L’apprenti soudeur s’était mué en tueur
Bamako, 08 janvier (AMAP) Un certain Mamadou Saye, apprenti soudeur, présumé coupable de vol avec, à la clé, l’assassinat d’un riche commerçant répondant au nom de Ismaël Kagoye, à Kalabancoro-Koulouba, a été arrêté, le 27 décembre 2019, a appris l’AMAP de source policière. Le vol s’est déroulé, dans la nuit du 3 au 4 décembre 2019, vers 1 ou 2 h du matin. Ismaël Kagoye (la victime), un commerçant fortuné de la place, quitte sa boutique à moto, pour rejoindre sa famille à Kalabancoro-Koulouba. Arrivé chez lui, pendant qu’il attendait que son épouse lui ouvre le portail, un coup de feu a retenti. Ismaël est mortellement atteint par les tirs. C’était Mamadou Saye, le voleur qui venait de tirer sur lui, à bout portant. Le bandit a fait main basse sur un pactole estimé à environ 6.000.000 millions de Fcfa et le téléphone portable de sa victime. Cette opération semblait minutieusement préparée car, de sources policières, il semble que l’assassin, connaissant bien les habitudes de sa victime, a fait le guet non loin de son domicile pour, ensuite, l’abattre de sang-froid. La police a ouvert une enquête, en parallèle, de celle de la brigade territoriale de la gendarmerie de la localité. C’est ainsi que la police a mis les moyens nécessaires pour traquer le présumé meurtrier qui sera identifié comme Mamadou Saye, trentenaire, apprenti soudeur. Après s’être brouillé avec son patron à cause de sa conduite désastreuse au sein de l’atelier où il travaillait, le jeune homme a choisi le grand banditisme pour survivre. Le capitaine Aboubacar Traoré et ses hommes avaient, déjà, tous les renseignements nécessaires sur Saye. Ainsi, le 27 décembre 2019, quelques semaines après les faits, alors qu’il ne se doutait de rien, les limiers ont effectué une descente dans le magasin qui lui servait de dortoir, au marché de Tièbani, dans la Commune rurale de Kalabancoro. Interrogé, après avoir menti maintes fois, le bandit a finalement avoué. « En réalité, j’ai tué quelqu’un pour lui prendre son argent », a-t-il confié. De sources policières, le jeune délinquant avait d’autres projets d’agressions, du même genre, visant la même catégorie de personnes que sa victime du moment. Ses aveux ont permis aux enquêteurs de mettre la main sur cinq personnes impliquées de près ou de loin dans cette opération. TC/OD/MD (AMAP)
Coopération Mali- Algérie : Le premier contingent des bénéficiaires des Bourses d’études sportives quitte Bamako ce mercredi
Bamako, 8 janvier (AMAP) La cérémonie de mise en route des candidats retenus pour les Bourses d’études sportives octroyées par l’Algérie à notre pays, s’est déroulée mardi à Bamako, sous la présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo Touré, en présence de l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Chebihi Boualem, a constaté l’AMAP. Les bénéficiaires qui sont au nombre de 40, repartis en 3 filières à savoir les entraîneurs de football et de basket-ball, les bacheliers et les détenteurs de diplômes post universitaires, ont reçu des mains du ministre Touré le drapeau national. Arouna Modibo Touré a remercié l’ambassade d’Algérie pour l’octroi des bourses d’études sportives à notre pays, rappelant que le partenaire algérien a toujours respecté ses engagements vis-à-vis du Mali. «Merci beaucoup à notre ami et frère pour l’attribution de ces bourses. C’est la quatrième fois que l’Algérie octroie des bourses d’études sportives à notre pays. Transmettez les salutations du président de la République, du Premier ministre et de tout le peuple malien aux autorités algériennes», a déclaré le ministre Touré, avant de s’adresser aux 40 boursiers. «Respectez les lois et règlements du pays d’accueil, c’est très important. Il vous faut une assiduité absolue aux cours. Comportez-vous bien, vous devez être exemplaires pour vendre l’image du pays. Développez l’esprit de solidarité et de camaraderie entre vous, soyez solidaires dans le meilleur comme dans le pire. La promotion de l’esprit de tolérance, d’endurance, d’acceptation de certaines difficultés en se disant que le temps à passer en Algérie n’est qu’un séjour doivent être votre crédo», a-t-il conclu. Le premier contingent qui quitte Bamako ce mercredi est composé de bacheliers qui seront suivis, jeudi de boursiers détenteurs de diplômes universitaires et le départ du 3ème contingent est prévu vendredi. La durée de la formation des entraîneurs est d’une année contre quatre ans pour les bacheliers et 2 ans pour le management du sport. La cérémonie s’est déroulée en présence du président de la commission de dépouillement, Diakaridia Diakité, de plusieurs responsables du monde du sport et des parents des bénéficiaires. DB/KM (AMAP)
Enlèvement du chef de village de Gossi, dans le Nord du Mali
Bamako, 07 janvier (AMAP) Le chef de village de Gossi, dans le Nord du Mali, Mohamed Maïga dit Congo, a été enlevé, lundi soir, chez lui, par des hommes armés, à bord d’un véhicule de type 4×4 escorté par des motos, a appris l’AMAP de source locale. Les assaillants sont arrivés 23 h. Ils ont abattu un pan du mur d’enceinte de la maison qui est bien clôturée et munie de portails très lourds. Les ravisseurs, venus en voiture, savaient que le vieil homme d’environ 75 ans, qui souffre d’arthrose, aurait pu difficilement supporter un long voyage à motos. Cet enlèvement est le quatrième après celui du chef de fraction, Abouguene, le marabout Abdourahmane, tous deux relâchés, après une semaine de séquestration, et l’éleveur Daouda ag Nock, donné pour mort parce qu’il aurait refusé de coopérer avec ses ravisseurs. Une dizaine de troupeaux ont été enlevés dont le dernier mardi dernier. Tout propriétaire d’animaux qui veut récupérer ses bêtes doit payer 50.000 Fcfa Notons qu’à Gossi, il y a un détachement des Forces armées maliennes (FAMa) et un camp de l’opération française Barkhane. MD (AMAP)
Du poulet avarié intercepté à Kouremalé, à la frontière guinéenne
Bamako, 07 janvier (AMAP) Les douaniers de Kourémalé ont saisi, très tôt, lundi matin, un véhicule de type 4×4 contenant 45 cartons de viande de poulets en état de putréfaction avancé, a appris l’AMAP de source proche de la douane. Sur la base d’une information fiable, les agents des douanes se sont lancés à la recherche du véhicule qui sera immobilisé, à 1h 45 mn, à 35 km de Kourémalé, après une longue course-poursuite. Le véhicule, conduit par une personne handicapée de nationalité malienne, dégageait une puanteur insupportable, attirant la curiosité des douaniers Il contenait 45 cartons de 10 kg, soit 450 kg de pièces de poulets. Le délinquant avoue s’être approvisionné à Siguiri, côté guinéen à 70 km de la frontière. Après la saisie de cette viande avariée qui était destinée au marché malien, les responsables régionaux des douanes de Koulikoro ont inspecté le produit avant de féliciter les agents de Kourémalé qui saisissent, très souvent, des produits prohibés. Le chef de la division des services de brigade, le lieutenant-colonel Bourama Diakité, a indiqué que «la protection de la santé publique est une mission régalienne des services des douanes. « Ce produit qui vient d’être soustrait du marché alimentaire est vendu à 25.000 FCFA le carton. La cargaison complète pourrait être vendue à plus d’un million de Francs cfa », a-t-il dit. L’individu arrêté serait un récidiviste. Il y a deux semaines, il aura été arrêté par les douaniers en possession de foie avarié. Le 29 décembre dernier, il aurait été, également, appréhendé avec 41 cartons du même produit et du foie impropre la consommation. « La douane n’est pas que fiscale », a insisté le chef de la division qui n’a pas manqué de féliciter les agents qui ont opéré cette saisie. AC/MD (AMAP)
Douanes : Saisie à Zégoua de 27 kg d’or d’une valeur de plus de 800 millions de Fcfa
Bamako, 07 janvier (AMAP) Les douanes maliennes ont saisi, dans la même soirée, dimanche, à la frontière ivoirienne, 17 kg et 10 kg, soit 27 kg d’or pur, pour une valeur cumulée de plus de 800 millions de Fcfa, indiquent des sources officielles. La valeur marchande de la première saisie est de 306 millions de Fcfa tandis que la seconde est évaluée à 508 millions Fcfa, ajoutent les mêmes sources qui rappellent que cette opération intervient après trois autres saisies d’orsur l’axe Bamako-Abidjan, dont deux par le bureau secondaire de Zégoua Un bus transportant des passagers est arrivé à 2 heures du matin dans la cour du bureau secondaire de Zégoua. Les agents des douanes ont décidé de fouiller le véhicule en provenance d’Abidjan, en passant par Bouaké et dont la destination finale était Bamako. Les douaniers ont interrogé expressément le conducteur du car sur la nature des marchandises qu’il transporte. Celui-ci aurait déclaré ne rien transporter d’illégal et que ses passagers étaient respectueux de la réglementation douanière. Pas convaincus par cette déclaration, les douaniers, savent d’expérience que les cars de transport en commun sont, très souvent, empruntés par des individus mal intentionnés pour tromper la vigilance des services de contrôle. Ils ont noté qu’un passager du car était perturbé par leur présence. Il montrait des signes de panique dont quelques gouttes de sueur sur ses joues. Les agents ont soupçonné que ce passager cachait une marchandise prohibée. Dès les premiers échanges de l’interrogatoire, le voyageur est passé à table. Le chef du bureau des douanes a, ainsi, ordonné à ses agents de passer à la fouille corporelle à la recherche de la marchandise que l’individu disait transporter. L’agent des douanes a découvert sur le voyageur des objets durs et compacts. Deux ceintures tenaient des chaussettes en soie cousues pour la circonstance. A l’intérieur de chaque colis, se trouvaient des lingots d’or de 17 kg soigneusement emballés. Dans le même bus, un autre passager tremblait, aussi, de peur. Il promenait un regard inquiet dans tous les sens. A la fouille, il a été découvert, sous ses habits amples, des colis totalisant 10 kg d’or. Tous les deux trafiquants sont de nationalité ivoirienne. On rappelle que les 4 dernières saisies d’or par les douanes pourraient atteindre une valeur marchande de plus d’un milliard de Francs Cfa AC/MD (AMAP)
Quinté du jeudi 09 janvier 2020 à Cagnes sur mer, 1ere course, Prix de la Côte d’Azur
16-partants- Groupe III – International – Attelé – 120.000 € – 2.900 mètres – Corde à gauche – Terrain pour 5 à 11 ans inclus (V à F). – Recul de 25 m à 305.000 €, de 50 m à 655.000 €. Cheval annoncé 2-BRYSSEL On ne peut pas reprocher grand-chose à ce fils de Ready Cash mais d’origine scandinave. Il s’affiche d’une louable régularité sur notre sol et s’il demeure invaincu depuis son retour en France cet automne à Vincennes Grande Piste, il ne peut que confirmer piste plate. A reprendre avec B. Goop qui fait le déplacement ! Liste des partants Cagnes sur mer accueille ce jeudi le Prix de la Côte d’Azur qui sera disputé sur le long parcours de 2900 m par 16 concurrents. Une course de trot attelée qui s’annonce palpitante avec des concurrents très affutés. Il faudra retenir en priorité les chevaux dotés d’une longue haleine et de tenue. Surprise et Gros rapports attendus. 1-BLACK D’ARJEANC Il aura pour lui son aptitude avérée à cette piste de Cagnes et à ce parcours des 2925m où il a justement établi son record en 1’12 »9 l’été dernier. Confié pour l’occasion à E. Raffin et présenté bien entendu pieds nus, il n’est surtout pas à négliger dans ce Quinté en partant en tête. 2-BRYSSEL On ne peut pas reprocher grand-chose à ce fils de Ready Cash mais d’origine scandinave. Il s’affiche d’une louable régularité sur notre sol et s’il demeure invaincu depuis son retour en France cet automne à Vincennes Grande Piste, il ne peut que confirmer piste plate. A reprendre. 3-ALLEGRO NONANTAIS Il a beau faire partie d’une écurie redoutable et qui va évoluer à domicile, il paraît se heurter à forte partie dans ce Groupe 3 du haut de ses 10 ans. D’autant que ses dernières performances ne le montrent pas au mieux, loin de là. Même pieds nus, il demeure barré à ce niveau. 4-BALTHAZAR MAZA C’est l’un des 3 atouts de R. Mourice dans ce Quinté mais il paraît remonter un peu trop de catégorie cette fois d’autant qu’il paraît nettement moins bien ces derniers temps que cet été. A ce niveau, il demeure surclassé dans ce lot et il a surtout besoin de rassurer sur sa forme. 5-ALEXIA DU CHERISAY Second atout de R. Mourice dans ce Quinté, c’est effectivement le choix de drive de ce dernier. C’est vrai qu’elle paraît en meilleure forme que son compagnon d’entraînement mais cela risque de ne pas suffire à un tel niveau de compétition. Il lui faudra compter sur quelques défaillances. 6-BALZAC DE SOUVIGNE Il vient de quitter les boxes de M. Lenoir pour rejoindre ceux de R. Mourice et poursuivre sa carrière dans le Sud de la France. Son mentor vient de lui donner un sage parcours de reconnaissance sur cette piste cagnoise mais sa marge se réduit à ce niveau Groupe 3 même pieds nus. 7-ELSA DE BELFONDS Toujours la propriété de la famille Levesque, elle est désormais entraînée dans le Sud de la France par N. Ensch et elle se plaît dans son nouvel environnement. Elle vient d’afficher sa forme en s’imposant sur ce parcours où elle avait déjà gagné cet été en 1’12 »2. Incontournable. 8-BEPPE AM Il se retrouve bien engagé dans cette rencontre puisqu’il va s’élancer à la limite du recul aux 25m. C’est d’ailleurs ce qui a motivé son entourage pour faire ce déplacement d’autant qu’il vient de prouver sa forme en renouant avec le succès à Bordeaux. Le lot n’est plus le même. 9-ECLAT DE GLOIRE Il se retrouve malheureusement bien mal engagé dans cette belle rencontre car c’est de loin le moins riche du second échelon et il va devoir rendre 25m pour seulement 35.000 euros. Il est pourtant tellement régulier et doué qu’il peut encore prétendre se placer avec le bon parcours. 10-VOLTAIRE GIFONT Il n’a plus réussi à gagner depuis février de l’an passé et ses dernières performances en Suède, en Italie ou à Vincennes sont bien décevantes. Sur son niveau actuel, il ne semble pas disposer de la marge suffisante pour espérer figurer dans un tel lot en devant rendre 25m. A revoir. 11-CREATURE CASTELETS Elle a déjà eu une carrière bien remplie et elle a pris beaucoup de gains. Cela l’oblige à rendre la distance dans ce genre de tournoi international et comme son record sur ce parcours n’est que de 1’13 »3, elle paraît surclassée dans ce lot. D’autant qu’elle va rester ferrée. On l’oublie. 12-VANDERLOV Il a 11 ans désormais et si la nouvelle législation lui permet de continuer de courir, il n’a plus le potentiel pour espérer se distinguer à ce niveau Groupe 3 en devant en plus rendre la distance. Son mentor le présente d’ailleurs ferré et on peut se contenter de le regarder courir. 13-BULLE DE LAUMONT Elle avait remporté un Groupe 3 sur ce parcours en mars de l’année dernière mais en 1’13 »8 et en s’élançant du premier échelon. La donne change cette fois en devant rendre 25m et malgré sa régularité et sa bravoure, elle ne peut pas espérer grand-chose dans une telle confrontation. 14-BABY LOU MAX Il a désormais 2 courses de rentrée dans les jambes en vue justement de cette épreuve qui constitue son premier objectif de l’hiver. Il a toujours été l’un des meilleurs de sa génération dans le Sud et il est capable de trotter 1’12 sur ce parcours. Pieds nus cette fois, est à racheter. 15-COACH FRANBLEU Leblanc espère que sa dernière victoire sous la selle lui a redonné un gros moral et va ainsi lui permettre de confirmer à l’attelage. F. Nivard fait le déplacement à Cagnes et il entend lui donner le bon parcours afin de le voir profiter au mieux de ce bel engagement. Peut se placer. 16-EARL SIMON Il a toujours été l’un des meilleurs de sa génération en France même s’il a toujours échoué pour la gagne dans les Critériums de son âge. Il a encore peu couru car du haut de ses 6 ans, il ne compte
Faits divers : Fin de cavale pour l’ami meurtrier
Bamako, 7 janvier (AMAP) Les éléments de la brigade anti cybercriminalité ont mis hors d’état de nuire, un meurtrier présumé qui a commis son forfait en Côte d’Ivoire, en poignardant son ami d’enfance, avant de se réfugier au Mali, via le Burkina Faso et le Ghana, a appris l’AMAP de source policière. À la suite d’une dispute banale, Sadio Togola s’est emporté et a poignardé son ami d’enfance, un certain Souleymane Sanogo, avant de s’enfuir pour un pays voisin. Filé sur la toile, à son insu, il a été interpellé par les policiers en charge de la lutte contre la cybercriminalité de la Brigade d’interventions judiciaires (BIJ). A la suite d’une « patrouille numérique », sur le net, les policiers sont tombés sur le message de détresse des parents de la victime. Ils ont ainsi invité les malheureux parents à se présenter à la BIJ pour affaire les concernant. Par la suite, les parents de la victime ont porté plainte contre Sadio. Le commandant de police Sinaba et ses hommes se sont introduits dans les données et en décodé certaines (la loi les y autorise) du suspect sur Facebook, avant de le traquer. Le jeune homme était discrètement filé et surveillé depuis Abidjan, jusqu’à son arrivée sur le territoire malien. Plus précisément, au poste de Sénou, à l’entrée de la capitale. A sa descente du véhicule, il a été cueilli et conduit manu militari dans les locaux de la BIJ pour y être auditionné. Le suspect a dira qu’il a, effectivement, poignardé son ami à la suite d’une banale dispute. Parce que, quelques jours avant les faits, le défunt avait confié un travail à son futur bourreau. Mais, ce dernier aurait, semble-t-il, bâclé le travail. D’où le courroux de son ami qui s’est laissé emporter par la colère et a poignardé son vis-à-vis au cou. Les policiers enquêteurs ont diligenté le dossier du jeune homme pour qu’il soit traduit en justice et répondre de son acte. TC/OD/MD (AMAP)
Tominian: Inauguration d’une nouvelle chapelle à Yasso
Tominian, 7 janvier (AMAP) L’inauguration de la nouvelle chapelle de Yasso, dans le Cercle de Tomininan a été présidée dimanche, par Monseigneur Jonas Dembélé Evêque de Kayes, président de la Conférence Episcopale des Evêques du Mali, en présence du Préfet du cercle, Zoumana Norbert Dembélé, a constaté l’AMAP. Financé par la communauté catholique de Yasso et ses partenaires, l’édifice dont le coût est estimé à 95 millions de francs CFA, portant le nom de Sainte Therèse, mesure 30 de long et 25 mètres de large. Le cérémonial de consécration de la nouvelle chapelle, émaillé de chants de la chorale et de la lecture de certains chapitres de la Bible, a été dirigé par l’Evêque Monseigneur Jonas Dembélé. Monseigneur Jonas Dembélé qui a salué la présence des autorités administratives et coutumières et des anciens qui ont vu la création de la paroisse de Yasso, a invité les uns et les autres à plus d’amour mutuel conformément à la parole de Dieu. L’évêque qui a souhaité que « que chacun soit un instrument de paix » a formulé des vœux de paix et de bonheur pour le nouvel an, avant d’inviter les fidèles à plus de prière. Auparavant, une minute de silence a été observée par les invités en la mémoire de son excellence Monseigneur Jean Gabriel Diarra Evèque du Diocèse de San, décédé le 28 octobre 2019 à l’hôpital Mali Gavardo à Bamako. La cérémonie s’est déroulée en présence du maire de la commune rurale de Yasso, Cléophas Koné, du Curé de la paroisse, Abbé Bertin Koné, des Honorables députés Ange Mari Dakouo et Abdias Thera, des maires des différentes communes du cercle, des Prêtres et Soeurs du diocèse de San et autres invités de marque venus d’autres régions et du Burkina Faso. ST/KM (AMAP)
Culture : Inventaire du patrimoine archéologique du Mali
Bamako, 7 janvier (AMAP) La première phase de l’atelier sur l’inventaire du patrimoine archéologique du Mali a débuté lundi, au Musée national de Bamako, sous la présidence du Chef de Cabinet du ministre de la Culture, Almamy Koureïssy, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’ambassadeur des Etats Unis au Mali, Dennis B. Hankins et du représentant du bureau de l’Unesco à Bamako, Edmond Moukala. Une quarantaine de participants prennent part à cette formation sur l’inventaire du patrimoine culturel dans les 4 régions du sud (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou) et le district de Bamako. AS/KM (AMAP)
Diéma : Le ‘datou’, un condiment qui fait de la résistance
Par Ouka BA AMAP Diéma Diéma, 07 janvier (AMAP) De nos jours, si dans les campagnes, le ‘datou’ est utilisé dans la préparation de certains mets, dans les villes, l’utilisation de cet ingrédient local connaît une forte régression. Beaucoup de femmes ont tendance à remplacer cet aliment, vieux de plusieurs siècles, par le ‘soumbala’, une substance obtenue à partir de la graine de ‘néré’. « Le ‘datou’ donne à la sauce un gout succulent», lance Madié, qui explique qu’il n’y a pas de comparaison à faire. Un autre affirme que c’est une question de préférence. Le ‘datou’ fait l’objet de critiques exacerbées. Beaucoup de personnes n’apprécient pas ses méthodes de préparation et de conservation qu’elles jugent, souvent insalubres et, surtout, déclare cet enseignant, « à cause de l’odeur qui s’en dégage lors de sa fermentation ». D’autres pensent, à tort, que consommer le ‘datou’ est signe de pauvreté. Entendre ces propos irrite ceux qui mangent du ‘datou’ de père en fils. Cette année, la production du ‘datou’ est abondante dans le cercle de Diéma, contrairement à l’année précédente où le produit a été rare, à cause de la mauvaise récolte du ‘dah’ (oseille), liée au déficit de la campagne agricole. Le contenu d’une cuillère ou d’une louche en plastique est vendu à 50 Fcfa. Il arrive que certaines femmes troquent leur ‘datou’ contre du mil, de l’arachide ou du maïs, etc. ou encore du lait avec des peulhs transhumants. Le ‘datou’ constitue une véritable source de revenus pour de nombreuses femmes. Celles de Fangouné bambara, un village de la Commune rurale de Diéma, produisent et commercialisent cette denrée sur laquelle elles font d’importants bénéfices. Ces braves femmes se rendent, régulièrement, comme certaines de leurs semblables, avec leurs produits, à la foire hebdomadaire de Diéma. L’argent tiré de la vente du ‘datou’ leur permet de subvenir aux besoins de leur famille et d’alimenter, souvent, leurs caisses associatives. MINUTIEUX PROCESSUS –La présidente de l’Association Benkady de Fangouné Bambara, Kaba Diarra, explique les techniques et le long et fastidieux processus de fabrication du ‘datou’. « Quand le ‘dah’ (oseille) devient mûr, on procède à la récolte », raconte la dame installée dans un fauteuil. « C’est une activité purement féminine dans cette localité. On rassemble les tiges de ‘dah’ pour les faire sécher. Il n’y a pas de battage, comme c’est le cas avec les épis de mil. On secoue les tiges pour les débarrasser de leurs graines. On fait le vannage des graines de ‘dah’, avant de les transporter à la maison’, poursuit-elle. Avec le ‘moude’ (un instrument de mesure équivalant à 3 kgs), on mesure la quantité de graines de ‘dah’ à transformer en ‘datou’. On les pile dans un mortier pour enlever les téguments et autres saletés. On fait bouillir l’eau dans une marmite. On y verse les graines de ‘dah’. A l’aide d’une louche, on enlève les écumes qui se forment à la surface. On laisse les graines cuire à point. On met les met dans le couscoussier lié à la marmite par un ceinturon en vieux chiffon. « A travers un système de filtration, on déverse l’eau sur les graines de ‘dah’, pour les assainir. On les enlève et les conserve dans un récipient. On récupère des tiges de millet ou, à défaut, de sorgho ou de ‘dah’, qui ont un goût fade. On les brûle et les laisse durant vingt quatre heures pour s’assurer que toutes les tiges ont été transformées en cendre. Pour fabriquer de la potasse, on met cette cendre dans un sac vide qu’on pose, minutieusement sur le couscoussier, lui-même, placé sur un récipient. On y verse, progressivement, de l’eau en la laissant suinter pour obtenir de la potasse. L’exercice se poursuit par le pilage des graines de ‘dah’, jusqu’à les compacter comme de la pâte d’arachide. On verse la potasse sur la pâte de ‘dah’ obtenue. On la malaxe soigneusement. On découpe la pâte de ‘dah’ en plusieurs morceaux, pn les étale sur la natte, en les éparpillant à l’aide d’un instrument pour favoriser l’aération. Si le produit devient sec, on le remet dans le couscoussier pour la fumigation. On l’enlève et l’étale, quelques minutes après. On replace les mottes de ‘dah’ dans le récipient pour les briser. Ainsi on dispose d’un ‘datou’, prêt à être consommé. « Pour conserver longtemps le ‘datou’, renchérit la femme, essoufflée par la narration, il faut ajouter du sel et le mettre à l’abri du soleil’. Le ‘datou’ a des vertus qui méritent d’être signalées. De l’avis de Modibo, la consommation régulière du produit permet de guérir les brûlures plaies d’estomac et les ulcères. « L’année de la grande inondation dévastatrice, mon mouton a été emporté par les eaux. J’ai conduit mon frère qui souffrait de ‘plaies’ dans son ventre, chez une guérisseuse qui m’a recommandé de bouillir le ‘datou’, de recueillir l’eau et de donner à boire au malade », explique Modibo. Tiatiné Diarra, notable à Débo Massassi, soutient que le ‘datou’ sert à traiter la toux. « Il suffit de croquer, chaque jour quelques poignées ». « Dans notre village, ajoute l’homme, les familles qui ne mangent pas le ‘datou’ se comptent sur les doigts d’une main ». On utilise, généralement, l’ingrédient dans la sauce qui accompagne le tô (pâte traditionnelle de céréales) faite à base de gombo ou de poudre de feuille de baobab, dans la sauce à la pâte d’arachide. Un passant, intéressé par le sujet, soutient que pour engraisser le mouton, il faut, de temps en temps, mélanger le son de mil avec du ‘datou’ et donner cette combinaison a l’animal. Fousseiny, un chauffeur, raffole de la sauce à la pâte d’arachide préparée avec du ‘datou’. Il déclare que s’il s’installe autour du plat, rien ne peut le faire lever de la, même de l’argent. « La cuisson du ‘datou’ nécessite une grande quantité de bois», constate une femme. Chaque fois qu’elle pense au bois qu’elle utilise pour préparer son produit, elle abandonne le projet. La production du ‘dah’ duquel provient le ‘datou’, doit être vulgarisée dans le cercle de Diéma, pour permettre aux femmes évoluant dans ce secteur de générer des ressources

