Minidian : 30 ménages vulnérables reçoivent des kits alimentaires

Kangaba, 7 septembre (AMAP) Trente (30) ménages vulnérables, dont des personnes déplacées internes (PDI) et des familles des populations hôtes, ont reçu dimanche des kits alimentaires dans la commune rurale de Minidian, cercle de Kangaba, a constaté l’AMAP. La cérémonie de distribution, présidée par le maire de Minidian, Mamby Keïta, s’inscrit dans le cadre d’une intervention du Programme spécial d’aide aux associations et fondations (PSAAF) au Mali, en partenariat avec l’Association pour le développement humanitaire (ADH) et l’Association malienne des humanitaires pour le développement (AMHD). Selon le représentant du PSAAF, de l’ADH et de l’AMHD, Demba Goïta, cette opération vise à apporter un soutien ponctuel aux familles vulnérables, à renforcer la cohésion sociale et la résilience communautaire et à favoriser l’inclusion des personnes affectées par la crise. Au nom des bénéficiaires, Moussa Garango a remercié les populations de Minidian pour leur accueil et leur soutien aux ménages déplacés depuis leur arrivée dans la commune. Il a également salué l’appui des autorités et formulé des vœux pour une transition apaisée. Chaque ménage a reçu 50 kg de riz, ainsi que de l’huile et du sucre. Le maire de Minidian a invité les bénéficiaires à faire bon usage des kits reçus. Sidy Doumbia, AMAP Kangaba
Bafoulabé : une caravane sensibilise sur les droits de l’enfant et les dangers de l’immigration irrégulière

Bafoulabé, 5 sept (AMAP)– Une caravane de sensibilisation sur les droits de l’enfant et les dangers de l’immigration irrégulière a été organisée à Bafoulabé et Mahina par le Conseil communal des jeunes, dans le cadre du projet «Avenir Brillant II», avec le soutien de Plan International, a constaté l’AMAP. Le cortège, composé d’une centaine de jeunes, d’animateurs et d’artistes locaux, a sillonné plusieurs quartiers des deux communes, avec des banderoles et des messages appelant à la protection des enfants. La caravane s’est achevée par un meeting populaire au rond-point Mali-Sadio de Bafoulabé. Le président du Conseil communal des jeunes, Adama Bekaye Traoré, a indiqué que cette activité constitue la troisième étape d’une campagne menée après une conférence-débat et une soirée théâtrale. Il a appelé à renforcer la sensibilisation des populations sur les risques liés à l’immigration irrégulière, notamment pour les mineurs. Le représentant des structures éducatives de la commune a insisté sur la responsabilité des communautés dans la protection des enfants contre l’exploitation et les départs précoces. Le maire adjoint de Bafoulabé, Cheickna Sissoko, a, pour sa part, réaffirmé le soutien de la municipalité à l’initiative et appelé les parents à jouer pleinement leur rôle dans la protection des jeunes. La rencontre s’est achevée par un plaidoyer en faveur du renforcement des investissements dans le cercle de Bafoulabé, notamment dans les domaines de l’emploi et de la formation des jeunes. BM/CMT (AMAP)
Tenenkou : une nouvelle mosquée inaugurée à Dia

Tenenkou, 29 août (AMAP) La ville de Dia, dans la commune rurale de Diaka, à 13 km au sud-ouest de Tenenkou, s’est dotée d’une nouvelle mosquée, inaugurée vendredi après-midi au cours d’une cérémonie en présence des autorités locales, de responsables religieux et de centaines de fidèles venus de plusieurs localités du cercle, a appris l’AMAP de source locale. La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du représentant du maire de la commune rurale de Diaka, Hassana O. Diall, du chef de village, Almamy Koureïchi, ainsi que de plusieurs leaders religieux. La nouvelle mosquée a été construite grâce au financement de Moustapha Cissé, ressortissant de Dia résidant à Bamako. Selon le représentant du donateur, cet édifice permettra aux fidèles de pratiquer leur religion dans de meilleures conditions et de renforcer la transmission des valeurs religieuses aux jeunes générations. Pour le représentant du maire, Hassana O. Diall, la réalisation de cette infrastructure constitue un cadre permettant aux musulmans de se ressourcer spirituellement et de pratiquer leur foi dans des conditions optimales. La cérémonie a également été marquée par des prières et bénédictions en faveur du retour de la paix et de la concorde, du renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble au Mali. Les fidèles ont aussi prié pour un hivernage favorable et une crue maîtrisée, deux préoccupations majeures des populations du cercle de Tenenkou. Selon les informations recueillies, la construction de la mosquée aurait coûté plusieurs centaines de millions de francs CFA. Ancienne cité islamisée, Dia figure parmi les plus anciennes villes habitées de la région. Des fouilles archéologiques menées en 1998 ont établi son occupation dès le IIIᵉ siècle avant Jésus-Christ. AS/CMT (AMAP)
Éboulement meurtrier en Guinée : le Mali exprime sa solidarité

Bamako, 24 août (AMAP)– Le gouvernement malien a exprimé lundi sa profonde consternation et ses condoléances à la Guinée, après l’éboulement survenu dans la nuit du 22 au 23 août 2026 à la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia, à la suite de fortes pluies, a appris l’AMAP à travers un communiqué. Le drame a provoqué l’effondrement de plusieurs habitations, faisant plusieurs morts et blessés et plongeant la Guinée dans le deuil. Dans un communiqué, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Gouvernement et le peuple maliens adressent leurs sincères condoléances au Président guinéen, Mamadi Doumbouya, au Gouvernement, au peuple guinéen ainsi qu’aux familles des victimes. Le Mali formule également ses vœux de prompt rétablissement aux blessés et réaffirme sa solidarité ainsi que sa disponibilité aux côtés du peuple et des autorités guinéennes face à cette douloureuse épreuve, souligne le communiqué. CMT (AMAP)
Diamou : Le “ Ton Sènô ”, valeur essentielle de la société Khassonké, basée sur la solidarité et l’entraide

Diamou, 24 août (AMAP) Dans les champs d’arachide du Khasso, les vacances scolaires prennent des airs de fête. Sous le soleil, les jeunes filles travaillent, chantent, dansent et plaisantent. Les coups de daba se succèdent au rythme des voix et des rires. Ici, le travail collectif est aussi un moment de retrouvailles, de partage et de renforcement des liens. Travaux champêtres collectifs Durant la période des travaux champêtres, les jeunes d’une même génération se mobilisent pour venir en appui aux familles. Les filles interviennent notamment dans les champs d’arachide, une culture traditionnellement pratiquée par les femmes. Elles se déplacent à tour de rôle dans les différentes parcelles et peuvent également travailler dans les champs de particuliers contre rémunération. Le groupe de Mariam Baldé, composé de neuf jeunes filles scolarisées, de la huitième année au lycée, participe à cette dynamique. Comme beaucoup d’autres jeunes du Khasso, elles profitent des vacances pour travailler avant de reprendre le chemin de l’école. Pour Mariam Baldé, ces journées ont surtout une valeur sociale. Elles permettent aux membres du groupe de se retrouver régulièrement et de consolider leurs relations. « Cela nous permet de rester ensemble et de renforcer nos liens. Avec l’argent que nous gagnons, nous pouvons aussi acheter des habits pour la nouvelle rentrée scolaire », explique-t-elle. L’activité leur procure ainsi un petit revenu, mais elle leur offre surtout l’occasion de vivre ensemble une expérience qui renforce la solidarité entre les membres. Le travail partagé, les discussions, les chants et les moments de détente créent une véritable complicité au sein du groupe. Cette expérience peut aussi les préparer à leur future vie familiale. En participant aux activités agricoles, elles se familiarisent avec un travail qui occupe une place importante dans la vie des ménages du Khasso. « Cela nous permet également d’apprendre et d’aimer l’agriculture avant notre mariage », souligne Mariam Baldé. Rareté de la main d’œuvre Cette transmission des savoir-faire agricoles prend une importance particulière dans un contexte où la main-d’œuvre se fait de plus en plus rare. De nombreux jeunes à la recherche de revenus se tournent aujourd’hui vers les activités minières. Les agriculteurs peinent alors à trouver suffisamment de bras pendant les périodes de pointe. La mobilisation des jeunes apporte une réponse locale à cette difficulté. Les propriétaires de champs disposent d’une main-d’œuvre disponible, tandis que les jeunes peuvent gagner de l’argent pendant leurs vacances. Des souvenirs au rythme des tam-tams Pour Djeneba Diallo, ménagère, les scènes observées aujourd’hui dans son champ rappellent une époque où la pratique était encore plus largement partagée entre les jeunes d’un même quartier. Elle raconte avec nostalgie qu’à son époque, filles et garçons formaient un même groupe pour effectuer les travaux champêtres. Les journées de travail étaient alors accompagnées des tam-tams, qui donnaient le rythme aux différentes activités. Les garçons s’occupaient de la culture tandis que les filles chantaient et faisaient les louanges des plus grands travailleurs. Ces chants constituaient à la fois des encouragements et une manière de valoriser les efforts de chacun. Le champ devenait ainsi un véritable lieu de rencontre et d’animation. On y travaillait, mais on y chantait aussi, on plaisantait et on dansait. La convivialité occupait une place centrale dans ces journées collectives. Pour Djeneba Diallo, ces souvenirs illustrent la force des liens qui existaient entre les jeunes. Le travail agricole constituait alors un moyen de se retrouver, de s’entraider et de maintenir la cohésion au sein du quartier. Si les formes ont évolué avec le temps, l’esprit de solidarité demeure. Aujourd’hui encore, les jeunes continuent de se retrouver pendant les vacances pour apporter leur contribution aux travaux agricoles et partager des moments qui renforcent leur proximité. Une fête pour se dire au revoir Pour les jeunes filles, cette période de travail constitue également une parenthèse avant le retour sur les bancs de l’école. Une parenthèse qu’elles souhaitent terminer dans la joie. Le groupe de Mariam Baldé prévoit ainsi une grande fête le 22 septembre, à l’approche de la rentrée scolaire. L’occasion pour les membres de se retrouver une dernière fois avant de reprendre leurs activités scolaires et de se dire au revoir. « Nous allons faire une grande fête le 22 septembre pour nous dire au revoir », annonce Mariam Baldé. Cette fête viendra clôturer une saison faite de travail, de chants, de danses, de rires et de partage. Elle sera aussi un moment pour célébrer les liens tissés ou renforcés au fil des journées passées ensemble dans les champs. Des générations précédentes aux jeunes d’aujourd’hui, le “Ton Sènô” continue ainsi de faire vivre une valeur essentielle de la société Khassonké : l’entraide. Dans les champs d’arachide, les jeunes ne cultivent pas seulement la terre. Ils cultivent aussi l’amitié, la solidarité et la cohésion qui unissent toute une génération. ATB/KM (AMAP)
Le tissage artisanal : un héritage vivant en péril, face à la modernité et la contrefaçon

Bamako, 22 Aout (AMAP) Le tissage artisanal, héritage vivant des régions et des ethnies du Mali, se fraie encore une place dans certains quartiers de la capitale mais peine à survivre face à des difficultés structurelles et commerciales, préviennent les tisserands interrogés par notre rédaction. Entre hausse du coût des matières premières, contrefaçons, pressions de la concurrence et manque d’appui institutionnel, la filière voit son avenir menacé, malgré son rôle culturel et économique. Un métier d’héritage, exercé jour après jour, constate l’AMAP. Dans son atelier, sous le hangar, au quartier Médina Coura en commune II du district de Bamako, Almamy Sangho, vice-président de l’Association des tisserands du Mali (ATM), tisse quotidiennement de 9 h à 17 h. Originaire de la région de Mopti, il a appris le métier auprès de son père et œuvre sur ce site depuis 1982. Aujourd’hui, il forme son fils de 21 ans et espère lui laisser la place. « Nous fabriquons des pagnes, des couvertures et les grands boubous des hommes », explique-t-il, en égrenant des motifs traditionnels — « cornol », « arkila », « kerka », « kour-kour », « boundou boundou », « kosso ou kosso waalani », qui distinguent les productions, selon les ethnies et les usages cérémoniels. Un métier d’héritage Pour beaucoup de tisserands, le métier est avant tout familial et identitaire. À Medina Coura, à Missira, ou à Kalabambougou, des artisans racontent qu’ils ont été initiés par un parent et qu’ils transmettent aujourd’hui le savoir-faire aux fils et aux apprentis. « C’est un métier d’héritage », résume Abdoulaye Djiga, arrivé à Bamako en 2002, après avoir appris à Ségou auprès d’un parent. Il peut produire de 7 à 9 bandes par jour et vendre entre 8 000 à 15 000 FCFA, selon la largeur et le motif. Pour beaucoup, ces revenus suffisent à assurer le quotidien familial sans autre activité professionnelle. la fermeture de COMATEX, un des problèmes majeurs Un des problèmes majeurs pointés par les artisans reste l’accès aux fils. La fermeture de COMATEX, principal fournisseur national, a bouleversé la chaîne d’approvisionnement. Les tisserands se fournissent désormais auprès de revendeurs qui importent des fils du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. « Autrefois, un paquet de fil coûtait 2 500 FCFA. Aujourd’hui, on le paye entre 3 000 et 3 500 FCFA », détaille M. Sangho, mettant en évidence l’impact direct sur le prix de revient et sur les marges des artisans. Plusieurs tisserands indiquent que la hausse du coût des intrants se répercute soit sur le prix final, réduisant la compétitivité face aux tissus industriels, soit sur leurs revenus, qui s’amenuisent. Mamadou Samba Kanté, Guinéen installé à Kalabambougou, depuis dix ans, confirme que la cherté du fil est un frein; il estime gagner par semaine 30 000 à 35 000 FCFA en produisant environ quatre pagnes par jour. Contrefaçon et concurrence, des pratiques qui découragent. Outre la question des intrants, les artisans dénoncent la falsification des produits et l’usurpation d’identité professionnelle. « Des personnes qui ne sont pas tisserands se présentent sur les scènes artisanales et bénéficient d’avantages au détriment des vrais tisserands », dénonce Abdoulaye Sangho. Certains acheteurs copient les motifs et techniques, vendent des imitations et trompent le consommateur ; au bout de quelques mois, le public s’aperçoit que le produit n’est pas original, ce qui porte atteinte à la réputation des créateurs authentiques, évoque-t-il. Les tisserands soulignent aussi une concurrence internationale différente de la concurrence locale. Selon eux, la méthode de tissage malienne, ses motifs et sa manière de travailler sont difficiles à reproduire à l’identique par les artisans voisins, ce qui favorise une concurrence portée avant tout par des flux commerciaux transfrontaliers plutôt que par une guerre des prix au sein du pays. Une demande saisonnière mais essentielle Les ventes connaissent des pics saisonniers à savoir l’été et l’hivernage correspondent aux périodes de mariages et de retours au village, moment où les pagnes et tissus traditionnels sont les plus demandés. « Nos productions représentent une grande part des traditions et sont indispensables lors des mariages », précise notre interlocuteur M. Sangho. Ces événements offrent aux tisserands des périodes de revenus plus élevés, mais inégaux sur l’ensemble de l’année, dit-il. Des initiatives individuelles et des projets en attente d’aide publique. Face à ces défis, certains artisans multiplient les initiatives. Amadou Afel Sarré, tisserand depuis 40 ans, et secrétaire général de l’Association des Tisserands du Mali (ATM) en Commune II du district de Bamako, envisage de monter un projet pour structurer et développer la filière, capitalisant sur l’expérience transmise par son père. Mais tous parlent d’un manque de moyens et d’un besoin d’accompagnement étatique. « Nous voulons moderniser le métier, mais nous n’avons pas de moyens. Nous lançons un appel aux autorités », insiste le Secrétaire général de l’ATM en Commune II. Valorisation culturelle et opportunité économique Les représentants du secteur soulignent que la sauvegarde du tissage va au-delà de la préservation d’un métier. Il s’agit aussi de valoriser une part importante de l’identité culturelle malienne et de créer des débouchés économiques locaux. Les artisans estiment que mieux encadrés, soutenus pour l’accès aux matières premières et protégés contre la contrefaçon, ils pourraient contribuer à la dynamique économique nationale tout en préservant un patrimoine vivant. Points chiffrés et témoignages Almamy Sangho, tisserand depuis 1982, formateur de son fils, produit au minimum jusqu’à 7 bandes par jour (une unité à 8 000 FCFA), cite motifs traditionnels et évoque l’augmentation du prix du fil de 2 500 FCFA, puis de 3 000 à 3 500 FCFA. Autre professionnel du métier, Abdoulaye Djiga : tisserand depuis 1989 (installé à Bamako en 2002), peut faire 7 à 9 bandes par jour, prix entre 8 000 et 15 000 FCFA. Quant à Mamadou Samba Kanté, lui aussi exerce le métier. Guinéen installé à Bamako depuis dix ans, confectionne 4 pagnes par jour, gains hebdomadaires estimés entre 30 000 et 35 000 FCFA. Et, Amadou Afel Sarré : 40 ans de métier, souhaite lancer un projet sectoriel mais attend l’appui des autorités. Enjeux et recommandations La réouverture de la COMATEX ou la création d’une structure similaire, pourrait faciliter l’accès aux fils à des
Tenenkou : un atelier pour renforcer la prévention des violences basées sur le genre

Tenenkou, 20 août (AMAP) Le deuxième adjoint au préfet du cercle de Tenenkou, le Commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a présidé jeudi, au Centre de santé de référence (CSRef), la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation sur les approches transformatrices du genre, la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et la transformation des violences pour la paix et la santé, a constaté l’AMAP. Organisée par le district sanitaire de Tenenkou avec l’appui du Centre Carter, à travers son projet «Paix par la santé», la session vise à renforcer les capacités des acteurs communautaires et sanitaires sur les questions de genre, de prévention des VBG et de transformation des violences. Elle entend également contribuer à la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de l’accès équitable aux services de santé dans les zones d’intervention du projet. Le médecin-chef du CSRef et point focal du Centre Carter, Dr Amadou Coulibaly, a indiqué que la formation permettra aux participants de mieux comprendre les notions de genre et de promouvoir des approches adaptées au contexte communautaire. Le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine, Soumaïla Bocar Coulibaly, a salué la tenue de cette session et exhorté les participants à suivre attentivement les enseignements afin de devenir des relais efficaces auprès des communautés. Représentant le préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé a salué l’initiative et invité les participants à mettre les connaissances acquises au service des communautés. Il a également remercié le Centre Carter pour ses actions en faveur des populations du cercle, assurant que l’administration restera disponible pour accompagner les initiatives contribuant à l’amélioration des conditions de vie. Durant deux jours, une trentaine de participants, composés d’acteurs communautaires et de représentants des services techniques issus de plusieurs aires de santé du district, seront formés sur les concepts de genre, les approches transformatrices et la prévention des violences. Ils apprendront notamment à analyser les normes de genre et les rapports de pouvoir susceptibles d’alimenter les conflits et les VBG, à renforcer les mécanismes communautaires de prévention et d’orientation des victimes, ainsi qu’à promouvoir le leadership des jeunes et des femmes dans la consolidation de la paix. La formation est assurée par Boris Ghislain Kabré, instructeur à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako. AS/CMT (AMAP)
Ras Bath et Rose Poivron condamnés à 10 ans de réclusion : les sanctions pécuniaires tombent

Bamako, 17 août (AMAP)– La chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a condamné, lundi, Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath et Rokiatou Doumbia dite Rose Poivron à 10 ans de réclusion criminelle, dont trois ans avec sursis, dans une affaire remontant à 2023. Au-delà de la peine d’emprisonnement, les deux accusés ont été condamnés à une amende de 240.000 FCFA chacun, conformément aux réquisitions du ministère public. La Cour a également prononcé le paiement d’un franc symbolique au titre de la demande du Contentieux de l’État. Ras Bath et Rose Poivron étaient poursuivis pour association de malfaiteurs et atteinte au crédit de l’État pris dans ses institutions et ses gouvernants par le biais des technologies de l’information et de la communication (TIC). À l’audience, les deux accusés avaient rejeté les faits qui leur étaient reprochés, tandis que leurs avocats avaient plaidé l’acquittement. La Cour les a toutefois déclarés coupables. Détenus depuis 2023, les deux condamnés devront purger le reliquat de leur peine après déduction de la durée déjà passée en détention. AC/CMT (AMAP)
Mali : grâce présidentielle accordée au Français Yann Christian Bernard Vezilier

Bamako, 13 août (AMAP) Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a accordé, par décret n°0503/PT-RM du 13 août 2026, la grâce présidentielle à Yann Christian Bernard Vezilier, de nationalité française, condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État, a appris l’AMAP de source gouvernementale. Selon le communiqué, cette mesure de clémence ne remet pas en cause les faits établis par une décision de justice rendue à l’issue d’un procès contradictoire au cours duquel les droits de la défense ont été respectés. La grâce est assortie de l’éloignement immédiat de l’intéressé du territoire malien. Le gouvernement affirme que cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir la paix et le dialogue, tout en respectant l’État de droit, la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice. Il a également salué le rôle d’un «pays frère», dont les bons offices, exercés avec discrétion et dans le respect de la souveraineté du Mali, auraient contribué à l’obtention de cette grâce. KD (AMAP)
Journée internationale de la jeunesse : A Macina, les générations s’unissent pour la paix et la sécurité

Macina, 12 Août (AMAP) La jeunesse de Macina a célébré, mercredi, la Journée internationale de la jeunesse à travers une conférence intergénérationnelle consacrée à la paix, à la sécurité et à la lutte contre la désinformation. Organisée par le Conseil communal de la jeunesse (CCJ), dirigé par Mounirou Traoré, la journée a débuté par la montée des couleurs, avant une conférence-débat à la Maison des jeunes du quartier Hamdallaye. Placée sous le thème «Paix et sécurité, prévenir la désinformation et promouvoir la paix», la rencontre a réuni des jeunes, des femmes, des hommes, des représentants des forces de défense et de sécurité ainsi que des responsables des services techniques. La cérémonie d’ouverture était présidée par le maire adjoint, Almamy Tangara, en présence notamment du président de la société civile, Assimi Coulibaly, du président du CCJ, Mounirou Traoré, de la présidente communale de la CAFO et du chef de village par intérim. Dans leurs interventions, les responsables ont souligné l’importance de l’engagement de la jeunesse dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. Ils ont appelé les jeunes à adopter des comportements responsables et à se prémunir contre la radicalisation et la désinformation. La conférence a ensuite donné la parole aux anciens responsables de la jeunesse de Macina, qui se sont succédé de 2003 à nos jours. Ces derniers ont insisté sur le rôle central des jeunes dans la préservation de la paix, particulièrement dans un contexte marqué par l’insécurité. Ils ont appelé la jeunesse à s’engager en faveur de la sécurité, de la cohésion sociale et de l’entente, tout en rejetant le radicalisme et les fausses informations. Les échanges ont également mis l’accent sur la responsabilité collective des différentes générations dans le développement de Macina. Les participants ont été invités à partager un même idéal : servir le pays avec vérité, dignité et loyauté. Les activités commémoratives ont pris fin par un grand «Bara» (une danse traditionnelle) et un match de football. DG/CMT (AMAP)

