Economie : La Plateforme nationale des producteurs de riz du Mali renforce les capacités des journalistes

Bamako, 10 mai (AMAP) La plate forme nationale des producteurs du Mali (PNPR-M) a organisé, jeudi, à son siège à Niamakoro, à l’intention des Hommes de médias, un atelier de renforcement des capacités d’une vingtaine des acteurs des médias sur la filière riz et ses enjeux, a constaté l’AMAP.

L’objectif visait à renforcer la connaissance des Hommes de médias sur la filière riz, les enjeux et les principaux défis auxquels les acteurs de la filière riz sont confrontés.

Les points abordés, au cours de cette journée, ont porté sur deux points essentiels.  Il s’agit d’abord, de la connaissance du riz (la morphologie du riz jusqu’à la consommation) et les initiatives publiques, qui sont en cours ou achevées, pour le développement de la riziculture en partant notamment, de la loi d’orientation agricole, des politiques, la stratégie nationale de développement de la riziculture qui sont des documents cadre, qui orientent le développement de la riziculture.

Le facilitateur, Abdoulaye Koureissy, le coordinateur national de la PNPR-M, a expliqué que cette journée de formation s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre d’une décision politique de son service. « Il y a deux ans, le conseil d’Administration a décidé d’animer chaque année une journée de formation au profit des Hommes de médias sur les enjeux et les grands défis de la riziculture, ainsi que les opportunités. C’est dans le cadre de cette politique que nous avons fait appel à certains acteurs des médias, notamment la presse écrite, la presse en ligne, des radios, des télés pour échanger avec eux sur des questions de préoccupation de notre organisation » a précisé Abdoulaye Koureissy.

Il a fait savoir qu’il est ressorti des constats d’aider les journalistes à intégrer le dispositif de campagne sur nos activités afin qu’ils puissent mieux s’imprégner des enjeux et de mieux communiquer avec l’opinion publique et les décideurs.

Siné S. TRAORÉ

Coopération : 150 millions de litres de gasoil du Niger pour améliorer la fourniture d’électricité au Mali

Le Mali devient le premier client du Niger avec qui nous partageons l’Alliance des États du Sahel. Cet approvisionnement en carburant à un tarif préférentiel de 328 Fcfa le litre permettra à EDM-SA d’améliorer la fourniture d’énergie

Bamako, 17 avr (AMAP) La société Énergie du Mali (EDM-SA) et la Société nigérienne de pétrole (SONIDEP) ont signé, mardi, à Bamako, un contrat commercial pour la fourniture de 150 millions litres de gasoil à EDM-SA.

Ce contrat à un tarif préférentiel de 328 Fcfa le litre a été paraphé par le directeur général de la SONIDEP, le colonel Ali Seibou Hassane, et le Directeur d’EDM-SA, Abdoulaye Djibril Diallo, faisant ainsi du Mali le premier client du Niger en matière de fourniture de pétrole.

Selon la ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, le contrat est le résultat de la réunion tenue à Niamey, au Niger, en février dernier, entre les ministres chargés de l’Énergie de l’Alliance des États du Sahel (AES), élargie au Tchad et au Togo.

Rappelant la participation du Mali à la cérémonie du lancement officiel du démarrage de la production pour l’exploitation du pétrole du Niger, à la date du 1er novembre 2023 à Koulélé, Agadem (dans la région de Diffa), Mme Camara a indiqué que le Mali et le Burkina Faso ont été les premiers clients du Niger.

De cette date à aujourd’hui, EDM-SA a bénéficié d’un volume de 22,6 millions de litres de gasoil comme subvention de l’État du Mali. « Avec cette expérience, a expliqué la ministre Bintou Camara, il s’agira maintenant de corriger toutes les anomalies constatées, surtout sur l’acheminement par la route du carburant. » À cet égard, la ministre chargée de l’Énergie a assuré que ce défi sera relevé.

« Nous engageons la société Énergie du Mali à prendre, dès la signature de ce contrat, toutes les dispositions nécessaires pour l’acheminement correct de ce carburant au Mali », a instruit la ministre.

Abondant dans le sens, Mahamane Moustapha Boka Barke a déploré que cette première expérience ait connu des difficultés mais dont les causes ont été identifiées. Pour palier ces contraintes, le ministre nigérien du Pétrole a estimé que les solutions passent par, entre autres, la constitution d’un parc de camions citernes du Niger et du Mali, la mise en place d’une escorte pour le transport du carburant dans les trois pays de l’AES, des structures d’exécution et de suivi par les trois entreprises (EDM-SA du Mali, SONABEL du Burkina Faso et SONIDEP du Niger).

S’y s’ajoute, l’ouverture et l’approvisionnement conséquent des comptes dédiés dans les banques de représentations de ces trois pays. Pour Mahamane Moustapha Boka Barke, la mise en œuvre effective et diligente de ses mesures garantira le succès de ces opérations.

La cérémonie a été présidée par le Premier ministre chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga. C’était en présence des membres du gouvernement dont le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, et de son homologue nigérien du pétrole, Mahamane Moustapha Boka Barke.

Avant la signature de cette convention entre les deux ministres chargés de l’Énergie, dans l’après-midi, le chef de l’État,  le colonel Assimi Goïta, a accordé une audience  la délégation  du Niger.

BBC/MD (AMAP)

Le gouvernement du Mali à pied d’œuvre pour le retrait de la CEDEAO

Plusieurs membres du gouvernement ont pris part à la rencontre

Bamako, 12 avr (AMAP) Le gouvernement travaille à tout mettre en place pour gérer le processus de retrait du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a déclaré, jeudi, à Bamako, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Il s’agit surtout « d’œuvrer à mettre en exécution la stratégie définie par le gouvernement et le plan d’action nécessaire. Ce, en préservant les intérêts de notre pays », a dit Abdoulaye Diop, dans une interview accordée à la presse, à la fin de la première réunion ministérielle planchant sur le processus de retrait.

« C’est dans ce cadre que nous avons convoqué cette première réunion en concertation avec le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation pour pouvoir rassembler une vingtaine de membres du gouvernement qui sont concernés par la matière», a précisé M, Diop. Ajoutant que chacun avait fait part, avant la réunion, de l’impact de cette décision dans son secteur d’activités.

ÉVALUATION MINUTIEUSE – La rencontre a permis de faire une évaluation minutieuse de ces impacts et surtout de proposer un certain nombre d’actions afin de se préparer à remédier la situation. Selon le patron de la diplomatie malienne, il a été décidé de formaliser la structure en tant que Comité chargé de gérer le processus de retrait à deux niveaux : le premier étant ministériel comme ce fut le cas jeudi et un autre technique, c’est-à-dire celui d’évaluation et de suivi qui regardera dans tous les compartiments, entre autres, les dimensions politiques, sécuritaires, économiques et financières.

En réalité, le processus de retrait touche plusieurs questions comme la libre circulation des personnes et des biens, celles liées à l’intégration économique, à des organisations affiliées à la CEDEAO et au passeport. Tout comme des impacts financiers au niveau des pays.

Le ministre Abdoulaye Diop a soutenu, par ailleurs, qu’il s’agit d’évaluer ensemble les opportunités et les bénéfices politique et économique pour notre pays, même en termes de politique commerciale. « C’est l’ensemble de ces questions qui ont fait l’objet de discussions. Nos équipes techniques travailleront pour mettre en place ces éléments comme nous l’avons fait dans le cadre de la MINUSMA pour pouvoir identifier des actions concrètes et voir les moyens nécessaires au niveau du gouvernement », a-t-il commenté en indiquant que c’est une instance de concertation.

La sortie d’une organisation, comme cela a été le cas de la Grande Bretagne qui a quitté l’Union européenne (UE), impose des mécanismes très complexes. « Il y a des négociations très poussées sur des questions économiques, financières et autres. Donc, nos équipes sont prêtes pour engager ces discussions avec la CEDEAO afin de préserver un certain nombre d’acquis pour nos ressortissants…», a expliqué le ministre chargé des Affaires étrangères.

Selon lui, dans un processus d’intégration, il y a des gains et des pertes pour tout le monde. Tout comme des avantages à garder pour les pays partenaires. « Notre pays a quitté la CEDEAO, mais nous restons géographiquement dans la zone Afrique de l’Ouest. Les États dans cet espace restent condamnés à travailler ensemble. Seulement, nous allons pouvoir développer d’autres mécanismes hors CEDEAO pour voir les choses soit au plan bilatéral, soit dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES) », a soutenu le chef de la diplomatie malienne.

OD/MD (AMAP) 

Entreprenariat des jeunes ruraux : Le projet FIER II va créer 5 000 micro-entreprises individuelles

La population malienne est majoritairement rurale et jeune, près de 77% des Maliens vivent en milieu rural.

Sikasso, 27 mar (AMAP) Le deuxième projet de Formation professionnelle, insertion et appui à l’entreprenariat des jeunes ruraux (FIER II), d’un coût de 59,5 milliards de Fcfa, cible 60.000 jeunes ruraux qui bénéficieront d’une formation professionnelle ou d’une insertion économique dans un créneau porteur, a été lancé, vendredi, à Sikasso (Sud) par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga.

FIER II est une initiative de l’État malien qui bénéficie du soutien technique et financier du Fonds international de développement agricole (FIDA). D’un coût de 59,5 milliards de Fcfa, ce projet cible les jeunes ruraux femmes et hommes âgés de 15 à 40 ans. À terme, 60.000 jeunes ruraux bénéficieront d’une formation professionnelle ou d’une insertion économique dans un créneau porteur. Le projet couvrira les Régions de Koulikoro, Sikasso, Kayes et Ségou. 12 cercles seront retenus dans des zones de concentration. Il sera étendu aux bassins de production dans les Régions de Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. Le projet sera ensuite étendu à l’ensemble des régions du Mali.

« En ratissant aussi large, les autorités de la Transition tiennent à réaffirmer leur engagement en faveur des actions concrètes visant l’amélioration des conditions de vie de nos populations, a souligné le colonel Abdoulaye Maïga, qui représentait le chef de l’État.

L’ambitionne en la matière est, selon lui, de consolider les acquis de la première génération du projet FIER; exécuté de 2014 à 2022 et qui «a donné un espoir en apportant des solutions adaptées au bien-être des jeunes et des communautés». Il importe, pour ce faire, d’intensifier les actions de terrain en mettant l’accent sur la productivité.

Pour y arriver, « un Fonds de garantie financière durable et un fonds de refinancement des Systèmes financiers décentralisés sont mis en place », a assuré la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré.

Elle a ajouté que 12 000 Activités génératrices de revenus (AGR) et 5 000 micro-entreprises rurales individuelles sont promues et financées. S’y ajoutent, selon elle, la création de 40 000 emplois directs et l’installation d’infrastructures économiques agrégatives. Elle a invité les jeunes ruraux à en tirer le maximum de profil.

Le représentant du FIDA, Oumarou Mazou, a qualifié ce lancement qu’il de « début d’un voyage passionnant vers l’acquisition de compétence et de développement personnel, la transformation professionnelle chez les jeunes ruraux dans des métiers agricoles. »

Le secteur agricole est un pilier important du développement du Mali. Premier pourvoyeur d’emplois avec près de 80% de la population active, il contribue à hauteur de plus de 36% à la formation du Produit intérieur brut (PIB).

Les autorités de la Transition entendent poursuivre la promotion de l’esprit d’entreprise en milieu rural, tout en facilitant l’intégration économique des jeunes dans les chaînes de valeurs agricoles et les métiers non agricoles.

La population malienne est majoritairement rurale et jeune, près de 77% des Maliens vivent en milieu rural. Potentiel inestimable dont il faut profiter en résolvant les défis liés à l’équipement agricole et à l’accès au financement auxquels ces jeunes sont confrontés. Surtout de qualification pour permettre à cette jeunesse de jouer sa partition dans un monde très compétitif et très ouvert.

La cérémonie de lancement a enregistré la présence des représentants du Conseil national de Transition (CNT), des autorités locales et régionales de Sikasso, Bougouni, Koutiala, Segou, Koulikoro et Kayes ainsi que des fédérations nationales des organisations des femmes et des jeunes ruraux.

FD/MD (AMAP)      

Journée mondiale de l’eau : Les bons indicateurs du Mali

Un bémol, les ressources en eau se dégradent du fait du changement climatique et des pratiques humaines

Bamako, 25 mar (AMAP) En 2024, le taux d’accès au service de l’eau potable au Mali est de 83,2% en milieu urbain et semi-urbain et 67,3% en milieu rural, avec une moyenne nationale de 71,9%, a annoncé, vendredi, le ministre en charge de l’Agriculture Lassine Dembélé, représentant sa collègue de l’Energie et de l’Eau.

M. Dembélé, qui s’exprimait à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars sous le thème : « L’eau pour la paix » a ajouté que des projets structurants en cours permettront d’améliorer l’approvisionnement. Il s’agit, entre autres, de la poursuite des travaux de renforcement et d’extension du service d’eau potable, de la réalisation attendue en 2024 de plus de 3 450 nouveaux points d’eau modernes et le renforcement de plus de 620 ouvrages existants dans le périmètre hors concession.

« Malheureusement, a regretté M. Dembélé, les ressources en eau continuent de se dégrader au regard non seulement de l’impact du changement climatique et surtout à cause des actions et pratiques humaines : gaspillage d’eau sous toutes ses formes, exploitation anarchique des berges des cours d’eau, activités anarchiques d’orpaillage, rejet des ordures et autres substances nocives dans les cours d’eau. »

Au Mali, le clou de cette 32è édition a été une rencontre, organisée, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Cette journée met l’accent sur l’importance de l’eau et plaide pour sa gestion durable afin de lutter contre la crise mondiale de l’eau et favoriser l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD n°6).

Cette édition, selon le ministre Lassine Dembélé, est commémorée dans un contexte mondial particulier marqué par l’aggravation des effets du changement climatique, la croissance démographique et la multiplication des conflits liés à l’eau. « Ces phénomènes constituent des menaces réelles pour la protection et la conservation de notre ressource tant précieuse qu’est l’eau. »

Le thème est assez révélateur des défis du Mali, en matière d’accès à l’eau potable. Le pays fait partie de ceux en situation de stress hydrique, avec moins de 1 000 m3 d’eau par habitant et par an.

Pire, depuis la grande sécheresse des années 70, l’on assiste à une diminution progressive et une dégradation continue de la qualité des ressources en eau de au Mali.

Pour la représentante de la société civile du secteur de l’eau et l’assainissement (CN-CIEPA), Selly Ouane, cette journée est un moment de plaidoyer de la société civile en faveur de l’accès de tous à l’eau potable d’ici 2030.

« Dans notre pays, environ 30% de la population manquent d’eau potable avec des disparités entre les milieux, rural, semi-urbain et urbain. En plus, la croissance démographique signifie que de plus en plus d’individus et de secteurs économiques se disputent l’accès à l’eau », a-t-elle analysé.

Quant à l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, elle a, au nom des Partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur l’eau et l’assainissement, expliqué que cette Journée rappelle, chaque année, l’importance fondamentale de l’eau pour maintenir la vie, favoriser le développement et promouvoir la paix.

«Au cours des dix dernières années, les PTF ont contribué à hauteur de plus 352 milliards de Fcfa d’aide au développement et aux besoins humanitaires. Cet appui a permis d’accroître l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement améliorés dans les zones rurales et urbaines, mettre en œuvre des systèmes d’irrigation innovants pour une agriculture durable et renforcer les capacités techniques et financières des institutions locales», a révélé Rachna Korhonen.

FMS/MD (AMAP)

Le chef de l’état malien reçoit le représentant spécial du gouvernement chinois chargé des questions africaines

L’émissaire chinois a promis que son pays accompagnera le Mali dans la lutte contre le terrorisme

Bamako, 25 ma (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, vendredi dernier, au palais de Koulouba, le représentant spécial du gouvernement de la République populaire de Chine chargé des questions africaines, Liu Yuxi.

Au terme de la rencontre, le représentant spécial du gouvernement chinois chargé des questions africaines a promis que la partie chinoise continuera à renforcer les projets de coopération qui existent.

« Nous allons, aussi, entamer de nouveaux projets dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de la médecine et de la sauvegarde de la  sécurité du pays», a annoncé l’émissaire chinois. Et de poursuivre : « Nous sommes déterminés à soutenir le Mali dans sa lutte pour le maintien de la sécurité du pays et dans la lutte contre le terrorisme».

L’émissaire de Beijing a rappelé que le Mali et la Chine ont une amitié de longue date. Liu Yuxi a indiqué que les deux parties ont réitéré leurs engagements à raffermir la coopération sur les plans bilatéral et international.

L’hôte du président de la Transition a, par ailleurs,fait savoir qu’au cours de sa visite, il a pu remarquer les immenses efforts des autorités maliennes pour sauvegarder la paix, la sécurité, la souveraineté du pays mais, aussi, le développement et le bien-être du peuple.

Il y a quelques mois, une délégation malienne de haut niveau, conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération international, Abdoulaye Diop, a effectué une visite d’amitié et de travail à Beijing, en Chine. Au cours de ce séjour, les deux parties s’étaient félicitées « de la parfaite convergence de vues entre les autorités des deux pays sur de nombreux sujets internationaux et régionaux », notamment ceux relatifs aux principes fondamentaux de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des états. Elles ont déploré la politisation et l’instrumentalisation de la question des droits de l’Homme par certaines puissances étrangères.

La partie chinoise a réitéré son soutien aux efforts de Bamako visant le respect de sa souveraineté, le renforcement de la présence et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.

Elle a également marqué son accord de principe pour soutenir les projets structurants dans les domaines agricole, minier, énergétique, des infrastructures, des nouvelles technologies ainsi que la réalisation d’unités industrielles dans le cadre d’un partenariat « gagnant-gagnant mutuellement avantageux».

L’audience a enregistré la présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et de son collègue chargé de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo.

BD/MD (AMAP)

Complexe numérique de Bamako : Des milliers d’emplois locaux attendus

2è session ordinaire du Conseil d’orientation du CNB

Bamako, 21 mar (AMAP) « Le Complexe numérique de Bamako (CNB) devra permettre de créer des milliers d’emplois locaux à travers l’implantation d’entreprises nationales et internationales, notamment dans le domaine du numérique », a déclaré, jeudi, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène.

Lors de la 2è session ordinaire du conseil d’orientation du CNB, le ministre a estimé que par ce biais, il (le CNB) « contribuera fortement à la croissance économique du Mali et à l’accroissement du Produit intérieur brut (PIB) du pays. » « Les retombées économiques et les externalités positives d’ordre social seront remarquables tant au niveau national que régional », a-t-il ajouté.

Selon Alhamdou Ag Ilyène, dans les années à venir, le Complexe constituera un des leviers puissants pour le rayonnement international du Mali. Il a renchéri que son architecture lunique et sa salle de conférence de 5 000 places attirera les rencontres nationales et internationales et le monde du numérique. Le CNB accroitra « à coup sûr, es capacités de notre pays en matière de rencontres nationales et internationales », a-t-il poursuivi.

Et d’indiquer que c’est une véritable vitrine de mise en valeur des progrès actuels et futurs de notre pays et les sauts technologiques que le gouvernement de la Transition est en train d’effectuer, dans les infrastructures et la modernisation de l’administration.

Le ministre a remercié les partenaires du CNB pour leur accompagnement multiforme. Il s’agit de la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).

Le programme d’activités et de budget 2024 du CNB s’articule autour d’objectifs spécifiques permettant de soutenir la direction générale dans son combat.

Pour ce faire, les administrateurs ont examiné et adopté le projet de budget évalué à 178,4 millions de Fcfa. Alhamdou Ag Ilyène a invité les participants à faire des analyses judicieuses et à formuler des recommandations pertinentes, afin que le CNB joue pleinement sa partition dans le développement sectoriel des Technologies de l’information et de la communication (Tic).

Pour sa part, le directeur général du CNB, Hamed Salif Camara, a précisé que cette 2è session va permettre aux administrateurs d’apporter des orientations pour l’exercice 2024 au CNB dont la préoccupation est de créer un environnement sain et efficace dans le développement de l’écosystème du numérique. Et ce, en offrant aux entreprises un cadre de travail de communication pour pouvoir booster non seulement les compétences maliennes, mais aussi les services du numérique.

Selon Hamed Salif Camara, le budget de cette année est en baisse par rapport à la dernière session tenue en 2021. Cette baisse est due aux difficultés financières du pays.

FC/Md (AMAP)

Ségou : Le sucre local disponible en quantité suffisante

Le gouverneur Alassane Traoré s’est réjoui de la disponibilité du sucre sur le marché et du respect des prix par les commerçants

Ségou, 18 mar (AMAP) Le gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, a effectué, lundi, une visite dans trois magasins témoins afin de s’assurer de la disponibilité et du respect du prix sucre, a constaté l’AMAP.

Dans les magasins visités, il n’y a pas de manque de sucre ni d’augmentation excessive des prix et les réserves sont suffisantes pour répondre à la demande des consommateurs pendant ce mois de Ramadan. Les prix indicatifs plafonds dans les magasins témoins sont de 27 500 Fcfa pour le sac de 50 kg, 28 500 Fcfa la même quantité dans les boutiques de proximité et 575 Fcfa à 600 Fcfa le kg.

Le gouverneur Alassane Traoré s’est non seulement réjoui de la disponibilité du sucre sur le marché, mais, aussi, du respect des prix plafonds par les commerçants. Ce qui, selon lui, permettra à la population de « passer ce mois de Ramadan dans la sérénité. »

M. Traoré a remercié l’ensemble des acteurs : le ministère de l’Industrie et du Commerce et les opérateurs économiques (commerçants grossistes et détaillants) qui ont contribué à l’atteinte de ce résultat.

Pour sa part, le directeur par intérim de la direction du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence de Ségou, Yacouba Yalcouyé, a assuré que les contrôles se poursuivront sur le terrain pour veiller au respect des prix.

Il a exhorté la population « à dénoncer tous les commerçants véreux qui s’adonnent à la spéculation. »

La forte délégation du gouverneur également le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoum Diarra, le préfet de Cercle, Daouda Diarra, le directeur par intérim de la direction régionale du Commerce, de la Consommation et le président de la Chambre régionale de commerce et d’industrie, Ibrahima Doucouré.

MS/MD (AMAP)

 

 

Diaspora africaine : La Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest s’est ouverte à Bamako

Le Mali a été choisi pour abriter cette conférence qui est l’une des six pré-congrès préparatoires

Bamako, 14 mar (AMAP) La conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest en prélude au 9è congrès panafricain sur le thème : «Diasporas, afro-descendants et développement», avec pour but de réfléchir sur les stratégies fédératives de mobilisation des diasporas africaines et des afro-descendants autour du chantier de la renaissance en ayant pour socle le panafricanisme, s’est ouverte, jeudi, à Bamako.

Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a indiqué que ce rendez-vous constitue une opportunité réelle de réfléchir ensemble aux enjeux liés au développement de nos pays, de partager nos expériences et de proposer des stratégies innovantes pour mobiliser la diaspora africaine et la communauté des afro-descendants.

Il a rappelé à cet effet les données de la Banque africaine de développement (BAD) qui montrent que les transferts de fonds de la diaspora africaine ont progressivement augmenté passant de 37 milliards de dollars en 2010 à 87 milliards de dollars en 2019, pour atteindre 95,6 milliards de dollars en 2021.

Le ministre Ag Attaher a ajouté que  la diaspora africaine, le plus grand bailleur de fonds du continent, offre des moyens de subsistance à des millions d’Africains dans la prise en charge des besoins alimentaires, éducatifs, sanitaires et pour le développement local.

En outre, Mossa Ag Attaher a soutenu que les intellectuels de la diaspora africaine contribuent largement au renforcement des capacités dans les pays d’origine par le transfert des compétences dans plusieurs domaines.

D’après lui, la diaspora malienne, estimée à environ 6 millions de personnes, constitue un pilier du développement national avec un engagement fort. Il dira que selon une étude de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en 2022, les transferts de fonds de la diaspora malienne ont été estimés à 793 milliards de Fcfa, un apport largement supérieur à l’Aide publique au développement.

PARTI PRIS POUR LE PANAFRICANISME – Pour sa part, le ministre togolais en charge des Affaires étrangères, Pr Robert Dussey, a indiqué que cette rencontre a lieu à Bamako, grâce à la bonne volonté des autorités maliennes qui réaffirment ainsi leur parti pris pour le panafricanisme et les nobles causes africaines. Tout comme leur engagement en faveur de la réactivation de la fibre du panafricanisme, « un renouveau dont l’Afrique, sa diaspora et les personnes d’ascendance africaine, ont ardemment besoin.

D’après lui, le traitement du thème permettra de réfléchir sur les stratégies fédératives de mobilisation des diasporas africaines et des afro-descendants autour du chantier de la renaissance en ayant pour socle le panafricanisme. Pour le Pr Dussey, la conférence régionale de Bamako offre, également, l’occasion de réfléchir sur les pistes de valorisation et de mobilisation accélérée des capitaux intellectuels, culturels, scientifiques et financiers des diasporas africaines et des afro-descendants au service du développement de l’Afrique.

Son homologue malien, Abdoulaye Diop, qui a présidé la séance, dans son discours d’ouverture, a soutenu qu’en tant que terre de migration par excellence, le Mali se reconnait pleinement dans le thème de cette conférence qui va examiner les différents aspects liés aux diasporas, aux afro-descendants et au développement.

Abdoulaye Diop s’est dit confiant et optimiste sur les capacités des diasporas africaines et des afro-descendants « à œuvrer en faveur de la redistribution des équilibres multipolaires, dans le cadre de la promotion de la voix de l’Afrique sur la scène internationale dans un contexte de basculement géopolitique.

Le ministre burkinabè en charge des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, celui du Cap-Vert étaient aussi présents à cette conférence qui est l’une des six pré-congrès préparatoires prévus dans différentes régions d’Afrique, conformément à la décision de la 6è réunion du Haut comité de l’Union africaine (UA) en charge de l’agenda 2021-2031 tenue le 13 juin 2023.

DD/MD (AMAP)

Fourniture d’électricité : EDM-SA annonce l’amélioration de la desserte (Directeur général)

Abdoulaye Djibril Diallo, directeur général d’EDM-SA

Bamako, 07 mar (AMAP) La Société Énergie du Mali (EDM-SA), pendant le mois de Ramadan qui se profile, diminuera significativement la durée des coupures de l’életricité et communiquera un plan détaillé de délestage pour permettre aux usagers de mieux s’organiser, a annoncé, jeudi, à Bamako, son directeur général, Abdoulaye Djibril Diallo.

Lors d’une conférence de presse, M. Diallo a annoncé une batterie de mesures portant sur la disponibilité du combustible pour la production du courant électrique durant le Ramadan.

« En perspective, le gouvernement est à pied d’œuvre pour la réalisation de projets structurants qui permettront d’augmenter la proportion des énergies renouvelables dans le mix énergétique », a-t-il dit.

Depuis janvier dernier, l’État a mobilisé 42 millions de litres, dont 28 millions seront disponibles pour la couverture du mois de Ramadan. Des dispositions sont également  prises pour la disponibilité du parc de production, des postes et lignes de transport.

« Pour réduire les temps de coupures sur incident, des équipes de veille et de dépannage seront mobilisées], a ajouté le directeur général d’EDM-SA. Selon Abdoulaye Djibril Diallo, la couverture optimale de la pointe 2024 dépendra essentiellement de l’approvisionnement en combustible. Il s’agit de mettre à la disposition des centrales thermiques 21 citernes de fuel et 18 citernes de gasoil tous les jours.

« Pour assurer la demande en énergie sur toute l’année sans interruption, il faudrait pratiquement 500 millions de litres de combustible, ce qui correspond à 11.000 citernes de 45.000 litres, pour un coût total de 309 milliards de Fcfa. Le chiffre d’affaires d’EDM-SA prévu cette année est de l’ordre de 275 milliards de Fcfa », a-t-il révélé.

Parlant de l’état des lieux de la crise énergétique au Mali, M. Diallo a déploré le fait que celle-ci a des causes profondes et se déroule actuellement dans un contexte d’aggravation. La crise énergétique au Mali est consécutive à l’augmentation des besoins en électricité, au manque d’investissements, à la croissance de la part du thermique dans le mix énergétique.

« Depuis deux décennies que je suis à EDM, nous fournissons une croissance constante de 10% par an. Cela signifie concrètement, que tous les sept ans l’activité de l’EDM-SA double. En 2002, le besoin en énergie électrique était de l’ordre de 600 millions de kWh, aujourd’hui nous sommes à un sommet vertigineux de 3,200 milliards de kWh », a-t-il précisé.

Le directeur général a aussi evoqué le coût élevé de la production du thermique par rapport à l’hydroélectrique et qui est tributaire des cours mondiaux du combustible, la baisse de la production hydroélectrique à cause de la faible pluviométrie. S’y ajoutent l’augmentation du prix du carburant sur le marché mondial, la rupture de l’équilibre tarifaire, le fort endettement de la société et l’insécurité.

S’agissant des perspectives à court et moyen termes, après le mois de Ramadan, le directeur général a évoqué, entre autres, le renforcement des capacités afin de compter davantage sur les propres forces et talents de la Société énergie du Mali, la réalisation des projets structurants de production, de transport et de distribution, l’inversion de l’évolution du mix énergétique par la mobilisation des énergies renouvelables, notamment le solaire, l’hydroélectricité et l’éolienne.

Outre la révision de la politique tarifaire afin de rétablir l’équilibre financier du secteur et permettre son expansion, il est prévu l’extension de la desserte pour un plus grand accès à l’électricité au Mali, la poursuite des efforts engagés à court terme.

Autres perspectives à court et moyen termes, la restructuration de la dette bancaire, l’amélioration de la gouvernance, la diminution des charges, la revalorisation et la mobilisation de l’expertise locale, la digitalisation des services.

BBC/MD (AMAP)

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