Médecine traditionnelle : Plus de 400 thérapeutes seront formés lors de la SIMTA 2026

Bamako, 11 octobre (AMAP)– La Fédération malienne des associations des thérapeutes traditionnels et herboristes (FEMATH) prévoit de renforcer les capacités de plus de 400 thérapeutes traditionnels lors de la 12ᵉ édition de la Semaine internationale de la médecine traditionnelle en Afrique (SIMTA), prévue du 26 octobre au 1er novembre 2026, sur l’esplanade du Stade du 26-Mars de Bamako. Le président de la FEMATH, Ousmane Diarra, l’a annoncé samedi à son siège, à Médina-Coura, lors d’une conférence de presse de pré-lancement de l’événement. Placée sous le thème «Contribution de la médecine traditionnelle dans la souveraineté sanitaire au Mali», cette édition sera consacrée à la promotion des savoirs traditionnels, à la recherche scientifique et à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Les formations porteront notamment sur l’éthique professionnelle, les droits des patients, la protection des savoirs traditionnels, la santé de la reproduction et les bonnes pratiques d’utilisation des ressources médicinales. Le programme prévoit également des expositions, des rencontres professionnelles, des échanges scientifiques et des activités culturelles. Le président de la FEMATH, Ousmane Diarra, a souligné la nécessité de renforcer la collaboration entre les thérapeutes traditionnels, les chercheurs et les pouvoirs publics. Il a notamment évoqué les ministères chargés de la Santé et du Développement social, ainsi que de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, avec l’accompagnement de l’Institut national de recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelle (INRMPT). Créée en 2002, la FEMATH œuvre à la structuration et à la professionnalisation du secteur. À travers la SIMTA 2026. Elle entend promouvoir des pratiques responsables et renforcer les liens entre médecine traditionnelle et recherche scientifique, dans le respect des exigences de qualité et de sécurité des soins. La conférence s’est déroulée en présence du secrétaire de la Fédération, Toumani Diakité, de thérapeutes traditionnels et d’autres invités. MMD/CMT (AMAP)
Kangaba : 12 d’enseignants formés au dépistage des troubles visuels chez les enfants en milieu scolaire

Kangaba, 10 octobre (AMAP) Une douzaine d’enseignants de Kangaba, dont huit du milieu rural et six du milieu urbain, ont été formés au dépistage des troubles visuels et à la prise en charge de l’acuité visuelle chez les enfants en milieu scolaire. L’atelier s’est tenu le vendredi 9 octobre 2026 au Centre de santé de référence (CSREF) de Kangaba, dans le cadre du projet «Santé oculaire inclusive» de Sightsavers, a constaté l’AMAP. Présidée par le médecin-chef du CSREF, Dr Moussa Sougané, la formation visait à renforcer les capacités des enseignants en matière de dépistage précoce des troubles de la réfraction et d’orientation des élèves vers les services de santé appropriés. Les enquêtes menées au Mali en 2023 et 2024 dans les régions de Ségou, Sikasso et Koulikoro ont mis en évidence des problèmes de santé oculaire. Chez les enfants, les troubles de la réfraction peuvent affecter l’apprentissage, la participation en classe et les performances scolaires. Un dépistage précoce permet de limiter les retards scolaires, l’amblyopie et d’autres complications évitables. Animée par l’assistant médical Zancouma Samaké, la formation a porté sur trois modules : la définition des concepts de base en santé oculaire, la mesure de l’acuité visuelle et les procédures de référence. Les participants ont notamment appris à utiliser l’échelle optométrique décimale pour mesurer l’acuité visuelle de loin, interpréter les résultats et orienter les élèves présentant des signes de troubles visuels. Ils ont également été formés au renseignement des outils de collecte et de remontée des données issues des écoles. À l’issue de l’atelier, les participants ont formulé une recommandation en faveur de la pérennisation de cette activité dans les établissements scolaires. Chacun a reçu une échelle optométrique décimale. SD/CMT (AMAP)
Santé : Le bilan lipidique ou bilan sanguin du cholestérol et triglycérides

Bamako, 6 octobre (AMAP) Apportés par l’alimentation, les lipides c’est-à-dire les graisses sont indispensables à l’organisme. Ils représentent 35 à 45% de notre apport énergétique quotidien. Mais s’ils sont en excès, ils augmentent le risque de maladies cardiovasculaires. D’où l’importance de faire un bilan lipidique. Ce bilan, selon notre spécialiste des médicaments, Dr Boubacar Alassane Oumar du laboratoire du CHU de Kati permet d’évaluer les différents lipides qui se trouvent dans l’organisme. Il précise que ces lipides sont retrouvés dans les aliments comme les matières grasses animales et végétales, les viandes et le fromage. Faire ce bilan pour contrôler son taux de cholestérol Faire ce bilan lipidique revient à contrôler son taux de cholestérol car il joue un rôle essentiel dans la production d’hormones et de la vitamine D. le cholestérol circule dans le sang sous deux formes distinctes en fonction du type de transporteur LDL-cholestérol « low density lipoprotein » ou lipoprotéines de basse densité et HDL- cholestérol « hight density lipoprotein » ou lipoprotéines de haute densité qui le véhicule. Ce bilan permet de mesurer les triglycérides qui représentent les graisses sucrées. Et de rechercher une anomalie des lipides dans le sang voire l’état du malade à travers ces taux lipidiques. Le bilan lipidique est aussi prescrit pour diagnostiquer les risques cardiovasculaires. Il est aussi demander pour faire le suivi du traitement d’un malade. Le bilan se fait par prélèvement sanguin à jeun Le bilan se fait par prélèvement sanguin à jeun sur les tubes secs. Après cette analyse les appareils donnent les taux exacts. D’après Dr Oumar, les taux se situent sur une fourchette. Alors quelles sont les valeurs normales d’un bilan lipides ? Le toubib dit que les valeurs normales diffèrent en fonction des risques cardiovasculaires de chaque patient mais en l’absence de tout risque ces taux sont considérés comme normaux : Cholestérol total inférieur à 2g/l, LDl-cholestérol inférieur à 1,6 g/l, HDL-cholestérol supérieur à 0,4 g/l, triglycéride inférieur à 1,5 g/l. En fonction des résultats, le médecin donnera un traitement préventif ou thérapeutique. Pour avoir un meilleur taux de cholestérol, le docteur recommande de faire une activité physique régulière, de privilégier les matières grasses de qualité et de réduire sa consommation d’alcool et de tabac. Aussi les femmes de plus 60 ans et les hommes de 50 ans et ceux qui ont des antécédents de maladie dans la famille doivent faire chaque année ou chaque 5 ans un bilan lipidique. Cette précaution est vitale pour décider d’un éventuel traitement ou suivi préventif. Fatoumata NAPHO
Médecine traditionnelle : « nous devons investir davantage dans la recherche et valoriser nos savoirs endogènes » dixit Pr Diarra

Bamako, 25 septembre (AMAP) Dans un entretien accordé à l’Agence Nationale de Presse du Mali, le directeur de l’Atelier Luban du Mali, Pr Boubacar Diarra, aborde les missions de la structure de coopération sino-malienne, créé en 2019, la formation aux pratiques de la médecine traditionnelle chinoise et les perspectives de valorisation scientifique des savoirs et plantes médicinales du Mali. Il plaide pour un renforcement de la recherche, de la formation et des infrastructures afin de faire de la médecine traditionnelle un levier de souveraineté sanitaire. Agence Nationale de Presse du Mali : Professeur, pouvez-vous nous présenter l’Atelier Luban du Mali et rappeler les principales raisons qui ont conduit à sa création ? Pr Boubacar Diarra : L’Atelier Luban du Mali est le seul Atelier Luban au monde dédié à la médecine traditionnelle. Il constitue une importante plateforme de coopération professionnelle sino-malienne dans ce domaine. Il propose aux apprenants maliens des formations théoriques et pratiques et favorise les échanges, la formation des talents et le partage des savoir-faire. Sa création s’inscrit dans une dynamique qui remonte aux premières années de l’indépendance du Mali. Notre pays avait déjà fait le choix de développer sa médecine traditionnelle, notamment avec la création d’un institut de recherche spécialisé, parmi les premières structures de ce type en Afrique. L’Atelier Luban répond ainsi au besoin de structurer la formation professionnelle, de renforcer les compétences et de favoriser le transfert d’expériences entre la Chine et le Mali, tout en créant un espace d’échanges entre les médecines traditionnelles chinoise et malienne. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles sont les principales formations dispensées au sein de l’Atelier Luban ? Pr Boubacar Diarra : Les formations portent notamment sur les fondements théoriques de la médecine traditionnelle chinoise, l’acupuncture, le massage Tuina, l’identification et la préparation des plantes médicinales, ainsi que le diagnostic et la prise en charge de certaines affections selon les approches de la médecine traditionnelle. Elles associent enseignements théoriques et exercices pratiques. L’objectif est de former des techniciens maliens qualifiés et de renforcer les capacités dans ce domaine. L’acupuncture peut notamment apporter une contribution dans la prise en charge de la douleur, qui constitue un véritable défi. Cette pratique existe d’ailleurs au Mali depuis les années 1960. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelle importance revêt la coopération sino-malienne dans le développement de l’Atelier Luban ? Pr Boubacar Diarra : Cette coopération constitue un pilier essentiel du développement de l’Atelier. Elle associe les structures compétentes des deux pays, ainsi que les universités maliennes et chinoises partenaires. La partie chinoise apporte notamment des enseignants, des programmes pédagogiques, des équipements et des ressources didactiques. Cette collaboration permet aux apprenants maliens de bénéficier de l’expérience accumulée par la Chine dans le domaine de la médecine traditionnelle. Elle favorise également le transfert de techniques et d’expériences, tout en encourageant le dialogue entre les savoirs médicaux traditionnels chinois et maliens. L’Agence Nationale de Presse du Mali : En quoi l’expérience chinoise peut-elle contribuer à la valorisation scientifique des savoirs et plantes médicinales du Mali ? Pr Boubacar Diarra : L’expérience chinoise peut nous inspirer dans plusieurs domaines, notamment la normalisation, la documentation et la conservation des connaissances traditionnelles. Les méthodes de recherche développées en Chine peuvent également contribuer à améliorer l’identification botanique, les études pharmacologiques et l’évaluation de la sécurité des plantes médicinales maliennes. Il faut aussi renforcer la formation de chercheurs et de techniciens capables de conduire ces travaux localement. Nous devons favoriser le dialogue entre médecine traditionnelle et médecine moderne, tout en préservant nos savoirs endogènes. La validation scientifique de certaines pratiques permettra de renforcer leur reconnaissance et de mieux encadrer leur utilisation. À terme, cette démarche peut contribuer au développement d’une véritable filière des plantes médicinales et à l’émergence d’une industrie pharmaceutique traditionnelle malienne. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quels sont vos principaux projets de recherche dans ce domaine ? Pr Boubacar Diarra : Nos travaux portent notamment sur l’inventaire des plantes médicinales maliennes, leur identification botanique et la documentation des savoir-faire traditionnels. Nous souhaitons également constituer une base de données sur ces ressources. Nous menons des études pharmacologiques et des évaluations de sécurité afin d’identifier les principes actifs, d’évaluer l’efficacité et la toxicité de certaines plantes et de déterminer celles qui présentent un potentiel de développement. Nous travaillons également sur la mise au point de produits à base de plantes médicinales maliennes, ainsi que sur la documentation et la validation scientifique des pratiques thérapeutiques traditionnelles. Enfin, nous voulons établir un lien étroit entre recherche et formation afin que les résultats obtenus puissent être intégrés aux programmes d’enseignement et contribuer au renforcement des compétences locales. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Comment se porte aujourd’hui la médecine traditionnelle malienne ? Pr Boubacar Diarra : Elle dispose d’un ancrage populaire très solide et constitue un complément important du système de santé. Le Mali possède une grande diversité de plantes médicinales et un riche patrimoine thérapeutique transmis de génération en génération. Cependant, plusieurs défis persistent. Une partie importante des savoirs est encore transmise oralement et demeure insuffisamment documentée. Le dispositif de formation doit être renforcé, tout comme la recherche scientifique sur l’efficacité et la sécurité des plantes médicinales. La fabrication des produits reste également, dans de nombreux cas, artisanale et le cadre normatif et réglementaire doit être consolidé. C’est pour répondre à ces défis que l’Atelier Luban entend contribuer, à travers la formation et la recherche, à une meilleure structuration et à une validation scientifique de la médecine traditionnelle malienne. L’Agence Malienne de Presse du Mali : Vous avez souligné l’importance de la diversité des plantes médicinales africaines. Que doit faire le Mali pour mieux positionner sa médecine traditionnelle sur le plan mondial ? Pr Boubacar Diarra : Le Mali possède une longue expérience dans le domaine. Depuis les premières années de l’indépendance, nous avons affirmé la nécessité d’intégrer la médecine traditionnelle au système de santé et mis en place des structures de recherche spécialisées. Nous devons aujourd’hui poursuivre cette dynamique en investissant davantage dans la
Santé: le Prurigo, une pathologie cutanée communément appelée « djiyèlèma» ou gnougou »

Bamako, 23 septembre (AMAP)Le prurigo est une maladie parasitaire ou tout simplement une allergie qui est due à des piqûres ou salive d’insectes. C’est une maladie qui est fréquente pendant l’hivernage. Pendant cette période, les eaux sales favorisent l’apparition des insectes. Pr Mamadou Gassama, dermatologue à l’hôpital dermatologique de Bamako dit que ces insectes piquent en générale les endroits exposés c’est-à-dire les membres inférieurs et les membres supérieurs. C’est ce qui va provoquer des lésions cliniques à ces parties du corps. Selon le dermatologue, le prurigo est très fréquent chez les enfants dont l’immunité est très faible. En dehors de l’hivernage, les caniveaux sales peuvent favoriser la survenue du prurigo. Il précise que ce n’est pas seulement chez les enfants, on peut rencontrer la maladie chez les adultes. Dans ce cas, il faut sous-entendre d’autres maladies sous-jacentes comme le diabète, le VIH-Sida. Chez la femme, le prurigo peut être physiologique. Et de préciser que chez certains adultes qui n’ont jamais été en contact avec les insectes, ils peuvent développer leur prurigo sans qu’il y ait un terrain d’immuno-dépression. Ici, le Pr Gassama affirme que c’est un sujet neuf (un étranger qui vient pour les vacances au pays). Par contre, si un natif contracte à nouveau la maladie à l’âge adulte, il faut s’inquiéter. Par contre il y a également des maladies sous-jacentes tels le diabète, le VIH, et d’autres maladies systémiques mais ça peut être physiologique chez la femme enceinte, car chez la femme enceinte on considère qu’il y’a une immunité très basse à cause de la grossesse ; si c’est la femme enceinte il n’y a pas de problème, car la grossesse explique cela. Mais en dehors de cette situation, si c’est chez les autres adultes il faut au moins voir la sérologie VIH car c’est signe annonciateur du VIH Sida. Comme se manifeste le prurigo ? Cliniquement le dermatologue souligne que la maladie se manifeste par le grattage qu’on appelle prurit. C’est un grattage au niveau des endroits qui ont subi des piqûres d’insecte. Par conséquent, ces piqûres vont donner une lésion élémentaire qu’on appelle « papule ». Il précise que le nombre de ces lésions élémentaires est variable (une dizaine ou une centaine) qui seront localisées sur les zones découvertes. Cette papule est surmontée de vésicule qu’on appelle séro-papule. Ensuite ces papules vont non seulement commencer à s’écraser mais aussi à suinter de l’eau. D’après le spécialiste ce suintement peut être source de surinfection en donnant des croûtes. Ce sont ces croûtes qui sont souvent des sources de surinfection bactériennes et la coloration devient jaunâtre qu’on appelle la coloration de la surinfection. Et s’il y’a une surinfection on peut trouver aussi des pustules c’est-à-dire des pues dans la peau. Cependant, le prurigo peut prendre tout le corps et dans ce cas, le prurigo devient généralisé surtout chez les adultes ou les personnes d’immuno déprimées. Ce qui amène le dermatologue à dire que le prurigo a différentes formes. Il y a le prurigo strophilus chez les enfants, le prurigo nodulaire ou chronique. Pr Gassama insiste sur le fait que c’est une maladie bénigne et non contagieuse. Sauf en cas de surinfection les bactéries qui viennent coloniser l’endroit, peuvent entrainer la fièvre, l’adénopathie ou autres. Traitement du prurigo Le traitement est basé sur le traitement curatif et le traitement préventif. Le traitement curatif est basé sur les antiparasitaires. Après avoir désinfecter l’endroit, il faut appliquer les antiparasitaires. En cas de surinfection on va donner des antibiotiques pour le traitement des infections bactériennes. Le traitement préventif est basé sur le port des habits en manche longue ou des pantalons pendant toute la nuit de 18h jusqu’à 7h du matin parc qu’il faut se protéger contre les piqûres des insectes. Chez les jeunes filles ou les femmes qui attachent les pagnes, le dermatologue leur conseille de porter les pantalons en dessous. Il insistera également sur le fait de dormir sous les moustiquaires imprégnées d’insecticides. Et d’ajouter qu’il faut au moins pulvériser les chambres, entretenir les jardins pour diminuer ces insectes. Fatoumata NAPHO (AMAP)
San : les acteurs locaux mobilisés contre la malnutrition

San, 17 septembre 2026 (AMAP)– Un atelier de plaidoyer pour la mise en place des Groupes de soutien aux activités de nutrition (GSAN) s’est tenu jeudi à la Préfecture de San, en vue de renforcer la mobilisation communautaire contre la malnutrition dans le cercle, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture était présidée par le 2ᵉ adjoint au préfet du cercle de San, Tianégué Diarra, en présence de représentants des légitimités traditionnelles, des services techniques, des agents de santé, de la Fédération locale des associations de santé communautaire (FELASCOM), de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (CAFO), de la jeunesse et du Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRADE). Les échanges ont porté sur le rôle, la composition et le fonctionnement des GSAN, ainsi que sur leur contribution à l’amélioration des pratiques nutritionnelles au sein des ménages, particulièrement en faveur des femmes enceintes, des femmes allaitantes et des enfants de moins de cinq ans. À l’issue des travaux, les participants ont réaffirmé leur engagement à accompagner la mise en place et le fonctionnement des GSAN dans les communes du cercle de San. NC/CMT (AMAP)
Tominian : World Vision renforce la prévention des catastrophes naturelles

Tominian, 17 septembre 2026 (AMAP)– Une journée de sensibilisation et de réflexion sur les risques liés aux catastrophes naturelles s’est tenue, le 15 septembre 2026, à la mairie de Tominian, à l’initiative du Projet NEXUS de l’ONG World Vision, en collaboration avec la municipalité, a constaté l’AMAP. La rencontre a réuni les autorités administratives et communales, les services techniques, les chefs de village, les leaders religieux ainsi que des représentants des femmes et des jeunes. Elle visait à renforcer les capacités des communautés face aux aléas climatiques et sanitaires. Les participants ont identifié plusieurs risques majeurs auxquels la commune est exposée, notamment les inondations, les sécheresses, les épidémies et les vents violents. Les échanges ont également porté sur la déforestation, la dégradation des sols liée aux carrières de banco, les mauvaises pratiques agricoles, l’occupation des zones inondables et l’insuffisance des canaux d’évacuation des eaux. À l’issue des travaux, les participants ont recommandé le respect des règles d’urbanisme, l’utilisation de variétés agricoles adaptées à la variabilité climatique et le développement des techniques de conservation des eaux et des sols. Ils ont également préconisé la mise en place d’un réseau inclusif d’alerte précoce reposant notamment sur les radios locales et les relais communautaires. Présidant la cérémonie d’ouverture, le deuxième adjoint au préfet du cercle de Tominian, Abdramane Sery, a estimé que cette journée constituait « une opportunité précieuse pour les communautés de mieux s’organiser, de comprendre leurs vulnérabilités et de prendre en main la protection de leur terroir ». Il a appelé les acteurs locaux à renforcer leur engagement collectif en faveur de la résilience de la commune. ST/CMT (AMAP)
Fana : un système solaire de plus de 100 millions de FCFA pour le CSRéf

Dioïla, 17 septembre (AMAP)– Le gouverneur de la région de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré, a inauguré, jeudi à Fana, un système photovoltaïque installé au Centre de santé de référence (CSRéf), d’une valeur de plus de 100 millions de FCFA, a constaté l’AMAP. Cette installation vise à améliorer l’alimentation électrique du CSRéf, confronté depuis plusieurs années à des délestages qui perturbaient le fonctionnement de certaines unités, notamment la prise en charge des urgences. Selon le médecin-chef, Dr Youssouf Samaké, le centre consacrait plus d’un million de FCFA par mois à l’achat de carburant pour faire fonctionner ses groupes électrogènes. «Toutes les unités du centre fonctionnent désormais de façon parfaite grâce à cette source d’énergie, ce qui améliore la performance et la qualité des prestations», a indiqué Dr Samaké. La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet de Fana, Dahirou Tapily, du maire de Guégnéka, Abdoulaye Coulibaly, des maires, des autorités coutumières et des responsables des structures sanitaires. Le représentant du donateur, Sadio Lah, a réaffirmé l’engagement de Mamadou Diassa Lah, Malien vivant à l’étranger, à accompagner les initiatives de développement au Mali. Il a promis de transmettre au donateur les nouvelles doléances formulées par les responsables locaux. Le gouverneur Kèba Sangaré a remercié le donateur au nom de l’État malien et lui a remis une lettre de remerciement par l’intermédiaire de son frère aîné, Sadio Lah. Il a ensuite procédé à la coupure du ruban, avant de visiter les différentes unités sanitaires du CSRéf. La réalisation de l’installation a été facilitée par Daba Coulibaly, natif de la localité, qui avait alerté le donateur sur les difficultés liées aux coupures d’électricité au sein du centre de santé. Avant la cérémonie, le gouverneur et sa délégation avaient rendu une visite de courtoisie aux autorités coutumières de Fana. DF/CMT (AMAP)
Polyclinique des armées de Kati : Le président Assimi Goïta inaugure les nouveaux services médico-techniques

Kati, 17 septembre (AMAP)- Le Président de la Transition, chef de l’État et chef suprême des Armées, le Général d’armée Assimi Goïta, a inauguré, jeudi, les nouveaux services médico-techniques de la Polyclinique des armées de Kati, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, du Président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw, et de plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, et le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra. Les travaux de rénovation, lancés en 2019 puis interrompus, ont été relancés et financés sur le budget national. Le nouveau plateau technique comprend un bloc d’urgences avec des salles de déchocage, des unités d’hospitalisation de courte durée (UHCD) et un service de réanimation. Il dispose également d’un bloc chirurgical comprenant trois salles d’opération, d’un service de stérilisation et d’un bloc d’imagerie médicale équipé notamment de radiologie numérique, de radiographie télécommandée, de mammographie, d’un scanner et d’un appareil d’IRM. L’infrastructure comprend aussi une centrale de production d’oxygène avec booster, un château d’eau de 20 m³, un transformateur électrique, une morgue, un poste de sécurité et un laboratoire rééquipé. Selon les responsables de la structure, ces équipements doivent renforcer la prise en charge des blessés de guerre et des patients civils et militaires. La ministre de la Santé et du Développement social a salué une réalisation permettant de renforcer l’offre de soins. Le ministre délégué à la Défense et les responsables de la chaîne de santé militaire ont, pour leur part, souligné son importance pour la prise en charge médicale des militaires, du théâtre des opérations aux soins spécialisés. Le directeur de la Polyclinique, le Médecin-Colonel Adama Kanté, a relevé le renforcement de l’autonomie technique de l’établissement. À l’issue de la cérémonie, le chef de l’État a rendu visite aux militaires blessés hospitalisés à la Polyclinique. SS/CMT (AMAP)
Kayes : une centaine de blouses offertes à l’hôpital Fousseyni N’Daou et à l’ORTM

Kayes, 11 septembre (AMAP) Une centaine de blouses médicales et d’équipements de travail ont été remis, vendredi 11 septembre, à l’hôpital Alfousseyni N’Daou et à la station régionale de l’ORTM de Kayes. La cérémonie s’est déroulée au gouvernorat sous la présidence du gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a constaté l’AMAP. Le don a été offert par l’entreprise Koné Création, qui a confectionné les blouses destinées aux deux structures. Des responsables administratifs, des Forces de défense et de sécurité, des représentants des forces vives de la Cité des Rails ainsi que les bénéficiaires ont pris part à la cérémonie. Le gouverneur Moussa Soumaré a salué l’initiative et invité les opérateurs économiques et les personnes de bonne volonté à multiplier les actions en faveur des services publics. Il a rappelé que le développement du Mali nécessite la contribution de tous, appelant les citoyens à soutenir, selon leurs moyens, les efforts de l’État dans les domaines du développement, de la souveraineté et de la sécurité. OD/CMT (AMAP)

