Tournoi UFOA U-20 de foot à Conakry : Les Aiglons en finale
Bamako, décembre (AMAP) La sélection nationale de football des Aigles de moins de 20 ans s’est qualifiée mercredi pour la finale du tournoi U 20 de l’UFOA, qui se déroule à Conakry (Guinée) en battant la Sierra Léone par le score d’un but à zéro (1-0), a constaté l’AMAP. L’unique but de la partie a été marqué par l’attaquant malien, Abdoulaye Traoré, à la 29ème mn de jeu, d’une frappe magistrale de 30 mètres. Le sélectionneur des Aiglons, Mamoutou Kané dit Mourlé reste optimiste pour une victoire en finale qui opposera son équipe au Sénégal samedi, à Conakry. KM (AMAP)
Gao : visite du ministre de la justice de droits de l’homme, garde des Sceaux
Gao, 05 décembre (AMAP) Le ministre de la Justice, des Droits de l’homme, Garde de sceaux, Malick Coulibaly a effectué, vendredi dernier, une visite de terrain à Gao, accompagné d’une forte délégation dont le procureur général près la cour d’appel de Mopti, Adama Fomba. Malick Coulibaly a été accueilli à l’aéroport par le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Sidiki Samaké. Il a entamé sa visite par le logement du président du tribunal, ensuite le tribunal, avant de mettre cap sur la prison centrale de Gao, la Direction régionale de police et l’Escadron de la gendarmerie. Il a rendu visite, aussi, aux familles des chefs coutumiers. « Nous avons constaté qu’au niveau de la Région de Gao, les acteurs de la justice sont débout et que la justice tant bien que mal est en train de se relever », a dit le ministre qui a indiqué qu’il était venu rendre visite aux acteurs de la justice et de les assurer de l’engagement du gouvernement à faire de sorte que la justice puisse, correctement, fonctionner à Gao et sur l’ensemble du territoire. « A la grande prison de Gao, nous avons remarqué une certaine surpopulation carcérale mais les acteurs judiciaires sont avec nous et des dispositions idoines sont en cours pour que la justice soit plus proche des justiciables », a ajouté Malick Coulibaly. « Aujourd’hui, il est fondamental que le tribunal puisse être opérationnel et cela a été exprimé par le président de la République au cours du Conseil supérieur de la magistrature. Et, très bientôt, tous les moyens seront mis à la disposition des acteurs de la justice de Gao afin que la machine judiciaire soit fonctionnelle », a encore dit le ministre de la Justice, des Droits de l’homme, Garde des sceaux. Après la visite, le ministre Coulibaly a, aussi, présidé la cérémonie de clôture de la formation sur les «Enquêtes de police judiciaire», tenue du 25 au 29 novembre 2019, à Gao, au profit des forces de sécurité de la région de Gao. Cette formation est, conjointement, organisée par la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation du Mali, (MINUSMA), la Mission militaire européenne de formation (EUCAP) Sahel et Mali. Ils sont 21 agents de la police, de la gendarmerie et des éléments de l’Office central des stupéfiants formés. Le porte-parole des stagiaires, Alhousseini Ag Saguid, a témoigné que les différents modules étudiés ont permis aux participants de bien cerner certains points. Il a souhaité que ces formations continuent et a assuré que les connaissances acquises seront utilisées à bon usage. Le coordonnateur de la Réforme du secteur de la sécurité, à la police des Nations unies, Fatnassi Yassine, a précisé que ce programme de formation « constitue un signal fort d’une étroite coopération, dynamique, diverse et fructueuse entre les missions EUCAP Sahel et Mali et MINUSMA, notamment dans le domaine du renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité maliennes ». « Ce cadre d’échanges d’expérience a permis aux participants de mieux comprendre leurs rôles et attributions dans le déroulement du procès pénal », a ajouté l’agent de la police des Nations unies. Le chef de la mission mobile d’EUCAP Sahel, le général Philippe Rio, a estimé que « le succès de la lutte contre la criminalité, l’impunité passe, non seulement par la capacité des enquêteurs à identifier les auteurs, à les appréhender mais, aussi, de la façon dont ils vont pouvoir passer le relai aux magistrats. Et cette relation entre les enquêteurs et les magistrats constitue un élément essentiel pour le succès de la chaine pénale pour les années à venir ». Le ministre de la Justice, des Droit de l’homme et Garde des sceaux, Malick Coulibaly, a clôturé la cérémonie en exprimant sa gratitude, sa satisfaction et son engagement. Il a voulu, ainsi, exprimer toute sa satisfaction devant les dispositions prises par EUCAP Sahel et les partenaires pour sa présence à la cérémonie de clôture et pour le renforcement de capacités de la chaine pénale. Il s’est réjoui, en tant ministre de la Justice, Garde des sceaux, de constater la résilience des acteurs judiciaires et a engagé ceux-ci à s’impliquer pour œuvrer contre l’impunité. AT/MD (AMAP)
Kadiolo: Le district sanitaire de Kadiolo célèbre la Journée internationale de la prématurité à Kébéni
Kadiolo, 04 décembre (AMAP) Le sous préfet central, Alhousséni Touré, a présidé, samedi dernier, les festivités de la Journée internationale de la prématurité à Kébéni, près de Loulouni (Sud), dans le cadre des activités de Born On Time (BOT) qui célèbre cette journée pour sensibiliser les populations, a constaté l’Amap. L’objectif de cette journée est de faire une large sensibilisation autour de la prévention des naissances prématurées en mettant l’accent sur les droits des femmes et des enfants. Elle permettra de renforcer la connaissance de la communauté sur les droits des femmes et des enfants, d’informer et de sensibiliser les autorités administratives, sanitaires et les leaders communautaires à rendre plus conviviaux les centres de santé aux adolescent et adolescentes, de lutter contre les causes évitables de prématurité etc. Plusieurs activités se sont déroulées au cours de cette journée, notamment le discours des officiels, sketchs, animation de groupes folkloriques. Le ministère de la Santé et le représentant pays de Save The Children ont décerné une attestation de reconnaissance à l’équipe cadre du District sanitaire de Kadiolo pour son engagement ferme dans la lutte contre la prématurité. Le chef du service social, Sidiki Diarra, a saisi cette opportunité pour dresser le bilan global de l’ONG BOT qui a formé plus de 300 agents de santé. L’ONG a, aussi, aidé à la mise en place de caisses de solidarité, pour un coût de 500.000 Fcfa, par structure. Le projet a, aussi, mis à disposition des motos ambulance. En mars 2019, il a installé une unité de soins mere-kangourou au centre de santé de Kadiolo, pour la prise en charge des bébés prématurés. Le coordinateur de Save The Children à Sikasso, Jean Pierre Akitakoy, venu pour la celebration, a promis que son organisation continuera à soutenir et assister le Mali pour résoudre les problèmes de santé des populations. Il a annoncé la mise en place, dans un proche avenir, de la phase2 de Born On Time. NIO/MD (AMAP)
La commune de Wassoulou-Ballé restitue publiquement sa gestion du compte administratif
Yanfolila, 04 decembre (AMAP) La commune rurale de Wassoulou-Ballé a tenu, récemment, à la Maison du peuple, la session de restitution publique de la gestion de son compte administratif 2018, au cours de la 13eédition du genre qui se situe dans le cadre de la redevabilité exigée des collectivités territoriales. Des autorités administratives, conseillers communaux, chefs de services techniques et de sécurité, chefs de village, représentants de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), ont participé à cet exercice, Il en est de même du conseil local des jeunes, du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), des confessions religieuses, des associations socioprofessionnelles et des radios de proximité. La 2eadjointe au maire, Mme Rokia Diakité, a appelé les participants à plus d’implication et d’attention pour relever les points forts, les points faibles et ceux à améliorer. A l’analyse du compte administratif, il ressort que sur une prévision en recettes de 743.829.342 Fcfa la commune à réaliser 548.430.083 Fcfa et sur une prévision de 743.829.342, 548.094.978 Fcfa ont été réalisé, soit un solde excédentaire de 783.984 Fcfa. En ce qui concerne les investissements, la priorité a été donnée à l’agriculture, l’hydraulique et à l’éducation. En ce qui concerne le paiement de la Taxe de développement régionale et locale (TDRL), le constat n’est pas reluisant: sur 37 villages, un seul s’est acquitté de la totalité de ses impôts et taxes, Karatou. Six villages sont entre 91 et 50%. Yanfolila et Youanso n’ont rien payé, et cela, depuis respectivement 2 et 3 ans. Apres les débats, les participants ont recommandé le réalisme dans les prévisions et de récompenser les bons citoyens qui payent leurs impôts et taxes, TT/MD (AMAP)
Kadiolo : Débats publics sur le rapport de suivi et d’analyse du processus budgétaire du Conseil de cercle de Kadiolo
Kadiolo, 04 décembre (AMAP) Les débats publics sur le budget du Conseil de cercle de Kadiolo se sont déroulés, la semaine dernière, au cours d’un atelier dans la salle de conférence de la préfecture, sous la présidence du préfet adjoint, Siaka Kanté, a constaté l’AMAP. Ils ont rassemblé autorités administratives, maire, services techniques de l’État, organisations et associations de la société civile, ONG, presse locale. Organisé par le Groupe de suivi budgétaire – Mali (GSG), cet atelier a été financé par le royaume de Danemark. Il permet de garantir la participation des populations dans la gestion de leurs affaires, d’exiger la transparence dans la gestion des fonds publics et de rappeler le devoir de redevabilité des gouvernants locaux. Le GSB est un programme test qui concerne, pour le moment, la seule Région de Sikasso. Son objectif est de lutter contre la corruption et la délinquance financière. Il concerne 14 collectivités (sept Conseils de Cercle de la Région, six Communes et le Conseil régional). Il couvre la période 2017-2022. La présentation du rapport de suivi et d’analyse budgétaire en langue nationale bamanankan a permis aux nombreux participants de cerner plusieurs notions du budget, jusque-là ignorés par le grand public . Il ressort de cette analyse qu’en 2018, le budget du conseil de Cercle de Kadiolo se chiffrait en recettes et dépenses à 1.485.500.000 fFcfa. Les recettes (1.115.500.000 Fcfa) se composent de recettes de fonctionnement et de recettes d’investissement . Quant aux dépenses (370.000.000 Fcfa) comprennent, elles aussi, le fonctionnement et l’investissement. Le résultat global de clôture de l’exercice 2018 est de 146.472.240 Fcfa . Il est donc excédentaire. “Avec l’état actuel de la situation, le Conseil de cercle a fait de son mieux dans le cadre de la redevabilité”, a conclu le GSB . Il organise des rencontres pour informer la population des actes posés par la collectivité. Quant à la transparence dans la gestion, la société civile est impliquée. Plusieurs recommandations ont été formulées par le GSB pour une amélioration des recettes mais, aussi, pour une meilleure implication des gouvernés dans le processus d’élaboration du budget et son suivi : inviter le maximum d’organisations de la société civile dans les débats, publier régulièrement les montants recouvrés et dire à quoi ils seront utilisés etc. En conclusion, il ressort que la transparence dans la gestion budgétaire des collectivités de Kadiolo est une réalité. Le GSB se dit optimiste sur l’avenir de la gestion des biens publics par les collectivités . Il salue et encourage “à sa juste valeur la performance remarquable du Conseil de Cercle de Kadiola, ces dernières années. Le représentant régional du GSB, Issa Cissoko, a demandé à tous les participants d’être des relais auprès de leurs structures et de s’acquitter, d’abord, de leurs devoirs (payer les impôts et taxes) avant de demander des comptes “à ceux que nous avons choisis pour diriger la collectivité en nos noms”. NIO/MD (AMAP)
Diéma : L’Ordre des infirmières et infirmiers a son Conseil local
Diéma, 04 décembre (AMAP) Le bureau du Conseil local de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Cercle de Diéma a été mis en place, dimanche dernier, lors de travaux qui se sont déroulés dans la salle de conférence de la préfecture, sous la présidence du préfet Abou Diarra. La création du Conseil local de l’Ordre des Infirmières et Infirmiers intervient après celui des Médecins et des Sages-femmes. Le préfet Abou Diarra et le représentant du médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf), Dr Boubacar Fofana, ont souligné l’importance et la nécessité de la mise en place du bureau du Conseil local de l’Ordre des Infirmières et Infirmiers qui, selon, le préfet, permettra une meilleure réorganisation de la fonction et de trouver des solutions aux nombreuses difficultés du secteur de la Santé. M. Diarra a demandé que le bureau qui sera installé en place travaille dans la légalité, en conformité avec les textes en vigueur. Il a invité, tous, à se comporter en responsables, afin que les opérations de mise en place se déroulent dans un climat apaisé, loin de toutes chamailleries. Le délégué du Conseil régional de l’Ordre des infirmières et infirmiers de Kayes, Seydou Traoré, chargé de superviser les travaux, a expliqué les aspects techniques et organisationnels qui sont liés, avant de procéder à la lecture du décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Mali. Un bureau provisoire de 5 membres, avec à sa tête, Adama Boubacar Bane, assistant médical de son état, a été approuvé par acclamation. Le président Adama Boubacar Bane, fraichement élu pour un mandat de 5 ans, a défini ses priorités qui portent, notamment, sur le renforcement de l’entente et la cohésion entre les membres de son bureau et tous, qu’ils soient du secteur public ou privé, la tenue régulière des réunions statutaires et le paiement des cotisations, pour, dira-t-il en substance, « assurer à l’organe une meilleure fonctionnalité ». OB/MD (AMAP)
Hommage national aux militaires français morts au Mali : Les religieux maliens appellent à l’union autour de l’essentiel
Envoyé spécial Bréhima DOUMBIA Paris, 04 décembre (AMAP) Les leaders religieux maliens, qui ont accompagné le président Ibrahim Boubacar Keïta, à Paris, en France où il pris part, lundi, à la cérémonie d’hommage aux treize soldats français morts dans un accident d’hélicoptères et en mission anti-terroriste au Mali, ont appelé à l’union autour de l’essentiel. L’archevêque de Bamako, le cardinal Jean Zerbo, le 2è vice-président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), Thierno Hady Thiam, l’imam de la Grande mosquée de Bamako, Mamadou Koké Kallé, le pasteur Nouh Ag Infa Yattara de l’Eglise protestante et le président de la Plateforme des jeunes musulmans et patriotes du Mali, l’imam Aboubacar Doucouré, ont, tous, rappelé le devoir de reconnaissance, de compassion, de solidarité du peuple malien envers la France dont les soldats participent aux côtés des nôtres à la lutte contre le terrorisme. Le cardinal Jean Zerbo a indiqué qu’il était important de donner une dimension religieuse à la participation du chef de l’Etat à la cérémonie d’hommage aux militaires morts au Mali et de faire des bénédictions pour le repos de leur âme et, surtout, prier pour eux. Il a exprimé son indignation contre le terrorisme : « comment peut-on consacrer sa vie à traquer les autres, à les nuire ». Thierno Hady Thiam du HCIM a expliqué, pour sa part, qu’en tant que croyant, il était important que nous considérions l’humain dans sa globalité et apportions l’accompagnement nécessaire aux soldats français morts pour la cause du Mali. Il a appelé les Maliens à se retrouver autour de l’essentiel (le Mali et ses valeurs). Quant à l’imam de la Grande mosquée de Bamako, il a délivré un message de compassion et de solidarité « à l’endroit de nos amis français ». Le responsable religieux a estimé, par ailleurs, qu’il urge de travailler à la construction du pays et pour les générations futures. Le pasteur Nouh Ag Infa Yattara a rappelé que « nous sommes sur la même longueur d’onde que le peuple français ». L’homme d’église a, aussi, invité nos compatriotes à éviter l’amalgame. L’imam Aboubacar Doucouré a rappelé « la nécessité de garder la sérénité dans notre pays qui traverse des difficultés ». « Les solutions sont d’abord nationales, a-t-il relevé, avant d’inviter nos concitoyens à l’union sacrée autour du pays ». BD/MD (AMAP)
Un nouveau programme pour booster l’agriculture a été lancé
Bamako, 04 décembre (AMAP) Le Programme d’appui à la transformation de l’agriculture malienne, volet entreprenariat agricole jeunes (PATAM-EAJ), qui envisage une assistance à la formulation du programme de transformation de l’agriculture malienne et la mise en œuvre d’une opération pilote pour l’emploi des jeunes dans le secteur agricole, a été lancé vendredi dernier par le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar, accompagné de son collègue de l’Elevage et de la Pêche, Mme Kané Rokia Maguiraga, Ce nouveau programme devrait permettre d’atteindre une sécurité alimentaire et nutritionnelle, créer des richesses partagées et aussi beaucoup d’emplois pour les jeunes. Le programme est financé à hauteur de 861 millions de Fcfa, dont un prêt de la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 819 millions de Fcfa et une contrepartie malienne d’environ 42 millions de Fcfa. Pour une durée d’un an, le programme couvre l’Office du Niger et l’Office riz Ségou. L’objectif principal de ce programme, selon le ministre Moulaye Ahmed Boubacar, « est d’opérationnaliser, à travers une approche concertée, la politique de transformation agricole en vue d’une croissance économique inclusive et forte, porteuse d’emplois et respectueuse des stratégies et politiques de développement établies ». « Le PATAM-EAJ, a-t-il expliqué, s’inscrit en ligne droite de la vision du gouvernement, à travers le ministère de l’Agriculture, pour la transformation de l’agriculture malienne. Cette vision s’appuie sur deux piliers, à savoir la modernisation des exploitations agricoles familiales pour une production variée vers le marché et l’intensification, la diversification et la création de synergies sectorielles dans les grands bassins de production agricole pour la promotion des entreprises agricoles en vue d’assurer le développement d’agropoles connectés aux marchés nationaux, sous régionaux, régionaux et internationaux. Le PATAM-EAJ vient appuyer les actions déjà engagées par le gouvernement et ses partenaires pour réduire la vulnérabilité des communautés et familles dont les conditions de vie ont, davantage, été fragilisées à la suite de la crise, en impulsant notamment l’entrepreneuriat agricole des jeunes et la génération de revenus. Pour l’atteinte des résultats, le programme s’articule autour de trois composantes, à savoir l’élaboration du programme de transformation de l’agriculture malienne. Il s’agira, à travers cette composante, de faire le point précis des reformes à conduire et innovations à impulser, afin de concevoir le programme de transformation de l’agriculture en articulant sur la promotion des chaînes de valeurs agricoles. La seconde composante concerne l’entreprenariat agricole. Elle est dédiée, spécifiquement, à favoriser l’insertion des jeunes dans le secteur agricole au sens large. Enfin, l’appui institutionnel au ministère de l’Agriculture est la composante qui va permettre au département de tutelle de suivre les activités dans de bonnes conditions et de développer certains aspects de stratégie, tout en assurant un renforcement des capacités et une démarche inclusive. Pour la responsable pays de la BAD au Mali, Mme Haly Louise Djoussou-Lorng, les activités du PATAM-EAJ sont parfaitement alignées sur trois priorités de la BAD, à savoir « nourrir l’Afrique », « industrialiser l’Afrique » et « améliorer les conditions de vie des populations africaines ». « En effet, a-t-elle affirmé, dans sa stratégie décennale ‘nourrir l’Afrique’, la BAD entend accompagner les pays africains pour l’autosuffisance alimentaire d’une part, et le développement agro-industriel et la compétitivité du continent sur les marchés mondiaux des produits agricoles, d’autre part, avec la prise en compte de la problématique emploi-jeunes. La responsable de la BAD a ajouté que son institution dispose d’une stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique pour la période 2016-2025. Cette stratégie est mise en œuvre dans 31 pays, dont le Mali, à travers deux programmes à savoir Enable Youth (Stimulation de la création de nouveaux emplois impulsés par l’agro-industrie) et l’initiative « Jobs for youth in Africa » (Des emplois pour les jeunes en Afrique). La cérémonie a enregistré la présence du Coordinateur du programme, Adama Ibrahima Berthé et des acteurs du monde agricole. AMK/MD (AMAP)
Lutte contre la migration irrégulière : C’est parti pour PALMI 2
Bamako, 04 décembre (AMAP) La phase 2 du Projet d’appui aux initiatives de prévention et de lutte contre la migration irrégulière (PALMI 2), avec l’appui financier du royaume des Pays-Bas et de celui du Danemark au Mali, a été lancée, vendredi dernier, au ministère des Maliens de l’Extérieur. Au cours de ce lancement, que le ministre des Maliens de l’Extérieur, Amadou Koïta, a présidé, en présence de l’ambassadeur du royaume des Pays-Bas au Mali, Jolke Oppewal et du représentant de l’Union européenne (UE), Mustapha Zlaf, une présentation synthétique du PALMI et ses modalités de mise œuvre a été faite. Le ministre des Maliens de l’Extérieur a rappelé que cette cérémonie est un moment de joie, d’espoir et de satisfaction, « parce queces fonds permettront à plus d’une centaine de jeunes maliens de se rendre utiles à eux-mêmes, à leurs familles et à toute la nation ». « De nos jours, a poursuivi le ministre, le manque d’espoir est la principale cause de la migration irrégulière. Ce lancement constitue la concrétisation d’une volonté politique affichée des pouvoirs publics de faire de la migration une opportunité de développement économique et social au Mali », a dit le ministre. « Au Mali, la migration est un phénomène culturel depuis la nuit des temps, elle a permis des échanges socio culturels, économiques entre les hommes et les femmes de toute la planète, a rappelé M. Koïta. «De nos jours, force est de reconnaitre que ce phénomène migratoire est devenu une préoccupation majeure, aussi bien pour les pays de départ, de transit que d’accueil», a-t-il soutenu. D’après lui, le contexte actuel est marqué par des conditions difficiles liées à l’instabilité, à la crise économique, au dynamisme démographique, au chômage des jeunes, aux effets des changements climatiques, etc. Pour le chef du département des Maliens de l’Extérieur, la migration se présente comme l’un des défis majeurs de notre temps pour tous les pays. «Ces défis exigent de nous des actions de sensibilisations, d’information, de renforcement des capacités des migrants de retour et des potentiels candidats à la migration irrégulière. Et, c’est cela tout le sens de notre engagement commun sur la question migratoire», a expliqué le ministre des Maliens de l’Extérieur. L’ambassadeur des Pays-Bas au Mali a souligné que ce n’est pas la migration, en tant que telle qui pose des problèmes, mais c’est la lutte contre la migration irrégulière qui est l’objectif du PALMI que son pays soutient avec le Danemark. Selon Jolke Oppewal, la lutte contre la migration irrégulière n’est pas l’apanage des seuls gouvernants, ajoutant que les médias, la population, les organisations de la société civile, ainsi que celles des migrants ont, tous, leur rôle à jouer dans la lutte contre ce phénomène. Pour terminer, l’ambassadeur s’est dit favorable à la mise en place d’une plateforme de dialogue pour consolider les résultats du PALMI et voir comment mieux organiser la migration d’une façon régulière dans l’intérêt de tous. Les témoignages de plusieurs bénéficiaires (anciens et nouveaux), la remise symbolique de chèques à quelques récipiendaires et la prestation d’un groupe de comédiens sur les dangers liés à la migration irrégulière ont été des moments forts de la cérémonie. AT/MD (AMAP)
Education : Les syndicats projettent une nouvelle grève
Bamako, 04 décembre (AMAP) Les huit syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 envisagent d’observer une grève du 16 au 20 décembre 2019, soit 120 heures reconductibles pour réclamer la majoration de 20% octroyée aux fonctionnaires régis par le Statut général et d’autres contractuels, a appris l’AMAP de sources syndicales. Ces syndicats de l’Education, qui ont déposé leur préavis de grève, vendredi 29 novembre dernier, au ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, prévoient la rétention des notes en possession des enseignants. Ils demandent la même augmentation sur les salaires des fonctionnaires du Statut général de la Fonction publique et des contractuels, au titre de l’année 2019, décidée par le gouvernement, et dont l’application a, officiellement, débuté le 1er janvier 2019. Les syndicats signataires du 15 octobre 2016 ont déjà un statut autonome accompagné d’une grille salariale. Ils exigent maintenant l’augmentation de 20% obtenus du gouvernement par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Rencontré à la Maison de l’enseignant, au Lycée «Ba Aminata Diallo» (LBAD), le porte-parole des syndicats de la synergie, Adama Fomba, a expliqué que ce débrayage interviendra, après plusieurs démarches entreprises par les syndicats auprès des associations, des regroupements de la société civile, de la commission de bons offices et des partis politiques. Le syndicaliste a ajouté que deux lettres ont été envoyées au ministre en charge du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique et deux autres transmises au Premier ministre. Sur la demande des syndicats d’enseignants, le chef du gouvernement a rencontré, le 4 octobre 2019, les leaders syndicalistes. A en croire M. Fomba, lors de cette rencontre, Dr Boubou Cissé aurait promis aux syndicats de l’éducation que l’article 39 de la loi 007 sera appliqué, d’ici la fin de l’année 2019. En outre, a poursuivi le syndicaliste, lors de la Journée mondiale de l’enseignant célébrée le 5 octobre 2019, le président de la République aurait instruit au Premier ministre de satisfaire toutes les doléances des enseignants. Après toutes ces démarches, d’après le porte-parole des syndicats de l’Education, le gouvernement n’a entrepris aucune action allant dans ce sens. «Pour les syndicats d’enseignants, une loi ne se négocie pas, mais s’applique», a dit Adama Fomba, ajoutant que compte tenu de la situation, les syndicats de l’éducation se sentent obligés d’aller en grève. Les syndicats concernés sont le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (SYPESCO), le Syndicat national de l’éducation de base (SNEB), le Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT), le Syndicat national des enseignants du secondaire de l’Etat et des collectivités (SYNESEC), le Syndicat libre et démocratique de l’enseignement fondamental (SYLDEF), la Fédération nationale de l’éducation, des sports, des arts, de la recherche et de la culture (FENAREC), le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC), la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) et le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) . Leur seul point de revendication est l’application immédiate de l’article 39 de la loi n° 007 du 16 janvier 2018 sur le statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Cet article stipule que toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. SYW/MD (AMAP)

