Santé: le Prurigo, une pathologie cutanée communément appelée « djiyèlèma» ou gnougou »

Bamako, 23 septembre (AMAP)Le prurigo est une maladie parasitaire ou tout simplement une allergie qui est due à des piqûres ou salive d’insectes. C’est une maladie qui est fréquente pendant l’hivernage. Pendant cette période, les eaux sales favorisent l’apparition des insectes. Pr Mamadou Gassama, dermatologue à l’hôpital dermatologique de Bamako dit que ces insectes piquent en générale les endroits exposés c’est-à-dire les membres inférieurs et les membres supérieurs. C’est ce qui va provoquer des lésions cliniques à ces parties du corps. Selon le dermatologue, le prurigo est très fréquent chez les enfants dont l’immunité est très faible. En dehors de l’hivernage, les caniveaux sales peuvent favoriser la survenue du prurigo. Il précise que ce n’est pas seulement chez les enfants, on peut rencontrer la maladie chez les adultes. Dans ce cas, il faut sous-entendre d’autres maladies sous-jacentes comme le diabète, le VIH-Sida. Chez la femme, le prurigo peut être physiologique. Et de préciser que chez certains adultes qui n’ont jamais été en contact avec les insectes, ils peuvent développer leur prurigo sans qu’il y ait un terrain d’immuno-dépression. Ici, le Pr Gassama affirme que c’est un sujet neuf (un étranger qui vient pour les vacances au pays). Par contre, si un natif contracte à nouveau la maladie à l’âge adulte, il faut s’inquiéter. Par contre il y a également des maladies sous-jacentes tels le diabète, le VIH, et d’autres maladies systémiques mais ça peut être physiologique chez la femme enceinte, car chez la femme enceinte on considère qu’il y’a une immunité très basse à cause de la grossesse ; si c’est la femme enceinte il n’y a pas de problème, car la grossesse explique cela. Mais en dehors de cette situation, si c’est chez les autres adultes il faut au moins voir la sérologie VIH car c’est signe annonciateur du VIH Sida. Comme se manifeste le prurigo ? Cliniquement le dermatologue souligne que la maladie se manifeste par le grattage qu’on appelle prurit. C’est un grattage au niveau des endroits qui ont subi des piqûres d’insecte. Par conséquent, ces piqûres vont donner une lésion élémentaire qu’on appelle « papule ». Il précise que le nombre de ces lésions élémentaires est variable (une dizaine ou une centaine) qui seront localisées sur les zones découvertes. Cette papule est surmontée de vésicule qu’on appelle séro-papule. Ensuite ces papules vont non seulement commencer à s’écraser mais aussi à suinter de l’eau. D’après le spécialiste ce suintement peut être source de surinfection en donnant des croûtes. Ce sont ces croûtes qui sont souvent des sources de surinfection bactériennes et la coloration devient jaunâtre qu’on appelle la coloration de la surinfection. Et s’il y’a une surinfection on peut trouver aussi des pustules c’est-à-dire des pues dans la peau. Cependant, le prurigo peut prendre tout le corps et dans ce cas, le prurigo devient généralisé surtout chez les adultes ou les personnes d’immuno déprimées. Ce qui amène le dermatologue à dire que le prurigo a différentes formes. Il y a le prurigo strophilus chez les enfants, le prurigo nodulaire ou chronique. Pr Gassama insiste sur le fait que c’est une maladie bénigne et non contagieuse. Sauf en cas de surinfection les bactéries qui viennent coloniser l’endroit, peuvent entrainer la fièvre, l’adénopathie ou autres. Traitement du prurigo Le traitement est basé sur le traitement curatif et le traitement préventif. Le traitement curatif est basé sur les antiparasitaires. Après avoir désinfecter l’endroit, il faut appliquer les antiparasitaires. En cas de surinfection on va donner des antibiotiques pour le traitement des infections bactériennes. Le traitement préventif est basé sur le port des habits en manche longue ou des pantalons pendant toute la nuit  de 18h jusqu’à 7h du matin parc qu’il faut se protéger contre les piqûres des insectes. Chez les jeunes filles ou les femmes qui attachent les pagnes, le dermatologue leur conseille de porter les pantalons en dessous. Il insistera également sur le fait de dormir sous les moustiquaires imprégnées d’insecticides. Et d’ajouter qu’il faut au moins pulvériser les chambres, entretenir les jardins pour diminuer  ces insectes. Fatoumata NAPHO (AMAP)

San : les acteurs locaux mobilisés contre la malnutrition

San, 17 septembre 2026 (AMAP)– Un atelier de plaidoyer pour la mise en place des Groupes de soutien aux activités de nutrition (GSAN) s’est tenu jeudi à la Préfecture de San, en vue de renforcer la mobilisation communautaire contre la malnutrition dans le cercle, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture était présidée par le 2ᵉ adjoint au préfet du cercle de San, Tianégué Diarra, en présence de représentants des légitimités traditionnelles, des services techniques, des agents de santé, de la Fédération locale des associations de santé communautaire (FELASCOM), de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (CAFO), de la jeunesse et du Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRADE). Les échanges ont porté sur le rôle, la composition et le fonctionnement des GSAN, ainsi que sur leur contribution à l’amélioration des pratiques nutritionnelles au sein des ménages, particulièrement en faveur des femmes enceintes, des femmes allaitantes et des enfants de moins de cinq ans. À l’issue des travaux, les participants ont réaffirmé leur engagement à accompagner la mise en place et le fonctionnement des GSAN dans les communes du cercle de San. NC/CMT (AMAP)

Tominian : World Vision renforce la prévention des catastrophes naturelles

Tominian, 17 septembre 2026 (AMAP)– Une journée de sensibilisation et de réflexion sur les risques liés aux catastrophes naturelles s’est tenue, le 15 septembre 2026, à la mairie de Tominian, à l’initiative du Projet NEXUS de l’ONG World Vision, en collaboration avec la municipalité, a constaté l’AMAP. La rencontre a réuni les autorités administratives et communales, les services techniques, les chefs de village, les leaders religieux ainsi que des représentants des femmes et des jeunes. Elle visait à renforcer les capacités des communautés face aux aléas climatiques et sanitaires. Les participants ont identifié plusieurs risques majeurs auxquels la commune est exposée, notamment les inondations, les sécheresses, les épidémies et les vents violents. Les échanges ont également porté sur la déforestation, la dégradation des sols liée aux carrières de banco, les mauvaises pratiques agricoles, l’occupation des zones inondables et l’insuffisance des canaux d’évacuation des eaux. À l’issue des travaux, les participants ont recommandé le respect des règles d’urbanisme, l’utilisation de variétés agricoles adaptées à la variabilité climatique et le développement des techniques de conservation des eaux et des sols. Ils ont également préconisé la mise en place d’un réseau inclusif d’alerte précoce reposant notamment sur les radios locales et les relais communautaires. Présidant la cérémonie d’ouverture, le deuxième adjoint au préfet du cercle de Tominian, Abdramane Sery, a estimé que cette journée constituait « une opportunité précieuse pour les communautés de mieux s’organiser, de comprendre leurs vulnérabilités et de prendre en main la protection de leur terroir ». Il a appelé les acteurs locaux à renforcer leur engagement collectif en faveur de la résilience de la commune. ST/CMT (AMAP)

Fana : un système solaire de plus de 100 millions de FCFA pour le CSRéf

Dioïla, 17 septembre (AMAP)– Le gouverneur de la région de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré, a inauguré, jeudi à Fana, un système photovoltaïque installé au Centre de santé de référence (CSRéf), d’une valeur de plus de 100 millions de FCFA, a constaté l’AMAP. Cette installation vise à améliorer l’alimentation électrique du CSRéf, confronté depuis plusieurs années à des délestages qui perturbaient le fonctionnement de certaines unités, notamment la prise en charge des urgences. Selon le médecin-chef, Dr Youssouf Samaké, le centre consacrait plus d’un million de FCFA par mois à l’achat de carburant pour faire fonctionner ses groupes électrogènes. «Toutes les unités du centre fonctionnent désormais de façon parfaite grâce à cette source d’énergie, ce qui améliore la performance et la qualité des prestations», a indiqué Dr Samaké. La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet de Fana, Dahirou Tapily, du maire de Guégnéka, Abdoulaye Coulibaly, des maires, des autorités coutumières et des responsables des structures sanitaires. Le représentant du donateur, Sadio Lah, a réaffirmé l’engagement de Mamadou Diassa Lah, Malien vivant à l’étranger, à accompagner les initiatives de développement au Mali. Il a promis de transmettre au donateur les nouvelles doléances formulées par les responsables locaux. Le gouverneur Kèba Sangaré a remercié le donateur au nom de l’État malien et lui a remis une lettre de remerciement par l’intermédiaire de son frère aîné, Sadio Lah. Il a ensuite procédé à la coupure du ruban, avant de visiter les différentes unités sanitaires du CSRéf. La réalisation de l’installation a été facilitée par Daba Coulibaly, natif de la localité, qui avait alerté le donateur sur les difficultés liées aux coupures d’électricité au sein du centre de santé. Avant la cérémonie, le gouverneur et sa délégation avaient rendu une visite de courtoisie aux autorités coutumières de Fana. DF/CMT (AMAP)

Polyclinique des armées de Kati : Le président Assimi Goïta inaugure les nouveaux services médico-techniques

Kati, 17 septembre (AMAP)- Le Président de la Transition, chef de l’État et chef suprême des Armées, le Général d’armée Assimi Goïta, a inauguré, jeudi, les nouveaux services médico-techniques de la Polyclinique des armées de Kati, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, du Président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw, et de plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, et le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra. Les travaux de rénovation, lancés en 2019 puis interrompus, ont été relancés et financés sur le budget national. Le nouveau plateau technique comprend un bloc d’urgences avec des salles de déchocage, des unités d’hospitalisation de courte durée (UHCD) et un service de réanimation. Il dispose également d’un bloc chirurgical comprenant trois salles d’opération, d’un service de stérilisation et d’un bloc d’imagerie médicale équipé notamment de radiologie numérique, de radiographie télécommandée, de mammographie, d’un scanner et d’un appareil d’IRM. L’infrastructure comprend aussi une centrale de production d’oxygène avec booster, un château d’eau de 20 m³, un transformateur électrique, une morgue, un poste de sécurité et un laboratoire rééquipé. Selon les responsables de la structure, ces équipements doivent renforcer la prise en charge des blessés de guerre et des patients civils et militaires. La ministre de la Santé et du Développement social a salué une réalisation permettant de renforcer l’offre de soins. Le ministre délégué à la Défense et les responsables de la chaîne de santé militaire ont, pour leur part, souligné son importance pour la prise en charge médicale des militaires, du théâtre des opérations aux soins spécialisés. Le directeur de la Polyclinique, le Médecin-Colonel Adama Kanté, a relevé le renforcement de l’autonomie technique de l’établissement. À l’issue de la cérémonie, le chef de l’État a rendu visite aux militaires blessés hospitalisés à la Polyclinique. SS/CMT (AMAP)

Kayes : une centaine de blouses offertes à l’hôpital Fousseyni N’Daou et à l’ORTM

Kayes, 11 septembre (AMAP) Une centaine de blouses médicales et d’équipements de travail ont été remis, vendredi 11 septembre, à l’hôpital Alfousseyni N’Daou et à la station régionale de l’ORTM de Kayes. La cérémonie s’est déroulée au gouvernorat sous la présidence du gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a constaté l’AMAP. Le don a été offert par l’entreprise Koné Création, qui a confectionné les blouses destinées aux deux structures. Des responsables administratifs, des Forces de défense et de sécurité, des représentants des forces vives de la Cité des Rails ainsi que les bénéficiaires ont pris part à la cérémonie. Le gouverneur Moussa Soumaré a salué l’initiative et invité les opérateurs économiques et les personnes de bonne volonté à multiplier les actions en faveur des services publics. Il a rappelé que le développement du Mali nécessite la contribution de tous, appelant les citoyens à soutenir, selon leurs moyens, les efforts de l’État dans les domaines du développement, de la souveraineté et de la sécurité. OD/CMT (AMAP)

Kangaba : l’AMM forme de jeunes animateurs au Coaching Territorial

Kangaba, 9 septembre (AMAP) L’Association des Municipalités du Mali (AMM) a organisé, les 7 et 8 septembre 2026 à Minidian, une session de formation d’une quinzaine de jeunes animateurs en Coaching Territorial, a constaté l’AMAP. Tenue dans la salle de délibération de la mairie de la commune rurale de Minidian, cette formation s’inscrit dans le cadre du Programme Animateur en Coaching Territorial (PACT), développé par le Département Coaching Territorial des Cités et Gouvernements Unis Locaux d’Afrique (CGLUA-Maroc). Selon le directeur des programmes de l’AMM, Boubacar Dramane Traoré, le PACT vise à accélérer les dynamiques de développement local, la participation citoyenne, la promotion du genre, le partenariat, la gouvernance et la décentralisation, à travers une approche participative et inclusive fondée sur les ressources et potentialités locales. Après des expériences dans les communes de Koulikoro, Tangadougou et Wassoulou-Balé, l’AMM a décidé, dans son plan d’action 2026, d’étendre le programme aux communes rurales de Minidian, dans le cercle de Kangaba, et du Méguetan, dans le cercle de Koulikoro. Durant les deux jours, les participants ont été formés sur le PACT, les défis et enjeux de la commune, le processus de décentralisation au Mali ainsi que les principes et objectifs du Coaching Territorial. Les échanges ont également porté sur la mobilisation des taxes et impôts rétrocédés de l’État, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL). Le Coaching Territorial vise à aider les collectivités à mieux identifier leurs ressources, renforcer la collaboration entre les acteurs et élaborer des solutions concrètes en faveur du développement local. À l’issue de la session, les participants ont recommandé à l’AMM de multiplier ces formations et d’étendre le PACT à d’autres communes du cercle. SD/CMT (AMAP)

Santé/Paludisme : le Mali au cœur d’un consortium international pour développer un traitement antipaludique à dose unique

Bamako, 1er septembre (AMAP) Le réseau WANECAM3, consortium de recherche réunissant onze partenaires issus de six pays africains et de quatre pays européens, annonce ce mardi le lancement de son troisième programme de recherche consacré au développement d’une nouvelle génération de traitements antipaludiques, avec la participation de l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, a appris l’AMAP de source officielle. Ce programme ambitieux, cofinancé par l’Union européenne dans le cadre de Global Health EDCTP3, le laboratoire Novartis et Medicines for Malaria Venture (MMV), vise à évaluer de nouveaux composés antipaludiques sans dérivés d’artémisinine dans le cadre d’essais cliniques de phase 2 et de phase 3. L’objectif central est de parvenir à un traitement curatif à dose unique contre le paludisme non compliqué, permettant de simplifier le traitement, d’améliorer l’observance thérapeutique et de lutter contre la résistance croissante aux médicaments antipaludiques en Afrique. Le Professeur Abdoulaye Djimdé, responsable scientifique malien de WANECAM3, souligne l’urgence de la démarche : la menace croissante de la résistance aux antipaludiques exige une action immédiate pour protéger les acquis engrangés dans la lutte contre la maladie. Si les résultats des essais cliniques sont concluants, ces nouveaux traitements pourraient transformer la prise en charge de millions de patients à travers le continent africain. KD/CMT (AMAP)

Santé/WANECAM3 : la résistance aux antipaludiques, menace majeure qui justifie une nouvelle génération de médicaments

Bamako, 1er septembre (AMAP)– La résistance croissante aux médicaments antipaludiques constitue une menace majeure pour les efforts de contrôle et d’élimination du paludisme en Afrique, justifiant le lancement ce mardi du programme WANECAM3 dédié au développement de nouvelles options thérapeutiques, a annoncé le consortium dans un communiqué. Les traitements antipaludiques actuellement recommandés nécessitent plusieurs prises pour guérir l’infection. Dans les contextes où l’accès aux soins de santé reste limité, cette contrainte réduit l’observance thérapeutique, compromet l’efficacité pour les patients et accélère le développement des résistances. WANECAM3 entend y répondre en évaluant plusieurs candidats médicaments prometteurs sans dérivés d’artémisinine, susceptibles de guérir le paludisme non compliqué en une seule dose. Le consortium rassemble des équipes de recherche africaines au Burkina Faso, au Gabon, au Kenya, au Mali et en Ouganda. Il renforcera également les capacités et le leadership africain dans la recherche clinique, avec la participation de partenaires éthiopiens à des activités spécifiques de renforcement des compétences. KD/CMT (AMAP)

Santé/Mali : le Professeur Abdoulaye Djimdé, responsable scientifique du consortium antipaludique WANECAM3

Bamako, 1er septembre (AMAP) Le Professeur Abdoulaye Djimdé, chercheur malien de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé, a été désigné mardi responsable scientifique du consortium international WANECAM3, programme de recherche dédié au développement de traitements antipaludiques de nouvelle génération lancé ce 1er septembre 2026, a appris l’AMAP des sources proches du consortium. S’exprimant à l’occasion du lancement, le Professeur Djimdé a souligné que WANECAM3 offre une occasion unique de développer la prochaine génération de médicaments antipaludiques, avec l’ambition de parvenir à un traitement curatif à dose unique contre le paludisme non compliqué. Il a insisté sur l’urgence d’agir face à la menace de la résistance aux antipaludiques, qui risque de compromettre les progrès réalisés dans la lutte contre cette maladie qui tue chaque année des centaines de milliers de personnes en Afrique. L’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako fait partie des onze partenaires du consortium, aux côtés d’institutions de recherche du Burkina Faso, du Gabon, du Kenya, de l’Ouganda et de plusieurs universités et laboratoires européens dont Novartis et Medicines for Malaria Venture. KD/CMT (AMAP)