Djoflo Traoré intronisé 30e chef de village de Kolokani

Kolokani, 9 fév (AMAP) – Djoflo Traoré a été officiellement intronisé dimanche en tant que 30e chef de village de Kolokani, dans la région du Bélédougou, lors d’une cérémonie traditionnelle marquant la continuité de cette autorité coutumière. La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet du Cercle de Kolokani, Alou Diarra, représentant l’État. Les principales figures traditionnelles de la région se sont succédé pour souligner l’unité des clans et des villages voisins, réaffirmant les alliances séculaires et les liens de fraternité qui unissent les localités du Bélédougou. Dans son discours, le préfet Alou Diarra a souligné le rôle central du chef de village dans l’administration locale. « Le Chef de village est le premier maillon de l’administration et le garant de la paix sociale », a-t-il déclaré, saluant cette intronisation au nom des plus hautes autorités de la République. Le maire de la Commune rurale de Kolokani, Mady Fofana, a assuré le nouveau chef du soutien indéfectible de la municipalité, exprimant sa fierté de voir la tradition se perpétuer avec dignité. En devenant le 30e dépositaire de cette autorité, Djoflo Traoré hérite d’une lourde responsabilité, notamment dans le domaine de la médiation et du développement local, comme l’a rappelé un représentant des associations de ressortissants de la région. La cérémonie s’est achevée par des prières et des réjouissances populaires. /OS(AMAP)

Le Mali dote sa police et sa garde nationale de 57 véhicules de transport de troupes

BAMAKO, 9 fév (AMAP) – Le ministre malien de la Sécurité a remis lundi un lot de 57 véhicules de transport de troupes à la Police et à la Garde nationale, afin d’intensifier le maillage sécuritaire sur l’ensemble du territoire. La cérémonie s’est tenue à l’École nationale de Police. Cette dotation, intégralement financée sur le budget national, s’inscrit dans la feuille de route de la Transition. Le ministre, le Général de division Daoud Aly Mohammedine, a déclaré que ce renforcement répondait à « l’exigence de mobilité et de proactivité imposée par le contexte sécuritaire actuel ». « L’efficience de nos forces dépend de la qualité et de la quantité de leurs moyens », a-t-il précisé, estimant que ces camions permettront d’optimiser les déploiements opérationnels et les relèves sur le terrain. Côté Police nationale, les véhicules seront affectés aux unités mobiles et d’intervention rapide, ainsi qu’à la Brigade anticriminalité. La Garde nationale les destine prioritairement à ses groupements de maintien de l’ordre. Le Directeur général de la Police, le Contrôleur général Youssouf Koné, a salué la performance technique des équipements, chacun pouvant transporter plus de 80 personnes. « Nous allons réduire nos délais d’intervention de manière record », s’est-il félicité. le ministre a exhorté les unités à un entretien rigoureux du matériel et a réitéré l’engagement de l’État à poursuivre la modernisation des forces de sécurité. Le gouvernement malien, dirigé par la Transition sous l’égide du Général Assimi Goïta, poursuit le renforcement des capacités opérationnelles de ses forces de sécurité dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants. SS/OS(AMAP)

À Diéma, le correspondant de l’AMAP honoré parmi une centaine d’acteurs locaux

Diéma, 7 fév (AMAP) – Le Conseil communal de la jeunesse de Diéma a remis samedi des attestations de reconnaissance à une centaine de personnes, issues des secteurs public et privé, parmi lesquelles le correspondant local de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Ouka Ba. L’événement, qui a rassemblé une foule importante dans la salle des spectacles et était présidé par le préfet, visait à honorer des citoyens qualifiés de « bons patriotes » pour leurs contributions au bien-être communautaire et à stimuler davantage d’efforts. Le président du Conseil, Aboubakary Diombana, a expliqué la démarche et profité de la tribune pour lancer un appel aux autorités nationales. Il a déclaré : « J’exhorte les plus hautes Autorités du pays, à créer plus d’emplois et d’opportunités pour les jeunes afin de freiner, du moins de réduire drastiquement le flux migratoire, qui occasionne la fuite des bras valides dans le Kaarta. » Les autorités locales présentes, dont le préfet Hamadou Yacouba Diallo et un représentant du maire, ont salué cette initiative et réitéré leur soutien au Conseil de la jeunesse. Le préfet a lui-même reçu une attestation et a invité l’organe à « s’assumer véritablement » et à se mettre « à l’écoute des sages ». OB/OS(AMAP)

Le Mali et ses partenaires lancent de nouveaux programmes de réintégration pour les migrants de retour à Kayes

Kayes, 8 fév (AMAP) – Une délégation du ministère des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine a effectué une visite de quatre jours dans la région de Kayes, remettant des kits de réinsertion à des migrants de retour et lançant une nouvelle formation, dans le cadre d’une politique visant à créer des alternatives locales à la migration irrégulière. La mission, conduite par le colonel-major Adama Tounkara du 5 au 8 février, a officiellement remis jeudi des kits professionnels à 15 jeunes migrants de retour, dont 14 commerçants et 1 tailleur, et les clés d’un forage au village de Khabou-Gadiaga pour son accueil des migrants expulsés de Mauritanie. Vendredi, les autorités ont lancé une nouvelle cohorte de 45 bénéficiaires pour des formations en énergies renouvelables et agriculture durable à l’Atelier École de Kayes. Une représentante de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a déclaré que ce lancement constituait « le troisième pilier d’une dynamique commune visant à renforcer l’autonomisation des jeunes, proposer des alternatives viables à la migration irrégulière et soutenir les efforts nationaux d’insertion professionnelle des jeunes ». La délégation a rappelé l’ampleur des flux. Depuis 2022, plus de 23 000 Maliens sont rentrés volontairement via un programme soutenu par l’Union européenne et l’OIM, et plus de 13 900 migrants (dont 2 180 femmes) ont bénéficié de programmes de réintégration axés sur l’accompagnement psychosocial et l’entrepreneuriat. Le gouverneur de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a exhorté les bénéficiaires à tirer profit de cette aide, affirmant : « Il faut faire fructifier les dons et soyez des modèles pour ouvrir la voie à d’autres opportunités. » La mission s’est également conclue par la relance du Cadre de concertation de Kayes sur la migration, où les participants ont évoqué des défis persistants comme le manque de moyens financiers et de suivi des jeunes formés. BMS/OS(AMAP)

Quatre hommes armés arrêtés après des coups de feu à Sincina, dans la région de Koutiala

Koutiala, 7 fév (AMAP) – Quatre hommes armés de pistolets ont été arrêtés vendredi par la police à Sincina, dans la région de Koutiala, après avoir ouvert le feu sur une villa, a appris l’AMAP auprès des services de sécurité. Les faits se sont produits vers 13 heures dans cette commune rurale. Les éléments du commissariat de Koutiala ont réussi à interpeller les suspects peu après l’incident. Contacté ce samedi matin pour plus de détails, le commissaire Attacher s’est refusé à tout commentaire. Il a déclaré : « [Le commissaire] ne donne pas d’information parce que pour lui les enquêtes sont en cours. » Les motivations de cette attaque à l’arme à feu et l’identité des interpellés n’ont donc pas été communiquées par les autorités policières à ce stade de l’enquête. ID/OS(AMAP)

Les centres de formation privés du Mali invités à renouveler leur agrément avant fin avril

Bamako, 7 fév (AMAP) – La Direction nationale de la Formation professionnelle a officiellement ouvert, à compter du 6 février, la période de dépôt des dossiers de renouvellement d’agrément pour les centres privés de formation professionnelle, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Les promoteurs dont l’agrément a été accordé il y a plus de cinq ans sont tenus de se conformer à cette procédure, conformément à la réglementation en vigueur. La date limite pour déposer les dossiers auprès des Directions régionales de l’Emploi et de la Formation professionnelle est fixée au jeudi 30 avril 2026 à 16h30. Le communiqué émet un avertissement clair pour les retardataires. Il stipule : « Passé ce délai, tout centre n’ayant pas déposé un dossier de renouvellement verra son agrément frappé de caducité. » Cette mesure s’appuie sur l’article 4 de la Décision n°2011-0283 du 7 décembre 2011, qui prévoit que l’agrément d’ouverture des filières est accordé pour une durée de cinq ans, renouvelable. KD/OS(AMAP)

Le Mali célèbre la journée contre l’excision, une pratique qui persiste malgré des progrès

BAMAKO, 6 fév (AMAP) – Le Mali a célébré vendredi la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF), en mettant l’accent sur le rôle crucial des autorités et des leaders traditionnels pour éradiquer une pratique toujours largement répandue dans le pays. La cérémonie au Centre international de conférences de Bamako (CICB) était présidée par le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Salif Tal. Elle s’est tenue sous le thème national : « Rôles et Responsabilités des Autorités et Légitimités Traditionnelles du Mali Face aux Enjeux de l’Abandon des MGF/Excision ». Un représentant des partenaires techniques et financiers, Mohamed Lémine Ould Beiba, a présenté un bilan contrasté. S’il a noté une baisse du taux de MGF chez les filles de 0 à 14 ans, passant de 74% en 2018 à 70% en 2023, les chiffres restent alarmants. Il a déclaré : « Malgré ces avancées, les statistiques sur les MGF restent préoccupantes car 89% des filles et femmes de 15 à 49 ans ont subi une forme de MGF et ce qui est encore plus inquiétant, une majorité de femmes et d’hommes (48%) déclarent que la pratique doit être maintenue. » Il a ajouté qu’au niveau mondial, près de 4,4 millions de filles risquaient encore de subir des MGF cette année, soulignant que le rythme des progrès restait insuffisant pour atteindre l’objectif d’élimination d’ici 2030. Le secrétaire général Salif Tal a expliqué que le choix du thème témoignait de la volonté des plus hautes autorités maliennes de « trouver des réponses endogènes » pour abandonner la pratique. Il a présenté cette démarche comme « un acte de reconnaissance des efforts, mais encore un appel aux pouvoirs des autorités et légitimités traditionnelles, en tant que gardiennes des valeurs et des normes sociales positives ». La cérémonie a été marquée par la projection d’un film montrant l’engagement de leaders traditionnels contre l’excision. BT/OS(AMAP)

Le tronçon Gao-Sévaré au Mali, un axe vital rongé par l’insécurité et la dégradation

Gao, 7 fév  (AMAP) – Emprunter la route nationale 16 (RN16) entre Gao et Sévaré, axe vital reliant le nord et le sud du Mali, est devenu une épreuve périlleuse en raison d’une insécurité extrême et d’une dégradation avancée de la chaussée, selon le témoignage de voyageurs. Le trajet, qui peut désormais durer jusqu’à quatre jours au lieu de deux, expose les usagers à des risques constants. La portion Gao-Gossi-Hombori est particulièrement redoutée, où les voyageurs sont régulièrement victimes de rackets et de violences de la part d’éléments armés. Racket systématique et violence Les passagers sont fréquemment contraints de payer pour poursuivre leur route. « Les voyageurs sont régulièrement victimes de rackets, de violences physiques et de menaces armées. À plusieurs points de cette portion, ils sont contraints de verser une rançon pour continuer leur route », indique un témoignage. Les montants extorqués varieraient entre 5 000 et 15 000 francs CFA par personne. Dans les cas les plus graves, les individus sont entièrement dépouillés de leurs biens, battus, et parfois blessés par des tirs d’intimidation. Au danger sécuritaire s’ajoute l’état catastrophique de la seule route goudronnée de la région, dont le revêtement a disparu par endroits, obligeant à des déviations risquées. Dans les localités traversées comme Gossi, Hombori ou Douentza, les populations, décrites comme démoralisées, survivent dans un isolement partiel, compensant l’absence de réseau mobile par des connexions Wi-Fi payantes. Malgré ce chaos, le rôle des chauffeurs est salué pour leur sérénité, leur connaissance du terrain et leur capacité à éviter le pire, permettant à une forme de vie et de résilience de persister le long de cet axe. MHM/OS(AMAP)

Le procès des marchés d’armes Paramount et Embraer reporté au 23 mars au Mali

Bamako, 6 fév (AMAP) – La Chambre criminelle spécialisée de la Cour d’Appel de Bamako a reporté jeudi son délibéré dans le procès relatif aux marchés d’armement « Paramount » et « Embraer », ordonnant un supplément d’information. L’audience de réouverture du dossier est fixée au 23 mars prochain, a constaté l’AMAP. Le président de la chambre, le magistrat Samba Tamboura, a annoncé cette décision, motivée par la nécessité de procéder à de nouvelles auditions et investigations. Il a précisé : « Il s’agit de procéder à l’audition du procès-verbal du contrôleur général et d’écrire à la société ‘Paramount’ […] pour pouvoir obtenir son point de vue. » À la suite de cette décision, huit des dix-huit accusés ont été libérés dans l’attente de la reprise des débats. Le juge Tamboura a indiqué : « Ceux qui font déjà l’objet d’une condamnation doivent rester et tous les autres sont libres en attendant le 23 mars 2026, mais vous resterez à la disposition de la justice. » La chambre spécialisée, qui traite des dossiers économiques et financiers, entend ainsi prendre « toute autre mesure » envisageable pour la « manifestation de la vérité » avant de rendre son jugement définitif. ST/OS(AMAP)

Le gouverneur de Dioïla inspecte le chantier du nouvel hôpital régional

Dioila, 5 fév (AMAP) – La gouverneure de la région de Dioïla, Mme Mariam Coulibaly, a effectué jeudi une visite d’inspection sur le site de construction du nouvel hôpital régional, afin de vérifier le démarrage effectif des travaux. Accompagnée de membres de son cabinet, du maire de Kaladoudougou, du préfet et de responsables techniques et sécuritaires, l’exécutif régional s’est rendu sur le chantier, actuellement en phase d’implantation. L’objectif de la visite était de s’assurer du lancement des opérations, dont la durée prévue est de douze mois. À l’issue de la visite, la gouverneure a demandé aux différents intervenants de tout mettre en œuvre pour respecter le calendrier établi. Selon le communiqué, « l’exécutif régional a demandé aux différents intervenants de tout faire afin d’être dans le délai. » L’entreprise en charge du projet a affirmé pouvoir respecter le délai d’exécution contractuel, un engagement qui a été apprécié par la délégation officielle. DF/OS(AMAP)