Région de Mopti: Les FAMa détruisent une base de terroristes

Bamako, 06 décembre (AMAP)Les Forces armées maliennes (FAMa) ont détruit, jeudi, une base terroriste entre WO et Mandoli, dans la Région de Mopti, indique l’Armée dans un communiqué. « Le bilan de cette intervention réussie, précise la source militaire, est de deux Groupes armés terroristes (GAT) neutralisés, trois terroristes faits prisonniers, ainsi qu’une vingtaine de motos brûlées ». Dans un autre communiqué, l’Armée indique que le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, s’est rendu, jeudi, à l’état-major général pour procéder au démarrage d’une nouvelle opération en mars 2020. Le nouveau concept opérationnel a été ainsi présenté au Premier ministre, qui, pour la circonstance, était accompagné de deux membres du gouvernement. Sur invitation du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de division Ibrahima Dahirou Dembélé, le chef du gouvernement est venu échanger avec les officiers sur le nouveau concept d’opérations (CONOPS). Cette nouvelle opération, qui durera cinq ans et concernera tout le territoire national, a été initiée, à la demande du chef suprême des Armées, le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, pour éradiquer le terrorisme sur toute l’étendue du territoire. L’objectif final de cette approche, indique la même source, « c’est la stabilité, le renforcement de l’autorité de l’Etat, la paix, le développement durable et, surtout, la libre circulation des personnes et de leurs biens ». La nouvelle opération militaire sera basée sur l’offensive à outrance et remplacera l’opération «DAMBE». AT/MD (AMAP)

Quinté+ du samedi 07 décembre 2019 à Vincennes, 3eme course, Prix d’Hautefort

16-partants-Course Européenne – Attelé – Mâles – Course C – 58.000 € – 2.100 mètres – Grande piste – Départ à l’autostart – Corde à gauche – Terrain bon pour chevaux entiers et hongres de 7 à 10 ans inclus. Liste des partants Nous sommes dans le temple du trot ce samedi  l’occasion du prix d’Hautefort disputé sur le parcours rapide de 2100 m avec départ à l’auto-Start. C’est une course de trot attelée qui s’annonce  difficile à déchiffrer compte tenue de la qualité des concurrents en présence. Gros rapport en vue. 1-BAMBINO DU PRE Dans l’ensemble, il gagne plutôt bien sa vie. Bien sûr, il a été aux abonnés absents lors de sa plus récente tentative mais il a quand même trotté sur un drôle de pied en cette occasion. Ici, le lot sera un petit peu moins relevé mais il va devoir affronter les cadets. 2-BIG HEADACHE En voilà encore un qui se défend relativement bien depuis plusieurs mois. Maintenant, nous commençons à avoir un sérieux doute sur sa condition physique car, il a été totalement incapable de faire parler de lui en bien ces dernières semaines. Nous avons donc besoin qu’il nous rassure. 3-ALTIUS FORTIS Bien sûr, il reste quand même beaucoup plus à son affaire sur les pistes plates mais il découvre ici un engagement véritablement superbe. Dernièrement, il a beaucoup mieux couru que ne l’indique son classement brut car il a tout simplement réalisé son meilleur chrono. 4-CASTING DE CHENU Depuis le début de l’année, il est véritablement calamiteux. Lors de ses trois plus récentes tentative, il n’a pas été à la hauteur. Bien sûr il vient juste d’effectuer sa course de rentrée et côté condition physique, il est loin d’être à son meilleur niveau. Nous allons le regarder courir. 5-CANULAR Il a eu un très bon passage durant l’été mais depuis quelques semaines, n’est plus capable de faire parler de lui en bien. Attention toutefois car le 25 novembre dernier, il n’a pas été spécialement chanceux dans la phase finale. Il tentera ici d’accrocher un strapontin. 6-CHARLY DE L’AUNAY Il a relativement peu couru cette saison et vient juste d’effectuer sa course de rentrée. Il est loin, encore très loin de son meilleur niveau et bien entendu, il est logique dans cette épreuve de lui préférer d’autres concurrents. Ce ne sera tout simplement qu’un simple outsider. 7-CRUSOE D’ANAMA Il a fait preuve tout au long de la saison d’une assez belle régularité. Il a cependant connu un léger passage à vide il y a quelques semaines mais petit à petit, tout est en train de rentrer dans l’ordre. Lors de ses deux dernières courses, il a été très entreprenant et peut ici encore bien faire. 8-VARCOROSO C’est une de ses dernières courses. Il est atteint par la limite d’âge et bien entendu, commence à tirer la langue. Pire, actuellement, il marche un tantinet sur sa barbe. Face aux jeunes, sa tâche ne sera pas une partie de plaisir. En clair, nous allons nous passer de lui. 9-BRYSSEL Il n’a véritablement pas fait dans la dentelle le 21 novembre dernier, se montrant très facilement le plus fort dans la phase finale. Ici, il sera encore plus redoutable dans la mesure où il va retrouver une courte distance qui lui convient magnifiquement bien. En clair il va doubler la mise. 10-BE COOL D’EB Il a passé le poteau en tête en plusieurs occasions cette année. Dernièrement, dans une épreuve d’un très bon niveau, il s’est désuni aux abords du poteau alors qu’il était assuré de la quatrième place. Il n’est pas incapable ici de venir brouiller les cartes à une jolie cote. 11-ARAMIS DEIHA Plus rien ne va pour lui depuis plusieurs semaines. Il a été totalement incapable de faire parler de lui en bien en province et ce n’est pas en montant à l’assaut de la capitale que cela va être plus profitable. Bien entendu, nous ne pouvons absolument pas ici le recommander chaudement. 12-CHARME DE STAR Bien entendu, il n’a pas encore les gains en rapport avec sa qualité. Il a très bien tenu sa partie le 12 novembre sur la piste de Bordeaux et doit pouvoir ici jouer un rôle très intéressant même en partant en deuxième ligne derrière les ailes de la voiture. Bon outsider. 13-CALIU DES BOSC En ce moment, il carbure tout simplement au super. Il s’est montré le plus fort le 31 octobre et dernièrement, sur le parcours qui nous intéresse aujourd’hui, il n’a pas fait dans la dentelle en se montrant le plus fort dans la phase finale. Il peut réussir la passe de trois c’est évident. 14-CLYDE DE LA ROCHE Depuis le début de l’année, il fait ce qu’il peut mais force est quand même de constater que cela commence à devenir un tantinet compliqué. Inexistant dernièrement, il avait auparavant causé une énorme surprise sur le tourniquet de Cabourg. Là, ce sera une autre paire de manches. 15-BALZAC DU CHATELET Autant le dire tout de suite, il ne nous emballe pas des masses celui-là. En effet, à l’attelage, il a toujours été incapable de mettre un pied devant l’autre. Par contre sous la selle, il est véritablement doué. C’est pour cela que nous allons attendre de le retrouver avec l’homme sur le dos. 16-BEL AIR Pas facile de lui voir ici la moindre chance. Toutes ses plus récentes tentatives sont franchement mauvaises. Dans de telles conditions, il est logique de lui préférer d’autres concurrents. En plus, l’engagement du jour n’est véritablement pas un modèle du genre. Simple outsider.   PROPOSITIONS    9 BRYSSEL SWE   13 CALIU DES BOSC     7 CRUSOÉ D’ANAMA    1 BAMBINO DU PRÉ    3 ALTIUS FORTIS    5 CANULAR   6 CHARLY DE L’AUNAY    12 CHARME DE STAR     INCONTOURNABLES          9-13- 12- 5-7- 1- 10 -6 MEFIANCE                     AOUTSTYPES              LES COTES DE ID 6-3-11-14                        4-8-15-16                   9-1-13-5-7-10-12    TICKETS SECRETS 9-1-7-13-2                                                                9-1-7-13-10 9-1-7-13-3                                                                9-1-7-13-14 9-1-7-13-6                                                                9-1-7-13-11 9-1-7-13-5                                                                9-1-7-13-15 9-1-7-13-8                                                                9-1-7-13-16

Barouéli : Le projet de résilience inclusive et durable des agriculteurs et des pasteurs en discussions

Barouéli, 6 décembre (AMAP) Les travaux du cadre de plaidoyer du Projet de résilience inclusive et durable des agriculteurs et des pasteurs (RIDAP), ont pris fin mercredi à Barouéli,  sous la présidence de l’adjoint au Préfet de Cercle, Lassine Namou, a constaté l’AMAP. Le cadre de plaidoyer regroupe l’administration, les services techniques du monde rural, les organisations paysannes pour l’amélioration de la résilience et l’accès équitable aux ressources naturelles des agriculteurs et pasteurs vulnérables afin de parvenir à une solution durable à l’insécurité alimentaire. L’objectif de la rencontre était de faire l’état des lieux de l’évolution du cadre par la revue des activités du plan d’action de l’année 2019. Depuis la mise en place du cadre de plaidoyer en mai 2019, certaines activités ont été réalisées, à savoir la facilitation de l’accès au financement des femmes auprès des institutions  de micro-finances, la sensibilisation des acteurs hostiles au changement de comportement, la mise en place de Comité d’Appui aux Femmes (CAF). Le renforcement des capacités des organisations paysannes sur la vie associative selon l’acte uniforme de l’OHADA, sur les techniques de production maraichère, en technique d’élevage, les techniques de transformation et de gestion des ressources naturelle et celle des conflits liés au foncier notamment à Nougoula et Sougoun Bamanan, a été également réalisé. Le projet RIDAP, financé par DANIDA de CARE Danemark à travers CARE International Mali, est mis en œuvre par trois de ses partenaires, à savoir AMAPROS, ODI-Sahel et TASSAGHT sur la période allant de 2018 à 2021 dans les cercles de Ségou, Macina et Barouéli. JC/KM (AMAP)  

Tenue de la 45ème session ordinaire du Conseil d’administration de l’ORTM

Bamako, 6 décembre (AMAP) Le Ministre de la Communication, Chargé des relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, a présidé ce vendredi, la cérémonie d’ouverture de la 45eme session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Office de Radiotélévision du Mali (ORTM), a constaté l’AMAP. Les administrateurs vont examiner les projets de budget 2020, le Programme d’activités 2020 et le projet de grilles Radio et Télévision 2020, avant de les adopter. « Faisons de l’année qui s’annonce, l’année du défi de faire de l’ORTM, la première source d’information et de référence de tous les médias, d’ici et d’ailleurs, qui veulent s’informer sur le Mali, sur sa vie politique, sa culture, son économie, ses opportunités de création d’emplois, ses réussites, son Armée et sa sécurité, certes dans la langue officielle du pays, mais aussi et surtout dans nos langues nationales plus accessibles à nos concitoyens du Mali et de la sous-région. C’est possible et nous le pouvons, et je vous y engage », a déclaré le Ministre Sangaré. KM (AMAP)

Ségou : Engouement autour du « tinèni » ou sardine d’eau douce

Par Yama Traoré AMAP-Ségou Ségou, 06 décembre (AMAP) La sardine d’eau douce, « tinèni » est très prisée par la population. Ce petit poisson à la couleur argentée, rutilant quand c’est frais, croustillant et savoureux, après la friture, est facile à écouler sur le marché et à conserver par les ménagères. La sardine d’eau douce bat, actuellement, tous les records de vente sur les marchés de Ségou. L’engouement autour est visible partout dans la Cité des Balanzans. Elle est bon marché. Elle se vend dans les maisons et dans les rues. Impossible de sortir de chez-soi sans être attiré par les étals de distribution ou de friture du « tinèni ». Les vendeuses au détail sont en pleine activité sur les trottoirs, de jour comme de nuit. Les petits poissons deviennent très croustillants et savoureux, après leur passage dans l’huile bouillante. Tous les pêcheurs, grossistes et détaillants se frottent, actuellement, les mains. Les petits poissons sont à la portée de tous. Au grand plaisir des consommateurs qui en raffolent.  Plusieurs espèces écument les cours d’eau africains. Mais la variété «  Alestes leuciscus »  est abondante dans les eaux du fleuve Niger. Le « tinèni » est pêché à Ségou-ville. Mais un fort quota vient de Markala. Sa grande disponibilité dans les eaux, selon une croyance commune  chez les pêcheurs, dépend de la position de la lune.  Pleine lune. Demi lune. Quart de lune. Du coup, le prix de gros varie, naturellement, selon l’offre et la demande. Le « tinèni » est très lucratif. Il est facile à conserver après la friture par les ménagères. Les consommateurs et les commerçants y trouvent, tous, leur compte. Malheureusement, la campagne dure, selon les ans, un mois, moins d’un mois, rarement plus d’un mois. Cette année, contrairement aux autres, le « tinèni » s’est fait désirer. La faiblesse de l’offre a joué sur le prix. Le prix, le plus bas, du kilogramme est 750 Fcfa contre 400 à 350 Fcfa, l’année dernière. A retenir que le prix maximum a été de 1000 Fcfa. Le prix de cession du panier des fretins dépend des négociations entre les parties. Le prix minimum est de 50.000 Fcfa, cette année. Le pêcheur, Seydou Djiré de Ségou, explique comment la campagne du « tinèni » booste ses chiffres d’affaires. Ce chef de famille, père de quatre enfants, indique avoir gagné beaucoup d’argent lors des campagnes passées. «  Les petits poissons sont prisés. Nous n’avons pas de problème à les écouler. J’en pêche, suffisamment, pour avoir de quoi subvenir à mes besoins et économiser un bon paquet sur mes gains.», dit-il. En effet, Seydou Djiré révèle que, pendant la période de pêche du « tinèni », il double les bénéfices tirés, habituellement, de son activité quotidienne. Il devient facile de planifier et financer beaucoup de choses au profit de sa famille. Il s’équipe mieux, en matériel, pour mieux tirer profit de son activité de pêche. Il s’acquitte des frais de scolarité de ses enfants. Il achète et stocke des denrées de première nécessité, notamment, le riz. Le marché est bien fourni en ce moment. Notre pêcheur est satisfait des ressources financières tirées de la campagne en cours. Il affirme que le « tineni » est la seule marchandise, en matière de poisson, qui récompense, en fin de journée, à hauteur de souhait, l’argent investi dans l’effort de pêche. Habituellement, avant la saison des fretins d’eau douce, « souvent, nous attendions que les vendeuses endettées finissent d’écouler la marchandise pour récupérer notre argent. Ce délai variait entre 2 ou 3 jours ». Ce  n’est pas le cas du « tinèni » qui se vend facilement. Au marché de Médine, à Ségou, les accès aux étals de poisson sont engorgés de véhicules frigorifiques qui viennent de Markala et de Mopti pour approvisionner le marché. Ces camionnettes proposent un fort tonnage de fretins. Du coup les marchés de Ségou sont bien fournis. La grossiste, Mme Kadiatiou Djiré, trône au milieu de plusieurs grands paniers remplis de petits poissons. Elle a déposé des blocs de glaces au dessus de son stock pour conserver la fraicheur des poissons. Elle est envahie par les clientes. Une ambiance assourdissante animée par des commerçantes détaillantes, des ménagères et de quelques pères de famille. Cependant, la femme d’affaires accorde la priorité aux détaillantes. EIles sont attendues ailleurs par d’autres clients. Notre commerçante propose la tasse à soupe entre 350 et 400 Fcfa .  « Il n’y a pas un prix fixe. Tout dépend de la disponibilité de la marchandise. Hier, par exemple, j’ai vendu à 350 Fcfa mais, aujourd’hui, j’écoule la même quantité à 400 Fcfa, le kilogramme», explique Kadiatou Djiré. Mais quand l’offre diminue, elle cède le kilogramme de « tinèni »  à 700 Fcfa aux clients particuliers et un peu moins pour les revendeuses au détail. Notre équipe de reportage a rencontré Mme Mariam à Angoulème, revendeuse de poisson. Elle ne propose que le « tinèni ». Elle déambule dans ce quartier populaire de Ségou, pour approvisionner des vendeuses de friture.  Après les salutations d’usage, Mariam dépose un recipient bien rempli de « tinèni »  sur l’étal de sa cliente. Elle nous annonce que les prix ont fortement augmenté cette semaine, sans donner de précision. Gagne-t-elle suffisamment ? Elle répond, dans un éclat de rire, que si ce n’était pas le cas elle n’allait pas se dédier corps et âme au commerce du petit poisson pendant un mois. « J’ai d’autre choix vous savez ? Mon choix n’est pas fortuit, pendant cette période, de vendre uniquement le « tinèni ». Mariam tourne le dos pour enfourcher sa moto transportant son panier rempli de marchandise. Avant de mettre le moteur en marche, elle nous annonce qu’elle vient de commencer sa ronde journalière. Elle la conduira dans tous les quartiers de Ségou. Contrairement aux vendeuses de poisson frais, Mme Fatoumata Koné est installée près du grand marché de Ségou. Elle propose du « tinèni » frit. Elle nous confie qu’elle peut vendre, par jour, le contenu d’un panier moyen. Ici, le prix variable, est aujourd’hui de 25 Fcfa, le tas.  Mais elle cède le kilogramme de friture à 775 Fcfa. «  Comme vous pouvez le constater, ma clientèle est variée. Les enfants sont majoritaires »,

Ouverture des travaux de la 18e conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’OMVS, samedi à Bamako

Bamako, 6 décembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de la 18ème conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), sera présidée samedi à Bamako, par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, en présence de ses pairs des pays membres de l’organisation sous régionale,  a appris l’AMAP de source officielle. Le Haut-commissaire, le Malien Ahmed Diane Semega et les responsables des différentes sociétés de gestion, vont soumettre aux décideurs les grands chantiers à court et moyen termes dont l’un des projets phares en cours est le Système intégré de transport multimodal (Sitram). Les composantes routes de ce projet concernent la réalisation des voies d’accès du barrage de Manantali, de liaison Diama-Rosso, Labé-Tougué-Dinguiraye-Siguiri, et Tougué-Koukoutamba. Son volet le plus important est la navigabilité pérenne du fleuve Sénégal sur 905 km de Saint-Louis du Sénégal et Ambidedi au Mali, dont la signature de convention avec le géant indien AFCONS pour la réalisation des travaux, s’est déroulée le 11 octobre dernier. L’autre dossier qui sera soumis aux Chefs d’Etat et de Gouvernement est l’augmentation des capacités énergétiques avec notamment le barrage hydroélectrique de Gouina d’une capacité de 140 MW, en cours de réalisation. L’OMVS  qui est un organisme inter-États regroupant le Mali, le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée, a été créée en mars 1972 dans le but de favoriser un développement intégré et coordonné du bassin du fleuve. L’organisation intervient dans la valorisation des ressources énergétiques du bassin, le développement d’un système de transport intégré basé sur la navigation fluviale, la préservation des ressources en eau et de l’environnement, et dans l’appui au développement local (pêche, alimentation en eau potable, agriculture irriguée).  CMT/KM (AMAP)

Gaz butane: Pénurie  en vue sur le marché

Par Ahmadou CISSÉ et Oumar DIAKITE Bamako, 06 décembre (AMAP) Au fin fond de la zone industrielle de Banankabougou, en Commune IV, à l’opposé du Stade du  26 mars », une grande cour sur plusieurs milliers de mètres carrés. A l’entrée principale, un panneau mentionne « Sodigaz », la première société privée de distribution de gaz butane s’est, confortablement, installée là. Sur cette aire, les bombonnes de gaz font une montagne. Toutes vides. En face, les installations de remplissage des bombonnes sont liées à de grosses cuves. Curieusement, ce lieu de travail, habituellement, brouillant et bruyant par la manipulation des bombonnes de gaz et le mouvement des camionnettes, est vide et calme, ce lundi, début décembre, à notre passage. Pour cause, les cuves sont vides. De sa fenêtre, Oudiary Diawara, le gérant, prend son mal en patience. Il se laisse consoler par la vue imprenable sur le parking de gros porteurs des cours voisines. Il tourne en rond dans son bureau situé à gauche et au-dessus des ateliers. « Comme vous pouvez le constater, nous sommes en arrêt de travail. Nous n’avons plus de gaz. Les partenaires nous exigent du cash », explique le distributeur de gaz, à bout de nerfs. Pourquoi n’avez-vous pas de cash ? A cette question, il répond sec: « Eh bien, parce que l’Etat nous doit beaucoup d’argent et il ne nous paye pas, depuis plus d’une année ». Comme lui, la quasi-totalité des sociétés de gaz sont au ralenti. Un retard de paiement de la subvention de plus de 6 milliards grève les comptes des sociétés de distribution qui vont manquer de quoi renouveler leur stock.La subvention qui leur permettait de respecter leurs engagements avec leurs fournisseurs n’est pas au rendez-vous. Le Trésor public est trop sollicité. Le pays traverse, en effet, un temps orageux du fait de crises multidimensionnelles. Fatouma est une femme de ménage dans une des nombreuses familles nucléaires de Bamako. Elle dit vivre avec son époux et leurs trois enfants: Maman, Michou et Junior, le dernier de 6 ans. La jeune femme a 36 ans. Elle est mariée dans un quartier populaire de Bamako, Sogoninko. Elle habite non loin de la célèbre gare routière, « Autogare », réputée être un nid de petits bandits et un terrain de chasse de la police de proximité. En lieu et place du gaz butane que la ménagère vient chercher, en ce jour ensoleillé de fin d’année, la dame, depuis ses 18 ans révolus, a toujours fait sa cuisine avec le charbon de bois. « Depuis quelques années, j’ai arrêté l’utilisation abusive du charbon. Il coûte de plus en plus cher », explique la jeune femme qui repart de la gare routière avec une bonbonne de gaz rechargée. « Au départ, j’ai toujours cru que le gaz est une affaire de nantis. En réalité, je me trompais. Le gaz est plus économique que le charbon, à mon avis », poursuit Fatouma. C’est vrai, confirme Oudiary Diawara, gérant de Sodigaz et président du Regroupement des opérateurs gaziers. « Même en haut lieu, on pense que le gaz est une affaire de nantis. C’est totalement erroné. Les études démontrent que le gaz permet à nos ménages de faires des économies substantielles », explique l’opérateur.. TOTAL S’EN VA –L’utilisation du gaz butane peine à s’installer dans les habitudes et atteindre sa vitesse de croisière au Mali. Les ménages ne s’habituent pas encore à la cuisine avec le gaz. Le charbon et le bois demeurent les combustibles favoris. Dans un esprit volontariste, les autorités publiques ont libéralisé le secteur du gaz pour inciter les investisseurs à importer ce combustible. Double objectifs : préserver les forêts et améliorer les conditions de vie dans les foyers. Au fil des ans, sept sociétés de distribution de gaz butane se sont installées à Bamako et environ. Sodigaz a été le premier à se jeter à l’eau. Suivirent Sigaz, Coumba gaz, Kama gaz, Fasogaz, Dilli gaz, Bama gaz et MG gaz. Quelques multinationales se sont essayées à la commercialisation du gaz butane. La dernière en date à jeter l’éponge est Total. Le président des opérateurs gaziers pointe un doigt accusateur sur le Gouvernement qui ne respecte pas ses engagements de paiement des factures. En effet, depuis 1982, ce produit est largement subventionné par l’Etat pour encourager les populations à abandonner le charbon et le bois. De nos forêts, il ne reste plus grand-chose. Depuis 1982, une fois l’an, les factures déposées par les sociétés sont payées. Constatant leur fonds de commerce bloqué dans les caisses de l’Etat, les multinationales se sont retirées du secteur. Seuls les privés nationaux se battent, comme ils peuvent, pour garder leurs sociétés en vie. Le Mali étant en guerre, les fournisseurs du gaz à l’étranger exigent des opérations de payer cash, avant d’enlever le gaz de leurs dépôts. C’est le cas au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire. « Le retard de paiement de la facture de subvention de la part du ministère de l’Economie et des Finances a mis en péril nos activités », se plaint Oudiary Dawara. Les arriérés de factures des opérateurs, au 30 octobre 2019, atteignent 6.500.000.000 de Fcfa. « Nous avons bénéficié de l’accompagnement du Fonds européen de développement (FED) pendant 3 ans », se souvient le président des opérateurs gaziers du Mali. « Au début, les pouvoirs publics ont honoré leurs engagements. Ces dernières années, nous avons, malheureusement, remarqué que de sérieuses difficultés persistent dans le règlement des factures », poursuit-il. En matière d’utilisation du gaz butane dans les foyers, le Mali n’occupe pas un rang glorieux. Dans la sous-région, on arrive très loin après la Côte d’Ivoire (250 000 T/an), le Sénégal (160 000 T/an), le Burkina Faso (100 000 T/an) et la Mauritanie (70 000 T/an). Le Mali consomme, à peine, 20 000 tonnes par an. Il faut avouer que le gaz est mal vendu aux ménages. Et La communication autour de l’abandon du charbon est timide. PAS D’ARGENT – Hamadoun Oumar Touré, Directeur de l’énergie domestique à l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (AMADER), au cœur du dossier

Histoire contemporaine du Mali : Un nouveau livre éclaire la dynamique de construction de l’Etat-Nation

Bamako, 05 décembre (AMAP) Des historiens maliens, avec des collègues d’autres disciplines des sciences sociales, ont tenté de faire redécouvrir la dynamique de la construction de la Nation malienne, dans un ouvrage intitulé : « Histoire contemporaine du Mali : contribution à la redécouverte de la dynamique de construction de l’Etat-Nation », sous la coordination du Pr Doulaye Konaté. Les auteurs, qui se sont appropriés le dicton du Pr Zoseph Ki Zerbo selon lequel, « On ne peut pas vivre avec la mémoire d’autrui »,  traitent des sujets comme la conquête coloniale, la naissance du Mali : de la fédération du Mali à la proclamation de l’indépendance, l’évolution politique, institutionnelle et socioéconomique du Mali : de la première République à la crise politique institutionnelle de 2012,  population ressources et conflits, les femmes et jeunes, cultures, arts, sport et intégration nationale, rôle de l’institution scolaire dans l’Education du Mali moderne , le fait religieux et la problématique de l’intégration nationale. Le représentant résident/FES de Friedrich Ebert Stiftung, Philipp Goldberg, a indiqué que l’histoire n’est pas un domaine d’intervention classique. Mais en tant qu’observateur de la scène sociopolitique malienne, il a estimé qu’il était important d’accorder une place à « l’Histoire contemporaine du Mali » dans les débats sur le « vivre ensemble » et « l’intégration nationale » dans le cadre de la résolution de la crise multidimensionnelle à laquelle le Mali fait face. Le Pr Doulaye Konaté a, pour sa part, souligné qu’ils ont jugé nécessaire de revenir sur les choses qui sont censées être connues, mais ne le sont pas, en fait, par exemple,  comment notre pays s’est constitué comme Nation. A ce propos, le Pr Konaté a expliqué la nation comme « les populations d’un pays qui, au-delà de leurs diversités, choisissent de vivre ensemble et ont conscience d’appartenir à une même communauté ». Pour sa part, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Drissa Diallo, qui a présidé la cérémonie de présentation de cet ouvrage, a indiqué qu’il est important de prendre connaissance de cet ouvrage pour avoir plus d’information sur l’histoire de notre pays et surtout principalement dans la conception de la mise en place de la Nation malienne. SST/MD (AMAP)

Ligue des oulémas, prêcheurs et imams du Sahel : Un guide des bonnes pratiques contre l’extrémisme violent

Bamako, 05 décembre (AMAP) Un atelier sur le thème : « Guide des bonnes pratiques de l’enseignement religieux en vue de prévenir la radicalisation et l’extrémisme violent », s’est ouvert, mercredi, à Bamako, la capitale malienne, sous l’égide de la Ligue des oulémas, prêcheurs et imams du Sahel (LOPIS), a constaté l’AMAP. La LOPIS, dont l’une des grandes préoccupations est la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, entend, ainsi apporter sa contribution à la prévention de ces fléaux. Cette rencontre de deux jours vise à annoncer, officiellement, la publication du guide des bonnes pratiques de l’enseignement religieux et sa mise à la disponibilité des formateurs, comme outil de référence. Ce manuel permettra d’optimiser et rehausser la qualité de l’enseignement de l’éducation religieuse dans les écoles. Dans ce guide, on trouve le chapitre lié aux concepts et à la terminologie, les valeurs et l’éthique et un chapitre lié aux sujets polémiques. Quelques points abordés, dans ce dernier chapitre, sont notamment la relation des musulmans avec les non musulmans et le Djihad entre la vocation licite et la déviation idéologique. Le représentant pays de la LOPIS, Alpha Da Kounta, a indiqué que cet atelier s’inscrit dans la continuité de l’action entreprise par la Ligue lors des 6è et 10è ateliers tenus, respectivement, en juillet 2017 et en septembre 2019, à Nouakchott, en Mauritanie. « Lors de ces rencontres, a-t-il précisé, les membres du bureau exécutif se sont mis d’accord sur les principaux axes et thèmes du guide des bonnes  pratiques afin de prémunir les jeunes de la radicalisation et de l’extrémisme violent ». Selon Alpha Da Kounta, ce document, qui est le premier guide religieux contre l’extrémisme, constitue une étape opérationnelle décisive pour la Ligue, depuis sa création en 2013. Il a affirmé que la menace de l’extrémisme violent progresse, à travers l’altération de la foi, par moyens peu orthodoxes. Pour lui, la LOPIS a été créée en vue de combattre cette idéologie barbare par le discours religieux fondé sur l’amour, la tolérance à partir de vrais préceptes de l’islam. Le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Omar Hass Diallo, qui a présidé la cérémonie, a rendu hommage à la Ligue pour avoir porté le choix sur le Mali pour abriter cet évènement. Parlant du guide des bonnes pratiques, il a dit que ce document « servira de bouclier pour la jeunesse pour lutter contre toute forme de radicalisation, d’emballement qui se fait au nom de l’islam ». Le ministre a insisté sur la fragilité de la jeunesse face à ces fléaux. « Si les religieux intellectuels portent leur dévolu sur une frange de la population qui est le levain de la paix, dans nos pays, cela permettra, à coup sûr, à moyen et à long terme, d’avoir une jeunesse éclairée dans ce qui fait le vrai fondement de l’islam », s’est-il réjoui, exhortant les membres de la Ligue « à aller à la riposte doctrinale contre le discours de la violence dans les mosquées, les familles et autres lieux de culte ». En outre, Thierno Amadou Omar Hass Diallo a déploré les actes barbares auxquels se livrent les terroristes, au nom de l’islam qui est une religion de tolérance et de générosité. Pour lui, il faut bannir ces actes antireligieux qui constituent un détournement de l’effort de développement pour permettre à nos Etats de construire un nombre important d’écoles, d’hôpitaux de routes et d’emplois. L’ouverture de cet atelier s’est déroulée en présence du président de la LOPIS, Ahmad Mortallah, des leaders religieux du Mali et de plusieurs pays, notamment l’Algérie, le Burkina Faso et la Mauritanie. MDD/MD (AMAP)

Dialogue national inclusif : Participation possible de la CMA et de la Plateforme (communiqué)

Bamako, 05 décembre (AMAP) La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme n’ont pas d’objection « à un éventuel retour  au Dialogue national inclusif » et demandent la «création dans les meilleurs délais d’un cadre approprié pour discuter sérieusement des modalités de leur future participation à cette étape du processus», a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué conjoint, en date du 3 décembre 2019, la CMA et la Plateforme, renouvellent, cependant, « au président de la République et au Triumvirat que toute discussion relative à la relecture de l’accord doit se faire conformément aux dispositions de l’article 65 qui stipule : «Les dispositions du présent accord et de ses annexes ne peuvent être modifiées qu’avec le consentement express de toutes les parties signataires du présent accord et après avis du comité de suivi». La CMA et la Plateforme, déclarent avoir « pris acte du discours du président de la République à l’occasion de son adresse à la nation le samedi 30 novembre 2019 » dans lequel il invite les deux parties à reprendre leur participation aux travaux du Dialogue national inclusif». Elles indiquent, également, avoir pris acte de la convocation de la session du Comité de suivi de l’Accord (CSA) annoncée pour le 11 décembre 2019 et de son report. A ce propos, les deux parties réitèrent la demande de la tenue d’une réunion préparatoire pour clarifier l’ensemble des questions pendantes, notamment la question de la gouvernance de l’accord, du règlement de la question de représentation de la Plateforme au sein du CSA et d’autres aspects connexes. La CMA et la Plateforme, tout en réitérant leur disponibilité à œuvrer pour une reprise diligente de discussions constructives, «espèrent une réponse ponctuelle à leurs préoccupations». MD (AMAP)