31è édition du mois de la solidarité à Koutiala : des vivres et des kits distribués aux personnes vulnérables 

Koutiala, 8 octobre (AMAP) Le gouverneur de la région de Koutiala, le Général de brigade Harouna Samaké, a présidé, jeudi le lancement officiel des activités de la 31ᵉ édition du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, placée sous le thème : «La solidarité, levier de promotion de la culture et de l’éducation citoyenne», a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée au siège de la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, en présence des autorités administratives, politiques, coutumières et militaires, ainsi que des bénéficiaires. À cette occasion, l’État a mobilisé 16 tonnes de riz, 14 tonnes de mil, 4 tonnes de sucre, des pâtes alimentaires, de l’huile, des couvertures, des moustiquaires, des nattes et du savon. L’UNICEF a également fourni des kits non alimentaires au profit de 50 personnes déplacées internes. Plusieurs partenaires et organisations ont contribué à cette action en faveur des personnes vulnérables. Dans son intervention, le gouverneur a souligné l’importance de la solidarité, de l’entraide et de la cohésion sociale. Il a invité les populations à faire de ces valeurs un engagement quotidien, au-delà du mois d’octobre. La cérémonie a également permis de saluer la contribution des parrains et marraines des différentes semaines thématiques. ID/CMT (AMAP)

Solidarité et lutte contre l’exclusion à Ségou : les préparatifs vont bon train

Ségou, 7 octobre (AMAP)– La réunion du Comité local de pilotage du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion s’est tenue, mercredi, dans la salle de conférence de la préfecture de Ségou, dans le cadre des préparatifs de l’édition 2026, a constaté l’AMAP. La rencontre était présidée par le premier adjoint au préfet du cercle de Ségou, Daouda Diamouténé, en présence de la représentante du maire de la commune urbaine de Ségou, Mme Dackouo Haoua Doumbia, et des membres du comité. Les échanges ont porté essentiellement sur les préparatifs des différentes activités prévues durant le mois. Parmi les parrains du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion à Ségou figurent le PDG de l’Office du Niger, Dr Samba Bokary Tounkara, et l’opérateur économique Bakary Goïta. Plusieurs personnalités ont également été désignées pour accompagner les différentes semaines thématiques. La première semaine, dédiée aux personnes âgées, sera placée sous le parrainage de l’opérateur économique Kida Sissoko. La deuxième, consacrée aux femmes et aux enfants, bénéficiera de l’accompagnement de Mme Diao Kadiatou Tall, présidente de l’Association professionnelle des femmes rurales de la région de Ségou (Asprofer). La troisième, dédiée aux personnes handicapées, sera soutenue par Mgr Augustin Traoré, évêque de Ségou, et Oumar Togora, coordinateur régional des chefs de village, de fraction et de quartier. La quatrième semaine, axée sur la jeunesse, l’emploi et l’entrepreneuriat, sera accompagnée par Youssouf Diarra, de l’Ordre des pharmaciens, et l’opérateur économique Mamoutou Kouma. Au total, six personnes âgées ont été retenues par le comité pour recevoir la visite des autorités. Il s’agit de Fatoumata Maïga (97 ans), Mariam Samaké (107 ans), Tidiane Thiero (91 ans), Dramane Coulibaly (96 ans), Djeneba Niaré (93 ans) et Sitan Koné (96 ans). Le premier adjoint au préfet du cercle de Ségou, Daouda Diamouténé, a invité l’ensemble des acteurs à s’impliquer davantage afin de faire de ce Mois de la solidarité une réussite. Au programme figurent également l’organisation de consultations médicales dans les centres de santé, la prise en charge chirurgicale de la cataracte ainsi que des dons de médicaments et de sang. LB/CMT (AMAP)

Dioïla : le gouverneur rend visite aux parents de quadruplés

Dioïla, 5 octobre (AMAP) Le gouverneur de la Région de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré, a rendu visite, lundi, au Centre de santé de référence (CSRéf) de Dioïla, au couple Fousseyni Sidibé et Safiatou Konaté, qui a donné naissance à des quadruplés, une fille et trois garçons, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2026, vers 22 heures. Au nom des autorités du Mali, le gouverneur a remis aux parents des sacs de riz, des couches pour enfants et une enveloppe. Il a salué les efforts du personnel sanitaire ayant contribué à la prise en charge de la mère et des nouveau-nés, avant de formuler des vœux de santé, de longévité et de bonheur pour les enfants. Âgée d’une trentaine d’années, Safiatou Konaté est à sa quatrième maternité. Le père des quadruplés, Fousseyni Sidibé, a indiqué que l’un des garçons portera le nom du Général d’armée Assimi Goïta et un autre celui du gouverneur de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré. Selon lui, ce choix vise à reconnaître les valeurs et l’engagement de ces deux personnalités aux côtés des populations. Avant cette visite, le gouverneur avait présidé la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs au gouvernorat de Dioïla, conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays. La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du cabinet du gouverneur, des directeurs régionaux ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Cette montée des couleurs vise à renforcer l’esprit patriotique et le sentiment d’appartenance nationale. DF/CMT  (AMAP)

Mois de la solidarité : le Président Assimi assiste des familles vulnérables des quatre premiers arrondissements du district de Bamako

Bamako, 1er octobre (AMAP)– Huit cents kits alimentaires ont été remis jeudi à des familles vulnérables des quatre premiers arrondissements du district de Bamako, dans le cadre de la 31e édition du Mois de la solidarité et des œuvres sociales du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a constaté l’AMAP. La cérémonie de remise s’est déroulée au terrain Chaba, IV,è arrondissement, sous la conduite du conseiller spécial du président de la Transition, Aguibou Dembélé. Les bénéficiaires sont notamment des veuves, des personnes âgées, des personnes handicapées et des familles en situation de grande vulnérabilité. Chaque kit est composé d’un sac de riz de 50 kg, d’un sac de maïs de 50 kg, de 10 kg de sucre et de 20 litres d’huile. La sélection des bénéficiaires a été effectuée par une commission composée notamment des sous-préfets, des maires, des représentants des chefs de quartier, des organisations féminines et de jeunesse, des autorités religieuses et des représentants de la solidarité communautaire («Niamakala»). Au nom des bénéficiaires, Maimouna Sokoré a exprimé sa gratitude au Président de la Transition et formulé des prières à son endroit. Le conseiller spécial Aguibou Dembélé a souligné que ces actions sociales visent à soutenir les populations vulnérables. Il a rappelé que les œuvres sociales du président de la Transition interviennent notamment lors du Mois de la solidarité, en octobre, et à l’occasion des activités consacrées aux personnes vivant avec un handicap en décembre. La remise des 800 kits s’inscrit dans le cadre des actions sociales menées au profit des personnes vulnérables. ST/CMT (AMAP)

Kangaba : des bacheliers sensibilisés au code de la route et aux premiers secours

Kangaba, 30 septembre (AMAP)– Le Centre de secours de la Protection civile de Kangaba a organisé, mardi 29 septembre, une journée de sensibilisation à l’intention d’une dizaine de bacheliers du cercle, autour du code de la route et des gestes de premiers secours, a constaté l’AMAP. La rencontre, tenue dans la salle de délibération de la mairie de la commune rurale de Minidian, a été initiée par le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao, en partenariat avec le Centre de secours de la Protection civile. Elle visait à préparer les nouveaux bacheliers appelés à poursuivre leurs études à Bamako, où ils seront amenés à emprunter régulièrement les voies publiques. Animée par le lieutenant sapeur-pompier Djibril Coulibaly, chef du Centre de secours de Kangaba, et ses éléments, la séance a porté notamment sur le port du casque, le respect des feux tricolores et des panneaux « Stop », la limitation de vitesse ainsi que les dangers liés à la consommation d’alcool ou de drogues et à l’usage du téléphone au volant. Le thème retenu dans le cercle cette année est : « Discipline sur la route ». Les participants ont également été initiés aux notions de secourisme et de premiers secours. Les intervenants ont expliqué les gestes à adopter pour porter assistance à une personne en danger et préserver sa vie avant son éventuelle évacuation vers un centre de santé. Les bacheliers, venus des différentes communes du cercle accompagnés de leurs maires, ont exprimé leur satisfaction à l’issue de la séance. Ils ont remercié le préfet et le Centre de secours de la Protection civile pour cette initiative qui leur a permis de renforcer leurs connaissances en matière de sécurité routière et de premiers secours. SD/CMT (AMAP)

Bafoulabé : le comité de pilotage prépare le mois de la solidarité

Bafoulabé, 25 septembre (AMAP) Le comité de pilotage du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale a tenu, vendredi au Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) de Bafoulabé, sa deuxième réunion préparatoire, a constaté l’AMAP. Présidée par le Préfet de Cercle, Siaka Souleymane Sanogo, la rencontre a réuni les représentants de l’administration, des collectivités territoriales, des services techniques, de la société civile et des médias locaux. Les participants ont examiné les recommandations issues de la précédente session et arrêté plusieurs dispositions pour la mise en œuvre des activités. Le thème national de cette édition est : «La solidarité, levier de promotion de la culture et de l’éducation citoyenne». Le secrétaire général de la mairie de Mahina, Boubacar Konaté, a été désigné parrain local de l’événement. Deux personnes âgées de Bafoulabé et deux de Mahina seront également honorées. Les partenaires stratégiques ont été identifiés et la composition des kits à distribuer définie. Le lancement officiel des activités est prévu dès réception des instructions des autorités compétentes. BM/CMT (AMAP)

Ouélessébougou : la jeunesse mobilisée pour le don de sang

Ouélessébougou, 19 sept (AMAP) Le Conseil communal de la jeunesse de Ouélessébougou (CCJO) a organisé, samedi, une journée de don de sang au Centre de santé de référence (CSRéf) de la localité, dans le cadre des activités commémoratives de la Fête de l’Indépendance du Mali, prévue le 22 septembre, a constaté l’AMAP. L’initiative vise à contribuer au renforcement des stocks de sang et à répondre aux besoins des populations en matière de transfusion sanguine. Le chef du Service local de la jeunesse et des sports, Kassim Cissé, a salué l’initiative et remercié les donneurs volontaires, les responsables et agents du CSRéf ainsi que les différents acteurs ayant contribué à l’organisation de la journée. Le président du CCJO, Drissa Doumbia, a indiqué que cette campagne vise à promouvoir auprès des jeunes et de l’ensemble de la population le don volontaire de sang comme un acte de solidarité et de responsabilité citoyenne. AC (AMAP)

Musique : Mah Kouyaté n°2, icône du Djélia, figure emblématique de la musique malienne

‎Bamako, 19 septembre (AMAP) Sur la liste des grandes voix qui ont fait briller la musique malienne figure, la très célèbre griotte Mah Kouyaté N°2.  Cantatrice talentueuse et humble, connue pour sa parfaite maîtrise des histoires du Mandé, Mah Kouyaté N°2 était une figure emblématique de la musique malienne. ‎Le Djelia son héritage familial ‎Née en 1976 à Bamako, Mah Kouyaté N°2 est issue d’une prestigieuse famille de griots. Fille d’Alpha Kabiné Kouyaté, virtuose de la guitare, et de Fanta Kamissoko, à la voix sublime, celle que l’on surnommait affectueusement Djéli Farima a été très tôt baignée dans l’art et la musique. ‎Petite-fille de la grande griotte, Mariam Kouyaté, elle est la digne héritière de cantatrices de référence comme  Fanta Kamissoko, Nanteninblen Kamissoko, Manamba Kamissoko, Fanta Damba et Bako Dagnon. C’est dans ce creuset où la parole est sacrée et la mémoire est un devoir qu’elle forgea son talent inimitable. ‎Très tôt, elle a compris que le griot n’est pas seulement un chanteur, mais le gardien de l’histoire, le médiateur social et le conseiller de tous. Une responsabilité qu’elle portera avec honneur durant toute sa carrière. ‎Une riche discographie ‎Avec une trentaine d’œuvres, dont 11 albums, sortis entre 1996 et son décès, Mah Kouyaté N°2 a construit une discographie d’une richesse exceptionnelle. Chaque sortie d’album était un véritable événement national. ‎Icône du Djaliya, elle naviguait avec une aisance merveilleuse entre deux univers. D’un côté, la tradition pure, avec les louanges adressées à ses diatiguiw, ces familles nobles dont elle chantait la généalogie et les hauts faits. De l’autre, un style purement artistique, moderne et engagé. ‎Elle n’hésitait pas à dénoncer, avec courage , les tares de notre société : la méchanceté , l’égoïsme, l’hypocrisie et la trahison. En contrepartie, elle célébrait avec ferveur les vertus qui fondent le Mandé : la fraternité, la solidarité, la bravoure, l’amour du prochain et la fidélité. ‎Si son talent était déjà reconnu, c’est avec les deux volumes du « Sumu » qu’elle s’imposa définitivement dans le cœur des mélomanes maliens. Le volume 1, sorti en 2005, et le volume 2, en 2006, furent un raz-de-marée. ‎Pendant des années, ces deux opus sont restés au sommet des hits sur la bande FM malienne. De Bamako à Kayes, de Sikasso à Tombouctou, il n’y avait pas une cérémonie de mariage, un baptême ou une fête où ne résonnait pas la voix cristalline de Mah Kouyaté N°2. ‎Ces albums ont révélé au grand public toute l’étendue de sa virtuosité, sa capacité à transmettre l’émotion et sa maîtrise parfaite du Manden Foly. ‎l’incarnation de l’humilité et des valeurs ‎Malgré sa superbe voix et cet immense talent qui aurait pu lui faire perdre la tête, Mah Kouyaté N°2 est toujours restée à cheval sur les valeurs de son métier et de sa caste. ‎Très humble, discrète et respectueuse, elle n’a jamais cédé aux caprices du temps ni à une rivalité malsaine qui a poussé de nombreuses jeunes griottes et artistes à renier les valeurs traditionnelles de leurs familles pour une gloire éphémère. Elle a su rester authentique, fidèle à son éducation de Djéli. ‎Ceux qui l’ont côtoyée retiennent d’elle bien plus qu’une artiste. Ils retiennent une femme de cœur, engagée en faveur des causes nobles : l’éducation des enfants, l’émancipation féminine, la paix et la cohésion sociale. Elle mettait sa voix au service de l’unité nationale. ‎Mah Kouyaté N°2 s’est éteinte le 7 novembre 2022 à Bamako, à l’âge de 46 ans, des suites d’une maladie, après une riche et intense carrière. Selon des témoignages proches de la famille, Hadja Mah Kouyaté, comme on l’appelait avec respect, avait mis fin à sa carrière musicale juste avant son décès. ‎Sa disparition a provoqué une onde de choc dans le monde culturel malien. ‎Le célèbre avocat et ancien ministre de la Justice, Me Mamadou Ismaïla Konaté, lui a rendu un hommage poignant qui résume tout : ‎« Une superbe diva de la musique mandingue cesse désormais de donner de la voix ! Elle ne chantera plus l’amour, le pardon, les vertus de la sagesse et de l’amitié ! Elle ne parlera plus à ses diatiguiw, ne chantera plus leurs louanges ». ‎Aujourd’hui, près de quatre ans après son départ, l’héritage de Mah Kouyaté N°2 continue d’inspirer les jeunes générations de griottes et des musiciens au Mali et ailleurs. MLD/KM (AMAP)

Sikasso : des talibés choisissent le travail plutôt que la mendicité

Sikasso, 16 septembre 2026 (AMAP)- Apprendre le Coran tout en travaillant pour subvenir à ses besoins. C’est le choix fait par les talibés du maître coranique Lassina Keita, au quartier Médine de Sikasso, qui refusent la mendicité et privilégient les travaux champêtres. À longueur de journée, et parfois même la nuit, des talibés, seuls ou en groupes, sillonnent les quartiers pour demander de la nourriture ou de l’argent. Ceux qui ne parviennent pas à obtenir ce qu’ils recherchent peuvent se retrouver dans la délinquance, le vol, la consommation de stupéfiants ou les associations de malfaiteurs. Les disciples de Lassina Keita ont, eux, choisi une autre voie : apprendre le Coran, mais aussi travailler. «Cela fait six ans que j’apprends le Coran chez Lassina Keita. Pendant l’hivernage, nous nous rendons chez les propriétaires de champs pour les aider dans les travaux champêtres. Nous faisons le désherbage, les semis, les récoltes, etc.», explique Mamadou Traoré. Âgé de 19 ans et originaire du village de Danka, dans le cercle de Kangaba, il estime que cette pratique lui permet de préserver sa dignité. «Je mange à ma faim sans mendier et j’ai mon argent de poche», confie-t-il, avant d’inviter ses camarades à l’imiter. Comme Mamadou, Alpha Keita se dit fier de travailler et d’être indépendant. Originaire du village de Kambalé, dans l’arrondissement de Naréna, il affirme que le travail permet aux talibés de satisfaire leurs petits besoins, notamment l’achat de savon, de dentifrice et de vêtements de friperie. Aboubacar Diarra, un autre ressortissant de Danka, est talibé et marié. Il se réjouit de son travail qui lui permet de prendre en charge sa petite famille et de disposer d’un peu d’argent pour ses dépenses. L’initiative vient de leur maître coranique, Lassina Keita. Originaire du cercle de Kangaba, précisément de l’arrondissement de Naréna, il estime qu’il est tout à fait normal d’apprendre le Coran, mais qu’il faut également travailler pour subvenir à ses besoins, être autonome et préserver sa dignité. Avec une cinquantaine de disciples, il dispose de deux concessions, l’une au quartier Médine et l’autre au quartier Babemba. Certains de ses disciples sont mariés, ont des enfants et vivent tous ensemble dans la famille. «Mes disciples font tous types de travaux champêtres pendant l’hivernage. Chez moi, l’apprentissage du Coran, oui, mais le travail également, car c’est cela qui garantit notre sécurité alimentaire», indique-t-il. Les talibés apprennent le Coran de 6h à 8h, de 15h à 18h et de 20h à 22h. Ils consacrent la période de 8h à 14h aux travaux. «Ils sont payés à 1.500 FCFA par jour. Je leur donne 500 FCFA et je garde les 1.000 F CFA. Pendant la saison sèche, on s’approvisionne en céréales, riz et maïs, on gère la popote et on fait face aux autres dépenses», explique le maître coranique. Grâce à cette organisation, ils arrivent également à gérer leurs factures d’EDM, de la SOMAGEP et autres. Lassina Keita invite les autres maîtres coraniques à lui emboîter le pas, estimant que l’avenir des talibés dépend aussi de leurs maîtres coraniques. «Nous devons leur inculquer une bonne éducation. On doit les considérer comme nos propres enfants. Ils doivent apprendre à subvenir aux besoins de leurs familles dans le futur», insiste-t-il. Il sollicite par ailleurs les bonnes volontés pour lui octroyer un champ dans lequel ses disciples pourront travailler afin de renforcer leur autonomie. Cette pratique intervient dans le contexte de l’adoption, le 7 août dernier en Conseil des ministres, du projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et de son plan d’actions 2026-2028. La stratégie vise à contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants, à travers une approche préventive, protectrice et inclusive centrée sur la dignité humaine, l’intérêt supérieur de l’enfant et la responsabilité des acteurs familiaux, communautaires et institutionnels. MFD/CMT (AMAP)

Minidian : 30 ménages vulnérables reçoivent des kits alimentaires

Kangaba, 7 septembre (AMAP) Trente (30) ménages vulnérables, dont des personnes déplacées internes (PDI) et des familles des populations hôtes, ont reçu dimanche des kits alimentaires dans la commune rurale de Minidian, cercle de Kangaba, a constaté l’AMAP. La cérémonie de distribution, présidée par le maire de Minidian, Mamby Keïta, s’inscrit dans le cadre d’une intervention du Programme spécial d’aide aux associations et fondations (PSAAF) au Mali, en partenariat avec l’Association pour le développement humanitaire (ADH) et l’Association malienne des humanitaires pour le développement (AMHD). Selon le représentant du PSAAF, de l’ADH et de l’AMHD, Demba Goïta, cette opération vise à apporter un soutien ponctuel aux familles vulnérables, à renforcer la cohésion sociale et la résilience communautaire et à favoriser l’inclusion des personnes affectées par la crise. Au nom des bénéficiaires, Moussa Garango a remercié les populations de Minidian pour leur accueil et leur soutien aux ménages déplacés depuis leur arrivée dans la commune. Il a également salué l’appui des autorités et formulé des vœux pour une transition apaisée. Chaque ménage a reçu 50 kg de riz, ainsi que de l’huile et du sucre. Le maire de Minidian a invité les bénéficiaires à faire bon usage des kits reçus. Sidy Doumbia, AMAP Kangaba