Quinté du jeudi 09 janvier 2020 à Cagnes sur mer, 1ere course, Prix de la Côte d’Azur
16-partants- Groupe III – International – Attelé – 120.000 € – 2.900 mètres – Corde à gauche – Terrain pour 5 à 11 ans inclus (V à F). – Recul de 25 m à 305.000 €, de 50 m à 655.000 €. Cheval annoncé 2-BRYSSEL On ne peut pas reprocher grand-chose à ce fils de Ready Cash mais d’origine scandinave. Il s’affiche d’une louable régularité sur notre sol et s’il demeure invaincu depuis son retour en France cet automne à Vincennes Grande Piste, il ne peut que confirmer piste plate. A reprendre avec B. Goop qui fait le déplacement ! Liste des partants Cagnes sur mer accueille ce jeudi le Prix de la Côte d’Azur qui sera disputé sur le long parcours de 2900 m par 16 concurrents. Une course de trot attelée qui s’annonce palpitante avec des concurrents très affutés. Il faudra retenir en priorité les chevaux dotés d’une longue haleine et de tenue. Surprise et Gros rapports attendus. 1-BLACK D’ARJEANC Il aura pour lui son aptitude avérée à cette piste de Cagnes et à ce parcours des 2925m où il a justement établi son record en 1’12 »9 l’été dernier. Confié pour l’occasion à E. Raffin et présenté bien entendu pieds nus, il n’est surtout pas à négliger dans ce Quinté en partant en tête. 2-BRYSSEL On ne peut pas reprocher grand-chose à ce fils de Ready Cash mais d’origine scandinave. Il s’affiche d’une louable régularité sur notre sol et s’il demeure invaincu depuis son retour en France cet automne à Vincennes Grande Piste, il ne peut que confirmer piste plate. A reprendre. 3-ALLEGRO NONANTAIS Il a beau faire partie d’une écurie redoutable et qui va évoluer à domicile, il paraît se heurter à forte partie dans ce Groupe 3 du haut de ses 10 ans. D’autant que ses dernières performances ne le montrent pas au mieux, loin de là. Même pieds nus, il demeure barré à ce niveau. 4-BALTHAZAR MAZA C’est l’un des 3 atouts de R. Mourice dans ce Quinté mais il paraît remonter un peu trop de catégorie cette fois d’autant qu’il paraît nettement moins bien ces derniers temps que cet été. A ce niveau, il demeure surclassé dans ce lot et il a surtout besoin de rassurer sur sa forme. 5-ALEXIA DU CHERISAY Second atout de R. Mourice dans ce Quinté, c’est effectivement le choix de drive de ce dernier. C’est vrai qu’elle paraît en meilleure forme que son compagnon d’entraînement mais cela risque de ne pas suffire à un tel niveau de compétition. Il lui faudra compter sur quelques défaillances. 6-BALZAC DE SOUVIGNE Il vient de quitter les boxes de M. Lenoir pour rejoindre ceux de R. Mourice et poursuivre sa carrière dans le Sud de la France. Son mentor vient de lui donner un sage parcours de reconnaissance sur cette piste cagnoise mais sa marge se réduit à ce niveau Groupe 3 même pieds nus. 7-ELSA DE BELFONDS Toujours la propriété de la famille Levesque, elle est désormais entraînée dans le Sud de la France par N. Ensch et elle se plaît dans son nouvel environnement. Elle vient d’afficher sa forme en s’imposant sur ce parcours où elle avait déjà gagné cet été en 1’12 »2. Incontournable. 8-BEPPE AM Il se retrouve bien engagé dans cette rencontre puisqu’il va s’élancer à la limite du recul aux 25m. C’est d’ailleurs ce qui a motivé son entourage pour faire ce déplacement d’autant qu’il vient de prouver sa forme en renouant avec le succès à Bordeaux. Le lot n’est plus le même. 9-ECLAT DE GLOIRE Il se retrouve malheureusement bien mal engagé dans cette belle rencontre car c’est de loin le moins riche du second échelon et il va devoir rendre 25m pour seulement 35.000 euros. Il est pourtant tellement régulier et doué qu’il peut encore prétendre se placer avec le bon parcours. 10-VOLTAIRE GIFONT Il n’a plus réussi à gagner depuis février de l’an passé et ses dernières performances en Suède, en Italie ou à Vincennes sont bien décevantes. Sur son niveau actuel, il ne semble pas disposer de la marge suffisante pour espérer figurer dans un tel lot en devant rendre 25m. A revoir. 11-CREATURE CASTELETS Elle a déjà eu une carrière bien remplie et elle a pris beaucoup de gains. Cela l’oblige à rendre la distance dans ce genre de tournoi international et comme son record sur ce parcours n’est que de 1’13 »3, elle paraît surclassée dans ce lot. D’autant qu’elle va rester ferrée. On l’oublie. 12-VANDERLOV Il a 11 ans désormais et si la nouvelle législation lui permet de continuer de courir, il n’a plus le potentiel pour espérer se distinguer à ce niveau Groupe 3 en devant en plus rendre la distance. Son mentor le présente d’ailleurs ferré et on peut se contenter de le regarder courir. 13-BULLE DE LAUMONT Elle avait remporté un Groupe 3 sur ce parcours en mars de l’année dernière mais en 1’13 »8 et en s’élançant du premier échelon. La donne change cette fois en devant rendre 25m et malgré sa régularité et sa bravoure, elle ne peut pas espérer grand-chose dans une telle confrontation. 14-BABY LOU MAX Il a désormais 2 courses de rentrée dans les jambes en vue justement de cette épreuve qui constitue son premier objectif de l’hiver. Il a toujours été l’un des meilleurs de sa génération dans le Sud et il est capable de trotter 1’12 sur ce parcours. Pieds nus cette fois, est à racheter. 15-COACH FRANBLEU Leblanc espère que sa dernière victoire sous la selle lui a redonné un gros moral et va ainsi lui permettre de confirmer à l’attelage. F. Nivard fait le déplacement à Cagnes et il entend lui donner le bon parcours afin de le voir profiter au mieux de ce bel engagement. Peut se placer. 16-EARL SIMON Il a toujours été l’un des meilleurs de sa génération en France même s’il a toujours échoué pour la gagne dans les Critériums de son âge. Il a encore peu couru car du haut de ses 6 ans, il ne compte
Faits divers : Fin de cavale pour l’ami meurtrier
Bamako, 7 janvier (AMAP) Les éléments de la brigade anti cybercriminalité ont mis hors d’état de nuire, un meurtrier présumé qui a commis son forfait en Côte d’Ivoire, en poignardant son ami d’enfance, avant de se réfugier au Mali, via le Burkina Faso et le Ghana, a appris l’AMAP de source policière. À la suite d’une dispute banale, Sadio Togola s’est emporté et a poignardé son ami d’enfance, un certain Souleymane Sanogo, avant de s’enfuir pour un pays voisin. Filé sur la toile, à son insu, il a été interpellé par les policiers en charge de la lutte contre la cybercriminalité de la Brigade d’interventions judiciaires (BIJ). A la suite d’une « patrouille numérique », sur le net, les policiers sont tombés sur le message de détresse des parents de la victime. Ils ont ainsi invité les malheureux parents à se présenter à la BIJ pour affaire les concernant. Par la suite, les parents de la victime ont porté plainte contre Sadio. Le commandant de police Sinaba et ses hommes se sont introduits dans les données et en décodé certaines (la loi les y autorise) du suspect sur Facebook, avant de le traquer. Le jeune homme était discrètement filé et surveillé depuis Abidjan, jusqu’à son arrivée sur le territoire malien. Plus précisément, au poste de Sénou, à l’entrée de la capitale. A sa descente du véhicule, il a été cueilli et conduit manu militari dans les locaux de la BIJ pour y être auditionné. Le suspect a dira qu’il a, effectivement, poignardé son ami à la suite d’une banale dispute. Parce que, quelques jours avant les faits, le défunt avait confié un travail à son futur bourreau. Mais, ce dernier aurait, semble-t-il, bâclé le travail. D’où le courroux de son ami qui s’est laissé emporter par la colère et a poignardé son vis-à-vis au cou. Les policiers enquêteurs ont diligenté le dossier du jeune homme pour qu’il soit traduit en justice et répondre de son acte. TC/OD/MD (AMAP)
Tominian: Inauguration d’une nouvelle chapelle à Yasso
Tominian, 7 janvier (AMAP) L’inauguration de la nouvelle chapelle de Yasso, dans le Cercle de Tomininan a été présidée dimanche, par Monseigneur Jonas Dembélé Evêque de Kayes, président de la Conférence Episcopale des Evêques du Mali, en présence du Préfet du cercle, Zoumana Norbert Dembélé, a constaté l’AMAP. Financé par la communauté catholique de Yasso et ses partenaires, l’édifice dont le coût est estimé à 95 millions de francs CFA, portant le nom de Sainte Therèse, mesure 30 de long et 25 mètres de large. Le cérémonial de consécration de la nouvelle chapelle, émaillé de chants de la chorale et de la lecture de certains chapitres de la Bible, a été dirigé par l’Evêque Monseigneur Jonas Dembélé. Monseigneur Jonas Dembélé qui a salué la présence des autorités administratives et coutumières et des anciens qui ont vu la création de la paroisse de Yasso, a invité les uns et les autres à plus d’amour mutuel conformément à la parole de Dieu. L’évêque qui a souhaité que « que chacun soit un instrument de paix » a formulé des vœux de paix et de bonheur pour le nouvel an, avant d’inviter les fidèles à plus de prière. Auparavant, une minute de silence a été observée par les invités en la mémoire de son excellence Monseigneur Jean Gabriel Diarra Evèque du Diocèse de San, décédé le 28 octobre 2019 à l’hôpital Mali Gavardo à Bamako. La cérémonie s’est déroulée en présence du maire de la commune rurale de Yasso, Cléophas Koné, du Curé de la paroisse, Abbé Bertin Koné, des Honorables députés Ange Mari Dakouo et Abdias Thera, des maires des différentes communes du cercle, des Prêtres et Soeurs du diocèse de San et autres invités de marque venus d’autres régions et du Burkina Faso. ST/KM (AMAP)
Culture : Inventaire du patrimoine archéologique du Mali
Bamako, 7 janvier (AMAP) La première phase de l’atelier sur l’inventaire du patrimoine archéologique du Mali a débuté lundi, au Musée national de Bamako, sous la présidence du Chef de Cabinet du ministre de la Culture, Almamy Koureïssy, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’ambassadeur des Etats Unis au Mali, Dennis B. Hankins et du représentant du bureau de l’Unesco à Bamako, Edmond Moukala. Une quarantaine de participants prennent part à cette formation sur l’inventaire du patrimoine culturel dans les 4 régions du sud (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou) et le district de Bamako. AS/KM (AMAP)
Diéma : Le ‘datou’, un condiment qui fait de la résistance
Par Ouka BA AMAP Diéma Diéma, 07 janvier (AMAP) De nos jours, si dans les campagnes, le ‘datou’ est utilisé dans la préparation de certains mets, dans les villes, l’utilisation de cet ingrédient local connaît une forte régression. Beaucoup de femmes ont tendance à remplacer cet aliment, vieux de plusieurs siècles, par le ‘soumbala’, une substance obtenue à partir de la graine de ‘néré’. « Le ‘datou’ donne à la sauce un gout succulent», lance Madié, qui explique qu’il n’y a pas de comparaison à faire. Un autre affirme que c’est une question de préférence. Le ‘datou’ fait l’objet de critiques exacerbées. Beaucoup de personnes n’apprécient pas ses méthodes de préparation et de conservation qu’elles jugent, souvent insalubres et, surtout, déclare cet enseignant, « à cause de l’odeur qui s’en dégage lors de sa fermentation ». D’autres pensent, à tort, que consommer le ‘datou’ est signe de pauvreté. Entendre ces propos irrite ceux qui mangent du ‘datou’ de père en fils. Cette année, la production du ‘datou’ est abondante dans le cercle de Diéma, contrairement à l’année précédente où le produit a été rare, à cause de la mauvaise récolte du ‘dah’ (oseille), liée au déficit de la campagne agricole. Le contenu d’une cuillère ou d’une louche en plastique est vendu à 50 Fcfa. Il arrive que certaines femmes troquent leur ‘datou’ contre du mil, de l’arachide ou du maïs, etc. ou encore du lait avec des peulhs transhumants. Le ‘datou’ constitue une véritable source de revenus pour de nombreuses femmes. Celles de Fangouné bambara, un village de la Commune rurale de Diéma, produisent et commercialisent cette denrée sur laquelle elles font d’importants bénéfices. Ces braves femmes se rendent, régulièrement, comme certaines de leurs semblables, avec leurs produits, à la foire hebdomadaire de Diéma. L’argent tiré de la vente du ‘datou’ leur permet de subvenir aux besoins de leur famille et d’alimenter, souvent, leurs caisses associatives. MINUTIEUX PROCESSUS –La présidente de l’Association Benkady de Fangouné Bambara, Kaba Diarra, explique les techniques et le long et fastidieux processus de fabrication du ‘datou’. « Quand le ‘dah’ (oseille) devient mûr, on procède à la récolte », raconte la dame installée dans un fauteuil. « C’est une activité purement féminine dans cette localité. On rassemble les tiges de ‘dah’ pour les faire sécher. Il n’y a pas de battage, comme c’est le cas avec les épis de mil. On secoue les tiges pour les débarrasser de leurs graines. On fait le vannage des graines de ‘dah’, avant de les transporter à la maison’, poursuit-elle. Avec le ‘moude’ (un instrument de mesure équivalant à 3 kgs), on mesure la quantité de graines de ‘dah’ à transformer en ‘datou’. On les pile dans un mortier pour enlever les téguments et autres saletés. On fait bouillir l’eau dans une marmite. On y verse les graines de ‘dah’. A l’aide d’une louche, on enlève les écumes qui se forment à la surface. On laisse les graines cuire à point. On met les met dans le couscoussier lié à la marmite par un ceinturon en vieux chiffon. « A travers un système de filtration, on déverse l’eau sur les graines de ‘dah’, pour les assainir. On les enlève et les conserve dans un récipient. On récupère des tiges de millet ou, à défaut, de sorgho ou de ‘dah’, qui ont un goût fade. On les brûle et les laisse durant vingt quatre heures pour s’assurer que toutes les tiges ont été transformées en cendre. Pour fabriquer de la potasse, on met cette cendre dans un sac vide qu’on pose, minutieusement sur le couscoussier, lui-même, placé sur un récipient. On y verse, progressivement, de l’eau en la laissant suinter pour obtenir de la potasse. L’exercice se poursuit par le pilage des graines de ‘dah’, jusqu’à les compacter comme de la pâte d’arachide. On verse la potasse sur la pâte de ‘dah’ obtenue. On la malaxe soigneusement. On découpe la pâte de ‘dah’ en plusieurs morceaux, pn les étale sur la natte, en les éparpillant à l’aide d’un instrument pour favoriser l’aération. Si le produit devient sec, on le remet dans le couscoussier pour la fumigation. On l’enlève et l’étale, quelques minutes après. On replace les mottes de ‘dah’ dans le récipient pour les briser. Ainsi on dispose d’un ‘datou’, prêt à être consommé. « Pour conserver longtemps le ‘datou’, renchérit la femme, essoufflée par la narration, il faut ajouter du sel et le mettre à l’abri du soleil’. Le ‘datou’ a des vertus qui méritent d’être signalées. De l’avis de Modibo, la consommation régulière du produit permet de guérir les brûlures plaies d’estomac et les ulcères. « L’année de la grande inondation dévastatrice, mon mouton a été emporté par les eaux. J’ai conduit mon frère qui souffrait de ‘plaies’ dans son ventre, chez une guérisseuse qui m’a recommandé de bouillir le ‘datou’, de recueillir l’eau et de donner à boire au malade », explique Modibo. Tiatiné Diarra, notable à Débo Massassi, soutient que le ‘datou’ sert à traiter la toux. « Il suffit de croquer, chaque jour quelques poignées ». « Dans notre village, ajoute l’homme, les familles qui ne mangent pas le ‘datou’ se comptent sur les doigts d’une main ». On utilise, généralement, l’ingrédient dans la sauce qui accompagne le tô (pâte traditionnelle de céréales) faite à base de gombo ou de poudre de feuille de baobab, dans la sauce à la pâte d’arachide. Un passant, intéressé par le sujet, soutient que pour engraisser le mouton, il faut, de temps en temps, mélanger le son de mil avec du ‘datou’ et donner cette combinaison a l’animal. Fousseiny, un chauffeur, raffole de la sauce à la pâte d’arachide préparée avec du ‘datou’. Il déclare que s’il s’installe autour du plat, rien ne peut le faire lever de la, même de l’argent. « La cuisson du ‘datou’ nécessite une grande quantité de bois», constate une femme. Chaque fois qu’elle pense au bois qu’elle utilise pour préparer son produit, elle abandonne le projet. La production du ‘dah’ duquel provient le ‘datou’, doit être vulgarisée dans le cercle de Diéma, pour permettre aux femmes évoluant dans ce secteur de générer des ressources
San : Deux morts et d’importants dégâts matériels dans un accident de la circulation à Tamaro
San, 7 janvier (AMAP) Deux personnes ont été tuées et d’importants dégâts matériels dans un accident de la circulation, le 3 janvier dernier aux environs du village de Tamaro, dans la Commune de Dah, entre San et Koutiala, sur la RN 13, a appris l’AMAP de source sécuritaire La même source précise que la voiture Mercedes 190, immatriculé AS 8086 MD, appartenant à un marabout domicilié à Zana, dans la Commune de Dah, a percuté un bœuf de labour, faisant un tonneau, avant de renverser en sens inverse, un motocycliste et son passager, les tuant du coup et occasionnant d’énormes dégâts sur les engins. Notre source déclare que le conducteur de la voiture a été légèrement blessé, l’animal complètement écrasé, les victimes sont des frères consanguins, et les engins sérieusement endommagés. Des témoignages recueillis et des recoupements sur place, l’accident serait dû à un excès de vitesse, à l’inobservation des règles de la circulation routière et à l’imprudence du conducteur de la voiture. Une enquête a été ouverte par la Brigade territoriale de la gendarmerie de San pour élucider les circonstances exactes du drame. NC/KM (AMAP)
Histoire de quartier de Bamako : Quand Lafiabougou s’appellait « Koulédougou »
Par Siné S. TRAORE Bamako, 07 janvier (AMAP) A l’origine, Lafiabougou, quartier de la Commune IV du district de Bamako, officiellement créé en 1961, portait le nomde Koulébougou, qui signifie site des bûcherons (fabricant des pilons, des mortiers et des écuelles en bois). A l’époque village/ hameau de culture (1920). C’est vers 1961 que le quartier prit le nom de Hamdallaye II et fut loti, la même année. C’est en cette même année, que le site a connu son premier chef de quartier, Birama Traoré, nommé, officiellement, le 25 octobre 1978, par décision n° 191/DB du Gouverneur du District de Bamako, le chef d’Escadron Oumar Coulibaly. Et, c’est en 1963 que l’appellation « Lafiabougou » se substitua à Hamdallaye II. Pour connaître davantage le quartier, notamment, son historique, son évolution, son origine, la date de sa création et le choix du nom qu’il porte « Lafiabougou », nous nous sommes rendu dans la chefferie du quartier dirigée, pendant plus de 50 ans, par feu El Hadji Birama Traoré dit San Birama, ancien administrateur civil. Sur place, nous avons trouvé le 5e fils de « feu El Hadji Birama Traoré, ex chef de quartier et ex coordinateur de la commune IV du district de Bamako», El Hadji Sinaly Traoré, aujourd’hui, chef de quartier de Lafiabougou et coordinateur, par intérim, de la Commune IV. El Hadj Sinaly Traoré a, tout d’abord, rappelé que la population de Lafiabougou a été constituée par des Maliens venus du Sénégal en 1960, de ceux arrivés de Congo et des anciens habitants de Bamako qui n’avaient pas de maisons et en avaient fait la demande. Le nom « Lafiabougou », décidé par les premiers habitants, signifie « Cité de la paix », a-t-il dévoilé. Selon lui, c’est un quartier qui n’a jamais eu de difficultés majeures dans le temps, d’où le nom « lafia bougou ». Question : aujourd’hui, est-ce que cette paix générique se sent toujours dans le quartier? Certains habitants du quartier dont nous nous sommes approché, comme Bengaly Konaté, enseignant au second cycle fondamental, en spécialité histoire et géographie, avance des éléments de réponse à cette question. Pour lui, le quartier ne colle plus à son nom, car, la paix, aujourd’hui, à Lafiabougou, est relative et l’insécurité y est galopante. « Autrefois, dans le quartier, la démographie n’était pas aussi élevée. De nos jours, la population s’accroit. Plus elle s’accroit, plus les habitudes changent, en même temps que les réalités», avance-t-il. Il a, également, rappelé que le quartier Lafiabougou d’aujourd’hui n’est pas celui des années 1990 où il avait plus d’espace pour moins de population. M. Konaté a, par ailleurs, laissé entendre qu’actuellement, le quartier ne fait pas exception aux autres de la ville de Bamako, sur le plan sécuritaire, comme Sébénikoro, Bozola etc. et les quartiers périphériques tels que Kanadjiguila, Ouenzindougou. «Cependant, on se sent plus à l’aise à Lafiabougou que dans ces quartiers », a fait savoir l’enseignant. « J’habite dans le quartier, depuis 20 ans. Vraiment, alhamdoulillah, je ne me plains pas beaucoup. Je n’ai eu de problème avec aucun habitant du quartier, encore moins avec les autorités coutumières, communales et administratives. J’apprécié beaucoup la manière de règlement des conflits et incompréhensions par la chefferie du quartier et ses conseillers. Leurs méthodes permettent de circonscrire de nombreux malentendus, sans saisir les autorités policière ou juridique », a expliqué Maimouna Koné, couturière au quartier. Au ‘grin’ de Kassim Kéïta, non loin du lycée El Madani Dravé, Moussa Balla Cissé souligne que le quartier « Lafiabougou » est de nature paisible. « Seulement, dans ces derniers temps, ça commence à être inhabitable, à cause des comportements insupportables de certains jeunes mal éduqués qui coupent le sommeil des habitants, à travers des actes de vol, braquage, d’assassinat et bruits insupportables ». « Il faut, nécessairement, revoir le système éducatif de nos enfants et jeunes, pour le bien des quartiers et du pays », dit M. Cissé. Il a, également, dénoncé le coté assainissement et environnement, surtout le « dépotoir d’ordures du quartier, à coté du cimetière du quartier». Lafiabougou fait partie des huit quartiers (Hamdallaye, Djocoroni-Para, Sébénikoro, Sibiribougou, Taliko, Dogodouman-Coura et Lassa) qui forment la Commune IV du district de Bamako, la capitale malienne. Il est composé de six secteurs. Il est situé à l’ouest de Bamako. Lafiabougou est limité à l’Est par Hamdallaye, à l’Ouest par le quartier de Taliko et de Dogodouman-Coura, au Nord par les falaises du village de Lassa et, au Sud, par le quartier de Djicoroni-Para. SST/MD (AMAP)
San : Des braqueurs dévalisent deux boutiques
San, 7 janvier (AMAP)Quatre individus armés non identifiés ont dévalisé lundi à San, deux boutiques au centre ville et au quartier Farakolo, en apportant les biens et une importante somme d’argent, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les braqueurs sont arrivés entre 19 H et 20 H à l’Immeuble Bakoroba Berthé au Centre ville avec des armes automatiques, en menaçant le boutiquier, répondant au nom de Asseye Maïga, de mettre un terme à sa vie, avant de s’approprier de la somme d’argent dont il disposait. Les mêmes sources précisent que les malfrats se sont ensuite dirigés vers la boutique d’un certain Badjan, au quartier Farako, en tirant en l’air, avant de le maîtriser et emporter ses biens et une importante somme d’argent. Nos sources qui ne précisent pas l’identité des assaillants, encore moins les moyens de transport qu’ils utilisent ou encore la direction prise après leur forfait, soulignent cependant que les éléments du commissariat de police de la ville et les chasseurs sont à pied d’œuvre pour les traquer. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin de déterminer les circonstances exactes du cambriolage, l’identité des assaillants et éventuellement leurs complices. NC/KM (AMAP)
Mali : Des cas d’enrichissement illicite présumés confirment des inquiétudes et études antérieures
Par Amadou B. MAÏGA Bamako, 06 janvier (AMAP) Lesrévélations du président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Moumini Guindo, samedi, au cours d’une conférence de presse pour partager le rapport annuel de l’institution avec la presse et les acteurs de la chaîne de répression de l’enrichissement illicite au Mali, confirment les inquiétudes soulevées par le rapport 2018 du Bureau du vérificateur général (BVG). Selon ce document remis au chef de l’Etat, le 4 juillet 2019, les faiblesses de gouvernance et de gestion des deniers publics constatées ont mis en exergue le fossé entre les pratiques des agents publics, les textes juridiques, les procédures administratives, etc. Faisant dire aux contrôleurs indépendants que le détournement des deniers publics ne fait plus peur en République du Mali. De hauts cadres de l’Etat réussissent, sans crainte, à détourner des milliards de Fcfa, privant ainsi les populations des services sociaux de base. Ces constats du BVG corroborent les conclusions de l’étude commanditée par l’OCLEI, lui-même, sur l’étiologie de l’enrichissement illicite dans l’Administration publique malienne dans le District de Bamako, les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou. « Ses cibles, a expliqué le président de l’OCLEI, étaient les agents publics et des citoyens non fonctionnaires. Il s’agissait alors de savoir les causes principales qui poussent les agents publics à s’enrichir de façon illicite. Les conclusions, présentées par M. Guindo, ont montré que les causes de l’enrichissement illicitepour les zones concernées par cette étude sont dues à 60% aux faiblesses institutionnelles, législatives et règlementaires, 57% à la volonté d’être riche, à 55,6% aux causes socioculturelles et à 50% au manque de volonté politique de combattre le fléau. « Les méthodes et pratiques utilisées sont, entre autres, la perception de pot-de-vin, le détournement des deniers publics et l’abus d’autorité », a énuméré le conférencier, déplorant que les obstacles à cette lutte décelés par l’étude sont les immunités et privilèges de juridiction, l’absence de protection des dénonciateurs et la faiblesse de la volonté politique, etc. L’OCLEIa transmis à la justice trois dossiersd’enrichissement illicite et de corruptionprésumésdont la valeur cumulée est évaluée à plus de 4 milliards de Fcfa, a révélé samedi son président. Le premier concerne un inspecteur des services de sécurité social qui serait propriétaire de 17 maisons d’habitation dont trois ont déjà été vendues. Il posséderait, aussi, quatre véhicules particuliers. La valeur des biens est estimée à 969,31 millions de Fcfa. Le deuxième dossier concerne un inspecteur des finances qui aurait 18 maisons d’habitation. Sa résidence est un bâtiment de trois étages avec une piscine, qui aurait coûté 400 millions de Fcfa. Pendant que l’enquête était en cours, il aurait vendu trois maisons à ses propres enfants dont une villa à l’ACI à 10 millions de Fcfa. L’homme posséderait, également, 18 maisons non encore bâties. Le total des biens s’élève à 1,751 milliard de Fcfa. Le troisième concerne, aussi, un inspecteur des finances. L’office a identifié 20 bâtiments lui appartenant dont 17 maisons d’habitation. Ses biens immobiliers comporteraient, aussi, deux écoles privées, une ferme agricole mise en valeur, 46 parcelles dont l’essentiel est en titre foncier, deux maisons d’habitation déjà vendues, un bâtiment commercial vendu aussi. Cette personne a utilisé beaucoup de prête-noms. Ses enfants de 2 ans, 4 ans et 6 ans, posséderaient, respectivement, des maisons de 300 millions, 100 millions, 200 millions. La valeur de ses biens a été estimée à 1,562 milliard de Fcfa. « Outre ces trois dossiers qui ont été menés à leur terme, l’OCLEI travaille sur 35 autres dossiers, dont les conclusions seront portées à la connaissance du grand public », a annoncé Moumini Guindo. Il a assuré que, pour faciliter le rapatriement des fonds présumés détournés, son office est en train de signer des protocoles avec les organisations de lutte contre l’enrichissement illicite présentes dans les pays concernés. Guindo a révélé que l’essentiel de l’argent détourné au Mali est transféré à l’étranger. Ce magistrat jugé «travailleur acharné» par le président de la République a, entre autres, cité la sous-région, la France, les Etats-Unis d’Amérique et le Moyen-Orient comme « destinations de l’argent détournée par des fonctionnaires véreux ». Concernant la déclaration de biens des assujettis, l’OCLEI a reçu 998 déclarations de biens entre 2017-2018 », a révélé son président. « Les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets constituent la majorité des fonctionnaires qui se sont pliés à cet exercice », a-t-il précisé. Toutefois, pour changer la perception sur la corruption et espérer réussir la lutte contre ce fléau, les auteurs du rapport suggèrent des réformes institutionnelles, législatives et réglementaires. Afin, selon eux, de corriger les dysfonctionnements constatés au sein de l’administration publique, renforcer les capacités des systèmes juridiques et judiciaires, des organes de vérification et de contrôle. « Tout cela serait vain sans une amélioration des conditions de vie et de travail des agents publics », prévient l’étude sur l’éthologie de la corruption. Le rapport couvre la période du 1erjuin 2017 au 31 décembre 2018. Un numéro vert (80 00 22 22) est mis en place afin de permettre aux citoyens de dénoncer les faits d’enrichissement illicite et de corruption. ABM/MD (AMAP)
Trêve sociale : Le oui…mais de certaines organisations syndicales
Par Bembablin DOUMBIA et Alou Badra DOUMBIA Bamako, 06 janvier (AMAP) Dans son discours à la nation, à l’occasion du nouvel an, le président de la République a demandé, avec insistance, une trêve sociale, tout en précisant qu’il ne s’agit nullementde remettre en cause la légitimité ni la légalité des revendications matérielles des organisations syndicales. Ibrahim Boubacar Keïta a cité, nommément, les syndicats de l’Education qu’il considère comme essentiels dans la vie de la nation. L’appel à la trêve du chef de l’Etat est motivé par le fait que l’Etat est actuellement pris à la gorge par l’effort de guerre. Afin de lutter contre le terrorisme qui ébranle le pays dans ses fondements, 24% des ressources budgétaires sont consacrées à l’équipement, au recrutement, à la formation et la montée en puissance de nos forces de sécurité et de défense. Il s’est dit favorable à une conférence sociale ou à l’adoption consensuelle d’un nouveau pacte de croissance et de solidarité, si cette trêve sociale doit passer par là. Dans les lignes qui suivent, nous avons recueilli les réactions de certains syndicalistes. Yacouba Katilé, secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) : «Nous tenons compte de la situation du pays» Le patron de la principale centrale syndicale explique qu’il est déjà dans la logique d’une trêve sociale. « Il y a un bon bout de temps, nous pouvions réagir par rapport à certains événements, mais nous ne l’avons pas fait compte tenu de la situation du pays », indique le secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali. Pour lui, l’esprit de la trêve sociale, c’est surtout de comprendre que chaque année, un bon syndicat doit logiquement pouvoir faire l’évaluation de ses actions. « C’est ce que nous faisons. Cela nous permet de nous projeter dans l’avenir, en faisant souvent l’élaboration des cahiers de doléances pour présenter de nouvelles revendications par rapport à la situation des travailleurs. Nous avons décidé au niveau de l’UNTM de surseoir à tout cela, compte tenu de la situation du pays que nous sommes en train de vivre », souligne Yacouba Katilé qui précise que pour autant sa centrale ne va pas renoncer à ce qui a fait déjà l’objet d’accord entre le gouvernement, le patronat et l’UNTM et dont la mise en œuvre a déjà commencé. Il exige donc la poursuite de la mise en œuvre intégrale de cet accord. « En refusant de continuer la mise en œuvre de cet accord, c’est comme s’il y a une trahison de notre part vis-à-vis de nos militants », fait remarquer le syndicaliste. Yacouba Katilé rappelle qu’aujourd’hui, il y a principalement la situation des compressés et celle des partants volontaires à la retraite. « Il faut vraiment qu’on puisse finir carrément avec ces situations », dit-il tout saluant le gouvernement par rapport à la mise en œuvre de certains éléments importants, notamment l’âge de départ à la retraite et la grille indiciaire. « Nous n’allons pas déposer de nouveaux cahiers de doléances compte tenu de la situation du pays. Pour autant, nous devons travailler pour finir avec la mise en œuvre des accords que nous avons avec le gouvernement », conclu le secrétaire général de l’UNTM. Mary Doumbia, secrétaire aux revendications du Syndicat national de l’Education et de la culture (SNEC) : «Nous réclamons l’application de l’article 39» Le responsable syndical apprécie le souhait du président de la République à sa juste valeur. Seulement, il estime qu’une trêve sociale a des préalables qu’il ne faut pas oublier. « Au moment où on demande une trêve sociale, au même moment on devrait avoir le point de tous les accords avec les partenaires sociaux. C’est quand on aura épuisé ces points d’accord qu’on peut parler de trêve sociale », soutient le secrétaire aux revendications duSNEC. Pour lui, tant qu’il y a un seul point d’accord qui n’est pas appliqué, on ne peut pas parler de trêve sociale. Le leader syndical estime qu’au niveau des syndicats de l’éducation, on ne peut pas parler de trêve tant que l’article 39 du statut des enseignants n’est pas appliqué. « Cet article nous accorde 180 points d’indice », souligne-t-il. En effet, le 26 janvier 2019, le gouvernement a signé un accord avec l’UNTM et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) qui a octroyé 180 points d’augmentation aux fonctionnaires relevant du statut général. Le statut des enseignants que nous avons arraché en 2018, dans son article 39, dit que lorsqu’il y a une augmentation sur le statut général, les enseignants régis par le statut particulier bénéficient également de la même augmentation. « À partir de janvier 2019, les fonctionnaires régis par le statut général ont bénéficié d’une majoration de 180 points d’indice. Donc aujourd’hui, nous réclamons l’application de cette augmentation et cela à compter du premier janvier 2019. Nous avons droit à cette augmentation au même tire que les fonctionnaires du statut général », soutient notre interlocuteur. Quand le gouvernement sera dans la dynamique de nous accorder cela et également les autres points qui ont été accordés l’année passée et qui ne sont pas encore épuisés, dit-il, nous pouvons parler de trêve. Hammadoun Amion Guindo, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) : «La conférence sociale est le cadre pour parler d’une trêve» Le leader de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali rappelle que le gouvernement avait prévu en février 2019 d’aller à une conférence sociale, qui n’a pas eu lieu. Hammadoun Amion Guindo croit savoir que le ministre du Dialogue social et du Travail se prépare depuis 2 ou 3 mois pour réaliser effectivement cette conférence sociale. « J’estime que la conférence sociale est le cadre le mieux indiqué pour le gouvernement, les employeurs et les organisations syndicales de mettre tout sur la table, discuter et voir si l’environnement ou les engagements actuels permettent d’aller à une trêve sociale. « Nous ne pensons pas que ce soit à une organisation syndicale de répondre à une déclaration du chef de l’Etat, alors que nos partenaires sont effectivement le Conseil national du patronat et le gouvernement », objecte le secrétaire général de la CSTM. Le chef de l’Etat est

