UNESCO: Le Mali désormais membre du Comité du patrimoine mondial
Bamako, 05 décembre (AMAP) Le Mali a été élu, mercredi dernier, au Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, par les 21 membres de cette instance, à Paris, en France, à l’issue de l’Assemblée générale de l’organisation onusienne, annonce un communiqué du ministère de la Culture. Les ministres de la Culture et de l’Education nationale, présents à cette session, ont mené une campagne tous azimuts en vue de cette élection qui représente une victoire diplomatique pour le Mali. Cet important organe de l’UNESCO réunira sa 44èmesession à Fuzhou, en Chine, du 29 juin au 9 juillet 2020. Le Comité du patrimoine mondial se réunit une fois par an. Il est responsable de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial, il détermine l’utilisation du Fonds du patrimoine mondial et alloue l’assistance financière suite aux demandes des États parties. C’est à lui de décider si un site est accepté pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Il examine, aussi, les rapports sur l’état de conservation des sites inscrits et demande aux États parties de prendre des mesures, lorsque les sites ne sont pas correctement gérés. Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO décide, également, de l’inscription des sites sur la Liste du patrimoine mondial en péril et de leur retrait de cette liste. Selon la Convention du patrimoine mondial, le mandat d’un membre du Comité est pour une période de six ans, mais la plupart des États parties choisissent volontairement d’être membres du Comité pour une période de quatre ans, afin de donner aux autres États parties l’opportunité de faire partie du Comité. L’élection de nouveaux membres a lieu, tous les deux ans, lors de l’Assemblée générale des États parties à la Convention. Le Bureau, composé de sept États parties élus annuellement, est présidé par le Chinois Tian Xuejun. YD/MD (AMAP)
La mévente décourage les producteurs de patate douce
Par Anne-Marie KEITA Bamako, 05 décembre (AMAP) « Madamou, wosso gnoumabèyè » « kilo yé doromè worowila ». En français : « Madame, par ici, de la bonne patate. Le kilo coûte 35 Fcfa ». Les vendeurs du marché de Sikasso hèlent ainsi les clients. Grossistes et revendeurs discutent les prix, autour de gros tas, à même le sol, et des sacs empilés dans des camions. A côté, des dames proposent de petits tas, à des prix variant entre 25 et 500 Fcfa. Sur les marchés de Sikasso et beaucoup d’autres de Bamako, on voit des montagnes d’invendus du tubercule. Faute de moyens de conservation, le gros de la production pourrit. Actuellement, c’est la saison de la patate douce. Depuis le début de novembre,les marchés sont envahis de ce tubercule.Les bonnes dames achètent par sac de 50 kg pour revendre. Au grand marché de Sikasso, on en trouve presque à tous les coins. Cultivé dans presque toutes les régions, plus particulièrement, dans la Région de Sikasso, le tubercule tend vers son déclin à cause du manque de moyens de conservation et de transformation. Or, son succès, depuis quelques années, ne se dément pas au Mali, en général, et dans la Région de Sikasso, en particulier. La production de patate douce a permis la création de beaucoup d’emplois pour les jeunes et constitue une source de revenus pour de nombreuses exploitations familiales. Cultivée en hivernage, la patate douce peut couvrir plus de 25 % des superficies cultivables. Sa culture exige peu d’investissement monétaire et reste une Activité génératrice de revenus (AGR) pour les femmes rurales.Producteurs, commerçants et revendeurs déplorent des pertes et souhaitent la mise en place d’une unité de transformation par l’Etat. Ne dit-on pas qu’aucun État ne saurait se développer sans Agriculture ? Il faut peut-être ajouter à cela qu’aucune Agriculture ne saurait prospérer si sa production n’est pas transformée et consommée. La Région de Sikasso est très riche en production de tubercules, fruits et légumes, notamment la patate douce. La production de cette Région est si importante que se pose le problème d’écoulement. Autrefois, destinée à l’autoconsommation des producteurs, la patate douce ne semble plus rentable à cause des difficultés qui s’amplifient dans le circuit de sa commercialisation. Les producteurs, du fait de la mévente, sont de plus en plus obligés de se débarrasser de leurs produits sur le marché, en les cédant à des prix dérisoires. Les acteurs évoquent une désorganisation, le manque de moyens de conservation et de transformation de ce tubercule en produits attrayants. L’absence, presque totale, de transformation contrarie fortement le développement de la production de la patate douce. Les excédents de production, les difficultés d’écoulement sur les marchés locaux et les pertes élevées dues au manque de moyens de stockage, exposent les producteurs à une activité peu rémunératrice d’où, la nécessité de réfléchir davantage aux possibilités de transformation. GROSSES PERTES – Hamidou Ouattara est grossiste et propriétaire de deux camions de plusieurs tonnes de patates qu’il a transportées d’un village non loin de Sikasso. Notre interlocuteur évoque le problème de l’écoulement de la patate douce, qu’il produit à perte. En effet, sur ses 2 tonnes, il arrive à vendre, seulement, 1 tonne par semaine. Le reste de sa marchandise pourrit dans les camions, sans trouver preneurs et fini par nourrir les animaux. Abondant dans le même sens, Amadou Diarra, revendeur de patate douce au marché de Sikasso, affirme qu’il est difficile d’écouler 10 sacs par jour. Pour lui, la seule solution est d’exporter vers d’autres pays, « or, certains pays, comme le Burkina Faso, exportent vers le Mali ses patates douces qui viennent s’ajouter à nos productions invendues », explique-t-il. « Sur ce marché, on retrouve beaucoup de commerçants burkinabè venus proposer leurs produits. Cette situation ne facilite pas l’écoulement de notre production locale surtout qu’il n’y a pas d’autres moyens que la consommation familiale », se plaint notre interlocuteur. Abdoulaye Traoré, grossiste à Sikasso fait partie des commerçants qui pensent que la culture et la vente de la patate ne sont plus rentables, ni pour les producteurs, ni pour les commerçants. Selon lui, chaque année, en cette période, le marché déborde de ce tubercule et les pertes liées à la mévente sont inestimables. « Nous, les commerçants, déplorons des pertes liées à la vente de la patate douce, car, nous n’avons les moyens ni de conservation, ni de transformation. Après une semaine, les patates douces ne sont plus conservables», a-t-il déploré. « Pour minimiser les pertes, nous sommes obligés de céder le sac de 100 kg à moins de 3.000 Fcfa et celui de 50 kg à moins de 1500 Fcfa. J’avoue que nous faisons moins de bénéfices », a déploré Abdoulaye. Il a regretté que le tubercule ne puisse être conservé longtemps après la récolte. La mévente aidant, les grossistes sont contraints de céder la cargaison à vil prix : le sac de 50 kg à 500 Fcfa à des éleveurs pour en faire de l’aliment bétail. L’abondance de ce tubercule a fait chuter son prix, au grand bonheur des consommateurs, mais, au détriment des producteurs. Dans ce marché, le prix du kilogramme varie, en cette période, selon les commerçants, entre 30 et 50 Fcfa. Ce prix, selon Abdoulaye Traoré, « pourra même connaître une baisse dans les jours à venir car, l’offre est supérieure à la demande ». Notre interlocuteur propose la régulation de l’offre, en créant des moyens de conservation. Pour lui, il faut une usine de transformation de la patate et de structuration de la filière pour sécuriser les débouchés des producteurs, encourager l’autonomie des femmes transformatrices et contribuer à la sécurité alimentaire. « De nombreux paysans produisent de la patate douce mais, les pertes post-récoltes sont inestimables du fait des problèmes liés à l’écoulement, à la conservation et au manque de moyens de transformation », a déclaré Djibril Traoré, commerçant grossiste à Sikasso. Il a ajouté que si rien n’est fait par les autorités, la production de la patate douce tend vers son déclin. Il a souhaité que l’aide du gouvernement en mettant les moyens de conservation et de transformation à la disposition des acteurs, vu l’engouement
Emploi: L’APEJ sensibilise les étudiants sur l’entrepreneuriat
Bamako, 05 décembre (AMAP) Le directeur général adjoint de l’Agence pour promotion de l’emploi des jeunes (APEJ), José Pierre Félix Coulibaly, a lancé vendredi dernier, à l’Ecole supérieure des hautes études technologiques et commerciales (HETEC), la campagne de sensibilisation et d’information sur l’entrepreneuriat en milieu scolaire et universitaire à Bamako. La rencontre a été l’occasion, pour les étudiants venus nombreux, de s’imprégner des contours de l’entreprenariat, en milieu scolaire et universitaire. Elle leur offrait l’opportunité de comprendre la culture entrepreneuriale, ses avantages, les idées, créneaux porteurs et les formalités de création. Egalement, de connaître les types d’entreprise au Mali, les procédures de leur formation, les produits de l’APEJ et les procédures d’accès à ces produits dont celles relatives au financement des projets des jeunes. A l’entame de son propos, le directeur général adjoint de l’APEJ a fait savoir que cette campagne traduit la volonté du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de ne pas ménager ses efforts pour faciliter l’insertion du maximum de jeunes dans l’emploi indépendant. Et cela, à travers l’information et la sensibilisation sur l’entreprenariat des jeunes, diplômés ou non. En guise de rappel, M. Coulibaly a souligné que ces sessions de sensibilisation et d’information tirent leur origine de la mise en œuvre du programme «Emploi jeunes», exécuté par l’APEJ dans le cadre de sa deuxième composante relative au développement de l’esprit d’entreprise. Selon le responsable de l’APEJ, il est, aujourd’hui, établi que les micros, petites et moyennes entreprises constituent les principaux mécanismes de création d’emplois et que la population devant assurer le développement de ces entreprises est constituée de jeunes, que ce soit au Mali ou ailleurs comme dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). « Cependant, a-t-il poursuivi, force est de reconnaître que les jeunes manquent, très souvent, d’idées pertinentes et de compétences, toutes choses qui ne favorisent point l’éclosion d’entreprises ». José Pierre Félix Coulibaly a indiqué que c’est par des actions du genre qu’on pourra promouvoir l’initiative privée, encourager la création d’entreprises, réussir la bataille contre le chômage, relever le défi du développement et lutter, efficacement, contre la pauvreté. De son côté, du maire de la Commune V du district de Bamako, Amadou Ouattara, qui accueillait l’évènement, a salué cette initiative qui témoigne de la volonté des autorités maliennes de faire de la question d’emploi une priorité. Abondant dans le même sens, le directeur de l’HETEC, Souleymane Sangaré, a dit que cette rencontre « est d’une importance capitale’, car c’est l’occasion pour ses étudiants de s’informer sur l’entrepreneuriat dans le but de s’y engager un jour. BBC/MD (AMAP)
Trois cas de fièvre jaune confirmés (Ministère de la Santé)
Bamako, 05 décembre (AMAP)Le ministère de la Santé et des Affaires sociales a déclaré la survenue de trois cas confirmés de fièvre jaune, le mardi 3 décembre 2019a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué, qui nous est parvenu, le département de la Santé indique que sur les trois cas, l’un réside à Sirakoro-Meguetana, dans le district sanitaire de Kati, le second à Manankoro, dans le district sanitaire de Bougouni et le 3è, dans le village de Kérégouana, en Côte d’Ivoire. Conformément au règlement sanitaire international, la déclaration de l’épidémie a été faite à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ajoute le ministère de la Santé et des Affaires sociales. Il a, aussitôt, analysé la situation et entrepris les mesures nécessaires suivantes : l’envoi sur le terrain des équipes d’investigation pour mieux appréhender la situation épidémiologique afin de circonscrire, rapidement, la propagation de l’épidémie, le renforcement de la surveillance épidémiologique, le renforcement delà capacité de riposte des agents de santé et la diffusion de messages de sensibilisation. Par conséquent, le ministère de la Santé et des Affaires sociales « invite les populations à observer les mesures suivantes : détruire les gîtes larvaires (vieux pneus, canaris ou tout autre objet abandonné contenant de l’eau), se protéger des piqûres des moustiques, dormir sous moustiquaire imprégnée d’insecticides, assurer la propreté des ménages et de l’habitat et se faire vacciner avant tout voyage à l’extérieur) ». Le ministre de la Santé et des Affaires sociales appelle « au calme et à la vigilance et rassure la population que des mesures appropriées sont en cours pour la maîtrise de la situation ». MD (AMAP)
L’ambassadeur américain, Dennis B. Hankins, à Kayes : sécurité et gouvernance au cœur des échanges
Kayes, 05 décembre (AMAP) L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Mali, Dennis B. Hankins, a effectué, mardi dernier, une visite dans la Région de Kayes en vue de s’imprégner des réalités de la 1ère région administrative, en recueillant les points de vue des populations et des autorités régionales. Après avoir rallié la Cité des rails par avion, le diplomate et sa délégation se sont rendus au gouvernorat pour rencontrer le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé. Lors de ces visites de courtoisie, l’ambassadeur Hankins a eu des échanges avec ses différents interlocuteurs sur des questions importantes dont la sécurité, la bonne gouvernance. Au Palais de justice, le diplomate américain est d’abord passé par le bureau d’accueil et la grande salle d’audience où il a été briefé sur les conditions de travail, avant d’accéder au bureau du premier président de la Cour d’appel de Kayes, Hamidou Banari Maïga. A l’issue de ces entretiens qui se sont déroulés à huis clos, l’ambassadeur Dennis B. Hankins s’est adressé à la presse pour expliquer l’objet de sa visite. « C’est une bonne opportunité pour moi de rencontrer les autorités, les élus, la société civile. Chaque région a ses questions importantes, ses services de base comme le transport. C’est important d’avoir le point de vue des populations, des élus et de la société civile sur des sujets comme la sécurité routière. Je veux avoir une vision globale du pays afin de mieux accomplir ma mission », a déclaré le diplomate américain. A l’aéroport international de Kayes Dag-Dag, Dennis B. Hankins a constaté, avec satisfaction, que le vol commercial est assuré (depuis une semaine) par Air Burkina, en collaboration avec Afrikayes Air. Il y avait 65 passagers à bord de l’avion qui a atterri sur le tarmac de Kayes Dag Dag. L’ambassadeur américain s’est, aussi, penché sur l’esclavage, une question troublante pour certaines communautés de la Région de Kayes. « L’esclavage est une tradition. Dans une société moderne, il faut appliquer la loi », a souligné Dennis B. Hankins, en faisant allusion à son séjour en Mauritanie, un pays où le phénomène pose problème. L’ambassadeur américain a constaté avec satisfaction que la situation sécuritaire est meilleure à Kayes par rapport à d’autres localités du pays. Cependant, les populations sont souvent confrontés à des problèmes de sécurité routière et de transit. « C’est important pour la population d’être vigilante. Bien vrai que vous êtes loin des foyers de tension, les terroristes peuvent voyager et attaquer, comme c’est le cas dans certaines zones minières du Burkina Faso », a averti Dennis B. Hankins. Il a assisté. mercredi, au lancement officiel du projet LAFIA « People at Peace », dans la salle de conférence du gouvernorat de Kayes. « LAFIA (mot bamanan signifiant la paix) » est un programme de « Mercy Corps » financé à hauteur de 1.500.000 dollars, soit 750 millions de Fcfa par l’USAID et mis en œuvre par Think Peace sur deux ans. « LAFIA » vise à renforcer la résilience aux conflits et à l’extrémisme violent des communautés urbaines et rurales, dans le Sud du Mali. BMS/MD (AMAP)
L’Assemblée nationale du Mali a condamné les propos du Chef de Bureau de la MINUSMA au Congrès du MNLA à Kidal (Déclaration)
Bamako, 05 décembre (AMAP) L’Assemblée nationale (AN) du Mali a condamné, jeudi, « avec la dernière rigueur les propos du Chef de Bureau de la MINUSMA au 4ème Congrès du MNLA à Kidal, 8ème région administrative du Mali », a appris l’AMAP, de source officielle. Dans une déclaration, le Parlement malien a dénoncé l’attitude et la position affichées par l’agent de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) « en totale contradiction » avec sa mission. S’exprimant à Kidal, lors du 4ème Congrès du MNLA, le fonctionnaire onusien s’était adressé aux participants en ces termes : « Chers invités et membres des délégations venues du Mali ». L’AN du Mali fustige ces propos « contraires à l’objectif de mission de Paix et de Stabilisation annoncée dans la Résolution définissant le mandat de la MINUSMA et ne sauraient être tolérés ». Elle considère que ces propos « portent une atteinte grave à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République du Mali ». La représentation nationale « demande au gouvernement de mettre en garde la MINUSMA pour le comportement irresponsable de son agent » et exhorte le gouvernement à « veiller au respect de l’intégrité du territoire nationale par tous les partenaires du Mali ». Par ailleurs, l’AN exprime son soutien au Gouvernement et aux Forces armées maliennes (FAMa) « dans leur de sauvegarde et sécurisation de l’intégrité du territoire national », tout en rappelant que la MINUSMA représente un acteur principal de l’application de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, pour la mise en œuvre duquel le Mali « déploie des efforts avec l’appui de ses partenaires ». Les députés du Mali rappellent, en outre, que « la MINUSMA a été spécialement commise par la communauté internationale pour la stabilisation du Mali ». MD (AMAP)
Sigida n’a lamini: Kungoda lakananenw bɛ ka jirintanya
Jiritigɛko jugu, forokurabɔw, sojɔw, tasuma donni kungo la ani bagandumunikɛyɔrɔ caya, nin bɛɛ de b’a la ka dankari kungo lakananenw na; kasɔrɔ u jɔyɔrɔ ka bon falenfɛn suguya cayali ani kungosogow cayali la an sigidaw la. O siratigɛ la, ji ni kungo lakanabaaw b’a ɲini kominiɲɛmɔgɔw fɛ, u k’u jilaja kosɛbɛ sigida n’a lamini ladonni na. An bɛ don min na, falenfɛnw ni kungosogow bɛ ka dɔgɔya ani kungo lakananenw cogoya bɛ ka tiɲɛ, k’a sababu kɛ hadamadenw kɛwale jugu ye. Ji ni kungo lakanabaa minnu bɛ yen, n’an jigi b’olu kan kungo lanakani na, mɔgɔw b’a la k’olu ɲangata u kana se k’u ka baara kɛ. O dansagonwale dɔnna cogo di? Mahamani Gaku ye Mali ji ni kungo lakanani ɲɛmɔgɔba ye. An n’ale ka kumaɲɔgɔnya dɔ senfɛ kungo lakananenw yaalali kɔnɔna na, a y’a jira, ko Mali ma se k’a ka kungoda hakɛ dantigɛlen 10% don bala halibi ; kasɔrɔ a bolodara cogo min na, nin ɲɔgɔntuma tun ka kan k’a sɔrɔ an sera ka 15% fo 17% don ba la. O yaala kelen in senfɛ, sigida n’a lamini ni lasaniyali ani yiriwali kuntaala jan minisiri, Huseyini Amiyɔn Gindo fana y’a jira, ko forokurabɔw, baganmara fanga bonyani n’a kɛcogo jugu ani tasuma donni kungo la, k’o bɛ ka dankari kungoda lakananenw na. Jama cayali an sigidaw la, o fana ye kungo tiɲɛni sababu dɔ ye. Duguw bɛ ka bonya, mɔgɔ kuraw bɛ ka na sigi duguw la, walima ka buguda kuraw tigɛ. Bugunin mara ji ni kungo lakanabaawɲɛmɔgɔ ye Kapitɛri Seyudi Dawu ye. A ko sariyaw labatobaliya, ka fara ji ni kungo lakanabaaw ka kumaw labatobaliya kan, o ye gasi ye an sigida la. A ko kungoda lakananen 8 de bɛ Bugunin mara kɔnɔ; o mumɛ ye taari 224.562 ye. Ko gɛlɛyaba b’olu kungo lakanabaaw kan o kungoda ninnu ladonni na. Jiritigɛko jugu dogo la, ani forokurabɔw ni damansenw; n’o ye sanuɲini ye, ka fara kungolakanani baarakɛminɛ hakɛ dɛsɛli kan, nin bɛɛ ye gɛlɛya ye ji ni kungo lakanabaaw kan. A k’olu ni mɔgɔ minnu ka kan k’u bolo di ɲɔgɔn ma u ka baaraw sabatili la, n’o ye sɛnɛkɛlaw, baganmaralaw ani mɔnnikɛlaw ye, olu b’u dogo u la, u t’a fɛ yɛrɛ u a jɛ ko ma. Sabula ko ji ni kungolakanabaaw b’olu bali u ka baaraw kɛli la u sago la. O siratigɛ la, Seyidu Dawu b’a ɲini gɔfɛrɛnaman fɛ, a ka dabali kɛnɛman wɛrɛ tigɛ kungoda ninnu ladonni na. Sikaso mara ji ni kungo lakanabaaw ɲɛmɔgɔ Mohamadu Seyidu fana ko san 2010 kɔnɔna na, sariya min nimɔrɔ ye 10-028 ye, n’a tara zuluyekalo tle 12, k’o b’a jiramɔgɔ si man kan ka baara kɛ kungo lakananenw kɔnɔ. U bɛ se ka jiriden mɔnenw kari ani ka dɔgɔ jalanw tigɛ. Lakanabaa ɲɛmɔgɔ ninnu ka fɔ la, baganmaralaw ni bugudalamɔgɔw de ka jugu kungo ma kosɛbɛ. Mɔgɔ minnu bɛ kungo buruja, u tɛ siga hali dɔɔnin ka lakanabaa bɔnɛ a ni na kungo kɔnɔ. Hakililajigin na, ji ni kungo lakanabaa 2 fagara Mali kɔnɔ. Yitinɛ Ibarahima min tun ye Kaboyila ji ni kungo lakanabaaw ɲɛmɔgɔ ye, u y’o fara mɛkalo tile 7 san 2019. Mahamani Amadu min fana tun ye Mɔndoro lakanabaaw ɲɛmɔgɔ ye, u y’o faga zuluyekalo tile 1lɔ san 2015. Koba, Fankaso ani Npɛsoba kungo lakananenw bɛ Kucala ji ni kungo lakanabaaw ka mara kɔnɔ. Olu fiyɛ mumɛ ye taari 11.335 ye. O lakanabaawɲɛmɔgɔ Yitinɛ-kolonɛli Haruna Kamara y’a jira, ko kungo burujabaaw kofɔbaliya ji ni kungo lakanabaaw ye, baganmara warako jugu, jiri misɛnninw folongotoli baganw fɛ ani kungo nafa bɔcogo ɲuman waleyaw matarafabaliya sigidalamɔgɔw fɛ, olu de bɛ k’olu ka baara sabatili gɛlɛya u bolo. Sanga ni waati bɛɛ la, u bɛ kunnafonidiw ni lafaamuyaliw kɛ kungo ladoncogo la; walasa u ka se ka sariyaw dɔn ani ka kungoda dantigɛlenw dɔn. Ji ni kungo lakanabaaw ka laɲini ye kominiɲɛmɔgɔw k’u sendon u ka kungodaw lakanani na a ɲɛma, ani ka fara ji ni kungo lakanabaaw kan kunnafonidiw ni lafaamuyaliw la. Mariyamu F. Jabate Dɔkala Yusufu Jara
Communiqué du ministère de la Santé et des Affaires sociales sur la survenue de cas de fièvre jaune au Mali.
Conformément à son engagement de tenir régulièrement informée l’opinion nationale et internationale sur la situation épidémiologique au Mali, le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales déclarera survenue de trois (3) cas confirmés de Fièvre Jaune le mardi 03 décembre 2019. Sur les 3 cas, l’un réside à Sirakoro-Meguetana dans le district sanitaire de Kati, le second à Manankoro dans le district sanitaire de Bougouni et le 3ème dans le village de Kérégouana en Côte d’Ivoire. Conformément au Règlement Sanitaire International, la déclaration de l’épidémie a été faite à l’Organisation mondiale de la Santé. Aussitôt, le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales a analysé la situation et entrepris les mesures nécessaires suivantes : – l’envoi sur le terrain des équipes d’investigation pour mieux appréhender la situation épidémiologique afin de circonscrire rapidement la propagation de l’épidémie, – le renforcement de la surveillance épidémiologique, – le renforcement de capacité de riposte des agents de santé, – la diffusion de messages de sensibilisation. Le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales invite les populations à observer les mesures suivantes : – Détruire les gites larvaires (vieux pneus, canaris ou tout autre objets abandonnés contenant de l’eau…) ; – Se protéger des piqûres des moustiques ; – Dormir sous moustiquaire imprégnée d’insecticides ; – Assurer la propreté des ménages et de l’habitat ; – Se faire vacciner avant tout voyage à l’extérieur. Le Ministre de la santé et des affaires sociales appelle au calme et à la vigilance et rassure la population que des mesures appropriées sont en cours pour la maitrise de la situation. Bamako, le 04 décembre 2019 P/Le Ministre/PO Le Secrétaire Général Dr Mama COUMARE Chevalier de l’Ordre National
Kayes : La lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent au centre des débats
Kayes, 5 décembre (AMAP) Le projet « Lafia » dont le but est de réduire la vulnérabilité des jeunes à la participation aux conflits et aux actes de violences, a été lancé mercredi à Kayes, sous la présidence du Gouverneur de région, Mahamadou Zoumana Sidibé, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’ambassadeur américain, Dennis B. Hankins, du directeur pays par intérim de Mercy Corps, Mathieu Rouquette, et de nombreux invités Maliens et Américains. L’objectif du projet est d’aider les leaders politiques, traditionnels, religieux et féminins à résoudre pacifiquement les conflits entre groupes tout en réduisant les facteurs de conflits. Il intervient également dans l’accompagnement des acteurs locaux pour la mise en œuvre de politiques nationales de prévention de l’extrémisme violent et de la promotion de la réconciliation. Initié par Mercy Corps et Think Peace, et financé par l’USAID, ce projet dont le montant est estimé à environ 1 500 000 dollars pour une période de 2 ans, aidera les communautés de Bamako, Kayes, Diéma et Yélimané à accroitre leur résilience face aux conflits et à la violence extrémiste. Le projet Lafia utilisera cette résilience intégrée comme base pour appuyer le passage du Sud d’une situation de paix négative à une paix positive en utilisant une approche communautaire interpersonnelle. « Je salue votre engagement en faveur de la paix, de la sécurité et du développement. Nous devons réorienter la jeunesse vers un développement durable. Nous considérons ce programme comme une main tendue à Kayes, ville menacée à cause de l’esclavage et de la marginalisation. Le dialogue national renforcera la cohésion sociale », a déclaré le gouverneur de région. L’ambassadeur des Etats Unis, Dennis B. Hankins a pour sa part, mis surtout l’accent sur le caractère préventif du programme et le dialogue national en cours avant de préciser que son pays privilégie 3 approches (défense, démocratie et développement) qui sont nécessaires pour assurer la stabilité du pays. BMS/KM (AMAP)
San : Campagne nationale de distribution des Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée
San, 05 décembre (AMAP) Le comité local de pilotage de la campagne nationale de distribution gratuite des Moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) à longue durée, dans le cercle de San, a organisé sous l’égide du préfet de Cercle, Amadou Dicko, une réunion d’information et de sensibilisation sur la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée. L’objectif de la rencontre est informer et sensibiliser les participants sur les trois étapes essentielles qu’il faut minutieusement préparer pour cette campagne de couverture universelle en MII. Ces étapes sont relatives au dénombrement des personnes dans les ménages, à la distribution et au suivi de l’utilisation de ces moustiquaires. Selon le médecin chef du district sanitaire de San, Dr N’Fa Adama Diallo, le suivi de la mise en oeuvre de ce plan doit être fait par le comité local de coordination pour s’assurer de la prestation de service de qualité. Parlant de la distribution des moustiquaires, le médecin chef a dit qu’elle sera faite au prorata d’une moustiquaire pour deux personnes dans le ménage. Pour des ménages dont le nombre de personnes est impair, la distribution se fera en fonction du nombre pair, immédiatement inférieur. Toutefois, certaines personnes peuvent bénéficier à elles-seules, d’une moustiquaire. Il s’agit notamment des femmes ou hommes célibataires dans les ménages et qui ne partagent pas la chambre avec d’autres personnes. Le préfet de cercle, Amadou Dicko, en clôturant la rencontre, a invité les participants, notamment les hommes de médias, les leaders religieux et autres acteurs de la communication, à relayer l’information dans les ménages afin que cette campagne nationale de distribution gratuite des MII dont le lancement régional est prévu le 7 décembre prochain à Ségou, puisse être une réussite totale dans tout le cercle de San. Le préfet a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’un dénombrement fiable de personnes dans les ménages. À ce titre, il a mis en garde, toute personne qui tenterait de frauder au moment du comptage des personnes et pendant la distribution des moustiquaires. Selon lui, la loi sera appliquée dans toute sa rigueur à tous les contrevenants. NC/MD (AMAP)

