Les douanes saisissent un camion de carburant de contrebande
Bamako, 17 décembre (AMAP) L’Antenne du Bureau des produits pétroliers a saisi, la semaine dernière, un camion qui transportait 78 fûts de gasoil de 200 litres, soit 15 600 litres de carburant de contrebande, en provenance de Macina, via Kolongotomo, en zone Office du Niger, a appris l’AMAP auprès de l’Administration douanière. Le véhicule a été pris en filature par la Douane qui avait été informée de la présence à Ségou de la cargaison destinée à une station-service de la localité. Dans la ville de Ségou, les agents des Douanes sont arrivés, la nuit, sur le lieu indiqué. Le convoyeur de cette marchandise a déclaré être à son coup d’essai dans le trafic de carburant venu du Nord du Mali. Cependant, le chef du Bureau des produits pétroliers, l’inspecteur des Douanes Amadou Traoré, dénonce l’existence d’un trafic fructueux organisé, dans le désert, par des personnes mal intentionnées. Il précise que ce réseau cause un manque à gagner considérable pour les services douaniers, dans le cadre de la mobilisation des recettes de porte. Selon un spécialiste du terrorisme international, le trafic de carburant, tout comme de la drogue, l’or dont une vingtaine de kilogrammes ont été saisis, la semaine dernière, sur l’axe ivoirien) est une source de financement du terrorisme. Le carburant, selon lui, est importé de pays voisins et vendu à des commerçants locaux qui se ravitaillent à partir de dépôts bien connus des services de renseignement. Cette saisie de carburant de contrebande en provenance du Nord du Mali et dont le trafic serait entretenu par un réseau international, intervient, après une série de saisies, par les services douaniers, d’or, de devises et de cyanure. Les services douaniers indiquent que le trafic de beaucoup de produits déversés sur les marchés du Nord du Mali pollue l’environnement économique du pays et met en mal les recettes douanières. Parmi ces marchandises, les plus fortement taxables, figurent les produits pétroliers. L’Administration des douanes indique travailler à minimiser l’impact fiscal de cette contrebande Depuis l’éclatement de la crise au Mali, en 2012, les frontières nord du pays sont encore plus perméables. AC/MD (AMAP)
Brigade mobile d’intervention de Bamako saisit du basin d’une valeur de près de 200 millions
Bamako, 03 décembre (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bamako a saisi du basin d’une valeur de près de 200 millions au cours d’une opération qui s’est déroulée dimanche, entre 1 heure et 6 heures du matin, à Kalabankoro, sur la route de Kabala, indiquent des sources douanières. Au total, 22 barriques sur 53 contenaient des tissus dont le poids total est de 4,2 T. Il y en a pour 587 pièces de 30 mètres, 42 pièces de 5 mètres et 24 pièces de 10 mètres. Ces lots sont accompagnés de 10 pièces de tissus Wax. Selon les services des douanes, la valeur marchande de cette saisie avoisine les 200 millions de Fcfa. Les douaniers avaient reçu, au préalable, une information sur la présence d’une grande quantité de tissus dissimulée dans des barriques en plastique que des individus seraient en train de déverser sur le marché. Nantis de ces renseignements, les hommes du Commandant Toumani Diallo, chef de la BMI, ont organisé une mission d’urgence. Ils ont mis le cap sur le lieu indiqué par l’informateur. A la faveur de la nuit, le mouvement des agents des douanes a été discret, doublé de l’effet de surprise. Arrivés sur les lieux, les agents des douanes ont constaté la présence de futs contenant des friperies, des produits alimentaires et autres bricoles venus d’Europe. Poussant plus loin leur constat, les agents ont remarqué des étiquettes sur certaines barriques comme pour les singulariser. Ils ont passé, rapidement, à la fouille et ont découvert des lots de tissus basin de premier choix, de type « Getzner » importé d’Allemagne. AC/MD (AMAP)
Douanes de Zégoua: Saisie de près de 5 kg d’or pour une valeur d’environ 140 millions de Fcfa et 200. 000 euros
Bamako, 03 décembre (AMAP) Les agents des Douanes du Bureau secondaire de Zégou (Sud) ont saisi près de 5 kg d’or dont la valeur marchande est estimée à 140 millions de Fcfa 200 000 euros pour environ 131 millions de Fcfa, culminant à un total de 271 millions de Fcfa, a appris, mardi, l’AMAP, de sources douanières. Cette saisie a été opérée, le 16 novembre dernier, à 4 heures du matin à bord d‘un car voyageur en provenance de la Côte d’Ivoire. Le bus de transport a ete immobilisé dans la cour des Douanes, à Zégou, à la frontière Mali-Côte d’Ivoire pour les contrôles d’usage, selon les mêmes. Les agents des douanes en poste, ce jour-là, après avoir interrogé le transporteur sur la nature des marchandises en soute, ont procédé à la fouille du car et au contrôle des passagers. Au cours de cette opération, le comportement étrange d’un passager attira l’attention des agents des Douanes. Il portait un sac à dos qui semblait très lourd, aux yeux des douaniers. Le suspect, de nationalité malienne, a, alors, été interpellé et fouillé. Il transportait des colis bien emballés dans son sac à dos. Confondu, il est passé aux aveux. « Il a affirmé être en possession d’or et de devise en euros (grosses coupures). Il dit n’être que porteur du colis qu’il doit remettre à une autre personne à Bamako », a expliqué le Chef du Bureau des Douanes de Zégoua, Sidy Moctar Dembélé. Informé de cette découverte, le Directeur régional des Douanes de Sikasso a ordonné que le le suspect soit entendu et la marchandise saisie, conformément à la réglementation douanière en vigueur. « C’est ainsi que nous lui avons notifié, à haute et intelligible voix, qu’il est coupable d’une infraction de contrebande de devises et d’or, avec sommation de me suivre pour assister à la description des objets saisis et à la rédaction de notre rapport » a déclaré le commandant Sidy Moctar Dembélé. Au décompte, le chef de brigade, Aly Coulibaly, a formellement compté 4.700 grammes d’or et 1000 billets de deux cent euros, soit 200. 000 euros. AC/MD (AMAP)
Sale quart d’heure pour l’apprenti tailleur qualifié d’homosexuel par ses agresseurs
Bamako, 03 décembre (AMAP) Traité d’homosexuel, MD a été torturé avant que ses bourreaux ne mettent les images de la scène sur les réseaux sociaux, facilitant ainsi leur interrelation par les policiers, a appris l’AMAP. La date du 14 octobre dernier restera longtemps gravé dans la mémoire du jeune apprenti tailleur que nous désignons par ses initiales MD. Les faits se sont déroulés à Kati. Piégé par des individus malveillants, ce jour-là, il a été victime d’une agression sauvage à cause surtout de son orientation sexuelle. Du moins, à en croire nos sources. Au nombre de sept, les agresseurs du jeune homme, qui croyaient agir impunément, sont allés jusqu’à filmer la macabre scène avant de « balancer » le film sur le net. Ils se nomment Alpha Diallo (l’auteur principal), Mohamed Ba Traoré, Mohamed Logo Traoré, Madou Fané dit N’fa, Tiécoura Touré dit Makané. Pour des raisons liées à la suite des enquêtes, nous désignons le fugitif de la bande par l’initiale CD. Ils ont entre 18 à 20 ans et sont, pour la plupart, des apprentis chauffeurs et/ou tailleurs et vivent dans le même secteur dans la ville garnison. Pendant une bonne trentaine de minutes, ces jeunes gens ont soumis le malheureux à des actes de tournures dignes d’un autre âge. Le jeune homme a été flagellé, bastonné par la manche d’une daba et, régulièrement, brûlé par les flammes d’un briquet à gaz, sans épargner aucune surface de son corps y compris ses parties intimes. MD se tordait de douleur et suppliait ses tortionnaires de lui laisser la vie sauve. De sources proches du dossier au commissariat du 2ème arrondissement de Kati, le film de cette torture infligée à MD aurait passé environ deux semaines sur le net. Face à une telle atrocité dont les auteurs n’ont pas voulu s’en cacher, les policiers ont pris les choses en main. Quelques instants plus tard, le chef de la brigade des recherches, le lieutenant de Police, Sory Sidibé, et ses hommes ont mis la main sur le nommé Alpha Diallo alias « Blond ». Cet jeune homme, qui semble être l’initiateur de cette scène horrible, est très connu dans le secteur pour des actes du genre. Sa prise a facilité celle des autres membres du groupe. Quelques heures plus tard, ce sont six éléments sur sept de la bande qui ont été mis aux arrêts par le lieutenant Sidibé et ses hommes. Interrogés, les tortionnaires de MD ont justifié leur acte par le fait que la victime est un homosexuel. Les enquêtes policières ont révélé un autre fait. Il semble que le nommé Alpha dit « Blond » sortait avec la victime en son temps. Ils étaient tous deux employés comme apprentis tailleur dans un même atelier. Comme cette histoire ayant fait un grand bruit dans le quartier où ils résidaient à Kati, Alpha a voulu se laver de tout soupçon. D’où son idée machiavélique de planifier l’agression de MD. En attendant de retrouver le septième élément du groupe, en fuite, leurs dossiers ont été transmis auProcureur de la République, près le Tribunal de grande instance de Kati. Ils doivent comparaitre pour « torture et attentat à la pudeur ». Visiblement traumatisée par cet acte, la victime a reçu des soins appropriés avant de rejoindre les siens. TC/MD (AMAP)
Un tailleur prend 20 ans de prison pour viol sur mineure
Bamako, 03 décembre (AMAP) Agé d’environ trente ans, Ousmane Djénépo, tailleur de son état, inculpé pour viol sur une mineur F.K, a été condamné par la dernière session de la Cour d’Assises de Bamako, à 20 ans de réclusion, a appris l’AMAP. Le tailleur a invité la jeune fille à venir récupérer ses habits à son atelier. C’était uniquement dans le but inavoué d’abuser d’elle, puis de la rouer de coups et de l’insulter. Cette histoire de viol s’est passée, en juin 2018, dans un quartier de la Commune V du district de Bamako. F.K. (âgée au moment des faits de 15 ans). Nous sommes dans la nuit du 18 au 19 juin 2018, Ousmane Djénépo, appela la demoiselle FK pour lui dire de passer chercher ses habits à l’atelier. Celle-ci lui a fait comprendre qu’elle ne pouvait sortir la nuit, mais que, le lendemain, elle passerait. Comme promis, dans la matinée du 19 juin 2018, elle s’est rendue à l’atelier, mais constata que ses habits n’étaient pas cousus. Mécontente, elle décida de les reprendre quand Ousmane lui administra une gifle, suivie de coups de poing à divers endroits. La demoiselle a pleuré et dit qu’elle allait dénoncer le tailleur à ses parents. Comme si les coups n’avaient pas suffi, Ousmane l’a poussée sur la couchette, déshabillée et entretenu des rapports intimes avec elle. sans son consentement. Il l’a bâillonnée pour l’empêcher de crier avant d’abuser d’elle. Après les faits, la demoiselle projetant toujours d’informer ses parents, Ousmane l’a insultée, grossièrement, de mère et lui dit d’aller se plaindre où elle voulait. La victime a informé ses parents, puis une plainte a été déposée contre Ousmane. Un certificat médical, établi par une clinique, le même jour, a conclu à « une défloration hyménale partielle récente, à des rougeurs et des microlésions (microfissures) au niveau vulvo-vaginal ». Interpellé et interrogé, le mis en cause a reconnu, sans ambages, les faits qui lui sont reprochés à l’enquête préliminaire comme devant le juge d’instruction. Mais, en revanche, il a tenté de justifier les faits de viol par le fait que la fille allait le dénoncer ! A l’audience, l’inculpé vêtu d’un boubou bleu n’a pas nié les faits tels qu’ils se sont passés. Il est resté dans la même logique de ses déclarations tant à l’enquête préliminaire qu’à l’instruction. Le parquet, ayant reconnu que la victime était mineure au moment des faits, a requis de retenir l’accusé dans les liens de l’accusation et de le condamner. Pour sa part, la défense a plaidé coupable en demandant la clémence de la Cour et de solliciter de larges circonstances atténuantes. La Cour a reconnu la culpabilité de l’accusé en lui refusant les circonstances atténuantes. En cela, elle a suivi le parquet, en condamnant Ousmane à 20 ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 300 000 Fcfa. TC/OD/MD (AMAP)
Deux ans de réclusion pour avoir brulé les parties intimes de sa nièce
Bamako, 03 décembre (AMAP) Les jurés de la dernière session d’Assises de Bamako ont infligé deux ans de prison à Mme Haye Fofana pour avoir posé une louche rougie par le feu sur les parties intimes de sa nièce, a appris l’AMAP. Une correction corporelle a mal fini entre la dame Haye Fofana et sa nièce Fatoumata Keïta. Les faits remontent à 2018 alors que la victime vivait sous le toit de sa tante, au quartier Badialan 2, en Commune III du District de Bamako. A cette époque, Haye Fofana a constaté que la demoiselle s’amusait avec ses petites camarades, avec attouchements et se masturbait, par moments. Cependant, la tutrice a entrepris tout pour l’en dissuader, en l’admonestant et la conseillant. En vain. Comme si cela ne suffisait pas, un jour, la petite a introduit son doigt dans le sexe d’une de ses camarades de jeu. Pour la corriger, la tante, furieuse l’a appelée, l’a déshabillée et posé la manche de la louche en aluminium chauffé à blanc sur ses parties intimes. Un certificat médical établi au Centre de santé de référence (CSRéf) de la Commune V du District de Bamako par un spécialiste, a conclu à « une brûlure du 2e degré étendue à tout le pubis et aux grandes lèvres, une brûlure du 1er degré de 13 cm sur chaque fesse, une perte purulente provenant du vagin ». Interrogée, aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur, l’inculpée a reconnu les faits en les mettant sur le compte de la colère. L’accusée elle-même a avoué, plus tard, qu’elle était dans un état de fureur au moment précis où elle a commis son acte. Face aux jurés, la tante a manifesté un profond regret pour avoir brutalisé sa nièce, en guise de correction. Le parquet a requis de la maintenir dans les liens de l’accusation et d’entrer en voie de condamnation contre elle avec 5 ans de prison ferme. La défense n’était pas de cet avis. L’avocat de la dame Haye a plaidé pour un sursis de la peine, au motif que sa cliente « est une délinquante primaire » qui, de surcroit, accouché d’un enfant en prison. Après délibération, la Cour, a accordé des circonstances atténuantes à l’accusée et l’a condamné à 2 ans de prison ferme. TC/OD/MD (AMAP)
Faits divers : Des terroristes à la barre des assises
Bamako, 03 décembre (AMAP) Les jurés de la dernière session de la Cour d’assises de Bamako avaient affaire à des dossiers de terrorisme dont le premier accusé est ressorti libre tandis que le second a écopé de 5 ans de réclusion criminelle assortie de 2 millions de Fcfa d’amende. Les infractions d’association de malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, intentionnellement, en lien avec une entreprise terroriste, appartenance à un groupe de combat, intentionnellement, en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou par la terreur et prise d’otage », reprochées à Abderhamane Ould Hmayma, ont été examinées par les juges de la Cour d’assises de Bamako, lors de sa récente session. L’accusé était suspecté d’actes terroristes alors qu’il se trouvait en possession d’armes de guerre. Cette histoire s’est passée dans la partie septentrionale du Mali, il y a quelques années. Selon les informations qui ressortent des enquêtes en 2016, plus précisément le 22 mars, aux environs de 3 h du matin, une opération de la force Barkane, dans le secteur de Tabankort, Cercle de Bourem, Région de Gao, a permis d’arrêter des membres de Groupes armés terroristes (GAT). Au cours de cette opération, Abderhamane Ould Hmayma, a été pris près d’une base du groupe armée terroriste, Al Mourabitoune ,auquel il appartenait, en possession d’une Kalachnikov, quatre chargeurs garnis et deux grenades. Interpellé, sans ambages, il a reconnu les faits qui lui ont été reprochés, déclarant avoir été recruté comme mécanicien au sein d’Al Mourabitoune. Il a ajouté avoir participé au ravitaillement en nourritures, carburants, participé avec d’autres terroristes à l’enlèvement d’un couple blanc au Burkina Faso. À la barre, l’inculpé a reconnu avoir été interpellé en possession d’armes de guerre. Mais il a nié l’infraction de terrorisme. Il a expliqué qu’à l’enquête préliminaire, il était assisté d’un interprète qui a mal interprété ses propos et qu’il a été, de surcroît, forcé de reconnaître certaines choses qu’il n’avait pas faites. A l’entendre, il n’a commis que la seule infraction de possession d’armes de guerre. Il s’est justifié qu’il était un combattant d’une »plateforme progouvernementale »et que l’arme appartenait à cette plateforme. L’inculpé a fait croire aux juges qu’il n’a jamais combattu l’Armée française encore moins l’Armée malienne. Au contraire, il aurait combattu aux côtés de ces forces le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Selon lui, c’est pour sauver sa peau contre ce mouvement qu’il est allé se réfugier dans une base du groupe Al Mourabitoune. Il a, également, nié avoir participé aux enlèvements. « Je suis victime aujourd’hui du fait que j’ai combattu le MNLA. Je suis humilié de comparaitre devant les juges pour avoir combattu pour le Mali », a-t-il ajouté. Le ministère public, après avoir expliqué clairement les faits tels qu’ils ressortent de l’acte de renvoi, a indiqué à la Cour que l’accusé Abderhamane Ould Hmayma est un terroriste. Il a demandé aux jurés de le maintenir dans les liens de l’accusation. Pour sa part, le conseil de l’accusé a estimé que le Mali se trompe d’ennemis. « Les défenseurs du Mali sont qualifiés d’ennemis », a-t-il déploré. L’avocat a soutenu que son client a été interpellé parce qu’il dérangeait le MNLA. « Tous ceux, qui luttaient contre le Mouvement national de libération de l’Azawad, ont été mis en cause pour acte terroriste. Il faut que l’autorité malienne comprenne cela », a déclaré le conseil de l’inculpé. Il a plaidé l’acquittement de son client. Après délibérations, l’accusé a été reconnu non coupable des faits. Et la Cour a finalement suivi la requête de la défense. Abderhamane Ould Hmayma est ressorti libre de la salle, à la satisfaction de son avocat et de sa famille. CONTUMACE ET PEINES FERMES – C’était au tour de Moussa Ag Ibrahim et Alhassane Ag Rachid de passer à la barre. Les deux avaient à leur charge tout un chapelet d’infractions se rapportant au terrorisme. D’appartenance à un groupe de combat en lien avec une entreprise terroriste, détention d’armes de guerre et de munitions et appartenance à un groupe de combat, intentionnellement, en relation avec une entreprise individuelle et collective et par la terreur, en passant par la livraison, pose, explosion ou détonation d’engin explosif ou tout autre fait meurtrier contre un bien public ou une infrastructure, aux faits de complicité d’actes terroristes, faux et usage de faux. Faits prévus et punis par le Code pénal. Les 6 et 7 novembre 2016, à la suite de patrouilles de la force Barkhane contre des groupes armés terroristes à Kidal et à Talhanda, Moussa Ag Ibrahim et Alhassane Ag Rachid ont été interpellés. Interrogés tant devant les enquêteurs que devant les magistrats instructeurs, les mis en cause ont rejeté, vivement, les accusations portées contre eux et se sont défendus, énergiquement, protestant de leur innocence. Le premier, Moussa Ag Ibrahim, a, certes, reconnu être un membre du groupe Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA), mais soutenu que ce groupe n’a aucun lien avec un groupe terroriste ou de malfaiteurs. Quant au second, Alhassane Ag Rachid, il a déclaré ne pas être terroriste et n’est d’ailleurs membre d’aucun groupe armé. Qu’il a été pris sur une dune à la recherche de « réseau téléphonique ». Cependant, il ressort de l’information des preuves attestant qu’ils étaient en entente avec des terroristes, notamment l’arsenal de guerre et une fausse carte d’identité algérienne retrouvée sur Moussa Ag Ibrahim et les vidéos de propagande de Daech appelant au Jihad, enregistrées dans le téléphone d’Alhassane Ag Rachid. D’où leur renvoi devant les jurés de la Cour d’assises pour y être jugés conformément à la loi. A l’audience, même si ce sont les deux individus qui ont été interpellés comme cela ressort de l’arrêt de renvoi et d’accusation, c’est le nommé Moussa Ag Ibrahim, la quarantaine et manœuvre de son état, qui a été le seul à comparaitre devant les jurés. Quant à son coaccusé, Alhassane Ag Rachid, il aurait été libéré pour des raisons qui ne figurent pas dans l’arrêt d’accusation. A la barre, l’accusé n’a pas reconnu les faits
Yorosso : Un accident de la circulation fait 4 morts et 28 blessés (bilan provisoire)
Yorosso, 28 novembre (AMAP) Quatre personnes, dont une femme, ont trouvé la mort et 28 autres blessées, mardi, dans un accident de la circulation sur la Route nationale (RN) 14, entre Yorosso et Koury (Sud). Le drame s’est produit aux environs de 18 heures quand un camion immatriculé AN 0832 MD, en provenance de la foire de Kiffosso I, s’est renversé. Les occupants, tous des forains, ont été évacués au Centre de santé de référence (CSRef) de Yorosso, six blessés graves sur l’hôpital de Sikasso et deux à Koutiala. Informé, le préfet de Cercle, Agaly Ag Inamoud Yattara, accompagné des autorités judiciaires et politiques, s’est rendu au CSRef où il a constaté les corps, avant de souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Les éléments de la Brigade territoriale de la gendarmerie de Yorosso ont été dépêché sur les lieux pour établir les circonstances de l’accident qui serait dû, selon le major Sidiki Dao, à une tentative de dépassement d’un autre camion qui allait dans le même sens. Ce dernier véhicule aurait tenté le passage en force, au même moment où le premier camion avait devant lui un motocycliste qu’il voulait dépasser. Ainsi, le chauffeur imprudent s’est déporté sur la gauche de la route où le véhicule s’est renversé du côté chauffeur. Légèrement blessé, il a été interpellé. AYG/MD (AMAP)
Assises : Yaya écope de dix ans de réclusion pour l’assassinat de l’amant de son épouse
Bamako, 22 novembre (AMAP) Les jurés de la Cour d’assises de Bamako ont infligé la peine de dix ans de réclusion à Yaya Guindo, jugé pour l’assassinat de Guimba Camara, lors de la dernière session de la capitale malienne, a appris l’AMAP. Guindo, le géomancien, profitait de l’absence de l’orpailleur, Camara, pour entretenir des relations intimes avec son épouse. Enhardi par son succès, il a finalement enlevé toute la famille du cocu. Tentant de récupérer les siens, l’orpailleur a fini par commettre l’irréparable. Une infraction prévue et punie par les articles 199 et 200 du Code pénal. La sordide histoire s’est passée à Deguela, dans le cercle de Kangaba. Yaya Guindo a quitté son bercail (le plateau Dogon) avec son épouse Binta Sangaré pour travailler, successivement, à Bamako, Bancoumana (Kati) et Deguela (Kangaba) dans des fermes agricoles. Son salaire ne lui permettant plus de faire face aux charges de sa famille, il a décidé de se rendre sur le site d’orpailleurs de Kokoyo, pour tenter sa chance et améliorer les conditions de vie précaire de sa famille. Il y a demeuré et venait rendre visite à sa famille, tous les lundis, jour de repos sur les sites d’orpaillage. Profitant de son absence, la victime, Guimba Camara, multipliait les visites chez Binta Sangaré qui se disait intéressée pour apprendre la géomancie. De ce rapprochement, est né un lien intime qui se transforma en concubinage. Les deux amants envisagèrent un projet de mariage qui les amena à prendre la fuite et trouver refuge à Bancoumana. Yaya Guindo, mis devant le fait accompli de l’enlèvement de sa famille par Guimba Camara, entreprit des démarches, tant auprès des autorités coutumières de Deguela qu’auprès du père de Guimba pour l’amener à lui rendre sa femme et ses enfants, mais sans succès. Il prit son mal en patience jusqu’à la date fatidique du 16 août 2016. Ce jour-là, aux environs de 14 h, lorsqu’il apprit que Guimba était de retour au village, il se rendit chez lui. Montant le guet dans un champ de maïs, lorsqu’il vit Guimba passer, il surgit de derrière lui. Une dispute les opposa au cours de laquelle, Yaya parvint à assener trois coups de poignard à son adversaire, au niveau du dos et la tête. Il s’écroula et succomba des suites de ses blessures. Yaya prit la fuite, mais fut recherché, appréhendé et conduit à la gendarmerie, plus tard. À la barre, l’accusé a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Sa défense, dans sa plaidoirie, a d’abord demandé à la Cour de mettre les faits dans leur contexte réel pour traiter ce dossier. Elle a demandé aux juges de requalifier l’infraction, d’ « assassinat »en « homicide involontaire ». Selon le ministère public, cet acte a été prémédité. Il a demandé à la Cour de maintenir l’accusé dans les liens de la culpabilité. Après délibération, la Cour a reconnu Yaya Guindo coupable de l’infraction d’ « assassinat ». Ila, certes, bénéficié de circonstances atténuantes, mais a écopé de 10 ans de réclusion. YD/OD/MD (AMAP)
Fin de règne pour un voleur d’or
Bamako, 22 novembre (AMAP) Nafou Traoré, as du cambriolage, spécialisé dans le vol d’or et d’argent, faisait des victimes dans les familles aisées des quartiers nantis, mais a fini par tomber dans la nasse de la police, à la suite de plusieurs plaintes, a appris l’AMAP. Il aurait réussi, à lui seul, plus d’une centaine d’opérations dans plus de 500 familles, à travers le district de Bamako et ses environs. Il faisait irruption dans la chambre à coucher de ses victimes, sévissant, aussi bien, dans certains quartiers de la rive droite que de la rive gauche du fleuve Djoliba, dans le District de Bamako. Ses zones de prédilection étaient les quartiers nantis de la ville, comme Baco-Djicoroni ACI, Kalabancoura-ACI, les 300-Logements, la Cité Unicef, Hamdallaye et Sotuba-ACI. « Nous sommes des voleurs, nous sommes au nombre de sept. Nous encerclons la maison. Le chef est resté dehors avec les autres, donnez-nous les bijoux ! ». Le voleur tenait les mêmes propos à ses victimes, dans toutes ses opérations, muni de barre de fer, d’un arrache-clou, d’un détecteur de métaux et, par-dessus tout, il s’exprimait toujours en français à ses victimes qui étaient de hauts cadres ou commerçants, indiquent des sources policières. Aucune porte ne lui résistait et après ses passages, les victimes ont perdu des kilos d’or, en plus d’une centaine de millions de nos francs en espèces. Il aurait vécu, ainsi, pendant cinq bonnes années dans cette activité criminelle de vol, pour un préjudice estimé à des centaines de millions, avant de tomber dans les filets des éléments du commissaire Mamadou Mounkoro. Au commissariat de Kalabancoro-Koulouba, notre source explique que, quelques jours avant son interpellation, les policiers ont été saisis d’une plainte déposée contre le suspect numéro 1, Nafou Traoré, qui n’avait été identifié que de vue et par son mode opératoire. La plainte faisait suite à un cas de vol et cambriolage de maison. Dans cette affaire, comme dans d’autres du genre, Nafou avait cambriolé le domicile d’un particulier, une victime de plus. Cette dernière avait été dépossédée de plus de 5 kg de bijoux en or. Doté d’une technique dont il est seul à avoir le secret, le bandit avait réussi à cambrioler alors que les limiers étaient, déjà, à ses trousses. Les policiers de la brigade des recherches du commissariat de Kalabancoro-Koulouba n’ont pas mis beaucoup de temps avant de mettre la main sur lui. En moins de 48 h, le cambrioleur a été interpellé, à la suite d’une opération piégée, à travers des appels téléphoniques dans le secteur il sévissait. C’est ainsi que la police mit fin à son règne de cambrioleur de maison. Il fut interpellé et conduit, manu militari, au commissariat pour une audition sommaire. Les enquêtes établiront, plus tard, que depuis 2015, l’homme était impliqué dans d’autres affaires de cambriolage. Il serait un ancien secrétaire général d’une association estudiantine. Depuis lors, il croupit derrière les barreaux, le temps d’être fixé sur son sort. TC/OD/MD (AMAP)

