Sikasso : La période des légumes, une aubaine pour les commerçants et les consommateurs

Par Aïssata DEMBELE Sikasso, 2 fév (AMAP) En cette période de forte production agricole, Sikasso ou la cité verte du Kénédougou mérite bien son nom. La ville vit au rythme des légumes frais. Haricots verts, carottes, tomates, poivrons et autres se vendent comme du petit pain. Du moins avant le début du mois sacré de ramadan. Pour le moment, les sauces sont bien garnies et les amateurs de légumes profitent bien de l’occasion. Que ce soient les vendeuses ambulantes de légumes qui font du porte-à-porte, matins et soirs, les commerçantes détaillantes des petits marchés de quartiers, les commerçants du grand marché de Sikasso, chacun est déterminé à écouler le maximum de légumes afin de tirer son épingle du jeu. Ce mardi, il est environ 8 heures quand notre équipe de reportage arrive au grand marché de Sikasso grouillant de monde. Les étals sont bien installés. Ici, les commerçants grossistes et détaillants ainsi que les clients échangent dans une ambiance bon-enfant. Les premiers hèlent les seconds, marchandages et bruits de paniers chargés de produits frais, scènes quotidiennes des commerçants de légumes du grand marché de Sikasso. « Venez acheter du haricot vert ! Je ferai des remises à celui qui achètera une grande quantité », lance Mme Sanogo Sarata Berthé à des passants. « Quand il y a l’affluence, on écoule vite la marchandise. Mais lorsque le marché est timide, on est obligé de brader nos produits. Le prix dépend de la qualité du produit et varie entre 400 et 500 Fcfa le kilogramme », dit-elle. Sa cliente Mariam Traoré, rencontrée sur place, affirme qu’elle s’approvisionne toujours en haricot vert chez Mme Sanogo. « Je viens tôt pour avoir du haricot de bonne qualité et à moindre coût. Pendant cette période, j’envoie très souvent du haricot à mes parents à Ségou et à Bamako. » Le ressortissant de Nampala, le jeune commerçant grossiste Lamine Sogodogo exerce ce métier depuis plusieurs années. L’affluence matinale, selon lui, est capitale. « Tôt le matin, plus il y a de l’affluence, plus on écoule rapidement nos marchandises. Je peux vendre trois sacs de 75kg de haricots par jour », a-t-il confié. A l’en croire, il s’approvisionne au champ à 250 F le kilo pour revendre au marché entre 400 et 450 F. La demande est forte dans la sous-région. « Souvent mes clients viennent de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso », indique-t-il. A côté des commerçants de haricot, les étals de carottes attirent également l’attention des passants. Ce commerce est majoritairement dominé par les femmes. La vendeuse de carottes Mariam Sanogo vit de cette activité depuis plus de cinq ans. « J’ai aménagé une partie de la cour de ma maison pour cultiver des carottes, du persil et des tomates. Franchement, ma récolte a été belle cette année. Grâce à l’affluence actuelle du marché, j’arrive à écouler deux sacs de 50 kg de carottes et une grande quantité de tomate et de persils par jour et avant midi », a-t-elle fait savoir. Le prix de ses tas de carottes varie entre 250F, 100F et 50F. Issa Diabaté est un grand amateur de carottes. « Compte tenu de ses bienfaits pour la santé, je ne peux m’en passer. Si l’opportunité se présente, à chaque fois que je traverse le grand marché, j’en achète pour mes camarades du grin. On l’utilise comme amuse-gueule », explique-t-il. Tout comme Issa, la ménagère Hadjaratou Traoré affirme qu’actuellement elle ne peut pas préparer sa sauce sans légumes. « J’utilise un peu de tout dans ma sauce car c’est la période et c’est bon pour la santé », a-t-elle confié Chaque soir, les vendeuses ambulantes sillonnent les différents quartiers. De porte en porte, elles fala carotte à 50 Fcfa. Coupés en petits morceaux, le mélange avec de la macédoine est aussi cédé à 50 Fcfa. Les choux sont vendus à partir de 50 Fcfa, les poivrons entre 25F et 50 Fcfa. Le tas d’aubergines d’Afrique est cédé à 50 Fcfa, le céleri et le persil coûtent 25 Fcfa quelques pieds. Ces prix sont les mêmes que sur les petits marchés. Nonobstant, des défis persistants, ces commerçants de légumes arrivent à se tirer d’affaire. Nombres d’entre eux confient que leur bénéfice leur permet de joindre les deux bouts. Dans la cité verte du Kénédougou, le marché demeure un pilier essentiel de l’économie locale, reliant producteurs, commerçants et consommateurs autour d’un même objectif : l’accès à des aliments frais et de qualité. Sikasso est considéré comme le poumon du Mali en matière de production de fruits et légumes. Grâce à son potentiel agricole exceptionnel, la région approvisionne de nombreuses localités du pays et contribue de manière significative à assurer la sécurité alimentaire. AD/MD/MD (AMAP)
CAN 2025 : Le Sénégal en finale

Envoyé spécial Ladji Madihéry Diaby Tanger, 14 janvier (AMAP) Le Sénégal s’est qualifié mecredi pour la finale de la 35è édition de la Coupe dAfrique des nations en battant l’Egypte 1-0, au stade Ibn Batouta de Tanger, une ville située à l’extrémité du nord-ouest du Maroc sur le détroit de Gibraltar à quatorze kilomètres de la côte espagnole. L’unique but de la rencontre porte la signature de Sadio Mané. La star sénégalaise a concrétisé la domination de son équipe à la 78è minute et libéré tout un peuple. Tout est parti d’une frappe puissante de Lamine Camara qui est contrée mais le ballon revient sur Sadio Mané qui a terminé le travail d’une autre frappe puissante au ras du poteau. Le gardien égyptien Mohamed Elshenawy est surpris. Les Sénégalais qui ont massivement effectué le déplacement au stade ont exulté. Les Egyptiens furieux, ont estimé qu’il y a une main de Sadio Mané, mais le but est validé par l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Le Sénégal a largement dominé la rencontre et mérité sa qualification pour la finale. LMD/MD (AMAP)
Vaccination du cheptel : 83 millions de têtes ciblées
Bamako, 27 déc (AMAP) Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a lancé, vendredi, la Campagne nationale de vaccination du cheptel 2025-2026 au marché à bétail de Kati Drall, dans la commune de Kambila, qui vise la vaccination de 83 millions de têtes, toutes espèces confondues, contre diverses maladies animales. Cette campagne s’inscrit dans les engagements du Mali au niveau sous-régional et international, notamment pour l’éradication de la peste des petits ruminants et le contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine. La stratégie repose sur la vaccination combinée au marquage des animaux afin de réduire les coûts et améliorer l’efficacité des interventions. Le chef du gouvernement, qui a administré la première dose de vaccin, a annoncé l’élaboration d’une Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du cheptel. Il a rappelé l’importance stratégique de l’élevage, qui contribue à environ 12 % du Produit intérieur brut (PIB). Et a souligné la nécessité de renforcer la couverture vaccinale pour protéger la santé animale et humaine. Pour sa part, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a rappelé que le cheptel représente le troisième produit d’exportation du Mali et constitue la principale source de revenus pour plus de 30 % de la population. En 2024, le cheptel national était estimé à environ 14 millions de bovins et 52 millions de petits ruminants. Youba Ba a insisté sur la nécessité de lever les contraintes sanitaires et alimentaires afin d’améliorer la compétitivité du secteur. Le président de l’Interprofession bétail-viande, Mamoudou Abdoulaye Diallo a assuré de l’engagement des professionnels pour la réussite de la campagne et a plaidé pour la digitalisation de l’identification des animaux afin de lutter contre le vol de bétail. À ce sujet, le ministre a indiqué qu’un système national d’identification et de traçabilité du bétail, dénommé NINA-B, a été élaboré avec l’appui de la FAO. La cérémonie s’est déroulée, également, en présence de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, ainsi que des acteurs de la filière bétail-viande et des partenaires techniques (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Comité international de la croix rouge (CICR) et l’Organisation mondiale de la santé animale) dont le Premier ministre a salué l’appui, tout en réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner les acteurs du secteur. La cérémonie a pris fin par la remise de matériels aux services vétérinaires, pour un coût global de plus de 180 millions de Fcfa, afin de renforcer les capacités opérationnelles sur le terrain. MS/MD (AMAP)
Mandiakuy : La vente locale du coton pour 2025 a démarré
Mandiakuy, 20 déc (AMAP) Le marché local du coton, pour l’année 2025 s’est ouvert, vendredi, dans le secteur de Diora (Centre), dernière zone à rester encore fidèle à la production du coton acheté, sur ce marché, à 300 Fcfa le kg pour la première qualité, 275 Fcfa, la deuxième et 200 Fcfa la troisième, a constaté l’AMAP sur place. Bakary Traoré, le chef de Zone de production agricole (ZPA) de Diora, a instruit les paysans, à travers leurs responsables de respecter les consignes de la vente. Ces critères sont, entre autres, la qualité du coton, l’équilibre de la balance et la bonne prise des poids pesés. Sur le marché, c’est le soulagement chez pas mal de paysans. La campagne agricole a souffert d’une insuffisance d’engrais et de la présence de la Jassides. Néanmoins, le paysan secrétaire Youssouf Sogoba affirme que la campagne a été « une réussite en termes de rendement. » Selon lui, cela est du aux efforts des responsables de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) qui a vite trouvé le produit pour circonscrire l’expansion des Jassides. Cet autre producteur, Issa Diarra, se dit « fier de (sa) récolte », car sur 12 hectares, sa récolte a été pesé à 14 tonnes 600 kg. Les paysans présent sur ce marché ont lancé un cri du cœur : que « l’argent de la vente du coton soit payé à temps. » L’usine CMDT de Koutiala 1, dans le Sud du Mali, a produit, le 29 septembre 2025, la toute première balle de coton fibre, après un essai à charge, pour le compte de la Campagne 2025-2026, selon la CMDT, sur sa page Facebook. Les autres usines ont enchaîné, dans une ambiance de compétition pour signer la meilleure performance, La Production agricole ou la Production industrielle ? La Compagnie a exprimé une certitude : la qualité, la rigueur et l’assiduité sont le sceau du personnel CMDT. Son Président directeur général (PDG), le Dr Kouloumégué Dembélé, a souhaité à toutes ses équipes une excellente campagne d’égrenage 2025-2026, « symbole de fierté et de performance pour le coton malien. » JD/MD (AMAP)
COFOR-Mali : Remise d’attestations aux 100 jeunes formés en aviculture et pisciculture
Bamako, 16 déc (AMAP) La Coalition des forces juvéniles pour le renouveau au Mali (Cofor-Mali) en partenariat avec l’Agence nationale pour l’Eemploi (ANPE), a initié la formation de 100 jeunes en aviculture et apiculture au terme de laquelle, ses responsables ont procédé, ce mardi, après midi, à la remise d’attestations aux bénéficiaires, qui a lieu à la Maison des jeunes de Bamako. « Nous adressons nos sincères remerciements à la Cofor-Mali et à l’ANPE pour leur engagement en faveur du développement de la pisciculture et aviculture au Mali », a dit Mamoutou Coulibaly, au nom des bénéficiaires de la formation. Il a souligné qu’à « travers ce partenariat, nombreux jeunes et femmes ont bénéficié du renforcement de leurs compétences et capacités dans ces deux secteurs porteurs, qui représentent, aujourd’hui, une réelle opportunité de création d’emplois et de revenus durables. » « Grâce à l’accompagnement technique et institutionnel reçu, a-t-il précisé, les bénéficiaires sont mieux préparés à développer des activités. » Il a également indiqué que « cette initiative contribue à la sécurité alimentaire et à la réduction du chômage. Et M. Coulibaly de saluer « la vision et le professionnalisme des équipes de la Cofor-Mali et de l’ANPE dont l’appui a permis de valoriser les ressources locales et le savoir-faire national », avant d’encourager la poursuite et l’extension de ce programme. La présidente du Cofor-Mali, Mme Zeinab Evelyne Jacques s’est réjouie de voir ces 100 jeunes hommes et femmes formés en aviculture et en pisciculture, grâce au partenariat entre son organisation et l’ANPE. En s’adressant aux bénéficiaires de ces deux sessions de formations, Mme Zeinab Evelyne Jacques a précisé : « Ces attestations que vous recevez ne sont pas de simples documents, mais la reconnaissance de compétences techniques, de savoir-faire pratiques et d’une volonté d’aller de l’avant. » Elle a rappelé que « l’aviculture et la pisciculture constituent des secteurs porteurs, essentiels à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et au développement local. » « En choisissant ces filières, vous avez fait le choix de l’entrepreneuriat, de la résilience et de la contribution active au développement de notre pays », a précisé la présidente du Cofor-Mali. « À la Cofor-Mali, nous restons convaincus que la jeunesse, lorsqu’elle est formée, accompagnée et encadrée, devient une véritable force de transformation sociale et économique. C’est pourquoi, nous continuerons à initier et à soutenir des programmes de formation adaptés aux réalités du terrain », a-t-elle assuré. Mme Zeinab Evelyne Jacques réaffirmé l’engagement de la Cofor-Mali, « à poursuivre cette dynamique, en étroite collaboration » avec l’ANPE et l’ensemble des autorités et partenaires qui soutiennent la Cofor-Mali depuis sa création. Le directeur général adjoint de l’ANPE, Moussa Djourté a, au nom du ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat national et de la Formation professionnelle et le directeur général de l’ANPE, expliqué qu’au bout de deux sessions de formation, les apprenants ont appris les différentes techniques en aviculture et en pisciculture. « Je crois, sans doute, que vous êtes dans les meilleures conditions pour mener à bien vos projets, car la formation est la base de l’entrepreneuriat, ensuite le financement », a dit M. Djourté. Selon lui, « sans connaissance aucune activité, aussi rentable qu’elle puisse être, est vouée à l’échec et elle est la première aide que les jeunes sollicitent aujourd’hui », a également dit le directeur général adjoint de l’ANPE. « En partenariat avec la Cofor-Mali, Nous avons initié un programme d’accompagnement clé des demandeurs d’emploi, majoritairement jeunes et, cela, par le fait que la jeunesse est le socle de l’économie du Mali », a-t-il souligné. Avant d’encourager la Cofor-Mali à multiplier ces initiatives au profit de la jeunesse. ST/MD (AMAP)
Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali : Session du Comité de pilotage
Bamako, le 16 déc (AMAP) Le Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali (PDIRAAM) phase 2 dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à la production avicole et aquacole des petits exploitants, a tenu ce mardi la 3e session de son Comité d’orientation et de pilotage des volets aviculture et aquaculture. Le programme veut aussi accroitre l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant les femmes et les jeunes petits producteurs. Au cours des travaux, dont l’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche Madi Matené Keïta, en présence du coordinateur du PDIRAAM, Sory Ibrahim Sidibé et de nombreux invités, les administrateurs ont examiné le procès-verbal de la dernière session du Comité de pilotage, Ils ont fait l’état de mise en œuvre des recommandations, ainsi que le bilan du rapport 2025 et le plan de travail 2026 et son budget afin de proposer des recommandations. Le Plan de travail et du budget annuel (PTBA) 2026 du PDIRAAM est de 5 642 645 030 Fcfa dont 2 330 958 100 Fcfa, pour les réalisations physiques, 1 669 313 430, Fcfa pour les conventions, les renforcements de capacité et autres et 1 642 370 500 Fcfa pour la micro finance, le fonctionnement, le suivi-évaluation, etc. Selon le coordinateur Sory Ibrahim Sidibé, au Mali, les sous-secteurs de l’élevage et de la pêche, y compris l’aquaculture, « constituent un maillon clé de l’économie nationale » et sont pratiqués par plus de 85% de la population. Il a ajouté que le cheptel national est estimé à plus de 14 millions de bovins, 58 millions de petits ruminants 63 millions de volailles. La production halieutique du Mali, selon M. Sidibé, s’élève à 120 000 tonnes par an, y compris l’aquaculture dont la production est en plein essor économique, ces dernières années. « En matière de création de richesse et d’exportations nationales, l’élevage arrive en troisième position après l’or et le coton. Le sous-secteur de l’élevage et de la pêche sont la source de revenu d’environ 30% de la population et contribue à environ 19% du Produit interieur brut (PIB) national ». a précisé le coordinateur. Quant au secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche, il a dit que l’objectif du PDIRAAM « sera atteint, grâce à l’amélioration de la résilience des systèmes avicoles et piscicoles, à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacole, ainsi qu’à un accès accru et une consommation équitable d’une alimentation nutritive. » A terme, selon Madi Matené Keita, « le financement doit permettre de produire 15 000 tonnes de poisson par an, 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulet par an, au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. En outre, le projet cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes. A rappeler que le PDIRAAM-2 qui est prévu pour une durée de 5 ans, est cofinancé par le gouvernement du Mali et la Banque islamique de développement (BID) pour un montant de plus de 15 milliards 300 millions de Fcfa, pour appuyer le développement des chaînes de valeur avicole et aquacole. BT/MD (AMAP)
Bamako : Lancement du Programme régional de cartographie de la fertilité des sols en Afrique de l’Ouest du Mali
Bamako, 12 déc (AMAP) Le Programme régional de cartographie de la fertilité des sols en Afrique de l’Ouest du Mali, en phase pilote, d’une durée de trois ans, dont l’objectif est de « contribuer à l’amélioration de la productivité des cultures, d’améliorer les revenus des agriculteurs et de contribuer à la sécurité alimentaire dans les pays membres » a été lancé, vendredi, dans les locaux de l’Institut d’économie rurale (IER) de Sotuba, à Bamako. Il est financé à travers un prêt en dollars américains, soit environ 5,6 milliards de francs Cfa contracté auprès du groupe de la Banque islamique de développement (BID). La contribution du Mali s’élève à 1,5 million de dollars américains, soit environ 840 millions de FCFA. « La baisse de la fertilité des sols est une contrainte majeure à la production agricole et contribue directement à l’insécurité alimentaire et à la pauvreté en Afrique subsaharienne. Les exploitants agricoles ont besoin de données fiables sur les principales propriétés des sols pour prendre des décisions en matière de gestion de la productivité des terres », a dit le conseiller technique du ministère de l’Agriculture, Amadou Cheick Traoré, qui a présidé la cérémonie de lancement. « Il faut signaler que, de nos jours, les formules d’engrais utilisées ne tiennent pas suffisamment compte de la diversité des sols selon les zones agroécologiques. Il s’avère nécessaire de mettre au point de nouvelles formules d’engrais en fonction de l’état de la fertilité des sols, des zones agroécologiques et des cultures », a-t-il estimé. C’est ainsi que les équipes de recherche de la Gambie, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal et de la Sierra Leone ont élaboré « un projet commun, en collaboration avec des responsables du groupe de la BID. Ses objectifs principaux sont « l’élaboration de la carte de fertilité des sols et l’adaptation des doses de fertilisation pour les principales cultures, en vue d’une agriculture durable et plus productive », a précisé le représentant du ministre de l’Agriculture. Quant au directeur général de l’IER) de Sotuba, Dr Kalifa Traoré, il a expliqué que le projet comprend cinq composantes, à savoir : le plan d’échantillonnage, les prélèvements et analyses, les essais courbes de réponse, la cartographie des contraintes majeures des sols, et le renforcement des capacités et la formation. Dr Clément Illa, le représentant régional de la BID à Dakar, a rappelé que « depuis l’adhésion du Mali à la banque, le 15 mars 1978, jusqu’à ce jour, les approbations du Groupe de la Banque Islamique de Développement pour le Mali ont atteint un volume total de 1 250 milliards de Fcfa. » « Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et traduisent le dynamisme des relations de coopération entre la banque et le Mali », a ajouté. M. Illa Il a souligné que « le portefeuille actif de la BID au Mali compte quinze projets, dont cinq projets agricoles. La stratégie décennale de la banque 2026-2035 accorde une place de choix à l’agriculture et à la souveraineté alimentaire », avant de réaffirmer l’engagement de la banque à soutenir le Mali pour la réalisation du projet. Les travaux vont concerner la zone cotonnière de Mali-Sud (CMDT et OHVN), la zone de riziculture de l’Office du Niger et Opération riz Ségou (ORS), ainsi que les zones de production de céréales sèches de la Région de Koulikoro, sous le leadership de l’IER, à travers le Laboratoire Sols Eaux Plantes (LABOSEP) de Sotuba. MMD/MD (AMAP)
Journées du poisson : Le Mali mise sur la pisciculture pour renforcer la résilience climatique
Bamako, 11 déc (AMAP) La 4ᵉ édition des Journées du poisson a s’est ouverte, ce jeudi 11 décembre, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, de Bamako, sous la présidence du Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a ouvert les travaux placés sous le thème de la valorisation de la production piscicole face aux impacts du changement climatique. Prévue du 11 au 13 décembre 2025, l’initiative vise à promouvoir la pêche et l’aquaculture, conformément à la vision stratégique du gouvernement. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, ces Journées « offriront un espace d’échanges entre acteurs et permettront de présenter une large gamme de produits halieutiques, tout en sensibilisant sur la dégradation des écosystèmes aquatiques. » Le Mali dispose d’un important potentiel hydrographique, mais les sécheresses, le changement climatique et les pratiques illégales comme le dragage ont fortement réduit les captures. Pour y faire face, le gouvernement a engagé plusieurs programmes, évalués à plus d’un milliard de F CFA, et des investissements supplémentaires sont prévus. La production a atteint 120 382 tonnes en novembre 2025, incluant 7 039 tonnes issues de la pisciculture. Des infrastructures comme des unités de fabrication de glace et des appuis en aliments poissons ont également été mises en place. Pour sa part, le Premier ministre a salué l’organisation de ces Journées et remercié les partenaires, notamment la Banque mondiale. Le général de Division Abdoulaye Maïga a rappelé que la filière représente 4 % du Produit intérieur brut (PIB), mais reste en deçà des besoins nationaux estimés à 300 000 tonnes par an. Le chef du gouvernement a appelé les investisseurs à renforcer leur engagement pour réduire le chômage et consolider la sécurité alimentaire. De son côté, le président de l’Interprofession, Cheick Oumar Diaouré Maïga, a salué les avancées enregistrées et exhorté à une plus grande implication des acteurs, tout en remerciant les autorités pour les mesures contre les pratiques illégales. SS/MD (AMAP)
Le Mali valide sa Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires en adoptant des recommandations fortes
Bamako, 5 déc (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, s’est réjoui des recommandations fortes formulées, vendredi, à l’issue de trois jours d’atelier sur la Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires du Mali, a constaté l’AMAP. « Au cours de cet atelier, vous avez collectivement enrichi le document stratégique par des recommandations pertinentes », a précisé le ministre en charge de l’Agriculture qui a présidé la cérémonie de clôture de cette session organisée par l’Office des producteurs végétaux (OPV) dont le directeur général, Halidou Mohomodou, était présent. Ces recommandations touchent notamment « le renforcement du cadre juridique et institutionnel, l’amélioration des infrastructures de laboratoire et de diagnostic, la formation continue des acteurs publics et privés, la gestion rationnelle et sécurisée d’alerte précoce et l’intégration des exigences phytosanitaires dans les initiatives nationales et régionales. » Selon le ministre, la stratégie validée « aujourd’hui nous dote d’une approche participative et intégrée pour une gestion durable des problèmes phytosanitaires au bénéfice de nos exploitants agricoles. » « La sécurité phytosanitaire est un pilier essentiel sur lequel nous devons nous appuyer pour l’atteinte de la sécurité alimentaire », a indiqué Kelema. Il a ajouté que « les différentes problématiques allant de l’organisation du système phytosanitaire national à son financement, en passant par la gestion des ressources humaines et le cadre réglementaire, ont fait l’objet d’échanges approfondis. » « Les solutions et orientations que vous avez dégagées augurent de la mise en œuvre réussie de la stratégie. », a-t-il dit. « Vos échanges riches et féconds, vos débats constructifs et vos propositions pertinentes ont permis de finaliser un document stratégique qui, j’en suis convaincu, répondra efficacement aux défis phytosanitaires auxquels notre agriculture est confrontée », a-t-il indiqué. Quant au chargé de programme de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Maurice Koné, il a dit que « la gestion phytosanitaire n’est pas seulement une question technique. » « Elle constitue un des piliers de la compétitivité agricole du Mali et de l’accès à des marchés nationaux, régionaux et internationaux fiables. » Pour lui, elle « contribue directement à la lutte contre les pertes post-récoltes, à l’augmentation de la productivité et à la résilience des systèmes de production face aux ravageurs et maladies émergentes, dont les impacts sont souvent dévastateurs. » La FAO réitère sa pleine disponibilité pour accompagner les prochaines étapes, notamment l’élaboration du plan d’opérationnalisation, la mobilisation des ressources, le renforcement des capacités techniques et institutionnelles, ainsi que la mise en place de mécanismes de suivi-évaluation performants. MMD/MD (AMAP)
Conseil élargi de cabinet des ministères de l’Agriculture et de l’Elevage et de la Pêche : Bilan de la campagne agricole et des actions réalisées en 2025
Bamako, 4 déc (AMAP) Les ministres de l’Agriculture, Daniel Sémion Kelema, et de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, ont coprésidé, jeudi, à Bamako, la 3e session du Conseil élargi de cabinet destiné à faire le bilan provisoire de la campagne agricole 2025 ainsi que l’état d’exécution des recommandations issues de la 15ème session du Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA). A l’ouverture de la séance, dans la salle de réunion de la Direction de finance et du matériel (DFM) du ministère de l’Agriculture, le ministre Daniel Sémion Kelema a précisé que cette rencontre, « est sans nul doute un cadre privilégié pour mettre en exergue les progrès réalisés depuis l’adoption du document du plan de campagne le 06 mai 2025 lors du Conseil supérieur de l’Agriculture (CSA », présidé par le chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita, Président du CSA. « Ainsi, a-t-il dit, notre session de ce matin a pour objet de faire le bilan provisoire de la campagne agricole 2025 ainsi que l’état d’exécution des recommandations issues de la 15e session du CSA. » Daniel Sémion Kelema a expliqué que « la campagne agricole 2025 a démarré dans un contexte sécuritaire précaire avec la multiplication des incidents engendrant, parfois, des déplacements inhabituels de populations, la destruction et la détérioration de leurs moyens d’existence durables avec comme conséquence, des pertes d’emplois locaux et la perturbation des circuits d’approvisionnement en denrées de première nécessité. » Selon lui, « sur le plan météorologique, la saison des pluies 2025 s’est particularisée par un démarrage précoce par endroit, normal dans le reste du pays et une fin normale à tardive en fonction des zones agroécologiques. » Le Chef du département de l’Agriculture a, cependant, reconnu que « des déficits pluviométriques ont été observés par endroits, mais sans entrave majeure à la satisfaction des besoins en eau des principales cultures. » En ce qui concerne la situation hydrologique, « elle a été marquée par une montée significative du niveau de tous les cours d’eau à partir de la deuxième décade du mois de mai qui s’est maintenue jusqu’en fin août 2025 en réponse aux précipitations abondantes enregistrées », a fait savoir M. Kelema. « Quant à la situation phytosanitaire, elle s’est déroulée dans un contexte marqué par des conditions agro climatiques globalement favorables au développement des cultures, mais également propices à la prolifération de plusieurs ravageurs d’importance économique. Cependant, la situation phytosanitaire est restée calme dans les principaux bassins de production agricole. », a-t-il indiqué. « S’agissant de la situation des cultures, l’installation des semis a été précipitée par des pluies précoces, ce qui a occasionné des cas de ré-semis par endroit et exacerbé la pression subie dans le cadre de la mise en place des intrants agricoles », a également évoqué le ministre de l’Agriculture. « Dans l’optique de mieux soutenir les exploitants et exploitantes agricoles, des interventions ont été multiples dans tous les domaines. Il s’agit : des intrants, des équipements agricoles, des aménagements hydroagricoles, la recherche agricole, la santé animale, la protection des végétaux mais, aussi, des renforcements de capacités à travers les formations des acteurs de la profession agricole », s’est-il réjoui. Dans la dynamique de mise en cohérence des actions de développement, les départements de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche se sont attelés à mettre en ouvre le Plan d’actions du gouvernement sous l’égide du Premier ministre, conformément au contenu de la Lettre de cadrage du président de la Transition. « A cet effet, les résultats enregistrés refléteront les actions inscrites dont, entre autres, la mise à disposition d’intrants de qualité en engrais et semences, les équipements agricoles, d’élevage et de pêche, la surveillance et la protection des animaux et des végétaux », a dit le ministre de l’Agriculture. M. Kelema a fait savoir que « ces résultats obtenus sont le fruit des efforts conjugués du Gouvernement, de ses Partenaires techniques et financiers (PTF) ainsi que de l’ensemble des acteurs de la profession agricole. » Il a adressé des remerciements au président de la Transition, « pour ses engagements personnels à accompagner le secteur agricole, qui a plus spécifiquement permis la mise à la disposition d’intrants de qualité dans tous les grands bassins de production. » Il a exprimé, au nom du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement, sa reconnaissance aux PTF pour leur accompagnement auprès du populations rurales maliennes, dans le cadre du renforcement de leurs capacités de résilience et remercié les acteurs impliqués dans la mise en ouvre du plan de campagne agricole et des recommandations issues de la 15ème session du CSA. ST/MD (AMAP)

