Le PM et la directrice des opérations de la Banque Mondiale au Mali échangent sur le Covid -19 et les appuis budgétaires d’urgence

Bamako, 22 mai (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé et la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale au Mali, Mme Soukeyna Kane, ont passé en revue jeudi, par visioconférence, l’évolution du projet de lutte contre la Covid 19, la mise à l’échelle du projet des filets sociaux, les appuis budgétaires d’urgence et de soutien au secteur de l’énergie ainsi que le programme d’urgence en faveur des régions du nord et du centre, a appris l’AMAP de source officielle. Les deux personnalités ont réaffirmé la nécessité d’une meilleure synergie entre les interventions de la Banque et celles prévues sur le Budget national, notamment dans le cadre de la mise en œuvre des actions de ripostes économique et sociale contre le Coronavirus. L’entretien entre le PM Directrice des Opérations de la Banque Mondiale au Mali  s’inscrivait dans la droite ligne des précédentes discussions entre les deux personnalités. KM (AMAP)

Kéniéba : Le village de Massakama dévasté par un incendie

Kéniaba, 21 mai (AMAP) Le village de Massakama, sites d’orpaillage, situé à 70 km de la ville de Kéniéba et de Sadiola a été dévasté mercredi par un incendie, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Massakana qui servait de lieu d’abris  de fortune pour les orpailleurs des sites miniers de la zone a été dévasté dans la nuit par un incendie selon les mêmes sources qui ne précisent pas le bilan du sinistre encore moins les origines du drame. Les autorités locales se sont rendues sur les lieux pour constater de visu les dégâts avant d’ouvrir une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’incendie, selon les mêmes sources. TC/ KM (AMAP)

Kangaba : Le préfet de Cercle entame une mission de sensibilisation sur le Covid-19

Kangaba, 21 mai (AMAP) Le Préfet de Cercle, Mahamadou Maïga, accompagné du médecin chef du centre de santé de référence, Dr Moussa Soumana Maïga, du chef de service local de l’hydraulique, Luc Diarra, a entamé ce jeudi une mission d’information et de sensibilisation sur le Covid -19 dans sa circonscription, a constaté l’AMAP. La mission s’est rendue respectivement dans les communes de Karan, Naréna et Benkadi où elle a rencontré les conseils communaux, les notabilités, les leaders féminins et de la jeunesse sur la pandémie du coronavirus notamment son évolution et les mesures de prévention. Le Chef de l’exécutif local qui a donné l’exemple en se lavant les mains au savon et utilisant le gel, a saisi l’occasion pour insister sur l’application des gestes barrières et les mesures préventives notamment le port du masque, le lavage régulier des mains au savon, éviter les regroupements de plus de 50 personnes, le respect de la distanciation sociale et éviter de se serrer les mains, entres autres. Le médecin chef a, pour sa part, insisté sur les dangers que le Coronavirus fait courir, notamment l’abandon des centres de santé par la population et la réticence à la vaccination de routine. Dr Maïga a invité les populations à fréquenter les centres de santé et à faire vacciner les enfants pour éviter la réapparition d’autres épidémies comme la rougeole et la méningite. Il a précisé qu’aucun autre vaccin n’est disponible pour le moment et a appelé les populations à se méfier des réseaux sociaux qui véhiculent souvent des fausses informations. Le médecin chef a enfin saisi l’occasion pour rappeler les maires au paiement des quottes parts dans le cadre de la référence évacuation. A l’issue de la rencontre, les élus qui se sont dits comblés, se sont engagés à poursuivre la sensibilisation jusque dans les confins de leur commune afin que chacun fasse du Covid-19 son problème. La tournée d’information et de sensibilisation va se poursuivre dans les autres communes du Cercle après la fête de ramadan, selon une source proche de la préfecture.  SD/KM (AMAP)

Club de Paris : le Mali bénéficie d’une suspension temporaire du service de sa dette pour 23 milliards de Fcfa.

Bamako, 20 mai (AMAP) Le Club de Paris a approuvé la suspension du service de la dette du Mali envers les pays créanciers membres du Club de Paris, du 1er mai au 31 décembre 2020, permettant d’économiser 23 milliards de Fcfa dont le paiement sera échelonné sur quatre ans, à partir de la fin de la suspension du service de la dette, a appris mardi l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué, le ministère malien de l’Economie et des Finances indique que « si tous les autres créanciers bilatéraux du Mali adhéraient à l’initiative, le montant total du report de paiement serait de 33,2 milliards de Fcfa ». Ce report de paiement intervient au titre de l’initiative du G-20 relatif au moratoire sur le service de la dette, selon la même source. « Cet accord intervient dans le cadre de la facilité accordée par les pays du Club de Paris et du G-20 à 77 des pays les plus pauvres du monde pour leur permettre de faire face à la crise de Covid-19 », explique ministère malien de l’Economie et des Finances. « Grâce à la réactivité des services du ministère de l’Économie et des Finances, le Mali est avec la République de Dominique, les deux premiers pays à bénéficier de cette mesure, qui soulage, à sa juste valeur, la trésorerie de l’Etat ». MD (AMAP)  

Kangaba : 20 morts et 11 blessés dans un accident de la circulation entre Solabougouda et Naréna

Kangaba, 21 mai (AMAP) Vingt personnes ont été tuées et 11 autres blessées dans un accident de la circulation, mercredi, entre un minicar de transport de personnes en provenance de Bamako et un camion remorque circulant dans le sens inverse, sur le tronçon Solabougouda-Naréna, sur la RN 5, dans le Cercle de Kangaba, a appris l’AMAP de source officielle. Un camion remorque venant de la direction de Kourémalé a percuté le véhicule de transport public circulant dans le sens inverse vers 20H, entre Solobougoula et Naréna, faisant 20 morts dont 9 femmes et 11 blessés, précise un communiqué du Ministre des Transports et de la Mobilité urbaine. Les blessés ont tous été évacués à l’Hôpital Gabriel Touré pour leur prise en charge dans les services d’urgence médicale, selon le communiqué qui précise qu’aussitôt après  l’accident, les équipes techniques de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) appuyées par la Gendarmerie nationale se sont rendues sur les lieux pour constater l’ampleur de l’accident. La source, qui précise que la défectuosité du cardan et l’excès de vitesse du camion remorque sont les causes probables de cet accident tragique, « invite les conducteurs et usagers de la route au respect strict des règles de la circulation routière surtout en cette période de veille de fête de Ramadan où la mobilité sera très importante sur les routes des villes et des campagnes ». Le Ministre des Transports et de la Mobilité urbaine présente « aux familles endeuillées ses sincères condoléances et souhaite prompt rétablissement aux blessés ». KM (AMAP)

Mali : La journée du mercredi chômée sur toute l’étendue du territoire national

Bamako, 19 mai (AMAP) La journée du mercredi est chômée sur toute l’étendue du territoire national pour raison de Laylat al Qadr ou la nuit du Destin dans le calendrier musulman, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public par le ministère  du Travail et du Dialogue social qui précise que la journée qui est chômée est également payée. KM (AMAP)

Communiqué du gouvernement relatif au retour des maliens de la France

Le Gouvernement du Mali informe l’opinion nationale et internationale que 266 Maliens en provenance de la France ont regagné Bamako par un vol d’Air France, ce vendredi 15 mai 2020. Conformément aux mesures de prévention édictées par les autorités sanitaires, les passagers ont tous été soumis à un contrôle sanitaire suivi de prélèvement pour le laboratoire avant leur installation à l’hôtel. Sur les 266 compatriotes prélevés, un (1) s’est révélé positif au test du COVID-19. Le passager testé positif a été immédiatement admis dans un centre de prise en charge de Bamako. Les autres passagers testés négatifs devront passer leur séjour de confinement de 14 jours à l’hôtel dans des conditions sécurisées, avant de regagner leurs domiciles. Le Gouvernement rassure que toutes les dispositions sont prises pour une gestion adéquate de nos compatriotes rapatriés en raison de la pandémie de Covid-19. Bamako, le 16 mai 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré Officier de l’Ordre National

Covid-19 au Mali : 14 nouveaux cas découverts ce lundi portant le total à 874 dont 512 guéris et 52 décès

Bamako, 18 mai (AMAP) Quatorze (14) nouveaux cas positifs ont été enregistrés au Covid -19 ce lundi portant le nombre total à 874 dont 512 guéris et 52 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’information  a été donnée dans un communiqué rendu public par  l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 14 cas enregistrés ce lundi, 1 cas a été enregistré à Sikasso, 1 cas à Mopti, un (1) cas à Douentza, 1 cas en CIII, 2 en CIV, 4 cas en CV et 4 cas CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1443 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Mali : Formation des journalistes et animateurs des radios communautaires pour être des relais dans la lutte contre le Covid-19 dans les communautés

Bamako, 18 mai (AMAP) Une session de formation destinée aux  journalistes et animateurs des radios communautaires  pour être des relais dans la lutte contre le Covid-19 dans les communautés a pris fin vendredi à Bamako, a constaté l’AMAP. Organisée par le Centre national d’information, d’éducation et de communication pour la santé  (CNIECS),  l’UNICEF, l’OMS et le PNUD,  elle avait pour objectif d’orienter les journalistes et animateurs de 230 radios communautaires, locales et confessionnelles à travers le Mali pour la diffusion de messages d’information et de sensibilisation permettant aux populations d’adopter les mesures de prévention et de protection du Covid-19. « Les connaissances actuelles sur la maladie à coronavirus sont très faibles dans la région Africaine… Conformément aux recommandations de la réunion de l’organisation ouest africaine de la santé (OOAS) qui s’est tenue à Bamako le 14 février, le Mali a élaboré un plan d’action pour la prévention et la lutte contre le Coronavirus. …avec des axes stratégiques comme la prévention, la coordination et le renforcement des capacités ainsi que la gestion des cas » a  déclaré le Conseiller technique au Ministère de la Santé et des Affaires sociales, Adama Baridian Dembélé,. Le Chef de la section communication pour le développement de l’UNICEF, Boureïama Konaté a, pour sa part, précisé que le système des Nations Unies à travers l’UNICEF, le PNUD, l’OMS et d’autres agences travaillent activement au sein de la commission nationale de communication pour la riposte au COVID-19, afin de renforcer la sensibilisation des communautés et de faciliter la prise en compte des femmes, des enfants et des jeunes dans les messages de prévention. « Certains disent que la maladie n’existe pas, cette formation nous permettra de faire de la sensibilisation auprès de ces derniers en vue d’un changement de comportement » a confié   la coordinatrice régionale de l’Union des radiodiffusions télévision libre du Mali (URTEL) Gao,  Youma Cissé. Au-delà de la diffusion des messages de prévention, les radios communautaires sont invitées à guider les communautés à l’adoption des mesures d’isolation et de quarantaine et à l’appui aux structures de santé pour l’identification et la prise en charge rapide des éventuels cas de Covid-19 tout en mettant un accent sur la question du genre qui a fait l’objet d’un module au cours de la rencontre. KM (AMAP)

Grossesses non désirées : Difficiles vies de filles mères 

Par Oumar DIAKITE Bamako, 18 mai (AMAP) – Des jeunes filles, comme Habiba, la vingtaine, mère d’une fille de trois ans et enceinte, Bamako en regorge. Ces filles naïves ou abusées, à peine sortie de l’enfance, sont, encore en ce 21e siècle, victimes du phénomène de grossesses précoces et non désirées. Elles tombent enceintes et, très souvent, les parents perçoivent leur geste comme une réaction, un défi à leur opposition à une amour d’adolescence. Le phénomène atteint aussi la communauté des jeunes (moins de 20 ans) saisonnières venues dans la grande ville pour chercher de quoi constituer leur trousseau de mariage. Son ampleur est grande dans les quartiers populaires où des familles peinent à assurer l’éducation des enfants, faute de moyen. C’est le cas de Habiba, (un nom d’emprunt) qui réside à Bolibana, en Commune III du District de Bamako. L’adolescente, dont la première fille a trois ans, est enceinte de sa deuxième grossesse, non désirée, si l’on décrypte ses aveux. « J’ai eu ma première fille en 2017. Elle se nomme Anta. Nous habitons dans la famille paternelle », dit-elle, avec un petit sourire. « En son temps, continue-t-elle, j’étais très convoitées par les garçons de mon âge et certains aînés me faisaient les yeux doux ». « J’avais l’embarras du choix. J’ai été très sensible aux flatteries et compliments de jeunes dragueurs de mon âge », raconte Habiba. Selon elle, elle a eu, au moins, cinq aventures. « Alors que je me glorifiais de cette célébrité parmi mes amies, j’ai été la cible d’hommes plus mûrs qui venaient d’autres quartiers de la ville », poursuit la jeune fille, cette fois, la gorge serrée et la tête basse. Surtout avec beaucoup de regret dans la voix. Après quelques secondes de silence, elle se ressaisit et continue à narrer son histoire. Elle revit les bons moments, les sorties. « On venait me chercher avec des voitures de classe. Tous ces hommes avaient de l’argent et étaient très à me mettre à l’aise financièrement. Je m’habillais très sexy. C’était la belle vie. J’ai mis les pieds dans presque tous les nights clubs prestigieux de Bamako. Mes amies m’enviaient. Et je n’avais plus de temps pour elles, puisque j’avais monté en classe », se remémore Habiba. « J’allais oublier. On me donnait tellement d’argent. J’en donnais à ma mère. Elle m’encourageait et admirait mes habillements. Il faut reconnaître que mon père apportait rarement de l’argent dans la famille », poursuit notre interlocutrice. C’est dans ce tourbillon que Habiba est tombée enceinte. Et alors, bonjour tristesse. « Je suis descendue de mon piédestal quand je suis tombée enceinte», dit-elle. « Franchement, je ne savais pas à qui appartenait l’enfant que je portais. Tous ces hommes m’ont tourné dos. C’est pourquoi, ma fille porte mon nom de famille », précise-t-elle. Triste sort ! Une année après la naissance de ce bébé, Habiba retrouve sa forme d’avant. « Fière de mon teint noir, soutient-elle, j’ai recommencé à avoir une vie sentimentale, sans pourtant pouvoir aimer, réellement, un homme. D’où mes multiples amants ». «Je n’ai jamais souhaité la contraception », dit Habiba. « Je suis encore tombée enceinte au mois de décembre dernier. Cette fois-ci, je suis sûre de reconnaître l’auteur de ma grossesse mais ce dernier a pris ses pieds au cou, puisque c’est un homme marié », ajoute-t-elle, tout en révélant qu’elle a été était contrainte de faire adosser la responsabilité de cette grossesse à un jeune, d’un quartier voisin, qui est fou d’elle. « Je l’envoyais balader régulièrement. Je me suis rapprochée de lui, deux mois après ma grossesse. Il se débrouille et moi aussi je me suis fait employer dans un salon de coiffure », explique-elle timidement. Quand nous la quittions, cette nuit-là, elle était très de déprimée, assise à l’entrée de la maison paternelle. A notre départ, elle a regagne un groupe de femmes mariées auxquelles elle tenait compagnie. DEFIER MAMAN – Fatim (nom d’emprunt) habite dans une des casernes à N’Tomikorobougou, en Commune III du District de Bamako. La concession est située plus au fond de la caserne, à l’endroit communément appelé ‘’Bougoussoni’’. Ce sont des constructions en banco, à côté des bâtiments réalisés par l’Etat. Nous nous faufilons dans les ruelles, semblables à des passages en pays dogon, pour y accéder. Fatim a 16 ans. Elle est mère d’une fille d’un an. Elle est issue d’une famille polygame. Les deux épouses de son père, un porteur d’uniforme, n’habitant pas ensemble, Fatim est chez sa mère au camp. Elle n’exprime aucun regret d’avoir eu un enfant à son âge. Mieux, elle évoque que c’était un défi de porter l’enfant de Soul, son petit ami. Ce dernier est recalé du lycée en classe de 11e année. « Soul est un amour. Je séchais les cours pour le rejoindre dans son ‘grin’. Notre amour est sincère et réciproque. Il me suivait partout. C’était un plaisir pour moi », nous dit-elle, en commençant son récit, sur le ton de l’émotion. Pour Fatim, c’est sa maman qui voulait s’opposer à l’union des deux tourtereaux. « Ma maman a tout fait pour mettre fin à notre relation, allant jusqu’à interdire notre maison à mon petit ami », précise Fatim, en révélant que sa mère,  «elle-même, a fait la belle vie avant de se marier à notre papa ». « Elle a eu deux enfants, de pères différents, avant d’être la femme de notre père », révèle l’adolescente. Nous sommes resté sans voix, devant un tel discours traduisant la force de l’amour de Fatim pour son Soul. « C’est pourquoi, j’ai décidé de donner naissance à un enfant de mon petit ami. Nous étions tous les deux d’accord sur cette décision malgré le fait que nous étions tous élèves », rapporte-t-elle. L’enfant, une fille, a été baptisée du nom d’une grande sœur de Soul, Nana. Le bébé, « Nanabiste » comme l’appelle affectueusement sa mère, « ne manque de rien jusqu’à maintenant ». « Son homonyme et les autres parents de Soul ont toujours assuré nos besoins (ma fille et moi). La grande Nana donne le prix du lait chaque mois depuis la naissance de son homonyme », reconnaît Fatim qui ajoute : « Aujourd’hui, ma mère s’intéresse à ma fille