Quinté+ du samedi 07 décembre 2019 à Vincennes, 3eme course, Prix d’Hautefort
16-partants-Course Européenne – Attelé – Mâles – Course C – 58.000 € – 2.100 mètres – Grande piste – Départ à l’autostart – Corde à gauche – Terrain bon pour chevaux entiers et hongres de 7 à 10 ans inclus. Liste des partants Nous sommes dans le temple du trot ce samedi l’occasion du prix d’Hautefort disputé sur le parcours rapide de 2100 m avec départ à l’auto-Start. C’est une course de trot attelée qui s’annonce difficile à déchiffrer compte tenue de la qualité des concurrents en présence. Gros rapport en vue. 1-BAMBINO DU PRE Dans l’ensemble, il gagne plutôt bien sa vie. Bien sûr, il a été aux abonnés absents lors de sa plus récente tentative mais il a quand même trotté sur un drôle de pied en cette occasion. Ici, le lot sera un petit peu moins relevé mais il va devoir affronter les cadets. 2-BIG HEADACHE En voilà encore un qui se défend relativement bien depuis plusieurs mois. Maintenant, nous commençons à avoir un sérieux doute sur sa condition physique car, il a été totalement incapable de faire parler de lui en bien ces dernières semaines. Nous avons donc besoin qu’il nous rassure. 3-ALTIUS FORTIS Bien sûr, il reste quand même beaucoup plus à son affaire sur les pistes plates mais il découvre ici un engagement véritablement superbe. Dernièrement, il a beaucoup mieux couru que ne l’indique son classement brut car il a tout simplement réalisé son meilleur chrono. 4-CASTING DE CHENU Depuis le début de l’année, il est véritablement calamiteux. Lors de ses trois plus récentes tentative, il n’a pas été à la hauteur. Bien sûr il vient juste d’effectuer sa course de rentrée et côté condition physique, il est loin d’être à son meilleur niveau. Nous allons le regarder courir. 5-CANULAR Il a eu un très bon passage durant l’été mais depuis quelques semaines, n’est plus capable de faire parler de lui en bien. Attention toutefois car le 25 novembre dernier, il n’a pas été spécialement chanceux dans la phase finale. Il tentera ici d’accrocher un strapontin. 6-CHARLY DE L’AUNAY Il a relativement peu couru cette saison et vient juste d’effectuer sa course de rentrée. Il est loin, encore très loin de son meilleur niveau et bien entendu, il est logique dans cette épreuve de lui préférer d’autres concurrents. Ce ne sera tout simplement qu’un simple outsider. 7-CRUSOE D’ANAMA Il a fait preuve tout au long de la saison d’une assez belle régularité. Il a cependant connu un léger passage à vide il y a quelques semaines mais petit à petit, tout est en train de rentrer dans l’ordre. Lors de ses deux dernières courses, il a été très entreprenant et peut ici encore bien faire. 8-VARCOROSO C’est une de ses dernières courses. Il est atteint par la limite d’âge et bien entendu, commence à tirer la langue. Pire, actuellement, il marche un tantinet sur sa barbe. Face aux jeunes, sa tâche ne sera pas une partie de plaisir. En clair, nous allons nous passer de lui. 9-BRYSSEL Il n’a véritablement pas fait dans la dentelle le 21 novembre dernier, se montrant très facilement le plus fort dans la phase finale. Ici, il sera encore plus redoutable dans la mesure où il va retrouver une courte distance qui lui convient magnifiquement bien. En clair il va doubler la mise. 10-BE COOL D’EB Il a passé le poteau en tête en plusieurs occasions cette année. Dernièrement, dans une épreuve d’un très bon niveau, il s’est désuni aux abords du poteau alors qu’il était assuré de la quatrième place. Il n’est pas incapable ici de venir brouiller les cartes à une jolie cote. 11-ARAMIS DEIHA Plus rien ne va pour lui depuis plusieurs semaines. Il a été totalement incapable de faire parler de lui en bien en province et ce n’est pas en montant à l’assaut de la capitale que cela va être plus profitable. Bien entendu, nous ne pouvons absolument pas ici le recommander chaudement. 12-CHARME DE STAR Bien entendu, il n’a pas encore les gains en rapport avec sa qualité. Il a très bien tenu sa partie le 12 novembre sur la piste de Bordeaux et doit pouvoir ici jouer un rôle très intéressant même en partant en deuxième ligne derrière les ailes de la voiture. Bon outsider. 13-CALIU DES BOSC En ce moment, il carbure tout simplement au super. Il s’est montré le plus fort le 31 octobre et dernièrement, sur le parcours qui nous intéresse aujourd’hui, il n’a pas fait dans la dentelle en se montrant le plus fort dans la phase finale. Il peut réussir la passe de trois c’est évident. 14-CLYDE DE LA ROCHE Depuis le début de l’année, il fait ce qu’il peut mais force est quand même de constater que cela commence à devenir un tantinet compliqué. Inexistant dernièrement, il avait auparavant causé une énorme surprise sur le tourniquet de Cabourg. Là, ce sera une autre paire de manches. 15-BALZAC DU CHATELET Autant le dire tout de suite, il ne nous emballe pas des masses celui-là. En effet, à l’attelage, il a toujours été incapable de mettre un pied devant l’autre. Par contre sous la selle, il est véritablement doué. C’est pour cela que nous allons attendre de le retrouver avec l’homme sur le dos. 16-BEL AIR Pas facile de lui voir ici la moindre chance. Toutes ses plus récentes tentatives sont franchement mauvaises. Dans de telles conditions, il est logique de lui préférer d’autres concurrents. En plus, l’engagement du jour n’est véritablement pas un modèle du genre. Simple outsider. PROPOSITIONS 9 BRYSSEL SWE 13 CALIU DES BOSC 7 CRUSOÉ D’ANAMA 1 BAMBINO DU PRÉ 3 ALTIUS FORTIS 5 CANULAR 6 CHARLY DE L’AUNAY 12 CHARME DE STAR INCONTOURNABLES 9-13- 12- 5-7- 1- 10 -6 MEFIANCE AOUTSTYPES LES COTES DE ID 6-3-11-14 4-8-15-16 9-1-13-5-7-10-12 TICKETS SECRETS 9-1-7-13-2 9-1-7-13-10 9-1-7-13-3 9-1-7-13-14 9-1-7-13-6 9-1-7-13-11 9-1-7-13-5 9-1-7-13-15 9-1-7-13-8 9-1-7-13-16
Barouéli : Le projet de résilience inclusive et durable des agriculteurs et des pasteurs en discussions
Barouéli, 6 décembre (AMAP) Les travaux du cadre de plaidoyer du Projet de résilience inclusive et durable des agriculteurs et des pasteurs (RIDAP), ont pris fin mercredi à Barouéli, sous la présidence de l’adjoint au Préfet de Cercle, Lassine Namou, a constaté l’AMAP. Le cadre de plaidoyer regroupe l’administration, les services techniques du monde rural, les organisations paysannes pour l’amélioration de la résilience et l’accès équitable aux ressources naturelles des agriculteurs et pasteurs vulnérables afin de parvenir à une solution durable à l’insécurité alimentaire. L’objectif de la rencontre était de faire l’état des lieux de l’évolution du cadre par la revue des activités du plan d’action de l’année 2019. Depuis la mise en place du cadre de plaidoyer en mai 2019, certaines activités ont été réalisées, à savoir la facilitation de l’accès au financement des femmes auprès des institutions de micro-finances, la sensibilisation des acteurs hostiles au changement de comportement, la mise en place de Comité d’Appui aux Femmes (CAF). Le renforcement des capacités des organisations paysannes sur la vie associative selon l’acte uniforme de l’OHADA, sur les techniques de production maraichère, en technique d’élevage, les techniques de transformation et de gestion des ressources naturelle et celle des conflits liés au foncier notamment à Nougoula et Sougoun Bamanan, a été également réalisé. Le projet RIDAP, financé par DANIDA de CARE Danemark à travers CARE International Mali, est mis en œuvre par trois de ses partenaires, à savoir AMAPROS, ODI-Sahel et TASSAGHT sur la période allant de 2018 à 2021 dans les cercles de Ségou, Macina et Barouéli. JC/KM (AMAP)
Tenue de la 45ème session ordinaire du Conseil d’administration de l’ORTM
Bamako, 6 décembre (AMAP) Le Ministre de la Communication, Chargé des relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, a présidé ce vendredi, la cérémonie d’ouverture de la 45eme session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Office de Radiotélévision du Mali (ORTM), a constaté l’AMAP. Les administrateurs vont examiner les projets de budget 2020, le Programme d’activités 2020 et le projet de grilles Radio et Télévision 2020, avant de les adopter. « Faisons de l’année qui s’annonce, l’année du défi de faire de l’ORTM, la première source d’information et de référence de tous les médias, d’ici et d’ailleurs, qui veulent s’informer sur le Mali, sur sa vie politique, sa culture, son économie, ses opportunités de création d’emplois, ses réussites, son Armée et sa sécurité, certes dans la langue officielle du pays, mais aussi et surtout dans nos langues nationales plus accessibles à nos concitoyens du Mali et de la sous-région. C’est possible et nous le pouvons, et je vous y engage », a déclaré le Ministre Sangaré. KM (AMAP)
Ouverture des travaux de la 18e conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’OMVS, samedi à Bamako
Bamako, 6 décembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de la 18ème conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), sera présidée samedi à Bamako, par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, en présence de ses pairs des pays membres de l’organisation sous régionale, a appris l’AMAP de source officielle. Le Haut-commissaire, le Malien Ahmed Diane Semega et les responsables des différentes sociétés de gestion, vont soumettre aux décideurs les grands chantiers à court et moyen termes dont l’un des projets phares en cours est le Système intégré de transport multimodal (Sitram). Les composantes routes de ce projet concernent la réalisation des voies d’accès du barrage de Manantali, de liaison Diama-Rosso, Labé-Tougué-Dinguiraye-Siguiri, et Tougué-Koukoutamba. Son volet le plus important est la navigabilité pérenne du fleuve Sénégal sur 905 km de Saint-Louis du Sénégal et Ambidedi au Mali, dont la signature de convention avec le géant indien AFCONS pour la réalisation des travaux, s’est déroulée le 11 octobre dernier. L’autre dossier qui sera soumis aux Chefs d’Etat et de Gouvernement est l’augmentation des capacités énergétiques avec notamment le barrage hydroélectrique de Gouina d’une capacité de 140 MW, en cours de réalisation. L’OMVS qui est un organisme inter-États regroupant le Mali, le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée, a été créée en mars 1972 dans le but de favoriser un développement intégré et coordonné du bassin du fleuve. L’organisation intervient dans la valorisation des ressources énergétiques du bassin, le développement d’un système de transport intégré basé sur la navigation fluviale, la préservation des ressources en eau et de l’environnement, et dans l’appui au développement local (pêche, alimentation en eau potable, agriculture irriguée). CMT/KM (AMAP)
Gaz butane: Pénurie en vue sur le marché
Par Ahmadou CISSÉ et Oumar DIAKITE Bamako, 06 décembre (AMAP) Au fin fond de la zone industrielle de Banankabougou, en Commune IV, à l’opposé du Stade du 26 mars », une grande cour sur plusieurs milliers de mètres carrés. A l’entrée principale, un panneau mentionne « Sodigaz », la première société privée de distribution de gaz butane s’est, confortablement, installée là. Sur cette aire, les bombonnes de gaz font une montagne. Toutes vides. En face, les installations de remplissage des bombonnes sont liées à de grosses cuves. Curieusement, ce lieu de travail, habituellement, brouillant et bruyant par la manipulation des bombonnes de gaz et le mouvement des camionnettes, est vide et calme, ce lundi, début décembre, à notre passage. Pour cause, les cuves sont vides. De sa fenêtre, Oudiary Diawara, le gérant, prend son mal en patience. Il se laisse consoler par la vue imprenable sur le parking de gros porteurs des cours voisines. Il tourne en rond dans son bureau situé à gauche et au-dessus des ateliers. « Comme vous pouvez le constater, nous sommes en arrêt de travail. Nous n’avons plus de gaz. Les partenaires nous exigent du cash », explique le distributeur de gaz, à bout de nerfs. Pourquoi n’avez-vous pas de cash ? A cette question, il répond sec: « Eh bien, parce que l’Etat nous doit beaucoup d’argent et il ne nous paye pas, depuis plus d’une année ». Comme lui, la quasi-totalité des sociétés de gaz sont au ralenti. Un retard de paiement de la subvention de plus de 6 milliards grève les comptes des sociétés de distribution qui vont manquer de quoi renouveler leur stock.La subvention qui leur permettait de respecter leurs engagements avec leurs fournisseurs n’est pas au rendez-vous. Le Trésor public est trop sollicité. Le pays traverse, en effet, un temps orageux du fait de crises multidimensionnelles. Fatouma est une femme de ménage dans une des nombreuses familles nucléaires de Bamako. Elle dit vivre avec son époux et leurs trois enfants: Maman, Michou et Junior, le dernier de 6 ans. La jeune femme a 36 ans. Elle est mariée dans un quartier populaire de Bamako, Sogoninko. Elle habite non loin de la célèbre gare routière, « Autogare », réputée être un nid de petits bandits et un terrain de chasse de la police de proximité. En lieu et place du gaz butane que la ménagère vient chercher, en ce jour ensoleillé de fin d’année, la dame, depuis ses 18 ans révolus, a toujours fait sa cuisine avec le charbon de bois. « Depuis quelques années, j’ai arrêté l’utilisation abusive du charbon. Il coûte de plus en plus cher », explique la jeune femme qui repart de la gare routière avec une bonbonne de gaz rechargée. « Au départ, j’ai toujours cru que le gaz est une affaire de nantis. En réalité, je me trompais. Le gaz est plus économique que le charbon, à mon avis », poursuit Fatouma. C’est vrai, confirme Oudiary Diawara, gérant de Sodigaz et président du Regroupement des opérateurs gaziers. « Même en haut lieu, on pense que le gaz est une affaire de nantis. C’est totalement erroné. Les études démontrent que le gaz permet à nos ménages de faires des économies substantielles », explique l’opérateur.. TOTAL S’EN VA –L’utilisation du gaz butane peine à s’installer dans les habitudes et atteindre sa vitesse de croisière au Mali. Les ménages ne s’habituent pas encore à la cuisine avec le gaz. Le charbon et le bois demeurent les combustibles favoris. Dans un esprit volontariste, les autorités publiques ont libéralisé le secteur du gaz pour inciter les investisseurs à importer ce combustible. Double objectifs : préserver les forêts et améliorer les conditions de vie dans les foyers. Au fil des ans, sept sociétés de distribution de gaz butane se sont installées à Bamako et environ. Sodigaz a été le premier à se jeter à l’eau. Suivirent Sigaz, Coumba gaz, Kama gaz, Fasogaz, Dilli gaz, Bama gaz et MG gaz. Quelques multinationales se sont essayées à la commercialisation du gaz butane. La dernière en date à jeter l’éponge est Total. Le président des opérateurs gaziers pointe un doigt accusateur sur le Gouvernement qui ne respecte pas ses engagements de paiement des factures. En effet, depuis 1982, ce produit est largement subventionné par l’Etat pour encourager les populations à abandonner le charbon et le bois. De nos forêts, il ne reste plus grand-chose. Depuis 1982, une fois l’an, les factures déposées par les sociétés sont payées. Constatant leur fonds de commerce bloqué dans les caisses de l’Etat, les multinationales se sont retirées du secteur. Seuls les privés nationaux se battent, comme ils peuvent, pour garder leurs sociétés en vie. Le Mali étant en guerre, les fournisseurs du gaz à l’étranger exigent des opérations de payer cash, avant d’enlever le gaz de leurs dépôts. C’est le cas au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire. « Le retard de paiement de la facture de subvention de la part du ministère de l’Economie et des Finances a mis en péril nos activités », se plaint Oudiary Dawara. Les arriérés de factures des opérateurs, au 30 octobre 2019, atteignent 6.500.000.000 de Fcfa. « Nous avons bénéficié de l’accompagnement du Fonds européen de développement (FED) pendant 3 ans », se souvient le président des opérateurs gaziers du Mali. « Au début, les pouvoirs publics ont honoré leurs engagements. Ces dernières années, nous avons, malheureusement, remarqué que de sérieuses difficultés persistent dans le règlement des factures », poursuit-il. En matière d’utilisation du gaz butane dans les foyers, le Mali n’occupe pas un rang glorieux. Dans la sous-région, on arrive très loin après la Côte d’Ivoire (250 000 T/an), le Sénégal (160 000 T/an), le Burkina Faso (100 000 T/an) et la Mauritanie (70 000 T/an). Le Mali consomme, à peine, 20 000 tonnes par an. Il faut avouer que le gaz est mal vendu aux ménages. Et La communication autour de l’abandon du charbon est timide. PAS D’ARGENT – Hamadoun Oumar Touré, Directeur de l’énergie domestique à l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (AMADER), au cœur du dossier
Histoire contemporaine du Mali : Un nouveau livre éclaire la dynamique de construction de l’Etat-Nation
Bamako, 05 décembre (AMAP) Des historiens maliens, avec des collègues d’autres disciplines des sciences sociales, ont tenté de faire redécouvrir la dynamique de la construction de la Nation malienne, dans un ouvrage intitulé : « Histoire contemporaine du Mali : contribution à la redécouverte de la dynamique de construction de l’Etat-Nation », sous la coordination du Pr Doulaye Konaté. Les auteurs, qui se sont appropriés le dicton du Pr Zoseph Ki Zerbo selon lequel, « On ne peut pas vivre avec la mémoire d’autrui », traitent des sujets comme la conquête coloniale, la naissance du Mali : de la fédération du Mali à la proclamation de l’indépendance, l’évolution politique, institutionnelle et socioéconomique du Mali : de la première République à la crise politique institutionnelle de 2012, population ressources et conflits, les femmes et jeunes, cultures, arts, sport et intégration nationale, rôle de l’institution scolaire dans l’Education du Mali moderne , le fait religieux et la problématique de l’intégration nationale. Le représentant résident/FES de Friedrich Ebert Stiftung, Philipp Goldberg, a indiqué que l’histoire n’est pas un domaine d’intervention classique. Mais en tant qu’observateur de la scène sociopolitique malienne, il a estimé qu’il était important d’accorder une place à « l’Histoire contemporaine du Mali » dans les débats sur le « vivre ensemble » et « l’intégration nationale » dans le cadre de la résolution de la crise multidimensionnelle à laquelle le Mali fait face. Le Pr Doulaye Konaté a, pour sa part, souligné qu’ils ont jugé nécessaire de revenir sur les choses qui sont censées être connues, mais ne le sont pas, en fait, par exemple, comment notre pays s’est constitué comme Nation. A ce propos, le Pr Konaté a expliqué la nation comme « les populations d’un pays qui, au-delà de leurs diversités, choisissent de vivre ensemble et ont conscience d’appartenir à une même communauté ». Pour sa part, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Drissa Diallo, qui a présidé la cérémonie de présentation de cet ouvrage, a indiqué qu’il est important de prendre connaissance de cet ouvrage pour avoir plus d’information sur l’histoire de notre pays et surtout principalement dans la conception de la mise en place de la Nation malienne. SST/MD (AMAP)
Ligue des oulémas, prêcheurs et imams du Sahel : Un guide des bonnes pratiques contre l’extrémisme violent
Bamako, 05 décembre (AMAP) Un atelier sur le thème : « Guide des bonnes pratiques de l’enseignement religieux en vue de prévenir la radicalisation et l’extrémisme violent », s’est ouvert, mercredi, à Bamako, la capitale malienne, sous l’égide de la Ligue des oulémas, prêcheurs et imams du Sahel (LOPIS), a constaté l’AMAP. La LOPIS, dont l’une des grandes préoccupations est la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, entend, ainsi apporter sa contribution à la prévention de ces fléaux. Cette rencontre de deux jours vise à annoncer, officiellement, la publication du guide des bonnes pratiques de l’enseignement religieux et sa mise à la disponibilité des formateurs, comme outil de référence. Ce manuel permettra d’optimiser et rehausser la qualité de l’enseignement de l’éducation religieuse dans les écoles. Dans ce guide, on trouve le chapitre lié aux concepts et à la terminologie, les valeurs et l’éthique et un chapitre lié aux sujets polémiques. Quelques points abordés, dans ce dernier chapitre, sont notamment la relation des musulmans avec les non musulmans et le Djihad entre la vocation licite et la déviation idéologique. Le représentant pays de la LOPIS, Alpha Da Kounta, a indiqué que cet atelier s’inscrit dans la continuité de l’action entreprise par la Ligue lors des 6è et 10è ateliers tenus, respectivement, en juillet 2017 et en septembre 2019, à Nouakchott, en Mauritanie. « Lors de ces rencontres, a-t-il précisé, les membres du bureau exécutif se sont mis d’accord sur les principaux axes et thèmes du guide des bonnes pratiques afin de prémunir les jeunes de la radicalisation et de l’extrémisme violent ». Selon Alpha Da Kounta, ce document, qui est le premier guide religieux contre l’extrémisme, constitue une étape opérationnelle décisive pour la Ligue, depuis sa création en 2013. Il a affirmé que la menace de l’extrémisme violent progresse, à travers l’altération de la foi, par moyens peu orthodoxes. Pour lui, la LOPIS a été créée en vue de combattre cette idéologie barbare par le discours religieux fondé sur l’amour, la tolérance à partir de vrais préceptes de l’islam. Le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Omar Hass Diallo, qui a présidé la cérémonie, a rendu hommage à la Ligue pour avoir porté le choix sur le Mali pour abriter cet évènement. Parlant du guide des bonnes pratiques, il a dit que ce document « servira de bouclier pour la jeunesse pour lutter contre toute forme de radicalisation, d’emballement qui se fait au nom de l’islam ». Le ministre a insisté sur la fragilité de la jeunesse face à ces fléaux. « Si les religieux intellectuels portent leur dévolu sur une frange de la population qui est le levain de la paix, dans nos pays, cela permettra, à coup sûr, à moyen et à long terme, d’avoir une jeunesse éclairée dans ce qui fait le vrai fondement de l’islam », s’est-il réjoui, exhortant les membres de la Ligue « à aller à la riposte doctrinale contre le discours de la violence dans les mosquées, les familles et autres lieux de culte ». En outre, Thierno Amadou Omar Hass Diallo a déploré les actes barbares auxquels se livrent les terroristes, au nom de l’islam qui est une religion de tolérance et de générosité. Pour lui, il faut bannir ces actes antireligieux qui constituent un détournement de l’effort de développement pour permettre à nos Etats de construire un nombre important d’écoles, d’hôpitaux de routes et d’emplois. L’ouverture de cet atelier s’est déroulée en présence du président de la LOPIS, Ahmad Mortallah, des leaders religieux du Mali et de plusieurs pays, notamment l’Algérie, le Burkina Faso et la Mauritanie. MDD/MD (AMAP)
Dialogue national inclusif : Participation possible de la CMA et de la Plateforme (communiqué)
Bamako, 05 décembre (AMAP) La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme n’ont pas d’objection « à un éventuel retour au Dialogue national inclusif » et demandent la «création dans les meilleurs délais d’un cadre approprié pour discuter sérieusement des modalités de leur future participation à cette étape du processus», a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué conjoint, en date du 3 décembre 2019, la CMA et la Plateforme, renouvellent, cependant, « au président de la République et au Triumvirat que toute discussion relative à la relecture de l’accord doit se faire conformément aux dispositions de l’article 65 qui stipule : «Les dispositions du présent accord et de ses annexes ne peuvent être modifiées qu’avec le consentement express de toutes les parties signataires du présent accord et après avis du comité de suivi». La CMA et la Plateforme, déclarent avoir « pris acte du discours du président de la République à l’occasion de son adresse à la nation le samedi 30 novembre 2019 » dans lequel il invite les deux parties à reprendre leur participation aux travaux du Dialogue national inclusif». Elles indiquent, également, avoir pris acte de la convocation de la session du Comité de suivi de l’Accord (CSA) annoncée pour le 11 décembre 2019 et de son report. A ce propos, les deux parties réitèrent la demande de la tenue d’une réunion préparatoire pour clarifier l’ensemble des questions pendantes, notamment la question de la gouvernance de l’accord, du règlement de la question de représentation de la Plateforme au sein du CSA et d’autres aspects connexes. La CMA et la Plateforme, tout en réitérant leur disponibilité à œuvrer pour une reprise diligente de discussions constructives, «espèrent une réponse ponctuelle à leurs préoccupations». MD (AMAP)
UNESCO: Le Mali désormais membre du Comité du patrimoine mondial
Bamako, 05 décembre (AMAP) Le Mali a été élu, mercredi dernier, au Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, par les 21 membres de cette instance, à Paris, en France, à l’issue de l’Assemblée générale de l’organisation onusienne, annonce un communiqué du ministère de la Culture. Les ministres de la Culture et de l’Education nationale, présents à cette session, ont mené une campagne tous azimuts en vue de cette élection qui représente une victoire diplomatique pour le Mali. Cet important organe de l’UNESCO réunira sa 44èmesession à Fuzhou, en Chine, du 29 juin au 9 juillet 2020. Le Comité du patrimoine mondial se réunit une fois par an. Il est responsable de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial, il détermine l’utilisation du Fonds du patrimoine mondial et alloue l’assistance financière suite aux demandes des États parties. C’est à lui de décider si un site est accepté pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Il examine, aussi, les rapports sur l’état de conservation des sites inscrits et demande aux États parties de prendre des mesures, lorsque les sites ne sont pas correctement gérés. Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO décide, également, de l’inscription des sites sur la Liste du patrimoine mondial en péril et de leur retrait de cette liste. Selon la Convention du patrimoine mondial, le mandat d’un membre du Comité est pour une période de six ans, mais la plupart des États parties choisissent volontairement d’être membres du Comité pour une période de quatre ans, afin de donner aux autres États parties l’opportunité de faire partie du Comité. L’élection de nouveaux membres a lieu, tous les deux ans, lors de l’Assemblée générale des États parties à la Convention. Le Bureau, composé de sept États parties élus annuellement, est présidé par le Chinois Tian Xuejun. YD/MD (AMAP)
La mévente décourage les producteurs de patate douce
Par Anne-Marie KEITA Bamako, 05 décembre (AMAP) « Madamou, wosso gnoumabèyè » « kilo yé doromè worowila ». En français : « Madame, par ici, de la bonne patate. Le kilo coûte 35 Fcfa ». Les vendeurs du marché de Sikasso hèlent ainsi les clients. Grossistes et revendeurs discutent les prix, autour de gros tas, à même le sol, et des sacs empilés dans des camions. A côté, des dames proposent de petits tas, à des prix variant entre 25 et 500 Fcfa. Sur les marchés de Sikasso et beaucoup d’autres de Bamako, on voit des montagnes d’invendus du tubercule. Faute de moyens de conservation, le gros de la production pourrit. Actuellement, c’est la saison de la patate douce. Depuis le début de novembre,les marchés sont envahis de ce tubercule.Les bonnes dames achètent par sac de 50 kg pour revendre. Au grand marché de Sikasso, on en trouve presque à tous les coins. Cultivé dans presque toutes les régions, plus particulièrement, dans la Région de Sikasso, le tubercule tend vers son déclin à cause du manque de moyens de conservation et de transformation. Or, son succès, depuis quelques années, ne se dément pas au Mali, en général, et dans la Région de Sikasso, en particulier. La production de patate douce a permis la création de beaucoup d’emplois pour les jeunes et constitue une source de revenus pour de nombreuses exploitations familiales. Cultivée en hivernage, la patate douce peut couvrir plus de 25 % des superficies cultivables. Sa culture exige peu d’investissement monétaire et reste une Activité génératrice de revenus (AGR) pour les femmes rurales.Producteurs, commerçants et revendeurs déplorent des pertes et souhaitent la mise en place d’une unité de transformation par l’Etat. Ne dit-on pas qu’aucun État ne saurait se développer sans Agriculture ? Il faut peut-être ajouter à cela qu’aucune Agriculture ne saurait prospérer si sa production n’est pas transformée et consommée. La Région de Sikasso est très riche en production de tubercules, fruits et légumes, notamment la patate douce. La production de cette Région est si importante que se pose le problème d’écoulement. Autrefois, destinée à l’autoconsommation des producteurs, la patate douce ne semble plus rentable à cause des difficultés qui s’amplifient dans le circuit de sa commercialisation. Les producteurs, du fait de la mévente, sont de plus en plus obligés de se débarrasser de leurs produits sur le marché, en les cédant à des prix dérisoires. Les acteurs évoquent une désorganisation, le manque de moyens de conservation et de transformation de ce tubercule en produits attrayants. L’absence, presque totale, de transformation contrarie fortement le développement de la production de la patate douce. Les excédents de production, les difficultés d’écoulement sur les marchés locaux et les pertes élevées dues au manque de moyens de stockage, exposent les producteurs à une activité peu rémunératrice d’où, la nécessité de réfléchir davantage aux possibilités de transformation. GROSSES PERTES – Hamidou Ouattara est grossiste et propriétaire de deux camions de plusieurs tonnes de patates qu’il a transportées d’un village non loin de Sikasso. Notre interlocuteur évoque le problème de l’écoulement de la patate douce, qu’il produit à perte. En effet, sur ses 2 tonnes, il arrive à vendre, seulement, 1 tonne par semaine. Le reste de sa marchandise pourrit dans les camions, sans trouver preneurs et fini par nourrir les animaux. Abondant dans le même sens, Amadou Diarra, revendeur de patate douce au marché de Sikasso, affirme qu’il est difficile d’écouler 10 sacs par jour. Pour lui, la seule solution est d’exporter vers d’autres pays, « or, certains pays, comme le Burkina Faso, exportent vers le Mali ses patates douces qui viennent s’ajouter à nos productions invendues », explique-t-il. « Sur ce marché, on retrouve beaucoup de commerçants burkinabè venus proposer leurs produits. Cette situation ne facilite pas l’écoulement de notre production locale surtout qu’il n’y a pas d’autres moyens que la consommation familiale », se plaint notre interlocuteur. Abdoulaye Traoré, grossiste à Sikasso fait partie des commerçants qui pensent que la culture et la vente de la patate ne sont plus rentables, ni pour les producteurs, ni pour les commerçants. Selon lui, chaque année, en cette période, le marché déborde de ce tubercule et les pertes liées à la mévente sont inestimables. « Nous, les commerçants, déplorons des pertes liées à la vente de la patate douce, car, nous n’avons les moyens ni de conservation, ni de transformation. Après une semaine, les patates douces ne sont plus conservables», a-t-il déploré. « Pour minimiser les pertes, nous sommes obligés de céder le sac de 100 kg à moins de 3.000 Fcfa et celui de 50 kg à moins de 1500 Fcfa. J’avoue que nous faisons moins de bénéfices », a déploré Abdoulaye. Il a regretté que le tubercule ne puisse être conservé longtemps après la récolte. La mévente aidant, les grossistes sont contraints de céder la cargaison à vil prix : le sac de 50 kg à 500 Fcfa à des éleveurs pour en faire de l’aliment bétail. L’abondance de ce tubercule a fait chuter son prix, au grand bonheur des consommateurs, mais, au détriment des producteurs. Dans ce marché, le prix du kilogramme varie, en cette période, selon les commerçants, entre 30 et 50 Fcfa. Ce prix, selon Abdoulaye Traoré, « pourra même connaître une baisse dans les jours à venir car, l’offre est supérieure à la demande ». Notre interlocuteur propose la régulation de l’offre, en créant des moyens de conservation. Pour lui, il faut une usine de transformation de la patate et de structuration de la filière pour sécuriser les débouchés des producteurs, encourager l’autonomie des femmes transformatrices et contribuer à la sécurité alimentaire. « De nombreux paysans produisent de la patate douce mais, les pertes post-récoltes sont inestimables du fait des problèmes liés à l’écoulement, à la conservation et au manque de moyens de transformation », a déclaré Djibril Traoré, commerçant grossiste à Sikasso. Il a ajouté que si rien n’est fait par les autorités, la production de la patate douce tend vers son déclin. Il a souhaité que l’aide du gouvernement en mettant les moyens de conservation et de transformation à la disposition des acteurs, vu l’engouement

