BCEAO : Lancement officiel de la plateforme PI-SPI, une révolution pour les paiements instantanés

Bamako, 30 sept (AMAP) La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a procédé au lancement officiel de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI), une infrastructure régionale inédite destinée à moderniser les paiements et renforcer l’inclusion financière dans l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Pensée comme un outil stratégique au service des populations et des économies de l’Union, la PI-SPI permet désormais à tout usager disposant d’un compte bancaire, d’un portefeuille de monnaie électronique ou d’un compte en microfinance d’envoyer ou de recevoir des fonds instantanément, 24h/24 et 7j/7, quel que soit le prestataire utilisé. « PI-SPI est un bien public numérique, accessible à tous, interopérable et sécurisé », a déclaré Jean-Claude Kassi BROU, Gouverneur de la BCEAO. Selon lui, cette plateforme constitue l’aboutissement d’une vision de long terme de l’Institut d’émission, axée sur la modernisation des paiements, la réduction de l’usage du cash, et la consolidation de l’intégration économique régionale. Grâce à la PI-SPI, l’ensemble des acteurs de l’écosystème financier – banques, fintechs, institutions de microfinance, établissements de paiement – sont désormais connectés sur une même infrastructure, capable de traiter les transactions en moins de 10 secondes. Les envois et paiements sont gratuits pour les particuliers, et les utilisateurs peuvent utiliser un alias (numéro de téléphone, QR code, adresse) pour initier leurs paiements sans exposer leurs données sensibles. Pour Guy-Martial Awona, président de la Fédération des Associations Professionnelles de Banques et Établissements Financiers de l’UEMOA (FAPBEF-UEMOA), PI-SPI marque « un tournant décisif vers un écosystème unifié, au service d’un secteur bancaire inclusif, moderne et résilient ». Il souligne que l’infrastructure représente une réponse concrète aux défis d’exclusion, de lenteur et de fragmentation qui freinent l’accès aux services financiers. « Cette plateforme doit devenir un standard, non une exception », a-t-il ajouté, appelant les acteurs encore en phase de connexion à rejoindre rapidement le système. Il a également salué la résilience des populations et des institutions ayant participé aux phases pilotes, ainsi que le leadership de la BCEAO. Cheikh Diba, Ministre sénégalais des Finances et du Budget, a quant à lui insisté sur les bénéfices attendus pour l’administration publique et le secteur privé : « Les paiements sociaux, les impôts et taxes, les subventions et les salaires peuvent désormais transiter par une infrastructure unifiée, interopérable et traçable, avec un impact direct sur la transparence et l’efficacité budgétaire. » Il a souligné les perspectives qu’ouvre PI-SPI pour le financement de secteurs clés comme l’agriculture et les PME : « Grâce à la digitalisation, les coûts d’exploitation diminuent, les risques fiscaux se réduisent, et la base clientèle s’élargit. » Le gouverneur Brou a rappelé que PI-SPI s’inscrit dans une trajectoire de digitalisation entamée depuis 2015 par la BCEAO, marquée par un bond des transactions numériques de 260 millions à 11 milliards entre 2014 et 2024. “Le taux d’inclusion financière atteint désormais 74 %, mais il reste encore beaucoup à faire”, a-t-il affirmé. Le succès de cette infrastructure repose désormais sur l’engagement des États, des institutions financières et du secteur privé à accompagner les usagers, garantir la sécurité du système, et stimuler l’innovation. La BCEAO s’engage à continuer d’adapter le cadre réglementaire et technique pour faire de PI-SPI un levier central du développement économique régional. OS

AES : A Bamako, les présidents Goïta et Tiani font le tour d’horizon des avancées

Bamako, 30 sept (AMAP) Après un tête-à-tête, les deux dirigeants ont eu, mardi 30 septembre, une séance de travail élargie aux délégations des deux parties s’articulant autour des trois volets (défense, diplomatie et développement) de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Le Président de la République du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, accompagné d’une forte délégation dont son ministre d’État, ministre de la Défense, le Général Salifou Mody, a effectué, ce mardi à Bamako, une visite d’amitié et de travail. Au terme de la rencontre, le chef d’État du Niger a édifié la presse par rapport aux entretiens et aux conclusions de leurs travaux qui ont porté sur les trois volets essentiels que repose la Confédération. A savoir défense-sécurité, diplomatie et développement.  Pour ces trois volets, les dirigeants des trois pays de la Confédération AES se rencontraient à travers leurs structures intermédiaires. Soit par les experts, soit par les ministres pour de temps en temps évaluer la distance parcourir et les objectifs atteints ou à atteindre. « C’est dans ce cadre que je suis présentement à Bamako pour essayer de faire le tour d’horizon avec mon frère le Général d’armée Assimi Goïta», a précisé le Général d’armée Abdourahamane Tiani. Selon l’hôtel du jour, ce tour d’horizon inclue les trois domaines susmentionnés. Il reviendra sur leur volonté de créer et consolider nos forces unifiées dont l’état-major est déjà opérationnel. « Les bataillons sont constitués et seront opérationnels, si l’on peut dire déjà opérationnels puisqu’ils le d’ailleurs à travers des opérations bilatérales ou multilatérales que nous avons conduit ou eu à conduire, soit avec le Mali, soit avec le Burkina Faso les trois pays ensemble », a souligné le chef d’État du Niger. Et de soutenir qu’ils veulent aller plus loin raison pour laquelle l’état-major, dont le siège à Niamey, est actuellement en formation pour que tous les problèmes de défense et sécurité soient pris en charge par cette force unifiée. S’agissant de la diplomatie, le Président du Niger a apprécié le fait que les représentants des trois pays de l’AES gardent la même position et prennent les décisions que cela soit aux Nations unies ou dans toute autre rencontre d’intérêt. « C’est la volonté de notre Confédération et c’est en ce sens que les ministres travaillent nuit et jour », a-t-il salué. Pour le volet du développement, le Général d’armée Abdourahamane Tiani a confirmé la création de la Banque confédérale d’investissements et de développement, sans pourtant entré dans les détails. « Puisque, a-t-il annoncé, bientôt nous allons nous retrouver, une fois de plus, à Bamako pour déterminer avec précision le contour du fonctionnement de cette banque. » « Mais sachez que, déjà, tout est prêt, fin prêt, qu’il s’agisse du siège, ou des autres structures d’accompagnement, tout est connu d’avance, mais sera précisé, Inchallah à la prochainement rencontre ici à Bamako », a informé le Général d’armée Tiani. Indiquant qu’il y a d’autres domaines dans le cadre du développement, pour le moment restés secrets, passés en revue et qui seront divulgués au terme de la prochaine rencontre. Le Président de du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, a salué et remercié les vaillants peuples du Sahel qui ont pris l’ascendant de conduire la révolution. « Le succès est au bout chemin avec le peuple comme guide », a-t-il lancé. OD/MD (AMAP)

Mali–Niger : Visite d’amitié et de travail à Bamako du président nigérien, le général d’Armée Abdourahamane Tiani

Bamako, 30 sept (AMAP) Le président de la Transition malienne, le général d’Armée Assimi Goïta, a accueilli, ce mardi 30 septembre, à l’aéroport international Modibo Keïta, son homologue nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail, a constaté l’AMAP. La cérémonie officielle a été marquée par l’exécution des hymnes nationaux, les honneurs militaires et la rencontre des deux Chefs d’État avec le gouvernement et le corps diplomatique. Les deux Présidents se sont ensuite entretenus en tête-à-tête, avant une photo de famille avec la délégation nigérienne. Une foule nombreuse a manifesté son soutien tout au long du trajet vers le palais de Koulouba. Cette visite illustre la vitalité des relations fraternelles entre le Mali et le Niger et le renforcement de la coopération bilatérale et sous-régionale, notamment au sein de la Confédération des États du Sahel. Pour rappel, en novembre 2023, le Président Tiani avait effectué sa première sortie officielle à l’étranger au Mali. SS/MD (AMAP)

1er Forum de l’AMRTP-Association des consommateurs : L’identification des abonnés au cœur des débats

Bamako, 29 sept (AMAP) L’Autorité malienne de régulation des télécommunications/TIC des postes (AMRTP), organise, ce jeudi à Bamako, dans ses locaux, le 1er Forum annuel AMRTP-Associations des consommateurs, sous le thème « Identification des abonnés aux services des télécommunications/TIC : Les enjeux de la protection des données à caractère personnel des citoyens », a constaté l’AMAP. « Cette rencontre témoigne de notre volonté collective d’assurer un équilibre certain dans notre secteur d’activité. Et surtout de pouvoir apporter une exploitation de tout le potentiel existant autour du secteur des télécommunications et des TIC », a déclaré le président de l’AMRTP, Saïdou Pona Sankaré. Il a ajouté « qu’il s’impose à l’AMRTP d’assurer le processus de l’identification, la prise en compte de la sécurité publique, la protection des consommateurs contre les abus et de garantir la stabilité du secteur des télécommunications conformément aux orientations du gouvernement. » « En effet, le gouvernement à travers notre département, a placé la souveraineté numérique au cœur de sa stratégie de modernisation de l’économie, en général et de l’administration, en particulier », a dit la représentante du ministre en charge de la Communication, Mme Zahra Walet Hamed Idda. Cet objectif, selon elle, ne pourrait être atteint sans « une identification fiable des abonnés, maillon essentiel pour lutter contre la criminalité et l’usurpation d’identité, protéger les citoyens en général et les consommateurs en particulier, renforcer la confiance dans l’environnement du numérique et mettre à la disposition des décideurs des statistiques fiables et des outils modernes de décision et de régulation. » Elle a, également, apprécié et salué les efforts déployés par l’AMRTP et toutes les autres structures publiques engagées dans le processus de l’identification des abonnés aux services des télécommunications/TIC au Mali. « Nous évaluons, également, les charges portées par les opérateurs pour l’aboutissement à une identification fiable. La base du développement d’un environnement numérique reste lier à une bonne identification », a -t-elle précisé. Quant au représentant des consommateurs, Makan Fofana, il a dit que le thème de la rencontre, « identification des abonnés et la protection des données personnelles », interpelle tous acteurs, décideurs, opérateurs et consommateurs. « Notre responsabilité commune de veiller à ce que ces questions soient traitées avec rigueur et transparence. A notre avis, l’identification est un impératif de sécurité et de régulation. A cet effet, elle ne doit jamais compromettre le droit fondamental des citoyens à la vie privée et à la protection de leurs données », a-t-il conclu. MMD/MD (AMAP)

Kayes : Les troupes exposent un pan de notre Culture à la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 » ‎

Kayes, 29 sept (AMAP) La Région de Kayes (Ouest) entend faire une bonne prestation lors de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025″ prévue en décembre prochain, a-t-on appris après la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle  » qui a débuté le 24 septembre 2025, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko. Selon le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, cette cérémonie marque un moment fort dans la vie culturelle de la région, « car elle rassemble les troupes artistiques venues de tous les horizons. » « À travers la danse, la musique, le théâtre et la tradition orale, les artistes des différentes troupes montreront aux populations de la Cité des rails et à l’ensemble des spectateurs, la richesse culturelle et la diversité linguistique de la 1ère région administrative du Mali », a xir le gouverneur qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Cette phase régionale regroupera huit Cercles de la Région de Kayes. Il s’agit de Bafoulabé, Diamou, Kayes, Kéniéba, Sadiola, Segala et Yélimané. Les Cercles de Aourou et d’Oussoubidiagna n’ont pas répondu à l’appel, car ils n’ont organisé de phases locales pour des raisons de sécurité. En présence du directeur régional de la Culture, Ibrahim Sissoko, et de celui de la Jeunesse et des Sports, Daouda Doumbo, ainsi que d’autres autres chefs de services régionaux, des élus, des légitimités traditionnelles, des associations, le chef de l’exécutif régional a rendu hommage au général d’Armée Assimi Gouta, président de la Transition, pour avoir décrété 2025 « Année de la Culture ». ‎En lançant cette phase régionale, Kayes réaffirme avec fierté son attachement à la culture comme vecteur de développement, de cohésion sociale et de transmission des valeurs. D’ailleurs, le thème de cette Biennale, « La culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau », résonne, selon lui, « avec force dans notre contexte actuel et appelle à bâtir ensemble un Mali uni, enraciné dans ses valeurs et tourné vers l’avenir. » ‎Dans la matinée, le gouverneur, accompagné d’une forte délégation, a rendu visite aux troupes des différents cercles qui sont toutes logées au Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes pour leur souhaiter la bienvenue et s’assurer des conditions d’hébergement. Il a remis des dons constitués de vivres à ces troupes. La cérémonie a été marquée par un défilé qui a enregistré la participation des pionniers, des troupes artistiques et culturelles et des chasseurs. Les artistes du Cercle de Kéniéba ont beaucoup impressionné le public à travers la danse des dianxuran et leur chanson fétiche « Soliaya Bandé », sans oublier celle des Peulhs. Ceux de Sadiola ont émerveillé le public à travers leur tenue traditionnelle de bleue faite de coton. BMS/MD (AMAP)

Gestion des partenariats publics privés : Les acteurs de la commande publique de la Commune de Bamako se forment

Bamako 29 sept (AMAP) L’atelier de renforcement des capacités des acteurs de la commande publique de la Commune V du district de Bamako sur la gestion des partenariats publics-privés (PPP) a commencé ce lundi à la mairie de la localité avec pour objectif de fournir aux participent, les outils, les mécanismes juridiques, économiques et opérationnels des PPP, a constaté l’AMAP. Cette formation qui se déroulera sur cinq jours, du 29 septembre au 3 octobre 2025, fait suite à une demande de Monsieur le Maire de la Commune V et à l’avis favorable de Monsieur le Premier Ministre pour que l’Unité de Partenariat Public-Privé assure ladite formation selon le coordinateur de PPP, Issa Hassimi Diallo. Il a défini le PPP comme « un contrat de longue durée entre une partie publique et une partie privée, pour le développement. La gestion d’un bien ou d’un service public, en vertu duquel la partie privée assume d’importants risques et responsabilités de gestion pendant toute la durée du contrat est une autre définition. » L’approche PPP, selon Issa Hassimi Diallo, présente de nombreux bénéfices, dont l’un des principaux est de mettre à profit les capacités financières et l’expertise du secteur privé pour la délivrance de biens et services publics de qualité. Il a relevé, ensuite, que cette approche, malgré ces bénéfices, présente également des défis importants. Le caractère souvent complexe des contrats, la longue durée des projets et leurs montants souvent élevés qui engagent financièrement l’Etat pour de nombreuses années. « Les Partenariats Publics-Privés ne doivent donc pas être considérés comme une panacée, et leur utilisation doit être conduite de manière prudente et rigoureuse », a-t-il insisté. Quant au maire de la Commune V du district de Bamako, Amadou Ouattara, il a affirmé que de nombreuses collectivités du Mali sont confrontées à de nombreux défis en matière de fourniture de services publics de qualité, d’infrastructures durables et de gestion optimale des ressources. Le Partenariat Public-privé apparait, non seulement comme une alternative crédible et innovante pour la réalisation des projets structurants », a affirmé le maire. Il a ajouté qu’ « il est aussi une nécessité pour les collectivités de mobiliser les financements du secteur privé pour compléter les efforts du secteur public. » « Cette exigence appelle une professionnalisation accrue de nos pratiques, une maitrise rigoureuse des cadres légaux et contractuels, ainsi qu’un dialogue renforcé entre secteur public et secteur privé »,a-t-il indiqué. M. Ouattara a invité le personnel de la Commune à bâtir une culture de performance et de responsabilité dans la gestion des commandes publiques et de traduire leur savoir en actions concrètes au service des concitoyens. FK/MD (AMAP)  

Communiqué du conseil des ministres du vendredi 26 septembre 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 26 septembre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à une nomination ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2016-031 du 7 juillet 2016 portant Statut des fonctionnaires du Cadre de la Surveillance des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée. L’adoption de la Loi n°2019-024 du 05 juillet 2019 et de l’Ordonnance n°2021-015/PT-RM du 31 décembre 2021 portant modification du Statut général des fonctionnaires a consacré la prorogation, de 3 ans, des limites d’âges pour les fonctionnaires à faire valoir leur droit à la retraite et de recrutement dans les différents corps de la Fonction publique. En vue de l’harmonisation des conditions d’accès aux différents corps et des âges limites de départ à la retraite, il est apparu nécessaire de modifier la Loi n°2016-031 du 7 juillet 2016 portant Statut des fonctionnaires du Cadre de la Surveillance des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée. Le projet d’ordonnance, adopté, relève de 3 ans les limites d’âges de départ à la retraite et de recrutement des fonctionnaires du Cadre de la Surveillance des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée et prend en compte la Licence parmi les diplômes requis pour le recrutement. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant loi de Finances pour l’exercice 2026. Le projet de loi de Finances pour l’exercice 2026 est préparé en application de la Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances. Les prévisions des recettes budgétaires pour l’exercice 2026 s’élèvent à 3 057,792 milliards de francs CFA contre 2 739,697 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2025, soit une augmentation de 318,095 milliards de francs CFA correspondant à une hausse de 11,61%. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2026 s’élèvent à 3 578,217 milliards de francs CFA contre 3 279,886 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2025, soit une hausse de 298,331 milliards de francs CFA et un taux de 9,10%. Le Budget de l’Etat 2026 présente un déficit global de 520,425 milliards de francs CFA, soit une baisse de 3,66% par rapport à celui de la loi de Finances rectifiée 2025, estimé à 540,189 milliards de francs CFA. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Directeur général de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée : Monsieur Sou DAO, Inspecteur Divisionnaire-major des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au rapport national à mi-parcours de mise en œuvre des recommandations acceptées par le Mali lors du 4ème cycle de son Examen Périodique Universel, tenu le 2 mai 2023 à Genève, en Suisse. Le 4ème cycle de l’Examen Périodique Universel a été l’occasion pour le Groupe de travail de procéder à l’examen de la situation des Droits de l’Homme dans 14 pays dont le Mali. Le rapport national présenté, à cette occasion, a été examiné par le Groupe de travail sur l’Examen Périodique Universel du Mali, le 2 mai 2023 en présence de la délégation malienne conduite par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, accompagné du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.   A l’issue de cet examen, notre pays a reçu 275 recommandations sur lesquelles 219 ont été acceptées, 53 notées et 3 acceptées et notées à la fois. Ainsi, les recommandations acceptées ont été soumises, dans le cadre d’un rapport national additif, au Groupe de travail du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies de l’Examen Périodique Universel qui les a adoptées lors de sa 54ème Session ordinaire. Le présent rapport à mi-parcours fait ressortir le taux de mise en œuvre des recommandations acceptées. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 3ème Session de « Tounkan Blon », le 20 septembre 2025. Cette 3ème Session, consacrée aux Maliens établis en Amériques et au Moyen-Orient, a enregistré la participation du Cabinet du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, de responsables des services centraux, de représentants du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de représentants des organisations des Maliens de l’Extérieur, de Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali ainsi que de représentants de la diaspora installée aux Etats-Unis, au Canada, au Brésil, à Cuba, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar et au Koweït. Elle a été l’occasion de recenser les préoccupations exprimées en vue de leur prise en charge à travers, entre autres, l’activation du cadre de concertation Gouvernement-Diaspora, le déploiement de missions de l’Institut national de Prévoyance sociale dans les juridictions à forte demande et la mise en place d’un Guichet unique API-Diaspora. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres des principales conclusions de la 1ère Edition du Forum sur le Développement de l’Agriculture dans l’espace de la Confédération des Etats du Sahel, tenue du 18 au 20 septembre 2025, à Bamako. Cette 1ère Edition avait pour objectif d’identifier les actions de synergie à développer afin de parvenir à une vision partagée favorable à la transformation durable des systèmes Agricoles au sein de l’Espace confédéral. Elle

Phase régionale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025 : San veut se hisser sur le podium

San, 27 sept (AMAP) La phase régionale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025 a clos samedi, 27 septembre 2025, avec la participation de 03 cercles sur 07 que compte la Région de San (Centre), lors d’une cérémonie à la Maison des jeunes, sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la Région de San, Moustapha Kanté. Cette phase régionale, qui a débuté le 25 septembre dernier, a mis en compétition les Cercles de Kimparana, San et Tominian. Durant 03 jours, ces cercles participants ont démontré leur savoir-faire culturel dans quatre disciplines, à savoir la pièce de théâtre, l’ensemble instrumental, le solo de chant et la danse traditionnelle. Au classement général, San a occupé la première place, suivi de Kimparana et Tominian. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques a exprimé ses sincères « remerciements à toutes les parties prenantes pour la réussite de cette phase régionale », notamment les membres de la commission d’organisation, les troupes et les encadreurs, les membres du jury, les artistes, les élus, les préfets, les sous-préfets, les autorités et légitimités traditionnelles, ainsi que tous les acteurs et amis de la culture. Il a salué leur « mobilisation et leur engagement pour la promotion du patrimoine culturel de la région de San d’une part, et d’autre part, celle du Mali. »  Il a tenu à exprimer « singulièrement (ses) chaleureuses félicitations au directeur régional de la culture pour (son) engagement dans l’organisation de cette phrase régionale. » Selon lui, il n’y a ni gagnant, ni perdant, c’est toute la Région de San qui gagne. Il a invité les populations de la région « à se mobiliser derrière la troupe régionale dont l’objectif est de se hisser sur le podium et conserver le premier rang obtenu en 2023 à Mopti, dans la discipline danse traditionnelle. » Auparavant, il y a eu la remise de prix et d’attestations de reconnaissance aux troupes participantes. NC/MD (AMAP)

Suspicion de diphtérie à Séby, selon le Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies

Youwarou, 27 sept (AMAP) Quelque 196 cas suspects de diphtérie dont 115 filles et 81 garçons ont été recensés dans le District sanitaire de Youwarou, dans le Centre du Mali, révèle un rapport d’investigation de cas suspects de cette maladie, a appris l’AMAP, samedi, lors de la réunion du Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies du Cercle de Youwarou. Selon ce document, à la date du 23 septembre 2025, les cas de décès sont de 15 soit 7 filles et 8 garçons. Selon le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Youwarou, Dr Karim Zerbo, « tous les cas sont sous traitement antibiotique avec évolution favorable depuis l’annonce du nombre anormalement élevé de cas de syndrome grippal, suivis de décès enregistré dans le village de Séby, dans l’aire de santé de Kormoalu. » Devant le Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies du Cercle de Youwarou, Dr Zerbo a indiqué que ce rapport d’investigation de cas suspects a été élaboré à l’intention des partenaires et des collectivités du Cercle, en attendant les résultats des prélèvements de la gorge et de sang envoyés par voie hiérarchique à Bamako, la capitale » Les responsables socio-sanitaires du District sanitaire de Youwarou ont, dans le rapport, fait huit recommandations, entre autres, doter le CSRéf en matériels de prélèvement, renforcer l’information et la sensibilisation des populations et organiser une riposte. Le Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies s’est réuni, samedi 27 septembre 2025, pour la deuxième fois, à la préfecture au sujet de cette suspicion de diphtérie dans le village de Séby, dans la Commune rurale de Dongo. Lors de cette réunion d’urgence, sous la présidence de Abdramane Coulibaly, représentant le préfet, le médecin-chef du CSRéf de Youwarou, principal animateur, a donné le bilan des activités menées sur le terrain, du 14 au 27 septembre 2025, par l’équipe socio-sanitaire de Youwarou et de l’ONG International rescue commitee (IRC). SC/MD (AMAP)      

Agriculture : Une campagne agricole normale dans la zone sèche à Macina (Service technique)

Macina, 27 sept (AMAP) A Macina (Centre), la pluviométrie, de façon générale, est inférieure aux deux dernières années passées, toutefois, elle est normale et jugée bien repartie dans le temps et dans l’espace, selon les informations recueillies par l’AMAP, samedi, auprès du service technique en charge de la culture en zone sèche. La dernière décade a été bouclée le 27 septembre 2025 sur un cumul de 503,4mm en 42 jours, or avec 400 mm d’eau bien repartie. la campagne agricole est sauvée, indiquent la même source. Le mil, sorgho, le petit mil sont en phase floraison, le fonio, l’arachide le petit-pois, le maïs et le riz pluvial sont à la phase récolte. Quant au riz de bas-fond, il est à la phase montaison. De façon générale, la campagne agricole est jugée « moyenne compte tenu de l’abandon de certaines superficies semées à cause de l’insécurité et le déguerpissement de beaucoup de villages pour les mêmes motifs. » L’aspect végétatif des cultures est bon dans l’ensemble, mais on souhaite quelques pluies pour boucler les cultures. La déprédation est calme dans l’ensemble, aucune menace (cantharides, criquets, oiseaux ou autres insectes) n’est à signaler. Tous les 2 où 3 jours, le service technique est en contact avec les paysans producteurs, partout à travers le Cercle. Sur la base de ces informations recueillies, la culture en zone sèche à Macina est prometteuse et ne fait l’ombre d’aucune inquiétude. Par ailleurs, le service technique local de l’Agriculture, qui est en charge de la culture en zone sèche couvrant les terres non couvertes par l’Office du Niger dans les 7 communes, réfute toute information sur une maladie récurrente du riz dans la zone Office du Niger, dans le cercle de Macina. Les cultures dans cette zone portent sur les céréales (mil sorgho petit, mil, maïs, fonio, les légumineuses, arachides petit-pois, niébé), les cultures émergentes comme le sésame et les cultures maraîchères (concombre, tomate, gombos). DG/MD (AMAP)