Emploi: L’APEJ sensibilise les étudiants sur l’entrepreneuriat

Bamako, 05 décembre (AMAP) Le directeur général adjoint de l’Agence pour promotion de l’emploi des jeunes (APEJ), José Pierre Félix Coulibaly, a lancé vendredi dernier, à l’Ecole supérieure des hautes études technologiques et commerciales (HETEC), la campagne de sensibilisation et d’information sur l’entrepreneuriat en milieu scolaire et universitaire à Bamako. La rencontre a été l’occasion, pour les étudiants venus nombreux, de s’imprégner des contours de l’entreprenariat, en milieu scolaire et universitaire. Elle leur offrait l’opportunité de comprendre  la culture entrepreneuriale, ses avantages, les idées, créneaux porteurs et les formalités de création. Egalement, de connaître les types d’entreprise au Mali, les procédures de leur formation, les produits de l’APEJ et les procédures d’accès à ces produits dont celles relatives au financement des projets des jeunes. A l’entame de son propos, le directeur général adjoint de l’APEJ a fait savoir que cette campagne traduit la volonté du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de ne pas ménager ses efforts pour faciliter l’insertion du maximum de jeunes dans l’emploi indépendant. Et cela, à travers l’information et la sensibilisation sur l’entreprenariat des jeunes, diplômés ou non. En guise de rappel, M. Coulibaly a souligné que ces sessions de sensibilisation et d’information tirent leur origine de la mise en œuvre du programme «Emploi jeunes», exécuté par l’APEJ dans le cadre de sa deuxième composante relative au développement de l’esprit d’entreprise. Selon le responsable de l’APEJ, il est, aujourd’hui, établi que les micros, petites et moyennes entreprises constituent les principaux mécanismes de création d’emplois et que la population devant assurer le développement de ces entreprises est constituée de jeunes, que ce soit au Mali ou ailleurs comme dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). « Cependant, a-t-il poursuivi, force est de reconnaître que les jeunes manquent, très souvent, d’idées pertinentes et de compétences, toutes choses qui ne favorisent point l’éclosion d’entreprises ». José Pierre Félix Coulibaly a indiqué que c’est par des actions du genre qu’on pourra promouvoir l’initiative privée, encourager la création d’entreprises, réussir la bataille contre le chômage, relever le défi du développement et lutter, efficacement, contre la pauvreté. De son côté, du maire de la Commune V du district de Bamako, Amadou Ouattara, qui accueillait l’évènement, a salué cette initiative qui témoigne de la volonté des autorités maliennes de faire de la question d’emploi une priorité. Abondant dans le même sens, le directeur de l’HETEC, Souleymane Sangaré, a dit que cette rencontre « est d’une importance capitale’, car c’est l’occasion pour ses étudiants de s’informer sur l’entrepreneuriat dans le but de s’y engager un jour. BBC/MD (AMAP)

L’ambassadeur américain, Dennis B. Hankins, à Kayes : sécurité et gouvernance au cœur des échanges

Kayes, 05 décembre (AMAP)  L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Mali, Dennis B. Hankins, a effectué, mardi dernier, une visite dans la Région de Kayes en vue de s’imprégner des réalités de la 1ère région administrative, en recueillant les points de vue des populations et des autorités régionales. Après avoir rallié la Cité des rails par avion, le diplomate et sa délégation se sont rendus au gouvernorat pour rencontrer le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé. Lors de ces visites de courtoisie, l’ambassadeur Hankins a eu des échanges avec ses différents interlocuteurs sur des questions importantes dont la sécurité, la bonne gouvernance. Au Palais de justice, le diplomate américain est d’abord passé par le bureau d’accueil et la grande salle d’audience où il a été briefé sur les conditions de travail, avant d’accéder au bureau du premier président de la Cour d’appel de Kayes, Hamidou Banari Maïga. A l’issue de ces entretiens qui se sont déroulés à huis clos, l’ambassadeur Dennis B. Hankins s’est adressé à la presse pour expliquer l’objet de sa visite. « C’est une bonne opportunité pour moi de rencontrer les autorités, les élus, la société civile. Chaque région a ses questions importantes, ses services de base comme le transport. C’est important d’avoir le point de vue des populations, des élus et de la société civile sur des sujets comme la sécurité routière. Je veux avoir une vision globale du pays afin de mieux accomplir ma mission », a déclaré le diplomate américain. A l’aéroport international de Kayes Dag-Dag, Dennis B. Hankins a constaté, avec satisfaction, que le vol commercial est assuré (depuis une semaine) par Air Burkina, en collaboration avec Afrikayes Air. Il y avait 65 passagers à bord de l’avion qui a atterri sur le tarmac de Kayes Dag Dag. L’ambassadeur américain s’est, aussi, penché sur l’esclavage, une question troublante pour certaines communautés de la Région de Kayes. « L’esclavage est une tradition. Dans une société moderne, il faut appliquer la loi », a souligné Dennis B. Hankins, en faisant allusion à son séjour en Mauritanie, un pays où le phénomène pose problème. L’ambassadeur américain a constaté avec satisfaction que la situation sécuritaire est meilleure à Kayes par rapport à d’autres localités du pays. Cependant, les populations sont souvent confrontés à des problèmes de sécurité routière et de transit. « C’est important pour la population d’être vigilante. Bien vrai que vous êtes loin des foyers de tension, les terroristes peuvent voyager et attaquer, comme c’est le cas dans certaines zones minières du Burkina Faso », a averti Dennis B. Hankins. Il a assisté. mercredi, au lancement officiel du projet LAFIA « People at Peace », dans la salle de conférence du gouvernorat de Kayes. « LAFIA (mot bamanan signifiant la paix) » est un programme de « Mercy Corps » financé à hauteur de 1.500.000 dollars, soit 750 millions de Fcfa par l’USAID et mis en œuvre par Think Peace sur deux ans. « LAFIA » vise à renforcer la résilience aux conflits et à l’extrémisme violent des communautés urbaines et rurales, dans le Sud du Mali. BMS/MD (AMAP)

L’Assemblée nationale du Mali a condamné les propos du Chef de Bureau de la MINUSMA au Congrès du MNLA à Kidal (Déclaration)

Bamako, 05 décembre (AMAP) L’Assemblée nationale (AN) du Mali a condamné, jeudi, « avec la dernière rigueur les propos du Chef de Bureau de la MINUSMA au 4ème Congrès du MNLA à Kidal, 8ème région administrative du Mali », a appris l’AMAP, de source officielle. Dans une déclaration, le Parlement malien a dénoncé l’attitude et la position affichées par l’agent de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) « en totale contradiction » avec sa mission. S’exprimant à Kidal, lors du 4ème Congrès du MNLA, le fonctionnaire onusien s’était adressé aux participants en ces termes : « Chers invités et membres des délégations venues du Mali ». L’AN du Mali fustige ces propos « contraires à l’objectif de mission de Paix et de Stabilisation annoncée dans la Résolution définissant le mandat de la MINUSMA et ne sauraient être tolérés ». Elle considère que ces propos « portent une atteinte grave à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République du Mali ». La représentation nationale « demande au gouvernement de mettre en garde la MINUSMA pour le comportement irresponsable de son agent » et exhorte le gouvernement à « veiller au respect de l’intégrité du territoire nationale par tous les partenaires du Mali ». Par ailleurs, l’AN exprime son soutien au Gouvernement et aux Forces armées maliennes (FAMa) « dans leur de sauvegarde et sécurisation de l’intégrité du territoire national », tout en rappelant que la MINUSMA représente un acteur principal de l’application de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, pour la mise en œuvre duquel le Mali « déploie des efforts avec l’appui de ses partenaires ». Les députés du Mali rappellent, en outre, que  « la MINUSMA a été spécialement commise par la communauté internationale pour la stabilisation du Mali ». MD (AMAP)

Communiqué du ministère de la Santé et des Affaires sociales sur la survenue de cas de fièvre jaune au Mali.

Conformément à son engagement de tenir régulièrement informée l’opinion nationale et internationale sur la situation épidémiologique au Mali, le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales déclarera survenue de trois (3) cas confirmés de Fièvre Jaune le mardi 03 décembre 2019. Sur les 3 cas, l’un réside à Sirakoro-Meguetana dans le district sanitaire de Kati, le second à Manankoro dans le district sanitaire de Bougouni et le 3ème dans le village de Kérégouana en Côte d’Ivoire. Conformément au Règlement Sanitaire International, la déclaration de l’épidémie a été faite à l’Organisation mondiale de la Santé. Aussitôt, le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales a analysé la situation et entrepris les mesures nécessaires suivantes : – l’envoi sur le terrain des équipes d’investigation pour mieux appréhender la situation épidémiologique afin de circonscrire rapidement la propagation de l’épidémie, – le renforcement de la surveillance épidémiologique, – le renforcement de capacité de riposte des agents de santé, – la diffusion de messages de sensibilisation. Le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales invite les populations à observer les mesures suivantes : – Détruire les gites larvaires (vieux pneus, canaris ou tout autre objets abandonnés contenant de l’eau…) ; – Se protéger des piqûres des moustiques ; – Dormir sous moustiquaire imprégnée d’insecticides ; – Assurer la propreté des ménages et de l’habitat ; – Se faire vacciner avant tout voyage à l’extérieur. Le Ministre de la santé et des affaires sociales appelle au calme et à la vigilance et rassure la population que des mesures appropriées sont en cours pour la maitrise de la situation. Bamako, le 04 décembre 2019 P/Le Ministre/PO Le Secrétaire Général Dr Mama COUMARE Chevalier de l’Ordre National  

Kayes : La lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent au centre des débats

Kayes, 5 décembre (AMAP) Le projet « Lafia » dont le but est de réduire la vulnérabilité des jeunes à la participation aux conflits et aux actes de violences, a été lancé mercredi à Kayes, sous la présidence du Gouverneur de région, Mahamadou Zoumana Sidibé, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’ambassadeur américain, Dennis B. Hankins, du  directeur pays par intérim de Mercy Corps, Mathieu Rouquette, et de nombreux invités Maliens et Américains. L’objectif du projet est d’aider les leaders politiques, traditionnels, religieux et féminins à résoudre pacifiquement les conflits entre groupes tout en réduisant les facteurs de conflits. Il  intervient également dans l’accompagnement des acteurs locaux pour la mise en œuvre de politiques nationales de prévention de l’extrémisme violent et de la promotion de la réconciliation. Initié par  Mercy Corps et Think Peace, et financé par l’USAID, ce projet dont le montant est estimé à environ 1 500 000 dollars pour une période de 2 ans, aidera les communautés de Bamako, Kayes, Diéma et Yélimané à accroitre leur résilience face aux conflits et à la violence extrémiste. Le projet Lafia utilisera cette résilience intégrée comme base pour appuyer le passage du Sud d’une situation de paix négative à une paix positive en utilisant une approche communautaire interpersonnelle. « Je salue votre engagement en faveur de la paix, de la sécurité et du développement. Nous devons réorienter la jeunesse vers un développement durable. Nous considérons ce programme comme une main tendue à Kayes, ville menacée à cause de l’esclavage et de la marginalisation. Le dialogue national renforcera la cohésion sociale », a déclaré le gouverneur de région. L’ambassadeur des Etats Unis, Dennis B. Hankins  a pour sa part, mis surtout l’accent sur  le caractère préventif du programme et le dialogue national en cours avant de préciser que son pays privilégie 3 approches (défense, démocratie et développement) qui sont nécessaires pour assurer la stabilité du pays. BMS/KM (AMAP)

Tournoi UFOA U-20 de foot à Conakry : Les Aiglons en finale

Bamako,  décembre (AMAP) La sélection nationale de football des Aigles de moins de 20 ans s’est qualifiée mercredi pour la finale du tournoi U 20 de l’UFOA, qui se déroule à Conakry (Guinée) en battant la Sierra Léone par le score d’un but à zéro (1-0), a constaté l’AMAP. L’unique but de la partie a été marqué par l’attaquant malien, Abdoulaye Traoré, à la 29ème mn de jeu, d’une frappe magistrale de 30 mètres. Le sélectionneur des Aiglons, Mamoutou Kané dit Mourlé reste optimiste pour une victoire en finale qui opposera son équipe au Sénégal samedi, à Conakry.  KM (AMAP)

Gao : visite du ministre de la justice de droits de l’homme, garde des Sceaux

Gao, 05 décembre (AMAP) Le ministre de la Justice, des Droits de l’homme, Garde de sceaux, Malick Coulibaly a effectué, vendredi dernier, une visite de terrain à Gao, accompagné d’une forte délégation dont le procureur général près la cour d’appel de Mopti, Adama Fomba. Malick Coulibaly a été accueilli à l’aéroport par le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Sidiki Samaké. Il a entamé sa visite par le logement du président du tribunal, ensuite le tribunal, avant de mettre cap sur  la prison centrale de Gao, la Direction régionale de police et l’Escadron de la  gendarmerie. Il a rendu visite, aussi, aux familles des chefs coutumiers. « Nous avons constaté qu’au niveau de la Région de Gao, les acteurs de la justice sont débout et que la justice tant bien que mal est en train de se relever », a dit le ministre qui a indiqué qu’il était venu rendre visite aux acteurs de la justice et de les assurer de l’engagement du gouvernement à faire de sorte que la justice puisse, correctement, fonctionner à Gao et sur l’ensemble du territoire. « A la grande prison de Gao, nous avons remarqué une certaine surpopulation carcérale mais   les acteurs judiciaires sont avec nous et des dispositions idoines sont en cours pour que la justice soit plus proche des justiciables », a ajouté Malick Coulibaly. « Aujourd’hui, il est fondamental que le tribunal puisse être opérationnel et cela a été exprimé par le président de la République au cours du Conseil supérieur de la magistrature. Et, très bientôt, tous les moyens seront mis à la disposition des acteurs de la justice de Gao afin que la machine judiciaire soit fonctionnelle », a encore dit le ministre de la Justice, des Droits de l’homme, Garde des sceaux. Après la visite, le ministre Coulibaly a, aussi, présidé la cérémonie de clôture de la formation sur les «Enquêtes de police judiciaire», tenue du 25 au 29 novembre 2019, à Gao, au profit des forces de sécurité de la région de Gao. Cette formation est, conjointement, organisée par la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation du Mali, (MINUSMA), la Mission militaire européenne de formation (EUCAP) Sahel et Mali. Ils sont 21 agents de la police, de la gendarmerie et des éléments de l’Office central des stupéfiants formés. Le porte-parole des stagiaires, Alhousseini Ag Saguid, a témoigné que les différents modules étudiés ont permis aux participants de bien cerner certains points. Il a souhaité que ces formations continuent et a assuré que les connaissances acquises seront utilisées à bon usage. Le coordonnateur de la Réforme du secteur de la sécurité, à la police des Nations unies, Fatnassi Yassine, a précisé que ce programme de formation « constitue un signal fort d’une étroite coopération, dynamique, diverse et fructueuse entre les missions EUCAP Sahel et Mali et MINUSMA, notamment dans le domaine du renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité maliennes ». « Ce cadre d’échanges d’expérience a permis aux participants de mieux comprendre leurs rôles et attributions dans le déroulement du procès pénal », a ajouté l’agent de la police des Nations unies. Le chef de la mission mobile d’EUCAP Sahel, le général Philippe Rio, a estimé que « le succès de la lutte contre la criminalité, l’impunité passe, non seulement par la capacité des enquêteurs à identifier les auteurs, à les appréhender mais, aussi, de la façon dont ils vont pouvoir passer le relai aux magistrats. Et cette relation entre les enquêteurs et les magistrats constitue un élément essentiel pour le succès de  la chaine pénale pour les années à venir ». Le ministre de la Justice, des Droit de l’homme et Garde des sceaux, Malick Coulibaly, a clôturé la cérémonie en exprimant sa gratitude, sa satisfaction et son engagement. Il a voulu,  ainsi, exprimer toute sa satisfaction devant les dispositions prises par EUCAP Sahel et les partenaires pour sa présence à la cérémonie de clôture et pour le renforcement de capacités de la chaine pénale. Il s’est réjoui, en tant ministre de la Justice, Garde des sceaux, de constater la résilience des acteurs judiciaires et a engagé ceux-ci à s’impliquer pour œuvrer contre l’impunité. AT/MD (AMAP)

Hommage national aux militaires français morts au Mali : Les religieux maliens appellent à l’union autour de l’essentiel

Envoyé spécial Bréhima DOUMBIA Paris, 04 décembre (AMAP) Les leaders religieux maliens, qui ont accompagné le président Ibrahim Boubacar Keïta, à Paris, en France où il pris part, lundi, à la cérémonie d’hommage aux treize soldats français morts dans un accident d’hélicoptères et en mission anti-terroriste au Mali, ont appelé à l’union autour de l’essentiel. L’archevêque de Bamako, le cardinal Jean Zerbo, le 2è vice-président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), Thierno Hady Thiam, l’imam de la Grande mosquée de Bamako, Mamadou Koké Kallé, le pasteur Nouh Ag Infa Yattara de l’Eglise protestante et le président de la Plateforme des jeunes musulmans et patriotes du Mali, l’imam Aboubacar Doucouré, ont, tous, rappelé le devoir de reconnaissance, de compassion, de solidarité du peuple malien envers la France dont les soldats participent aux côtés des nôtres à la lutte contre le terrorisme. Le cardinal Jean Zerbo a indiqué qu’il était important de donner une dimension religieuse à la participation du chef de l’Etat à la cérémonie d’hommage aux militaires morts au Mali et de faire des bénédictions pour le repos de leur âme et, surtout, prier pour eux. Il a exprimé son indignation contre le terrorisme : « comment peut-on consacrer sa vie à traquer les autres, à les nuire ». Thierno Hady Thiam du HCIM a expliqué, pour sa part, qu’en tant que croyant, il était important que nous considérions l’humain dans sa globalité et apportions l’accompagnement  nécessaire aux soldats français morts pour la cause du Mali. Il a appelé les Maliens à se retrouver autour de l’essentiel (le Mali et ses valeurs). Quant à l’imam de la Grande mosquée de Bamako, il a délivré un message de compassion et de solidarité « à l’endroit de nos amis français ». Le responsable religieux a estimé, par ailleurs, qu’il urge de travailler à la construction du pays et pour les générations futures. Le pasteur Nouh Ag Infa Yattara a rappelé que « nous sommes sur la même longueur d’onde que le peuple français ». L’homme d’église a, aussi, invité nos compatriotes à éviter l’amalgame. L’imam Aboubacar Doucouré a rappelé « la nécessité de garder la sérénité dans notre pays qui traverse des difficultés ». « Les solutions sont d’abord nationales, a-t-il relevé, avant d’inviter nos concitoyens à l’union sacrée autour du pays ». BD/MD (AMAP)

Un nouveau programme pour booster l’agriculture a été lancé

Bamako, 04 décembre (AMAP) Le Programme d’appui à la transformation de l’agriculture malienne, volet entreprenariat agricole jeunes (PATAM-EAJ), qui envisage une assistance à la formulation du programme de transformation de l’agriculture malienne et la mise en œuvre d’une opération pilote pour l’emploi des jeunes dans le secteur agricole, a été lancé vendredi dernier par le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar, accompagné de son collègue de l’Elevage et de la Pêche, Mme Kané Rokia Maguiraga, Ce nouveau programme devrait permettre d’atteindre une sécurité alimentaire et nutritionnelle, créer des richesses partagées et aussi beaucoup d’emplois pour les jeunes. Le programme est financé à hauteur de 861 millions de Fcfa, dont un prêt de la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 819 millions de Fcfa et une contrepartie malienne d’environ 42 millions de Fcfa. Pour une durée d’un an, le programme couvre l’Office du Niger et l’Office riz Ségou. L’objectif principal  de ce programme, selon le ministre Moulaye Ahmed Boubacar, « est d’opérationnaliser, à travers une approche concertée, la politique de transformation agricole en vue d’une croissance économique inclusive et forte, porteuse d’emplois et respectueuse des stratégies et politiques de développement établies ». « Le PATAM-EAJ, a-t-il expliqué, s’inscrit en ligne droite de la vision du gouvernement, à travers le ministère de l’Agriculture, pour la transformation de l’agriculture malienne. Cette vision s’appuie sur deux piliers, à savoir la modernisation des exploitations agricoles familiales pour une production variée vers le marché et l’intensification, la diversification et la création de synergies sectorielles dans les grands bassins de production agricole pour la promotion des entreprises agricoles en vue d’assurer le développement d’agropoles connectés aux marchés nationaux, sous régionaux, régionaux et internationaux. Le PATAM-EAJ vient appuyer les actions déjà engagées par le gouvernement et ses partenaires pour réduire la vulnérabilité des communautés et familles dont les conditions de vie ont, davantage, été fragilisées à la suite de la crise, en impulsant notamment l’entrepreneuriat agricole des jeunes et la génération de revenus. Pour l’atteinte des résultats, le programme s’articule autour de trois composantes, à savoir l’élaboration du programme de transformation de l’agriculture malienne. Il s’agira, à travers cette composante, de faire le point précis des reformes à conduire et innovations à impulser, afin de concevoir le programme de transformation de l’agriculture en articulant sur la promotion des chaînes de valeurs agricoles. La seconde composante concerne l’entreprenariat agricole. Elle est dédiée, spécifiquement, à favoriser l’insertion des jeunes dans le secteur agricole au sens large. Enfin, l’appui institutionnel au ministère de l’Agriculture est la composante qui va permettre au département de tutelle de suivre les activités dans de bonnes conditions et de développer certains aspects de stratégie, tout en assurant un renforcement des capacités et une démarche inclusive. Pour la responsable pays de la BAD au Mali, Mme Haly Louise Djoussou-Lorng, les activités du PATAM-EAJ sont parfaitement alignées sur trois priorités de la BAD, à savoir « nourrir l’Afrique », « industrialiser l’Afrique » et « améliorer les conditions de vie des populations africaines ». « En effet, a-t-elle affirmé, dans sa stratégie décennale ‘nourrir l’Afrique’, la BAD entend accompagner les pays africains pour l’autosuffisance alimentaire d’une part, et le développement agro-industriel et la compétitivité du continent sur les marchés mondiaux des produits agricoles, d’autre part, avec la prise en compte de la problématique emploi-jeunes. La responsable de la BAD a ajouté que son institution dispose d’une stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique pour la période 2016-2025. Cette stratégie est mise en œuvre dans 31 pays, dont le Mali, à travers deux programmes à savoir Enable Youth (Stimulation de la création de nouveaux emplois impulsés par l’agro-industrie) et l’initiative « Jobs for youth in Africa » (Des emplois pour les jeunes en Afrique). La cérémonie a enregistré la présence du Coordinateur du programme, Adama Ibrahima Berthé et des acteurs du monde agricole. AMK/MD (AMAP)

Lutte contre la migration irrégulière : C’est parti pour PALMI 2

Bamako, 04 décembre (AMAP) La phase 2 du Projet d’appui aux initiatives de prévention et de lutte contre la migration irrégulière (PALMI 2), avec l’appui financier du royaume des Pays-Bas et de celui du Danemark au Mali, a été lancée, vendredi dernier, au ministère des Maliens de l’Extérieur. Au cours de ce lancement, que le ministre des Maliens de l’Extérieur, Amadou Koïta, a présidé, en présence de l’ambassadeur du royaume des Pays-Bas au Mali, Jolke Oppewal et du représentant de l’Union européenne (UE), Mustapha Zlaf, une présentation synthétique du PALMI et ses modalités de mise œuvre a été faite. Le ministre des Maliens de l’Extérieur a rappelé que cette cérémonie est un moment de joie, d’espoir et de satisfaction, « parce queces fonds permettront à plus d’une centaine de jeunes maliens de se rendre utiles à eux-mêmes, à leurs familles et à toute la nation ». « De nos jours, a poursuivi le ministre, le manque d’espoir est la principale cause de la migration irrégulière. Ce lancement constitue la concrétisation d’une volonté politique affichée des pouvoirs publics de faire de la migration une opportunité de développement économique et social au Mali », a dit le ministre. « Au Mali, la migration est un phénomène culturel depuis la nuit des temps, elle a permis des échanges socio culturels, économiques entre les hommes et les femmes de toute la planète, a rappelé M. Koïta. «De nos jours, force est de reconnaitre que ce phénomène migratoire est devenu une préoccupation majeure, aussi bien pour les pays de départ, de transit que d’accueil», a-t-il soutenu. D’après lui, le contexte actuel est marqué par des conditions difficiles liées à l’instabilité, à la crise économique, au dynamisme démographique, au chômage des jeunes, aux effets des changements climatiques, etc. Pour le chef du département des Maliens de l’Extérieur, la migration se présente comme l’un des défis majeurs de notre temps pour tous les pays. «Ces défis exigent de nous des actions de sensibilisations, d’information, de renforcement des capacités des migrants de retour et des potentiels candidats à la migration irrégulière. Et, c’est cela tout le sens de notre engagement commun sur la question migratoire», a expliqué le ministre des Maliens de l’Extérieur. L’ambassadeur des Pays-Bas au Mali a souligné que ce n’est pas la migration, en tant que telle qui pose des problèmes, mais c’est la lutte contre la migration irrégulière qui est l’objectif du PALMI que son pays soutient avec le Danemark. Selon Jolke Oppewal, la lutte contre la migration irrégulière n’est pas l’apanage des seuls gouvernants, ajoutant que les médias, la population, les organisations de la société civile, ainsi que celles des migrants ont, tous, leur rôle à jouer dans la lutte contre ce phénomène. Pour terminer, l’ambassadeur s’est dit favorable à la mise en place d’une plateforme de dialogue pour consolider les résultats du PALMI et voir comment mieux organiser la migration d’une façon régulière dans l’intérêt de tous. Les témoignages de plusieurs bénéficiaires (anciens et nouveaux), la remise symbolique de chèques à quelques récipiendaires et la prestation d’un groupe de comédiens sur les dangers liés à la migration irrégulière ont été des moments forts de la cérémonie. AT/MD (AMAP)