Diéma : Deux agents tués et deux motos emportés par des hommes armés non identifiés au poste de péage
Diéma, 12 janvier (AMAP) Deux agents du poste de péage ont été tués, deux motos emportés et une brûlée par des hommes armés non identifiés samedi à Diéma, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés non identifiés ont attaqué le poste de péage dans les environs de 21 H, tuant deux agents, emportant deux engins à deux roues avant de brûler une moto. Les assaillants n’ont pas emporté l’argent des caisses, selon les mêmes sources qui ne précisent pas la direction prise par les assaillants après leur forfait encore moins les moyens de transport qu’ils empruntent. Aux dernières nouvelles, les autorités administratives et politique de la région et du niveau local se sont rendues à Diéma pour constater les dégâts et dans les familles des disparus pour présenter des condoléances. KM (AMAP)
Des funérailles nationales pour Dr Tioulenta, dimanche au CICB
Bamako, 11 janvier (AMAP) Le ministre de l’Education nationale, Dr Témoré Tioulenta, décédé vendredi à Bamako, des suites d’une maladie, aura droit à des funérailles nationales dimanche à partir de 10 H au Centre Internationale de Conférence de Bamako (CICB), sur instruction du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a appris l’AMAP de source proche de la famille du défunt. Dès l’annonce du décès du Dr Tioulenta, les Chefs des Institutions de la République, les responsables des partis et regroupements politiques, les représentants de la société civile ont présenté des condoléances à la famille du disparu avant de s’incliner sur la mémoire du défunt et de saluer ses mérites. KM (AMAP)
Tessalit : 18 militaires et 2 civils blessés dans une attaque contre le camp de la MINUSMA
Bamako, 10 janvier (AMAP) Une attaque à la roquette a visé, jeudi, la base de la Mission intégrée multidimensionnelle des Mations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Tessalit, dans la région de Kidal, faisant 20 blessés dont deux civils maliens et 6 casques bleus grièvement atteints. Selon nos informations, pas moins de 15 tirs de mortiers ont ciblé le camp. Un bunker au sein de l’installation militaire a servi d’abri aux soldats. Le «Supercamp» de Tessalit abrite un bataillon tchadien de la MINUSMA, des Forces françaises de l’Opération Barkhane et des militaires des Forces armées maliennes (FAMa). MK/MD (AMAP)
Région de Mopti : Barkhane neutralise plusieurs terroristes au cours de différentes opérations
Bamako, 10 janvier (AMAP) Un assaut héliporté a permis aux commandons de Barkhane, appuyés par une patrouille de Tigre et de Gazelle, de mettre hors de combat six terroristes, le 30 décembre, dans la Région de Mopti, annonce le ministère des Armées françaises sur son site. Dans le même temps, trois individus armés qui s’exfiltraient de la zone ont été neutralisés par un drone Reaper, poursuit la même source qui ajoute que cette nouvelle opération menée, après le repérage d’un rassemblement de plusieurs terroristes, intervient dans la continuité des opérations menées dans la nuit du 20 au 21 décembre 2019. Selon la même source, dans la nuit du 4 au 5 janvier, une frappe de Mirage 2000 suivie d’un assaut héliporté, a permis de neutraliser, sur un site d’entraînement des groupes armés terroristes, une dizaine de combattants et de détruire une quinzaine de motos dans la zone de Serma. Elle annonce, également que, dans la nuit du 4 au 5 janvier, une frappe de Mirage 2000 suivie d’un assaut héliporté, a permis de neutraliser, sur un site d’entraînement des groupes armées terroristes, une dizaine de combattants, et de détruire une quinzaine de motos dans la zone de Serma « De l’armement et du matériel ont été saisis au cours de ces opérations, qui portent des coups sévères aux «katibas» du Centre du Mali et limitent leurs capacités de nuisance et leur sentiment d’impunité », indique la source. Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes. MD (AMAP)
Les obsèques du ministre Tioulenta auront lieu dimanche à Bamako
Bamako, 10 janvier (AMAP) Le ministre de l’Education nationale, Témoré Tioulenta, décédé vendredi à Bamako, des suites d’une maladie, sera inhumé dimanche, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée ce vendredi à Bamako, par le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte Parole du Gouvernement, Yaya Sangaré sur son compte tweeter. Le ministre Sangaré précise que le lieu et les modalités pratiques de l’organisation des obsèques de l’illustre disparu feront l’objet d’un communiqué par le Gouvernement de la République. KM (AMAP)
Voeux du Corps diplomatique : Accompagnement constant des «amis du Mali»
Bamako, 10 janvier (AMAP) La grande famille du corps diplomatique a présenté, jeudi, à Koulouba, ses vœux de nouvel an au président, Ibrahim Boubacar Keïta qui a salué les «amis du Mali» pour leur accompagnement multiforme et massif à l’endroit de notre pays. « Je ne connais pas de précédent à l’élan massif de solidarité qui est accordée au Mali», s’est félicité le chef de l’Etat, devant cet aréopage de personnalités. Ibrahim Boubacar Keïta a rappelé les premières heures de la crise multidimensionnelle au Mali qui a vite mobilisé toute la communauté internationale au chevet du pays. À commencer par la France qui a déclenché l’opération Serval pour stopper l’avancée des terroristes vers le Sud du pays. Il a remercié les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Tchad pour la part qu’ils ont prise dans la libération des Régions dans le Nord du Mali. Sur la même lancée, le président Keïta a magnifié l’apport de la Mission intégrée multidimensionnelle des Mations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), tout en insistant sur les multiples actions de la Mission onusienne au bénéfice des populations affectées directement par la crise. Pour le chef de l’Etat, l’attention soutenue dont bénéficie « notre pays crée une obligation de faire en sorte que nos amis n’aient pas à regretter leurs soutiens ». Saluant l’engagement constant des diplomates auprès du Mali, le président de la République a plaidé la cause du Sahel qui a besoin d’une «aide massive». «Faisons en sorte qu’il ne soit pas sanctuarisé par les forces obscurantistes », et que le foyer libyen s’éteigne, a-t-il exhorté. Le président Keïta a confié à ses interlocuteurs son engagement à tout mettre en œuvre pour une application effective des résolutions du Dialogue national inclusif. C’est le Marocain Hassan Naciri, doyen du corps diplomatique, qui a présenté les vœux des chefs des missions diplomatiques et consulaires, ainsi que les représentations des organisations africaines et internationales accrédités au Mali. Il a jeté un regard rétrospectif sur l’année écoulée, marquée notamment par des actions de pacification de la Région de Mopti, la signature de l’Accord politique de gouvernement et la tenue du Dialogue national inclusif. Il a, aussi, salué le Mali pour les performances économiques qu’il a obtenues en 2019, malgré les difficultés. Par la voix de Hassan Naciri, le corps diplomatique a rassuré le chef de l’Etat sur sa disponibilité à assister efficacement le Mali, pour qu’il puisse retrouver, au plus vite, la stabilité. ID/MD (AMAP)
Chemin de Fer : Le processus de sélection d’un partenaire pour la fourniture des locomotives est bouclé (dixit DG Somafer)
Bamako, 10 janvier (AMAP) Le processus de la relance des activités du Chemin des Fer est en cours, a appris l’AMAP de source officielle. «Dans le cadre de la relance de l’activité ferroviaire, décidée par le gouvernement le 02 octobre 2019, nous sommes en train de mener plusieurs activités. Aucun blocage majeur n’est constaté pour l’instant», a déclaré mardi à Bamako, le directeur général de la Société de patrimoine ferroviaire du Mali (Sopafer), Ibrahim Maïga. Ibrahim Maïga a soutenu que le plan de relance se décline en trois volets à savoir le processus de sélection d’un partenaire pour la fourniture des locomotives, le démarrage des travaux et la réhabilitation des gares et des ateliers. Le DG de la Somafer a déclaré que le processus de sélection d’un partenaire pour la fourniture des locomotives, est bouclé avant de préciser qu’il reste juste l’avis de la Direction générale des marchés publics sur l’attributaire de ces locomotives. Le responsable de la Sopafer a souligné que quatre locomotives seront louées avec option d’achat avec la maintenance et l’entretien pendant toute la durée de la location. Une autre action menée, c’est le débroussaillement de la voie pour la mettre aux normes ferroviaire. Le second volet du plan d’urgence est le démarrage des travaux. Un rapport d’évaluation, dit-il, sera établi afin de recadrer les activités programmées à cet effet. La troisième phase du plan concerne la réhabilitation des gares et des ateliers. «Le processus de sélection des entreprises pour la réhabilitation des 19 gares et quelques campements de Bamako jusqu’à Kayes prévus dans le plan d’urgence, est en cours. Ces travaux seront réalisés par des entreprises nationales. Le marché sera attribué avant fin janvier 2020», a annoncé le DG Maïga. BBC/KM (AMAP)
Le ministre de l’Education Nationale, Témoré Tioulenta est décédé ce vendredi à Bamako, des suites d’une maladie
Bamako, 10 janvier (AMAP) Le ministre de l’Education Nationale, Témoré Tioulenta est décédé ce vendredi à Bamako à l’âge de 66 ans, des suites d’une maladie, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite par le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte Parole du Gouvernement dans un tweet publié ce matin. Le Gouvernement de la République du Mali éprouvé a présenté ses condoléances à la famille de l’illustre disparu. Dr Témoré Tioulenta, né en 1954 à Toguéré Coumbé (cercle de Ténenkou), est professeur d’enseignement supérieur de classe exceptionnelle qui a débuté sa carrière en 1978 à l’Ecole normale secondaire de Badalabougou comme professeur de lettres, après l’obtention de son diplôme en lettres modernes à l’Ecole normale supérieure de Bamako et de son baccalauréat (série lettres classiques) au lycée Askia Mohamed. Ambitieux, Témoré Tioulenta s’envola pour Paris, d’où il revint nanti d’un doctorat (mention très honorable) en sciences du langage, obtenu en 1991 à l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris. Dr Tioulenta est devenu chargé de recherche et chercheur au département linguistique et traditions orales de l’Institut des sciences humaines de Bamako avant de diriger le même département de 1992 à 1994, année à laquelle il fut affecté à Mopti comme directeur régional de l’éducation. En 2000, il a été promu chef de cabinet du ministre de l’Education nationale avant de devenir deux années plus tard, conseiller technique principal du projet de lutte contre le VIH/SIDA dans les programmes de l’éducation de base/GTZ. Il devint de 2005-2006 consultant d’appui à la GTZ et au PNUD pour l’exécution de leurs rôles de chefs de file des partenaires techniques et financiers de l’éducation. En 2006, Dr Témoré Tioulenta fit son retour dans la haute administration comme directeur de l’académie d’enseignement de Kati, avant d’être élu député à l’Assemblée nationale (législature 2007-2013). De 2014 à 2015, il a été cadre à la direction nationale des ressources humaines du secteur de l’éducation, pour devenir à partir de 2016 le directeur national de la pédagogie jusqu’à sa nomination comme ministre, au mois d’avril 2019. KM (AMAP)
L’après 31 décembre à Bamako : Des lendemains qui déchantent pour les vendeurs de poulets
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 10 janvier (AMAP) Si pour certains la Tabaski est la fête des moutons, pour beaucoup d’autres la Saint Sylvestre est la fête aux poulets. Qui dit poulet fait référence à ces marchands de volailles qui, à la veille des fêtes, se frottent généralement les mains. A l’occasion, l’abondance de la demande crée souvent des pénuries de gallinacés sur le marché de Bamako, avec son corolaire de spéculation. Et après la fête ? Lundi, 06 janvier. Une tournée de quelques souks de la capitale pour s’imprégner de l’atmosphère et de l’affluence. Le marché de Banankabougou est considéré comme l’un des plus grands centres de vente de volailles à Bamako. Situés en plein cœur de ce marché situé en Commune VI du District de Bamako, les étals des marchands de volailles s’étendent sur environ 30 mètres. Ici, le prix unitaire du poulet varie entre 2.000 et 2.500 Fcfa. La pintade, elle, coûte entre 3.500 et 4.000 Fcfa. Au loin, on observe une vingtaine de caisses et de paniers chargés de poulets, de pintades et de pigeons, en attente d’éventuels acheteurs. Là, va avoir lieu un marchandage. Habillé en t-shirt noir, Yaya Diallo, la quarantaine, discute le prix de poulet avec un potentiel preneur. Sa cage contient plus d’une centaine de poulets et de pintades. « Combien coûte le poulet blanc, non le noir ? », demande le client. « Je vous le cède à 2.500 Fcfa », rétorque le vendeur. « Je le prends à 2.000 Fcfa », renchérit l’acheteur. « Ok ! Je vous le donne à ce prix-là », concède le marchand. Vite fait ? Oui. Bien fait ? à voir, surtout pour le vendeur ! Interrogé après cette discussion, notre interlocuteur reconnaît que l’affluence était beaucoup plus grande à la veille de la fête. « Il y avait du monde partout, tout le monde voulant apporter du poulet en famille », ajoute Yaya Diallo. « Je ne peux pas vous donner un chiffre mais, j’en ai beaucoup vendu à la veille du 31 décembre. Après, il n’y a plus de vente », se désole-t-il. Pour lui, le marché de poulet dépend des circonstances et chaque jour a ses réalités. « Il est des jours où les clients affluent. Il y a, aussi, des moments où nous passons toute une journée sans réaliser la moindre vente. Nous gagnons quand-même de quoi nourrir la famille », explique-t-il. CHIFFRE D’AFFAIRES – A côté de lui, commerce Youssouf Diarra, un autre vendeur de volaille. Assis sur une chaise au milieu de collègues, la causerie semble animée. « Aujourd’hui, le marché est timide, il n’y a pratiquement plus de vente. La veille de la fête de fin d’année, j’ai vendu des milliers de poulets et de pintades. Aujourd’hui, je vends moins d’une centaine de poulets », compare M. Diarra, d’une voix timide. Dans les alentours, jouent des adolescents âgés de 15 et 16 ans. Leur tâche est de déplumer la volaille à la demande du client. « S’il n’y a pas de marché du côté des vendeurs de poulets, nous sommes obligés d’attendre. Et, actuellement, les clients se font rares », témoigne un jeune arçon. « Cela semble dû au manque d’argent, parce que les gens ont beaucoup dépensé pendant la fête », estime un d’eux. Arrivé au marché de Magnambougou, nous avons rencontré un vendeur de poulets qui a voulu garder l’anonymat. Vêtu d’un pull-overde couleur bleue, un petit sac en bandoulière, il dénonce la concurrence déloyale des vendeurs ambulants. « Ceux-ci ne payent pas de taxe. A la fin des fêtes, ils disparaissent et attendent la prochaine fête », déplore le vendeur. A l’entendre, les vendeurs ambulants sont à la base de cette mévente à laquelle est confronté le secteur aujourd’hui. Au marché de Torokorobougou, en Commune V, à l’autre bout de Bamako, un jeune homme vend des poulets au bord de la route, en face du marché. Lassiné Traoré confie : « Le 31 décembre dernier, j’ai réalisé un chiffre d’affaires estimé à 150.000 Fcfa ». Depuis, seuls quelques clients habituels rendent visite au marchand de volaille. AG/MD (AMAP)
Justice : Report du Procès Amadou Aya Sanogo
Bamako, 10 janvier (AMAP) Le procès de l’affaire « Ministère public contre Fousseïny Diarra et autres, communément appelé affaire Amadou Aya Sanogo » a été reporté à une prochaine session de la Cour d’assises, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué du procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga, rendu public jeudi. L’affaire a été reportée « en raison des contraintes majeures liées à la préservation de l’ordre public et de la cohésion au sein des Forces Armées mobilisées pour la défense de la Patrie, précise le communiqué. En rappel, le procès Amadou Aya Sanogo et autres ouvert le 30 novembre 2016 à Sikasso avait été suspendu le 8 décembre de la même année pour reprise de l’expertise des ossements des victimes conformément à des dispositions prévues par la loi. KM (AMAP)
