Koulikoro : Incendie sans perte en vies humaines, avec un blessé et des dégâts matériels importants au marché de Koulikoroba

Koulikoro, 16 décembre (AMAP) La boutique de Boubacar Niangando, un vendeur de carburant, de radios, d’appareils électro ménager et divers près de la pharmacie Chiva, a pris feu dimanche au marché de Koulikoroba, sans perte en vies humaines mais des dégâts matériels importants, a constaté l’AMAP. La boutique a pris fin en début d’après midi, sans faire de victime mais a occasionné un blessés léger et d’importants dégâts matériels dont le montant est estimé à un million de francs CFA, selon le prioritaire qui dit ignorer les causes de l’incendie. L’intervention rapide de la Protection civile a permis de maîtriser l’incendie qui pouvait se propager et faire plusieurs victimes et d’importants dégâts en ce jour de foire où les forains s’étaient installés aux lieux habituels d’échanges et de vente. L’incendie a provoqué une panique générale avant des occupants n’apportent leur appui avec de l’eau et du sable pour venir à bout de l’incendie avant l’arrivée des pompiers qui n’on pas donner d’explication pour le moment sur les causes du sinistre. Le propriétaire avoue ne pas connaitre l’origine de l’incendie. «J’étais assis quant j’ai constaté que ma boutique a pris feu ». Contrairement à cette version, des témoins affirment que l’intéressé s’était servi d’un briquet qui a aussitôt déclenché les flammes avec la présence d’un stock de carburant. Le maire de la commune, Elie Diarra était présent sur les lieux pour constater les dégâts et envisager les mesures conservatoires avant de convoquer tous les commerçants qui avaient des étales dans la zone pour une réunion en vue d’assainir les lieux. AM/KM (AMAP)

Ouverture du Sommet extraordinaire du G5 Sahel à Niamey, ce dimanche

Bamako, 15 décembre (AMAP) Le Sommet extraordinaire du G5 Sahel s’est ouvert ce dimanche en début d’après- midi, à Niamey (Niger), sous la présidence de son Président en exercice, Roch Marc Christian Kaboré, Chef de l’Etat du Faso, en présence du Président de la République, Issoufou Mahamadou, hôte du Sommet et des Présidents du Tchad, du Mali et de la Mauritanie, a constaté l’AMAP. Cette conférence qui était initialement prévue à Ouagadougou, au Burkina Faso, se tient à Niamey à la demande des dirigeants du G5 Sahel « pour marquer leur solidarité » au Président Issoufou Mahamadou, au Gouvernement et au peuple nigériens suite à la tragédie de l’attaque terroriste contre des soldats nigériens à Inatès, dans la région de Tillabéry, près de la frontière avec le Mali. Arrivés à Niamey, les dirigeants du G5 Sahel se sont rendus au Carré des Martyrs, à la Base Aérienne 101 de Niamey, pour s’incliner sur les tombes des 71 soldats morts au combat contre le terrorisme,  mardi dernier à Inatès. Une fatiah a été dite à cette occasion par le Président de l’Association Islamique du Niger pour le repos des âmes des disparus, pour la paix et la sécurité du pays. Les dirigeants du G5 Sahel, à travers le Président en exercice, Roch Marc Christian Kaboré, ont présenté leurs condoléances à l’ensemble du peuple nigérien « pour ces importantes pertes ». « Nous sommes venus ici pour, surtout, encourager nos frères du Niger, en tant que G5, et leur dire que ce combat est un combat de longue haleine » et qu’il faut s’armer de « beaucoup de courage pour vaincre ce terrorisme », a déclaré Roch Marc Christian Kaboré. La cérémonie d’ouverture du sommet a été marquée par les discours de bienvenue du Président Issoufou Mahamadou et  d’ouverture du Président en exercice du G5 Sahel, Roch Marc Christian Kaboré. Un communiqué final  va sanctionner les travaux de ce sommet extraordinaire du G 5 à Niamey.  KM (AMAP)  

DNI : Début des travaux dans les commissions au CICB

Bamako, 15 décembre (AMAP) Les trois commissions de travail mises en place dans le cadre du Dialogue National Inclusif (DNI), ont débuté leurs travaux ce dimanche, au Centre international de Conférence de Bamako (CICB), sous la présidence des facilitateurs notamment Pr Baba Akhib Haïdara, Ousmane Iffoufi Maïga, ancien Premier Ministre et Aminata Dramane Traoré, a constaté l’AMAP. La Commission 1 travaille sur la paix, la sécurité et la cohésion sociale, la commission 2 s’occupe  de la Gouvernance, de la politique et de l’institutionnelle tandis que la commission 3 engage la réflexion sur l’économie, les finances, la culture, la jeunesse et le sport. A l’entame des travaux, les commissions ont mis en place un bureau composé d’un président, d’un vice président et d’un rapporteur. La 1ère commission est dirigée par le Pr Younousss Hameye Dicko, ancien ministre, la seconde par Ousmane Issoufi Maïga et la 3ème par Ibrahim Boubacar Ba, ancien diplomate. Les travaux de commissions se sont déroulés en présence de plusieurs personnalités parmi les lesquels le ministre de l’Administration Territoriale, Boubacar Alpha Ba, son homologue de la Solidarité, Hamadoun Konaté, d’anciens ministres, des gouverneurs de régions, des responsables de partis politiques et des représentants de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et de la société civile. Les participants de la Commission paix, la sécurité et la cohésion sociale ont formulé entre autres recommandations, la relecture de l’Accord de Paix et de Réconciliation, la mise à disposition des Forces de défense de moyens logistiques conséquents leur permettant lutter efficacement contre le terrorisme, le redécoupage territorial, l’institution de la sécurité communautaire et la définition du rôle et de la place des légitimités traditionnelles dans la gestion de la crise. Ils ont également recommandé la prise en main de Kidal par l’Armée,   la révision du mode de recrutement dans l’Armée et son redéploiement ainsi celui de l’administration sur toute l’étendue du territoire national, la sécurisation des routes et des communautés et la définition du rôle des religieux dans la prévention et la gestion des conflits. Les participants de la Commission 2 ont recommandé entre autres, l’amélioration de la qualité de l’administration, le règlement des litiges fonciers, le respect des droits de l’homme, la réduction du nombre des partis politiques. Les participants de la commission 3 ont recommandé entre autres, la lutte contre l’impunité, la création d’emplois, le paiement des impôts à une large échelle, le développement de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, la valorisation des langues nationales, la création d’infrastructures culturelles et sportives, développer le dialogue entre le gouvernement et les syndicats, la création de centres professionnelles. Les participants vont poursuivre lundi leurs travaux dans les commissions au CICB avec l’accompagnement des facilitateurs et des personnes ressources.  KM (AMAP)

Le certificat de nationalité : Utile pièce du dossier de concours de recrutement

Par Anne-Marie Keita Bamako, 15 décembre (AMAP)  On ne se rend compte de son importance qu’en période de dépôt de dossier pour différents concours de recrutement dont il est un élément essentiel. Pour postuler, les candidats doivent remplir certaines conditions dont notamment la constitution et le dépôt d’un dossier. Parmi les pièces de ce dossier, figure le certificat de nationalité qui occupe une place importante. Un tour dans les tribunaux permet de constater la portée de ce document. A 7 heures, assez tôt ce matin du mardi 29 octobre, avant dernier jour du délai de dépôts des dossiers du concours de la police. L’entrée du tribunal de la Commune VI  est prise d’assaut par une foule de jeunes demandeurs du document précieux. Il n’y a pas encore de rang, mais des attroupements, en attendant le début des opérations de dépôts des actes de naissance, préalable à l’établissement du certificat de nationalité. Il faut noter que l’acte de naissance est le justificatif essentiel permettant de prouver la nationalité. A 8 heures, les agents sont, enfin, sur place et procèdent à la réception des demandes. A vue d’œil, ils sont un peu débordés. Commencent alors les bousculades, car chacun veut l’avoir, rapidement, pour ne pas rater le délai de dépôt des dossiers de recrutement. A 15 h, la cour est envahie par ceux venus pour le retrait. Faute de quoi s’asseoir, certains sont sur leurs motos, d’autres sont debout. Il y en a, aussi, qui sont assis sur de grosses pierres, devant quelques boutiques. Les agents procèdent à l’appel par certificat. A moins d’une heure, l’agent a déjà remis plus de 100 copies. Sur ces certificats, figurent le nom, la date de naissance, les noms des parents, la nationalité et les couleurs officielles du Mali (vert, jaune et rouge). Si dans le rang des demandeurs certains sont conscients de la nécessité de cet acte administratif, beaucoup ne le savent pas. C’est le cas de Aminata Koné qui veut faire le concours d’entrée à l’Institut de formation des maitres (IFM). Elle est venue chercher le certificat juste parce qu’il figure dans le dossier de candidature. « Je sais seulement que c’est pour prouver que tu es né au Mali mais je ne sais pas pourquoi, à chaque concours, il y figure ». Dans la cour du tribunal de la Commune IV, Amadou Coulibaly est un habitué des lieux puisqu’il est un diplômé sans emploi et postule à chaque concours. « A chaque avis de concours que je consulte dans les journaux et sur les réseaux sociaux, le certificat de nationale est demandé. Donc, je viens, une fois par semaine, pour en faire ». Postulant au concours de la fonction publique pour la 3efois consécutive, Amadou est conscient que le certificat joue une rôle important dans les dossiers, sans pouvoir dire lequel. Plus de cinq personnes interrogées ne savent pas l’importance de cet acte qui est délivré uniquement par les tribunaux à l’intérieur du pays et par les services diplomatiques à l’extérieur. Enfin, nous rencontrons Malik Diarra, un jeune diplômé sans emploi et juriste de formation. Selon lui, le certificat de nationalité est un acte qui prouve l’appartenance d’un individu à une nation. Pour lui, lorsqu’il est demandé dans un dossier de recrutement, c’est pour éviter que des étrangers occupent des fonctions administratives car certains postes administratifs ne doivent, en aucune manière, être confié à des étrangers pour la sureté de l’Etat et aussi préserver les secrets administratifs. De l’avis du spécialiste en droit, Abdoulaye Doucouré, Juriste, coordonnateur de la Justice transitionnelle chez Avocats sans frontières Canada, unenationalité s’acquiert ou se perd après la naissance par l’effet de la loi ou par décision de l’autorité publique prise sous certaines conditions. Et de citer l’article 15 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) du 10 décembre 1948 qui stipule que : « Tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité ». Aussi,  les articles 218 à 277 duCode des personnes et de la famille (CPF) traite de la nationalité, sa mode d’acquisition, de sa perte, de sa déchéance, de ses contentieux et de sa forme de ses actes. Selon Abdoulaye Doucouré, le certificat de nationalité est une des formes d’actes qui attestent l’appartenance d’un individu à une nation. L’autorité compétente, qui a qualité pour délivrer un certificat de nationalité malienne, est le président du tribunal de première instance ou le juge de paix à compétence étendue et à l’étranger, il est délivré par les agents diplomatiques ou consulaires maliens. « Cet acte administratif peut être délivré à toute personne, quelle que soit la manière dont elle a eu cette nationalité, par filiation, par mariage, par naissance ou par décision de l’autorité publique », a précisé le juriste.Avant de conclure que c’est un document officiel qui permet à son titulaire de prouver qu’il est de telle nationalité et apte à occuper un poste national.Il est demandé par l’Administration, dans le cadre de certaines procédures, notamment dans le cadre de la procédure d’obtention de la première carte nationale d’identité. AMK/MD (AMAP)

Koulikoro : La réforme constitutionnelle et la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation en débats

Koulikoro, 14 décembre (AMAP) Les concertations régionales sur la réforme constitutionnelle et la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali : Bicamérisme, organisées par le Haut Conseil des Collectivités, ont pris fin jeudi à Koulikoro, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture présidée par le 1er vice président de l’Institution, Azaz Ag Loudag Dag, s’est déroulée en présence du gouverneur de Doila Dédéou B Maïga, des préfets, des conseillers nationaux, des présidents de conseil de cercle, des maires et du président du conseil régional ,des associations démocratiques et des chefs de services techniques régionaux. Azaz Ag Loudag a déclaré que ces concertations s’inscrivent dans l’obligation de restitution qui incombe aux conseillers nationaux mais aussi pour recueillir les points de vue des uns et des autres sur la mise en œuvre de la Décentralisation avant de préciser que l’objectif visé par la création d’une 2è chambre indique est l’amélioration de la gouvernance et la consolidation de la démocratie. . « C’est aussi l’occasion pour le bureau du HCC d’informer et de sensibiliser les représentants des collectivités territoriales sur les grands sujets de l’heure d’où le choix en cette veille de la tenue du Dialogue National Inclusif du thème « La Réforme Constitutionnelle et la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali : Bicamérisme » a précisé Azaz Ag Loudag . « Toute reforme doit partir des préoccupations de la nation, quels objectifs atteindre ? Faire l’état des lieux, tenir compte de la situation sécuritaire du pays, de la tradition et des réalités sociologiques, adopter une démarche participative, toute la nation doit se sentir concernée », a précisé le directeur général de la nouvelle école d’administration, Mohamed Traoré. AM/KM (AMAP)

Union des agences de presse de l’OCI : Urgence d’accélérer la restructuration

Par Moussa Diarra Envoyé spécial Djeddah, 14 décembre (AMAP) La réunion extraordinaire de l’Union des agences de presse de l’OCI (UNA), tenue du 11 au 12 décembre, à Djeddah, au Royaume d’Arabie Saoudite, a recommandé d’accélérer la restructuration de l’UNA « pour activer son rôle au service des enjeux islamiques  en phase avec les évolutions modernes dans le domaine médiatique ». Cette rencontre, essentiellement consacrée à la situation administrative et financière préoccupante de l’UNA, a, aussi, exhorté « les Etats membres à s’engager à payer leurs contributions au budget de l’Union afin qu’elle puise remplir le rôle qui lui est assigné ». Elle a, en outre, encouragé « les agences de presse membres à coopérer avec l’UNA dans la mise en oeuvre de ses activités et programmes ». Le Conseil exécutif de l’UNA a accepté la démission du Directeur général de l’UNA, M. Issa Khaireh Robleh, qui, désormais, va assumer une fonction gouvernementale dans son pays d’origine, Djibouti. Un comité, dirigé par le Président du Conseil exécutif, a été mis en place pour recevoir les candidatures des pays au poste de Directeur général de l’UNA, afin de choisir le candidat le plus qualifié et sur la base des Statuts et règlements de l’Union. Enfin, le Conseil a approuvé le compte final du budget de l’UNA pour les années 2017-2018 et approuvé le budget opérationnel de l‘Union pour 2020 qui sera marqué du sceau de l’austérité et des ajustements « Malgré les efforts consentis pour répondre aux aspirations des États membres, dans le domaine des médias et, malgré le soutien unanime du plan de promotion de l’Union, nous regrettons aujourd’hui, que cette grande et prestigieuse institution a, depuis, traversé une période financièrement critique, un déficit budgétaire de plus en plus lourd », a déclaré, devant l‘Assemblée générale de l’UNA, son directeur sortant, M. Robleh Le déficit de l’UNA est occasionné, notamment, par la très faible contribution des États membres dont la cotisation se limitait, uniquement, à trois pays (Royaume d’Arabie saoudite, Émirats arabes unis et Sultanat d’Oman », a indiqué Issa Khaireh Robleh. « Depuis peu, le Royaume de Bahreïn s’est, enfin, joint à eux, portant le total de la liste des Etats payant leurs contributions à, seulement, quatre pays, sans dépasser 20% du budget opérationnel estimé de l’Union », a-t-il révélé. M. Robleh, qui s’est dit avoir été «inquiété par la donne », a ajouté avoir « aussitô,  tiré la sonnette d’alarme à propos de cette grave crise financière, pourtant évitable, devant la cinquième Assemblée générale qui s’est tenue le 15 octobre 2017 ». Il a rappelé que « ce cri d’alarme a été transmis, également, au Secrétariat général de l’organisation qui, à son tour, l’a approuvé et soumis à la Conférence islamique des ministres des Affaires étrangères qui s’est tenue à Dhaka, au Bangladesh, du 5 au 6 mai 2018. De fait, les États membres ont été vivement exhortés de s’acquitter de leurs cotisations ». Après moult réunions avec les représentants permanents, déplacements physiques dans certains pays, “le résultat n’a, malheureusement, pas donné les fruits escomptés, à l’exception de quelques promesses de paiement”, s’est désolé le directeur sortant qui a rappelé sa détermination d’avoir fait de son “mieux pour que vive l’organisme” et n’avoir “ménagé aucun effort pour appeler et rappeler les États membres à mettre la main à la poche, uniquement pour la bonne santé financière de l’Union et, surtout, pour empêcher, hier, de nous mettre là où nous en sommes aujourd’hui ». Quant au ministre saoudien des Medias, Turki bin Abdoullah Al-Shabana, il avait ouvert les travaux de l’Assemblée générale, en notant l’évolution du paysage médiatique actuel marqué par la présence de nouvelles plateformes diversifiées pour partager, par exemple, du visuel avec des contenus de qualité supérieure. « Malgré notre leadership, au niveau de chacun de nos pays, à l’UNA, nous éprouvons des difficultés par rapport à nos sources d’information », a constaté le ministre saoudien. Pour lui, il y a urgence pour l’UNA, à être à la hauteur de ses ambitions et à s’inspirer de modèles administratifs adéquats et, pour les agences nationales, de tirer profit, professionnellement, de l’Union, afin de présenter l’Islam sous son vrai visage. Le chef de cabinet, représentant le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), Hassan Ali Hassan, a ajouté qu’aujourd’hui, les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ont changé pour permettre à l’UNA de se rapprocher des agences nationales, d’exploiter cette énorme opportunité des nouveaux medias, des milliards d’utilisateurs d’Internet et de Smartphones, des 60% de la population mondiale, à condition de tirer un meilleur profit des NTIC. Cela est d’autant plus nécessaire que le système conventionnel des agences de presse n’est plus productif mais peut, encore, créer un meilleur accès aux informations, sur la base de l’atout de leur crédibilité. Le président de l’Assemblée générale de l’UNA, président de l’Agence saoudienne de presse (SPA), Abdullah bin Fahd Al-Hussein, a, devant les défis de l’UNA quant aux finances, de ressources humaines, de technologies et la question palestinienne, il a dit toute la disponibilité de la SPA à aider l’Union dans les échanges de bonnes pratiques pour améliorer le contenu de sa production, afin de ne pas se fier aux seules sources étrangères. Et, de ce fait, renforcer les capacités des agences nationales et les liens de coopération entre les celles du monde musulman et les autres pour la paix dans le Monde. Cette première réunion extraordinaire de l’Assemblée générale de l’UNA-OCI s’est ouverte, mercredi, à Djeddah, en Arabie saoudite, par une session sur la situation administrative et financière préoccupante de l’Union. En ouvrant les travaux de cette rencontre, le ministre saoudien des Médias, Turki Bin Abdullah  Al-Shabana, a appelé à l’activation des mécanismes de l’UNA-OCI pour relever les défis de la mise en œuvre du « rôle important qu’elle joue dans le domaine de l’information et de la communication et de faire, en sorte, que notre Union puisse relever les challenges dans les domaines de la communication». MD (AMAP)

Ouverture du dialogue national inclusif dans sa phase nationale

Bamako, 14 décembre (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Kéita, a présidé, samedi, au palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, la cérémonie d’ouverture des travaux de la phase nationale du dialogue national inclusif durant lequel toutes les sensibilités nationales se retrouveront, pendant cette semaine, pour discuter du Mali, der son développement socio-économique, de la paix, de la cohésion sociale, a constaté l’AMAP. Les travaux de cette phase nationale des concertations se dérouleront, du dimanche 15 au 22 décembre 2019, au Centre international des Conférences de Bamako CICB).. Selon le président Keïta, c’est un évènement majeur refondateur, au sens propre du terme. Il a voulu que ces assises soient un grand moment d’évaluation et de propositions. « Les axes à débattre sont, également, tous d’une pertinence avérée, d’une actualité plus grande », a-t-il juge. « Il s’agira, pour vous, d’ausculter le pays pour voir quel est son mal ? D’où vient-il ? Et comment le soigner ? », a-t-il ajouté, s’adressant aux délégués. A  cet effet, Ibrahim Boubacar Kéita a rappelé aux participants : « Vous êtes une force de proposition et le pays attendra de vous que votre rencontre ne soit pas une réunion de plus, mais celle qu’il fallait pour mieux asseoir notre processus démocratique, adapter nos institutions, corriger notre gouvernance, stabiliser notre pays, renforcer notre commune volonté de vivre ensemble ». Pour lui, « Cette entente populaire survient à un moment où la crise sécuritaire qui nous frappe a révélé toutes les fragilités et les tares de notre Administration». Par ailleurs, le président de la République a indiqué que ce Dialogue national inclusif est l’espoir de tout un peuple. « Vos assises doivent mieux analyser. Car, dans nos villages, nos communes, aux yeux de nos populations, plus rien ne peut être comme avant et ne sera comme avant. Qu’on se le tienne pour dit », a-t-il lancé. Bien avant cette phase nationale, il y a eu d’abord l’atelier de validation des Termes de référence (TDR) du dialogue qui s’est tenu, en septembre dernier. Les TDR ont fixé les sujets à aborder ainsi que les règles qui doivent se prévaloir lors des débats. C’est un dialogue de la base au sommet qui a vu la participation massive des populations dans 605 communes. Selon le président du Comité d’organisation du dialogue national inclusif, l’ambassadeur Cheick Sidy Diarra, les concertations dans les 605 communes ont donné lieu à l’adoption d’environ 32.451 résolutions et recommandations dont 6.382, rien que pour la première thématique consacrée à la paix, la sécurité et le vivre ensemble. La  thématique consacrée aux questions institutionnelles et politiques a suscité 5.061 recommandations et résolutions. La synthèse des rapports des 20 ambassades et consulats, également reçus, ont permis d’extraire 282 recommandations et résolutions sur l’ensemble des thématiques. La thématique n° 4 sur le social a recueilli le plus d’attention, dans les ambassades et les consulats, avec plus de 62 recommandations. OD/MD (AMAP)

Le président de la République lance les travaux du dialogue national inclusif

Bamako, 14 décembre (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a lancé ce samedi dans la salle Banzoumana Sissoko de 3000 places, du Palais de la Culture, Amadou Hampaté Bâ, les travaux de la réunion au niveau national du Dialogue inclusif, a constaté l’AMAP. C’était en présence du comité d’organisation du Dialogue, des membres du Triumvirat,  l’ancien chef d’Etat par intérim, Pr Dioncounda Traoré, des Présidents des institutions de la République, du Premier Ministre, des membres du Gouvernement, des élus nationaux et locaux, des représentants du corps diplomatique, de la hiérarchie militaire, des gouverneurs de région, les membres des groupes signataires de l’Accord de paix et plusieurs autres invités. Le maire de la Commune V du District de Bamako, Amadou Ouattara qui a fait observer la minute de silence pour la mémoire de tous ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur, a salué et félicité le Chef de l’Etat pour sa vision de l’organisation du dialogue national inclusif. L’élu qui a également rendu hommage aux organisateurs, a invité les participants, de faire de ces assises, le tournant décisif d’un nouveau souffle pour le Mali. Le président du Comité d’organisation, l’Ambassadeur Cheick Sidi Diarra a déclaré que l’organisation du dialogue national inclusif est un grand jour pour la Nation malienne. Cheick Sidi Diarra qui a saisi l’occasion pour féliciter le Chef de l’Etat et les membres du Triumvirat pour tous les efforts déployés dans la réussite de l’organisation des concertations à tous les niveaux, a rappelé que les rencontres ont eu lieu dans 605 communes sur 611 , 57 cercles sur 60, dans 10 régions et 24 représentations diplomatiques du Mali sans incident. L’ambassadeur a salué la qualité des débats à tous les niveaux ainsi la grande mobilisation des différentes catégories sociales. Le président du Comité d’organisation a précisé que 32 451 résolutions et recommandations ont été adoptés pour la paix, la sécurité et le vivre ensemble, résolutions pour la politique et les institutions, le social et l’économie. Le porte parole du Triumvirat, L’ancien Premier Ministre Ousmane Issoufi Maïga, qui a également salué l’initiative du Chef de l’Etat, a déclaré qui les menaces qui pèse sur l’Unité et l’intégrité territoriale, le peuple malien, renouant avec la tradition, a choisi de se retrouver dans l’espace du dialogue. Ousmane Issoufi Maïga a rappelé les différentes étapes du processus, saluant les médias d’Etat et privés ainsi l’AGETIC avant de préciser que le portail du dialogue a reçu plus d’1million 307.000 visites et plus de 5 millions de contributions des citoyens maliens de toutes catégories. « Nous pays mérite un autre sort que celui qu’il connait aujourd’hui. Au sortir de la rencontre, nous allons identifier le chainon manquant pour la consolidation de notre unité nationale. A déclaré l’ancien Premier Ministre qui a souhaité la mise en place d’un mécanisme de suivi évaluation du Dialogue national inclusif. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, avant d’ouvrir les travaux de la rencontre a affirmé que chacun doit parler, réfléchir et respirer Mali, avoir le devoir sacré de l’union, le consensus. « Aucune montagne n’est forte que la foi d’un peuple » a déclaré le Chef de l’Etat qui a salué et félicité les membres du Triumvirat et du Comité d’organisation, avant d’adresser ses profonds respects à ses prédécesseurs qu’il a cité nommément notamment les présidents Feu Modibo Keïta, Moussa Traoré, Amadou Toumani Touré, Pr Dioncounda Traoré. Le président de la République a invité les participants à des débats sans concession mais civilisés et courtois avant de saluer la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour la nation. Ibrahim Boubacar Keïta a saisi l’occasion pour informer l’auditoire de son déplacement dimanche à Niamey avec les chefs d’Etat du G5  qui vont se  concerter et accompagner le Niger qui a perdu 71 soldats et plusieurs blessés dans une attaque terroristes à Inades. KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du 13 décembre 2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi, 13 décembre 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis), le 30 juin 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement, relatif au financement de la deuxième Phase du Projet d’Appui à la Stratégie nationale en matière de logements sociaux. Par le présent accord, le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 110 millions 190 mille Dirhams des Emirats Arabes Unis, soit 17 milliards 164 millions 800 mille francs CFA environ. Le Projet d’Appui à la Stratégie nationale en matière de logements sociaux a pour objectif de favoriser l’accès des plus démunis à la propriété immobilière. Sa réalisation permettra accroître l’accès du plus grand nombre de Maliens à un logement décent dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, Taoudénit et dans le District de Bamako. AU TITRE DU MINISTÈRE DU DIALOGUE SOCIAL, DU TRAVAIL ET DE LA FONCTION PUBLIQUE Sur le rapport du ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Grande Chancellerie des Ordres nationaux. Les projets de texte adoptés tiennent compte de l’évolution du cadre juridique de création et d’organisation des services publics et visent à rendre plus souples l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Grande Chancellerie des Ordres nationaux. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION Sur le rapport du ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Le projet de loi adopté est initié en application de l’article 74 de la Constitution. Son adoption permettra au Gouvernement de prendre par ordonnances des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire d’octobre 2019 et l’ouverture de la session ordinaire d’avril 2020 de l’Assemblée Nationale. Les domaines d’habilitation sont : la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; l’organisation de la production ; les statuts du personnel ; les traités et accords internationaux. AU TITRE DU MINISTÈRE DES DOMAINES ET DES AFFAIRES FONCIÈRES Sur le rapport du ministre des Domaines et des Affaires foncières, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Energie et de l’Eau des parcelles de terrain sises à Ambidédi, objet des Titres fonciers n°14887 et n°14888 du Cercle de Kayes. Les parcelles de terrain sont destinées à satisfaire les besoins de construction du port fluvial Terminus d’Ambidédi dans le Cercle de Kayes. La construction de ce port s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Développement multisectoriel et intégré du Bassin du Fleuve Sénégal de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal. Elle contribuera, notamment, à désenclaver le pays en donnant un débouché sur la mer et à promouvoir le développement de l’économie nationale. Un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction de la Faculté de Pharmacie et d’extension de la Faculté de Médecine et d’Odontostomatologie au campus universitaire du Point G. La réalisation de ces travaux empiète sur certaines propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique conformément aux dispositions du Code domanial et foncier. Elle permettra de doter ces Facultés en infrastructures modernes pour mieux faire face aux besoins de formation et de recherche conformément aux standards internationaux. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU LOGEMENT SOCIAL Sur le rapport du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du schéma directeur d’urbanisme de la ville de Kati et environs. L’extension de la ville de Kati et l’ampleur des activités qui y sont exercées ont rendu nécessaire la révision de son schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme en vue de permettre son développement harmonieux à court, moyen et long terme. Le schéma directeur d’urbanisme ainsi élaboré fixe les orientations fondamentales du développement et de l’aménagement du territoire de la ville de Kati et environs. Il définit les principes d’organisation de l’agglomération en matière d’habitat, d’activités, de voirie, de réseaux divers et de grands équipements. Il précise également les stratégies à mettre en œuvre pour l’application des orientations dégagées afin d’améliorer le cadre de vie des populations. L’incidence financière évaluée à 425 millions 500 mille francs CFA sera prise en charge par l’Etat et les Collectivités territoriales. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE Secrétaire Général de la Grande Chancellerie des Ordres Nationaux du Mali : Colonel Batio TRAORE. AU TITRE DES SERVICES DU PREMIER MINISTRE Contrôleurs au Contrôle Général des Services Publics : Monsieur Mohamed FOFANA, Inspecteur des Finances ; Monsieur Mahamane SANDJI, Inspecteur des Finances. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES AFFAIRES SOCIALES Directeur Général de l’Hôpital Gabriel TOURE : Monsieur Abdoulaye SANOGO, Médecin. Directeur Général de l’Hôpital Nianankoro FOMBA de Ségou : Monsieur Moussa COULIBALY, Inspecteur des Services Economiques. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS Directeur de la Sécurité

La Brigade mobile d’intervention des Douanes saisit plus d’une tonne de cyanure

Bamako, 14 décembre (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BIM) de Bamako a saisi, la semaine dernière, plus de 1000kg de cyanure dans un bus de transport voyageur en provenance de Sanankoroba, localité située à une vingtaine de km de Bamako sur l’axe de Sikasso, a appris l’AMAP de source proche  des services de douanes. Contraint de stationner par les douaniers dans les environs de Sirakoro, à l’entrée du District de Bamako, le conducteur a déclaré qu’il transporte de la potasse avant la fouille des services de douanes qui ont finalement découvert de la cyanure à bord du véhicule, précise la même source. Le produit dangereux prohibé par les lois en vigueur au Mali, prenait la direction des sites d’orpaillage traditionnel, selon la même source. Les responsables douaniers sont toutefois préoccupés par la conservation de ce produit dangereux qui côtoie les acides et les drogues saisis dans les magasins. En l’absence de moyens techniques pour les incinérer, ces saisies deviennent trop encombrantes, précise la même source. AC/KM (AMAP)