Mali : B2Gold met en avant le succès de la mine de Fekola au PDAC 2026 à Toronto

Bamako, 5 mars (AMAP) – Birama Cissé, Directeur Pays de B2Gold Mali, a participé au Forum PDAC 2026 (Prospectors and Developers Association of Canada), tenu du 1er au 4 mars à Toronto, pour valoriser les performances de la mine de Fekola, renforcer l’attractivité du Mali comme destination minière et explorer de nouveaux partenariats en Afrique de l’Ouest, rapporte Mali-EcoFinews. Le PDAC, principal rendez-vous mondial de l’exploration minière, a réuni plus de 30 000 participants de plus de 135 pays, près de 1 100 exposants et 700 conférenciers, autour de panels, sessions techniques, formations et rencontres B2B. M. Cissé est intervenu lors de la Table ronde sur les Opportunités d’Affaires en Afrique de l’Ouest, organisée par le Service des Délégués Commerciaux des Ambassades du Canada en Afrique francophone, ainsi que dans un panel de Mine Africa en collaboration avec la Chambre de commerce Canada–Afrique. Ces échanges, en présence de Mme Lee-Anne Hermannet, Chargée d’affaires de l’Ambassade du Canada, et de M. Ernest Akpoue, délégué commercial, ont réuni représentants gouvernementaux, délégués commerciaux et entreprises minières actives en Afrique. La mine de Fekola, projet phare de B2Gold au Mali, a été présentée comme une « success story » de l’investissement canadien. Après dix ans d’exploitation, elle affiche une production annuelle moyenne de 400 000 à 500 000 onces d’or, avec une production cumulée dépassant 4 millions d’onces fin 2025. Fekola représente plus de 50 % des activités globales du groupe B2Gold, confirmant son statut d’actif stratégique. M. Cissé a mis en avant les retombées socio-économiques : plus de 3 000 emplois (98 % occupés par des Maliens), un transfert continu de compétences et plus de 6 milliards de FCFA investis dans des projets communautaires. Dans un contexte de couverture internationale parfois défavorable, il a défendu une image factuelle du Mali : « Notre responsabilité, c’est de parler du Mali tel qu’il est sur le terrain : un pays de ressources, de compétences et d’opportunités, où des projets structurants peuvent réussir lorsqu’ils sont conduits avec rigueur, conformité et dialogue », a-t-il déclaré en marge des échanges. Il a également évoqué le nouveau Code minier de 2023 et le renforcement des dispositions sur le contenu local, qui priorisent les nationaux, communautés locales, entreprises maliennes et intrants produits sur place. B2Gold, engagé dans cette voie avant même la loi, a salué la collaboration avec les autorités et réaffirmé son soutien aux orientations nationales : élargissement des opportunités de sous-traitance aux champions nationaux, développement des compétences et partenariats structurants. Les présentations ont donné lieu à des discussions interactives sur les besoins en sous-traitance, équipements, services, financement et collaborations. Le PDAC est la plateforme mondiale de référence pour mobiliser des investissements miniers. La participation de B2Gold Mali intervient après l’adoption du Code minier 2023 au Mali, qui renforce le contenu local et l’implication de l’État, dans un secteur stratégique pour l’économie malienne. OS(AMAP)
Le Mali et ses partenaires lancent de nouveaux programmes de réintégration pour les migrants de retour à Kayes

Kayes, 8 fév (AMAP) – Une délégation du ministère des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine a effectué une visite de quatre jours dans la région de Kayes, remettant des kits de réinsertion à des migrants de retour et lançant une nouvelle formation, dans le cadre d’une politique visant à créer des alternatives locales à la migration irrégulière. La mission, conduite par le colonel-major Adama Tounkara du 5 au 8 février, a officiellement remis jeudi des kits professionnels à 15 jeunes migrants de retour, dont 14 commerçants et 1 tailleur, et les clés d’un forage au village de Khabou-Gadiaga pour son accueil des migrants expulsés de Mauritanie. Vendredi, les autorités ont lancé une nouvelle cohorte de 45 bénéficiaires pour des formations en énergies renouvelables et agriculture durable à l’Atelier École de Kayes. Une représentante de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a déclaré que ce lancement constituait « le troisième pilier d’une dynamique commune visant à renforcer l’autonomisation des jeunes, proposer des alternatives viables à la migration irrégulière et soutenir les efforts nationaux d’insertion professionnelle des jeunes ». La délégation a rappelé l’ampleur des flux. Depuis 2022, plus de 23 000 Maliens sont rentrés volontairement via un programme soutenu par l’Union européenne et l’OIM, et plus de 13 900 migrants (dont 2 180 femmes) ont bénéficié de programmes de réintégration axés sur l’accompagnement psychosocial et l’entrepreneuriat. Le gouverneur de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a exhorté les bénéficiaires à tirer profit de cette aide, affirmant : « Il faut faire fructifier les dons et soyez des modèles pour ouvrir la voie à d’autres opportunités. » La mission s’est également conclue par la relance du Cadre de concertation de Kayes sur la migration, où les participants ont évoqué des défis persistants comme le manque de moyens financiers et de suivi des jeunes formés. BMS/OS(AMAP)
Mali et UE : Première session du Comité de pilotage de la cellule technique de coopération

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le Mali a tenu la première réunion du comité chargé de superviser sa nouvelle structure nationale de gestion des programmes européens, affirmant vouloir renforcer son leadership dans la coopération avec l’Union européenne. Le Comité de pilotage du projet de la Cellule technique pour la coopération avec l’Union européenne (CTC-UE) s’est réuni pour la première fois mercredi au ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sous la présidence du ministre Abdoulaye Diop. Cette session intervient dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement malien pour adapter son architecture opérationnelle au nouvel instrument financier européen « NDICI » (voisinage, développement et coopération internationale), mis en place en 2022. En réponse à ce nouveau cadre, le Mali a créé la CTC-UE en septembre 2024, financée sur son budget national. L’objectif déclaré est de permettre une « appropriation nationale » des mécanismes de gestion des programmes européens, une orientation présentée comme découlant de la politique de reprise en main de la souveraineté nationale impulsée par le président de la Transition, le Général Assimi Goïta. PILOTAGE ET ARBITRAGE NATIONAUX Selon le communiqué, la mission centrale de la CTC-UE est de « contribuer à la poursuite des projets et programmes en cours et à maximiser l’efficience, l’efficacité, l’impact et la visibilité » de l’aide européenne. Le ministre Diop a précisé que cette cellule vise à consolider les capacités de son ministère pour assurer un pilotage et un arbitrage nationaux à toutes les étapes du cycle des projets financés par l’UE. Abdoulaye Diop a lié cette mesure à la posture diplomatique actuelle du Mali. « Cette mesure, en soi, prouve à suffisance l’engagement du Mali à maintenir, voire renforcer sa coopération avec les partenaires qui le souhaitent et qui respectent les principes constitutionnels de l’action publique, énoncés par le Chef de l’Etat », a-t-il déclaré. La tenue de cette première session du Comité de pilotage marque ainsi une étape opérationnelle dans la mise en œuvre de la nouvelle approche malienne visant à affirmer un contrôle étatique renforcé sur les projets de coopération avec Bruxelles. OD/OS(AMAP)
Kayes : Le couvre-feu prolongé d’un mois dans la région

KAYES, 01 fev (AMAP) – Le Général de Brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la région de Kayes, a prolongé le couvre-feu pour une nouvelle période de 30 jours, du vendredi 30 janvier 2026 au samedi 28 février 2026, entre 00 h 00 et 05 h 00, a annoncé un communiqué officiel publié le 30 janvier. « Au regard de la fragilité de la situation sécuritaire, les autorités régionales ont maintenu le couvre-feu dans la région de Kayes pour une nouvelle période de 30 jours allant du vendredi 30 janvier au samedi 28 février 2026, de 00 h à 05 heures », indique le texte. Pendant cette période, la circulation des personnes et de tous les engins de transport reste strictement restreinte, à l’exception des véhicules et engins des Forces de Défense et de Sécurité ainsi que des ambulances munies d’un ordre de mission. Cette mesure, en vigueur depuis les attaques terroristes du 1er juillet 2025 à Kayes et dans d’autres localités de la région, vise à « sécuriser davantage les personnes et leurs biens ». Elle intervient notamment quelques jours après l’incendie de certaines unités industrielles dans le cercle de Bafoulabé, qualifié d’« actes barbares » destinés à « étouffer l’économie de la région, en particulier, et celle du Mali, en général ». Le couvre-feu a été instauré dans la région de Kayes, située à l’ouest du Mali, à la suite des attaques terroristes survenues le 1er juillet 2025 dans la capitale régionale et plusieurs autres localités. Il est régulièrement reconduit depuis lors en réponse à la persistance des risques sécuritaires. BMS/MMD/OS (AMAP)
Journée internationale des migrants : « Le Gouvernement du Mali reste pleinement engagé à défendre les droits et la dignité de ses ressortissants à l’étranger », a dit le ministre Mossa Ag Attaher
Bamako, le 19 déc (AMAP) « Le gouvernement du Mali reste pleinement engagé à défendre les droits et la dignité de ses ressortissants à l’étranger », a assuré, ce vendredi, à Bamako, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher. Le ministre qui s’exprimait, à la clôture de la Journée internationale des migrants (JIM), du 18 au 19 décembre, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a soutenu que ces échanges renforcent « notre conviction que la migration doit être mieux gouvernée, mieux protégée et mieux valorisée. » Pour ce faire, il a promis que le gouvernement du Mali reste pleinement engagé à défendre les droits et la dignité de ses ressortissants à l’étranger ; renforcer l’assistance consulaire et juridique ; promouvoir des voies de migration régulière, sûre et ordonnée. Et, surtout, à accompagner la réinsertion socio-économique des migrants de retour, ainsi qu’à intégrer pleinement la dimension culturelle dans nos politiques migratoires. S’adressant aux migrants de retour, le ministre Ag Attaher s’est dit fier de célébrer la JIM, « tant votre créativité, votre engagement et votre amour de la patrie émerveillent, tant votre participation à l’écriture de l’histoire d’un Mali résilient et rayonnant, tant votre investissement dans la promotion d’une culture malienne diverse et plurielle sont remarquables, tant votre attachement à nos valeurs et votre volonté inébranlable de bâtir des passerelles durables entre le Mali et le monde fascinent. » Il a, par ailleurs, assuré que les recommandations issues des travaux seront examinées et mises en œuvre avec intelligence. Quant au chef de mission de l’Organisation internationale des Migrants dans notre pays, Boubacar Seydou, il a réaffirmé le son soutien constant de son organisme au gouvernement dans le cadre d’une migration bien gouvernée. La Journée internationale des Migrants dont le thème national était « Migration et promotion culturelle : la contribution des Maliens établis à l’extérieur », prendra fin, ce soir, par une soirée dédiée à la diaspora. OD/MD (AMAP)
Le Mali célèbre la Journée internationale des migrants sous le signe de la culture et de la Diaspora
Bamako, 18 déc (AMAP) Le Mali a célébré, jeudi, la Journée internationale des migrants, placée sous le thème : « Migrations et promotion culturelles : la contribution des Maliens établis à l’extérieur », lors d’une cérémonie que le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a présidée, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. « La célébration de la Journée internationale des migrants, édition 2025, constitue un moment privilégié de réflexion et d’engagement. », a déclaré le ministre. Cette journée vise à évaluer les avancées en matière de droits et libertés des migrants, à partager les expériences et bonnes pratiques et à envisager des mesures propres à assurer leur protection et leur promotion. « Elle vise, surtout, à impulser cette volonté de veiller à ce que les droits de l’Homme de tous les migrants soient pleinement et effectivement protégés et à rappeler que des efforts supplémentaires doivent être faits pour assurer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales de tous les migrants », a précisé le ministre en charge des Maliens de l’Extérieur. Le thème mondial retenu cette année est : « Ma grande histoire, culture et développement ». « Cette thématique cadre parfaitement avec la dynamique en cours dans notre pays, celle de l’Année de la culture, proclamée par le président de la Transition. Elle traduit l’engagement de la communauté internationale à reconnaître la manière profonde dont la mobilité humaine façonne notre monde », a dit Ag Attaher. Le Mali a, pour sa part, retenu comme thème national : « Migration et promotion culturelles: la contribution des Maliens établis à l’extérieur ». « Ce choix vise à magnifier le travail remarquable de la diaspora malienne et à exprimer la reconnaissance de la nation envers cette frange de la population malienne dont les actions contribuent activement à la promotion de notre identité culturelle », a souligné le ministre. La journée a été marquée par plusieurs activités, dont des panels de haut niveau sur la migration, la culture et la coopération internationale. Une soirée culturelle, dénommée Nuit du migrant, sera dédiée à la création artistique, culturelle et à la sensibilisation, avec l’installation d’un village des migrants, espace de services, d’exposition et de témoignages Mossa Ag Attaher a, également, rappelé que « la Journée internationale des migrants a été instituée par la Résolution 55/93, adoptée par la 55e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le 4 décembre 2000, en mémoire de l’adoption, dix ans plus tôt, de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles. Quant au chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Dr Seydou Boubacar, il a affirmé qu’« au Mali, en 2025, l’OIM, avec l’appui de ses partenaires, a accompagné le gouvernement, entre autres, dans l’assistance aux migrants en transit, aux migrants de retour, aux victimes de la traite, aux personnes déplacées internes et aux communautés d’accueil ». « Nous avons, également, apporté notre appui dans la protection et l’assistance humanitaire, le développement communautaire, la résilience climatique, la gouvernance intégrée des frontières, ainsi que dans la production de données pour éclairer les politiques climatiques », a-t-il ajouté. La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, du ministre de la Communication, Alhamdou Ag Ilyène, et du ministre des Mines, Amadou Keita. Plusieurs ambassadeurs accrédités au Mali et d’autres invités de marque y ont également pris part. MMD/MD (AMP)
Clôture des travaux du CCMEX : Des points essentiels liés à la gouvernance migratoire dégagés
Bamako, 17 déc (AMAP) Le Cadre de concertation avec les Maliens établis à l’extérieur (CCMEX) a clos ses travaux, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) et a permis d’aborder, « avec méthode et rigueur, plusieurs points essentiels liés à la gouvernance migratoire », a déclaré le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, qui a présidé la cérémonie de clôture. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur a précisé que les travaux ont porté sur la présentation du Cadre de concertation aux différents acteurs concernés, en mettant l’accent sur ses objectifs, ses principes de fonctionnement ainsi que sur les attentes du gouvernement à l’égard de ce mécanisme. Selon lui, « cette étape était indispensable pour assurer une appropriation collective du CCMEX et jeter les bases d’une collaboration efficace et durable. » Mossa Ag Attaher a, aussi, indiqué que les discussions ont permis d’examiner les critères de participation des associations et organisations des Maliens établis à l’Extérieur aux activités du Cadre. À cet effet, il a souligné la nécessité de garantir une participation représentative, transparente et équitable, fondée sur des critères objectifs et partagés, afin de renforcer la crédibilité et la légitimité du dispositif. Il a relevé que cette session a offert une tribune d’expression privilégiée aux Maliens établis à l’Extérieur, leur permettant « de partager leurs principales préoccupations. Le ministre a cité, entre autres, les questions relatives à la protection consulaire, à l’insertion socio-économique, à la mobilité ainsi qu’à l’investissement productif. Enfin, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a fait savoir que les échanges ont permis de définir un agenda prévisionnel des prochaines rencontres du Cadre de concertation, tout en identifiant des propositions et recommandations concrètes qui seront soumises à la prochaine réunion du Comité de pilotage. AC/MD (AMAP)
CCMEX : Un nouvel espace de dialogue entre l’État et les Maliens établis à l’Extérieur
Bamako 16 déc (AMAP) Le Cadre de concertation avec les Maliens établis à l’Extérieur (CCMEX) s’est tenu ce mardi au Centre international de conférences de Bamako (CICB) au cours d’une cérémonie dont l’ouverture a été présidée par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher. Intervenant à cette occasion, le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), Habib Sylla, a indiqué que le CCMEX « ne constitue nullement une rupture avec le passé mais, plutôt, l’aboutissement logique et l’approfondissement des acquis existants. Selon lui, ce cadre vient offrir un espace structuré de dialogue, de coordination et de prévention des conflits entre l’État, le HCME, les associations des Maliens établis à l’Extérieur, les organisations de migrants sœurs et l’ensemble des acteurs impliqués dans la gouvernance migratoire. « A travers ce mécanisme, a-t-il poursuivi, il s’agit notamment de renforcer la cohésion et l’unité des Maliens établis à l’Extérieur, de prévenir les incompréhensions et les conflits, de faire remonter de manière structurée les préoccupations majeures des compatriotes, de mutualiser les efforts et les moyens, ainsi que de consolider la participation effective de la diaspora au développement national. » Il a assuré que le HCME, « fidèle à sa mission historique, assumera pleinement son rôle de partenaire institutionnel de l’État, de facilitateur et de garant de l’unité. » À cet égard, M. Sylla a appelé les Maliens établis à l’Extérieur à la responsabilité collective, à la discipline associative et à l’esprit de dépassement. A son tour, le ministre Mossa Ag Attaher a rappelé que, depuis des siècles, la migration fait partie intégrante de l’identité collective du Mali. Il a souligné qu’ « aujourd’hui, la diaspora malienne, estimée à plusieurs millions de personnes et présente dans plus de 77 pays, constitue une force vitale et un prolongement vivant du Mali au-delà de ses frontières. » À ce titre, il a salué l’action remarquable des compatriotes établis à l’extérieur, qui se distinguent par leur sens du travail, de la solidarité et leur attachement indéfectible à la patrie. Enfin, le ministre a mis en exergue la contribution financière, économique, sociale et culturelle majeure de la diaspora au développement du pays, réaffirmant « l’engagement des autorités à renforcer la concertation et le dialogue » à travers le CCMEX, en vue d’une meilleure prise en compte des préoccupations des Maliens de l’Extérieur. AC/MD (AMAP)
Migration : un webinar pour replacer les personnes au centre des analyses
Bamako, 25 déc (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité un webinar scientifique sur le thème : « Évolution du phénomène migratoire : regards croisés sur l’actualité migratoire au Mali et dans le monde. » La secrétaire générale du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mme Tangara Néma Guindo, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a rappelé que « la migration est un phénomène vivant, complexe et multidimensionnel, nécessitant une veille permanente, une analyse scientifique solide, un dialogue ouvert et une ambition politique renouvelée. » Elle a souligné le rôle déterminant du Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM) dans cette dynamique, indiquant que la participation des acteurs présents renforce sa légitimité en tant que centre d’expertise national. Pour sa part, le directeur général du CIGEM, Aboubacrine Aguissa, a souligné qu’ « au-delà des chiffres, chaque donnée migratoire représente une vie, un projet, une histoire, parfois une souffrance mais aussi une espérance. » Selon lui, la migration ne doit pas être perçue comme un phénomène abstrait, « mais comme une expérience humaine révélant à la fois la vulnérabilité et la résilience des individus et des communautés. » Il a ajouté que ce webinar offre un cadre propice pour replacer les personnes au centre des analyses, susciter de nouvelles réflexions, renforcer la collaboration entre chercheurs, décideurs et acteurs de terrain, mettre en lumière les travaux scientifiques existants et générer des propositions concrètes pour améliorer la compréhension et la gouvernance des migrations. AC/MD (AMAP)
Relance du Programme Tokten : Le ministre des Maliens établis à l’Etranger et de l’Intégration africaine exprime l’engagement du gouvernement
Bamako, 2 déc (AMAP) « Le gouvernement s’engage résolument à accompagner la mise en place de la Cellule Tokten, en assurant son financement et son intégration institutionnelle durable », a déclaré, mardi, à Bamako, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher. Le ministre Ag Attaher, qui s’exprimait lors du Tounkan Blon spécial dédié à la relance du programme Tokten, en visioconférence, a réitéré l’engagement du gouvernement malien, à également « renforcer les partenariats stratégiques avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et les autres acteurs du développement, créer un environnement favorable à la contribution intellectuelle et scientifique des Maliens de l’extérieurs. » « Cette relance du Tokten s’inscrit dans la mise en œuvre de la Politique nationale de migration (PONAM) », a précisé Mossa Ag Attaher. Selon lui, cela vise à ancrer la diaspora intellectuelle dans le processus de refondation nationale, renforcer les synergies entre les institutions nationales et les experts maliens de l’extérieur, accroitre l’impact territorial du transfert de connaissances sur l’économie, la recherche et l’innovation. « C’est une réponse aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), des États généraux de la migration et des Concertations des Maliens de l’extérieur, qui ont unanimement souligné la nécessité de passer d’un projet à un programme structurant et pérenne », a rappelé le ministre. L’objectif est de mettre « la diaspora intellectuelle, technique et scientifique au service du développement de notre pays afin qu’elle propose ses idées, ses projets et ses initiatives. » Après le discours du ministre, les échanges se sont poursuivis avec la secrétaire générale du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mme Tangara Nema Guindo, le Coordinateur par intérim de la Cellule Tokten, Aboubacrine Aguissa Touré, et la diaspora intellectuelle dont les Pr Eloi Diarra, Mamadou Diop, Kalifa Goita, pour faire le point des préoccupations et formuler des recommandations. ST/MD (AMAP)

