Un village malien finance son développement grâce à une gestion communautaire de l’orpaillage

Kangaba, 5 fév (AMAP) – Le village de Salamalé, dans la commune rurale de Kaniogo, a présenté mercredi aux autorités une ambulance médicalisée achetée pour plus de 18 millions de FCFA, a rapporté la préfecture. Cet achat s’inscrit dans une série d’initiatives de développement entièrement financées par les ressources locales, principalement issues de l’exploitation artisanale de l’or. Les fonds proviennent d’un système de gestion communautaire des sites d’orpaillage. Le conseil de village a nommé des « Tombolomas » chargés d’une gestion transparente, dont les revenus alimentent un fonds villageois exclusivement dédié au développement local. Investissements dans les infrastructures clés Avant cette acquisition, les habitants avaient déjà procédé à la réfection complète de l’école et du centre de santé communautaire (CSCOM), et construit une mosquée sur leurs propres fonds. En 2025, avec l’appui technique des services des routes, le village a également lancé la construction d’un réseau de 43 km de routes le reliant à ses hameaux, pour un coût estimé à plus de 300 millions de FCFA. Les travaux de terrassement sont achevés à 90%. Le préfet du cercle de Kangaba a salué ces initiatives, les jugeant conformes aux principes des autorités de la Transition. Il a déclaré : « Le préfet a salué les initiatives des populations de Salamalé, qui sont conformes aux principes des autorités de la transition. Il a invité les autres localités à s’inspirer des initiatives de Salamalé. » Le médecin-chef du Centre de Santé de Référence (CSREF) a pour sa part souligné l’impact sanitaire de l’ambulance, estimant qu’elle « va réduire considérablement le coût des transports et permettra une prise en charge rapide des patients référés. » SD/OS(AMAP)
Une campagne pour promouvoir les racines locales des droits de l’homme lancée à Kangaba

Kangaba, 5 févr (AMAP) – Une campagne nationale de sensibilisation sur les « origines endogènes des droits de l’homme » a été officiellement lancée jeudi à Kangaba, sous l’égide de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et des autorités locales. L’objectif de cette campagne est de favoriser « l’appropriation communautaire des droits de l’homme » en valorisant leurs fondements locaux. Elle vise spécifiquement à diffuser des messages validés auprès des communautés, à renforcer la compréhension des liens entre droits humains et valeurs socioculturelles, et à promouvoir l’adhésion des leaders traditionnels et religieux. « Les droits de l’homme ne sont pas une importation » Lors de la cérémonie d’ouverture présidée par le préfet du cercle, Abou Dao, la présidente par intérim de la CNDH, Me Aïssata Foune Timbély, a insisté sur l’enracinement historique de ces principes. Elle a déclaré : « Les droits de l’homme ne sont pas étrangers à nos sociétés. Ils ne sont pas une importation. Ils ne sont pas une greffe. Ils sont aussi, et profondément, enracinés dans notre histoire, nos traditions, nos valeurs et nos institutions sociales. » Elle a cité en exemple la Charte de Kurukanfuga de l’Empire du Mali, qu’elle a présentée comme un texte ancien portant sur « la protection des personnes, la cohésion communautaire et la dignité humaine ». Dans son discours, le préfet Abou Dao a réaffirmé l’engagement de l’État malien à promouvoir les droits fondamentaux, tout en soulignant que cette mission nécessitait « l’implication de tous ». Il a appelé à une attention particulière envers les personnes vulnérables, précisant : « La sensibilisation doit accorder une attention particulière à la protection des personnes vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes vivant avec un handicap, les personnes âgées et toutes les catégories exposées à la discrimination ou à l’exclusion. » La cérémonie a rassemblé des chefs traditionnels, des leaders religieux, des associations de femmes et de jeunesse, des élus locaux, des enseignants et des défenseurs des droits de l’homme. SD/OS(AMAP)
Les forces armées maliennes annoncent la neutralisation de dizaines de combattants près de Nioro du Sahel

Nioro du Sahel, 5 fév (AMAP) – Les Forces Armées Maliennes (FAMA) ont annoncé avoir « totalement anéanti » un groupe de combattants présumés terroristes lors d’un accrochage dans la nuit du 4 au 5 février dans la zone ouest de Nioro du Sahel, faisant état de « plusieurs dizaines » d’adversaires neutralisés. Selon un communiqué militaire, une patrouille mixte, agissant sur renseignement et conduite par le commandant d’armes de Nioro, le lieutenant-colonel Siaka Koumaré, est tombée sur le groupe « lourdement armé ». Les affrontements ont duré environ trois heures. Le bilan avancé fait également état de la récupération d’une dizaine de motos, ainsi que de la saisie d’armes et de munitions. Le lieutenant-colonel Siaka Koumaré a salué l’opération et réaffirmé la détermination des forces armées. Il a déclaré : « Les FAMA sont déterminés à continuer cette offensive jusqu’à la destruction totale du terrorisme dans la localité. » Le commandant a également souligné que le moral des troupes était « très bon », évoquant l’acquisition de « nouveaux engins et de nouveaux matériels de guerre ». Il a rendu hommage aux autorités militaires et aux soldats tombés au combat. Le lieutenant-colonel Koumaré a appelé à la vigilance et invité les populations « à avoir confiance à leur armée » dans le communiqué. Cette opération intervient dans le cadre des missions de sécurisation menées par les FAMA dans la région. MD/OS(AMAP)
Une semaine culturelle mianka se tient à Yorosso malgré le contexte sécuritaire

Yorosso, 5 fév 2026 (AMAP) – La quatrième édition de la Semaine nationale du Mamaala, célébrant la culture mianka, se tient actuellement à Yorosso sous le thème « Célébrons notre culture qui est un facteur de paix, de cohésion sociale et de développement durable ». Cet événement, organisé par le mouvement Ensemble pour le Mamaala (EPMA), rassemble pendant quatre jours la communauté Mamaala dans la région de Koutiala. Il se déroule dans un contexte sécuritaire national difficile, rendant notable sa tenue à Yorosso, localité située à plus de 500 kilomètres de la capitale Bamako. Le préfet de Yorosso, Djinè Moussa Diakité, a officiellement lancé les activités jeudi, en présence des responsables de l’EPMA et des autorités locales. Il a salué la mobilisation des forces de sécurité pour permettre cet événement. « La tenue de cette activité à Yorosso me donne tout l’honneur de remercier l’État malien et de montrer à la diaspora qu’il y a la sécurité dans mon cercle », a déclaré le préfet. Plusieurs centaines de participants, issus des 68 communes et 11 cercles ainsi que de la diaspora nationale, sont attendus. Pour le journaliste local Pierre Zonou, le choix de Yorosso est un signal fort. « Il serait inimaginable de penser à la tenue d’une telle activité, mais nous félicitons l’EPMA pour l’organisation de cette 4ᵉ édition à Yorosso », a-t-il estimé, ajoutant qu’aucun incident n’avait été enregistré depuis le début des festivités. Le programme inclut des prestations artistiques, des conférences-débats, des consultations médicales et des dons de médicaments. La communauté « Gana » est l’invitée d’honneur de cette édition. MMD/OS(AMAP)
L’USSGB annule et réorganise le test d’entrée à l’IUG pour 2025-2026

Bamako, 4 fév (AMAP) – L’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) annule les résultats du test d’entrée à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) pour l’année universitaire 2025-2026 et organisera un nouveau test le dimanche 15 février 2026. Cette décision fait suite à l’annulation des résultats du premier test, dont les motifs ne sont pas précisés dans le communiqué. L’accès à l’IUG pour cette année académique est donc conditionné à la tenue de cette nouvelle épreuve. Le nouveau test se tiendra sur le campus universitaire de Badalabougou. Seuls les candidats initialement autorisés à se présenter par la Décision n°2025-00511/USSGB-R-SG du 31 octobre 2025 seront habilités à y participer. L’appel des candidats est fixé à 07 heures 30 minutes. Les autorités de l’université appellent les concernés à un strict respect des consignes. « Toutes les dispositions nécessaires seront prises pour le bon déroulement du test », a indiqué l’administration de l’USSGB. Pour tout renseignement complémentaire, les candidats peuvent contacter le Secrétariat de l’IUG au 76 45 31 09. AC/OS(AMAP)
Mali : le chef de l’État décrète 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture »

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le président malien, le Général d’armée Assimi Goïta, a officiellement décrété jeudi que la période 2026-2027 serait l’ »Année de l’éducation et de la culture » au Mali, lors de la cérémonie de présentation des vœux du gouvernement au Palais de Koulouba. Cette annonce fait suite à une année 2025 dédiée à la culture, présentée comme ayant « ravivé l’âme de la Nation ». L’initiative vise désormais, selon les termes de la déclaration présidentielle, à « engager un effort national déterminé pour renforcer durablement notre école et investir dans le capital humain ». Cette décision est présentée comme une étape stratégique et un « tournant décisif » dans la marche vers le « Mali Kura » (Nouveau Mali). Son objectif ultime est l’émergence d’un « citoyen nouveau », défini comme « un Malien à la fois patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin de la Nation avec dignité et excellence ». Le projet repose sur une alliance entre « la modernité et la fidélité à notre identité ». Le gouvernement entend, à travers un « Programme national d’éducation aux valeurs », faire de la culture « une force de cohésion et de souveraineté ». En plaçant l’enseignement et les racines culturelles au centre de l’action publique, le Mali veut garantir que « sa quête de progrès reste ancrée dans son génie propre ». La réussite de ce chantier, selon la déclaration, exige « une mobilisation générale de l’État, des communautés éducatives, des familles et du secteur privé ». L’ambition est que les salles de classe et les centres de formation deviennent « les véritables laboratoires où s’écrit, dès aujourd’hui, le Mali de demain ». SS/OS(AMAP)
Mali et UE : Première session du Comité de pilotage de la cellule technique de coopération

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le Mali a tenu la première réunion du comité chargé de superviser sa nouvelle structure nationale de gestion des programmes européens, affirmant vouloir renforcer son leadership dans la coopération avec l’Union européenne. Le Comité de pilotage du projet de la Cellule technique pour la coopération avec l’Union européenne (CTC-UE) s’est réuni pour la première fois mercredi au ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sous la présidence du ministre Abdoulaye Diop. Cette session intervient dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement malien pour adapter son architecture opérationnelle au nouvel instrument financier européen « NDICI » (voisinage, développement et coopération internationale), mis en place en 2022. En réponse à ce nouveau cadre, le Mali a créé la CTC-UE en septembre 2024, financée sur son budget national. L’objectif déclaré est de permettre une « appropriation nationale » des mécanismes de gestion des programmes européens, une orientation présentée comme découlant de la politique de reprise en main de la souveraineté nationale impulsée par le président de la Transition, le Général Assimi Goïta. PILOTAGE ET ARBITRAGE NATIONAUX Selon le communiqué, la mission centrale de la CTC-UE est de « contribuer à la poursuite des projets et programmes en cours et à maximiser l’efficience, l’efficacité, l’impact et la visibilité » de l’aide européenne. Le ministre Diop a précisé que cette cellule vise à consolider les capacités de son ministère pour assurer un pilotage et un arbitrage nationaux à toutes les étapes du cycle des projets financés par l’UE. Abdoulaye Diop a lié cette mesure à la posture diplomatique actuelle du Mali. « Cette mesure, en soi, prouve à suffisance l’engagement du Mali à maintenir, voire renforcer sa coopération avec les partenaires qui le souhaitent et qui respectent les principes constitutionnels de l’action publique, énoncés par le Chef de l’Etat », a-t-il déclaré. La tenue de cette première session du Comité de pilotage marque ainsi une étape opérationnelle dans la mise en œuvre de la nouvelle approche malienne visant à affirmer un contrôle étatique renforcé sur les projets de coopération avec Bruxelles. OD/OS(AMAP)
Mali : Lancement du plan humanitaire 2026

Bamako, 05 fév (AMAP) « En 2026, le Plan de réponse Humanitaire vise à assister 3,8 millions de personnes et requiert une enveloppe financière de 577,9 millions de dollars », a annoncé la Coordinatrice résidente des Nations unies au Mali, Hanaa Singer-Hamdy, lors du lancement officiel du plan humanitaire 2026 au Mali, jeudi à Bamako, a constaté l’AMAP. « En 2025, malgré un contexte difficile, un accès humanitaire de plus en plus contraint et un financement insuffisant, l’action collective des partenaires a en effet permis d’apporter une assistance vitale à 1,8 million de personnes au Mali » a dit Coordinatrice résidente des Nations unies. « Toutefois, les défis restent immenses. Aujourd’hui encore, plus de 415 000 personnes sont déplacées, majoritairement des femmes et des enfants, alors que les crises sécuritaires, climatiques et sanitaires continuent d’affecter des millions de personnes », a poursuivi, Hanaa Singer-Hamdy. « Pour cette année, comme par le passé, notre priorité reste claire : sauver des vies, garantir l’accès aux services essentiels, préserver la dignité des populations et renforcer progressivement leur résilience », a-t-elle assuré. « Mais au-delà de l’urgence, notre ambition commune devrait être d’accompagner progressivement le Mali vers des solutions durables, en renforçant les passerelles entre l’aide humanitaire, le relèvement et le développement », a ajouté la responsable onusienne. « L’objectif n’est pas de maintenir une assistance permanente, mais bien d’aider les communautés à retrouver leur autonomie et de développer des perspectives d’avenir », a insisté e la coordinatrice résidente du système des Nations unies au Mali. Lucien Simba, chef de bureau par intérim du Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) a ajouté : « Face à la baisse des financements et à l’augmentation des besoins, un recentrage géographique et stratégique a été opéré : 97 cercles sur les 159 que compte le pays, représentant la vaste majorité des personnes ciblées, seront considérés. » « Comparé à 2025, le montant requis, le nombre de personnes dans le besoin et le nombre de personnes ciblées ont connu des baisses de plus de 20 %. Ces baisses résultent d’un recentrage méthodologique et ne signifient nullement une amélioration de la situation humanitaire au Mali. En 2025, le Mali a été financé à 21 % sur une enveloppe de 771 millions USD, le plus faible taux de financement de ces dix dernières années », a souligné le chef de bureau par intérim de OCHA. Pour sa part, le ministre de la Santé et du Développement durable, Assa Badiallo Touré, a félicité la bonne collaboration entre son département, les acteurs humanitaires et les agences du système des Nations unies. ST/MD (AMAP)
Atelier sur la régulation de la presse et des réseaux sociaux

Bamako, 5 fév (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a organisé, ce jeudi, à Bamako, une journée d’échanges entre le pôle national de lutte contre la cybercriminalité et les organisations professionnelles des médias sur la régulation de la presse et les réseaux, a constaté sur place l’AMAP. La rencontre a pour but de partager des expériences et pratiques pour renforcer la collaboration, la dissémination des textes législatifs et réglementaires ainsi que la formation continue. Cette journée d’échanges entre les différents acteurs de l’espace médiatique, fait suite aux rencontres bilatérales entre, d’une part, la HAC et l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP) et, d’autre part, entre la HAC et le procureur du pôle de lutte contre la cybercriminalité. Elle a été initiée pour trouver une solution à l’arrêt momentané de la délivrance de la carte de presse. Selon le président de la HAC, Gaoussou Coulibaly, l’enjeu de cette journée va au-delà des partages d’idées. Elle vise « aussi à trouver ensemble des solutions aux problèmes et difficultés ponctuels que rencontrent les médias. » Il a ajouté que « l’espace médiatique, les réseaux sociaux et les plateformes en ligne ne peuvent être des zones de non-droit. M. Coulibaly, soutient, cependant, que leur régulation est une nécessité pour lutter contre la désinformation, les discours de haine et de violence ainsi que les manipulations. Il a indiqué que les professionnels des médias doivent prôner un journalisme responsable et éthique, qui ne confond pas l’investigation avec la déstabilisation. « Aussi bien le régulateur que la justice s’appuient essentiellement sur les lois et règlement pour assurer un fonctionnement correct des medias » a expliqué Gaoussou Coulibaly. Le procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Dr Adama Coulibaly, a, de son côté salué la tenue de cet atelier, qu’il juge nécessaire et opportun. Selon lui la HAC, les organes de presse et le pôle de cybercriminalité « poursuivent les mêmes objectifs et ont la même ambition. » Ajoutant qu’au cœur des discussions figurent la problématique de la régulation de la presse et des médias sociaux, « une responsabilité qui concerne directement l’ensemble des acteurs. Toute société démocratique repose sur des règles, selon le magistrat qui a insisté sur « la nécessité d’exercer les libertés d’expression et d’opinion dans le respect du cadre légal, en tenant compte des limites à ne pas franchir. » Le président de l’Union des radios et télévisions-libres du Mali (URTEL), Mamadou Bocoum, qui a participé al rencontre, a indiqué que cette journée d’échange vise à mettre la lumière sur un certain nombre de questions essentielles, notamment les textes régissant la presse et ceux sur lesquels s’appuie le procureur. Selon lui, il ne s’agit pas d’un conflit de lois, mais plutôt d’une application sélective des textes, « Il y a une façon de faire comme si l’on oubliait la loi spéciale qui régit la presse, notamment la loi 046 relative au régime de la presse et aux délits de presse », a-t-il affirmé. A travers cette rencontre selon Mamadou Bocoum les acteurs attendent une clarification des compétences du procureur, leurs limites, ainsi que les dispositions prévues par la loi 046 en ce qui concerne les medias. BT/MD (AMAP)
Tenenkou : Réunion sur l’approvisionnement alimentaire et la stabilité des prix à l’approche du Ramadan

Tenenkou, 5 fev (AMAP) – Le mercredi 4 février 2026, une réunion s’est tenue dans la salle Weltare de la préfecture du cercle de Tenenkou, présidée par le capitaine Boubacar Sissoko, deuxième adjoint au préfet représentant le préfet, en présence du deuxième adjoint au maire Soumaïla Bocar Coulibaly, de représentants des services techniques, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des associations d’éleveurs, commerçants, bouchers, pêcheurs, transporteurs et organisations de la société civile. Le deuxième adjoint au maire a salué l’initiative, estimant qu’elle arrivait « à point nommé » pour aborder les préoccupations majeures des consommateurs. Le capitaine Boubacar Sissoko s’est également félicité de cette rencontre tenue à quelques semaines du Ramadan et a invité les acteurs à conjuguer leurs efforts « afin de soulager les préoccupations des populations en rendant les produits alimentaires plus accessibles à toutes les bourses ». Il a enfin appelé chacun au sens de la responsabilité. Les échanges ont permis un tour d’horizon de la situation. Selon l’association des commerçants, les marchés de Tenenkou sont bien approvisionnés en denrées de première nécessité et aucune pénurie n’est prévue dans les prochaines semaines. Cependant, les frais de transport élevés, liés aux difficultés d’approvisionnement en carburant, ont entraîné une hausse des prix de certains produits. Les prix des céréales et denrées de base ont toutefois fortement baissé par rapport à l’année précédente : le sac de 100 kg de riz non décortiqué est passé de 20 000 FCFA à 15 000 FCFA, le sac de 100 kg de mil suit la même tendance, et le bidon de 20 litres d’huile se vend aujourd’hui à 16 500 FCFA. L’essence est à 3 000 FCFA et le gasoil à 2 000 FCFA. En revanche, le secteur de la viande connaît de fortes tensions. Le kilogramme de viande est actuellement à 2 500 FCFA, mais les bouchers ont lancé un cri d’alarme face à la baisse drastique du cheptel sur les marchés à bétail, aggravée par la fermeture de plusieurs marchés dont celui de Niono. Tenenkou et Diondiori restent les seuls marchés ouverts dans la zone, provoquant un afflux massif d’acheteurs extérieurs aux moyens importants et une spéculation intense. Le prix du bœuf oscille désormais entre 300 000 et 600 000 FCFA, un niveau jugé « inimaginable il y a quelques années ». Les bouchers souhaitent porter le kilogramme de viande à 3 000 FCFA pour compenser ces coûts. Des concertations sont prévues dans les prochains jours entre bouchers et coopératives d’éleveurs, ainsi qu’entre transporteurs et commerçants, afin de trouver des solutions pour améliorer le panier de la ménagère. La réunion intervient dans un contexte de vigilance accrue sur la sécurité alimentaire et la stabilité des prix à l’approche du mois de Ramadan, période de forte demande en denrées de base et en viande dans le cercle de Tenenkou, situé dans la région de Mopti. AS/OS(AMAP)

