Mopti : Situation sécuritaire préoccupante, selon le commandant du secteur 4 de l’opération Dambé
Bamako, 17 décembre (AMAP) La situation sécuritaire dans la Région de Mopti est marquée, ces derniers temps, par une recrudescence des violences des Groupes armés terroristes (GAT), a déclaré, samedi, à Sévaré, le colonel-major Amara Doumbia, commandant du secteur 4 de l’opération Dambé Le haut gradé, qui a rencontré la presse locale, au camp de l’Armée de terre, pour faire le point de la situation sécuritaire dans la Région de Mopti, a souligné que ces violences se manifestent par des attaques de villages et des convois militaires, des assassinats ciblés, des enlèvements de personnes, des vols de bétails et des incendies de récoltes. «Récemment, on a assisté à des actions de destruction d’infrastructures routières, notamment des ponts. Avec cette dernière évolution, l’objectif des Groupes armés terroristes est de paralyser l’économie de la région, de restreindre le déplacement des personnes et leurs biens et dans le pire des cas, d’affamer les populations afin de les faire adhérer à leur cause», a-t-il détaillé. Selon le chef militaire, de la 2è décade du mois de novembre à nos jours, les attaques complexes des GAT contre les Forces armées maliennes (FAMa), la pose d’Engins explosifs improvisés (EEI) sur les axes routiers ayant fait des victimes civiles et militaires se sont multipliées. La dernière attaque, en date, dans la région, est celle d’une mission de ravitaillement du détachement des FAMa basé à Diankabou (Koro), le 12 décembre 2019. L’attaque perpétrée par des individus à motos s’est produite aux environs de 17 heures, entre les villages de Soye et Seguemara, dans la Commune rurale de Diankabou. Dans sa réplique, les forces de défense et de sécurité ont neutralisé quatre terroristes et saisi des armes de guerre et des munitions. Selon le commandant du secteur 4 de l’opération Dambé, malgré les résultats louables, les FAMa sont confrontées à un déficit d’information sur les activités des terroristes qui contraignent les populations au silence. « Amener les populations à changer de comportement, les sensibiliser sur les missions de l’Armée sont, entre autres, attentes que les autorités militaires souhaitent des médias », a-t-il expliqué. En réponse aux questions des hommes de médias, le colonel-major Amara Doumbia a annoncé que l’Armée est en train de travailler à restreindre les activités des terroristes, en renforçant les mesures de sécurité sur les axes routiers. Ce travail se fait, en coopération avec la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour une plus grande coordination des actions. Le colonel-major Amara Doumbia a exhorté la presse, dans son ensemble, à se mobiliser autour des FAMa pour amener les populations à la collaboration en vue d’anticiper sur les actions de l’ennemi. Pour lui, il est évident que la résolution du conflit, dans la Région de Mopti, ne peut se faire par la seule option militaire. C’est pourquoi, il a lancé un appel aux responsables administratifs et aux élus locaux, qui sont plus près des populations, à s’impliquer davantage pour aplanir les conflits intercommunautaires. DC/MD (AMAP)
Production cotonnière : Près de 700.000 tonnes attendues pour la campagne 2019/2020
Bamako, 17 décembre (AMAP) La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) compte atteindre près de 700.000 tonnes de coton pour la campagne 2019/2020, notamment grâce à la hausse du prix du coton graine qui passe de 255 Fcfa/kg à 275 Fcfa/kg, a appris l’AMAP, de source officielle. Tous les acteurs du secteur de « l’or blanc » malien s’est retrouvée, les 11 et 12 décembre derniers, à Koutiala, pour faire le bilan de la campagne 2018/2019 et préparer celle de 2019/2020 de la CMDT. La rencontre sous la présidence du président directeur général (PDG) de la CMDT, Pr Baba Berthé, qui s’est déroulée, également, en présence de la directrice générale adjointe de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN), Mme Diallo Mah Koné, et du président intérimaire de la Confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton (CSCPC), Djiguiba Ampha Coulibaly. À l’ouverture des travaux, le Pr Baba Berthé a décliné l’objectif de cette traditionnelle réunion qui est de faire l’analyse critique des réalisations de la campagne 2018/2019 et les perspectives de la campagne 2019/2020. La directrice adjointe de l’OHVN a, pour sa part, félicité les producteurs de coton pour les résultats obtenus cette année. Mme Diallo Mah Koné a ensuite remercié les autorités pour le paiement des subventions aux producteurs, avant d’exhorter les participants à examiner, minutieusement, les documents qui leur sont soumis, afin de proposer des recommandations et résolutions permettant à l’OHVN et la CMDT d’atteindre leurs objectifs. Le président intérimaire de la CSCPC a, aussi, remercié la CMDT et les autorités pour le paiement des subventions aux producteurs. « Pour cette campagne, les stocks ont été vendus et les ristournes perçues par les productions », s’est réjoui Djiguiba Ampha Coulibaly. Il a, cependant, déploré la baisse du rendement par rapport aux autres années, à cause d’une pluviométrie contrastée. La centaine de participants, parmi lesquels, des chefs de services et cadres de la CMDT et de l’OHVN, des représentants des organisations des producteurs agricoles, ont donc exposé et échangé durant cette réunion. Il ressort de ces échanges que la campagne agricole 2018/2019 a démarré dans un contexte socio-économique favorable. Le coût total des investissements de la CMDT s’est élevé à 309 milliards de Fcfa. Les achats ont porté sur 656.531 tonnes de coton, dont 25.195 tonnes de la zone OHVN, pour un objectif de 700.000 tonnes, soit un taux de réalisation de 94%. Les aléas climatiques au début et à la fin de la campagne sont à la base du gap dans la réalisation de l’objectif fixé. Les filiales Nord-Est (87%) et de la Division de Sikasso (86%) n’ont pas atteint les prévisions. Quant à la Division de Bougouni et les Filiales Centre et Ouest, elles ont réalisé leurs prévisions. 2,4 MILLIONS DE TONNES DE CÉRÉALES – La partie industrielle a assuré le transport et l’égrenage de toute la production avant fin avril. Concernant les céréales sèches, 2,4 millions de tonnes ont été produites, soit une disponibilité par habitant de 466 kg. Ce taux a couvert les besoins céréaliers des populations de la zone CMDT et dégagé un excédent commercialisable. À noter que pour cette campagne, le prix du coton graine de premier choix est passé de 250 Fcfa/kg à 255 Fcfa/kg. La subvention de l’Etat s’est élevée à 27,77 milliards de Fcfa pour l’achat des engrais coton et maïs utilisés par les producteurs. Après le bilan de la campagne écoulée, les participants se sont penchés sur les préparatifs de la campagne 2019/2020. Le prix du coton graine connaitra une augmentation de 20 Fcfa, passant à 275 Fcfa/kgpour le premier choix. Et le paiement des producteurs se fera avant fin avril prochain. Pour ce qui concerne les superficies à emblaver, il est prévu 738.193 hectares, dont 28.826 hectares pour la zone OHVN. La production de coton attendue est de 691.300 tonnes,dont 26.000 tonnes pour la zone OHVN. Cette prévision est supérieure à celle de 2018/2019 et elle sera la deuxième plus grande, après celle de 2017/2018 qui était de 728.600 tonnes. Du côté de la production céréalière, il est prévu 2,4 millions de tonnes dont 1,4 millions de tonnes de maïs. Le Pr Baba Berthé a encouragé les acteurs du secteur, tout en rappelant que la production cotonnière est un domaine dont on peut se réjouir des résultats sans en être satisfait. « Nous avons un potentiel qui permet d’aller au-delà de ce niveau de production. Mais, il reste des contraintes, au nombre desquelles, l’outil industriel qui est complètement obsolète et dépassé. La production agricole doit aller de pair avec l’amélioration de l’outil industriel, c’est-à-dire le système d’égrenage », a fait remarquer le PDG de la CMDT. Il a insisté sur le besoin de sécuriser les semences, celui de rendre disponible les intrants, le renforcement de la formation et l’encadrement des producteurs et enfin le renforcement du dispositif de lutte contre les incendies. MT/MD (AMAP)
Appui budgétaire : La Banque mondiale accorde 149 milliards de Fcfa au Mali
Bamako, 17 décembre (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances, Dr Boubou Cissé, et la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Soukeyna Kane, ont signé, lundi, à Bamako, un accord d’appui budgétaire de 250 millions de dollars soit 148,7 milliards de Fcfa, visant à soutenir la mise en œuvre des priorités du gouvernement inscrites dans le document du Cadre stratégique pour la relance économique, croissance et le développement durable (CREDD 2019-2023). Cet accord de financement, dont 210 millions de dollars en prêt de l’Association international pour le développement (IDA) et 40 millions en don, dans le cadre du Projet d’appui budgétaire des politiques de développement du Mali, est destiné à l’énergie durable et l’amélioration de la prestation de services pour une stabilité accrue. Cet appui est le premier d’une série de deux soutiens budgétaires généraux programmés par la Banque mondiale pour les années 2019 et 2020. Dr Boubou Cissé a souligné que le présent financement permettra de mettre en œuvre l’axe trois du CREDD qui comprend le renforcement de la stabilité macroéconomique, la promotion du secteur privé, l’amélioration de la qualité de l’approvisionnement en électricité à moindre coût, la promotion de la productivité et de la concurrence dans le secteur agricole et la promotion de l’économie numérique. Il permettra également la mise en œuvre de l’axe stratégique 1 qui repose notamment sur le renforcement de la décentralisation. Cela, grâce à l’amélioration de la gouvernance locale, à la décentralisation de la prestation des services publics et des compétences de base, et à la promotion des économies régionales et locales. Le ministre de l’Économie et des Finances, a rappelé que le CREDD s’articule autour de cinq axes stratégiques et définit un cadre pour s’attaquer aux problèmes multidimensionnels auxquels le Mali est confronté aujourd’hui. Il a assuré que le gouvernement ne ménagera pas ses efforts pour honorer les engagements pris pour l’exécution de mesures liées à cet accord de financement. Afin, selon lui, d’assurer la bonne réalisation de cet appui budgétaire. Car, après cet accord de financement, le défi à relever par la partie malienne et la Banque mondiale est le décaissement effectif du montant avant la fin de l’exercice budgétaire. C’est-à-dire avant le 31 décembre 2019. A cet effet, le chef du gouvernement malien a assuré que le gouvernement prendra toutes les mesures voulues, dans les délais souhaités, pour le versement de ce fonds. De son côté, Soukeyna Kane a expliqué que, compte tenu des défis sécuritaires et du contexte de fragilité que connait le Mali, cet appui budgétaire, « d’un montant inédit » a pour triple objectifs de contribuer à la viabilité financière du secteur de l’énergie. « Il s’agira, aussi, de mettre en place un mécanisme de subventions agricoles plus ciblé et plus efficace. Grâce aux économies ainsi réalisées, il sera possible d’augmenter la fourniture de services décentralisés en faveur des couches défavorisées de la population », a-t-elle ajouté. En réponse aux inquiétudes soulevées, Soukeyna Kane a assuré que les ressources de cet appui budgétaire, approuvé par le Conseil des administrateurs de la Banque, le 12 décembre dernier, seront mises à la disposition du gouvernement avant le 31 décembre 2019. « Cela, une fois les formalités juridiques d’entrée en vigueur complétées », a-t-elle précisé, invitant l’ensemble des parties prenantes à redoubler d’effort pour une mise en œuvre rapide et complète des mesures soutenues par cet accord de financement afin de garantir ses résultats. Elle a, ensuite, réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir le rythme de nos réformes dans les mois à venir et à préparer le second appui budgétaire de cette série, dans les meilleurs délais. PILIERS ET MESURES CONNEXES –Cet appui budgétaire s’articule autour de trois piliers dont le premier incite à la réduction du montant des subventions octroyées au secteur de l’électricité dans le budget général de l’Etat. Il vise à renforcer le contrôle du gouvernement sur la gestion du secteur de l’électricité et à éliminer d’ici à cinq ans la nécessité de le subventionner. A cette fin, a expliqué la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, le gouvernement « a validé un plan de redressement du secteur de l’énergie qui prévoit une série de mesures clés assorties d’un chronogramme précis pour renforcer la viabilité du secteur et accroître les revenus de la société Energie du Mali (EDM) ». Parmi ces mesures, le relèvement des tarifs d’électricité moyenne tension et la mise en œuvre du mécanisme de prépaiement. Le rééquilibrage des comptes d’EDM résultera de l’augmentation prévue des importations d’énergies à la fois meilleurs marchés et plus propres que la production actuelle. Il dépendra aussi d’un meilleur mix énergétique privilégiant les projets d’énergie renouvelable. Le deuxième pilier de l’accord vise à améliorer l’efficacité des subventions agricoles et du système foncier. Soukeyna Kane a, à ce niveau, expliqué qu’un programme de bons électroniques (appelé e-voucher) a été introduit pour étendre et mieux cibler le programme de subventions en faveur des agriculteurs les plus pauvres, tout en améliorant la transparence de la chaîne d’approvisionnement, en créant de meilleures conditions juridiques et institutionnelles pour le développement des marchés des intrants agricoles. « Au demeurant, afin de garantir la sécurité foncière et attirer plus d’investissements privés dans le secteur agricole, l’opération vise également à améliorer le financement des commissions foncières et à renforcer leurs capacités de fourniture de services de médiation en cas de conflits fonciers », a-t-elle dit. Quant au troisième pilier de cet appui budgétaire, il a pour but d’améliorer le déploiement décentralisé et la supervision des services sociaux. Il entend renforcer la prévisibilité et l’effectivité des transferts aux collectivités territoriales, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. « Cette mesure, accompagne l’engagement des autorités en faveur de la décentralisation comme outil majeur pour restaurer la paix et la stabilité du pays », a assuré Soukeyna Kane. Rappelons que la signature de cet accord de financement est la 8è du genre avec la Banque mondiale depuis le début de cette année. Le montant total de toutes ces conventions signées s’élève à plus de 671 millions
Dialogue national inclusif : Sous haute garde
Bamako, 17 décembre (AMAP) Le Centre international de conférence de Bamako est l’un des endroits les plus surveillés de la capitale. Le temple des grands rendez-vous affiche un dispositif sécuritaire impressionnant. Avant le périmètre immédiat du CICB, les agents de police organisent la circulation routière du mieux qu’ils peuvent pour faciliter l’accès. A l’entrée principale, un portique est installé pour détecter les objets métalliques et les armes. Pour avoir accès à l’intérieur, il faut montrer patte blanche avec un badge. L’organisation, les délégués, la sécurité et la presse : chaque catégorie a son badge. « Nous sommes mobilisés et nous faisons en sorte que les travaux se passent dans les meilleures conditions de sécurité », confie un agent de police en uniforme noir et armé d’un pistolet accroché à sa ceinture. Ses collègues assis à l’entrée principale sont attentifs à tous les mouvements dans le hall principal où des participants devisent tranquillement entre deux séances des travaux. Les policiers ne sont pas les seuls à veiller au grain. Ils sont épaulés par des agents des sociétés privées de sécurité comme dont l’une qui s’est vue confier le portail principal du CICB. Ce sont eux qui régulent le mouvement des foules au niveau du scanner. « Déposez vos téléphones et les objets métalliques », recommande l’un d’entre eux, debout, tenant un récipient d’une main et une matraque de l’autre. Dans son bureau, le chef de la Cellule de coordination de la protection des hautes personnalités, au ministère de la Sécurité et de la Protection civile, est attentif aux messages qui passent en rafale dans son talkie-walkie. Le commandant Idrissa Diallo est un habitué des grands évènements. Il explique que le dispositif sécuritaire a été mis en place plusieurs jours avant le début des travaux. « Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a instruit de faire la couverture sécuritaire de cet événement national. Il a activé le Centre de coordination et de gestion de crise. Ce n’est pas une crise mais seulement il a mis la barre très haut pour suivre à temps réel », confie le haut gradé, précisant que ce dispositif met en mouvement toutes les forces qui relèvent du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ainsi que les autres forces de défense. Les postes de sécurité tenus par la police, partout dans la ville, ne sont que la partie visible du dispositif de sécurité. « Il y a aussi les patrouilles visibles et non visibles », révèle-t-il, ajoutant que des mesures spécifiques sont mises en place à cause de la présence massive de hautes personnalités. « Donc, le niveau de sécurité est élevé avec un dispositif prenant en compte le maillage du CICB, ses abords immédiats et plus loin. Cela est important parce qu’il permet de prévenir certains comportements qu’on ne souhaite pas», dit-il. AC/MD (AMAP)
Dialogue national inclusif : La Commission gouvernance crie haro sur la délinquance financière
Bamako, 17 décembre (AMAP) A la Commission 3 au Dialogue national inclusif (DNI), la journée de lundi a été consacrée aux débats sur la gouvernance, le social, le foncier, l’éducation et la formation professionnelle, a constaté l’AMAP. Les experts mandatés par le Comité national d’organisation du DNI ont fait des présentations en guise d’introduction aux échanges. Ensuite, le président de la commission 3, Dr Ibrahim Bocar Bâ, a donné la parole aux participants pour leurs propositions de solutions contre les maux qui minent ces secteurs. Ibrahima Nabi Togola, président du Mouvement pour le redressement national (MORENA) se prononçant sur la corruption, a proposé l’amélioration des stratégies de dénonciation à l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. Ibrahima Maïga des Jeunes sofas patriotes a proposé de ramener tous ceux qui ont bénéficié de programmes de formation de l’Etat à l’étranger au niveau de l’université pour former les étudiants. De son côté, Pr Jean-Bosco Konaré a suggéré de responsabiliser l’université et même de repenser l’école. Cheick Oumar Diallo, président des jeunes du parti ADP-Maliba dira que l’urgence du moment en termes de gouvernance n’est pas la révision constitutionnelle que la situation actuelle du pays ne permet pas. Pour lui, l’urgence c’est le mandat des députés avec l’organisation des élections législatives dans le délai. Parlant de la lutte contre la délinquance financière, il a préconisé le renforcement des compétences économiques et financières du pôle économique et financier. Il pense aussi qu’il faut revoir le Code pénal car, estime-t-il, certains délinquants financiers profitent des failles pour échapper à la justice. A ce propos, M. Diallo a demande à l’Etat de rendre imprescriptibles les crimes économiques et de les punir avec de lourdes peines. Il a, aussi, préconisé la création d’une brigade d’investigation au niveau du pôle économique et financier pour lutter contre la petite délinquance et la corruption. Par ailleurs, il a proposé le renforcement des dispositifs de contrôle interne pour réguler la chaîne de dépenses et l’application de sanctions disciplinaires au niveau de l’Administration. En outre, le président des jeunes de l’ADP-Maliba a conseillé une révision du statut des fonctionnaires, l’augmentation des salaires pour leur donner une carrière plus attractive et de revoir l’orientation de l’Ecole nationale d’administration (ENA). En matière de gouvernance politique, il a suggéré de mettre fin à la pléthore de ministres en inscrivant dans la Constitution, un nombre de départements à ne pas dépasser par gouvernement. Le but étant de mettre fin au chevauchement dans les missions des différents ministères. Enfin, Cheick Oumar Diallo a conseillé de procéder à une révision de la Charte des partis politiques pour définir les conditions de création et de maintien d’un parti politique. Et également, d’y inscrire les courants d’idées et obliger les partis à en choisir. Kassoum Traoré, délégué du Haut conseil islamique, a dénoncé le nomadisme politique des élus sans tenir compte de leurs mandants. Il a proposé par ailleurs la valorisation des langues nationales. D’autres intervenants ont proposé la mise en place de mécanismes pour mettre fin à la transhumance politique des élus, l’harmonisation des statuts des fonctionnaires, l’élaboration et la mise en œuvre d’un code d’éthique et de déontologie de l’agent public, la mise en place de mécanisme d’alerte sur la corruption et l’arrêt du paiement pour des documents administratifs gratuits, etc. DD/MD (AMAP)
L’Ecole pour déficients auditifs : Dédramatiser le handicap par l’Education
Par Fadi CISSE et Sidi Y. WAGUE Bamako, 16 décembre (AMAP) A l’Ecole pour déficients auditifs (EDA), bâtie au cœur de la rue du Bla-bla (rue Princesse), au quartier del’Hippodrome, en Commune II, un jeudi matin. A 09 heures déjà,l’ambiance est studieuse. Les élèves déficients auditifs apprennent l’alphabet pour pouvoir lire, écrire et signer. La cour est presque vide. Elèves et maîtres sont en classe comme dans les autres écoles normales. Dans chaque classe, l’on peut voir des enseignants qui expliquent, avec des gestuels, le cours aux élèves. Ceux-ci prennent note dans leur cahier ou recopient au tableau noir. Dans cet univers, la parole fait place aux signes, mimes (imitations), communication visuelle et gestuelle. Les signes des déficients auditifs instruits et ceux non instruits sont différents. Mais les deux handicapés auditifs se comprennent, peuvent communiquer. L’école enseigne les mêmes programmes que les écoles ordinaires, d’où les mêmes évaluations et examens scolaires (CAP, BT, DEF, Bac et autres). EDA est une structure étatique créée en janvier 1993 par l’Association malienne des sourds (AMASOURDS). Elle comprend trois cycles : le préscolaire (de 3 à 6 ans), le 1er cycle (de 7 à 12 ans) et le second cycle (de 13 ans et plus). Chaque cycle à sa direction. L’établissement compte 365 élèves déficients auditifs encadrés par 32 enseignants. C’est un établissement scolaire déclaré d’utilité publique. Elle est destinée à accueillir des enfants ayant un déficit auditif. Elle est la première école pour déficients auditifs au Mali. L’Etat et des partenaires aident cette école en lui fournissant du matériel didactique, des moyens de transport et des formations professionnelles. L’ONG « Agir » de la Première dame, Mme Kéïta Aminata Maïga, a offert un minibus à l’Association malienne de sports pour déficients auditifs (AMASDA). Le Projet éducation inclusive pour enfants déficients visuels de l’école primaire, de l’ONG internationale « Sightsavers », s’occupe de la lutte contre la cécité et pour la réhabilitation des handicapés auditifs et visuels. Il est mis en œuvre dans six écoles dont quatre classiques, une intégrative et une spéciale dans les Régions de Koulikoro, Ségou et Gao et dans le district de Bamako. Dans un entretien, le directeur du Centre de développement de la petite enfance (CDPE) à l’EDA, Makan Koné, a précisé que le déficit de communication entre élèves et parents à la maison, la non maitrise des signes auditifs par les enseignants, le manque de formation continue des enseignants en langue de signes, pour pouvoir communiquer avec les élèves auditifs, sont les difficultés de l’école. Pour lui, beaucoup de déficients auditifs ont des problèmes familiaux. Car ils sont rejetés et stigmatisés par leurs parents ou la société. Et c’est pourquoi, l’Ecole pour déficients auditifs leur sert de cadre de réconfort, d’épanouissement et de consolation. Selon M. Koné, cet établissement vise trois principaux objectifs dont le dépistage précoce des enfants. Il poursuit, en précisant que, dès l’arrivée des enfants, ils sont suivis à travers des tests sur la situation de leur handicap, par des apprentissages comme dans les écoles ordinaires et, enfin, ils reçoivent une formation professionnelle. Par ailleurs, Makan Koné a précisé que les heures de rentrée dans cette école sont pareilles que dans les établissements classiques. C’est-à-dire, de 8 heures à 11 heures pour les préscolaires, du lundi au vendredi. « La seule différence est qu’ici, les élèves reçoivent leur enseignement à travers la langue des signes (Communication visuelle et gestuelle) », a-t-il indique. Le directeur du second cycle, Aboubacar Sangaré, a expliqué, pour sa part, que la seule différence avec les écoles dites normales est l’absence de cours les après midi. Ici, la journée est continue. « Cette école est connue comme la seule destinée aux sourds, sur la rive gauche, et le seul second cycle au Mali. Très généralement, le nombre de garçons est plus élevé que les filles dans les classes, car il y a plus de garçons malades que de filles », explique-t-il. En 7e année, il y a 13 filles et 34 garçons, en 8e année, 10 filles et 20 garçons, en 9e, 15 filles et 18 les garçons », a ajouté M. Sangaré avant de dire que, pour adhérer à cette école, il faut, d’abord, certains critères, comme être sourd-muet ou être un handicapé de la surdité. Selon lui, depuis un certain temps, avec une politique du gouvernement, l’école accueille, désormais, des enfants qui n’ont aucun problème de handicap. Ce qui permet aux élèves de s’épanouir avec les non malades pour qu’ils puissent avoir une certaine considération à leur égard. Il termine en lançant un appel au gouvernement à construire de nouvelles structures pour que ces enfants puissent poursuivre leur formation, après le Diplôme d’études fondamentales (DEF) car, beaucoup d’entre eux s’arrêtent au second cycle. « Souvent, ils perdent même toutes les notions acquises à l’école », a regretté le directeur de l’école. Aux alentours de la cour, se sont réunis des parents d’élèves, formant un «grin » sous un arbre, non loin de la direction du premier cycle. Chacun attend son enfant pour l’encourager et lui remonter le moral car, souvent, il arrive que ces élèves refusent de suivre les cours.Faguimba Dembélé est un (grand) parent d’élève. « J’accompagne chaque matin mon petit-fils à cette école que je trouve très intéressante, car elle donne de bonnes formations, toute chose qui apporte beaucoup à mon petit-fils, depuis son arrivée ici», dit-il. Selon lui, depuis l’inscription du garçon, « beaucoup de choses ont changé dans sa vie, surtout l’intérêt que lui portent ses amis et les enseignants. Il ne se sent plus seul et ne s’éloigne plus des gens ». Il incite tous les parents de sourds et en situation de handicap à veiller sur ces enfants et à penser à leur avenir pour qu’ils fassent partie de l’élite de demain, tout comme les élèves des écoles dites normales. FC/SYW/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres extraordinaire du lundi, 16 décembre 2019
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session extraordinaire, le lundi 16 décembre 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako le 16 décembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement (IDA) relatif à l’appui budgétaire des politiques de développement du Mali en faveur de l’énergie durable et de l’amélioration de la prestation de services pour une stabilité accrue. Par cet accord, l’Association Internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 188 millions 300 mille Euros, soit 123 milliards 516 millions 703 mille 100 francs CFA. L’appui budgétaire vise à soutenir la politique de développement du Mali dans les secteurs prioritaires pour une croissance accrue et soutenue comme l’énergie, les services décentralisés, l’agriculture et les investissements sociaux de base. Il contribue ainsi à la mise en œuvre de la stratégie pour la croissance et la réduction de la pauvreté pour la période 2019-2021, désigné « Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable du Mali ». des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Bamako, le 29 novembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque africaine de Développement, concernant le Programme d’Appui à la Croissance économique, Phase II. La Banque africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 10 milliards 63 millions 960 mille francs CFA environ. La mise en œuvre des actions préconisées par le Programme d’Appui à la Croissance économique vise à : améliorer la mobilisation des ressources publiques ; renforcer l’efficacité de la dépense publique ; appuyer la compétitivité de l’économie avec un accent particulier sur le renforcement des capacités du secteur privé et les réformes du secteur de l’énergie ; renforcer la décentralisation et améliorer l’inclusion sociale. Bamako, le 16 décembre 2019 Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Commandeur de l’Ordre national
Uniforme scolaire : joindre l’utile au pédagogique
Par Fadi CISSE Bamako, 16 décembre (AMAP) Les élèves ont repris le chemin de l’école depuis le premier octobre 2019. Mais la rentrée scolaire remet toujours sur le tapis, la récurrente question de l’obligation du port de l’uniforme scolaire ou pas. Au Mali, les avis sont nettement tranchés. Certains parents d’élèves jugent l’initiative salutaire dans son essence et estiment que le port de la tenue scolaire permet d’aplanir les différences sociales qui peuvent apparaître à travers la qualité des vêtements portés par les élèves, et de décomplexer ceux qui sont issus de familles moins nanties. Ces défenseurs y voient une approche pédagogique de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Ceux qui développent un avis contraire expliquent simplement que c’est des poches de dépenses supplémentaires pour les parents d’élèves. Ces pourfendeurs n’apprécient nullement l’initiative de faire porter des uniformes aux élèves au niveau de l’enseignement fondamental. Le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Kinane Ag Gadeda, explique qu’un projet d’arrêté ministériel sur le port de l’uniforme scolaire est sur la table du département. Cette décision va instituer le port de l’uniforme scolaire dans tous les établissements publics, privés, communautaires de l’enseignement fondamental, secondaire général, technique et professionnel et d’enseignement normal voire les écoles coraniques (medersas). Dans les établissements publics et privés, les garçons porteront un pantalon en tissu kaki et une chemise en popeline de couleur bleue. Pour les filles, le port d’une jupe paysanne en kaki et une chemise en popeline de la même couleur bleue que chez les garçons sera obligatoire. Notre équipe de reportage a fait le tour de certains établissements scolaires. Au lycée Mamadou M’Bodj de Sébenicoro, de nombreux élèves étaient vêtus en uniforme scolaire. On pouvait énumérer sur un ticket de métroceux qui n’en portaient pas. Selon Mme Sall Hawa Saye, promotrice de cet établissement d’enseignement secondaire, le port de la tenue scolaire est une exigence pour les élèves. Tout élève qui ne vient pas en uniforme est renvoyé. « Après la rentrée scolaire, on accorde un sursis de deux semaines aux élèves afin qu’il se fassent acheter l’uniforme scolaire. Celle-ci a le mérite de différencier les scolaires de jeunes délinquants qui infiltrent, parfois, les établissements scolaires», explique la responsable de l’établissement. A l’entendre, l’initiative sécurise mieux l’élève au sein de l’école. Comme dans le temps, le port de la tenue scolaire devient, de plus en plus, une exigence dans les établissements scolaires. Une manière pour les directions des écoles de mettre en pratique une approche pédagogique et de soulager les parents d’élèves qui investissent beaucoup d’argent dans l’habillement de leurs enfants durant l’année scolaire. Ainsi, chaque matin, collégiennes et collégiens portent un uniforme scolaire. Mais cette obligation est différemment appréciée par les élèves. Selon les spécialistes, l’uniforme scolaire est un outil pédagogique. A ce titre, il apporte aux élèves des éléments de compréhension qui favorisent un processus d’adaptation de leur comportement et de concentration. Dès le début de la journée, lorsqu’il revêt sa tenue scolaire, l’élève prend conscience de la spécificité du temps du travail, différent de celui de ses loisirs. De la même façon, il distingue l’espace de l’école (où il porte son uniforme) de celui de la vie privée (où il est habillé différemment). Les uniformes des garçons sont, généralement, composées d’un pantalon sombre, ou souvent d’une culotte courte, assorti d’une chemise accompagnée souvent de cravate. Mais, pendant la période de froid, certains élèves se couvrent avec des vêtements indiqués contre le froid. Les uniformes de filles peuvent être composés d’une cravate, d’une jupe ou d’un kilt et un chemisier. Le fait qu’il y ait des tenues différentes pour les filles et les garçons suscite, à tort ou à raison, des débats. Mais, il est inutile de se perdre en conjonctures sur la question. Certains établissements permettent aux filles de choisir entre jupe et pantalon. Devant le lycée Dramane Diallo, à Djicoroni Para, Ahmed Keïta, parent d’élève résidant dans un quartier du District de Bamako. Il dit investir, à chaque rentrée scolaire, plus de 50.000 Fcfa dans les uniformes scolaires de sa progéniture. Il ne le regrette pas puisque chacun de ses enfants peut faire toute l’année scolaire avec deux uniformes. Il souligne que, hormis les tenues scolaires et les fournitures, il n’achète aucun vêtement pour ses enfants, sauf pendant les vacances. Quant à Mariam Traoré, mère et veuve de 4 enfants, elle estime que les établissements doivent tenir en compte le cas de certains élèves dont les parents n’ont pas, forcément, les moyens de payer l’uniforme scolaire au premier mois de la rentrée scolaire. Il faut accorder un délai raisonnable à ces parents d’élèves. « Les élèves sont vraiment bien en uniforme scolaire. Mais, il ne faut pas les priver de cours parce qu’ils n’en portent pas », suggère la mère de famille. Cheikh Camara, la quarantaine, est enseignant et parent d’élèves. Il relève que « la gestion des règlements liés aux uniformes est une tâche importante». Selon lui, en attendant l’institutionnalisation de la tenue scolaire, il investit, au minimum, 75.000 Fcfa dans l’achat des uniformes scolaires de ses 5 enfants (3 filles et 2 garçons). « A chaque rentrée, je fais plus de dépenses dans les habits et les fournitures scolaires. Maintenant, avec les uniformes scolaires, j’espère moins dépenser », dit-il. Il révèle que c’est, aussi, l’occasion pour les enfants de bien conserver les autres vêtements et de les retrouver, tous neufs, à la fin de l’année scolaire. FC/MD (AMAP)
DNI : Poursuite des travaux dans les commissions au CICB
Bamako, 16 décembre (AMAP) Les travaux se sont poursuivis dans les commissions mises en place dans le cadre du Dialogue National Inclusif ce lundi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Les membres de la commission 1 ont continué leurs travaux sur la paix, la sécurité et la cohésion sociale, dans la salle des 1000 places du CICB, sous la présidence du Pr Younouss Hameye Dicko. Après les discussions, ils ont formulé entre autres recommandations, le retour des réfugiés, la valorisation de la chefferie traditionnelle, la relecture des accords de défense entre le Mali et certains partenaires, la révision du mandat de la MINUSMA et des autres forces étrangères. Des participants ont également proposé que l’Assemblée Nationale se prononce sur l’accord de paix avant de recommandé, l’opérationnalisation des autorités intérimaires et des DDR, le rejet du Sénat et doter la médiature de structures régionales où vont siéger les chefs religieux et coutumiers. La Commission a entamé ses travaux qui vont se poursuivre mardi sur la 2ème thématique portant sur la gouvernance, la politique et l’institutionnel. Les commissions 2 et 3 ont poursuivie les débats sur la gouvernance, le social, l’économie, les finances, la culture, la jeunesse et la culture. KM (AMAP)
Quinté+ du mardi 17 décembre 2019 A Cagnes-sur-Mer, 5eme course, Prix Philippe Lorain
16-partants-Haies – Handicap divisé – première épreuve – Réf: +7 – 4 ans – 100.000 € – 3.500 mètres – Corde à gauche – Terrain pour tous poulains et pouliches de 4 ans, ayant couru depuis le 1er Janvier de l’année dernière inclus. Cheval annoncé 3-BAIE BOY Il est difficile de ne pas lui faire confiance cette fois. Certes il a été misérable par deux fois ces dernières semaines mais en tout dernier lieu, il a remis les pendules à l’heure en se montrant très facilement le plus fort sur cette piste. Ici, il est très largement capable de confirmer. Liste des partants Cagnes sur-mer accueille ce mardi le prix Philippe Lorain qui sera disputé sur le long parcours de 3500 m par 16 spécialistes du saut. Une course de haies qui s’annonce palpitante avec des concurrents très affutés et prêts à en découdre. Surprises en vue et gros rapports attendus. 1-MEREDITH Comme chaque hiver, l’écurie est déjà à pied d’œuvre et les bons résultats ne se sont pas fait attendre. Celle-ci reste sur une excellente deuxième place dans une épreuve bien composée qui lui donne bien évidemment le droit d’avoir ici un très bon rôle à tenir. Elle ne va pas s’en priver. 2-DUC DE MERAN Lui a gagné beaucoup d’argent rapidement et bien entendu, cela commence à devenir plus compliqué en ce qui le concerne. Il n’a pas été ridicule le 18 novembre sur la piste de Fontainebleau sans pour autant être extraordinaire. Il va tenter ici de bien s’en sortir et prendre un lot. 3-BAIE BOY Il s’est imposé par deux fois en plat en début de saison puis a été arrêté deux fois en obstacle. En tout dernier lieu, il s’est montré le plus fort sur cette piste, accusant ainsi de très nets progrès. Bien entendu, il est logique dans cette épreuve d’en attendre une confirmation. 4-LORD PIT Après quelques sorties chaotiques, il vient de renouer avec la victoire sur cette piste le 6 décembre. Lui aussi fait partie d’une écurie en très grande forme actuellement et n’est véritablement pas incapable de remettre le couvert. Il est donc logique de lui accorder notre attention. 5-BOWLER HAT GB Il n’a pas été spécialement brillant ces dernières semaines. Le 11 novembre il a rapidement marqué le pas dans la phase finale et le 6 décembre ici même, n’a jamais eu l’ombre d’une chance. Pas facile ici de pouvoir dès lors lui accorder un très vaste crédit. Ce n’est qu’un outsider. 6-METS LA OUACHE Que ce soit en plat ou en obstacle, elle a réalisé une excellente saison. Elle va retrouver les bouts de bois avec un certain plaisir et sur ce type de distance et ce terrain, elle est largement capable de faire partie de la bonne combinaison. Il est donc logique d’en dire le plus grand bien. 7-FALBALA LE DUN Plutôt discrète en plat, elle est en train de se révéler en obstacle. Lors de son avant-dernière sortie, elle a été très entreprenante sur la piste de Lyon et vient de s’imposer sur celle de Compiègne en laissant une très bonne impression. Ici elle change de catégorie mais elle a de la marge. 8-FASHION BAIE Elle fait preuve d’une incroyable régularité depuis très longtemps. Maintenant il faut quand même remarquer qu’elle a surtout fait parler d’elle en bien dans les courses à réclamer. Ici, l’opposition sera autrement plus farouche. Maintenant, sa régularité peut se révéler payante. 9-FUN DES MOTTES AQ Elle a encore très peu de métier dans cette discipline. Elle n’a jamais été en course le 6 décembre dernier sur cette piste, étant arrêtée en fin de parcours. Il est donc difficile ici de pouvoir se montrer optimiste en ce qui la concerne. Elle doit d’abord nous rassurer. Simple outsider. 10-FIT OF LOVE Plutôt discrète à ce jour, elle a réalisé de très nets progrès ces dernières semaines, se montrant la plus forte en deux occasions sur la piste de Nîmes. Bien sûr, elle va changer ici complètement de registre mais elle tient une telle forme qu’elle n’est peut-être pas incapable de nous étonner. 11-STRELA C’est bien ce qu’elle fait depuis plusieurs semaines. Dans une épreuve relativement bien composée le 11 décembre, elle a juste manqué d’une véritable course pour aller au bout. Cette fois, elle est à même de se montrer redoutable. Il ne faudra surtout pas l’oublier en chemin. 12-CATCH ALL Il a connu dans sa carrière des hauts et des bas mais, il vient de renouer avec la victoire sur cette piste dans une épreuve à réclamer. En meeting, il faut courir tout et n’importe quoi et c’est pour cette raison qu’il sera au départ de cette épreuve. Il prendra tout ce qu’il pourra. 13-HINOU DES HAZARDS Elle n’est pas très bonne, cela nous le savons depuis longtemps. Maintenant, elle dépend d’une écurie euphorique actuellement et dans ce genre de cas de figure, il faut toujours se montrer très prudent. Elle est peut-être capable de réaliser un miracle dans cette course. 14-AD ACTA GER Elle a montré des moyens dans cette discipline en début de saison puis, a tenté sa chance en plusieurs occasions en plat. Elle n’a pas été ridicule du tout le 3 décembre dernier et devrait ici accuser de très nets progrès. Elle peut donc grimper sur le podium alors méfiance. 15-KODALIE Cette année, elle n’a couru qu’à trois reprises et a été à chaque fois inexistante. Elle vient d’effectuer sa course de rentrée lors de sa plus récente tentative et bien entendu, peut encore ici manquer de condition physique. Nous allons donc pour le moment la regarder courir. 16-RISKY STAR Elle tient la forme des très grands jours en ce moment. Elle vient de terminer troisième dans une épreuve bien composée le 6 décembre dernier et dans le bas du tableau, n’est véritablement pas incapable de faire parler d’elle en bien. Il est donc logique ici d’ouvrir l’œil. PROPOSITIONS 1 MEREDITH 7 FALBALA LE DUN 8 FASHION BAIE 11 STRELA 10

