Kayes : l’approvisionnement en carburant a repris normalement dans la région

Kayes, 4 novembre (AMAP) L’approvisionnement en carburant a repris normalement dans la Région de Kayes après deux jours de perturbations. Un convoi de plusieurs camions-citernes est arrivé mardi 3 novembre dans la ville, vers 11 heures, sous escorte des Forces armées maliennes (FAMa), a annoncé la Direction régionale du commerce. Selon le directeur régional du commerce, Robo Bayo, cette arrivée a permis de renforcer les stocks existants dans les stations-service et les points de vente, assurant ainsi la continuité de l’approvisionnement dans l’ensemble de la région. Il a salué l’engagement et le courage des FAMa dans l’escorte du convoi. À leur arrivée, les camions-citernes ont été pris en charge par les services des Douanes, la Direction régionale de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) et la Police nationale, mobilisés pour assurer la distribution des produits dans les meilleures conditions. Afin de prévenir toute surenchère et de signaler d’éventuels dysfonctionnements dans les stations-service, le directeur régional du commerce invite les populations à contacter les services compétents aux numéros suivants : 75.94.57.35, 75.19.01.11 et 76 44.50.16. Robo Bayo a souligné que les autorités régionales accordent une attention particulière à l’amélioration des conditions de vie des populations, dont il a salué la résilience face aux difficultés d’approvisionnement. OD/CMT (AMAP)

Orpaillage illégal : Des centaines d’Africains chassés de la Guinée arrivent à Bamako

Bamako, 4 novembre (AMAP) Des ressortissants Africains, en majorité d’un pays membre de la Confédération des États du Sahel (AES), sont arrivés à Bamako après avoir quitté des sites d’orpaillage en Guinée, à la suite des mesures prises par les autorités guinéennes contre l’exploitation minière clandestine et illégale, a constaté l’AMAP. À l’autogare de Djicoroni-Para, plusieurs d’entre eux attendent de trouver les moyens nécessaires pour regagner le Burkina Faso. Ces déplacements interviennent dans un contexte de durcissement des mesures contre l’orpaillage illégal en Guinée. À l’issue d’une réunion d’urgence tenue au ministère guinéen de la Sécurité et de la Protection civile, sous la présidence du secrétaire général de ce département, les autorités ont annoncé leur volonté de mettre fin à ces activités sur l’ensemble du territoire. À Djicoroni-Para, des voyageurs de différents âges, notamment des adolescents, de jeunes adultes et des familles accompagnées d’enfants, se regroupent aux abords de l’autogare dans l’espoir de trouver un moyen de transport pour rentrer au Burkina Faso. Des départs précipités Silvain Ouédraogo, 17 ans, raconte avoir quitté son Burkina Faso natal pour travailler sur un site aurifère en Guinée. Selon son témoignage, un compatriote qui l’employait s’était engagé, dans le cadre d’un accord informel, à assurer son logement, sa nourriture et une rémunération annuelle d’un million, sans préciser la devise. Après neuf mois de travail, il a dû interrompre son séjour en raison des mesures prises par les autorités guinéennes. Il explique avoir parcouru, avec d’autres personnes, la distance entre une localité qu’il nomme Konaina et Kourémalé, à la frontière entre la Guinée et le Mali. Le groupe a ensuite trouvé un moyen de transport pour rejoindre Bamako. «On est venu ici sans difficulté et on est ici pour chercher à rentrer au Burkina», confie l’adolescent. Des familles dans l’attente Ditanga Diassanou, également ressortissant burkinabè, est arrivé à Bamako avec ses deux épouses et ses deux enfants. Il affirme avoir travaillé en Guinée pour un employeur qui faisait appel à plus de 200 personnes. Selon lui, les durées de séjour sur le site minier variaient d’un travailleur à l’autre. Certains y avaient passé sept à neuf mois, tandis que d’autres, comme lui, y travaillaient depuis plus d’un an. «Nous avons quitté la zone minière à cinq heures du matin pour venir à Bamako. De Bamako, nous allons regagner le Burkina Faso», explique-t-il, précisant que des démarches sont en cours pour organiser leur retour. Salif Sorko, un autre ressortissant burkinabè rencontré à l’autogare, affirme avoir précédemment quitté la Côte d’Ivoire après en avoir été expulsé, avant de rejoindre la Guinée. Arrivé à Bamako depuis trois jours au moment de l’entretien, il attend, lui aussi, une solution pour regagner son pays. «Quand on arrive à Bamako, on a l’impression d’être chez nous. On nous traite bien. Dieu merci, nous n’avons pas eu de problème», témoigne-t-il. Il précise que leur employeur recherche les moyens nécessaires pour assurer leur retour. Pour ces ressortissants, Bamako constitue une étape de transit avant le retour au Burkina Faso. Confirmant avoir reçu un accueil l’accueil «très chaleureux au Mali», leur principale préoccupation reste de réunir les moyens nécessaires pour poursuivre leur voyage. Aucun chiffre global sur le nombre de ressortissants étrangers arrivés à Bamako dans ce contexte n’était disponible au moment de la réalisation de ce reportage. Hier mardi 3 novembre, le Centre  malien de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) a, dans un communiqué rendu public,  précisé que cette situation a été examinée lors d’une réunion d’urgence tenue au ministère de la Sécurité et de la Protection civile, sous la présidence du Secrétaire général de ce département. Le document a assuré que les autorités compétentes ont pris les dispositions nécessaires pour assurer l’accueil des personnes concernées dans des conditions appropriées, ainsi que leur acheminement vers leurs pays d’origine respectifs. ST/CMT (AMAP)

UEMOA : le Mali évalue de la mise en œuvre des réformes communautaires au titre de 2026

Bamako, 4 novembre (AMAP) La phase technique de la 12ᵉ session la Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), au titre de l’année 2026, a été ouverte mercredi à Bamako. L’exercice vise à évaluer le niveau de mise en œuvre des engagements communautaires du Mali, à apprécier les résultats obtenus et à identifier les difficultés rencontrées, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture était présidée par Souleymane Diarra, conseiller technique, représentant le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances. Il était accompagné du représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, Roberto Alexandre Vieira, en présence de Mme Zaliha Maïga, coordinatrice de la Cellule nationale de l’UEMOA. À l’ouverture des travaux, Roberto Alexandre Vieira a souligné que cette revue constitue un cadre privilégié pour examiner les textes communautaires, mesurer les progrès accomplis et identifier les contraintes liées à leur application. Il a rappelé que, depuis son institutionnalisation, cet exercice contribue au renforcement de l’intégration régionale, à l’harmonisation des législations nationales et à l’amélioration du suivi des politiques, programmes et projets communautaires dans les États membres. Le représentant résident a insisté sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux des recommandations formulées lors des précédentes éditions. Il a invité les structures nationales concernées à prendre les dispositions nécessaires pour accélérer la mise en œuvre des réformes et des projets communautaires. Les conclusions des travaux seront consignées dans un mémorandum consensuel, qui présentera les performances enregistrées par le Mali au titre de l’année 2026. Le document sera signé par les deux parties et servira de référence pour la suite du processus. Pour sa part, Souleymane Diarra a indiqué que cette revue offre au Mali l’occasion de faire le bilan des progrès accomplis et de définir les actions nécessaires à une meilleure application des réformes communautaires. Il a rappelé que la revue annuelle, instituée par l’Acte additionnel n° 05/2013/CCEG/UEMOA du 24 octobre 2013, constitue un cadre de dialogue entre les États membres et la Commission de l’UEMOA. Elle vise notamment à accélérer l’internalisation des réformes et la mise en œuvre des politiques, programmes et projets communautaires. Évoquant les précédentes éditions, le représentant du ministre a relevé les performances enregistrées par le Mali dans l’application des réformes communautaires. Il a également estimé que les avancées sur le plan sécuritaire offrent des perspectives encourageantes pour la poursuite des réformes et l’exécution des projets de développement, malgré les contraintes persistantes. Les travaux permettront notamment d’évaluer les progrès réalisés, de favoriser la transposition des directives communautaires dans les délais impartis et de renforcer la concertation entre les administrations nationales et la Commission de l’UEMOA. Ils devront également permettre d’identifier les obstacles à la bonne exécution des engagements communautaires. Souleymane Diarra a souhaité que les recommandations précisent les actions prioritaires, les structures responsables ainsi que les échéances de leur mise en œuvre. Le mémorandum issu de la phase technique servira de base aux échanges de la phase politique, avant d’être soumis au Premier ministre, chef du Gouvernement, pour recueillir ses orientations. Ces réformes visent à renforcer l’harmonisation des cadres nationaux et à créer les conditions d’un développement économique et social équilibré au sein de l’Union. Elles doivent notamment contribuer à améliorer la gestion publique, l’environnement des investissements et la qualité des services offerts aux populations. À l’issue de son intervention, Souleymane Diarra a déclaré ouverte la phase technique de la revue annuelle au titre de l’année 2026. MMD/CMT (AMAP)

Tominian : Pro-arides forme des organisations de femmes et de jeunes au plaidoyer et à la négociation 

Tominian, 4 novembre (AMAP)– Le Programme Agroalimentaire pour la Résilience Intégrée et le Développement Économique du Sahel (PRO-ARIDES) organise, depuis le 2 novembre 2026 à Tominian, un atelier de renforcement des capacités des organisations de femmes et de jeunes en techniques de plaidoyer et de négociation, ainsi que sur la Loi d’Orientation Agricole (LOA) et la Loi sur le Foncier Agricole (LFA), a constaté l’AMAP. Cette session s’inscrit dans le cadre de la trajectoire 4 du programme, consacrée au genre, à la jeunesse et à l’inclusion. Elle vise à renforcer les compétences des participants dans la défense de leurs droits, l’accès à la terre et la sécurisation foncière, ainsi que leur participation aux instances de prise de décision. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions du coordinateur régional de l’AMAPROS/PRO-ARIDES, Boubacar Koné, et de la chargée du genre du programme, Adiaratou Traoré. Les deux responsables ont souhaité la bienvenue aux participants et salué leur mobilisation. Le cofacilitateur, M. Coulibaly, représentant la Direction régionale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, a félicité les participants pour leur disponibilité et leur engagement. Au nom du maire empêché de la commune rurale de Tominian, son premier adjoint, Esdras Keïta, les a exhortés à participer activement aux travaux. Plusieurs modules sont au programme, notamment les techniques de plaidoyer, la négociation, la LOA et la LFA. Selon Marc Koné, chef du service local de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et coanimateur de la session, cette initiative entend contribuer à l’autonomisation des femmes et des jeunes, à la promotion de leurs droits et au renforcement de leur représentativité dans les espaces de décision communautaires et locaux. La session regroupe des représentants d’organisations de femmes, de jeunes et d’associations villageoises d’épargne et de crédit des cercles de Kimparana, San, Tominian, Mandiakuy et Fangasso. ST/CMT (AMAP)

Gao : La chambre de commerce d’industrie du Mali, œuvre pour la consommation des produits locaux

Gao, 28 octobre (AMAP) La 7ème édition du « Consommer local », placée sous le thème « Facteur d’intégration régionale et de la souveraineté économique dans l’espace de l’UEMOA face aux mutations du commerce mondial » a été lancée, ce mercredi, 27 octobre 2026, à Gao par le Gouverneur de région, le Général de Division, Moussa Moriba Traoré, a constaté l’AMAP. C’était en présence du président de la délégation régionale de la chambre de commerce et d’industrie du Mali de Gao, Sidi Ahamar Ben Ali, du directeur régional du commerce, de la concurrence et de la consommation, Massa Coulibaly, le chargé des affaires courantes du conseil régional de Gao, Mahamoudou Cissé et du 2ème adjoint au maire de la commune urbaine de Gao, Yacouba Maiga. Le porte-parole des faitières, Boubacar Dicko dit Gaston a, au nom de tous les artisans, producteurs et autres, remercié le gouverneur pour son accompagnement et sa courtoisie à l’endroit de tous les opérateurs économiques, les artisans, les producteurs entre autres. Pour camper, le décor, le 2ème adjoint au maire de la commune urbaine de Gao, Yacouba Maiga, a souhaité la bienvenue à tous les participants. Pour lui, cette activité du « Consommer local », initiée par le ministère du commerce permet de promouvoir les produits locaux afin de souvenir l’économie locale voir mondiale. Quant au président de la délégation régionale de la chambre du commerce et d’industrie du Mali de Gao, Sidi Ahamar Ben Ali, il a salué les plus hautes autorités de notre pays pour toutes leurs bonnes initiatives entreprises dans le secteur du commerce et d’industrie. Pour lui, « Consommer local » est un facteur qui concoure dans la promotion des produits locaux des pays de la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel et des pays de la sous-région.  Il ajoute que « Consommer local » c’est appuyer les producteurs, les éleveurs, les artisans, les femmes transformatrices des produits locaux entre autres pour intensifier l’économie locale, régionale voire mondiale. L’exécutif régional de Gao, le Général de division, Moussa Moriba Traoré a salué les plus hautes autorités du pays pour avoir institutionnalisé l’événement « Consommer local », le 25 octobre 2025 à travers le ministère du commerce et d’industrie du Mali.  Pour lui, « Consommer local « est une manière noble qui contribue à améliorer la souveraineté économique des Etats de la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, de l’Uemoa et dans la région. Il a sollicité auprès des plus autorités du pays à donner la priorité de consommation des produits locaux pour booster notre économie.   Le gouverneur de la région de Gao, le Général de division, a saisi l’occasion, pour féliciter le président de la délégation régionale de la chambre de commerce et d’industrie du Mali ainsi que son premier vice-président, Haroune Mahamar Touré, pour leurs efforts inlassables dans la gestion de la crise du carburant et des denrées alimentaires tout en rendant un vibrant hommage aux populations de la région pour leur patience et leur résilience face à toutes les situations. Une visite guidée des stands par le président de la délégation régionale de la chambre de commerce et d’industrie du Mali de Gao et la dégustation d’un plat local du nord dénommé « Alabadia » à base du riz local, de la viande graisse de mouton et des beurres de vache par l’exécutif régional, le Général de division, Moussa Moriba Traoré, sa délégation ont   mis fin l’activité de la première journée de la 7ème édition du « Consommer local » à Gao. Auparavant, le président de la délégation régionale de la chambre de commerce et d’industrie du Mali a offert un sabre au gouverneur en guise de cadeau. AT/KM ‘AMAP)

Dioïla : Les personnes vivant avec un handicap valorisent leur savoir-faire

Dioïla, 26 octobre (AMAP) Les personnes vivant avec un handicap de Dioïla ont exposé, vendredi 23 octobre, leurs produits agroalimentaires et artisanaux, notamment des savons et de la pâte d’arachide, à l’occasion de la troisième semaine du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale, consacrée à cette couche de la population, a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Djinemoussa Diakité. Elle a regroupé des membres du cabinet du gouverneur, des responsables des services publics de l’État, le parrain du Mois de la solidarité, l’honorable Baba Togola, des administrateurs civils, des élus locaux ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Au nom de la mairie de Kaladougou, Sékouba Coumaré a salué le courage et le travail des femmes et des hommes de la Fédération des personnes vivant avec un handicap. Il a souligné leur volonté de prendre leur destin en main et de promouvoir leur autonomie. Le parrain du mois, l’honorable Baba Togola, a également salué leur engagement et leur détermination à privilégier le travail et l’autonomie plutôt que l’assistance. Le directeur régional du Développement social et de l’Économie solidaire, Kassoum Koné, a rappelé que les équipements de transformation de la fédération ont été obtenus grâce aux œuvres sociales du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Pour sa part, Djinemoussa Diakité a invité les populations à suivre l’exemple du chef de l’État, qui a consacré les deux tiers de son fonds de souveraineté aux couches les plus démunies. Il a exhorté les responsables présents à soutenir les personnes vivant avec un handicap en achetant au moins un produit exposé. Le conseiller a donné l’exemple en acquérant une boîte de pâte d’arachide. La journée s’est achevée par des démonstrations de transformation du fonio, de fabrication de pâte d’arachide et de production de différents types de savons. À rappeler que le colonel-major Dassé Marico est le parrain de cette troisième semaine du mois d’octobre, dédiée aux personnes vivant avec un handicap. DF/CMT (AMAP)

Lutte contre l’enrichissement illicite : L’Oclei remet ses rapports 2021-2024 au Chef de L’État

Bamako, 22 octobre (AMAP) Le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a reçu jeudi, au palais de Koulouba, les rapports annuels 2021 et 2024 de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), remis par le président de la structure, Modibo Sacko, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée dans la salle des Banquets, en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, des présidents des institutions de la République, de membres du Gouvernement et des responsables de l’OCLEI. Ces rapports dressent le bilan des activités menées par l’Office et présentent les actions engagées dans la prévention et la répression de la corruption et de l’enrichissement illicite au Mali. Prenant la parole, Modibo Sacko a salué la volonté politique du Chef de l’État dans la lutte contre ce fléau. Pour 2021, l’OCLEI a vérifié les 968 déclarations de biens transmises par la Cour suprême, soumis 12 dossiers à la justice et réalisé une étude sur les mécanismes de l’enrichissement illicite dans l’administration. Plus de 1.400 personnes ont également été sensibilisées. Le Mali a, par ailleurs, participé à la 9ᵉ Conférence des États parties à la Convention des Nations unies contre la corruption. En 2024, les activités de prévention ont touché 2.025 personnes, dont 761 femmes, à travers 21 actions de sensibilisation. Sur les 48 dossiers examinés, 22 ont fait l’objet d’investigations approfondies et 13 ont été transmis à la justice. Le numéro vert de l’Office a enregistré 168 appels, ayant permis de recueillir 34 dénonciations citoyennes. L’OCLEI a également renforcé sa coopération avec l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) du Mali et le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) de Madagascar. Il a aussi accueilli des délégations du Congo et du Gabon. Le président de l’Office a toutefois relevé plusieurs difficultés, notamment le faible taux d’application des recommandations de la structure. Entre 2017 et 2023, seuls 25,49% de ses conseils ont été entièrement mis en œuvre. Il a également évoqué les difficultés d’accès aux documents fonciers, le manque d’équipements et l’absence d’un siège propre à l’OCLEI. En réponse, le Général d’armée Assimi Goïta a souligné que la bonne gestion des ressources publiques répond à une forte attente des Maliens, soucieux de justice et d’égalité. Il a salué le travail des équipes de l’OCLEI et des forces de sécurité, estimant que ces rapports permettent d’évaluer les efforts déployés contre les atteintes aux biens publics. Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de mettre fin à l’impunité et aux détournements de fonds publics. Pour remédier aux difficultés soulevées, il a rappelé la création récente d’un service spécialisé dans le domaine foncier, particulièrement exposé à la corruption. Il a également préconisé l’accélération de la numérisation des procédures administratives, la modernisation des mécanismes de contrôle et la mise en place d’un outil permettant d’évaluer régulièrement les résultats de la lutte contre la corruption. Le président de la Transition a enfin réaffirmé le soutien de l’État à l’OCLEI et appelé les citoyens à faire preuve de patriotisme pour contribuer à la construction d’un Mali fort, stable et prospère. SS/CMT (AMAP)

Disponibilité des hydrocarbures à Kayes : La tendance jugée satisfaite

Kayes, 22 octobre (AMAP)Les stocks de gasoil dans la région de Kayes ont augmenté de 54,15% pour atteindre 635,615 litres, contre 412.343 litres lors de la précédente évaluation. En revanche, ceux de l’essence ont baissé de 12,03%, passant de 1.889.642 à 1.662.306 litres. Malgré cette évolution contrastée, la disponibilité des hydrocarbures reste satisfaisante, les stocks demeurant supérieurs aux seuils d’alerte, a constaté l’AMAP. Ces données ont été présentées jeudi au gouvernorat de Kayes, lors de la rencontre hebdomadaire du Comité de gestion des crises et catastrophes consacrée à la situation des prix et des stocks d’hydrocarbures dans la région. La réunion était présidée par le conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du gouverneur, le Colonel Adama Bamba, en présence du directeur régional du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, Robo Bayo, ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité, des Douanes, des opérateurs économiques, des revendeurs de carburant et des associations de consommateurs. Selon Robo Bayo, les prix des hydrocarbures restent globalement stables. Il a assuré que les stocks disponibles dans les stations-service couvrent largement les besoins de consommation en essence et en gasoil pour une longue période. Le Comité entend maintenir cette tendance afin de prévenir toute pénurie dans la région. Le Colonel Adama Bamba a félicité les membres du Comité pour leur engagement en faveur de l’approvisionnement des populations. Il a également salué la résilience de celles-ci et encouragé les forces de défense et de sécurité à poursuivre leur travail professionnel dans l’escorte des produits pétroliers. OD/CMT (AMAP)

Administration et gestion des sociétés coopératives : Les responsables des coopératives d’orpailleurs du cercle de Kangaba formés

Kangaba, 21 octobre (AMAP)– La Confédération nationale des sociétés coopératives des orpailleurs du Mali (CNSCOM) a organisé, avec l’appui financier du projet ACCEL AFRICA de l’Organisation internationale du Travail (OIT), une session de renforcement des capacités des responsables des coopératives d’orpailleurs du cercle de Kangaba, axée sur l’administration et la gestion des sociétés coopératives, a constaté l’AMAP. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à améliorer les conditions de travail dans le secteur de l’orpaillage et à prévenir le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement. Elle répond également au besoin d’accompagnement des coopératives pour une meilleure maîtrise des principes et valeurs coopératifs, la tenue des documents administratifs, l’organisation des réunions, la planification des activités et la gestion financière. Selon le président de la CNSCOM, Amadou Sanassi Daffy, la session vise à fournir aux participants des connaissances et des outils pratiques directement applicables au fonctionnement quotidien de leurs coopératives. L’objectif est de leur permettre de mieux organiser, gérer et développer leurs structures comme de véritables entreprises collectives. Durant deux jours, les travaux ont porté sur cinq modules : l’identité, la gouvernance et le fonctionnement coopératifs ; le diagnostic et les opportunités économiques ; le marché, le marketing et le développement des activités ; la gestion financière et la rentabilité ; ainsi que le plan d’action coopératif. À l’issue de la formation, les participants devraient être capables de mieux comprendre les principes et les avantages du modèle coopératif, de clarifier les rôles et responsabilités des différents organes, d’analyser les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces de leurs structures, et d’identifier des débouchés économiques répondant aux besoins de leurs membres. Les échanges ont également porté sur l’analyse du marché et des clients, l’amélioration de la gestion des coopératives et le développement d’activités génératrices de revenus, à travers l’élaboration de plans d’affaires simplifiés et de plans d’action assortis d’objectifs précis. Les travaux, animés par les facilitateurs de la CNSCOM, se sont achevés par des exercices pratiques de remplissage des outils administratifs et financiers. À cette occasion, les participants ont recommandé la multiplication de ces sessions de formation et la restitution des connaissances acquises dans leurs communes respectives. La session s’est déroulée au Centre de recherche et d’animation culturelle de Kangaba, sous la présidence du maire de la commune rurale de Minidian, Mamby Keïta. SD/CMT (AMAP)

Fonds de soutien à la Transition : Le moto-taximan Dramane Kamiya apporte une contribution de 100.000 Fcfa

Bamako, 21 octobre 2026 (AMAP)– Dramane Kamiya, un conducteur de moto-taxi âgé de 49 ans, a contribué à hauteur de 100.000 FCFA au Fonds de soutien à la Transition. Il a remis son don, mercredi, au Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, lors d’une cérémonie organisée à la Primature, a constaté l’AMAP. Père de famille résidant à Badalabougou, le donateur a expliqué vouloir apporter sa contribution aux efforts de redressement national, malgré la modestie de ses revenus quotidiens. Vêtu du gilet de couleur jaune de l’Union nationale des motos-taxis (UNAMOTA), il a appelé les Maliens à contribuer, selon leurs moyens, au financement des actions prioritaires de la Transition. La somme a été déposée en espèces sur le compte du Fonds de soutien à la Transition ouvert à la Banque de développement du Mali (BDM-SA). Au nom du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, et du gouvernement, le Premier ministre a salué ce geste citoyen. Il a également rendu hommage aux Forces armées maliennes (FAMa) engagées dans la lutte contre le terrorisme, ainsi qu’à la résilience du peuple malien. Selon lui, de telles initiatives contribuent au renforcement de la cohésion sociale, de la paix et de la concorde nationales. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et de plusieurs membres du cabinet de la Primature. Le donateur était accompagné de l’influenceur Boubou Mabel Diawara. À l’issue de la cérémonie, le ministre d’État lui a remis une lettre de remerciements du ministère de l’Économie et des Finances. SS/CMT (AMAP)