Communiqué du conseil des ministres du mercredi 22 mai 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 22 mai 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

– adopté des projets de texte ;

– et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

1. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le Cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de la Sécurité, le Gouvernement a adopté le Décret n°2016-0401/P-RM du 09 juin 2016 fixant le Cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité. La fin de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger a entrainé des conséquences sur les structures chargées de sa mise en œuvre et sur certaines réformes institutionnelles.

Le projet de décret est initié dans ce cadre. Il vise à adapter, entre autres, la composition et les missions du Conseil national pour la Réforme du Secteur de la Sécurité et du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité au contexte sécuritaire actuel du pays.

Son adoption consacre un nouveau Cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité composé d’un Comité d’Orientation, d’un Commissariat et des Comités consultatifs aux niveaux régional et communal.

2. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté :

a. un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale de Désarmement- émobilisation-Réinsertion ;b. un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. L’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du Processus d’Alger prévoyait dans ses mécanismes, la mise en place des structures chargées exclusivement du processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et d’intégration des combattants des Mouvements armés signataires.
C’est dans ce cadre que la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et la Commission nationale d’Intégration ont été créées.
L’annonce de la fin dudit Accord par le Gouvernement nécessite des changements institutionnels, notamment la relecture des textes de création de la Commission nationale de Désarmement Démobilisation-Réinsertion et de la Commission nationale d’Intégration.

Les projets de décret adoptés, étendent les missions des deux structures à l’ensemble du territoire pour mieux accompagner les efforts de défense et de sécurisation du territoire national, de réconciliation et de cohésion nationale.

3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant la cession à titre gratuit, à l’Etat de Palestine, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°239 207 du Cercle de Kati.

La parcelle de terrain, d’une superficie de 16 ares, sise à N’Tabacoro, est destinée à la construction d’une clinique médicale moderne à vocation sociale en vue du renforcement du système de santé.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

1. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’état d’avancement des missions universitaires de Bandiagara et de Kayes. La création des Universités implantées dans les régions est en parfaite harmonie avec les objectifs stratégiques de la Politique nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et marque la ferme volonté des pouvoirs publics d’inscrire la mise en place d’un système d’enseignement et de recherche plus performant au cœur des problématiques de développement de notre pays.

Aussi, la création de l’Université Polytechnique de Bandiagara et celle de Kayes découle d’une volonté politique clairement exprimée par le Gouvernement et consiste à soutenir en priorité la formation d’un capital humain d’excellence pour répondre aux besoins locaux, régionaux et nationaux. Pour ce faire, deux missions universitaires ont été créées sur instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat. La mission universitaire de Bandiagara a déposé son rapport et celle de Kayes est en cours.

2. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la mise en place du Programme de Formation à la citoyenneté, dénommé « A l’Ecole de la Citoyenneté ».« A l’Ecole de la Citoyenneté » est un programme de formation et d’éducation citoyenne. Il est initié à l’endroit des jeunes du pays et vise à inculquer et développer chez les jeunes l’esprit patriotique en vue de faire d’eux des bâtisseurs et des défenseurs de la Nation, des citoyens engagés, dévoués et toujours prêts à répondre présents à l’appel de la Nation et à contribuer activement à la construction et à la défense du pays. Il est piloté par un Comité consultatif permanent et comprend trois cycles à savoir : un 1er cycle basé sur l’initiation aux notions et concepts de citoyenneté et du civisme, un 2ème cycle axé sur les études de cas à travers nos us et coutumes, nos traditions, les sociétés d’initiation et d’éducation à la vie sociale et un 3ème cycle réservé aux auditeurs ayant accompli les deux premiers cycles qui seront engagés comme des formateurs, des pairs éducateurs, des relais médiateurs de la paix, de la concorde et de la cohésion sociale. Le programme, dont la 1ère cohorte concerne 200 jeunes garçons et filles, sélectionnés à travers tout le pays de façon inclusive, sera lancé le 25 mai 2024 au Palais des Pionniers à Dianèguela en Commune VI.3.

Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des Ministres :

a. de l’organisation de la 3ème édition du Salon de l’Ingénierie, de la Transformation et de l’Apprentissage (SITA-BARA KALAN NI WASSA).

Le Salon de l’Ingénierie, de la Transformation et de l’Apprentissage qui se tiendra du 03 au 06 juillet 2024 à Bamako a été institutionnalisé par le Gouvernement de la République du Mali en novembre 2014. Pour attirer beaucoup plus de jeunes et améliorer l’image de cette formation technique et professionnelle, le Salon vise à contribuer à la promotion de la formation technique et professionnelle, à l’apprentissage des métiers, à l’insertion de milliers de jeunes, à la lutte contre la pénurie de main d’œuvre qualifiée dans plusieurs secteurs vitaux de l’économie.

La présente édition regroupera près de 5000 participants et mettra en compétition 100 apprenants dans 10 corps de métiers. Des conférences débats et des séances de découvertes des métiers seront également organisées. Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel et le Maroc sont les invités d’honneur.

b. de la participation du Mali à la deuxième édition du Salon Gitex Africa Morocco. Le Ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration du Royaume du Maroc organise du 29 au 31 mai 2024 à Marrakech, la deuxième édition du Salon Gitex Africa Morocco. Cet évènement technologique et entrepreneurial enregistrera la participation de milliers de délégués constitués de représentants de Gouvernements, de grandes entreprises informatiques et de Start-up du continent et du monde entier.

Les thématiques du salon portent, entre autres, sur la gouvernance, l’accélération et la transformation numérique pour la croissance économique en Afrique. La participation de notre pays à ce salon permettra d’enrichir les initiatives en cours de formulation sur la stratégie nationale de digitalisation de la formation professionnelle et de la plateforme numérique sur les sortants des centres de formation professionnelle.

4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :

a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente.

b. par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

Bamako, le 22 mai 2024
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY

Suspension des autorisations pour la Omra et interdiction d’entrée à La Mecque aux titulaires de visas de visite (Ministère)

La Mecque, 23 mai (UNA-AMAP) Le ministère saoudien du Hajj et de la Omra a annoncé, jeudi, la suspension de la délivrance des autorisations pour la Omra, à partir du 15 Dhou-al-Qi’da jusqu’au 15 Dhou Al-Hijja 1445 Année hégirienne (AH), marquant ainsi le début de la saison du Hajj de cette année 2024.

Le ministère a précisé, sur son compte des réseaux sociaux, qu’il avait été « décidé d’interdire aux titulaires de tous types de visas de visite d’entrer ou de séjourner à La Mecque, à partir du 15 Dhou-al-Qi’da jusqu’au 15 Dhou Al-Hijja 1445 AH et de réserver l’accès dans ces lieux exclusivement aux titulaires d’un visa de pèlerinage afin de permettre aux pèlerins réguliers d’accomplir ces rituels dans les meilleures conditions. »

Le ministère a souligné qu’il n’y aura pas de Hajj « sans autorisation et que des sanctions seront appliquées strictement à tout contrevenant aux règlements, en particulier ceux qui se trouvent dans la zone géographique réservée aux pèlerins réguliers. »

HA/MD (UNA-AMAP)

Crise énergétique au Mali : Le cri de cœur du Comité syndical de l’AMAP

Le secrétaire général du Comité, Bassaro Haïdara, devant le groupe électrogène principal, qui a rendu l’âme

Bamako, 20 mai (AMAP) Le secrétaire général du bureau syndical de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Bassaro Haïdara, a lancé, vendredi, à Bamako un appel de détresse aux autorités nationales pour une solution à la crise énergétique que traverse actuellement le service de presse publique.

Au cours d’un point de presse un point de presse sur les difficultés liées à cette situation Le bureau syndical de l’AMAP, M. Haidaira a indiqué que la crise énergétique que le Mali traverse actuellement impacte sérieusement les activités de l’AMAP.

« À cause des coupures intempestives, l’agence utilise par jour entre 140 à 160 litres de gas-oil. Ce qui a encore empiré la situation, c’est que le service dispose de trois groupes électrogènes de capacité différente dont deux sont à l’arrêt dû à la surutilisation », a-t-il expliqué.

Selon le syndicaliste, le groupe qui a la plus grande capacité et qui prenait l’imprimerie a pris feu dans la nuit du 1er au 2 mai dernier. « Ce désagrément a causé l’indisponibilité pour la première fois des parutions du journal ‘Lessor’ du 2 mai dernier sur les tables des abonnés. Malheureusement, cela s’est reproduit ce jeudi 16 mai, devant l’impuissance des agents l’AMAP, a souligné Bassaro Haidara.

Le secrétaire général indique qu’après l’arrêt du groupe qui prend en charge de l’imprimerie, l’Agence a sollicité les autorités de la place, à travers le ministère de l’Énergie, qui a conseillé d’adresser une lettre à la société Énergie du Mali (EDM SA) pour mettre l’AMAP sur une ligne prioritaire. » Cela a trouvé que cette lettre était précédemment envoyée par l’administration de l’AMAP depuis environ deux mois. », a précisé le syndicaliste

Bassaro Haïdara a révélé que l’équipe de l’imprimerie a attendu l’électricité pendant 48 heures voire plus, sans rentrer dans leur famille. « Nous avons l’obligation de défendre les travailleurs tout comme l’outil de travail. C’est pourquoi, nous avons organisé cette rencontre avec la presse pour montrer l’énorme souffrance de l’Agence. », a-t-il ajouté.

« Nous regrettons l‘absence de soutien de l’État dans cette affaire après tout ce que font les journalistes. Parce que n’ayant pas vu le quotidien national sur leur table hier (Ndlr, jeudi), nous pensions que les autorités allaient au moins chercher à connaître ce qui se passait », a dit le responsable syndical.

Le Comité syndical espère la résolution de ce problème pour que l’AMAP continue à tourner normalement. Faute de quoi,  « le syndicat se réserve le droit d’entreprendre toutes les actions légales en matière de réclamation. »

NK/MD (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 15 mai 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 15 mai 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

adopté des projets de texte ;
procédé à des nominations ;
et entendu des
AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Lomé le 06 octobre 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement, pour le financement partiel de la seconde tranche du Projet d’aménagement et d’élargissement du tronçon urbain de la route nationale n°27, Bamako-Koulikoro à Bamako.

Par cet accord, la Banque Ouest Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 14 milliards 780 millions de francs CFA.

Les aménagements projetés consistent, notamment en :

l’élargissement de la plateforme ;
la construction de deux (02) passerelles en béton armé sur le tronçon pour faciliter la traversée des piétons ;
l’installation d’un nouveau système d’éclairage public à technologie LED conventionnelle
La réalisation du projet contribuera à améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens et à minimiser les risques d’accidents de la circulation dans la ville de Bamako.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

– Ambassadeur Représentant permanent adjoint à Riyad :

Monsieur Tidiani TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères.

– Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali au Caire :

Monsieur Samba Ousmane DIAKITE, Inspecteur des Finances.

– Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Moscou :

Monsieur Amadou MORO, Conseiller des Affaires Etrangères.

– Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Ottawa :

Monsieur Amadou DIALLO, Inspecteur des Services Economiques.

– Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Pretoria :

Monsieur Taoulé KEITA, Conseiller des Affaires étrangères.

Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Luanda : Madame Anta SONFO, Traducteur-Interprète.
– Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Dakar :

Monsieur Drissa MALLE, Conseiller des Affaires étrangères.

Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Niamey : Madame Kadidiatou DIA, Conseiller des Affaires étrangères.
– Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Moscou :

Monsieur Aldjouma Amadou MAIGA, Inspecteur des Finances.

– Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Riyad :

Monsieur Mamoudou SOW, Conseiller des Affaires étrangères.

Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Pretoria : Madame Gabdo TOGO, Conseiller des Affaires étrangères.
– Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Libreville :

Monsieur Badian TRAORE, Administrateur civil.

– Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Brasilia :

Monsieur Athanase COULIBALY, Conseiller des Affaires étrangères.

– Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Tripoli :

Monsieur Adama DIAWARA, Enseignant-chercheur.

– Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Accra :

Madame Korotimi THERA, Professeur de l’Enseignement secondaire.

Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali au Caire : Madame Hassanatou TALL, Conseiller des Affaires étrangères.
– Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Ankara :

Monsieur Adama Mery DIAKITE, Conseiller des Affaires étrangères.

– Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Addis-Abeba :

Monsieur Boncana SEYDOU, Administrateur civil.

– Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Malabo :

Monsieur Oumar TRAORE, Professeur de l’Enseignement secondaire.

Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Genève : Madame Fatoumata dite Fatim DIAKITE, Administrateur
– Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Pretoria :

Monsieur Mohamed DJILLA, Planificateur.

Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Libreville : Madame Hawa KONE, Conseiller des Affaires étrangères.
– Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Ouagadougou :

Monsieur Cyriaques DAKOUO, Conseiller des Affaires étrangères.

– Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Conakry :

Monsieur Mamadou Lamine SIBY, Conseiller des Affaires étrangères.

– Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Tripoli :

Monsieur Fousseyni SOGODOGO, Professeur de l’Enseignement secondaire.

– Troisième conseiller à l’Ambassade du Mali au Caire :

Monsieur Amadou BAMBA, Conseiller des Affaires étrangères.

– Troisième conseiller à l’Ambassade du Mali à Genève :

Monsieur Moulaye TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères.

– Troisième conseiller à l’Ambassade du Mali à Ouagadougou :

Monsieur Daouda Ousmane CISSE, Conseiller des Affaires étrangères.

– Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Douala :

Monsieur Baba TRAORE, Administrateur civil, Membre du Corps Préfectoral.

– Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Lyon :

Monsieur Hamadou Albachir MAHAMANE, Conseiller des Affaires étrangères.

– Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Guangzhou :

Monsieur Issa KANSAYE, Enseignant-Chercheur.

– Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Abidjan :

Monsieur Mahamadou Bakoroba DRAME, Conseiller des Affaires étrangères.

– Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Djeddah :

Monsieur Dramane TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères.

– Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Paris :

Monsieur Ibrahim Almoudou BABY, Conseiller des Affaires étrangères.

Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Libreville : Madame Romaine DIARRA, Administrateur civil.
– Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Tripoli :

Monsieur Dramane YOLO, Professeur de l’Enseignement secondaire.

– Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Nouakchott :

Monsieur Amadou Diadié Ibrahima DICKO, Administrateur des Ressources humaines ; Monsieur Aly DIALLO, Conseiller des Affaires étrangères.

– Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à N’Djamena :

Monsieur Mamadou DEMBELE, Militaire.

Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Douala : Madame Oumou DIALLO, Administrateur civil.
– Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Guangzhou :

Monsieur Amadou GUINDO, Traducteur-Interprète ; Monsieur Broulaye BAMBA, Militaire.

Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Abidjan : Madame Solange DEMBELE, Administrateur civil ;
Monsieur Nanko COULIBALY, Administrateur des Ressources humaines.

– Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Djeddah :

Monsieur Oumar COULIBALY, Administrateur civil ;

Monsieur Habib KANE, Professeur de l’Enseignement secondaire ; Monsieur Salif SIDIBE, Traducteur-Interprète.

Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Paris : Monsieur Ousmane OUATTARA, Ingénieur Madame Binta Thiandé TRAORE, Administrateur civil.
– Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Madrid :

Daouda TOGO, Militaire.

– Conseiller à la Délégation permanente auprès de l’UNESCO :

Monsieur Alhadje Aly Garba KOUNTA, Conseiller des Affaires étrangères.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres de l’état d’avancement de la mise en œuvre du Projet de Système Intégré de Gestion des Ressources humaines de l’Etat et des Collectivités territoriales.
Une réunion interministérielle du Comité d’Orientation stratégique du Projet SIGRH, tenue le 08 mai 2024, a adopté les solutions aux principales difficultés rencontrées, notamment la couverture de certaines localités d’accès difficile, la mise en route des équipes d’identification dans les Missions diplomatiques et consulaires, la gestion des cas litigieux, la correction des erreurs de saisie, la situation des agents ne disposant pas de NINA, l’installation des équipements d’interconnexion et le déploiement de la base de données auprès des structures de gestion concernées.

Les missions d’identification physique des agents dans les régions et le District de Bamako sont à une étape finale et les équipes mixtes d’identification sont en cours d’acheminement dans les zones non encore couvertes, notamment Yorosso, Tenenkou, Youwarou, Douentza et Gourma- Rharous, ainsi que dans les missions diplomatiques et consulaires.

Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des Ministres des prévisions de la saison des pluies 2024.
Selon les prévisions des services météorologiques, la saison des pluies 2024 sera caractérisée par une pluviométrie supérieure à égale à la moyenne climatologique de la période 1991-2020.

Il est attendu un démarrage moyen à tardif et une fin de saison également tardive à moyenne.

Les pauses pluviométriques seront courtes à moyennes en début de saison et moyennes à longues en fin de saison.

Des écoulements supérieurs à moyens sont attendus sur l’ensemble des cours d’eau du pays.

La prévision de la saison 2024 présente les caractéristiques agro-hydro-météorologiques et climatiques au regard des quantités de pluies et des écoulements attendus avec des risques élevés d’inondation.

Dans le cadre de la gestion de la situation pluviométrique, les services météorologiques réaliseront les actions ci-après :

la formation et l’information des utilisateurs des différents secteurs socio-économiques sur les résultats de la prévision saisonnière avec des recommandations pour y faire face ;
la conduite des opérations de pluies provoquées dans les zones de déficit pluviométrique ;
la diffusion d’avis et de conseils agro-hydrométéorologiques décadaires, destinés aux producteurs ruraux ;
la diffusion de bulletins d’informations agro-hydrométéorologiques décadaires, destinés aux autorités chargées de l’alerte précoce pour la sécurité alimentaire ;
la diffusion de bulletins de prévisions et d’alertes météorologiques, destinés aux autorités chargées de la prévention des risques de catastrophes.
Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des Ministres du démarrage des examens de fin d’année scolaire 2023-2024.
Les épreuves anticipées démarrent le 17 mai 2024 avec les travaux pratiques du Certificat d’Aptitude professionnelle, au titre de l’enseignement technique et professionnel et les épreuves anticipées de l’Education physique et sportive pour le compte du Diplôme d’Etudes fondamentales, au titre de l’enseignement fondamental.

Pour le Certificat d’Aptitude professionnelle, 10 763 candidats composent dans les différentes filières industrielles. Les épreuves se dérouleront du 17 au 22 mai 2024 dans 20 Académies d’Enseignement sur 26.

Pour le Diplôme d’Etudes fondamentales, l’effectif des candidats est de 349 080. Les épreuves sont programmées du 17 au 31 mai 2024 dans toutes les Académies d’enseignement.

Les épreuves écrites du Certificat d’Aptitude Professionnelle et celles du Diplôme d’Etudes fondamentales se dérouleront respectivement du 27 au 30 mai 2024 et du 03 au 05 juin 2024.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseiller des Ministres :
a. de la tenue de la finale de la 63ème édition de la Coupe du Mali de Football le samedi 1er juin 2024 au Stade Mamadou KONATE de Bamako.

La 63ème édition de la Coupe du Mali de Football opposera en finale l’Afrique Football Elite au Stade Malien de Bamako le 1er juin 2024 au Stade Mamadou KONATE de Bamako.

Elle est une opportunité pour faire passer des messages liés à la paix, à la réconciliation nationale et à la mobilisation sociale autour des actions de refondation en vue de préserver et de consolider la souveraineté du pays.

b. de la tenue du Grand Prix Hippique de la Nation au Champ Hippique et Equestre de Bamako, le 09 juin 2024.

Le « Grand Prix de la Nation » est une compétition sportive qui se caractérise par sa capacité de mobilisation des enfants et adolescents regroupés en fans clubs des chevaux pour soutenir les différentes écuries.

Cette compétition est un moment de communion entre les acteurs du monde des sports hippiques et une opportunité pour faire passer des messages de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble.

c. du démarrage du processus de mise en place des organes du Conseil national de la Jeunesse du Mali.

Les statuts et règlement intérieur du Conseil national de la Jeunesse ont été relus par une Commission tripartite composée de représentants de l’Etat, de leaders des organisations de la Jeunesse et de la société civile, conformément aux recommandations des Etats Généraux de la Jeunesse.

Le processus de mise en place des organes a déjà commencé par la création de la Commission nationale de mise en place des organes du Conseil national de la Jeunesse qui aura ses démembrements au niveau communal, régional et la Diaspora.

Le chronogramme détaillé des activités à mener comprend les étapes ci-après :

le lancement d’appel à candidature des organisations de Jeunesse ;
le dépouillement et validation des dossiers de candidature ;
la tenue des Assemblées Générales ;
l’organisation de la rentrée des élus.
Les Assemblées Générales des organes de la faitière de la Jeunesse se dérouleront le 06 juillet 2024 pour les niveaux communal, régional et la diaspora et le 13 juillet 2024 pour le niveau national.

Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des Ministres des effectifs des sortants des Centres de Formation professionnelle du Mali et des boursiers formés des Instituts de Formation professionnelle des pays partenaires.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de la Formation professionnelle, le Ministère de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle dispose de 18 Centres publics de Formation professionnelle et s’appuie sur 546 Centres privés agrées à cet effet.

L’objectif global desdits Centres est de donner à tout demandeur d’emploi une formation lui permettant d’exercer une activité professionnelle.

Ainsi, au cours des cinq dernières années, 8 927 jeunes ont achevé leur formation dans ces centres dont 6 066 hommes et 2 861 femmes. Les filières concernées sont majoritairement celles de l’Agriculture, des Bâtiments-Travaux-Publics, de la Coupe-Couture et de la Transformation agroalimentaire.

Aussi, dans le cadre de la mise en œuvre des conventions signées entre le Mali et certains pays partenaires, des bourses sont octroyées annuellement aux jeunes titulaires du Baccalauréat ou de Brevet de technicien deuxième partie dans les filières du Commerce, des Bâtiments- Travaux-Publics, des Télécommunications, de la Maintenance industrielle, de l’Informatique et de la Transformation agroalimentaire.

Pour permettre un meilleur suivi de l’insertion professionnelle des jeunes issus des centres et instituts, le ministère en charge de la Formation professionnelle prévoit la mise en place d’une

base de données accessible au secteur privé permettant de disposer des informations relatives aux sortants.

Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 96ème Session du Comité des Droits de l’Enfant, tenue du 09 au 10 mai 2024, à Genève en Suisse.
La session a examiné à travers le Comité des Droits de l’Enfant le Rapport CRC/C/MLI valant 3ème et 5ème Rapports périodiques, présenté par le Mali le 18 juin 2020 en application des dispositions de l’article 44 de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Ont également fait l’objet d’échanges, les questions d’éducation, de santé, d’enregistrement des naissances, de protection et de participation des enfants, de justice pour mineurs, de travail des enfants et d’enrôlement des enfants dans les groupes armés.

Tout en saluant les efforts du Gouvernement malien en dépit du contexte difficile, le Comité des Droits de l’Enfant a formulé, à la fin des travaux, des recommandations.

Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 57ème Session de la Commission Population et Développement des Nations Unies et au panel de haut niveau organisé par le Fonds des Nations Unies pour la Population sur les expériences du Projet SWEDD et des Observatoires nationaux du Dividende Démographique du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad.
La 57ème Session de la Commission Population et Développement des Nations Unies s’est tenue du 29 avril au 03 mai 2024. En termes de progrès, il a été souligné les avancées majeures du Mali dans les domaines de la dignité et des droits humains, de la santé, de la production des statistiques de qualité et de la capture du dividende démographique.

Au cours du panel de haut niveau, il a été mentionné les avancées enregistrées, durant les dernières décennies, en mettant l’accent sur les effets et impacts positifs des interventions du projet SWEDD sur l’amélioration des conditions de vie et d’autonomisation de la femme malienne, particulièrement en milieu rural.

Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres du programme de rebaptisation de rues, espaces, édifices publics et monuments.
Le Mali, pays au passé glorieux, chargé d’histoire, de riches cultures et de civilisations anciennes, a regorgé de grandes figures qui ont dédié leur vie à la nation et demeurent à jamais dans la mémoire collective.

Cependant, force est de reconnaitre que de nombreux hommes et femmes exceptionnels qui ont réalisé des actions patriotiques sont tombés dans l’oubli. C’est pourquoi, le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme envisage, à travers la Commission nationale de Baptême des Lieux publics, d’élaborer un programme de baptême et rebaptisation des rues, avenues, espaces publics et monuments aux noms de certaines grandes figures de l’histoire du Mali à Bamako et dans les capitales régionales.

Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente.

par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

Bamako, le 15 mai 2024

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Birama COULIBALY

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 08 mai 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 mai 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :

a. un projet de loi portant modification de la Loi n°2023-060 du 22 décembre 2023 portant loi de finances pour l’exercice 2024.
Au cours de l’exercice budgétaire 2024, des mesures nouvelles en termes de dépenses sont apparues. L’intégration desdites mesures dans le budget d’Etat nécessite la modification de la loi de finances initiale 2024. Le projet de loi adopté modifie la loi de finances de l’exercice 2024 pour tenir compte de nouvelles charges liées, notamment:
– au renforcement des allocations budgétaires destinées à la prise en charge des opérations de sécurisation du territoire national à hauteur de 190,102 milliards de francs CFA ;
– au renforcement de l’enveloppe budgétaire affectée à la subvention d’exploitation en faveur de l’Energie du Mali (EDM-SA) de 30 milliards de francs CFA. Cette modification, qui n’affecte pas l’équilibre budgétaire et financier de la loi de finances initiale 2024, ne concerne que les dépenses budgétaires.
Les prévisions initiales de recettes, des ressources et des charges de trésorerie restent sans changement.
b. un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 relatif à la convention de concession pour la construction de la centrale solaire photovoltaïque de cinquante Mégawatts crêtes (50 MWc) à Tiakadougou-Dialokoro, Cercle de Kati, Région de Koulikoro.

Le Gouvernement et la société AMEA POWER LLC ont signé un Protocole d’Accord pour la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance des installations en Build, Own, Operate and Transfert, d’un projet de centrale solaire photovoltaïque de 100 Mégawatts crêtes, en deux (02) phases de 50 Mégawatts crêtes. La première phase de ce projet concerne la construction de la centrale solaire de Tiakadougou.

L’objectif du projet est de renforcer la capacité de production d’électricité du Réseau interconnecté tout en contribuant à l’atteinte des objectifs en termes d’intégration du renouvelable dans le mix énergétique.
Au cours de la mise en œuvre, des contraintes diverses n’ont pas permis de lever toutes les conditions suspensives afin de démarrer les travaux de réalisation du projet.

Le présent avenant à la convention de concession est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société AMEA MALI SOLAR SA en vue de faire face aux difficultés. Il a pour objet entre autres :
– la prorogation de la date prévisionnelle de prise d’effet ;
– la modification de la durée de la convention ;
– la mise en place d’une garantie partielle de risque ;
– la modification du mode de vente « Take or Pay » en « Take and Pay » ;
– la réduction du prix d’achat du KiloWatt heure ;
– la modification du lieu d’arbitrage.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES
– Directeur Général des Routes : Monsieur Cheick Oumar DIALLO, Ingénieur des constructions civiles.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
– Directeur Général du Centre national des Ressources de l’Education non Formelle : Monsieur Joseph DRABO, Professeur de l’Enseignement secondaire.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL
– Directeur Général du Centre Hospitalier Universitaire Gabriel TOURE : Médecin Colonel Thierno Madane DIOP.
– Directeur Général de l’Hôpital de Dermatologie de Bamako : Monsieur Drissa DIARRA, Attaché de Recherche.
– Directeur Général de l’Institut d’Ophtalmologie tropicale de l’Afrique : Médecin Colonel-major Adama Issaka GUINDO.
– Directeur Général du Laboratoire national de la Santé : Docteur Seydou Moussa COULIBALY, Pharmacien.
– Directeur de l’Hôpital Régional de Sikasso : Docteur Assetou CISSOUMA, Médecin pédiatre.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres :
a. des conclusions de la 4ème Session de la Commission mixte de Commerce, de Coopération économique et technique Türkiye-Mali.

Dans le cadre du raffermissement des relations entre le Mali et la Türkiye, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a conduit à Ankara, les 17 et 18 avril 2024, la délégation malienne pour la tenue de la 4ème session de la Commission mixte de Commerce, de Coopération économique et technique Türkiye-Mali.
Les travaux de cette rencontre ont permis d’évaluer le niveau de la coopération entre les deux pays et d’envisager de nouveaux axes de coopération stratégique. Les deux parties ont convenu d’accroître leurs échanges économiques, commerciaux, culturels et sociaux, notamment en examinant les mesures à prendre pour faciliter l’entrée et le séjour des ressortissants respectifs des deux pays, de part et d’autre.

En marge de leur séjour à Ankara, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le ministre de l’industrie et du Commerce ont rencontré le Vice-Président de la République de Türkiye et d’autres personnalités turques.
b. de la participation du Mali à la 15ème Conférence islamique au Sommet de l’Organisation de la Coopération islamique.
Les 04 et 05 mai 2024, à Banjul, République de Gambie, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a représenté Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, à la 15ème Conférence islamique au Sommet de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI).
A l’issue des travaux, le Sommet de l’OCI a réaffirmé son unité et sa position de principe en soutien indéfectible à la cause palestinienne, particulièrement dans un contexte marqué par l’agression en cours de l’Etat hébreu contre les populations palestiniennes à Gaza.

Le Sommet a également endossé l’appropriation nationale, par le Mali, du processus de paix, à travers le Dialogue Inter-maliens.
2. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des Ministres du déroulement des épreuves des concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat, Exercice 2023.
Les épreuves des concours directs ont pris fin le dimanche 05 mai 2024. Elles se sont bien déroulées dans les six (06) centres de l’intérieur et à Bamako.
3. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au 10ème Forum mondial de l’eau.
Le 10ème Forum mondial de l’eau se tiendra du 18 au 25 mai 2024 à Bali en Indonésie sous le thème « l’Eau pour une prospérité partagée ».
Le Forum mondial de l’eau, qui se tient tous les trois (03) ans, est un événement majeur mondial où les pays discutent des questions d’eau et d’assainissement.
Cet événement, qui ambitionne de mettre en place un fonds mondial de l’eau et de proposer des mécanismes d’accès au financement, sera l’occasion pour notre pays de confirmer sa volonté de poursuivre ses engagements nationaux et internationaux et sa vision dans le domaine de l’eau et de l’assainissement.

4. Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a informé le Conseil des Ministres :
a. de la tenue de la 25ème édition de la quinzaine de l’Environnement.
Organisée depuis l’an 2000, la Quinzaine de l’Environnement constitue le cadre approprié pour mener une campagne de communication à grande échelle visant un changement de comportement en faveur de la protection de l’environnement et de l’amélioration du cadre de vie.
Elle s’inscrit entre deux (02) dates majeures que sont : le 05 juin, Journée mondiale de l’Environnement et le 17 juin, Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse.

5 Les thèmes retenus pour l’édition 2024 sont respectivement :
– « la restauration des terres, la désertification et la résistance à la sécheresse » ;
– « Unis pour les terres : Notre patrimoine, Notre avenir ».
b. des missions effectuées dans le cadre de la lutte contre les agressions portées sur l’environnement.
La première mission, effectuée le 16 avril 2024 à Kassela, Commune rurale de Baguinéda-camp, a constaté une exploitation intensive et illégale du bois dont une partie est transformée en charbon.
La seconde mission, effectuée le 27 avril 2024 à Faraba, Commune rurale du Mandé, a constaté une exploitation semi industrielle illégale de l’or. Suite à ces constats déplorables, il a été procédé entre autres à la saisie et confiscation des produits frauduleux et des matériels et équipements de chantier et d’exploitation.
5. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 21ème édition de la Semaine nationale de la Culture à Bobo Dioulasso au Burkina Faso.
La cérémonie d’ouverture de la 21ème édition de la Semaine nationale de la Culture a eu lieu le 27 avril 2024 à Bobo-Dioulasso.
Placée sous le thème « Culture, mémoire historique et sursaut patriotique pour un Burkina nouveau », cette 21ème édition avait le Niger comme pays invité d’honneur.
La Semaine nationale de la Culture est la plus grande manifestation culturelle annuelle organisée par l’Etat Burkinabè. Elle vise à valoriser et à promouvoir les identités et expressions culturelles des communautés au Burkina Faso.

La participation du Mali à cette semaine, fortement saluée par les autorités du Burkina Faso, a été marquée par la prestation de la troupe de danse de masques dogon.
Cette édition a été un grand facteur de rapprochement des peuples du Burkina Faso et du Mali à travers la culture et, également, de renforcement de la coopération culturelle entre nos deux pays.

6. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au Salon international « AGRISHOW » du Brésil. Une forte délégation conduite par le ministre de l’Elevage et de la Pêche a participé au Salon international « AGRISHOW » tenu du 29 avril au 03 mai 2024 à Sao Paulo au Brésil.

Au cours de ce salon, la délégation malienne a visité plusieurs stands recelant du matériel agricole de haute technologie en vue d’obtenir des fabricants la possibilité d’adaptation des gros engins agricoles aux conditions du Mali et de réunir les conditions nécessaires à la poursuite des négociations, pour l’acquisition desdits équipements.

Le ministre a saisi de cette occasion pour passer en revue les projets d’accord de coopération dans les domaines du Coton, de l’augmentation du potentiel de production de viande bovine et du poisson au Mali.
6 La mission a également permis de faire des recommandations allant dans le sens du renforcement des relations de partenariat entre le Mali et le Brésil dans le domaine de l’Agriculture.

7. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :
a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente.
b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Bamako, le 08 mai 2024
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY

Coopération : 150 millions de litres de gasoil du Niger pour améliorer la fourniture d’électricité au Mali

Le Mali devient le premier client du Niger avec qui nous partageons l’Alliance des États du Sahel. Cet approvisionnement en carburant à un tarif préférentiel de 328 Fcfa le litre permettra à EDM-SA d’améliorer la fourniture d’énergie

Bamako, 17 avr (AMAP) La société Énergie du Mali (EDM-SA) et la Société nigérienne de pétrole (SONIDEP) ont signé, mardi, à Bamako, un contrat commercial pour la fourniture de 150 millions litres de gasoil à EDM-SA.

Ce contrat à un tarif préférentiel de 328 Fcfa le litre a été paraphé par le directeur général de la SONIDEP, le colonel Ali Seibou Hassane, et le Directeur d’EDM-SA, Abdoulaye Djibril Diallo, faisant ainsi du Mali le premier client du Niger en matière de fourniture de pétrole.

Selon la ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, le contrat est le résultat de la réunion tenue à Niamey, au Niger, en février dernier, entre les ministres chargés de l’Énergie de l’Alliance des États du Sahel (AES), élargie au Tchad et au Togo.

Rappelant la participation du Mali à la cérémonie du lancement officiel du démarrage de la production pour l’exploitation du pétrole du Niger, à la date du 1er novembre 2023 à Koulélé, Agadem (dans la région de Diffa), Mme Camara a indiqué que le Mali et le Burkina Faso ont été les premiers clients du Niger.

De cette date à aujourd’hui, EDM-SA a bénéficié d’un volume de 22,6 millions de litres de gasoil comme subvention de l’État du Mali. « Avec cette expérience, a expliqué la ministre Bintou Camara, il s’agira maintenant de corriger toutes les anomalies constatées, surtout sur l’acheminement par la route du carburant. » À cet égard, la ministre chargée de l’Énergie a assuré que ce défi sera relevé.

« Nous engageons la société Énergie du Mali à prendre, dès la signature de ce contrat, toutes les dispositions nécessaires pour l’acheminement correct de ce carburant au Mali », a instruit la ministre.

Abondant dans le sens, Mahamane Moustapha Boka Barke a déploré que cette première expérience ait connu des difficultés mais dont les causes ont été identifiées. Pour palier ces contraintes, le ministre nigérien du Pétrole a estimé que les solutions passent par, entre autres, la constitution d’un parc de camions citernes du Niger et du Mali, la mise en place d’une escorte pour le transport du carburant dans les trois pays de l’AES, des structures d’exécution et de suivi par les trois entreprises (EDM-SA du Mali, SONABEL du Burkina Faso et SONIDEP du Niger).

S’y s’ajoute, l’ouverture et l’approvisionnement conséquent des comptes dédiés dans les banques de représentations de ces trois pays. Pour Mahamane Moustapha Boka Barke, la mise en œuvre effective et diligente de ses mesures garantira le succès de ces opérations.

La cérémonie a été présidée par le Premier ministre chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga. C’était en présence des membres du gouvernement dont le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, et de son homologue nigérien du pétrole, Mahamane Moustapha Boka Barke.

Avant la signature de cette convention entre les deux ministres chargés de l’Énergie, dans l’après-midi, le chef de l’État,  le colonel Assimi Goïta, a accordé une audience  la délégation  du Niger.

BBC/MD (AMAP)

Le gouvernement malien suspend les activités des partis politiques (Porte-parole)

Bamako, 11 avr (AMAP) Les activités des partis politiques et celles à caractère politique des associations « sont interdites jusqu’à nouvel ordre » au Mali pour raison d’ordre public, a annoncé, mercredi, le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga.

Dans un flash spécial à la télévision nationale et rendant de la décision adoptée en Conseil des ministres du même jour, le colonel Maiga a indiqué que « cette mesure restrictive fait suite au constat de multiplication des activités à caractère subversif de partis et associations, face aux multiples défis auxquels le pays est confronté».

Selon le gouvernement, «malgré la volonté et la disponibilité des autorités à agir avec le consensus du peuple et la clarté des dispositions législatives et règlementaires qui encadrent les actions des partis politiques et des autres formes d’organisations à caractère politique, les actions de subversion des partis politiques et de leurs alliés ne font que se multiplier».

Au regard de ces constats, pour raison d’ordre public, «le projet de décret adopté suspend les activités des partis politiques et les activités à caractère politique des associations jusqu’à nouvel ordre sur toute l’étendue du territoire national», annonce son porte-parole.

Le gouvernement rappelle que la loi nationale sur les associations, «n’autorise pas les partis politiques à former des regroupements sous la forme associative. Alors que « ces regroupements sont constitués sous la forme d’associations non déclarées qui n’ont plus d’existence légale depuis l’adoption de l’Ordonnance n°2024-008/PT-RM du 28 mars 2024 portant modification de la loi relative aux associations», explique le document.

Le ministre définit les partis politiques comme « des organisations de citoyens unis par un idéal, prenant la forme d’un projet de société, pour la réalisation duquel ils participent à la vie politique par des voies démocratiques. » Quant à l’association, elle est « la convention par laquelle plusieurs personnes mettent en commun d’une façon permanente leurs connaissances ou leurs activités dans un but autre que de partager des bénéfices. »

Cette suspension des activités des partis politiques intervient dans un contexte marqué par le débat politique sur la fin de la Transition. Un regroupement de la classe politique, a indiqué le 31 mars, dans une déclaration commune, avoir acté la fin de la Transition conformément au décret présidentiel du 06 juin 2022.

Ce décret fixait la durée de la Transition à 24 mois, à compter du 26 mars 2022, après des négociations intenses avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, vendredi dernier, à lors d’une rencontre du Comité de pilotage du Dialogue inter-Maliens avec les membres du gouvernement, a repliqué que la Transition en cours prendra fin avec l’investiture d’un président élu.

Selon lui, il y a trois référentiels qui guident la Transition au Mali. Il s’agit de la Constitution, la Charte révisée de la Transition et le décret présidentiel du 06 juin 2022 qui établissent la fin de la Transition avec l’investiture du nouveau président élu lors d’un scrutin organisé par les autorités actuelles.

AT/MD (AMAP)

Canicule au Mali : De nombreux décès constatés 

Dans la cour du Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré de Bamako

Bamako, 08 avr (AMAP) Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré de Bamako, au Mali, a enregistré 102 décès du 1er au 4 avril derniers avec 60% des victimes âgées de plus de 60 ans, ont annoncé des sources médicales.

Ces statistiques, fournies par le Service d’accueil des urgences (SAU) de l’hôpital Gabriel Touré, comparées aux 130 décès enregistrés pour tout le mois d’avril en 2023 appellent à agir pour éviter la catastrophe.

Le tableau n’est guère plus reluisant dans d’autres structures hospitalières alors que le pays connait une vague de canicule. Les températures ressenties sont très souvent très élevées. Le thermomètre affiche une moyenne de 40 à 45° Celsius dans la capitale voire plus dans d’autres localités du pays. Cette chaleur extrême serait à l’origine de nombreux décès, notamment chez les personnes du troisième âge, c’est-à-dire les 60 et plus.

L’ampleur de la situation suscite des appréhensions légitimes, mais aussi des interprétations erronées sur les réseaux sociaux. Des personnes sans scrupule alignent des chiffres dans leur post qui sont loin de la réalité.

Le Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré qui s’inscrit dans la dynamique de partage de la bonne information a organisé, vendredi dernier, une conférence de presse pour expliquer la situation qui prévaut en vue de couper court aux folles rumeurs.

Le CHU Gabriel Touré entend surtout sensibiliser la population sur les risques encourus pendant cette période de forte poussée de chaleur par tout le monde, particulièrement par les personnes vulnérables, notamment les 60 ans et plus et les tout-petits, et sur les mesures à adopter pour se préserver d’un éventuel coup de chaleur.

La conférence était animée par le chef du département de la médecine d’urgence et d’anesthésie-réanimation, Pr Diango Mahamane Djibo. Le praticien hospitalier dans son exposé liminaire a tenu à préciser qu’il ne faut pas mettre ces décès sur le compte de la canicule.

L’esprit cartésien qu’il demeure toujours estime simplement qu’il faut des études pour cerner les causes réelles de ces nombreux décès très souvent constatés à l’arrivée à l’hôpital.

Le conférencier explique aussi que 60% de ces personnes décédées durant les quatre premiers jours du mois d’avril étaient âgées de plus de 60 ans. Selon lui, à cet âge, ces personnes sont parfois fragilisées par des pathologies chroniques comme le diabète et l’hypertension artérielle, entre autres. «On est en période de canicule qui décompense ces maladies chez les patients», souligne le Pr Diango Mahamane Djibo. Et l’anesthésite-réanimateur d’indiquer que les enfants à bas âge sont aussi très fragiles face à la canicule parce qu’ils n’ont pas suffisamment d’eau dans l’organisme pour affronter les températures extrêmes.

Le toubib relève également que lorsque la température ambiante augmente, l’organisme met en place plusieurs mécanismes pour faire baisser la température. «Si sa capacité de défense est dépassée, cela conduit à un déficit d’eau. Les effets secondaires de cette déshydratation sont notamment une importante fatigabilité, des maux de têtes, des nausées et la perte de conscience», énumère-t-il.

Pour le Pr Djibo, en raison de cette vague de canicule, la fréquentation de son service avait atteint, il y a trois jours, plus de 100 patients par jour contre une moyenne de 70.

Il invite la population surtout les aînés et les tout-petits à observer les mesures de prévention, notamment se soustraire à un environnement très chaud, se mettre à l’ombre et également boire de l’eau. Le conférencier conseille tout simplement d’éviter de donner de l’eau glacée à une personne lorsque sa température est en train de monter. Selon le spécialiste en médecine d’urgence, la bonne attitude, c’est de lui donner de l’eau tiède en petite quantité et à des petits intervalles pour la réhydratation.

Les autres établissements hospitaliers sont tous débordés. Le personnel hospitalier est un peu partout aux petits soins pour tenter de soulager les familles qui accourent avec leurs malades. Certains arrivent trop tard puisque ce sont des Décès constatés à l’arrivée (DCA). Les plus chanceux sont immédiatement pris en charge.

A l’hôpital du Mali, par exemple, une source médicale, « sans entrer dans le jeu des chiffres », confirme qu’il y a de nombreux morts parce que la capacité d’accueil de la morgue a été largement dépassée.

Cette source hospitalière explique simplement qu’un rapport a été adressé à la ministre de la Santé et du Développement social.

A l’hôpital du Point G, c’est le même constat. Dans cet établissement hospitalier, on a enregistré dans la semaine du 1er au 6 avril 34 DCA et 26 décès au service des urgences.

A l’hôpital de Kati, c’était aussi le même vécu ou presque. Selon une source hospitalière, l’établissement a enregistré dans la semaine 19 DCA et autant de corps déposés directement à la morgue.

MDD/MD (AMAP)

Ségou : Le respect des règles générales de construction au cœur d’une rencontre avec les légitimités traditionnelles

Le rôle des légitimités, en tant que garant des valeurs sociales ,est plus que déterminant dans la résolution de ce problème. «

Ségou 28 mar (AMAP) Le gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, a présidé mercredi, la rencontre trimestrielle avec les légitimités traditionnelles de la ville de Ségou, dans le Centre du Mali.

Cette rencontre qui s’est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat, avait pour thème “le respect des règles générales de construction”.

La terre est devenue un enjeu capital au Mali. Son accès fait l’objet de compétition sans précédent créant ainsi des spéculations et des pratiques anormales de tout genre.

Le gouverneur a rappelé que la ville de Ségou et ses environs sont dotés, depuis 1986, d’un Schéma directeur d’urbanisme qui a été révisé par le décret N° 06-128/P-RM du 20 mars 2006. Malgré ce texte, le phénomène de l’occupation anarchique de l’espace se poursuit dans la ville de Ségou et ses environs. Il se manifeste par un développement spatial de la ville avec la prolifération de quartiers spontanés.

La prolifération de constructions irrégulières dans la ville de Ségou entraine la désurbanisation avec comme conséquences, des problèmes d’inondation, de salubrité, d’aération et même de perte de l’esthétique.

« Face à ce constat moins réjouissant, nous avons jugé utile au cours de la rencontre de ce trimestre avec les légitimités traditionnelles, d’échanger sur le respect des règles de construction afin que chacun à son niveau s’engage dans la sensibilisation des populations et des usagers sur le bon respect des règles et des procédures en matière de construction d’habitation”, a dit le Gouverneur.

Le Contrôleur général de Police a souligné le rôle plus que déterminant des légitimités dans la résolution ce problème. « En tant que garant des valeurs sociales qui guident la vie dans nos communautés, vous représentez pour les populations des repères et pour l’administration, vous constituez le premier maillon de contact et d’échanges avec les populations », a-t-il indique

Selon lui, c’est à juste titre qu’à l’occasion de cette rencontre, « nous vous mettions solennellement en mission auprès de vos concitoyens afin de les sensibiliser sans relâche sur le respect des règles de construction et l’amélioration du cadre de vie dans la ville de Ségou. »

Le gouverneur Alassane Traoré s’est réjoui de l’organisation de cette rencontre avec les légitimités traditionnelles et souhaité l’implication de toutes et tous dans la recherche de solution.

A sa suite, le directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat de Ségou, Ousmane Baby, a dit que cette rencontre offre l’opportunité d’informer et de sensibiliser les légitimités traditionnelles qui, désormais, seront des ambassadeurs du ministère chargé de l’Urbanisme, à travers sa direction régionale à Ségou.

Ses éclaircissements ont porté sur les règles générales de la construction ainsi que certaines normes spécifiques en ce qui concerne la construction des équipements publics urbains ; le rôle des spécialistes dans la construction ; la procédure à suivre depuis le choix du site jusqu’à la réception des travaux, l’occupation du terrain.

Les échanges ont également porté sur le permis de construire les modalités de délivrance, les modes d’attributions des parcelles ; la régularisation des lotissements illicites et les processus à suivre dans le cadre des opérations d’urbanisme.

ADS/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 27 mars 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 mars 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

– adopté des projets de texte ; procédé à des nominations et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°04-038 du 05 août 2004 relative aux associations. L’association est la convention par laquelle plusieurs personnes mettent en commun d’une façon permanente leurs connaissances ou leurs activités dans un but autre que de partager les bénéfices. Elle est régie, quant à sa validité, par les principes généraux du droit applicables aux contrats et obligations.

La Loi n°04-038 du 05 août 2004 relative aux associations dispose que les associations de personnes pourront se former librement sans autorisation ni déclaration préalable, mais elles ne jouiront de la capacité juridique que si elles sont rendues publiques par les soins de ses fondateurs.

Dans la pratique, la non déclaration de certaines associations est source de prolifération d’associations de toute nature, sans le moindre contrôle de l’Etat, rendant très difficile l’application de la loi. Le projet d’ordonnance adopté permettra de soumettre toutes les associations à la formalité administrative d’autorisation et de déclaration préalable et de faciliter l’exercice du contrôle nécessaire de l’Etat. Sa mise en œuvre ne porte pas atteinte à la libre formation des associations prévue par la Constitution.

2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant nomination aux fonctions de notaire. Le notaire est un officier public institué pour assurer le service public de la preuve.

L’Ordonnance n°2013-027/P-RM du 31 décembre 2013 portant statut des notaires détermine les conditions d’accès à la profession de notaire, les modalités de gestion de la vacance et du transfert des charges notariales. En application des dispositions de cette ordonnance et après avis conforme de l’Ordre des notaires, les projets de décret adoptés, nomment en qualité de notaires, les aspirants notaires dont les noms suivent :

– Madame Aïssata SIDIBE et Monsieur Mohamed KOUMARE, avec résidence à Bamako ;

– Madame Fatoumata COULIBALY, avec résidence à Bamako ;- Monsieur Bakary Simbon KEÏTA, avec résidence à Bamako ;

– Monsieur Lamine Bassirou DIOP, avec résidence à Bamako ;

– Monsieur Issa SY, avec résidence à Bamako.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE

– Conseiller technique : Colonel Sapeur-pompier Fatoumata Bakoroba COULIBALY.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

– Chef de Cabinet : Monsieur Ahmadou FANE, Professeur de l’Enseignement supérieur.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE– Conseiller technique : Monsieur Brahima KONATE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION

– Directeur Général des Domaines et du Cadastre : Monsieur Youssouf COULIBALY, Ingénieur des Constructions civiles.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

1. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a informé le Conseil des Ministres de l’abrogation de décrets relatifs à l’architecture institutionnelle mise en place pour promouvoir la Paix et la Réconciliation nationale dans le cadre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Les textes concernés par cette abrogation sont :

– les textes de création, d’organisation et de fonctionnement et ceux fixant les avantages accordés aux membres des organes du cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité et du Secrétariat permanent du cadre de Gestion de la Crise au Centre ;

– les décrets de nomination au sein du Cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité. Cette abrogation est proposée à la suite de la décision du Gouvernement de mettre fin à l’Accord avec effet immédiat.2. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres :

a. de la participation du Mali à la 33ème Session ministérielle de la Conférence Régionale de la FAO pour l’Afrique, prévue du 18 au 20 avril 2024 à Rabat au Maroc. La Direction Générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture organise la 33ème Session de la Conférence Régionale de la FAO pour l’Afrique sous le thème : « Systèmes agroalimentaires résilients et transformation rurale inclusive ».

La rencontre est ouverte à tous les Etats membres de la FAO de la Région Afrique, aux représentants des organisations et institutions spécialisées des nations Unies, ainsi qu’aux observateurs. La participation du Mali à cet important évènement sera une véritable opportunité d`échange d`expériences et de partenariat, avec des partenaires au développement et des entreprises multinationales, pour la mise en œuvre de Programmes et Projets visant à accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires et de soutien au développement rural.

b. de l’Organisation de la 14ème Session du Conseil Supérieur de l’Agriculture.

Les Départements de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et le Commissariat à la Sécurité alimentaire élaborent annuellement, conformément aux dispositions de la Loi d’Orientation Agricole, le document de Plan de campagne Agricole harmonisé et consolidé. Ce document élaboré de façon participative, porte sur le bilan de la campagne Agricole 2023 et le plan triennal de la campagne Agricole 2024-2026. Il définit un ensemble d’objectifs, d’activités, de stratégies cohérentes, d’indicateurs de mesure des résultats et de ressources financières destinées à promouvoir les activités Agricoles.

Le Plan de Campagne Agricole sera soumis à la 14ème Session du Conseil supérieur de l’Agriculture. Sa mise en œuvre contribuera à l’atteinte des objectifs liés à la souveraineté et la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à l’amélioration des revenus des exploitants Agricoles et à la réduction de la pauvreté.

3. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres :

a. du déroulé de la cérémonie de célébration du 08 mars, Journée Internationale de la Femme, édition 2024. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la Journée internationale de la Femme, sous le double thème, international « Investir en faveur des femmes, accélérer le rythme » et national « Représentativité des Femmes à la vie publique et politique : Défis, Enjeux et perspectives ».

Tenue le 8 mars 2024, au Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba et présidée par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, la cérémonie nationale a été marquée par des discours des autorités politiques et administratives, des organisations de la Société civile et des Partenaires techniques et financiers ainsi que le défilé des représentantes des femmes des dix (19) régions du pays et du district de Bamako.

b. de la participation du Mali à la 68ème Session de la Conférence statutaire de la Commission de la Condition de la Femme du Conseil Economique et Social des Nations Unies. La 68ème session de la Conférence statutaire de la Commission de la condition de la femme du Conseil économique et social des Nations-Unies s’est tenue du 11 au 22 mars 2024, à New York au siège des Nations-unies.

Les travaux de cette session ont principalement porté sur le thème « Accélérer la réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et filles en luttant contre la pauvreté et en renforçant les institutions et le financement dans une perspective de genre ».

Le Mali a fait une participation active dont les points saillants sont les suivants :- la Déclaration du Mali sur le thème principal ;- la production et la présentation d’un rapport sur le thème d’évaluation à savoir « systèmes de protection sociale, accès aux services publics et infrastructures durables pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles » ;

– l’organisation et la participation à des panels ;- la tenue des rencontres bilatérales et multilatérales avec les pays amis et partenaires du Mali.

4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment :a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente.

b. par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

Bamako, le 27 mars 2024

Le Secrétaire Général du Gouvernement,Birama COULIBALY

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