérémonie du lancement officiel de la Célébration de la journée panafricaine des femmes, a été présidée hier, à Koulikoro, par le ministre d’État, ministre de la réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, le Général de corps d’armée, Ismaël Wagué, a constaté l’AMAP. C’était en présence ministre de la promotion de la Femme, de l’Enfant et la Famille, Diarra Djènèbou Sanogo, de huit autres de ses collègues, des membres du Conseil National de Transition, du Gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, ainsi que des gouverneurs des régions de Sikasso et de Tombouctou. La cérémonie a enregistré également la présence des représentants des autorités, administratives, coutumières, religieuses, des collectivités territoriales, des faîtières et organisations féminines de la région, des jeunes, des représentants de la fédération des communautés africaines, des organisations nationales et internationales de la société civile, des agences des nations unies au Mali, des participants venus de tous les cercles de la région de Koulikoro et d’ailleurs. Le thème choisi cette année par l’Union africaine s’intitule « Assurer la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs, pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 » et que celui retenu par l’OPF est « Action des femmes pour un assainissement sûr, des communautés en paix et de meilleures conditions de vie » et au plan national le Mali a retenu « l’accès universel à l’eau et à l’assainissement pour chaque femme, une priorité pour la vision 2063 du Mali ». Selon le maire, Aliou Moussa Tamboura, le thème retenu cette année met en lumière les défis qui restent à relever, malgré les efforts consentis par les plus hautes autorités de la transition pour améliorer l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement. Pour sa part, Mme la ministre Diarra Djenebou Sanogo, a saisi l’occasion pour affirmer que le thème s’inscrit dans la dynamique de l’Agenda 2063 de l’Union africaine qui considère l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement comme une priorité essentielle pour la santé, la dignité et l’autonomisation des femmes et des filles. Des kits d’assainissement et plusieurs tonnes de riz ont été remis aux femmes par Mme la ministre qui a annoncé que d’autres actions sont en cours. Enfin, le représentant du président de la transition a pour sa part, rappelé les efforts entrepris par le Général d’Armée, Assimi Goïta en faveur de la promotion et de l’autonomisation des femmes. ALD/KM (AMAP)
Ligue de football du District de Bamako : Abdallah Baby, nouveau président

Bamako, 31 juillet (AMAP) M. Abdallah Baby a été élu président de la Ligue de Football du District de Bamako, avec 19 voix, contre le président sortant Issa Sidibé qui a obtenu 15 voix, lors de la 3ème assemblée générale élective, organisé jeudi dans un hôtel de la place de Bamako, a constaté l’AMAP. Les travaux ont débuté à 10h avec la vérification des mandats, suivi de la présentation des listes des deux candidats et de l’ouverture de la phase de vote. Conformément aux dispositions du code électoral et des statuts-types des Ligues régionales, le corps électoral était clairement défini : 18 voix pour les Districts de football (3 délégués disposant chacun d’une voix pour l’ensemble des 6 Districts de Bamako) et 16 voix pour les clubs (un délégué disposant d’une voix pour chacun des 16 clubs participant au championnat de D2 du District). C’est ce collège électoral de 34 voix qui avait la lourde responsabilité de départager les deux candidats. Le calcul était simple : pour l’emporter, il fallait réunir la majorité absolue, soit au moins 18 voix sur 34. Dans ses premières déclarations, le nouveau président de la Ligue a d’abord rendu hommage à son prédécesseur avant de lui tendre la main. Il a affirmé que son prédécesseur a beaucoup d’expériences, il a passé de nombreuses années dans cette ligue et maîtrise les rouages que nous nous découvrons. « C’est un grand frère. J’irai vers lui pour bénéficier de tout ce qu’il peut apporter afin de faire avancer les choses. Je suis convaincu que son souhait est de voir le football bamakois prospérer », a dit Abdallah Baby. «Le premier chantier, continuera-t-il, concerne les jeunes catégories. C’est le football de jeunes qui constitue la base. Inch’Allah, nous allons nous y atteler rapidement ». Pour le 1er vice-président de la commission électorale de première instance de la Femafoot, «La commission électorale travaille uniquement sur la base des textes. Elle est seule habilitée à orchestrer la mise en place des bureaux. Au moment où je vous parle, d’autres Ligues régionales sont en cours d’installation. Le train est en marche, après Bamako, nous devons aller à Tombouctou et partout ailleurs». «Je souhaite vraiment que cette assemblée élective soit la dernière. Si les décisions sont contestées à chaque fois, les acteurs devront s’adresser à d’autres instances. Nous nous avons eu une lecture des textes, mais la commission de deuxième instance peut avoir une appréciation différente, et c’est la sienne qui prévaut. Sinon, les contestataires peuvent aller jusqu’au TAS (Tribunal arbitral du sport), ce qui n’est pas souhaitable ». MK/KM (AMAP)
Tombouctou : Démarrage de l’atelier régional sur les réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales

Tombouctou, 31 juillet (AMAP) Le directeur de Cabinet du Gouverneur de région, Mamadou Timbely a présidé, le 23 juillet 2026 à Tombouctou, la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier régional sur les réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales, a constaté l’AMAP. Elle a enregistré la présence de toute l’administration depuis le niveau arrondissement jusqu’à la région, les légitimités traditionnelles, les chefs de quartier, de village et fractions les leaders religieux, de femmes et jeunes et les forces de défense et de sécurité. Après les mots de bienvenus du président de la coordination des municipalités, Yehya H. Konta, le chef de la mission Sidiki Coulibaly, prenant la parole au nom du ministre délégué auprès du premier ministre chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, a remercié les participants pour être venus de très loin afin d’assister au présent atelier d’information et de sensibilisation sur les nouvelles reformes. Au directeur de cabinet du gouverneur Mamadou Timbely de préciser que cette rencontre qui se tiendra dans toutes les régions, fait suite aux ateliers d’information et de sensibilisation sur les réformes politiques, Institutionnelles, administratives et électorales organisés en janvier 2025 dans le District de Bamako. En raison de l’importance des sujets développés le Gouvernement de Transition a inscrit au titre de son Plan d’Action (2025-2026) la tenue dans les régions de la présente rencontre d’information et de sensibilisation. Il s’agit de présenter, aux forces vives de la Région de Tombouctou la Constitution de 2023 et les textes de la réorganisation Territoriale et administrative de 2023 tout en mettant l’accent particulier sur le volet sensibilisation des citoyens sur les réformes politiques, Institutionnelles, administratives et territoriales réalisées et celles en cours. Après ces différents discours, les deux experts Sidiki Coulibaly et Badara Aliou Keita ont présenté deux thématiques à savoir la constitution du 22 juillet 2023 et la réorganisation territoriale et administrative de 2023 développées en 07 sous-thèmes. Cet exercice a conduit les participants à un débat en plénière au cours duquel des suggestions et recommandations ont été recueillies et versées au rapport de synthèse de la Rencontre, en vue de déterminer les voies et moyens de valorisation et de consolidation des acquis. Entre autres recommandations formulées, la mise à la disposition des participants les documents afférents à cet atelier, la poursuite des opérations d’enrôlement du RAVEC sur toute l’étendue du territoire de la région, afin de mettre les citoyens dans leurs droits. Il faut rappeler que ces ateliers régionaux sont l’initiative du Ministère chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, conformément aux instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat et du Premier ministre, Chef du Gouvernement MS/KM (AMAP)
