Retour au pays des jeunes maliens détenus en Guinée : Les éclaircissements du Haut conseil des Maliens de l’extérieur
Bamako, 14 novembre (AMAP) Le président du Haut conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), Habib Sylla, était, mercredi, devant la presse pour rendre compte de la mission qui a permis de ramener au Mali 460 jeunes Maliens de la Guinée, suite à leur emprisonnement par les autorités de ce pays dans l’affaire dite «QNET». Il ressort des explications du président du président du HCME que, du 1erau 7 novembre dernier, une mission d’assistance du ministère des Maliens de l’Extérieur s’est rendue en Guinée, dans le but de porter assistance du département à l’ambassade du Mali et au Conseil de base des Maliens de l’extérieur de ce pays. L’objectif de la mission, selon Habib Sylla, était d’obtenir la libération des Maliens détenus dans les prisons guinéennes, suite à ce qu’on peut appeler l’ «affaire QNET». En effet, a fait savoir le conférencier, les membres de la mission ont été informés que QNET est une société qui recrute pour une vente en ligne, selon un système de parrainage qui amène la personne recrutée à payer la somme de 500.000 Fcfa, à signer un contrat et à faire inscrire deux autres personnes, moyennant la même somme chacune. « Après cette étape, a ajouté Habib Sylla, il est promis à la personne recrutée un bonus et un compte activé dans lequel sera versée toutes les semaines la somme de 135.000 Fcfa ». «Comme les gains promis deviennent de plus en plus importants en fonction des personnes inscrites, beaucoup de jeunes, croyant trouver le filon d’or, se sont laissés prendre. Ce sont 460 Maliens, essentiellement des jeunes qui ont été pris dans la nasse», a regretté le président du Haut conseil des Maliens de l’Extérieur. En outre, M. Sylla a dit que les autorités guinéennes n’ont pas toléré le regroupement de personnes inconnues dans des maisons isolées, dans les périphéries de Conakry (la capitale) et dans d’autres localités du pays. «C’est la raison pour laquelle des Maliens ont été interpellés et emprisonnés à la Maison d’arrêt central de Conakry mais aussi à Dubreka, Kankan et Siguiri», a-t-il expliqué, avant de remercier les autorités guinéennes pour la compréhension et la diligence dans le traitement du dossier. Il n’a pas manqué de réitérer ses remerciements au ministère des Maliens de l’Extérieur qui n’a pas ménagé ses efforts pour obtenir la libération des détenus. Pour Habib Sylla, dans « l’affaire QNET », des investigations doivent être menées pour retrouver les auteurs des extorsions de fonds afin qu’ils subissent la rigueur de la loi. Le HCME, selon son président, demande au gouvernement plus de vigilance et le démantèlement de tous les réseaux dont les activités, créées à des fins d’exploitation et de spoliation, poussent les jeunes à l’exode. BD/MD (AMAP)
Mali-Cuba : L’ambassadeur cubain fait ses adieux au chef du gouvernement
Bamako, 14 novembre (AMAP) L’ambassadeur de Cuba, Roberto Blanco Dominguez, en fin de mission, a été reçu, mercredi, en audience par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, à qui il était venu faire ses adieux, après avoir passé une année au Mali, a constaté l’AMAP Instant émouvant et d’échanges utiles sur les liens entre les deux Etats, Cuba et le Mali, qui entretiennent une collaboration étroite dans des domaines aussi divers que l’éducation, les sports, l’agriculture et le tourisme. Durant son séjour, le diplomate cubain s’est employé à consolider ces liens de coopération et d’amitié qu’il souhaite encore plus larges et mutuellement avantageux. À sa sortie d’audience, Roberto Blanco Dominguez s’est réjoui de la qualité de l’entretien qu’il a eu avec le chef du gouvernement. « On a fait un petit tour d’horizon des relations historiques entre Cuba et le Mali », a confié le diplomate, soulignant la solidité de ces relations qui ont commencé dans les années 60. En effet, les premiers contacts entre les deux pays ont été établis par le père de l’indépendance du Mali, Modibo Keïta et Fidel Castro. Ces liens de coopération, a-t-il magnifié, sont « restés pendant des années, durant lesquelles on a eu de très bons moments». Le diplomate a rappelé la « modeste contribution » apportée par son pays au Mali dans les domaines de la santé et du sport. M. Dominguez n’est pas indifférent à la situation difficile que traverse actuellement le peuple malien. Ainsi, a-t-il formulé des vœux de bonheur et de prospérité pour « ce vaillant peuple qui mérite de vivre en paix ». « Au moment de l’indépendance, se souvient-il, le Mali était l’un des pays les plus avancés de la région, du point de vue culturel, éducatif et de l’unité nationale. Le diplomate cubain quitte le Mali avec la certitude que les Maliens sauront surmonter les difficultés. Il a souhaité que le Premier ministre Dr Boubou Cissé effectue une visite au Cuba. ID/MD (AMAP)
Visite technique des véhicules : Un seul centre ne fait pas l’affaire à Bamako
Bamako, 14 novembre (AMAP) La visite technique annuelle des voitures est une obligation pour tous les automobilistes. Elle permet de détecter les problèmes techniques sur la voitureafin d’éviter pas mal de problèmes sur la route. Pour un automobiliste, le défaut de visite technique sur le véhicule est une violation de cette obligation qui est sanctionnée, pouvant aller jusqu’à l’immobilisation de la voiture, car l’absence de la visite technique est considérée comme un danger pour la vie du conducteur et celle des autres usagers de la route. Au Mali, c’est une seule société qui a le monopole de cette opération. Il s’agit de «Mali Technic System». A Bamako, cette société n’a qu’un seul centre situé à Sogoniko sur l’Avenue de l’OUA. Mais compte tenu du nombre de véhicules en circulation à Bamako, la visite technique se révèle être un parcours du combattants pour de nombreux automobilistes. Certains peuvent, souvent, passer toute une journée dans de longues files pour espérer avoir le précieux sésame de «Mali Technic System». La visite technique coûte 7500 Fcfa sur lesquels, 5000 Fcfa vont dans les caisses de la société et 2500 Fcfa reviennent à l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER).Adama Sinayoko, promoteur de garage, pense qu’une seule visite technique par an n’est pas une garantie suffisante pour assurer la sécurité routière. Pour lui, un véhicule doit être soumis à un contrôle technique tous les six mois, particulièrement pour les véhicules de transport. Par ailleurs, notre interlocuteur déplore qu’au Mali, les automobilistes ne respectent pas les conditions de la visite technique. D’après lui, certains louent sur place des outils et accessoires pour effectuer la visite technique. Il s’agit, notamment, des extincteurs, des triangles, des clignotants. Selon un autre garagiste, « la solution est qu’après la visite technique, les véhicules soient soumis à une contre-visite effectuée par une autre société ». Bakary Bakayoko, un autre automobiliste, estime qu’en plus de patienter dans la file de véhicules, les usagers sont, souvent, obligés de soudoyer les gens dn charge de l’opération, en leur donnant un billet de 2000 ou 2500 Fcfa pour obtenir le précieux document ». Comme lui, beaucoup d’automobilistes pensent qu’à «Mali Technic System, même pour 1000 Fcfa, les techniciens ferment les yeux sur les défaillances qu’ils observent sur des véhicules». Ce qui serait à l’origine de nombreux accidents dans la circulation. C’est pourquoi, des voix s’élèvent, aujourd’hui, pour demander de mettre fin au monopole dans le cadre de cette opération qui concerne des milliers de véhicules par an. PROMESSE NON TENUE – En 2014, les députés de la Commission des travaux publics, de l’habitat et des transports de l’Assemblée nationale avaient effectué une visite inopinée à Mali Technic System. Lors de cette sortie sur le terrain, les élus de la nation avaient demandé aux responsables de la société de tout faire pour mettre fin aux longues files d’attente des usagers, lors de la visite technique des véhicules. A défaut de quoi, ils allaient saisir le ministre en charge des Transports de l’époque sur la question. La direction de la société, qui avait pris cette menace très au sérieux, a invité les journalistes pour une conférence de presse en février 2015, au cours de laquelle elle a annoncé l’ouverture d’un autre point de visite technique des véhicules sur la rive gauche de Bamako, afin d’assurer la fluidité de cette opération. Lors de cette conférence de presse, la gérante adjointe de la société, Mme Touré Adam Diawara, avait indiqué que sa structure n’avait pas de problème. Pour tenter d’étayer ses propos, elle avait dit que sa société enregistre en moyenne, 500 véhicules par jour. « Nous avons 14 centres au Mali dont un à Bamako. Mais c’est dans la capitale que nous avons une moyenne de 517 véhicules par jour. C’est pourquoi, nous avons songé à ouvrir un second centre. Nous avons commandé des matériels modernes pour cela et nous sommes en train de chercher un emplacement idéal pour les installer », avait expliqué Mme Touré Adam Diawara. Mais depuis cette annonce, qui date de plus de quatre ans, rien n’a encore été fait dans ce sens. Afin d’avoir la version des responsables de Mali Technic System sur cette opération et les griefs formulés contre la société, nos nombreuses tentatives de les rencontrer ont été vaines. DD/MD (AMAP)
Communes limitrophes de Bamako : Début des enquêtes foncières

Bamako, 14 novembre (AMAP) Le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Badra Aliou Berthé, a lancé, mardi, les travaux des enquêtes foncières dans des communes ruraleslimitrophes de la capitale malienne, Bamako, a constaté l’AMAP. La cérémonie, organisée à cet effet, en présence de M. Drissa Coulibaly, chef de village de Baguineda-Camp, à 30 km de Bamako, et de plusieurs élus communaux, consacre le déploiement des enquêteurs sur le terrain dans les Communes de Baguinéda, Mountougoula, Kalaban-coro, Mandé, Dogodouman, Moribabougou, N’Gabakoro-droit et de Sangarébougou (Cercle de Kati). « Ces travaux de six mois s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des états généraux du foncier tenus en 2008 et 2009 », a précisé le ministre Berthé. L’enquête foncière cadre, selon lui, avec les actions visant la mise en œuvre du Projet de reforme domaniale et foncière au Mali. Initié en 2016 par le département en charge du foncier, ce projet vise, principalement, à refonder les rapports sociaux, à mettre la terre au service du développement et à appuyer la gouvernance de l’Etat. « Cela, conformément à la volonté affichée du président de la République d’asseoir la paix sociale et d’améliorer le développement économique du Mali, grâce à la sécurisation des droits de propriété et la gestion des outils. Et aussi, grâce à une gestion foncière efficace, transparente et apaisée, en vue de reformer le cadre intentionnel, d’améliorer la connaissance du foncier et du territoire national, de mobiliser les ressources intérieures de l’Etat et appuyer la décentralisation », a souligné le ministre Berthé. En la matière, les enquêtes foncières permettront d’obtenir des informations foncières et urbanistiques fiables sur chaque parcelle bâtie, non bâties, y compris les champs. Il s’agit, entre autres, du statut légal, du type d’occupation, de la vocation, de la location, des litiges et des charges, des images de l’occupation et des informations sur les détenteurs. A terme, la réforme domaniale et foncière aboutira à la mise en place du cadastre. Il s’agit-là d’un outil qui dresse l’état de la propriété foncière sur un territoire communal, en dotant chaque parcelle d’un Numéro d’identification national cadastral (Ninacard). Le cadastre est ainsi composé du plan cadastral associé au registre cadastral contenant les informations foncières et fiscales. PLUS DE 600.000 PARCELLES RECENSEES – En effet, la première phase de cette reforme foncière concerne le district de Bamako avec une superficie estimée à 245 km2et le Cercle de Kati dont la superficie est évaluée à 16.897 km2. « La situation est, particulièrement, critique au niveau de ces deux circonscriptions », a justifié le chef du département des Affaires foncières, précisant que l’opération en cours concerne les communes de Baguinéda, Mountougoula, Kalaban-coro, Mandé, Dogodouman, Moribabougou, N’gabakoro-droit et Sangarébougou pour lesquelles les plans cadastraux ont été élaborés. Le secrétaire permanant de la reforme domaniale au Mali, le colonel Checkinè Dieffaga, a, dans son intervention, rappelé que depuis une année, sa structure est engagée dans un vaste chantier de confection du cadastre dans le district de Bamako et dans les 37 communes du Cercle de Kati. Ainsi, après les enquêtes foncières au niveau de la capitale, les travaux concerneront les huit communes limitrophes, a rappelé le colonel Dieffaga. Selon lui, ils visent à identifier les propriétaires ou les détenteurs de chaque parcelle existante sur le plan cadastral communal. « La commune de Baguinéda compte plus de 85.000 parcelles, a précisé l’officier supérieur, avant d’ajouter qu’au total, plus de 400.000 parcelles ont été recensées dans les huit communes limitrophes, en plus des 211.240 répertoriées dans le district de Bamako. « Ce qui fait plus de 600.000 parcelles recensées dans les alentours et au niveau du district de Bamako », a révélé le secrétaire permanant de la reforme domaniale au Mali. Le ministre avait, auparavant, invité l’ensemble des acteurs, notamment les services techniques, les collectivités territoriales et la population des communes rurales concernées, à fournir toutes les informations foncières nécessaires aux enquêteurs qui seront sur le terrain. « Les populations que nous administrons veilleront au bon déroulement de ces enquêtes », a assuré le maire de la Commune de Baguinéda-Camp. Pour Jean-Marie Dakouo, les enquêtes foncières permettront aux communes environnantes du district de Bamako de disposer d’informations fiables pour une bonne gestion foncière. DB/MD (AMAP)
Journée minières et pétrolières : Des thématiques d’actualité développées par des experts

Bamako, 14 novembre (AMAP) La 8è édition des Journées minières et pétrolières du Mali (JMP), qui a débuté, mardi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), réunit différents acteurs et experts du secteur autour de thématiques d’actualité liées au développement du secteur minier et du pétrole et développées et disséquées par des experts reconnus et réputés, a constaté l’AMAP. A la fin des discussions de chaque édition, les acteurs doivent proposer des pistes de solutions devant permettre de relever les défis de l’exploitation et de la production de l’or dans notre pays. «Finances et investissements dans le secteur minier du Mali» était le thème d’un panel organisé, mercredi, en marge de cette 8èédition des JMP. Les panélistes étaient Me Mohamed Sidiki Sylla, avocat au barreau de Guinée et avocat d’affaires travaillant sur les questions minières, énergétiques et infrastructurelles, Me Nadia Myriam Biouelé, avocate Associée Senior et Django Mady Coulibaly, secrétaire permanent à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-Mali). Me Sylla a indiqué que les JMP constituent une vitrine pour les opérateurs étrangers intéressés à venir investir au Mali. Selon lui, le secteur minier est financé, principalement, sur endettement. «Toutefois, ceux dont vous utilisez l’argent veulent s’assurer que vous avez tous les moyens, toutes les capacités techniques et financières pour pouvoir assurer le remboursement du service de la dette », a insisté le spécialiste. Pour lui, les miniers s’endettent, en général, auprès d’institutions financières (Banques internationales). « Des centaines de millions de dollars sont, parfois, nécessaires à la réalisation des projets », a précise l’avocat au barreau de Conakry. Ainsi, au regard des risques, les prêteurs exigent des miniers une part de participation dans le financement qui est, en général, estimée à 30% du capital d’investissement. Les emprunteurs, eux, apportent les 70 % restants. Me Nadia Myriam Biouelé a, elle, axé son intervention sur le «développement durable par les mines et le pétrole au Mali : une réalité possible». « Le Mali, a-t-elle affirmé, a été classé 3è producteur d’or en 2018 avec une capacité de production estimée à plus de 68 tonnes ». « Eu égard à ce rang de géant aurifère, il importe d’investir dans le secteur minier malien, a avancé l’avocate. « C’est un business assez rentable, vu les capacités de notre sous sol. C’est, également, une affaire rentable pour ceux qui exportent lorsque toutes les conditions sont réunies», a-t-elle précise. Pour ce faire, Me Biouelé pense qu’il faudrait, au préalable, réunir les conditions nécessaires pour attirer les financements. « En la matière, les investisseurs sont regardants sur le cadre juridique et fiscal plus attractif et adapté », a insisté la conférencière, ajoutant que ce cadre juridique adapté doit être harmonisé. «Le cadre de la fiscalité minière en ce qui concerne les sociétés minières étrangères doit être respectueux des traités bilatéraux d’investissement que le Mali a ratifiés en termes de protection de l’investisseur et en termes de respect de légalité et de traitement», a précisé Me Nadia Myriam Biouelé. Le secrétaire permanent à ITIE-Mali a, pour sa part, rappelé que le Mali est d’un bon élève de l’ITIE. « Le Conseil d’administration de l’ITIE a admis que le Mali a fait des progrès significatifs avec des améliorations substantielles dans la mise en œuvre du processus ITIE », s’est réjoui Django Mady Coulibaly. «Concernant la loi relative aux ressources fiscales à allouer aux communes, cercles et régions, le Mali a fait plus. L’Etat malien a rétrocédé 15,70 milliards de Fcfa aux collectivités de 2012 à 2016 », a précisé M. Coulibaly, avant d’ajouter que cette loi stipule que 60% des patentes doivent revenir aux communes d’accueil, 25% doivent versés à la collectivité cercle et 15% à la collectivité régionale. En outre, le secrétaire permanent à ITIE-Mali a cité des études qui ont dénoncé des cas de corruption constatés dans les pays dont le sous sol est riche en substance minière. A son avis, « cette corruption est due à l’absence de transparence ». AG/MD (AMAP)
Cinéma africain : L’éternelle équation du financement

Bamako, 14 novembre (AMAP) Une centaine de professionnels du cinéma participent à un colloque international de deux jours, sur « La Problématique de financement du cinéma », qui a débuté, mardi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB) et est destiné à permettre de résoudre la lancinante question du financement du 7è art. Des experts du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry, du Maroc, du Sénégal et du Mali sont présents à cet événement organisé par le ministère malien de la Culture, à travers le Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC) dont lamission est d’appuyer le développement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel au Mali. Pour l’accès au financement, le colloque doit réfléchir sur le rôle et la place d’un fonds, sa dimension contributive et effective au développement de l’industrie cinématographique. Il vise, aussi, à informer les acteurs sur les mécanismes de levée de fonds sur internet (crowdfunding) et inciter les sociétés commerciales à intervenir dans le financement du cinéma (banques et institutions financières). Au plan de la gouvernance des fonds destinés au financement du cinéma, cette rencontre est utilepour favoriser l’accès des jeunes réalisateurs au financement.Pour ce qui concerne la promotion et le renforcement des capacités des acteurs du cinéma, le colloque envisage, par exemple, l’appui aux initiatives promotionnelles et de développement de projets de cinéma pour l’émergence et le développement de capacités endogènes de production d’images axées sur la jeunesse. Il y a, également, le financement de projets initiés par les jeunes et leurs groupements, orientés dans la production de thèmes puisés de nos contes et légendes, leur permettant de mieux s’approprier notre patrimoine culturel. Ces dispositifs visent à résoudre les difficultés persistantes de financement des activités cinématographiques et audiovisuelles. Il s’agit, aussi, d’offrir aux acteurs du métier un cadre règlementaire et juridique permettant de renforcer leurs capacités de production et de professionnaliser davantage les différentes filières du cinéma et de l’audiovisuel. Le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, représentant sa collègue de la Culture, à l’ouverture des travaux, a indiqué que le Mali a, très tôt, pris conscience de l’importance du cinéma. Et en a fait un formidable outil d’éducation sociale, culturelle et politique pour marquer sa volonté de promouvoir et de développer une culture malienne millénaire. « L’adoption, en 2013, du document cadre de la Politique culturelle nationale, a expliqué le ministre Sangaré, en a fait l’un de ses objectifs stratégiques majeurs, en jetant les jalons de l’émergence d’une véritable industrie cinématographique, dynamique et compétitive ». « Au-delà de cette ardente volonté de promouvoir et de développer le domaine, à travers la création de structures dédiées au cinéma, le secteur reste confronté à la sempiternelle difficulté de mobilisation des ressources », a constaté le ministre. Pour y remédier, diverses alternatives ont été envisagées au nombre desquelles, la création du Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC) par la loi n° 2017-068 du 18 décembre 2017. Il y a, également, la première dotation de 6 milliards que l’Etat mettra à la disposition du FAIC, une fois créé. Yaya Sangaré a invité les professionnels du cinéma à agir. « Vous devez, rapidement, cerner l’impérieuse nécessité de trouver les stratégies idoines adaptées et mieux identifier les mécanismes internes de financement innovants et durables pour sauver le cinéma malien et africain ». « Ce colloque répond à une impérieuse nécessité de concertation et d’action pour sortir la production cinématographique africaine de la léthargie », a estimé, pour sa part, le secrétaire général de l’Union nationale des cinéastes du Mali (UNCM), Salif Traoré. La rencontre doit inciter d’autres pays de la sous-région, qui n’ont pas encore de fonds d’aide à la cinématographie, à franchir le pas. Et mieux, le secrétaire général de l’UNCM pense que « ces fonds seront des outils de coopération et d’accords cinématographiques ». YD/MD (AMAP)
Santé et hygiène de la femme : Ces produits qui détruisent

Par Anne-Marie Keita Bamako, 13 novembre (AMAP) Jeune, belle, Fatoumata Diarra est secrétaire dans une entreprise privée et est mariée, depuis il 3 ans. Mais, la joie d’être mère tarde à venir, après plusieurs tentatives. La jeune dame raconte qu’elle a subi toutes sortes de traitement et d’analyses médicaux, ainsi que de radios, notamment l’hystérosalpingographie (un examen qui permet de visualiser l’utérus et les trompes de Fallope), l’hydro-tubation (traitement des pathologies tubaires obstructives). Elle a, aussi, pris, pendant des années, toutes sortes de médicaments fertilisant prescrits par son médecin. Ces traitements n’ont pas été efficaces pour réaliser son désir d’avoir des enfants. C’est pourquoi, sur les conseils d’une vieille dame, elle a commencé un traitement avec des produits à base de plantes, de feuilles et d’écorces. Après deux mois de traitement, miracle ! La voilà enceinte, pour la première fois. Pour elle, le traitement à base de ces produits serait meilleur et efficace contre l’infertilité. Donc, elle le conseille, vivement, aux femmes en désir d’enfants. Quant à Mariétou Diarra, elle souffre de démangeaisons graves qui ont fait des plaies sur ses parties intimes, malgré le traitement prescrit par son docteur. « Je cherche à avoir des enfants, depuis des années. Le docteur m’a même dit que je souffre d’infections qui peuvent être source d’infertilité. Je suis convaincue que ces infections sont à la base de mon infertilité », dit Mariétou. Et sur les conseils d’une amie, elle a eu recours à ces produits ou médicaments et, aujourd’hui, elle se sent guérie de ses démangeaisons. Pour elle, les problèmes de santé des femmes qui les empêchent d’avoir des enfants tels que les fibromes et myomes se traitent mieux avec les produits qu’elle trouve naturels. Et de donner en exemple les feuilles de ‘Djeka’ qui traiteraient beaucoup de maladies de l’appareil génital. Pour cet autre interlocuteur, sous anonymat, rencontré sur le lieu de vente de ces produits, elle les utilise pour le plaisir sexuel et pour soulager les douleurs pendant les moments intimes. DES NOMS EXOTIQUES – Selon une vieille femme nommée Tia Diakité, toutes les jeunes femmes se doivent d’utiliser des astuces et des produits extraits de plantes, feuilles, racines et écorces pour être en bonne santé et pour le bonheur de leur couple. Selon elle, certains produits comme le « babi », « Gaini », « Yiri frarani … » sont bons pour l’hygiène intime des femmes. Ayant eu à jouer plusieurs fois le rôle de « magnamaga », Tia avoue proposer, toujours, aux jeunes mariées, des produits, pendant leurs nuits de noces et après, pour maintenir leur santé reproductive. Ils sont nombreux ces produits qui, dans le langage féminin, ont des noms aussi particuliers qu’exotiques et ont certaines figures en Bamanan, en Français ou dans d’autres langues. Ils se vendent, partout, dans les marchés et, plus particulièrement, devant la Maison des artisans de Bamako. Bourama Coulibaly, est vendeur de ces produits ici. Il cite quelques noms de produits parmi tant d’autres : Les feuilles de « Djeka », « Gongoli », « clou de girofle ou benefouti », « 4 cotés », « feuilles de menthe », « petit cola », « gingembre » « feuilles de laurier ». Sur leurs vertus, Bourama explique que chacun de ces produits se vend bien. Ils sont, tous, sont utilisés par des femmes à des fins différentes. « Soit ils soignent des maladies, soit c’est pour faire plaisir à son conjoint », explique le vendeur qui soutient que les produits, comme les feuilles de « Djeka », « Gongoli » sont, généralement, utilisés pour soigner l’absence de menstrues, éliminer les fibromes et faciliter la conception pour celles qui ont des difficultés d’avoir des enfants. Fatou Ba est aussi vendeuse de ces produits. Elle reçoit de nombreuses clientes qui viennent s’approvisionner pour traiter des Infections sexuellement transmissibles (IST), pour le plaisir sexuel ou pour réaliser un désir d’enfants. Selon la jeune dame, qui dit en prendre, chaque produit a ses fonctions. Ceux faits à base d’écorces, de racine et de feuille ont un emploi spécifique et ce sont les femmes et les jeunes filles qui en sont les principales clientes. QUELLES CONSEQUENCES SUR LA SANTE ? Sans aucune connaissance des effets néfastes sur leur santé et sur l’origine de ces produits, certaines filles ou femmes préfèrent les utiliser, en les mettant en contact avec leurs parties intimes. D’autres préfèrent infuser pour boire ou se purger avec ces mixtures à base de plantes, de feuilles et d’écorces. Mouna Diarra affirme qu’en suppositoire, le produit est plus efficace car ses effets sont, immédiatement, ressentis sur le corps. Cependant, elle met en garde les femmes contre l’excès de l’utilisation de ces produits dont personne ne connaît les effets secondaires. « Je demande aux femmes d’utiliser ces produits, avec modération, de ne pas en abuser, au risque de se créer des problèmes de santé. Mouna se dit consciente que ces produits sont vendus sans aucun contrôle sanitaire, raison de plus pour s’en méfier. « Il est bien de faire plaisir à son homme mais pas au péril de sa vie », conseille Mouna Diarra. Selon le Dr Garba Cissé, en introduisant ces matières dans l’appareil génital féminin, il y a des risques de cancer du col de l’utérus. Il a ajoute que ces produits « peuvent détruire la flore vaginale qui, par la suite, pourra causer des infections vaginales et conduire à une infertilité ». AMK/MD (AMAP)
Le président Keïta défend le multilatéralisme devant la 40ème session de la Conférence générale de l’UNESCO

Par Kader MAIGA Envoyé spécial Paris, 13 novembre (AMAP)Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, coordinateur de l’Union africaine pour la culture, les arts et le patrimoine, a pris part mercredi, à la 40èmesession de la Conférence générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), à son siège à Paris, en marge des travaux du Forum de Paris sur la Paix, a constaté l’AMAP. Dans son allocution, le Chef de l’Etat a salué les relations entre le Mali et l’UNESCO. « Vous avez choisi d’honorer le Mali, mon pays, qui a tissé avec l’UNESCO des liens particulièrement féconds depuis le premier jour de son accession à la souveraineté internationale ; un pays qui a beaucoup reçu de l’UNESCO mais lui a aussi beaucoup donné » a déclaré Keïta. Le Chef de l’Etat a salué, également, l’UNESCO qui l’a choisi parmi ses pairs pour défendre et illustrer les arts, la culture, le patrimoine africain. Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé que « si l’UNECO n’existait pas, il fallait la créer ». A ce sujet, le Chef de l’Etat malien a développé trois thèses, à savoir l’importance de la culture, l’existence de l’UNESCO nécessaire, voire indispensable et le multilatéralisme fort et efficient. L’Afrique, selon lui, en tant que jeune continent et sa jeunesse, ont un rôle à jouer dans le multilatéralisme, en tant que dépositaire d’un capital culturel « dont on n’a pas encore pris toute la mesure ». « Je suis venu vous dire que cette marche vers un monde meilleur, vers plus d’humanité, nous voulons la faire avec tous les peuples car la toile dont nous rêvons sera d’autant plus belle qu’elle sera de fils de toutes les couleurs. » a soutenu le Président Keïta. Il a conclu ses propos en disant : « Nous voulons marcher avec tous les peuples du monde car convaincus que si l’on veut aller plus loin, il faut aller ensemble. Le multilatéralisme n’est pas, à cet égard, une option que l’on peut adopter ou rejeter au gré des circonstances mais un impératif que j’aurais qualifié de catégorique si l’épithète ne sonnait trop kantien ». En marge de la 40èmesession de la conférence générale de l’UNESCO, le Président de la malien a reçu en audience l’ambassadeur délégué permanent du Royaume d’Arabie Saoudite auprès de l’UNESCO, le Pr Ibrahim Albalawi, l’ancien ministre français de la Justice, Mme Christiane Taubira, avant d’avoir des entretiens avec la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, sur plusieurs sujets dont le renforcement de la coopération entre le Mali et l’institution onusienne. KM/MD (AMAP)
Delta intérieur du Niger : Les équilibres sociaux à l’épreuve de la crise

Envoyé spécial Ahmadou CISSE Mopti, 13 novembre (AMAP) Jadis, dans ce vaste espace riche en ressources naturelles, pêcheurs, éleveurs et agriculteurs avaient mis en place des mécanismes de partage des ressources naturelles. Ce qui permettait de réguler le vivre ensemble. Mais les remous consécutifs à la situation conflictuelle en cours ont mis à mal les anciennes méthodes de gestion de la cohabitation, exacerbant les frictions entre communautés, plongeant la zone dans une certaine désolation. Le lac Débo ou « Dhébo » pour les riverains, est situé dans le Delta central du Niger, juste après Mopti, à environ 80 km. C’est le plus grand lac du Mali. Sa superficie dépend, étroitement, des crues de deux des trois grands fleuves qui arrosent généreusement la contrée (le Niger et le Bani). Qui mieux que l’écrivain et ethnologue Amadou Hampâté Ba pour décrire cette vaste étendue d’eau ? Dans « Amkoulel, l’enfant peul », le disciple de Tierno Bocar écrit : « Ce grand lac situé dans le delta de la boucle du Niger, un peu avant Niafunké, était réputé non seulement pour ses poissons, mais aussi pour ses innombrables oiseaux de différentes espèces qui, une fois l’an, venaient du monde entier pour s’y réunir et y caqueter à plaisir, en une sorte de grand Unesco volatile… ». Le philosophe, au sens noble, a écrit vrai. C’est, en effet, une zone naturelle de vie et d’abondance. Ce lac est, sans doute, le plus grand cadeau que Dieu a fait à la Région de Mopti. Il n’y a guère longtemps, les populations vivaient, paisiblement, de leurs activités d’exploitation des richesses naturelles. L’éleveur peulh y nourrissait ses troupeaux. Le pêcheur vivait des ressources de la pêche. L’agriculteur sonrhaï exploitait les terres arables et fertiles au bord du cours d’eau. Entre ces groupes, une activité commerciale complexe s’est instaurée. Les uns comblant les manques des autres. La cohabitation entre les différents groupes n’étaient pas sans frictions. Mais, rarement, elles dégénéraient en conflit ouvert. Aujourd’hui, l’insécurité a tout fait basculer dans le Delta central. Les équilibres sociaux sont menacés. Les mécanismes rodés de gestion des conflits sont mis à mal. Depuis 2012, année de fortes turbulences sécuritaires, politiques et même communautaires, les choses ont, profondément, changé. Les agents de l’administration ont quitté la zone. Des hommes armés, cachés sous le manteau de la religion musulmane, y sèment la terreur. Le contexte d’insécurité a poussé les groupes sociaux à prendre les armes pour se défendre, notamment contre les vols de bétail et les exactions des terroristes. Ainsi, on ne fait plus recours à la justice de la République et aux mécanismes de gestion de conflit mis en place par les anciens. PERSONNAGE INFLUENT – « L’essentiel des litiges ici tourne autour du foncier », remarque un ancien homme de droit qui confie que la mauvaise distribution de la justice est la cause profonde de la crise sociale actuelle. « Ce n’est pas faux », réagit Abdoulaye Waïgalo, 73 ans, établi à Mopti depuis plus d’un demi-siècle. Abdoulaye vit, actuellement, du retour de ses investissements dans la terre. Propriétaire d’une bourgoutière et de nombreuses têtes de bétail, il craint le pire, si rien n’est fait. Il regrette les temps anciens où les populations vivaient en parfaite symbiose. On rencontrait ici des ressortissants de toutes les contrées du Mali. «Tout était réglé à l’amiable. Il y avait des codes et des repères. Aujourd’hui, nos enfants sont armés. Ils n’ont plus de respect pour les parents», regrette notre interlocuteur. Abdoulaye Waïgalo se souvient, avec nostalgie, de l’époque où les conflits étaient gérés par des personnages influents dans les communautés. Il s’agit des « Jowro », gestionnaires des ressources naturelles. La fonction est en perte de vitesse aujourd’hui. Ces « Jowro » étaient au centre d’un système unique en son genre pour gérer les ressources naturelles à la satisfaction des éleveurs, des agriculteurs et des pêcheurs. Hamsala Bocoum, est sans doute l’un des plus grands connaisseurs du pastoralisme dans le Delta central. Originaire de Dialloubé, localité située à quelques encablures de Mopti, derrière le fleuve, il est lui-même propriétaire de plusieurs centaines de bovins. Cet homme âgé défend l’idée que les crises nées dans le monde pastoral sont à la base des bouleversements sociaux que nous connaissons. « Dans le Delta, trois droits se superposent : celui des pêcheurs, celui des cultivateurs et celui des éleveurs. La coexistence de ces différents éléments a toujours créé de l’insécurité. C’est pourquoi, la fonction du « Jowro » est instituée pour réguler cet ensemble. Il a résisté au temps, preuve de son utilité », analyse le spécialiste qui ajoute que le colonisateur a essayé, par tous les moyens, d’affaiblir le système des « Jowro » sans succès. DES REGLES ET DES CODES – « Grâce aux ressources naturelles, les communautés peulh se sont sédentarisées. Celles-ci ont, depuis les temps anciens, réglementé l’accès et l’exploitation de ces ressources. Elles ont institutionnalisé des règles coutumières et mis en place des structures en vue d’une gestion durable. Conscientes de leur importance, elles ont usé de règles et de codes coutumiers, en vue de la gestion harmonieuse de ces ressources », développe, en grand connaisseur, notre interlocuteur. La législation moderne introduite, vers les années 1930, a eu peu d’incidence sur les habitudes de ces populations qui, à cause de leur analphabétisme, n’ont pas réellement accès au contenu du droit positif. Pour Hamsala Bocoum, le droit coutumier permettait une exploitation alternée de l’espace par les exploitants des trois secteurs économiques (agriculture, élevage, pêche) d’une manière optimale et harmonieuse. « Cet équilibre est actuellement rompu », fait-il remarquer. Notre interlocuteur, à la retraite, qui a passé les plus belles années de sa carrière dans le milieu judiciaire, rappelle les causes qu’il voit dans la croissance de la population et du cheptel, la réduction des espaces pastoraux et la perturbation de l’organisation traditionnelle des éleveurs par des facteurs externes (sécheresse, faiblesse des crues, développement des moyens de production, coût de la vie). AC/MD (AMAP)
Communiqué du gouvernement suite à l’offensive des Fama contre les bases terroristes dans les régions du centre du pays

Le Gouvernement de la République du Mali apporte un démenti formel à des rumeurs véhiculées sur les réseaux sociaux, faisant état de la prise de blindés des FAMa par des terroristes. Le Gouvernement appelle la population à plus de vigilance face à ces campagnes d’intoxication et de manipulation de l’opinion, à travers la diffusion d’informations erronées qui n’ont d’autre but que de saper le moral de nos vaillants soldats. Par contre, le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que les Forces de Défense et de Sécurité du Mali ont engagé, conformément aux instructions du chef suprême des Armées, une offensive de grande envergure contre les bases terroristes, dans certaines localités de la région de Mopti. Le bilan des opérations, fait état de plusieurs terroristes neutralisés, d’importants dégâts matériels dont des véhicules et motos détruits. Les fouilles ont permis également de retrouver sur les lieux, des cartes d’identité de plusieurs nationalités et des effets militaires. Le Gouvernement de la République du Mali informe que ces opérations ont été conjointement menées par les hommes de la 6ème Région militaire de Sevaré et l’Armée de l’Air du Mali. Le Gouvernement du Mali félicite les FAMa pour cette nouvelle stratégie d’attaque qui illustre, à suffisance, leur grande détermination à redonner confiance à notre peuple ; à faire honneur au serment sacré du Soldat et à la mémoire des frères d’armes tombés sur le champ de l’honneur pour la Patrie. Le Gouvernement de la République du Mali invite l’ensemble du Peuple malien à soutenir, à accompagner et à encourager nos FAMa, dans ce combat sacré contre les forces obscurantistes qui œuvrent à mettre en mal notre vivre ensemble et la libre circulation des personnes et de leurs biens dans notre pays. Bamako, le 11 novembre 2019 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement, Yaya SANGARÉ

