PAPSE : plus de 20 partenaires formés à Bamako pour mieux accompagner les bénéficiaires

Bamako, 9 septembre (AMAP)— Le Projet de renforcement de la participation socio-économique des personnes déplacées internes, des réfugiés et des communautés hôtes vulnérables au Mali (PAPSE) organise, du 9 au 11 septembre à Bamako, une session de formation sur la gestion d’entreprise au profit de plus de 20 partenaires du projet, a constaté l’AMAP. La rencontre vise à renforcer les capacités des structures partenaires en matière de gestion et d’entrepreneuriat, afin d’améliorer l’accompagnement des porteurs de projets et des bénéficiaires dans la création et la gestion de leurs activités génératrices de revenus. À l’ouverture des travaux, le coordinateur technique et exécutif du PAPSE, Demba Tounkara, a rappelé que le projet œuvre au renforcement de la participation socio-économique des personnes déplacées internes, des réfugiés et des communautés hôtes vulnérables, notamment à travers la formation professionnelle et l’appui à l’entrepreneuriat. Il a indiqué que la session doit permettre aux partenaires de mieux conseiller, accompagner et coacher les bénéficiaires dans la conduite de leurs activités économiques. L’objectif est également de consolider les acquis du projet et d’assurer leur pérennisation au-delà de sa période d’intervention. Lancé en 2020 et mis en œuvre par la GIZ sous mandat de la coopération allemande, avec le cofinancement d’Affaires mondiales Canada, le PAPSE est placé sous la tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce. Il intervient dans les régions de Bamako, Ségou, Mopti, Kayes et Gao. ST/CMT (AMAP)
Mali : Entrepreneuriat des jeunes, entre innovation et survie économique

Bamako, 8 septembre (AMAP) À Bamako, dans les ruelles animées du Grand Marché ou les quartiers périphériques, des jeunes construisent leur avenir à coups d’initiatives personnelles. Pour beaucoup, créer une entreprise n’est pas un rêve d’innovation pure, mais une réponse concrète à l’absence d’emplois salariés. Alors, l’entrepreneuriat des jeunes au Mali relève-t-il de l’opportunité ou de la nécessité ? Le Mali dispose d’une population extrêmement jeune : près de la moitié des habitants a moins de 20 ans et plus d’un tiers a entre 15 et 29 ans selon l’INSTAT en 2024. Chaque année, des centaines de milliers de jeunes arrivent sur le marché du travail. Selon les estimations modélisées de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de la Banque mondiale, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans s’élevait à environ 3,9 % en 2025. Ce chiffre officiel reste bas, car la plupart des jeunes travaillent dans l’informel ou l’auto-emploi. En réalité, le sous-emploi et le manque d’emplois décents dominent. En 2022, près de 99 % des emplois occupés par les jeunes maliens relevaient du secteur informel, et 71,7 % des jeunes actifs étaient travailleurs indépendants ou aidaient dans une entreprise familiale (OIT, données EHCVM). Le taux de jeunes ni en emploi, ni en éducation, ni en formation (NEET) atteignait 29 % chez les 15-29 ans, avec un écart marqué entre les femmes (43,6 %) et les hommes. Une enquête Afrobarometer (2024) indique que près de quatre jeunes sur dix (18-35 ans) se déclarent sans emploi et en recherche active de travail, tandis que seuls 6 % disent avoir un emploi à temps plein. Une majorité (57 %) préférerait créer sa propre entreprise. Dans ce contexte, l’entrepreneuriat apparaît souvent comme une stratégie de survie, mais aussi comme un terrain d’innovation locale. Des parcours entre transmission familiale et ambition personnelle Alou Dembélé, la trentaine, a passé une partie de son enfance au Gabon avant de revenir au Mali. Après avoir travaillé avec des aînés dans le commerce de tissus au Grand Marché de Bamako, il s’est lancé dans l’immobilier. « J’étais déjà dans ce milieu à travers des proches qui louaient des maisons. J’ai appris avec eux, j’ai compris le circuit et j’ai pris mon indépendance », raconte-t-il. Il a démarré avec un capital propre de 800 000 FCFA. Aujourd’hui, son activité lui permet de se prendre en charge, d’aider ses parents et d’épargner. Ses défis quotidiens sont concrets : les délestages d’électricité découragent les locataires, et la crise économique touche le pouvoir d’achat. « Certains de mes locataires n’arrivent plus à payer. Beaucoup ont perdu leur emploi. » Il utilise massivement Facebook pour promouvoir ses biens, notamment auprès de la diaspora, mais constate une baisse de clientèle. Sans accès au financement bancaire. « les banques n’ont pas très bonne réputation en matière d’appui aux jeunes entrepreneurs » –, il nourrit pourtant de grandes ambitions : transformer son activité en empire et diversifier vers d’autres secteurs, comme le carburant. Zoumana Doumbia, ingénieur en génie industriel énergétique, a repris et formalisé les activités de son père dans le froid, la climatisation et le solaire. « Mon père était technicien, mais pas formel. Après mon diplôme, j’ai été obligé de subvenir aux besoins de la famille. Attendre un emploi n’était plus possible. » Il a commencé sans capital liquide, seulement avec ses connaissances et les outils de son père. Aujourd’hui, son entreprise Doum-Tech Energy vit correctement, même si le poids familial, les impôts et les coupures d’électricité restent lourds. En 2024, il a obtenu un crédit bancaire via le programme GoGreen, qu’il juge difficile à rembourser dans un contexte instable. Il mise sur le digital et développe même des agents conversationnels basés sur l’intelligence artificielle. Deux autres parcours illustrent cette dualité. Aminata Traoré, 28 ans, gère un petit restaurant de plats locaux dans le quartier de Niarela à Bamako. Après plusieurs années de chômage post-études, elle a transformé la cuisine familiale en activité génératrice de revenus. « Je n’avais pas le choix. Il fallait nourrir ma famille. J’ai commencé avec 150 000 FCFA empruntés à ma mère et quelques tables. » Aujourd’hui, elle emploie deux jeunes femmes et livre via WhatsApp et Facebook. Les délestages et la hausse des prix des denrées compliquent son quotidien, mais elle rêve d’ouvrir une seconde adresse et de formaliser son entreprise pour accéder à des financements. Ibrahim Keita, 26 ans, a lancé une petite structure de services numériques et de réparation d’appareils électroniques à Hamdallaye. Diplômé en informatique mais sans emploi stable, il a saisi l’opportunité du marché du digital. « C’était à la fois une passion et une nécessité. Les gens ont besoin de réparer leurs téléphones et d’accéder à des services en ligne. » Il a démarré avec un capital minime et utilise les réseaux sociaux pour trouver des clients. Comme beaucoup, il peine à obtenir un crédit bancaire faute de garanties solides. Le rôle des structures d’accompagnement Des incubateurs tentent de structurer cette énergie. Impact Hub Bamako, première implantation du réseau mondial en Afrique francophone (actif depuis 2016), accompagne des jeunes diplômés, des porteurs d’idées, des entrepreneurs informels et des profils vulnérables, y compris des migrants de retour. Selon Ramata N’Diaye et Fatoumata Diallo, le hub a déjà soutenu plusieurs centaines, voire milliers d’entrepreneurs, avec des résultats concrets en création d’emplois, accès au financement et structuration de startups. Les secteurs dynamiques restent l’agrobusiness, le digital, les industries créatives et les services. DoniLab, première structure d’accompagnement à l’entrepreneuriat innovant au Mali (depuis 2015), a accompagné près de 980 entreprises, formé des centaines d’entrepreneurs et contribué à la création de centaines d’emplois. Les freins identifiés restent la formulation de visions claires, l’accès au financement et aux marchés. SNV, via ses programmes Youth Employment and Entrepreneurship, a permis la création de plus de 21 600 opportunités d’emploi depuis 2019 et appuyé des centaines de PME dans l’agroalimentaire, les énergies renouvelables et les services environnementaux. L’approche insiste sur l’accès à la terre, au capital et aux réseaux, au-delà de la seule formation. Le
Foncier/Mali : le MUHDATP alerte contre de fausses annonces de vente de terrains au nom de l’ACI-SA sur les réseaux sociaux

Bamako, 7 septembre (AMAP)– Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population (MUHDATP) a alerté dimanche l’opinion publique contre la circulation de fausses informations relatives à la vente de terrains prétendument proposés par l’Agence de Cessions Immobilières (ACI-SA) sur les réseaux sociaux et certains supports numériques, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le communiqué, ces publications frauduleuses utilisent des logos, visuels, photographies et éléments de communication donnant une apparence officielle aux annonces, allant jusqu’à associer des images de hautes autorités de l’État ou de médias reconnus pour tromper la vigilance du public. Le ministère recommande à toute personne souhaitant acquérir un terrain de ne procéder à aucun paiement sur la base d’une annonce publiée sur les réseaux sociaux, de vérifier systématiquement l’origine de l’annonce auprès des canaux officiels de l’ACI-SA, de ne prendre aucun engagement financier avant confirmation officielle et de se méfier de toute demande de paiement urgent ou de frais de réservation. L’ACI-SA communiquera prochainement ses contacts officiels permettant de vérifier l’authenticité de toute annonce de vente de terrains. KD/CMT (AMAP)
Industrie : À Natien, Cimaf renforce l’autonomie du Mali en ciment

Sikasso, 28 août 2026 (AMAP)– Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a effectué, du 27 au 29 août, une mission dans la région de Sikasso. La délégation s’est notamment rendue à Natien pour constater l’état d’avancement de la cimenterie de Ciments de l’Afrique (CIMAF), avant l’inauguration de l’antenne régionale de l’Agence pour la promotion des investissements au Mali (API-Mali) et une rencontre avec les opérateurs économiques. À Natien, le ministre, accompagné du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra, et des autorités régionales, a visité les installations de CIMAF. L’usine a démarré sa production le 23 mars dernier. Elle dispose actuellement d’une capacité d’un million de tonnes de ciment par an. Cette capacité devrait atteindre trois millions de tonnes à l’horizon 2027-2028. Selon Moussa Alassane Diallo, le Mali est passé de trois unités de production de ciment en 2021 à six en 2026, pour une capacité totale de 5,5 millions de tonnes. «Cette dynamique devrait permettre au Mali d’atteindre son autonomie en matière de production de ciment à partir de 2027», a-t-il déclaré. Les besoins nationaux sont estimés à environ six millions de tonnes par an. Le projet CIMAF de Natien représente un investissement d’environ 56 milliards de FCFA, dont 35 milliards pour la construction de l’usine et 21 milliards pour la logistique et le parc roulant. Il devrait générer quelque 250 emplois directs et près de 1.500 emplois indirects. Le ministre a également réaffirmé l’engagement des autorités à assurer la sécurité des unités industrielles. «Nous allons faire en sorte que la sécurité soit assurée sur l’ensemble de nos unités industrielles», a-t-il assuré. Le directeur de l’usine, Ousmane Diallo, a salué l’accompagnement des pouvoirs publics. «Nous ne pouvons pas continuer à importer pour consommer. Il faut que nous produisions», a-t-il souligné. À Sikasso, le ministre a ensuite inauguré l’antenne régionale de l’API-Mali. Cette structure doit rapprocher les services publics économiques des investisseurs et des porteurs de projets. Elle aura notamment pour mission de promouvoir les opportunités d’investissement, faciliter la création et la formalisation des entreprises et accompagner les investisseurs. La mission s’est achevée par une rencontre avec les commerçants et opérateurs économiques à la Chambre de commerce et d’industrie de Sikasso. Le ministre a salué leur mobilisation face aux difficultés liées à la crise des hydrocarbures et à la hausse des prix. Les acteurs économiques ont notamment soulevé la question de l’écoulement et de la commercialisation de la noix de karité. La délégation ministérielle a également présidé la Semaine régionale de la jeunesse. Elle a rendu une visite de courtoisie aux notabilités du vestibule de Sikasso. MFD/CMT (AMAP)
Mali : l’État détiendra 35% du capital de Mines de Kobada-S.A., 260 enfants bénéficient du statut de pupille

Bamako, 28 août (AMAP)– Le Conseil des ministres, réuni vendredi à Koulouba sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, a adopté un décret fixant les modalités de participation de l’État au capital social de la société Mines de Kobada-S.A., exploitante du gisement aurifère de Kobada, dans le Cercle de Kangaba, région de Koulikoro, a appris l’AMAP. La participation de l’État est fixée à 35% du capital. Elle comprend une participation gratuite et non diluable de 10%, une participation supplémentaire en numéraire de 20% et une part de 5% réservée aux investisseurs nationaux. Cette décision fait suite à un protocole d’accord conclu avec la société Toubani Resources Mali-SARL, conformément aux dispositions du nouveau Code minier et de la loi sur le Contenu local adoptés en 2023. La gestion de la participation de l’État sera assurée par la Société du Patrimoine minier du Mali. Par ailleurs, le Conseil des ministres a adopté deux décrets accordant le statut de Pupilles de la Nation à 247 enfants mineurs dont les pères ont été tués lors d’attaques terroristes, d’embuscades ou d’explosions d’engins explosifs improvisés. Le statut de Pupilles de l’État a également été accordé à 13 enfants mineurs abandonnés sans substitut parental. En application de la loi n°2016-058 du 27 décembre 2016, ces 260 enfants bénéficieront notamment de la prise en charge de leurs frais médicaux et scolaires, de bourses d’enseignement supérieur et, le cas échéant, de mesures d’adoption ou de placement dans des institutions spécialisées. OS/CMT (AMAP)
Kangaba : Un projet de dépôt d’hydrocarbures de 1,1 milliard de Fcfa à l’étude

Kangaba, 28 août 2026 (AMAP) Un projet d’implantation et d’exploitation d’un dépôt d’hydrocarbures d’un coût estimé à 1,1 milliard de FCFA est à l’étude dans la commune rurale de Minidian, dans le cercle de Kangaba. Une rencontre consacrée à l’Étude d’Impacts Environnemental et Social (EIES) du projet s’est tenue jeudi sous la présidence du préfet du cercle, Abou Dao, a constaté l’AMAP. La rencontre a réuni les autorités administratives et communales, les services techniques, la société civile ainsi que les représentants des forces de défense et de sécurité. Elle s’inscrit dans le cadre des dispositions du décret n°2018-0991/P-RM du 31 décembre 2018 relatif à l’étude et à la notice d’impacts environnemental et social. Pour se conformer à la réglementation en vigueur, l’entreprise Boubacar Yara Energy SARL (EBY Energy SARL) a mandaté le bureau d’études Groupe d’Experts pour le Développement Durable (GEDD) pour réaliser l’EIES du projet. Selon le représentant de GEDD, Tiémoko Coulibaly, l’initiative vise notamment à contribuer à une réponse structurelle aux difficultés d’approvisionnement en carburant que connaît le Mali. Le futur dépôt sera construit sur une superficie de 5.000 m², correspondant au titre foncier n°536 du cercle de Kangaba. Il sera approvisionné en essence et en gasoil par camions. Sa mise en service devrait renforcer les capacités nationales de stockage stratégique des produits pétroliers et contribuer à réduire la vulnérabilité du pays face aux chocs extérieurs liés aux importations d’hydrocarbures. L’étude a permis d’identifier et d’évaluer les impacts environnementaux et socioéconomiques, positifs comme négatifs, liés à la réalisation et à l’exploitation du dépôt. À l’issue des travaux, les participants ont formulé des recommandations visant notamment à renforcer les mesures d’atténuation des impacts négatifs et résiduels du projet. SD/CMT (AMAP)
Hydrocarbures à Kayes : les stocks dans les stations-service jugés suffisants

Kayes, 27 août (AMAP)– Les stocks d’essence et de gas-oil disponibles dans les stations-service de la région de Kayes restent largement au-dessus des seuils d’alerte, malgré une baisse enregistrée au 26 août et l’absence de convoi de citernes au cours de la semaine écoulée, a indiqué jeudi le Directeur régional du Commerce, Robo Bayo, a constaté l’AMAP. Il s’exprimait lors de la rencontre hebdomadaire consacrée à la situation des prix et des stocks d’hydrocarbures dans la région, tenue dans la salle de conférences du gouvernorat, en présence du représentant du gouverneur, le Colonel Adama Bamba, et des représentants des Forces de défense et de sécurité, des consommateurs, des Douanes et des opérateurs pétroliers. Selon les données communiquées, les stocks d’essence s’établissent à 942.569 litres, contre 2.187.530 litres lors de la précédente situation, soit une baisse de 1.244.961 litres. Ceux de gas-oil sont estimés à 2.703.245 litres, contre 3.259.256 litres précédemment, soit une diminution de 556.011 litres. Les prix, eux, restent globalement stables. «Ces baisses ne traduisent pas une difficulté d’approvisionnement», a précisé Robo Bayo, soulignant qu’aucun convoi de citernes n’a été enregistré durant la semaine écoulée. Il a assuré que les volumes disponibles dans les stations-service couvrent les besoins de consommation «pendant une longue période» et demeurent supérieurs aux seuils d’alerte. Aucun chiffre n’a toutefois été communiqué pour le pétrole lampant. Le Colonel Adama Bamba a salué les efforts du directeur régional du Commerce dans le suivi de la situation. Il a appelé à maintenir la vigilance sur l’approvisionnement en hydrocarbures dans la région. OD/CMT (AMAP)
Filière bétail-viande : l’IFBV-Mali veut conquérir les marchés avec le label «Viande Rouge Malissogo »

Bamako, 27 août (AMAP)– L’Interprofession de la Filière Viande-Bétail du Mali (IFBV-Mali) entend accélérer la valorisation du bétail malien grâce notamment au label «Viande Rouge Malissogo», a déclaré jeudi son président, Mamoudou Abdoulaye Diallo, à l’ouverture de la sixième session ordinaire de l’Assemblée générale de l’organisation, au Mémorial Modibo Keïta, a constaté l’AMAP. Prévue les 27 et 28 août 2026, la session est marquée par le premier renouvellement du Conseil d’administration de l’IFBV-Mali, cinq ans après sa mise en place à l’issue de l’Assemblée générale constitutive des 27 et 28 août 2021. Selon M. Diallo, l’organisation a enregistré plusieurs avancées, notamment dans la prévention et la gestion des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles, à la transhumance interne et au transport transfrontalier du bétail. Le dialogue entre les familles professionnelles, la médiation, le renforcement des capacités et la formation des acteurs figurent également parmi les acquis. Le président de l’IFBV-Mali a surtout mis en avant la mise en place du label «Viande Rouge Malissogo» et l’obtention de son certificat d’enregistrement auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Il a estimé que ce label constitue un levier important pour mieux valoriser le bétail et la viande maliens sur les marchés sous-régionaux et internationaux. Présidant la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la Pêche, Balla Kéïta, a salué la régularité des instances de l’IFBV-Mali et le renouvellement de son Conseil d’administration, qu’il a présenté comme «le signe d’une gouvernance responsable». Il a invité les acteurs à tirer pleinement parti de la certification du label pour renforcer la compétitivité de la filière. M. Kéïta a assuré l’IFBV-Mali du soutien du gouvernement pour promouvoir durablement la filière et contribuer à la souveraineté alimentaire, à travers la disponibilité, l’accès, la stabilité de l’approvisionnement et l’utilisation des produits. Il a également annoncé la tenue prochaine des États généraux de l’élevage et de la pêche. Ces assises devront permettre d’identifier les forces, les faiblesses et les opportunités des deux sous-secteurs. Il a invité les professionnels de la filière bétail-viande à prendre part aux concertations régionales et nationales afin de contribuer au diagnostic des contraintes et à l’élaboration d’un modèle de développement durable. L’IFBV-Mali regroupe les producteurs, les transformateurs et les marchands de bétail. Elle œuvre notamment à la défense des intérêts des professionnels, à la promotion de la filière, au dialogue entre ses différents maillons et au renforcement de la sécurité alimentaire et sanitaire ainsi que de la traçabilité des produits. OS/CMT (AMAP)
Trajet Koutiala – Bamako : les préoccupations quotidiennes au cœur d’un périple de sept heures

Bamako, 24 août (AMAP) Parti avec plus d’une heure de retard de l’autogare de Sinsina, à Koutiala, un bus à destination de Bamako a mis environ sept heures pour rallier la capitale, dimanche, dans un voyage marqué par la fatigue, l’état de certains tronçons routiers et les préoccupations des passagers sur le coût du transport et l’hivernage. Prévu à 6 heures, le départ n’a finalement eu lieu qu’une heure plus tard, sans explication précise fournie aux voyageurs. À bord, toutes les places étaient occupées. Quelques minutes après le départ, la musique de l’artiste Doussou Ballo accompagne les passagers, tandis que les discussions s’installent. Parmi les voyageurs, une jeune mariée se rend à Bamako pour rejoindre son époux, deux semaines après son mariage. À la sortie de Koutiala, le paysage change progressivement. Des femmes circulent à vélo, transportant des fagots de bois de chauffage. Les discussions portent notamment sur l’hivernage et le coût de la vie. Plusieurs passagers s’inquiètent de l’insuffisance des pluies dans certaines zones agricoles. Le prix du transport alimente également les échanges. «Le carburant est maintenant disponible, mais les frais de transport restent inchangés. Bamako-Koutiala fait 8 000 FCFA, ce qui est trop», estime un passager. Les voyageurs évoquent aussi la situation sécuritaire sur les axes routiers, qu’ils jugent globalement plus rassurante. Au poste de contrôle de Ségou, ils présentent leurs pièces d’identité avant de poursuivre leur trajet. De part et d’autre de la route, quelques champs cultivés apparaissent, mais le manque de pluie reste visible. L’état parfois dégradé de la chaussée oblige le chauffeur à réduire la vitesse sur certains tronçons. À 11 heures, une halte permet aux passagers de se restaurer et de satisfaire quelques besoins avant de reprendre la route. La fatigue se fait davantage sentir à l’approche de Bamako. Certains voyageurs somnolent, tandis que d’autres poursuivent leurs discussions. Le bus arrive finalement à Bamako aux environs de 14 heures, après près de sept heures de trajet depuis Koutiala. MMD/CMT (AMAP)
Circulation des billets dans l’espace UEMOA : la BCEAO met en garde contre les fausses informations

Bamako, 24 août (AMAP) La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) met en garde le public contre la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’informations relatives à la circulation de faux billets et présentant une méthode d’identification fondée sur des éléments de vérification inappropriés, a appris l’AMAP à travers un communiqué publié vendredi 21 août, par l’institution communautaire. La BCEAO rappelle que l’utilisation de méthodes d’authentification non validées par l’Institut d’émission expose les usagers à un risque de confusion, pouvant conduire à l’acceptation de contrefaçons ou, inversement, au refus injustifié de billets authentiques. Elle invite les populations à faire preuve de vigilance face à la diffusion de ces fausses informations et à se référer exclusivement à son site Internet (www.bceao.int), dans la rubrique «Billets et pièces», pour disposer de renseignements fiables sur les sujets relatifs notamment aux billets et pièces de monnaie de son émission. La Banque centrale se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de communications de nature à saper la confiance dans les signes monétaires de son émission. CMT (AMAP)

