Campagne agricole 2025-2026 à Sikasso : Irrégularité des pluies et quantité insuffisante de l’engrais subventionné

Sikasso,18 août 2026 (AMAP) A Sikasso, la campagne agricole a démarré en fin mai et s’étendra jusqu’à la fin du mois de septembre. Les récoltes sont prévues pour octobre et novembre. Les producteurs sont au four et au moulin. La plupart d’entre eux, ont fait les semis. Certains sont à l’étape de l’entretien des champs notamment le désherbage. D’autres sont en train de mettre de l’engrais sous les plants. L’encadrement ne ménage aucun effort pour la réussite de la campagne. Les producteurs donnent leurs avis « Pour cette campagne, j’ai cultivé 3 ha de coton, 3 ha de maïs et 3 ha de riz. Mes défis demeurent l’insuffisance de la quantité de l’engrais subventionné pour le coton et la maladie qui endommage mes plants de coton », témoigne le producteur du village de Pengafolasso Diakalia Bengaly. Il sollicite l’Etat à tout mettre en œuvre afin d’augmenter la quantité de l’engrais subventionné et de l’insecticide pour le coton. « Ce geste nous aidera énormément dans nos tâches », explique -t-il. Quant au producteur Adama Coulibaly de Missirikoro, il a cultivé 2ha de coton, 9 ha de maïs, 1ha de mil, 1ha et demie de gombo, 2ha de patate douce et 3ha de riz. Parmi toutes ces cultures, c’est seulement une petite partie (2ha de maïs) qui a pu bénéficier de l’engrais par faute de moyen économique. Notre interlocuteur se plaint de la cherté de l’engrais au marché de Sikasso. Hamidou Ballo est également producteur au village de Bamadougou, pour cette campagne, il est confronté au manque d’eau dû à l’irrégularité des pluies (aléas climatiques). « Mes trois hectares de maïs ont été presque endommagés dans l’ensemble à cause de l’insuffisance d’eau », confie-t-il. Il déplorera également la hausse du coût du sac de 50kg de l’engrais. « De 24 000F CFA l’année passée, le sac de 50kg se vend aujourd’hui à 25 750F alors qu’il faut utiliser quatre sacs uniquement pour mon champ de 4ha de maïs. A cela s’ajoute mes champs de riz et d’arachide », confie-t-il. Par ailleurs, le producteur de Bamadougou fait également face au passage des animaux dans son champ. Ces animaux détruisent ses plants à longueur de la journée. Même son de cloche chez Adama Coulibaly de Missirikoro. Il pointe aussi du doigt l’irrégularité des pluies. « Sinon, j’ai presque terminé avec les semis de 2ha de coton, 9 ha de maïs, 1ha de mil, 1ha et demie de gombo, 2ha de la patate douce, 3ha de riz », explique-t-il. De son côté, c’est seulement 2ha de maïs qui ont pu bénéficier de l’engrais. « Pour le reste, je suis toujours à la recherche. Le coût du marché est élevé mais que faire ? on est obligé de s’en approvisionner ». Si tout se passe bien (bonnes conditions pluviométriques et baisse du prix de l’engrais) je ferai une excellente récolte cette année. Les producteurs sont en pleine campagne Selon le président de la chambre régionale d’agriculture de Sikasso, Abdoulaye Bamba, les producteurs sont en pleine campagne. C’est la fin de la période de semis de plusieurs cultures. Il reste maintenant l’entretien des plants. Qui dit entretien fait allusion à la lutte contre les mauvaises herbes, à la fertilisation des champs pour que les plants puissent avoir une très bonne croissance et donner une grande production. S’agissant de la particularité de la campagne, Abdoulaye Bamba mettra un accent particulier sur l’aspect physiologique des champs ainsi que les effets du changement climatique. « Nos producteurs ne sont pas habitués à la rareté des pluies. A cet effet, ils doivent changer de comportement. A chaque fois qu’il pleut, ils doivent faire le maximum en labour, en semi et même avec l’usage des fertilisants. « Pour avoir un bon résultat notamment une bonne production, les producteurs doivent bien entretenir les champs… », prodigue-t-il. Sur le registre des difficultés, Abdoulaye Bamba n’a pas manqué de souligner la mauvaise répartition des pluies due au changement climatique ainsi que les tensions autour de l’engrais minérale. Ceci coûte réellement cher, il est donc très difficile d’avoir la quantité suffisante. La production céréalière prévisionnelle est d’environ 1 700 000 tonnes « La production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2025-2026 est d’environ 1 700 000 tonnes », précise le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), Ousmane Dembélé. A l’en croire, le personnel de l’encadrement, est à pied d’œuvre pour offrir l’appui-conseil aux producteurs. Les chefs sous-secteurs assurent le secrétariat au niveau des commissions de réception et de distribution des intrants agricoles subventionnés par l’Etat. A ses dires, les pluies sont mal réparties dans le temps et dans l’espace. Le cumul pluviométrique à Sikasso central est de 528,7 mm en 41 jours contre 573 mm en 35 jours en 2025 à la même période. La moyenne inter annuelle est de 475,10 mm. Les hauteurs enregistrées à la date du 31 juillet 2026 sont supérieures à celles de 2025 à Kadiolo, Nièna et Loulouni. Cette mauvaise répartition des pluies, renchérit-il, a occasionné des re-semis par endroit. Les producteurs doivent accélérer l’entretien des parcelles. Il s’agit surtout d’assurer une fertilisation adéquate et un bon désherbage et/ou traitements phytosanitaires si nécessaires. Le respect des conseils prodigués par l’encadrement améliorera le savoir-faire des producteurs « Le respect des conseils prodigués par l’encadrement améliorera le savoir-faire des producteurs dans le cadre d’une campagne agricole réussie en dépit des contraintes que nous vivons en matière de pluviométrie », indique-t-il. Par ailleurs, Ousmane Dembélé fera savoir que dans la région de Sikasso, la campagne agricole 2026 a démarré dans des conditions socio-économiques dominées entre autres, par une situation alimentaire assez favorable marquée par la disponibilité des denrées alimentaires et à des prix abordables sur les marchés, la situation sécuritaire de plus en plus apaisée, le maintien du prix du coton de 1er choix à 300 F CFA le kg aux producteurs, la poursuite de la subvention des intrants agricoles (engrais, biofertilisant et semence de maïs hybride) avec un prix de 15 000F CFA le sac de 50 Kg de l’engrais minéral et 3000 F CFA l’engrais organique, 1500 F le kilo de semences de maïs hydride et 17 500 F le kilo
Tenenkou : des groupuscules d’hommes armés interdisent l’accès aux champs dans plusieurs villages

Tenenkou, 8 août (AMAP)– Des individus armés, circulant à motos par petits groupes de deux ou trois, ont sommé, vendredi, des paysans d’arrêter les travaux champêtres dans plusieurs villages du cercle de Tenenkou, selon plusieurs sources locales. Les villages concernés sont Penga et Koubi, dans la commune rurale de Ouro Guiré, ainsi que Roundé, dans la commune rurale de Ouro Ardo. Ces éléments armés se sont présentés dans ces villages pour exiger des femmes le port du voile, décrit localement comme une tenue noire, ainsi que la construction d’un hangar destiné à servir de centre d’études coraniques. En attendant l’exécution de ces exigences, les populations concernées ne sont plus autorisées à se rendre dans leurs champs. Une mesure similaire avait été imposée la semaine dernière au village de Sily, dans la commune rurale de Ouro Guiré. Après des négociations et l’application des exigences formulées, les paysans avaient finalement été autorisés à reprendre leurs activités agricoles. À Penga, l’interdiction concerne également les activités commerciales. Toutes les boutiques et tous les kiosques ont été fermés, selon plusieurs sources contactées samedi matin. Les villages qui acceptent ces exigences vivent sous la pression constante des groupes armés. Ils sont progressivement contraints de faire des concessions qui affectent leur quotidien et leurs activités. Ces groupes imposent ainsi leur autorité aux populations locales, en se comportant comme une force de contrôle sur les habitants. Situé à environ 5 km de Tenenkou, Penga constitue un important point de passage vers la ville. En période de crue, les pinasses en provenance ou à destination de Tenenkou y accostent, faisant du village une importante porte d’accès à la ville. Ces restrictions interviennent en pleine campagne agricole, période durant laquelle les populations de ces localités sont fortement mobilisées par les travaux champêtres. Elles surviennent également quelques semaines après de vastes opérations aériennes menées par l’Armée dans plusieurs secteurs de la circonscription. Ces opérations ont permis la neutralisation de plusieurs dizaines de terroristes. Par ailleurs, des quantités importantes de denrées alimentaires et d’autres marchandises ont été acheminées ou escortées par les Forces de défense et de sécurité au profit des populations. (AMAP)
Kolondièba : 1.160 sacs d’urée subventionnée distribués aux producteurs

Kolondièba, 29 juillet (AMAP)– Les autorités administratives et agricoles du cercle de Kolondièba ont procédé, mercredi, au lancement de la distribution de 1.160 sacs d’urée subventionnée par l’État au profit des producteurs, a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée par le 2ᵉ adjoint au préfet du cercle, Sékou Dembélé, en présence du chef du secteur de l’Agriculture, Abdoulaye Coulibaly, du président de la Chambre d’agriculture, Seydou Koné, de la représentante des femmes rurales, Konza Koné, ainsi que de nombreux producteurs. Selon Sékou Dembélé, ces engrais correspondent au reliquat de la campagne agricole 2025-2026. Il a invité les bénéficiaires à en faire un usage exclusivement agricole. Le chef du secteur de l’Agriculture, Abdoulaye Coulibaly, a précisé que le stock distribué est constitué de 1 160 sacs d’urée, ajoutant que les engrais destinés à la campagne agricole 2026-2027 sont attendus prochainement. Pour sa part, le sous-chef du secteur de l’Agriculture, Massiré Koné, a demandé aux bénéficiaires de retirer leurs intrants sans délai après l’accomplissement des formalités administratives. NMK/CMT (AMAP)
Région de Bandiagara : Atelier de Sensibilisation sur la Vulgarisation de la Constitution et des Réformes 2024

Bandiagara, 24 juillet (AMAP) La salle de conférences du gouvernorat de Bandiagara a abrité un atelier d’information et de sensibilisation sur les réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales, a constaté l’AMAP. Présidé par le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur de la Région, Issiaka CISSE, cet événement a mobilisé de nombreux acteurs, parmi lesquels des préfets, sous-préfets, maires, services techniques, légitimités traditionnelles et représentants des organisations de la société civile. Cette initiative du gouvernement malien s’inscrit dans une dynamique essentielle de vulgarisation de la Constitution adoptée le 22 juillet 2023, ainsi que des réformes prévues pour l’année 2024. Elle répond à une volonté manifeste de sensibiliser l’ensemble de la population aux changements institutionnels en cours, favorisant ainsi une meilleure compréhension des enjeux qui concernent l’avenir du pays. Dans son intervention le Maire de la commune urbaine de Bandiagara, M. Abdoulaye KASSOGUE, a salué cette initiative en soulignant son importance pour la cohésion sociale et le développement local. Il a exprimé sa conviction que la sensibilisation à ces réformes est primordiale pour renforcer la participation citoyenne et garantir que chaque citoyen soit acteur du changement. Au nom du gouverneur, le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur Monsieur Issiaka CISSE a rappelé le contexte dans lequel cet atelier a été organisé. Il a affirmé que cette rencontre illustre la vision des plus hautes autorités de la Transition, notamment celle de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. « Cet atelier est une réponse directe aux attentes de la population, car il s’agit de leur permettre de mieux comprendre les réformes qui les concernent directement. La vulgarisation des réformes est un gage de transparence et de responsabilité”, a-t-il déclaré. Les participants, sous la direction des modérateurs, auront l’opportunité d’explorer des thématiques majeures qui touchent à l’avenir du Mali. La première thématique se concentrera sur la vulgarisation de la Constitution de 2023, tandis que la seconde portera sur la réorganisation territoriale et administrative. Chacune de ces thématiques sera enrichie de sous-thèmes, permettant ainsi d’approfondir la réflexion et d’améliorer la compréhension des enjeux en jeu. Oumar GUINDO (AMAP Bandiagara)
Coopération : Renforcement du partenariat entre l’AES et la Russie à Niamey

Bamako, 10 juillet (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la Fédération de Russie ont réaffirmé, mercredi à Niamey, leur volonté de renforcer leur partenariat stratégique à l’issue de la deuxième session des consultations de haut niveau entre les deux parties, a appris l’AMAP de source confédérale. La rencontre a réuni Karamoko Jean Marie Traoré (Burkina Faso), Abdoulaye Diop (Mali), Bakary Yaou Sangaré (Niger) et leur homologue russe, Sergueï Lavrov. Les deux parties ont convenu de poursuivre leur coordination diplomatique au sein des organisations internationales, de renforcer leur coopération politique, sécuritaire, économique et sociale, ainsi que leur collaboration militaire et militaro-technique en faveur des États membres de l’AES et de la Force unifiée de la Confédération. À cette occasion, les chefs de la diplomatie ont signé un mémorandum instituant un cadre permanent de consultations entre les ministères des Affaires étrangères de l’AES et de la Fédération de Russie ainsi qu’un plan de consultations couvrant la période 2026-2027. Dans leur communiqué conjoint, les deux parties ont condamné les attaques terroristes perpétrées contre les États de l’AES, réaffirmé leur engagement commun dans la lutte contre le terrorisme et plaidé pour un ordre international fondé sur le respect de la souveraineté des États et de la Charte des Nations unies. La prochaine session des consultations est prévue en 2027 en Russie. KD/KM (AMAP)
Tombouctou : Mohamed Ag Naser réélu président de la Chambre régionale d’agriculture

Tombouctou, 30 juin (AMAP)– Mohamed Ag Naser a été réélu président de la Chambre régionale d’agriculture de Tombouctou à l’issue de l’élection des membres du bureau consulaire, organisée dimanche 28 juin dans la salle de conférence du gouvernorat. Il sera épaulé par quatre vice-présidents : Alkassim Ag Ahmed, Harouna Bocar Cissé, Oumar Bocar Maïga et Aboubacrine Ag Attaher. Quatre vice-présidents suppléants ont également été élus, conformément aux textes en vigueur, a constaté l’AMAP. Le scrutin a été organisé et supervisé par le directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Timbely, et le conseiller aux affaires économiques et financières, Malick Guindo, sous la supervision du président du Tribunal de Tombouctou. Les représentants des Organisations professionnelles agricoles (OPA) et les forces de sécurité ont également pris part au processus. Sur les 39 délégués attendus, à raison de trois par Cercles (la région en compte 14), 31 ont pris part au vote, tandis que huit étaient absents. La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du gouverneur de la Région de Tombouctou, le contrôleur principal de police Bakoum Kanté. Celui-ci a félicité la commission d’organisation, le magistrat chargé de superviser le scrutin ainsi que les délégués, avant de saluer la réélection du président et l’installation du nouveau bureau de la Chambre régionale d’agriculture. Il a invité les nouveaux responsables à œuvrer pour la défense des intérêts des producteurs agricoles, le développement du secteur et le renforcement de la sécurité alimentaire. MS/CMT (AMAP)
Macina : le bureau communal de la Chambre d’agriculture renouvelé

Macina, 22 juin 2026 (AMAP)– Les opérations de renouvellement des instances de la Chambre d’agriculture de la commune de Macina se sont déroulées, lundi, dans la salle de conférence de l’ex-conseil de cercle, sous la conduite du maire Mourzouk Yattara, sur instruction du sous-préfet central, Demba Koné, aconstaté l’AMAP. Les représentants des différents villages ont procédé à la désignation des membres du nouveau bureau par secteur d’activité, à savoir l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’agroforesterie. Sur les 25 villages que compte la commune, 19 ont transmis des listes de représentants et 14 ont effectivement pris part aux travaux, permettant d’atteindre le quorum requis. Les participants ont désigné, par consensus, Ladji Kola Diallo pour l’élevage, Madou Bouaré pour l’agriculture, Sinali Konta pour la pêche et Bintou Camara pour l’agroforesterie. Au cours des échanges, plusieurs intervenants ont exprimé leurs préoccupations face au manque de redevabilité observé chez certains élus après leur désignation. Des réponses jugées satisfaisantes ont été apportées aux différentes préoccupations. Les participants ont, par ailleurs, réaffirmé l’importance de la Chambre d’agriculture dans le développement du monde rural et exprimé l’espoir d’une poursuite réussie du processus de renouvellement dans les autres localités, malgré les difficultés de déplacement liées au contexte sécuritaire. DG/CMT (AMAP)
Kayes : Convocation de la liste électorale des Organisations paysannes agricoles

Kayes, le 10 juin (AMAP)– Dans un communiqué, rendu public ce mercredi 10 juin, le Gouverneur de la région de Kayes, Général de Brigade Moussa Soumaré, invite toutes les Organisations paysannes agricoles (OPA) d’envergure régionale à déposer leurs dossiers de candidature au plus tard le 19 juin 2026 au Secrétariat de la Chambre Régionale d’Agriculture, a reçul’Amap de source officielle. Cette convocation rentre dans le cadre de la constitution d’une liste électorale des OPA d’envergure régionale à l’effet d’élire les membres de l’Assemblée consulaire régionale, achevant le processus de renouvellement niveau Région des organes de la Chambre d’agriculture. Selon la note, les critères et conditions s’articulent autour: de la jouissance d’une existence légale; de la couverture de tout ou partie des secteurs d’activités que sont: agriculture, élevage, pêche/pisciculture, exploitation forestière. S’y ajoutent la justification de trois ans d’existence au moins; la tenue régulière des réunions statutaires (Assemblées Générales, sessions du Conseil d’Administration et du Comité de surveillance); ainsi que le respect de la durée du mandat des organes (renouvellement régulier et à bonne date des organes, validité du mandat en cours). Le Chef de l’exécutif régional comptant sur l’intérêt accordé à la promotion du développement agricole, a insisté sur le respect scrupuleux des conditions sus-citées. OD/CMT (AMAP)
Premières pluies à San : Bénéna et Koula enregistrent les plus fortes précipitations

San, 10 juin (AMAP)– Les premières pluies de la campagne agricole 2026 ont été enregistrées dans plusieurs localités de la région de San entre le 9 juin à 6 heures et le 10 juin à 6 heures, selon le bulletin pluviométrique communiqué par le Directeur régional de l’Agriculture, Justin Diallo. Les plus fortes hauteurs d’eau ont été relevées à Bénéna (40 mm) et Koula (37 mm), tandis que San Centre a enregistré 8,8 mm, Tominian 9 mm, Mandiakuy 8 mm et Téné 6 mm. D’autres localités ont reçu des quantités plus faibles, notamment Fangasso et Yangasso (1,5 mm chacune), Siadougou (2 mm) et Sy Centre (3 mm). Selon M. Diallo, ces précipitations annoncent le démarrage progressif de la campagne agricole dans sa composante végétale, sans toutefois permettre encore le lancement effectif des travaux de labour et de semis dans la plupart des zones concernées. Les producteurs sont ainsi invités à poursuivre les préparatifs, notamment le nettoyage des parcelles, l’épandage de la fumure organique, la production de compost et de Bokashi, l’approvisionnement en intrants de qualité et l’entretien du matériel agricole, dans l’attente d’une installation régulière de l’hivernage. NC/CMT (AMAP)
Dioila : le couvre-feu prolongé de 30 jours

Dioila, jeudi 30 Avril – Le gouverneur de la Région de Dioila a prolongé le couvre-feu d’un mois allant du vendredi 1er au dimanche 31 mai. Il s’étend de 22 heures à 6 heures du matin. La décision a été publiée ce jeudi 30 avril à travers un communiqué dont l’Amap a eu une copie. Cette décision, selon la patronne de l’exécutif régional, vise à permettre aux Forces de défense et de sécurité de prendre les dispositions nécessaires pouvant leur permettre d’accomplir les missions assignées à elles dans le cadre de la protection et la sécurisation des personnes et leurs biens. Des autorisations spéciales pourront être données pour des services d’urgences, a-t-elle précisé. DF/CMT (Amap)

