Validation de la stratégie nationale phytosanitaire pour une agriculture résiliente

Bamako, 02 nov (AMAP) La Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires (SNRC-P) du Mali est soumise à validation, lors d’un atelier dont l’objectif est « de disposer d’une feuille de route solide pour les années à venir, contribuant ainsi de manière significative à la résilience de notre agriculture face aux menaces biotiques et aux changements climatiques », a constaté l’AMAP. Cet événement, que l’Office de protection des végétaux (OPV) organise, en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) « marque une étape décisive dans les efforts constants de notre pays pour assurer la santé de ses ressources végétales, garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos populations. Il vise à promouvoir une agriculture durable, moderne et compétitive, conformément à la politique de développement agricole (PDA) du Mali », a déclaré le conseiller juridique du ministère en charge de l’Agriculture, Tiéman Traoré. « Cette stratégie, selon lui, a été conçue pour doter le Mali d’un cadre cohérent et efficace, s’appuyant sur une approche participative, pour prévenir, détecter et gérer les risques phytosanitaires. » Elle vise, notamment, à « améliorer le cadre institutionnel et réglementaire de la protection des végétaux, renforcer les infrastructures et équipements de surveillance et de diagnostic, développer les compétences techniques des agents et producteurs, promouvoir des méthodes de gestion intégrée des ravageurs et faciliter le commerce des produits agricoles maliens sur les marchés régionaux et internationaux en respectant les normes phytosanitaires ». « Vos réflexions, vos amendements et vos propositions constructives, durant ces assises, sont essentiels pour affiner le document stratégique et garantir sa pertinence et son opérationnalité sur le terrain », a dit M. Traoré, qui a représenté le ministre de l’Agriculture. « Votre expertise collective permettra de s’assurer que la stratégie proposée répond aux réalités de notre pays et aux aspirations de tous les acteurs, des petits producteurs aux exportateurs », a-t-il ajouté. « Dans un contexte de changements climatiques et de risques phytosanitaires accrus, il est impératif de disposer d’un cadre stratégique solide et concerté pour renforcer nos capacités d’action, de prévention et d’intervention », a déclaré le Directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou. « L’élaboration de la SNRC-P, que nous nous apprêtons à valider dans ces trois jours, est le fruit d’un processus inclusif et participatif, impliquant l’ensemble des acteurs nationaux, administrations, chercheurs de l’Institut d’économie rurale (IER), producteurs, Société civile au développement », a-t-il précisé. Quant au représentant de la FAO, Youssouf Diallo, il a réaffirmé l’engagement de l’organisme onusien à soutenir le Mali dans ses programmes de renforcement des capacités. « Je tiens à affirmer la disponibilité de la FAO à accompagner le gouvernement du Mali dans la mise en œuvre de cette stratégie. Nous demeurons engagés à soutenir le renforcement des capacités institutionnelles, mobiliser les expertises et les partenaires, promouvoir des solutions durables, intégrées et respectueuses de l’environnement. » MMD/MD (AMAP)

Macina : La crise du carburant plombe le transport et la récolte en zone Office du Niger

Macina, 28 nov (AMAP) La crise des hydrocarbures a touché le transport et les récoltes en zone office du Niger, notamment le transport entre Macina-Ségou-Bamako, en aller et retour. La pénurie de carburant a fait monter le tarif Macina-Ségou qui était de 2 500 à 3 000 Fcfa est revu à la hausse entre 3 500 et 4 000 Fcfa. L ‘axe Macina-Bamako, qui était de 6 000 Fcfa a atteint 7 000 à 7 500 Fcfa. A la suite de la même crise, toutes ces compagnies qui affrétaient 2 à 3 cars par jour ne peuvent en faire voyager qu’un seul actuellement. Le transport à Macina est assuré par trois grandes compagnies de transport, les mini-cars, les camions de transport de marchandises. Ils assurent le trafic durant toute la journée jusqu’à 20h en respect des mesures sécuritaires. La crise a touché les récoltes en zone Office du Niger où toutes les machines (motoculteurs, batteuses, moissonneuses, décortiqueuses) fonctionnent au gaz oil.  Les frais des prestations ont aussi augmenté. Le litre de gaz oil qui était de 650 à 700 Fcfa est actuellement à 2 009 Fcfa et se fait rare. Face à la crise, certains conducteurs ont expérimenté un mélange d’huile de ménage avec 5 à 2 ou 3 litres de gaz oil pour effectuer les prestations. DG/MD (AMAP)

6è Session du comité de pilotage du PDZSTA-KB pour valider le budget 2026

Bamako, 28 nov (AMAP) La 6ᵉ session du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle des régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA-KB), qui s’est tenue, ce vendredi dans au ministère de l’Agriculture, a permis aux participants de faire le bilan des activités écoulées et de valider le budget 2026, a constaté l’AMAP. « Le projet de budget 2026 soumis à votre examen et validation est évalué à 4 493 754 100 Fcfa. Il s’agira d’apprécier le niveau d’exécution physique et financière des activités validées lors de la session tenue le 31 juillet 2025, ainsi que l’état de mise en œuvre des recommandations formulées au cours de ladite session, d’examiner et de valider le Plan de travail et le budget annuel (PTBA) de l’année 2026 », a déclaré le secrétaire général du ministère en charge de l’Agriculture, Garantigui Traoré. La mise en œuvre des activités prioritaires identifiées dans le PTBA 2026 permettra de « rehausser à 43,6 % le taux de décaissement du programme et à plus de 77 % son taux d’engagement, avec comme point de mire le démarrage des travaux d’aménagement du Parc agro-industriel de Bancoumana », a-t-il précisé. D’une durée de cinq ans, le PDZSTA-KB s’articule autour de quatre composantes : l’appui à la gouvernance et aux mesures incitatives ; le développement des infrastructures d’appui à la transformation agricole ; l’appui aux acteurs-clés des filières porteuses ; ainsi que la gestion et la coordination du programme. La mise en œuvre efficace du programme vise à renforcer la résilience des communautés bénéficiaires et à réduire considérablement le risque d’insécurité alimentaire et nutritionnelle, à travers l’augmentation de la production et de la productivité agricoles, ainsi que du niveau de transformation des produits agricoles. M. Traoré a rappelé que « la Banque africaine de développement (BAD) a déjà mobilisé 16,26 millions d’Unités de compte (UC), soit environ 13 milliards de Fcfa, pour soutenir la mise en œuvre de ce programme. À cela s’ajoute la contribution remarquable du gouvernement du Mali à hauteur de 2,08 millions d’UC, soit environ 1,7 milliard de Fcfa ». Le secrétaire général a exhorté les participants « à un examen minutieux des documents qui vous sont soumis et à formuler des recommandations objectives et pertinentes pouvant contribuer à accélérer sa mise en œuvre dans toutes ses composantes ». Le coordinateur du projet, Demba Sidibé, a souligné : « Nous sommes actuellement à la phase de mise en œuvre d’un projet pilote très spécifique, dans la mesure où nous allons construire 35 usines de transformation à Bancoumana. Il faut aller vers la transformation de nos produits agricoles, afin que le pays puisse se développer ». MMD/MD (AMAP)

Kangaba : Fin de la formation des jeunes ruraux ayant choisi les filières techniques de production maraîchère

Kangaba, 24 nov (AMAP) Quelque 37 jeunes ruraux dont 22 hommes et 15 femmes de Kangaba (Ouest), en attente de financement, ont pris part à une formation, du mardi au samedi, dans le cadre du deuxième Projet formation professionnelle, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II). Les apprenants qui ont choisi les filières techniques de production maraîchère, vont, durant cinq jours, planché sur trois thèmes principaux : les itinéraires techniques de la culture de la tomate, du gombo et de la pomme de terre, la fabrication et l’utilisation du compost liquide et le Bokachi, la fabrication et l’utilisation des bio pesticides. Les formations pratiques se sont déroulées dans le jardin maraîcher des femmes de Kangaba. Ces dernières ont partagé leur expérience avec les nouveaux apprenants qui viennent de boucler ainsi leur formation théorique. Ces jeunes hommes et femmes sont pressés d’avoir leur financement pour s’installer à leur propre compte afin de participer pleinement au développement local. Fini l’exode rural et les départs vers les pays étrangers pour ces jeunes ruraux. SD/MD (AMAP)

Un quartier de la ville de Youwarou (Centre) menacé d’inondation

Youwarou 21 nov (AMAP) Un quartier de la ville de Youwarou (Centre) est menacé par la montée des eaux du fleuve Niger qui ont atteint le centre du quartier « Kokolel » où des concessions et des jardins maraîchers sont exposés au sinistre, en cette mi-novembre, a constaté l’AMAP, En 2024, à la même période, les sept communes du Cercle (Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou) étaient inondées. Des dégâts importants y ont été notés. 1 991 ménages ont été sinistrés, pour 43 000 victimes répertoriées, 3 000 hectares de cultures sous les eaux, des dégâts sur le cheptel, la volaille, des boutiques, les stocks de céréales et divers équipements ont été également notés par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire de Youwarou. Depuis le 28 juin 2025, une session de plaidoyer sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation a eu lieu au cercle à l’intention des membres du Comité de crises et de gestion des catastrophes et animée par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire car « mieux vaut prévenir que guérir. » En prévision de 2025, 85 villages sur les 182 que compte le Cercle de Youwarou sont à risque. « Une communication de masse s’avère nécessaire à travers les radios de proximité », a souligné le comité. En novembre 2020, en novembre 2022 et en novembre 2024, la ville de Youwarou a connu des inondations par les eaux du Niger avec des conséquences économiques importantes sur les communautés et sur la santé de la population en général. SC/MD (AMAP)

1ère édition de Salon international de l’entreprenariat-AES : Cinq entreprises primées sur dix sélectionnées au concours de plans d’affaires

Bamako, 21 nov (AMAP) Le premier prix du concours de plans d’affaires de la 1ère    édition de Salon international de l’entreprenariat-AES, doté de 4 millions de Fcfa a été remporté par Mme Rokia Kanté, pour son business « Awn ka », lors d’une cérémonie sur sur le site du Salon, au stade du 26 Mars, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Elle intervient dans la « production et commercialisation de farine infantile localement enrichie sur la base de nos céréales locales sous la marque Rizolac destiné á lutter contre la malnutrition infantile », basé à Sikasso (Sud). Le deuxième prix, d’une valeur de 3 millions de Fcfa, a été remis à Fatoumata Moulaye Diallo, pour « Belle femme cosmétique » qui évolue dans la production et la commercialisation de savon à base de produits locaux comme le moringa. Quant au troisième prix (2 millions de Fcfa), il est revenu à Mme Aissata Sall et Abdoulaye Sall, dont le plan d’affaire, « Kodol », supporte la production du collier intelligent pour la gestion durable du bétail au Mali. Abbi Samba, avec son plan d’affaire, « Fida holding » intervenant dans la production de banane plantain.  Il a reçu 1 million de Fcfa Et enfin, le cinquième rang doté de cinq cent mille Fcfa, a été occupé par Mamadou Ouattara dont le plan d’affaire « Eco solution » est dans le domaine de la collecte, du tri, du recyclage et de la valorisation des déchets solides à Bamako. Ce concours de plans d’affaire, entre 208 postulants candidats, « m’encourage davantage à continuer la lutte que j’ai commencée, qui vise à valoriser nos produits locaux, lutter contre la malnutrition infantile, pour la création d’emplois et contribuer à la réduction de la malnutrition ici, au Mali », s’est réjouie Rokia Kanté, lauréate du 1er prix de ;a compétition entre plans d’affaires de la 1ère édition de Salon international de l’entreprenariat-AES. ST/MD (AMAP)    

Agriculture : La Charte nationale des banques de gènes et de semences communautaires au Mali soumise à adoption

Bamako, 6 nov (AMAP) Les responsables du Projet « portefeuilles variétaux pour la résilience des communautés du Sahel (PV-RCS) ont organisé, jeudi, au Centre de recherche agronomique de Sotuba, l’atelier de validation de la Charte des banques de gènes et de semences communautaires au Mali afin d’harmoniser les pratiques de gestion et de valorisation des ressources phytogénétiques locales. La coordinatrice du projet, Dr Safiatou Sangaré, a expliqué que le PV-RCS vise à proposer des solutions durables d’amélioration des systèmes de culture et des systèmes semenciers « afin de contribuer à la sécurité alimentaire dans l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). » « Ces trois pays, fortement touchés par les effets néfastes des changements climatiques, voient leurs systèmes agricoles, pilier de leur économie, affectés par la variabilité climatique, la dégradation des terres et la perte de biodiversité », a-t-elle dit, Selon elle, « dans ces contextes, les systèmes semenciers formels ne prennent que marginalement en compte les variétés locales qui représentent, pourtant, plus de 80% des semences utilisées par les agriculteurs ». « Ces variétés locales recèlent une diversité génétique précieuse et une forte résilience face aux conditions agro-climatiques difficiles », a fait savoir Dr Safiatou Sangaré. « Le projet PV-RCS adopte une démarche participative et holistique fondée sur l’étude et la caractérisation de la diversité du germoplasme local, la collecte des écotypes des espèces cibles, la sélection variétale participative, la production et la conservation de semences communautaires. » « Mais, aussi, la valorisation des savoirs paysans y compris ceux des femmes dans la gestion et la conservation des ressources phytogénétiques », a souligné la coordinatrice. Avant d’ajouter que l’un des résultats attendus du projet est la mise en place et la pérennisation des banques de gènes communautaires, « instruments clés pour la conservation in situ des ressources génétiques locales. » « Cet atelier marque une étape décisive dans notre engagement collectif pour la préservation durable des ressources génétiques, essentielles à la sécurité alimentaire et au développement agricole de notre Région », a expliqué Mme Traoré Fatoumata Coulibaly, conseiller technique chargée du genre au ministère de l’Agriculture. « Depuis plusieurs années, nos systèmes de production agricole sont confrontés à de profonds bouleversements dont la variabilité climatique, la dégradation des terres, et la perte progressive de biodiversité fragilisant la base même de notre sécurité alimentaire », a-t-elle alerté. Selon elle, « pour y remédier, les banques de gènes constituent la mémoire biologique de nos terroirs et offrent des solutions concrètes pour renforcer la résilience de nos systèmes agricoles ». Mme Traoré a invité les participants « à examiner attentivement le contenu de ce projet de Charte, à y apporter des appréciations et recommandations afin que le document final soit consensuel, opérationnel et durable. » ST/MD (AMAP)  

Campagne agricole à Youwarou (Centre) : Les producteurs récoltent les fruits de leur détermination

Par Sadou CISSE Youwarou 04 nov (AMAP) Les producteurs dans le Cercle de Youwarou, dans le Centre du Mali, ont entamé la campagne agricole 2025-2026, déterminés à garantir la sécurité alimentaire, dans un contexte caractérisé par une pluviométrie moyenne et une insécurité persistante. Selon le chef secteur d’Agriculture, Macky Traoré, les superficies réalisées, au cours de la campagne, ont été de 23 000 hectares sur les 23 000 prévus en riz de maîtrise totale d’eau, 12 156 hectares en riz de submersion libre, 4 300 hectares sur une prévision de 4 300 en riz de bas fond, 11 hectares pour le maïs, 500 hectares pour le sorgho sur les 500 prévus. Quant au mil, quelque 6 065 hectares ont été réalisés sur les 6 000 prévus, 150 hectares d’arachide sur les 150 prévus, 615 hectares de niébé sur 620, 75 hectares de voandzou sur 75, 05 hectares de manioc et 1,5 hectare d’arachide sur 1 hectare prévu. « Le cumul pluviométrique a été de 419 mm en 31 jours contre 568 mm en 32 jours en 2024 », a ajouté le technicien. « Les récoltes sont en cours dans plusieurs communes du Cercle. Les premières estimations font état d’une production moyenne en riz, de rendements allant de moyens à bons pour le mil et le sorgho ainsi que de baisses de rendement pour le niébé », a indiqué M. Traoré. Cependant, dans les Communes de Farimaké et de Bimbere Tama, des attaques d’oiseaux granivores ont été signalées entraînant des légères pertes. Des difficultés ont été rencontrées par les paysans. Il s’agit, notamment, de l’installation tardive de la campagne, de la mauvaise répartition des pluies dans le temps, des attaques d’oiseaux granivores, de la cherté des intrants sur le marché, de l’insécurité persistante dans la zone. De l’appréciation générale et des perspectives du Chef secteur d’Agriculture de Youwarou, « la campagne agricole 2025-2026 se caractérise par la résilience remarquable des producteurs, une bonne exécution des prévisions de superficies et une collaboration effective entre les acteurs. » « Elle reste, globalement, moyenne et marque un tournant vers une agriculture plus résiliente et organisée », a-t-il conclu. SC/MD (AMAP)

Mali : Plaidoyer pour la valorisation et le développement du lait local

Bamako, 30 oct (AMAP) Les membres du réseau Mali Missiw nono ont organisé, jeudi, à Bamako, un déjeuner-débat et plaidoyer avec les ministères chargés de l’Agriculture, de l’Elevage et du Commerce en faveur de la valorisation et le développement du lait local équitable et la création de la marque de commercialisation dénommé « Fairema », a constaté AMAP sur place. Les participants ont recommandé, entre autres, de mettre en application le plan d’action de la stratégie par une partie du Fonds national d’appui à l’agriculture (FNAA), de respecter les conventions de gestion des terroirs avec l’accompagnement des services techniques et les autres acteurs et actrices, d’assurer la disponibilité du lait en toute période de l’année avec un prix compétitif pour les producteurs, de renforcer la complémentarité entre les ministères chargés de l’Elevage, de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce autour de la production et de la valorisation du lait local et équitable, selon le président du réseau Mali missiw nono, Amidou Berthé. Il a rappelé que l’objectif visé, à travers cette rencontre est, de plaider auprès des autorités, notamment les ministères de l’Elevage et de la Pêche, de l’Industrie et du Commerce ainsi que le Conseil national de Transition (CNT) pour leur appui à la création de la marque de commercialisation du lait local et équitable « Fairema ». Selon M. Berthé, « le secteur de l’élevage est l’un des piliers de l’économie malienne derrière l’or et le coton ». « II joue un rôle déterminant dans la production de richesses et la lutte contre la pauvreté », a-t-il affirmé. « La production laitière en est une filière importante avec plus d’un million de tonnes de litre de lait cru local par an alors que les importations de lait en poudre représentent 80 à 90% du marché des consommations de lait au Mali », a dit Amidou Berthé. « Le potentiel laitier national est évalué à plus de 2,55 millions de tonnes de lait, dont 1,12 millions tonnes sont jugées exploitables (Rapport DNPIA 2024) », a indiqué M. Berthé. Pour lui, l’heure est venue d’accorder une attention particulière à la filière lait local et équitable fortement impactée par une concurrence déloyale des poudres de lait ou de substituts de lait aux huiles végétales qui coûtent à l’Etat près de 30 milliards de francs CFA par an. « Ces poudres créent un obstacle réel au développement des filières locales grâce à des importations importantes et croissantes », a dit le président du réseau du Maali Missiw nono. Il a ajouté que la valorisation de la filière lait local permettra de créer de milliers d’emplois et impliquera davantage les femmes et les jeunes dans l’industrie laitière locale et nationale à travers tous les maillons : production, collecte, transformation, commercialisation et consommation et contribuera à la souveraineté alimentaire et à l’équilibre social au Mali. ST/MD (AMAP)                  

Mali-Financement : La Société financière internationale octroie 40 M USD à la BNDA pour les Petites et moyennes entreprises

Bamako, 30 oct (AMAP) La Société financière internationale (SFI), dédiée au financement du secteur privé dans le Groupe de la Banque mondiale, a signé jeudi à Bamako une convention de financement de 40 millions de dollars (environ 23,341 milliards Fcfa) avec la Banque nationale de développement agricole (BNDA). Ce prêt vise à renforcer le programme de crédits de la BNDA aux petites et moyennes entreprises (PME), en priorité celles dirigées par des femmes, aux PME agricoles et aux projets de financement durable. Il devrait générer entre 8 600 et 14 200 emplois directs et indirects sur cinq ans et augmenter de près de 90 % le portefeuille de financements verts de la banque. Au moins 25 % du montant seront destinés aux femmes entrepreneures ou aux entreprises qu’elles détiennent. Une facilité additionnelle de 10 millions USD est prévue pour le financement du commerce international, afin de soutenir l’import-export de biens essentiels. « Cette convention symbolise la reconnaissance de la solidité, du professionnalisme et du potentiel transformateur de la BNDA », a déclaré Badra Aliou Coulibaly, directeur général de la BNDA. « C’est la deuxième opération du genre avec une banque de développement agricole en Afrique depuis 2006 », a souligné, pour sa part, Aliou Maiga, directeur Afrique de la SFI, saluant « la transparence et la gouvernance » de l’établissement bancaire malienne. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présidé la cérémonie, en présence de Partenaires techniques et financiers du Mali, a salué en la BNDA une banque d’État exemplaire, soulignant son accréditation récente au Fonds Vert pour le Climat, depuis le 21 octobre 2024. Elle est la seule banque malienne accréditée au Fonds Vert pour le Climat. Créée en 1981, la BNDA compte 50 agences, 85 GAB et a injecté plus de 432 milliards FCFA dans l’économie malienne en 2024. La SFI a engagé 71,7 milliards USD dans les pays en développement en 2025, dont 3,5 milliards USD en Afrique. Membre du Groupe de la Banque mondiale, la SFI est une organisation internationale qui se concentre sur le développement du secteur privé dans les économies émergentes. Sa mission est de soutenir des entreprises et des institutions financières pour créer des emplois, stimuler la croissance et améliorer la vie des gens OS/MD (AMAP)