Culture : La 1ère édition du festival « Balani Dokokun »prendra fin le 2 Aout prochain

Bamako, 31 Juillet (AMAP) Le Chef de Cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Salia Mallé a présidé, le mardi, 28 juillet 2028, la cérémonie d’ouverture officielle de la lère édition du « Festival Balani Dogokoun », à l’Esplanade du Stade du 26 Mars, de Bamako, a constaté l’AMAP. Pendant une semaine, des communautés invités feront des prestations à l’instrument Balafon. Il s’agit des communautés Bouwa, le Bélédougou, le Kénédougou et le manding. Le samedi il aura un concert géant. Le directeur de l’Association culturelle Nangnerki, initiateur du « festival Balani Dogokoun, » Kassim Bengaly a rappelé l’objectif de ce festival, qui selon lui, est la réponse d’une demande de la population malienne. « Le balafon étant un instrument nous nous sommes dit de mettre en place un évènement qui ferait la promotion de cet instrument », a fait savoir M. Bengaly. Il a expliqué que le balani est beaucoup plus utiliser par quatre grandes communautés dans notre pays, qui sont : les communautés de Kénédougou, de Bouwa, Manding et Bélédougou. « Donc, on s’est dit faire une semaine de festivité avec cet instrument c’est de réunir tout les maliens au tour de cet instrument qui est symbole culturel pour notre pays et d’union pour le vivre ensemble », a-t-il dit. Le Chef de Cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a félicité la direction du « Festival Balani Dogokoun », pour son initiative qui met à l’honneur le balafon, l’un des instruments emblématiques de notre patrimoine culturel, qui est plus qu’un instrument de musique. « Il symbole le dialogue et la paix ». Le thème de cette première édition, « Le Balafon : un instrument d’unité et de cohésion entre les communautés », est particulièrement pertinent dans le contexte actuel. Il a rappelé que la culture est un puissant levier pour renforcer le vivre-ensemble, consolider la paix et promouvoir l’unité nationale. Au-delà des spectacles, ce festival offre une foire d’exposition, un concours de danse de balafon, des panels de réflexion et un espace dédié aux enfants. Cette programmation traduit une vision ambitieuse: celle de faire de la culture un moteur d’éducation, de développement économique, de tourisme et de transmission de nos valeurs aux jeunes générations. « Le Gouvernement du Mali demeure pleinement engagé à accompagner les initiatives qui contribuent à la sauvegarde et à la valorisation de notre patrimoine culturel », a déclaré Salia Mallé. Il a estimé que « la culture constitue un pilier essentiel de notre développement, un facteur de paix et un vecteur de rayonnement pour notre pays ». Et, a formulé le vœu que cette première édition soit un véritable succès et qu’elle s’inscrive durablement parmi les grands rendez-vous culturels de notre pays et de l’Afrique. ST/KM (AMAP)
Éducation : le Mali lance la construction de dix nouveaux lycées publics, dont celui de Moribabougou

Bamako, 30 juillet (AMAP)– Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a procédé, jeudi à Moribabougou, à la pose de la première pierre du futur lycée public de la commune, donnant simultanément le coup d’envoi de la construction de neuf autres établissements secondaires à Kouralé, Béléko, Kignan, Molobala, Sénou, Konna, Ningari et dans d’autres localités du pays. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, politiques et des populations. Érigé sur un site de 1,2 hectare, le lycée public de Moribabougou comprendra 12 salles de classe, un bloc administratif, une bibliothèque, un centre de documentation et d’information, une salle informatique, une salle de réunion ainsi qu’une infirmerie. L’ouvrage, d’un coût de 720 millions de FCFA, est financé par l’État avec l’appui de la Banque mondiale à travers le Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA). Les travaux, confiés à SATA AFRIQUE, sont prévus pour une durée de neuf mois et permettront d’accueillir 400 élèves. Selon le ministre de l’Éducation nationale, cette réalisation traduit la volonté des autorités de renforcer les capacités d’accueil de l’enseignement secondaire et d’améliorer les conditions d’apprentissage. «Cette action est le fruit de la volonté du gouvernement du Mali de rapprocher l’école des apprenants et de réduire les inégalités d’accès à l’enseignement. La construction de ce lycée public répond à une attente forte exprimée depuis longtemps par les populations», a déclaré Dr Amadou Sy Savané. Il a ajouté que ce projet s’inscrit dans les actions du programme MIQRA visant à améliorer la qualité de l’éducation. «En posant la première pierre du lycée public de Moribabougou, nous posons un acte d’espérance, de responsabilité et de foi dans l’avenir du Mali», a-t-il affirmé, soulignant la détermination des plus hautes autorités à faire de l’éducation «le socle du développement, de la cohésion sociale et de la souveraineté nationale». ST/CMT (AMAP)
Culture : Tombouctou célèbre les 600 ans de la Mosquée de Sankoré

Tombouctou, 28 juillet (AMAP) L’Association des ressortissants pour le développement du cercle de Tombouctou (ARDCT) a organisé, animé et financé les activités marquant le 600 -ème anniversaire de la mosquée de Sankoré, les 25 et 26 juillet, a constaté l’AMAP. Au menu plusieurs activités étaient au programme, à savoir une conférence, le crépissage de ladite mosquée, la pose de la première pierre pour les travaux de réhabilitation et une remise de matériels de sonorisation. Pour la circonstance, le ministre Mamou Daffé qui était attendu, n’a pas pu faire le déplacement et s’est fait représenter par son chef de cabinet Salia Mallé et le directeur national du patrimoine Moulaye Coulibaly. Le président l’ARDCT Mahmoud ARBY dira dans ses propos introductifs « Tombouctou n’est pas seulement une ville qui possède une histoire. Elle est une ville qui a contribué à écrire l’histoire. Quant à Sankoré, elle n’est pas seulement un monument construit en terre. Elle est une forteresse de la foi, une citadelle du savoir et l’un des plus puissants symboles du génie intellectuel africain. Depuis six siècles, les murs de cette mosquée ont entendu la récitation du Saint Coran, les enseignements des jurisconsultes, les commentaires des exégètes, les débats des savants et les pas d’innombrables étudiants venus de différents horizons pour chercher la connaissance. » Commémoration, une dimension à la fois spirituelle, scientifique, culturelle et opérationnelle C’est précisément dans cet esprit que l’ARDCT a souhaité donner à cette commémoration une dimension à la fois spirituelle, scientifique, culturelle et opérationnelle. Elle sera suivie d’actions concrètes, notamment le crépissage traditionnel de la mosquée de Sankoré, acte de foi, de communion communautaire et de transmission du savoir-faire ancestral, la remise à la mosquée d’un matériel de sonorisation moderne de dernière génération, destiné à améliorer les conditions de prière, d’enseignement et de communication religieuse, et le lancement des travaux du projet de réhabilitation, afin de contribuer durablement à la préservation de l’intégrité physique, historique et spirituelle de ce patrimoine exceptionnel. En terminant le président de l’association a remercié les familles Baba Chirfi, Amir Sékou Baber, ainsi qu’à la Fondation Bally, pour leurs contributions, leur disponibilité et leur générosité. Il a aussi remercié les partenaires, notamment l’UNESCO, AMSODE et ORCA, pour leur accompagnement, leur confiance et leur engagement en faveur de la préservation de la mosquée Sankoré. L’Université de Sankoré, qui comptait plus de 25 000 étudiants venant de tous les horizons Le chef de cabinet du ministre de la culture Salia Mallé, s’exprimant en ces termes, comme vous le savez, la Mosquée de Sankoré est l’un des trois anciens centres de formations universitaires, qui a formé des générations d’intellectuels musulmans et d’éminents érudits. Sankoré, lieu de dévotion et de foi en Allah, mais aussi temple de l’érudition et miroir de la grande effervescence intellectuelle que Tombouctou a connue pendant la période médiévale. Elle a abrité la célèbre Université de Sankoré, qui comptait plus de 25 000 étudiants venant de tous les horizons, une fierté pour le Mali et toute l’Afrique au Sud du Sahara. La mosquée de Sankoré, comme celles de Djingareyber et de Sidi Yahia et tout comme les mausolées de saints, ont joué un rôle prépondérant dans la diffusion de l’islam en Afrique. EIles sont aussi des témoignages exceptionnels de l’établissement urbain de Tombouctou, de son rôle d’important centre commercial, spirituel et culturel aux confins méridionaux de la route commerciale transsaharienne et de ses techniques de construction traditionnelles. la Mosquée de Sankoré, élément constitutif du bien culturel « Tombouctou », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et classée dans le patrimoine culturel national Après ce bref rappel historique, le chef de cabinet dira, la Mosquée de Sankoré est un élément constitutif du bien culturel « Tombouctou », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1988 et classée dans le patrimoine culturel national par Décret n°92-245/P-RM du 18 décembre 1992 pour ses valeurs historiques, architecturales, socioculturelles et spirituelles. Les effets néfastes de la Crise de 2012 Aujourd’hui, les effets néfastes de la Crise de 2012 sont préjudiciables à l’authenticité et à l’intégrité de tous les bâtiments classés de Tombouctou. C’est pourquoi, son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril témoigne de la vulnérabilité du site, particulièrement exposé au phénomène d’ensablement, à l’érosion hydrique, au passage effréné des engins motorisés et à l’insuffisance de moyens conséquents, autant de menaces à juguler pour la sortie du bien de la liste du patrimoine mondial en péril. Le chef de cabinet a révélé que la célébration des 600 ans de la Mosquée de Sankoré s’inscrit dans le cadre de l’année 2026-2027, décrétée par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, l’année de l’éducation et de la culture au Mali. Cette célébration est donc un cadre idéal pour désentraver et valoriser notre histoire millénaire, mutualiser les efforts, créer une synergie d’action et une gestion concertée en vue d’assurer une conservation durable et une gestion efficace des biens du patrimoine culturel. Il faut souligner que la mosquée a été construite vers le XIV siècle par une dame maure venant de vers la Mauritanie qui a voulu garder l’anonymat. Son nom Fatoumatou a été révélé récemment. Il faut rappeler que pour célébrer ces six cent ans une forte délégation de l’ARDT a effectué le déplacement à Tombouctou. MS/KM (AMAP)
Examen des techniciens de santé : Le Général de brigade Moussa Soumaré salue le bon déroulement à Kayes

Kayes, le 20 juillet (AMAP)– Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a ouvert, hier dans l’unique centre d’examen au sein du Lycée Dougoukolo Konaré, la première enveloppe des épreuves de fin de cycle des techniciens et techniciens supérieurs de santé de l’academie d’enseignement de Kayes, a constaté l’Amap. Le chef de l’exécutif régional était accompagné par des personnalités dont le directeur de l’Académie d’enseignement de Kayes, Mamadou Kéita. Le Général de brigade Moussa Soumaré voulait non seulement s’assurer du bon déroulement des épreuves, mais aussi prodiguer des conseils aux futurs agents de santé. Sur place, il s’est réjoui du bon déroulement des épreuves. «Tous les surveillants sont présents, les salles biens aérées, et les dispositions sécuritaires sont rassurantes», a apprécié le Général de brigade Moussa Soumaré. Aux candidats, le gouverneur a insisté sur les fraudes. Car, selon lui, si nous luttons contre la fraude lors de tous les examens, celui de la santé sera encore avec beaucoup plus de rigueur. «Parce que la question de la santé est vraiment vitale pour tout le monde», a-t-il insisté, soutenant que les agents de santé doivent être formés et évalués avec plus de rigueur. Le chef de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour dire aux futurs agents de santé que la fonction publique n’est pas le seul débouché d’emploi et qu’ils peuvent travailler dans le secteur privé. Même s’ils peuvent postuler pour la fonction publique qui est ouverte pour tout le monde. L’Académie d’enseignement de Kayes compte au total, cette année, 740 candidats dont 321 de techniciens supérieurs de santé. Les spécialités sont technicien de santé publique, santé maternelle et infantile, technicien de labo-pharmacie, sage-femme, et infirmier d’état. OD/CMT (AMAP)
Musique : L’Ensemble instrumental du Mali, l’un des principaux gardiens du patrimoine culturel national

Bamako, 11 juillet (AMAP) L’Agence Nationale de Presse du Mali s’est donnée le devoir, en cette année d’éducation et de la culture, de fouiller dans les annales de l’Ensemble Instrumental National, un groupe qui a marqué l’Histoire de notre pays avec de nombreuses célébrités. Ayant pour vocation de préserver, promouvoir et diffuser les richesses musicales du Mali, l’Ensemble instrumental demeure l’un des principaux gardiens du patrimoine culturel national. Héritier d’une tradition ancestrale portée par les sons du balafon, du ngoni, de la Kora et du Tamani, il doit aujourd’hui composer avec les exigences d’un monde en constante évolution. Entre mission de transmission, quête de visibilité et nécessité de se réinventer, cette institution culturelle est confrontée à un défi majeur : faire vivre la mémoire musicale sans renoncer à son authenticité. Un parcours historique au service du patrimoine culturel national Créé en 1961, après l’accession du Mali à l’indépendance, l’Ensemble instrumental du Mali est une section du département artistique du Palais de la culture. C’est un groupe de musique traditionnelle et chorale. Il a pour mission de prospecter, répertorier, préserver et mettre en valeur le riche patrimoine musical du pays. Il rassemble des griots, des chanteurs, des instrumentistes et des danseurs issus des différentes régions du Mali afin d’assurer la sauvegarde des traditions orales et des répertoires anciens. L’Ensemble interprète un vaste répertoire inspiré des traditions du Mandé, du Khasso, du Macina, du Songhaï et d’autres régions. Ses prestations mettent en valeur les épopées historiques, les chants de louange, les récits royaux, la bravoure, l’hospitalité et la dignité. L’Ensemble instrumental se produit généralement à l’occasion des grands événements. Les instruments tels que la kora, le balafon, le ngoni, le tamani, le djembé, le bolon, le bara, la flûte peule, le njarka et les calebasses, entre autres, illustrent la diversité culturelle du Mali. Les grandes voix de l’ensemble instrumental Parmi celles -ci il est à citer Sidiki Diabaté, Djelimadi Sissoko, Batrou Sékou Kouyaté, Mokontafé Sako, Wande Kouyaté, Hawa Dramé, Amy Koita, Kandia Kouyaté, Saranfing Kouyaté, Koumba Sidibé, Ami Koita, Mah Kouaté, entre autres qui ont émerveillé les populations maliennes et les autres de tout le monde. Le chef du département artistique du Palais de la culture, Cheick Tidiane Baby, nous apprend que c’est Moussa Mariko dit « Rémy » qui est l’actuel directeur artistique. Des chansons de bravoure, d’hospitalité et d’hommage, entre autres L’Ensemble Instrumental du Mali a chanté plusieurs chansons dans presque toutes les langues nationales. Parmi les chansons, il est à retenir entre autres Sosso ( chant pour magnifier la joie, le bonheur et l’amour), Taara (chant pour magnifier la bravoure), Sécurité ( hommage à l’Armée), Janjo (hommage à la bravoure), Musolu (hommage aux femmes), Cedo (Hommage à la bravoure), Bamba Niaré : Jatigiya (l’hospitalité) Tournées et trophées Depuis sa création, l’Ensemble a effectué de nombreuses tournées internationales et constitué une importante discographie, contribuant à la sauvegarde et au rayonnement du patrimoine musical malien. Il a également remporté de nombreux trophées à travers le monde. L’ensemble instrumental a fait des tournées dans plusieurs pays à travers le monde notamment : l’URSS RAO en 1961, le salon international PACORA(1964) en France, le festival des arts nègres de Dakar en 1964 et d’autres tournées en Algérie, guinée conakry, l’Allemagne, la Suisse, la Hollande, la Chine, les États-Unis d’Amérique, le Niger, le Ghana, la Gambie et plusieurs autres pays. Les trophées obtenus sont : La Médaille de folklore au théâtre des Nations-Unies en 1963, la médaille d’or au premier festival d’arts nègres de Dakar en 1966, la Médaille d’or au premier festival des arts panafricains à Alger en 1968, la médaille d’or de la mélodie de Johannesburg en 1995. Le défi de l’authenticité à l’ère du numérique Malgré son parcours remarquable, l’Ensemble instrumental du Mali fait face à de nombreux défis. L’évolution des habitudes culturelles et l’essor des musiques urbaines, comme le rap, l’afrobeat, etc., modifient progressivement les préférences d’une partie de la jeunesse. Les plateformes numériques et les réseaux sociaux favorisent une consommation rapide de contenus musicaux, laissant parfois moins de place aux répertoires traditionnels. Dans ce contexte, l’Ensemble doit relever le défi de préserver l’authenticité de son art tout en développant de nouvelles approches capables de séduire un public plus jeune. Difficultés Les difficultés financières constituent également un frein au développement de l’institution. Les moyens limités compliquent l’organisation de spectacles, le renouvellement des instruments et l’entretien des équipements. À cela s’ajoute le départ à la retraite de nombreux artistes expérimentés, toute chose qui soulève la question de la relève. La formation de jeunes musiciens maîtrisant les instruments traditionnels demeure encore insuffisante, alors que la transmission constitue la principale garantie de la pérennité de cet héritage. Le défi du numérique Face à ces défis, le numérique apparaît comme une opportunité. La numérisation des archives, la diffusion de concerts sur les plateformes spécialisées et une présence plus active sur les réseaux sociaux permettraient de mieux faire connaître les œuvres de l’Ensemble auprès du public national et international. Ces outils offrent également la possibilité de toucher les jeunes générations et la diaspora malienne, tout en assurant une meilleure conservation des enregistrements et des documents historiques. Selon le chef du département artistique du Palais de la culture, Cheick Tidiane Baby, l’avenir de l’Ensemble instrumental du Mali dépend avant tout d’un engagement collectif. Le renforcement du soutien des pouvoirs publics, le développement de partenariats avec les institutions culturelles, les écoles de arts et les organisations internationales, ainsi qu’une stratégie de communication adaptée aux nouveaux usages sont indispensables pour assurer son rayonnement. En conciliant fidélité aux traditions, innovation artistique et ouverture au numérique, cette institution continuera de jouer un rôle essentiel dans la sauvegarde du patrimoine musical malien et dans la promotion de l’identité culturelle du Mali à travers le monde, a affirmé l’administrateur culturel. L’Ensemble instrumental demeure une véritable école qui a façonné plusieurs générations de toutes les régions de notre pays. MLHD/KM (AMAP)
Culture : La revitalisation du Musée national au centre d’un vernissage

Bamako, 3 juillet (AMAP) Le vernissage de l’exposition « T£G£NO » (L’Empreinte) des collections du Musée national du Mali s’est tenu, ce jeudi après-midi, sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a constaté l’AMAP. Ces collections, réalisées par l’artiste malien Abdou Ouloguem, sont le fruit d’un partenariat entre le Ministère de la Culture et la République d’Espagne. Elles s’inscrivent dans le cadre de la revitalisation du Musée national et de la mise en œuvre des activités de l’Année de l’Éducation et de la Culture. L’initiative vise également à mettre en lumière la richesse et la diversité du patrimoine culturel national. À la cérémonie, le ministre Daffé avait à ses côtés ses collègues des Affaires étrangères, de l’Environnement, de la Communication du Mali, ainsi que ses homologues du Congo et de la République centrafricaine. Plus qu’une exposition, « T£G£NO » est une invitation à porter un regard renouvelé sur notre patrimoine et sur l’héritage que l’on transmet aux générations futures. Elle rappelle aussi que chaque objet, geste et savoir-faire constitue une empreinte vivante de notre histoire. De Tombouctou aux falaises de Bandiagara, des tissages aux musiques traditionnelles, cet héritage constitue, selon les initiateurs, l’un des fondements de l’identité nationale. C’est dans cette veine que le ministre Mamou Daffé a indiqué que l’intitulé de l’exposition renvoie à la question de l’empreinte, une problématique liée à la gestion et à la conservation de notre patrimoine. « Quand on parle de patrimoine, c’est ce qu’on emprunte, c’est l’empreinte qu’on laisse pour les générations futures, mais c’est surtout l’empreinte qu’on a reçue des générations précédentes, et ce qu’on va laisser à nos enfants », a-t-il déclaré. Ajoutant que ce programme de revitalisation découle justement de cette nouvelle politique culturelle du Mali, qui stipule qu’il faut revitaliser nos territoires : « Dans notre plan Malikoura Nyèta Sira, il est bien écrit, en bonne place, la revitalisation et le développement équilibré de nos territoires. Nous avons fait appel à cet artiste à une époque où le monde connaît des mutations profondes. Seule la culture permet de créer des liens, d’être un repère pour nos sociétés. Les arts et la culture sont des éléments moteurs qui permettent vraiment de présenter nos identités respectives, renforcent le dialogue et permettent l’échange entre nous », a expliqué le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. « En réalité, cette exposition parle véritablement de transmission, d’innovation et de mémoire. Il y a des objets qui sont là depuis des siècles avant Jésus-Christ, et depuis que le Musée du Mali a été créé, il y a plus de 50 ans, ces œuvres sont dans nos réserves », a-t-il précisé, Mamou Daffé. BT/KM (AMAP)
Bamako : la 12ème Conférence des ministres de l’organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (Odepa) s’ouvre jeudi

Bamako, 1er juillet (AMAP) La 12ème Conférence des ministres de l’organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (Odepa) dans la capitale malienne. Elle se déroulera du 02 au 04 juillet prochain sou le thème : « Quelles stratégies pour un repositionnement du secteur de l’artisanat dans les priorités de développement des pays membres de l’ODEPA ?». Cette rencontre internationale qui aura lieu dans la Capitale malienne du 02 au 04 juillet va regrouper plus de 150 délégués, sous la présidence du Chef du gouvernement, le Général de division, Abdoulaye Maiga. Placée sous le haut patronage du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la rencontre est organisée par le département en charge de la Culture sous la direction du ministre de Mamou Daffé. Les délégués viennent des États membres et observateurs de l’ODEPA, du Secrétariat de l’ODEPA, des structures partenaires, ainsi que des institutions africaines ayant des intérêts dans le développement de l’artisanat. L’ODEPA est une organisation panafricaine dont le siège est à Ouagadougou au Burkina Faso. Elle regroupe 28 pays membres et se fixe comme objectif majeur de re dynamiser et contribuer au rayonnement du secteur de l’artisanat au développement économique des pays africains. AS/KM (AMAP)
Mali-Russie : La Maison russe félicite le Théâtre Sogolon après ses distinctions au festival «Chombaï-Fest» de Kazan

Bamako, 27 juin (AMAP)– La Maison russe au Mali, Centre de diplomatie publique, a félicité, samedi, le Théâtre Sogolon et son directeur Yaya Coulibaly pour les distinctions obtenues au VIe Festival international des théâtres de marionnettes «Chombaï-Fest» de Kazan, en Russie, a constaté l’AMAP. Présenté au Théâtre académique national tatar de marionnettes «Ekiyat», le spectacle Le Petit Sioux, inspiré des contes traditionnels bambaras, a valu à la troupe malienne le diplôme des chroniqueurs culturels des médias de la République du Tatarstan «Pour un art lumineux qui unit le monde» et un diplôme spécial du jury «Pour la création d’un pont culturel à travers l’art du théâtre de marionnettes». La participation du Théâtre Sogolon a été organisée avec l’appui de l’Ambassade de Russie au Mali et de la Maison russe au Mali, dans le cadre des échanges culturels et humanitaires entre les deux pays. Lors de la rencontre organisée à Bamako, les représentants de la Maison russe ont salué la contribution de Yaya Coulibaly et de sa troupe au rayonnement de la culture malienne. Ils ont indiqué que cette participation illustre le dialogue culturel entre les peuples. Yaya Coulibaly a déclaré que cette tournée à Moscou et à Kazan a constitué «une grosse opportunité de redynamiser cette coopération entre le Sahel et la Fédération de Russie sur le plan humain et sur le plan du développement global». Il a également plaidé pour le renforcement des échanges culturels et éducatifs. CMT (AMAP)
Gao : La Salle de spectacle porte le nom du célèbre artiste Feu Ibrahim Hamma Dicko

Bamako, 26 juin 2026 (AMAP)– La salle de spectacle de la Région de Gao porte désormais le nom de feu Ibrahim Hamma Dicko, figure emblématique de la musique du Nord du Mali. La décision a été adoptée par consensus, jeudi 25 juin, lors d’une réunion de la Commission régionale chargée de proposer une dénomination pour l’infrastructure, tenue au gouvernorat sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Diakité, a constaté l’AMAP. La commission, créée par décision du gouverneur de la Région de Gao, le Général de division Moussa Moriba Traoré, est présidée par l’exécutif régional ou son représentant. La rencontre s’est déroulée en présence notamment du directeur régional de la Culture, Abdoulaye Bocoum, et du président de la Coordination des légitimités traditionnelles de la Région de Gao, Abouzeidi Ousmane Maïga. Originaire de Gabéro, Ibrahim Hamma Dicko était auteur-compositeur et interprète. Il s’est illustré comme l’une des grandes figures de la musique du Nord en mêlant, dans ses œuvres, les traditions peule, songhoy, tamasheq et maure. Auteur de plus d’une centaine de chansons, il a marqué plusieurs générations à travers des textes consacrés à des thèmes sociaux, environnementaux et sanitaires, ainsi qu’une musique faisant appel aux instruments traditionnels africains, notamment la calebasse et le violon traditionnel. AT/CMT (AMAP)
Baccalauréat 2026 à Ségou : 9.384 candidats en lice

Ségou, 22 juin (AMAP)– Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Angoïba, a procédé, lundi, au lycée Abdoul Karim Camara dit Cabral, au lancement des épreuves écrites du baccalauréat, en présence d’une importante délégation comprenant le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, le préfet du cercle, Alou Diarra, et le directeur de l’Académie d’enseignement de Ségou, Ousmane Traoré. La première enveloppe contenant le sujet de philosophie a été ouverte dans la salle N°2, marquant le démarrage officiel des compositions dans la région, a constaté l’AMAP. L’Académie d’enseignement de Ségou enregistre, cette année, 9.384 candidats, dont 4.694 garçons et 4.690 filles, répartis entre 392 salles de classe et 34 centres d’examen. À cette occasion, Boureïma Angoïba a salué la bonne organisation des examens de fin d’année et exhorté les candidats à aborder les épreuves avec sérénité, attention et confiance en leurs propres capacités. MS/CMT ( AMAP)

