Santé/Paludisme : le Mali au cœur d’un consortium international pour développer un traitement antipaludique à dose unique

Bamako, 1er septembre (AMAP) Le réseau WANECAM3, consortium de recherche réunissant onze partenaires issus de six pays africains et de quatre pays européens, annonce ce mardi le lancement de son troisième programme de recherche consacré au développement d’une nouvelle génération de traitements antipaludiques, avec la participation de l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, a appris l’AMAP de source officielle. Ce programme ambitieux, cofinancé par l’Union européenne dans le cadre de Global Health EDCTP3, le laboratoire Novartis et Medicines for Malaria Venture (MMV), vise à évaluer de nouveaux composés antipaludiques sans dérivés d’artémisinine dans le cadre d’essais cliniques de phase 2 et de phase 3. L’objectif central est de parvenir à un traitement curatif à dose unique contre le paludisme non compliqué, permettant de simplifier le traitement, d’améliorer l’observance thérapeutique et de lutter contre la résistance croissante aux médicaments antipaludiques en Afrique. Le Professeur Abdoulaye Djimdé, responsable scientifique malien de WANECAM3, souligne l’urgence de la démarche : la menace croissante de la résistance aux antipaludiques exige une action immédiate pour protéger les acquis engrangés dans la lutte contre la maladie. Si les résultats des essais cliniques sont concluants, ces nouveaux traitements pourraient transformer la prise en charge de millions de patients à travers le continent africain. KD/CMT (AMAP)
Santé/WANECAM3 : la résistance aux antipaludiques, menace majeure qui justifie une nouvelle génération de médicaments

Bamako, 1er septembre (AMAP)– La résistance croissante aux médicaments antipaludiques constitue une menace majeure pour les efforts de contrôle et d’élimination du paludisme en Afrique, justifiant le lancement ce mardi du programme WANECAM3 dédié au développement de nouvelles options thérapeutiques, a annoncé le consortium dans un communiqué. Les traitements antipaludiques actuellement recommandés nécessitent plusieurs prises pour guérir l’infection. Dans les contextes où l’accès aux soins de santé reste limité, cette contrainte réduit l’observance thérapeutique, compromet l’efficacité pour les patients et accélère le développement des résistances. WANECAM3 entend y répondre en évaluant plusieurs candidats médicaments prometteurs sans dérivés d’artémisinine, susceptibles de guérir le paludisme non compliqué en une seule dose. Le consortium rassemble des équipes de recherche africaines au Burkina Faso, au Gabon, au Kenya, au Mali et en Ouganda. Il renforcera également les capacités et le leadership africain dans la recherche clinique, avec la participation de partenaires éthiopiens à des activités spécifiques de renforcement des compétences. KD/CMT (AMAP)
Santé/Mali : le Professeur Abdoulaye Djimdé, responsable scientifique du consortium antipaludique WANECAM3

Bamako, 1er septembre (AMAP) Le Professeur Abdoulaye Djimdé, chercheur malien de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé, a été désigné mardi responsable scientifique du consortium international WANECAM3, programme de recherche dédié au développement de traitements antipaludiques de nouvelle génération lancé ce 1er septembre 2026, a appris l’AMAP des sources proches du consortium. S’exprimant à l’occasion du lancement, le Professeur Djimdé a souligné que WANECAM3 offre une occasion unique de développer la prochaine génération de médicaments antipaludiques, avec l’ambition de parvenir à un traitement curatif à dose unique contre le paludisme non compliqué. Il a insisté sur l’urgence d’agir face à la menace de la résistance aux antipaludiques, qui risque de compromettre les progrès réalisés dans la lutte contre cette maladie qui tue chaque année des centaines de milliers de personnes en Afrique. L’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako fait partie des onze partenaires du consortium, aux côtés d’institutions de recherche du Burkina Faso, du Gabon, du Kenya, de l’Ouganda et de plusieurs universités et laboratoires européens dont Novartis et Medicines for Malaria Venture. KD/CMT (AMAP)
Santé : les maladies parasitaires, un véritable problème de santé publique

Bamako, 28 août (AMAP) La fatigue, les troubles digestifs, et la perte de poids sont les effets des parasites intestinaux sur notre corps. C’est pourquoi il est nécessaire de se déparasiter. Un parasite est un être vivant qui passe une partie ou la totalité de son existence chez d’autres êtres vivants plus puissants que lui. C’est un envahisseur souvent invisible qui perturbe notre quotidien. Les parasites intestinaux colonisent en effet le tube digestif humain. Ils se multiplient souvent sans symptômes immédiats mais causent après des désagréments. Les parasites les plus courants sont les giardas, l’ambia, les amibes, ascaris, les lombricoides, les ankylostoma, les tenia, les Oxyures etc. Pourquoi faire le déparasitage ? Selon Dr Ousmane Diarra, il est nécessaire de faire le déparasitage parce que le parasitisme constitue la principale cause de morbidité par atteinte du tube digestif dans le monde. Le déparasitage est le fait de se débarrasser des parasites. Le gastéorologue indique que les maladies parasitaires sont plus fréquentes dans les pays en voie de développement. Elles constituent un véritable problème de santé publique et leur traitement est une priorité pour l’organisation mondiale de la santé (OMS). Comment ces maladies ou infections parasitaires se manifestent donc ? Le toubib dira que cela dépend du parasite responsable et de son mode de transmission. A en croire le gastéorologue, il y a des parasites de cycle direct et des parasites de cycle indirect. Les manifestations passent par des douleurs abdominales, diarrhées, démangeaisons dispepsie, anémies ou la maladie peut également se comporter comme un ulcère abdominal. Il peut exister un retard de la croissance ou une irritabilité chez les enfants. Pour se déparasiter il n’y a pas un âge exacte. Eh oui, Dr Diarra dit dès que l’enfant commence à s’alimenter le parasitose est possible par défaut d’hygiène ou une éducation sanitaire insuffisante des parents. Quand il faut le faire ? Est ce qu’il doit être systématique ? Le gastéorologue révèle qu’il faut le faire quand les signes se présentent. Il précise que l’utilisation des antiparasitaires ne doit pas être systématique quand l’accès aux structures sanitaires sont possibles. Si ce n’est pas le cas, surtout dans les zones reculées l’OMS recommande un déparasitage systématique tous les six mois. Le déparasitage permet de prévenir les maladies parasitaires. Il est possible de prévenir les parasites en luttant contre le péril fecal (ensembles des maladies infectieuses qui se transmettent par les matières fécales) sur le plan individuel et collectif en faisant le lavage des mains avant chaque repas et après chaque selle. Dr Diarra insiste sur la consommation d’eau filtrée et bouillie et le nettoyage de fruits et légumes avec de l’eau propres. Avant de noter l’interdiction des engrais, l’incitation à l’utilisation des latrines et cuire suffisamment les viandes. FN/KM (AMAP)
Santé : « la hernie discale, une maladie assez fréquente » dixit Dr Daouda Sissoko, neurochirurgien

Bamako, 26 août (AMAP) Les signes de complications de cette maladie ont trait à la paralysie des membres et le syndrome de la queue de cheval qui consiste à perdre la fonctionnalité de ses membres mais aussi les urines Le mal de dos a pour cause la hernie discale, un déplacement du disque inter-vertébral hors de sa position anatomique normale. Au Mali, selon des études, les personnes âgées entre 47 et 52 ans représente la tranche d’âge la plus atteinte par cette maladie. La profession la plus touchée était les cultivateurs et les employés de commerce qui sont dans la prise de charges lourdes. Cette pathologie est à l’origine de 30% d’arrêt de travail. Ces statistiques ont été données par le Dr Daouda Sissoko, neurochirurgien à l’Hôpital du Mali. Des patients donnent leurs avis Des patients expliquent comment la hernie discale peut affecter l’être humain. Amadou Ouattara, enseignant dans une école publique à Koutiala, est père de 4 ans enfants. Il a contracté la hernie discale en 2019 suite à un choc lors de la prise d’un sac de maïs de 100 kg. « J’ai fait l’objet de consultations médicales à Koutiala et des examens à Ségou qui ont indiqué que j’avais une hernie discale », se souvient le quadragénaire que nous avons joint au téléphone. A l’époque, s’il s’asseyait longtemps, il ne pouvait se tenir débout. « C’était très douloureux », se plaint l’enseignant généraliste qui finira par se rendre à l’Hôpital du Mali où il a subi une intervention chirurgicale réussie. Très satisfait de cette prise en charge, Amadou sourit : « Après l’opération, j’ai eu trois enfants ». Par ailleurs, il retient une leçon de ces moments pénibles. «Ton apparence fait croire aux gens que tu fais un semblant de maladie», regrette-t-il. Après sa prise en charge médicale, il devait respecter les consignes du médecin relatif à éviter une station assise ou débout prolongée. « Mon directeur pensait que je refusais de travailler. Il m’a affecté dans une école plus éloignée de mon domicile m’obligeant à parcourir une longue distance à moto », dénonce Amadou Ouattara. Drissa Ouattara, chauffeur à Koutiala, a subi une intervention chirurgicale en 2018 à l’hôpital du Mali. Ce père de 7 enfants affirme que sa pathologie lui avait paralysé avant l’opération. « Maintenant, je me débrouille pour faire mes activités », confie le quadragénaire joint au téléphone. En outre, il insiste sur le respect des instructions des médecins. Le non-respect des consignes, une contrainte majeure Malheureusement, de nombreux patients n’y tiennent pas compte. En plus de la gestion de la peur des patients, le neurochirurgien Daouda Sissoko affirme que le non-respect des instructions du médecin est une contrainte majeure dans la gestion de la hernie discale. Le spécialiste approfondit les explications sur cette maladie. Il informe que le disque inter-vertébral joue le rôle d’amortisseur de la colonne vertébrale. «Quand il y a une fissure de la partie périphérique (l’anneau) et que la partie centrale (noyau) sort par cette fissure, on dit que le disque a fait hernie», explique-t-il, avant d’ajouter que la hernie discale peut atteindre tous les segments de la colonne vertébrale surtout le bas du dos et le segment cervical. Paralysie des membres Le spécialiste de la neurochirurgie indique que les signes de complications ont trait à la paralysie des membres, le syndrome de la queue de cheval qui consiste à perdre la fonctionnalité de ses membres mais aussi les urines. Y compris la cervicalgie. Dr Daouda Sissoko fait savoir que la hernie discale est une pathologie assez fréquente dans le monde entier. Il précise que la prévalence est d’environ 5% de la population et concerne les personnes qui manifestent les signes liées à la hernie discale. Selon des études, cite-t-il, la prévalence pour les personnes qui n’ont pas encore développé les signes peut aller à 39%. Le neurochirurgien conseille de consulter très tôt un médecin en cas de douleur au niveau de la colonne vertébrale. Il poursuit qu’il faut préserver le dos, se reposer pendant le traitement médical. Le praticien énumère des méthodes de traitement qui pourront soulager les douleurs notamment la kinésithérapie, la physiothérapie. « Si toutes ces thérapies échouent, on a recours à la chirurgie », informe-t-il. Dr Daouda Sissoko signale que la hernie discale peut être source de discrimination surtout dans les couples et les milieux professionnels. Le praticien de l’Hôpital du Mali prévient que ces attitudes peuvent aboutir au stress, l’anxiété et à la dépression. Par ailleurs, il assure que notre pays dispose des moyens techniques et les ressources humaines qualifiées pour faire la prise en charge de la hernie discale. MD/KM (AMAP)
Tenenkou : 62 agents de santé certifiés après deux ans de formation à l’Académie MSF

Tenenkou, 22 août 2026 (AMAP)– Soixante-deux agents de santé, dont 38 infirmiers et 24 sages-femmes, ont reçu samedi leurs certificats au terme d’une formation de 24 mois à l’Académie de Médecins sans frontières (MSF), à Tenenkou, a constaté l’AMAP. La cérémonie de remise s’est déroulée à la Maison des jeunes de Tenenkou, sous la présidence du 2è adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, représentant le préfet. Elle a réuni des représentants des autorités administratives et communales, des services de santé, des forces de défense et de sécurité, des légitimités traditionnelles et de la société civile. Selon le coordinateur du projet Académie MSF, Dieu Merci Baskovay, cette formation a permis aux bénéficiaires de renforcer leurs compétences en soins infirmiers cliniques de base, ainsi qu’en soins obstétriques et en santé de la femme. Elle vise à améliorer la qualité des soins dans les structures sanitaires appuyées par MSF. Le représentant du préfet a salué l’initiative et félicité les récipiendaires, les invitant à mettre leurs nouvelles compétences au service des patients. L’Académie MSF a lancé ses activités à Tenenkou en août 2024. La formation continue avait pour objectif de renforcer les capacités du personnel médical et paramédical et d’améliorer la prise en charge des patients. AS/CMT (AMAP)
Bafoulabé : le district sanitaire mobilise les communautés pour la SIAN

Bafoulabé, 13 août (AMAP) Le district sanitaire de Bafoulabé a organisé, jeudi, une réunion d’information et de mobilisation des acteurs locaux en prélude à la Semaine d’intensification de la nutrition (SIAN), prévue du 14 au 17 août 2026, a constaté l’AMAP. Présidée par le préfet du cercle, Siaka Souleymane Sanogo, la rencontre a réuni l’administration, les collectivités, les services techniques, les leaders communautaires et les médias. Le chef de village, Kaba Diallo, et le maire, Kandé Doucouré, ont salué les efforts des autorités et de leurs partenaires dans le domaine de la santé. Ils ont appelé les leaders communautaires à renforcer leur implication pour assurer le succès de l’opération. Le préfet Siaka Souleymane Sanogo s’est félicité de la tenue de cette rencontre préparatoire, rappelant que la promotion de la santé constitue un combat permanent. Il a exhorté les leaders à se mobiliser pour une forte adhésion des populations. Selon le médecin-chef du district, Dr Issouf Coulibaly, la campagne sera couplée à une distribution d’Albendazole. Au total, 41.196 enfants sont ciblés pour la supplémentation en vitamine A, dont 4 120 âgés de 6 à 11 mois et 37 076 âgés de 12 à 59 mois. L’Albendazole sera administré à 37.076 enfants âgés de 12 à 59 mois et à 1.144 femmes en postpartum immédiat. L’opération sera menée en porte-à-porte par les agents de santé communautaires. Elle bénéficie de l’appui de l’UNICEF et de Helen Keller International, pour un financement de 7.562.980 FCFA. Les leaders communautaires, pour leur part, ont réaffirmé leur engagement à accompagner les services de santé pour la réussite de la campagne. BM/CMT (AMAP)
Tenenkou : la campagne de vaccination contre la polio mobilise les acteurs locaux

Tenenkou, 10 août (AMAP)– Les acteurs du district sanitaire de Tenenkou se mobilisent pour la réussite du premier passage de la campagne de vaccination contre la poliomyélite, prévu du 14 au 17 août 2026, a constaté l’AMAP. En prélude à cette campagne, le 2ème adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a présidé lundi la réunion du Comité local de pilotage des journées nationales de vaccination contre la poliomyélite. La rencontre visait à faire le point sur les préparatifs et à renforcer la mobilisation des différents acteurs. Le représentant du chef de l’exécutif local a appelé à mettre l’accent sur la communication et la sensibilisation des communautés. Il a également exhorté les membres du comité à se mobiliser pour assurer le succès de la campagne, tout en saluant les efforts du gouvernement et de ses partenaires en faveur de la santé des populations. Le médecin-chef du district sanitaire de Tenenkou a indiqué que l’objectif est d’informer plus de 95% des parents afin qu’ils fassent vacciner leurs enfants âgés de 0 à 5 ans à chaque passage. Il a salué l’accompagnement de l’État et de ses partenaires, notamment l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF. Une projection vidéo présentée par les représentants du service local du développement social et de l’économie solidaire et du CSRéf a permis de détailler les principales activités prévues : réunions de mobilisation sociale, visites à domicile, plaidoyer, causeries éducatives et renforcement des capacités des agents de vaccination. La campagne se déroulera de porte à porte et ciblera des milliers d’enfants âgés de 0 à 5 ans dans le district sanitaire de Tenenkou. Le chef de village, les responsables des services techniques, les forces de défense et de sécurité, ainsi que des représentants d’ONG et d’organisations de la société civile ont pris part à la rencontre. AS/CMT (AMAP)
Santé maternelle : Kangaba passe en revue les décès maternels et périnatals pour renforcer la riposte

Kangaba, 7 août (AMAP)– Le comité de Surveillance des Décès Maternels, Périnatals et de Riposte (SDMPR) du district sanitaire de Kangaba a tenu, vendredi, sa réunion semestrielle afin d’évaluer les activités du premier semestre 2026 et de définir les actions prioritaires pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. La rencontre, présidée par le premier adjoint au préfet du cercle, Drissa Konaré, s’est déroulée dans la salle de conférence du cercle de Kangaba. Elle a réuni les acteurs de la santé autour de l’examen du fonctionnement du comité, de la situation des décès maternels, périnatals et néonatals enregistrés au cours des six premiers mois de l’année, ainsi que de l’état de mise en œuvre des recommandations issues des précédents audits. Les participants ont également analysé les difficultés rencontrées dans l’application du dispositif de surveillance et de riposte avant d’arrêter les perspectives pour le second semestre 2026. Parmi les priorités retenues figurent l’audit de 100 % des décès maternels et d’au moins 30 % des décès périnatals, la prise en charge intégrale des quotes-parts liées aux références-évacuations par les différents acteurs et le renforcement de la disponibilité du personnel qualifié dans les structures sanitaires. Les échanges ont permis de réaffirmer l’engagement des membres du comité à améliorer la surveillance des décès maternels et néonatals à travers la mise en œuvre effective des recommandations formulées lors des audits. SD/CMT (AMAP)
Kangaba : la campagne SIAN-C lancée avec un objectif de plus de 33 500 enfants à supplémenter en vitamine A

Kangaba, 3 août (AMAP)– Le district sanitaire de Kangaba lancera, mardi 4 août, la campagne du premier passage 2026 de la Semaine d’intensification des activités de nutrition communautaire (SIAN-C). Au total, 33.536 enfants âgés de 6 à 59 mois recevront une supplémentation en vitamine A, tandis que 30.182 enfants bénéficieront d’un déparasitage à l’Albendazole et 932 femmes en post-partum immédiat seront également prises en charge. Les préparatifs de cette campagne semestrielle ont été examinés, lundi, lors de la réunion du comité de pilotage tenue dans la salle de conférence de la préfecture, sous la présidence du 1er adjoint au préfet du cercle, Drissa Konaré. Le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba, Dr Moussa Sougané, a expliqué que la campagne vise à réduire la morbidité et la mortalité liées à la carence en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois et à lutter contre les parasitoses intestinales chez les enfants de la même tranche d’âge ainsi que chez les femmes en post-partum immédiat. Les activités prévues comprennent la supplémentation en vitamine A, le dépistage nutritionnel des enfants, l’administration d’Albendazole aux enfants éligibles, des actions de communication pour le changement social et de comportement sur l’alimentation riche en micronutriments, la consommation de sel iodé et la promotion des aliments locaux. Les agents rechercheront également les cas de cécité crépusculaire, premier signe d’une carence en vitamine A, afin de les référer vers les structures de santé. Selon les prévisions, 3.354 enfants de 6 à 11 mois et 30.182 enfants de 12 à 59 mois recevront de la vitamine A. L’Albendazole sera administré à 5.869 enfants de 12 à 23 mois et à 24.313 enfants de 24 à 59 mois. À l’issue de la réunion, le premier adjoint au préfet a appelé les membres du comité de pilotage à renforcer la sensibilisation afin d’atteindre, voire de dépasser, l’objectif de 90% de couverture. Lors de la campagne de 2025, le district sanitaire de Kangaba avait enregistré des taux de couverture de 114 % pour la supplémentation en vitamine A, de 109% pour l’Albendazole et de 97% chez les femmes en post-partum immédiat. SD/CMT (AMAP)

