Tenenkou : Le plateau technique et les conditions d’accueil renforcés au CSréf

Tenenkou, 3 novembre (AMAP) Le Centre de santé de référence (CSRéf) de Tenenkou dispose désormais d’une nouvelle maternité moderne, d’une buanderie et d’une zone d’aménagement des déchets (ZAD), réalisées grâce à un financement de 460 millions de FCFA de l’ONG Médecins sans frontières (MSF), dans le cadre d’un partenariat avec le ministère de la Santé et du Développement social, a constaté l’AMAP. Les trois infrastructures ont été inaugurées, mardi, au cours d’une cérémonie présidée par le deuxième adjoint au préfet du cercle, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, représentant le préfet. Construite et équipée par MSF, la nouvelle maternité répond aux normes modernes et dispose d’une capacité de 20 lits. Elle comprend notamment une salle d’accouchement équipée de deux tables, un lit de réanimation, une salle de garde, trois toilettes, une salle dédiée aux soins post-césarienne, une salle de soins intensifs et une salle de surveillance. Ces réalisations visent à améliorer les conditions de prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, tout en contribuant à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale dans le cercle de Tenenkou, confronté à d’importants défis sanitaires dans la région de Mopti. Représentant le coordinateur du projet MSF, Dominique Habba a souligné que cette maternité offre un cadre sûr, propre et digne pour les consultations, les accouchements et les suites de couches. «Aujourd’hui, MSF ne remet pas seulement des clés, mais aussi un espoir : celui de permettre à chaque femme de Tenenkou de donner la vie en toute sécurité et à chaque enfant de commencer la sienne dans les meilleures conditions», a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement de son organisation aux côtés des populations. Le représentant du médecin-chef du CSRéf, le Dr Broulaye Diarra, a salué une réalisation qui contribuera à soulager le personnel sanitaire et les patientes. Il a estimé que ces nouvelles infrastructures permettront d’améliorer les conditions de travail, l’accueil et la qualité des soins. De son côté, le représentant de la Direction régionale de la santé, Bakary Traoré, a remercié MSF pour cette contribution aux efforts d’amélioration de l’offre de soins dans le district sanitaire de Tenenkou. Le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine, Soumaïla Bocar Coulibaly, a également salué ce geste humanitaire au nom des populations de la capitale du Macina. Présidant la cérémonie, Ousmane Diamouténé a, au nom des plus hautes autorités, exprimé sa reconnaissance à MSF pour son accompagnement constant, notamment dans la prise en charge des personnes déplacées et des urgences sanitaires. Il a invité les populations à fréquenter le centre et le personnel à veiller à l’entretien des nouvelles infrastructures. La cérémonie a pris fin par la coupure symbolique du ruban, une visite guidée des locaux et des prières en faveur de la santé des mères et des enfants. AS/CMT (AMAP)
Koulikoro : La ministre de la Santé satisfaite de l’avancement des travaux du nouvel hôpital régional

Bamako, le 3 Novembre 2026 (AMAP)- Le ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, s’est déclarée satisfaite de l’état d’avancement des travaux de construction du nouvel hôpital régional de Koulikoro, estimé à 30%, à l’issue d’une visite du chantier le lundi 2 novembre à Koulikoro, a appris l’AMAP àtravers un document de presse. Cette visite s’est déroulée en marge de la deuxième rencontre régionale de la Société malienne de gynécologie et d’obstétrique (SOMAGO), en présence du gouverneur de la région de Koulikoro. Implantée sur une superficie de 15 hectares, cette nouvelle infrastructure sanitaire se distingue par son envergure et son architecture, décrit le document. Il a ajoute qu’elle est conçue pour offrir un cadre moderne et adapté à la prise en charge des patients, conformément aux exigences d’un hôpital de référence. CMT (AMAP)
Santé : Remise de 5 800 kits d’accouchement au ministère de la Santé, par l’Ambassade des USA à travers le FHI

Bamako, 27 octobre (AMAP) L’ambassade des États-Unis d’Amérique, à travers l’ONG FHI 360, a procédé, hier lundi, à la remise officielle de 5 800 kits d’accouchement au ministère de la Santé et du Développement social, a constaté l’AMAP. Ces kits sont destinés aux femmes enceintes suivies dans les centres de santé communautaires (CSCom) partenaires du projet EpiC, mis en œuvre par FHI 360 dans des régions du Mali, notamment, Mopti, Bandiagara, Ségou, Bougouni, Sikasso. La cérémonie de remise s’est tenue au siège du département de la Santé et du Développement social sous la présidence du Secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Abdoulaye Guindo, en présence de chargé d’affaires par intérim de l’ambassade des Etats-Unis au Mali, Daniel Rhodes et des partenaires du projet. Les 5 800 kits seront distribués dans 13 districts sanitaires des régions de Bandiagara, Mopti, Ségou, Sikasso et Bougouni. Ils seront remis aux femmes ayant effectué au moins quatre consultations prénatales (CPN) et ayant accouché dans un CSCom partenaire. Cette initiative vise à améliorer les indicateurs de santé maternelle et néonatale, à encourager les consultations prénatales et postnatales, à accroître et sécuriser le taux d’accouchements assistés dans les centres de santé, ainsi qu’à renforcer la demande de services de santé maternelle et néonatale de qualité. Le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade des États-Unis au Mali, a indiqué que cet appui s’inscrit dans la politique étrangère « America First » et dans la stratégie américaine de santé mondiale. Selon lui, les États-Unis privilégient les partenariats contribuant à rendre les deux pays plus sûrs, plus forts et plus prospères. « Dans le domaine de la santé, notre appui poursuit trois objectifs : sauver des vies, renforcer la sécurité sanitaire et aider le Mali à prendre progressivement davantage en charge son propre système de santé », a déclaré Daniel Rhodes. Il a précisé que le projet EpiC, financé par les États-Unis et mis en œuvre par FHI 360 avec ses partenaires nationaux et internationaux, appuie le gouvernement malien dans la lutte contre le VIH, la sécurité sanitaire mondiale, la santé maternelle et infantile ainsi que la nutrition. Le diplomate américain a réaffirmé l’engagement de son pays aux côtés du Mali pour contribuer à la santé des mères, à la sécurité des enfants et à l’autonomisation progressive du système de santé national. Pour sa part, le Secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Abdoulaye Guindo, a adressé ses remerciements aux partenaires pour leur engagement constant aux côtés du gouvernement malien. Il a souligné que cette donation témoigne de la volonté commune de protéger la vie des femmes et des nouveau-nés et de promouvoir un accès équitable aux soins de qualité. « La santé de la mère et de l’enfant constitue une priorité majeure de la politique sanitaire de notre pays », a affirmé Abdoulaye Guindo, avant de rappeler que la mortalité maternelle et néonatale demeure un défi majeur, malgré les efforts consentis par l’État et ses partenaires. Selon lui, les kits d’accouchement propre représentent un apport important pour les structures sanitaires et les bénéficiaires. Ils contribuent à la prévention des infections liées à l’accouchement, à l’amélioration des conditions d’accouchement et à la réduction des risques encourus par les mères et les nouveau-nés. Le Secrétaire général a toutefois insisté sur la nécessité d’une utilisation efficace de ces équipements. Il a demandé une répartition équitable selon les besoins, une gestion rigoureuse des stocks, le respect des protocoles d’hygiène et de prévention des infections, ainsi qu’un suivi régulier de leur utilisation. Il a également invité les responsables des structures sanitaires à veiller à ce que les kits parviennent effectivement aux femmes ciblées et soient utilisés conformément aux normes en vigueur. ST/KM (AMAP)
Santé : les 1 000 premiers jours de l’enfant, le pari décisif pour la santé des générations futures

Bamako, 24 octobre (AMAP) De la conception au deuxième anniversaire, les 1000 premiers jours façonnent le développement de l’enfant et influencent sa santé future. De point de vue des experts scientifiques avertis, ces 1 000 premiers jours constituent une fenêtre d’opportunité pour agir sur le développement physique, cognitif et psychomoteur de l’enfant. C’est aussi une période durant laquelle la prévention peut limiter certains risques pour la santé à long terme. De l’avis du Dr Mamadou Traoré, pédiatre praticien au Centre de santé de référence (CSRéf) du quartier Mali, l’enjeu dépasse la seule santé infantile : il concerne aussi celle des adultes de demain. Selon le spécialiste, pendant 280 jours de grossesse soit 09 mois, la santé de la mère, son alimentation et ses conditions de vie influencent le développement du fœtus. D’où la nécessité, réitère le toubib, de placer la femme enceinte au cœur des priorités. Rôle essentiel de l’alimentation, des soins et de l’environnement, de la grossesse aux 2 ans Des explications de notre interlocuteur, de la grossesse aux deux ans de vie, l’alimentation, les soins, l’environnement familial et la stimulation jouent un rôle essentiel dans la construction du capital-santé. « On aurait changé le visage de notre nation si on se concentre sur les 1000 premiers jours de l’enfant » assure le pédiatre, qui pense que tout se joue durant cette période. De l’avis de ce dernier, une alimentation équilibrée, un suivi médical régulier, du repos et un environnement familial protecteur sont autant de facteurs favorables à une grossesse dans de bonnes conditions. Poursuivant l’interviewé a laissé entendre qu’à l’inverse, les violences conjugales, le stress important et les carences nutritionnelles peuvent compromettre le bien-être de la mère et affecter le développement de l’enfant. A cet égard il estime que, le soutien du conjoint, de la famille et de la communauté apparaît ainsi comme un élément important de la prévention. « Chaque parent doit avoir la notion de ces milles premiers jours pour changer le devenir immédiat et à long terme de la vie de son enfant » a-t-il insisté. Selon le pédiatre, de la naissance à six mois, est une période très susceptible, car l’enfant ne doit prendre que le lait maternel et des interactions régulières avec les parents est recommandé. Et de six à 24 mois, une nouvelle étape s’ouvre avec l’introduction progressive d’aliments complémentaires. De l’avis du spécialiste, cette transition est cruciale : des repas insuffisants, peu variés ou inadaptés aux besoins de l’enfant peuvent favoriser la malnutrition et compromettre sa croissance. Première période du développement de l’enfant commence dès la grossesse En effet, selon des scientifiques, seuls 20 % de notre santé seraient liés aux germes, tandis que les 80 % restants seraient influencés par notre mode de vie. La première période du développement de l’enfant commence dès la grossesse. Elle est marquée par la formation des organes, une étape appelée embryogenèse, qui se déroule principalement au cours des trois premiers mois de la grossesse. Durant cette période, tout problème de santé chez la mère peut perturber le développement de l’embryon et entraîner des malformations ou des anomalies du fonctionnement de certains organes. À partir du quatrième mois et jusqu’à la naissance, le fœtus entre dans une phase de croissance au cours de laquelle il grandit et prend du poids. Il précise qu’en ce moment la tête est le plus grand consommateur de calorie. Selon le pédiatre, les besoins essentiels de l’enfant reposent notamment sur trois piliers : une alimentation adaptée, une stimulation cognitive et psychomotrice adéquate, ainsi qu’une bonne hygiène. « Si ces trois éléments sont assurés pendant les mille premiers jours, l’enfant posera moins de problèmes de santé et, à l’âge adulte, il développera également moins de maladies », rassure le Dr Traoré. Hygiène de vie À partir du quatrième mois et jusqu’à la naissance, le fœtus entre dans une phase de croissance au cours de laquelle il grandit et prend du poids. Il précise qu’en ce moment la tête est le plus grand consommateur de calorie. Selon le pédiatre, les besoins essentiels de l’enfant reposent notamment sur trois piliers : une alimentation adaptée, une stimulation cognitive et psychomotrice adéquate, ainsi qu’une bonne hygiène. « Si ces trois éléments sont assurés pendant les mille premiers jours, l’enfant posera moins de problèmes de santé et, à l’âge adulte, il développera également moins de maladies », rassure le Dr Traoré. En effet, l’hygiène de vie et l’hygiène alimentaire jouent également un rôle capital dans le développement de l’enfant. Elles concernent notamment les comportements des parents et l’environnement dans lequel évolue la future mère. Le stress doit être pris en charge autant que possible, tandis qu’un sommeil suffisant et des périodes de repos supplémentaires, notamment le matin et l’après-midi, sont recommandés. L’hygiène alimentaire implique, quant à elle, le respect des règles de propreté et de conservation des aliments. L’alimentation de la femme enceinte doit faire l’objet d’une attention particulière : elle doit être suffisante, équilibrée et variée. Une femme enceinte souffrant de malnutrition risque de donner naissance à un enfant présentant, lui aussi, des déficits nutritionnels. Si cet enfant reste mal nourri au cours de sa croissance, il risque de connaître des problèmes de santé et de transmettre, indirectement, les conséquences de la malnutrition à la génération suivante. C’est ce que l’on appelle le cycle intergénérationnel de la malnutrition. Hygiène corporelle Les conséquences d’une mauvaise nutrition pendant la vie fœtale peuvent se manifester à long terme. Notamment par un risque accru de maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension artérielle et l’obésité. « Il faut s’intéresser à l’alimentation de la jeune fille. Faire en sorte qu’elle puisse manger correctement, équilibré et varié » insiste le pédiatre. Pour lui, c’est un moyen de lui garantir une grossesse sans problème. Aussi, poursuit notre interlocuteur, avant le mariage, la jeune fille peut être mise sur acide folique pendant trois mois pour éviter tous les petits problèmes neurologiques ou de malformation et une bonne l’hygiène corporelle, environnementale est essentiel. S’agissant de l’alimentation du bébé, le spécialiste recommande la mise au sein dans l’heure qui
Mois de la solidarité à Kayes : des consultations gratuites et 50 millions de FCFA de médicaments à Diamou

Kayes, 24 octobre (AMAP) Une trentaine de médecins, dont une vingtaine de spécialistes, ont été mobilisés, samedi à Diamou, pour une journée de consultations gratuites et de dons de médicaments au profit des populations de Diamou et de Logo, dans le cadre de la 31ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, a constaté l’AMAP. Le lancement des activités a été présidé par le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, en présence d’une forte délégation de responsables des services régionaux. À son arrivée, le gouverneur a rendu visite au chef de village et à deux doyens de Diamou. Initiée par le Syndicat national des pharmaciens du Mali (SYNAPHARM), l’opération vise à rapprocher les services de santé des populations et à améliorer leur accès aux soins. Selon son secrétaire général, Dr Seydou Coulibaly, cette initiative traduit la volonté des pharmaciens de placer la solidarité au cœur de leur engagement professionnel. «Elle témoigne également de notre volonté de rapprocher les services de santé des populations et de promouvoir une prise en charge digne, responsable et adaptée à leurs besoins», a-t-il déclaré. Il a rappelé que la santé constitue l’un des biens les plus précieux de l’être humain et une condition essentielle au développement individuel, familial et collectif. Pour cette opération, le SYNAPHARM a mobilisé un stock de médicaments évalué à près de 50 millions de FCFA. Des infirmiers, des sages-femmes et d’autres agents de santé ont également été mobilisés pour assurer les consultations et les soins. Des équipements médicaux de dernière génération sont mis à contribution pour améliorer la prise en charge des patients et soulager les familles bénéficiaires. Le gouverneur a souligné que le Mois de la solidarité constitue une occasion privilégiée de renforcer les liens de fraternité entre les Maliens et de soutenir les personnes les plus vulnérables. La délocalisation de certaines activités à Diamou répond, selon lui, à la volonté de rapprocher les actions de solidarité des populations qui en ont le plus besoin. Le Général de brigade Moussa Soumaré a salué l’engagement du bureau régional du SYNAPHARM, qui organise la troisième édition de cette opération, après celles de 2022 à Koniakary et de 2024 à Sadiola. Les populations de Diamou et de Logo se sont mobilisées en nombre pour bénéficier des consultations gratuites dans différentes spécialités médicales. OD/CMT (AMAP)
Gourma Rharous : lancement des journées locales de vaccination contre la poliomyélite

Gourma Rharous, 23 octobre 2026 (AMAP)– Le lancement officiel du deuxième passage des Journées locales de vaccination (JLV) contre la poliomyélite a eu lieu, vendredi, dans la famille Touré, au quartier Boya, à Rharous, chef-lieu du cercle. La cérémonie était présidée par le sous-préfet central, le capitaine Ousmane Coulibaly, représentant le préfet du cercle, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du deuxième adjoint au maire de la commune de Rharous, Souleymane Aguissa Maïga, du médecin-chef du district sanitaire, le Dr Bakary Traoré, et du chef de village, Abdou Chakour Touré. Le chef du service local du développement social et de l’économie solidaire (SLDSES), Aliou Abdoulaye Maïga, des représentants des partenaires techniques et financiers, notamment l’UNICEF et Terre des Hommes (TdH), ainsi que des forces de défense et de sécurité (FDS) ont également pris part à l’événement. Dans son intervention, le deuxième adjoint au maire a salué les efforts de l’État dans la lutte contre la poliomyélite. Il a souligné l’importance de la campagne pour protéger les enfants contre cette maladie invalidante et réaffirmé l’engagement des collectivités à accompagner les actions de santé publique. Présidant la cérémonie de lancement, le capitaine Ousmane Coulibaly a rappelé que la vaccination demeure le moyen le plus sûr et le plus efficace de protéger les enfants. Il a appelé les autorités administratives et communales, les leaders communautaires, coutumiers et religieux, ainsi que les parents, à s’impliquer pleinement pour assurer la réussite de la campagne dans l’ensemble du cercle. Le moment fort de la cérémonie a été l’administration symbolique de la première dose de vaccin à un nourrisson prénommé Agassoumane par le sous-préfet central. Le deuxième adjoint au maire, le chef de village et d’autres personnalités ont ensuite participé à ce geste symbolique. Prévue du 23 au 26 octobre 2026, la campagne cible les enfants âgés de 0 à 5 ans. Les équipes de vaccination sont déployées dans les différentes aires de santé du district sanitaire de Gourma Rharous. Elles interviendront selon une stratégie de proximité, combinant le porte-à-porte et les postes fixes et temporaires. MG/CMT (AMAP)
Sikasso : une conférence-débat sur les cancers du sein et du col de l’utérus

Sikasso, 22 octobre (AMAP)– Les autorités régionales de Sikasso ont organisé, jeudi dernier au gouvernorat, une conférence-débat sur les cancers du sein et du col de l’utérus, dans le cadre de la 31ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion et de la Semaine thématique de la Femme et de l’Enfant, a constaté l’AMAP. La rencontre était présidée par la gouverneure de la région, Kanté Marie Claire Dembélé, en présence de la représentante du préfet du cercle de Sikasso, Hawa M. Doumbia, de celle du maire de la commune urbaine, Ramatou Bagayogo, et du directeur régional du Développement social et de l’Économie solidaire, Brahima Kamanta. Des agents de santé, notamment des sages-femmes, ainsi que de nombreuses femmes de la Cité verte du Kénédougou ont également pris part à la rencontre. La gouverneure a souligné l’importance de la sensibilisation et du dépistage précoce de ces cancers. Elle a rappelé que la femme, pilier de la famille, doit être en bonne santé pour prendre soin des siens. Elle a invité les participantes à relayer les informations auprès des femmes absentes et exhorté les agents de santé à réserver un accueil chaleureux aux patients afin de contribuer à leur prise en charge. Le conférencier, le gynécologue du Centre de santé de référence (CSRéf) de Sikasso, le Dr Mahamadou Dembélé, a expliqué les signes, les facteurs de risque, les complications, les traitements et les moyens de prévention des deux maladies. Il a défini le cancer du sein comme une tumeur maligne qui se développe dans les tissus mammaires et le cancer du col de l’utérus comme une tumeur maligne qui se développe au niveau du col utérin. Le spécialiste a insisté sur l’importance du dépistage précoce et de l’autopalpation régulière des seins, notamment après les menstruations ou une fois par mois. Selon les données qu’il a présentées, le Mali a enregistré, en 2017, 419 cas de cancer du sein, dont 102 chez des femmes âgées de moins de 40 ans. À l’issue de la conférence, les participantes ont suivi avec intérêt les explications du spécialiste. Le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus se poursuit au CSRéf de Sikasso jusqu’à la fin du mois d’octobre et au-delà. MFD/CMT (AMAP)
Dioïla : lancement régional des activités de lavage des mains au savon

Dioïla, 21 octobre (AMAP)– Les activités de l’édition 2026 de la campagne de promotion du lavage des mains au savon ont été lancées, mercredi, dans la cour du groupe scolaire Badiè Togola de Dioïla, sous le thème «Soyez un héros du lavage des mains», a constaté l’AMAP. La cérémonie a regroupé des responsables de l’administration scolaire, des administrateurs civils, des agents des services techniques de la santé, des forces de défense et de sécurité ainsi que des élèves. Le premier adjoint au maire de Kaladougou, Soumaïla Coumaré, enseignant du secondaire, a souligné l’importance de ce geste simple et peu coûteux qui sauve des vies. Le représentant du gouverneur, Djinemoussa Diakité, conseiller aux affaires administratives et juridiques, a rappelé que le lavage des mains au savon contribue à prévenir plusieurs maladies, notamment les affections diarrhéiques et respiratoires, la poliomyélite, le trachome, la maladie à virus Ebola, la Covid-19 et certaines maladies de la peau. Il a invité les agents de santé, les femmes, les jeunes et l’ensemble de la population à adopter de meilleures habitudes d’hygiène. Des messages de sensibilisation affichés sur des banderoles rappelaient notamment la nécessité de se laver régulièrement les mains à l’eau potable et au savon, après les toilettes, avant de préparer les repas et de manger, ainsi qu’après avoir soigné un blessé ou un malade. La cérémonie a pris fin par des démonstrations pratiques de lavage des mains au savon. DF/CMT (AMAP)
Mali : l’APPSM lance ses activités pour renforcer la prévention de la Santé

Bamako, 20 Octobre 2026 (AMAP) L’Association pour la prévention et la promotion de la santé au Mali (APPSM) a officiellement lancé ses activités, mardi, au Palais des Sports de Bamako. La cérémonie s’est déroulée en présence du Dr Modibo Dianguina Soumaré, représentant du ministère de la Santé et du Développement social et de nombreux invités, a constaté l’AMAP. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de plusieurs défis sanitaires, notamment les maladies évitables, les difficultés d’accès à l’information sanitaire et les inégalités d’accès aux services de santé. L’association entend mobiliser les parties prenantes autour de sa mission de prévention et de promotion de la santé. Selon la directrice de l’APPSM, les difficultés d’accès aux soins recouvrent des réalités humaines auxquelles s’ajoutent l’insuffisance des infrastructures sanitaires, les contraintes économiques, les problèmes nutritionnels et les conséquences de la crise sécuritaire. Ces facteurs fragilisent davantage les populations les plus vulnérables. «Face à ces défis, mon association ne pouvait pas rester indifférente. La santé ne se résume pas à l’existence de structures sanitaires. Elle suppose également l’accès à une information de qualité, la prévention et l’éducation», a-t-elle déclaré. L’APPSM entend notamment placer les femmes et les jeunes au cœur du développement. «Notre ambition n’est pas de nous substituer aux structures sanitaires, mais de renforcer leur action et de rapprocher les communautés des services disponibles», a précisé la directrice. Pour le représentant du ministère de la Santé et du Développement social, la promotion de la santé ne relève pas uniquement des structures de soins. Elle concerne également les familles, les écoles et les communautés. Dr Modibo Dianguina Soumaré a souligné l’ampleur des défis sanitaires au Mali, qui nécessitent des réponses concertées, inclusives et adaptées aux réalités locales. Citant les données de l’Enquête démographique et de santé (EDS), il a indiqué que la mortalité maternelle s’élève à 325 décès pour 100.000 naissances vivantes, contre un objectif de 70 décès fixé par les Objectifs de développement durable (ODD). La mortalité néonatale atteint, quant à elle, 29 décès pour 1.000 naissances vivantes, alors que la cible des ODD est de 12 décès. «Nous avons du chemin à faire», a-t-il conclu. BT/CMT (AMAP)
Médecine traditionnelle : Plus de 400 thérapeutes seront formés lors de la SIMTA 2026

Bamako, 11 octobre (AMAP)– La Fédération malienne des associations des thérapeutes traditionnels et herboristes (FEMATH) prévoit de renforcer les capacités de plus de 400 thérapeutes traditionnels lors de la 12ᵉ édition de la Semaine internationale de la médecine traditionnelle en Afrique (SIMTA), prévue du 26 octobre au 1er novembre 2026, sur l’esplanade du Stade du 26-Mars de Bamako. Le président de la FEMATH, Ousmane Diarra, l’a annoncé samedi à son siège, à Médina-Coura, lors d’une conférence de presse de pré-lancement de l’événement. Placée sous le thème «Contribution de la médecine traditionnelle dans la souveraineté sanitaire au Mali», cette édition sera consacrée à la promotion des savoirs traditionnels, à la recherche scientifique et à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Les formations porteront notamment sur l’éthique professionnelle, les droits des patients, la protection des savoirs traditionnels, la santé de la reproduction et les bonnes pratiques d’utilisation des ressources médicinales. Le programme prévoit également des expositions, des rencontres professionnelles, des échanges scientifiques et des activités culturelles. Le président de la FEMATH, Ousmane Diarra, a souligné la nécessité de renforcer la collaboration entre les thérapeutes traditionnels, les chercheurs et les pouvoirs publics. Il a notamment évoqué les ministères chargés de la Santé et du Développement social, ainsi que de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, avec l’accompagnement de l’Institut national de recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelle (INRMPT). Créée en 2002, la FEMATH œuvre à la structuration et à la professionnalisation du secteur. À travers la SIMTA 2026. Elle entend promouvoir des pratiques responsables et renforcer les liens entre médecine traditionnelle et recherche scientifique, dans le respect des exigences de qualité et de sécurité des soins. La conférence s’est déroulée en présence du secrétaire de la Fédération, Toumani Diakité, de thérapeutes traditionnels et d’autres invités. MMD/CMT (AMAP)
