Abdoulaye Maïga jugé non coupable d’appartenance à un groupe de combat en relation avec une entreprise terroriste

Bamako, 18 novembre (AMAP) Faute de preuve de sa culpabilité pour appartenance « à un groupe de combat, en relation avec une entreprise terroriste », les jurés de la Cour d’assises de Bamako ont déclaré, lundi, Abdoulaye Maïga non coupable, a appris l’AMAP. Cependant, il a été condamné à deux ans d’emprisonnement et au paiement de 2 millions de francs CFA d’amendes, pour tentative de destruction d’un ouvrage d’utilité publique. La Cour lui a accordé les circonstances atténuantes par la même occasion. Cette affaire jugée devant la 2ème chambre des Assises de Bamako, remonte à janvier 2018 quand les gendarmes, en opération dans la zone de Kourma (région de Ségou), ont appréhendé Abdoulaye Maïga, près de l’antenne téléphonique de la localité. Il a été pris en possession de numéros de téléphone sur des bouts de papiers. M. Maïga n’avait sur lui aucune pièce d’identité, au moment de son arrestation. Il a été accusé, non seulement, d’appartenir à un groupe de combat en relation avec une entreprise terroriste, mais aussi, de tentative de destruction d’un ouvrage d’utilité publique. Selon le dossier d’accusation, les personnes citées pour être son tuteur dans le village ont nié toute relation avec Abdoulaye Maïga, avant de reconnaitre qu’il était seulement fréquent dans la mosquée, pendant les heures de prières. Maïga explique qu’il était parti prendre sa batterie à la charge au niveau  de l’antenne téléphonique. Son avocat a soutenu cette thèse, en soulignant que presque tous les habitants de la localité chargent leur batterie là. Il a, aussi, relevé qu’on ne doit pas condamner quelqu’un parce qu’il a été pris avec des numéros de téléphone sur des  bouts  de papiers. La défense a plaidé que « la famille de M. Maïga, marié et père de cinq enfants, a besoin de lui ». OD/MD (AMAP)

Le Président sénégalais invite Moscou et Pékin pour un « mandat robuste’’ de l’ONU au Mali et au Sahel

Avec l’Agence de presse sénégalaise (APS) Bamako, 18 novembre (AMAP) Le Président sénégalais, Macky Sall, a invité, lundi, à Diamniadio, près de Dakar, la Russie et la Chine à accepter, comme les autres membres du Conseil de sécurité, un ‘’ mandat robuste’’ de l’Organisation des Nations unies (ONU) au Mali et au Sahel, confrontés à la menace terroriste. Cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS), le chef de Etat sénégalais, a déclaré : « Il faut un mandat robuste de l’ONU au Mali. Il faut que la France soit d’accord, il parait qu’au niveau des Etats-Unis les choses ont bien évolué ; le Royaume Unie est d’accord. Il faut que la Russie et la Chine acceptent sur le Sahel de donner un mandat robuste ou un mandat unique sur tout ce qui se passe dans le Sahel ». Le Chef de l’Etat s’exprimait à l’ouverture de la 6e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, au Centre de conférence international Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), en présence de son homologue mauritanien, Mouhamed Ould Cheikh El Ghazouani, et du Premier ministre français, Edouard Philippe. M. Sall a plaidé pour ‘’des équipements et des engagements en faveur du Mali et du Sahel et la réforme du système de maintien de la paix dans les zones confrontées au terrorisme. ‘’Autrement, c’est une mission à payer des indemnités. C’est bien, c’est réconfortant, mais, on perd de l’argent et la situation s’aggrave sur le terrain. Il faut une réforme du système de maintien de la paix dans les zones où le terrorisme sévit’’, a-t-il plaidé. Macky Sall a déploré le fait que malgré la présence de plus de 14.000 soldats étrangers au Mali, l’agression terroriste continue de s’intensifier. ‘’Pire, le terrorisme étend son spectre ravageur à d’autres pays, charriant au quotidien des morts, des blessés, des réfugiés et personnes déplacées. Les attaques sont devenues plus fréquentes, plus meurtrières et plus audacieuses, puisque les terroristes s’en prennent de plus en plus aux forces de défense et de sécurité, jusque dans les casernes’’, s’est-il alarmé. Il a réitéré son ‘’ferme attachement à l’unité et à l’intégrité nationale du Mali’’, ajoutant que pour ‘’le Sénégal, le Mali est un et indivisible’’. ‘’Il faut que l’autorité de l’Etat soit restaurée dans l’ensemble du territoire’’, a lancé le président Sall qui estime que ‘’ combattre ensemble le terrorisme au Sahel est un impératif de sécurité collective’’. Le Mali est confronté depuis 2012 à la présence sur sa partie nord de groupes djihadistes. Malgré l’intervention de la Mission multidimensionnelle des Nations Unies au Mali (MINUSMA) et des troupes françaises, la menace s’est étendue au Burkina et dans une moindre mesure au Niger. Les armées de ces différents pays subissent souvent les attaques de ces groupes armés qui cherchent à gagner du terrain. MD (AMAP)

Economie : 5ème revue annuelle des reformes, politiques, projets et programmes de l’UEMOA

Bamako, 18 novembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de  la 5ème revue annuelle des reformes, politiques, projets et programmes de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) sera présidée mardi à Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a appris l’AMAP de source proche de l’institution. Les experts de l’institution vont échanger sur les reformes, les politiques, les projets et les programmes de l’Union dans un contexte de mondialisation avant de définir des approches et des stratégies permettant de les consolider. KM (AMAP)

Lutte contre le terrorisme : De nombreux terroristes neutralisés (Source militaire)

Bamako, 18 novembre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont poursuivi leur offensive contre les groupes armés terroristes et ont mené, samedi, une opération de ratissage dans le secteur de Ouenkoro (Cercle de Bankass) dans le Centre du Mali, suite à l’attaque du village de Dibi par des individus armés habillés en dozo, a appris l’AMAP de source militaire. Dans un communiqué qui fait le bilan de cette opération, l’Armée a annoncé 20 individus arrêtés, 10 morts, 43 motos brulées, un pistolet mitrailleur, deux carabines, 10 fusils de chasse, 190cartouches, 70 cartouches de chasse saisies, 10 motos récupérées, 10 téléphones saisis. Les Forces armées et de sécurité ne déplorent aucune perte dans leur rang. Toujours dans le cadre de cette offensive, les FAMa ont mené, vendredi dernier, une opération à Mondoro (Centre). Le communiqué de l’Armée, qui l’annonce, a précisé qu’à environ cinq km de Mondoro, un accrochage avec des groupes armés terroristes a fait neuf terroristes neutralisés. Les soldats maliens ont récupéré sur l’ennemi un pistolet mitrailleur et une moto. Rappelons que Mondoro est une localité du Cercle de Douentza, dans la Région de Mopti. Avec Boulkessy, Mondoro est connu pour être un repaire de groupes terroristes. Les soldats maliens ont été, régulièrement, victimes d’attaques dans cette zone. Fin octobre, les détachements militaires installés dans ces deux localités ont été l’objet d’attaques simultanées de la part des terroristes. Les forces de défense et de sécurité ont subi de lourdes pertes en vies humaines et en matériels. Depuis cette attaque, suivie de celle d’Indelimane, dans le Nord du Mali, qui fut tout aussi meurtrière pour les Forces armées maliennes, celles-ci, dans une nouvelle stratégie, sont passées à l’offensive, en prenant l’initiative longtemps laissée aux groupes terroristes. Depuis deux semaines, l’Armée annonce, régulièrement, des succès sur les groupes terroristes et djihadistes dans le Centre et le Nord du Mali. Dans un communiqué daté du 15 novembre, le gouvernement avait annoncé que dans l’après-midi du mercredi 13 novembre 2019, les FAMa, basées à Ouenkoro (Cercle de Bankass), dans la Région de Mopti sont intervenues dans le village de Peh, à la suite d’informations faisant état d’attaque par des individus non encore identifiés. Les assaillants étaient habillés en tenue de chasseur. « À l’arrivée des FAMa, ajoute le texte, ils ont abandonné les troupeaux volés et se sont repliés ». Une fouille des FAMa, dans les campements voisins, a abouti à la découverte de 19 corps abandonnés dont certains dans des puits. Les FAMa ont inhumé les corps et le bilan total enregistré fait état de 20 corps retrouvés. MS/MD  (AMAP)

Communiqué du gouvernement suite au drame intervenu dans le village de Peh, cercle de Bankass

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que dans l’après-midi du mercredi 13 novembre 2019, les Forces Armées du Mali (FAMa) basées à Ouenkoro (cercle de Bankass), dans la région de Mopti sont intervenues dans le village de Peh, à la suite des informations faisant état d’attaque par des individus non encore identifiés. Le Gouvernement précise que les assaillants qui œuvrent pour faire semer la terreur sur les bandes frontalières de nos pays, étaient habillés en tenue de chasseur. À l’arrivée des FAMa, ils ont abandonné les troupeaux volés et se sont repliés. Par la suite, une fouille des FAMa dans les campements voisins a abouti à la découverte de dix-neuf (19) corps abandonnés dont certains dans des puits. Les FAMa ont inhumé les corps et le bilan total enregistré fait état de vingt (20) corps retrouvés. Le Gouvernement de la République du Mali félicite les FAMa pour la promptitude avec laquelle elles ont secouru les populations en danger et présente ses sincères condoléances aux familles des victimes. Le Gouvernement appelle les populations dans les zones en proie à l’insécurité au calme et à la retenue ; exhorte toutes les parties à œuvrer à la résolution pacifique de leurs différends et à la réconciliation à travers le dialogue. Le Gouvernement de la République du Mali invite les populations à collaborer, à soutenir, à accompagner et à encourager nos FAMa, dans ce combat inlassable contre les forces obscurantistes qui œuvrent à mettre en mal notre cohésion sociale. Bamako, le 15 novembre 2019 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions,  

Le président de la Commission de la CEDEAO reçu par le Premier Ministre

Bamako, 18 novembre (AMAP) Le Président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Jean Claude Kassi Brou a été reçu vendredi à la Cité administrative, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a constaté l’AMAP. Dr Boubou Cissé et son hôte, qui était venu exprimer sa solidarité au Mali et inviter les différents acteurs  à s’impliquer dans la réussite du Dialogue National Inclusif , ont eu des entretiens sur plusieurs sujets dont le renforcement de la coopération entre le Mali et l’institution. Les deux personnalités ont également fait le point sur l’état d’avancement du projet de plan d’actions prioritaires de lutte contre le terrorisme qui a été demandé lors du sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEDEAO, qui s’est tenu à Ouagadougou (Burkina Faso) le 14 septembre dernier. Ce plan sera présenté lors du prochain sommet ordinaire des chefs d’états qui aura lieu le 21 décembre à Abuja (Nigeria) « Il était tout à fait normal que la commission de la CEDEAO vienne apporter son soutien, sa compassion et présenter ses condoléances aux familles et à l’ensemble du Mali, montrer également notre solidarité et indiquer que nous sommes toujours aux côtés du Mali dans le cadre des épreuves dont le pays fait face » a déclaré le Président de la CEDEAO à sa sortie d’audience. Jean Claude Kassi Brou a saisi l’occasion pour  exprimer toute sa satisfaction de constater tous les efforts faits par le gouvernement du Mali pour renforcer la cohésion nationale et dans le cadre du Dialogue National inclusif.  KM (AMAP)  

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants à Gao, Ménaka et Ansongo

Gao, 17 novembre (AMAP) Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Dahirou Dembélé, accompagné du chef d’Etat-major de la Garde nationale, le général Ouhaoun Koné, le général Elhadji Gamou et le général Abdouramane Baby, a effectué, de vendredi à dimanche, une visite aux Forces de défense et de sécurité de la première région militaire de Gao et aux éléments d’Ansongo et Ménaka, a constaté l’AMAP. A sa descente de l’avion militaire, à l’aéroport international de Gao, samedi, aux environs de 12 heures, il a été accueilli par le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Sidiki Samaké, et de la 3èmeadjointe du maire de la Commune urbaine de Gao, Mme Saima Maiga, en présence du commandant de la zone de défense N°1 de Gao, le colonel Seydou N. Koné. A Ménaka, Dahirou Dembélé, a été accueilli par le gouverneur de Ménaka, Daouda Maiga, en présence des autorités communales et coutumières. Après ces différentes rencontres avec les autorités communales, administratives et militaires, il a accordé une interview à la presse dans laquelle il a dit être venu « transmettre le message de soutien, aux forces armées et de sécurité, du président de la République, chef suprême des Armée, Ibrahim Boubacar Keita et commandant en chef des forces Armées, de son gouvernement et de tout le peuple malien ». Il ajouté être venu, par la même occasion, présenter, au nom du président de la République, de son Premier ministre, de son gouvernement les doléances aux Famas, à leurs familles et à l’ensemble du peuple malien qui prient pour le repos de l’âme des soldats morts en mission de défense du Mali. « A Bamako et, sur l’ensemble du territoire, les Maliens sont sortis, massivement, pour exprimer leur tristesse mais aussi à travers leur soutien aux forces de sécurité maliennes », a poursuivi le ministre de la Défense. il faut, aujourd’hui, malgré les difficultés et la tristesse que nous avons vécues, qu’on arrive, nous FAMa, à donner le sourire à ce peuple là, qui a tant pleuré et qui pleure, toujours, ses morts », a encore dit le général Dembélé. Il a déclaré, que durant sa visite à Ménaka, en passant par Ansongo d’abord, il a regardé les éléments et, cela lui a donné « un espoir et l’esprit existe quiles animent, malgré la douleur. « Je suis venu leur dire que les autorités maliennes, à partir de maintenant, ne feront plus de calcul, parce qu’aujourd’hui, tous les moyens seront engagés pour préserver le potentiel humain, notamment les soldats et protéger nos populations et leurs biens », a-t-il promis. Ces moyens seront terrestres et aériens et mis à la disposition des Famas « très prochainement. pour faire face à l’ennemi », s’est engagé le général Dembélé qui a invité les soldats à plus faire d’attention sur tout ce que se véhiculent les réseaux sociaux. Il a expliqué les soldats sont engagés sans aucune contrainte. « Tout soldat s’engage, volontairement, pour une durée de quatre ans. Une fois que, cette période d’engagement est terminé, le soldat, après une autre visite, peur signer un autre engagement volontaire », a-t-il rappelé. Par contre, si le soldat veut abandonner, il lui suffit de résilier son contrat, « mais ce serait très grave, à un moment où le Mali a besoin de tous ses enfants, parce que nous sommes en guerre ». Il a assuré voir instruis à ses hommes « d’approcher la population, les autorités coutumières, communales et administratives, car c’est avec le contact et le respect envers ces couches, que nous pouvons gagner la guerre contre l’ennemi ». Selon lui,  cet ennemi profite du vide entre soldats et populations pour s’y semer le discours de la division et de la haine communautaires. C’est la même tactique, selon le ministre, qu’utilise l’ennemi, notamment sur les réseaux sociaux, en essayant de mettre dos à dos les Forces armées maliennes (FAMa) et les forces partenaires du Mali, surtout françaises « accusées de duplicité ». « En aucun cas, ces partenaires ne peuvent être amis et ennemis du Mali, à la fois, après nous avoir aidés, en 2013, dans la reconquête définitive des Régions dans le Nord », a soutenu Dahirou Dembélé, ajoutant que le Mali a besoin du soutien de tous les partenaires face à cette difficulté qu’il vit. Interrogé sur le repli des Forces de défense et sécurité, dans la zone de Labbezanga, le ministre, a répondu que « lorsqu’on confie à des hommes une mission, il faut évaluer les problèmes. Il a assuré que « dans quelques semaines » tous les camps seront réoccupés par les FAMa, tant à Indélimane qu’à Anderanboukane. AT/MD (AMAP)

La mairie de Mopti et l’ANPE signent une convention de partenariat

Mopti, 17 novembre (AMAP) La mairie de la Commune urbaine de Mopti et la direction régionale de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ont signé, en début de semaine, une convention de partenariat pour créer des opportunités d’emploi dans la collectivité, a constaté l’AMAP sur place. La signature, à l’hôtel de ville, sous la présidence du sous-préfet central de Mopti, Issa Pléa, représentant le préfet, s’est déroulée en présence de la directrice régionale de l’ANPE, Mme Diarra Niamey Fofana, du maire de Mopti, Issa Kansaye, et ses proches collaborateurs, le directeur général de l’Agence de développement régional (ADR) de Mopti, Amadou Waïgalo, et des notabilités de la ville. Intervenant, le maire de la Commune urbaine de Mopti, s’est réjoui de ce jour heureux pour sa ville. Selon Issa Kansaye,  dans un environnement difficile où tout est urgent et prioritaire, seule une synergie d’action peut conduire à engranger des résultats tangibles, surtout dans le domaine de la création d’emplois. « Cet axe doit être au cœur des préoccupations, quant on veut réduire la précarité des ménages, mettre un terme à l’exode, à l’émigration clandestine, à la radicalisation et l’extrémisme violent » a souligné Issa Kansaye.  Situant l’évènement dans son contexte, la directrice régionale de l’ANPE, Mme Diarra Niamey Fofana, a, aussi, rappelé la nécessité pour les différents acteurs de se mettre ensemble pour former une masse, afin d’être plus fort face au développement. Elle a indiqué que cette convention de partenariat « a pour objet de renforcer la collaboration entre sa structure et la mairie, les échanges d’informations et la mise œuvre des actions communes, en matière de création d’opportunités d’emplois en faveur des jeunes et des groupes vulnérables de la collectivité ». Elle a ajouté que l’ANPE mettra à la disposition de la mairie son expertise pour soutenir les démarches et projets, mener des actions ciblées intégrant les stratégies locales cohérentes, en matière d’emploi et de formation professionnelle. Dans son discours, le représentant du préfet a indiqué que le Mali, en optant pour la décentralisation, a choisi de réformer en profondeur ces institutions, pour donner aux autorités locales un rôle central dans la prise en charge des questions de développement à la base dont l’emploi et de formation professionnelle, parmi les 19 compétences transférées aux collectivités. Il a salué l’initiative des deux structures et les a engagées « au respect strict des termes de la convention, afin d’inspirer d’autres collectivités au profit et dans l’intérêt des populations ». DC/MD (AMAP)

Niono : Clôture du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion

Niono, novembre (AMAP) La 25èmeédition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, sous le thème « Contribuer à la sécurité nationale est une responsabilité citoyenne et un devoir de solidarité », a clos ses activités, jeudi, par une cérémonie présidée par le 2èmeadjoint au préfet de Niono, assurant l’intérim du préfet, Mme Diassana Fatou Daou, a constaté l’AMAP. La cérémonie qui s’est déroulée, dans la salle de conférence du cercle, a regroupé des autorités administratives et politiques, le comité de pilotage du Mois de la solidarité du cercle, des chefs de services techniques, des représentants de la Société civile, des Forces de défense et de sécurité et de certains bénéficiaires. Prenant la parole, en cette occasion, le représentant de l’Etat, Mme Diassana Fatou Daou a, au nom des populations du cercle, remercié les parrains qui, de part leur générosité, ont su magnifier cette vertu de notre société qu’est « la solidarité », en acceptant de venir en aide aux nécessiteux. Pour cette 25èmeédition du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, a poursuivi Mme Diassana Fatou Daou, le comité de pilotage a rendu des visites de courtoisie à 04 personnes âgées avec remise de cadeaux. Durant ce mois, des consultations médicales gratuites ont été organisées au profit de personnes vulnérables, dans les structures sanitaires, et tant d’autres actions de solidarité ont été menées au profit des personnes les plus nécessiteuses. La cérémonie a pris fin par la distribution de vivres aux personnes âgées, à l’orphelinat de Niono, aux personnes vivant avec un handicap, le VIH et aux veuves. MS/MD (AMAP)

Kayes : Marche des populations de Guidimaga pour le démarrage des travaux de la route Kayes-Kouffa

Kayes, 17 Novembre (AMAP) La coordination des Associations de Guidimaga a, en partenariat avec des organisations de la société civile, organisé une marche pacifique, vendredi, de Kayes N’di au gouvernorat, pour réclamer la construction de la Route nationale (RN) 21, a constaté l’AMAP. Il s’agit du tronçon, qui relie la ville de Kayes à la frontière mauritanienne, en passant par Aourou, « Guidimaga Kayes -Aourou-Kiffa » distante d’environ 160 km. Sur les pancartes que brandissaient certains marcheurs, on peut retenir, entre autres, que « la RN21 est un facteur d’intégration » ; que sa « Construction reste une promesse non tenue ». Les manifestants ont, également, réitéré leur appartenance à Kayes. Les populations de Guidimaga se plaignent de la lenteur dans le démarrage des travaux de construction qui étaient prévus en 2018. Cette situation inquiète les populations d’une contrée qui regroupe 9 communes enclavées entre la frontière mauritanienne et le fleuve Sénégal. D’après notre confrère, Mody Gandega, du journal ‘Le Rayon’, cité par le site web « bamada.net », les travaux du bitumage de la route devraient commencer au premier semestre de 2018. Aussitôt après avoir tenu une rencontre avec la délégation d’Orange Mali, les chefs de services régionaux et les représentants des couches socioprofessionnelles de la Cité des rails, le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé s’est immédiatement rendu à la place des Martyrs, face au gouvernorat, pour écouter les organisateurs de la marche. Le porte-parole de la Coordination des associations de Guidimaga, Singalé Soumaré, a d’abord lu une déclaration dans laquelle il a présenté, brièvement, leur contrée, tout en attirant l’attention du contrôleur général de police, Mahamadou Zoumana Sidibé sur leurs doléances. Ensuite, il a remis une copie de sa déclaration au gouverneur Sidibé qui s’est engagé à « transmettre le document à qui de droit ». D’un ton apaisant, le gouverneur de la Région de Kayes a réussi à calmer l’ardeur des manifestants. Pour convaincre les membres des associations de Guidimaga de sa bonne volonté de les aider à explorer des pistes de solutions, il leur a suggéré de mettre en place’une commission qui prendra attache, la semaine suivante, avec son cabinet afin d’organisation une rencontre sur leurs revendications. « Votre marche a réussi et elle est compréhensive. Je vous dis que rien ne peut se faire sans l’entente. Je viens de rencontrer vos ressortissants en France. Mais les représentants des communautés de Tringa et Guidimaga étaient absents à cette rencontre pour des problèmes d’incompréhension. Dites à vos ressortissants de rejoindre les associations de sarakholés en France car, l’entente est la clé de la réussite », a assuré M. Sidibé. Le gouverneur de Kayes a séjourné en France, du 4 au 17 octobre 2019, sur invitation de la Fédération des associations du cercle de Kita, à l’occasion de la 3ème Edition du festival de la musique mandingue à Asnières et Senne. Soucieux des problèmes de la diaspora de la région vivant en France, il a multiplié les rencontres avec les partenaires au développement, comme l’île de France et les associations CADERKAF et Gadiaga pour échanger avec eux sur le développement de la Région de Kayes, parmi tant d’autres sujets. BMS/MD (AMAP)