Grève des enseignants : un nouvel arrêt de travail de 120 heures

Bamako, 06 janvier (AMAP) Les écoles publiques maliennes sont paralysées, depuis lundi, par une nouvelle grève qui durera cinq jours, soit 120 heures, après un premier épisode de la même durée a constaté l’AMAP. Hier lundi, matin, le long des routes, des groupes d’écoliers, sacs accrochés sur le dos, regagnaient leur domicile. Les plus petits se chahutaient, joyeusement, inconscients des conséquences de ces débrayages a répétition dont ils sont les premières victimes. Dans les alentours de l’école « Camp des gardes D », à Darsalam, notre équipe de reportage a croisé une motocycliste, arborant la tenue du Lycée Ba Aminata Diallo (LBAD). Accompagnée d’une de ses camarades de classe, la jeune fille du nom de Djessou Diabaté, raconte qu’elle est arrivée à 7 heures dans son établissement espérant que les cours reprendront correctement. Au LBAD, précise notre interlocutrice, les élèves étaient venus nombreux. « Pour l’instant, nous ne sommes pas encore découragées. Notre souhait ardent est d’étudier normalement », confient les deux jeunes lycéennes, en série littéraire. A l’école fondamentale « Camp des gardes D », c’est un silence de cimetière. Les classes sont  fermées comme si elles n’avaient jamais été ouvertes. La direction fait face à l’entrée principale de l’établissement. La directrice, Mme Ouattara Kadiatou Coulibaly, est seule dans son bureau. «Aucun enseignant n’est venu ce matin. Les élèves étaient présents. Je les ai, donc, libérés », explique-t-elle tristement. Comme pour témoigner de la motivation des enfants, la directrice nous fait savoir qu’ils ont même demandé s’ils pouvaient revenir le lendemain. La responsable de l’école leur a conseillé de s’informer auprès de leurs parents sur la fin de la grève. Par ailleurs, Mme Ouattara a invité les grévistes et le gouvernement à trouver un terrain d’entente pour le bien des élèves. Selon elle, ces interruptions ont des répercussions nuisibles sur tous les domaines professionnels, notamment l’administration. Oumar Diarra et Oumou Konaté sont en 10è au lycée Askia Mohamed. Les deux élèves rentrent chez eux à Koulouba à pied. Ils craignent l’impact de cette grève sur les compositions du trimestre prévues le 21 janvier prochain. « Nous n’avons même pas fait la moitié du programme. En histoire, on a fait une seule leçon », regrette Oumou Konaté, exhortant le gouvernement à trouver une solution définitive à cette crise qui met, sérieusement, en péril leur avenir. Au lycée Alfred Garçon, le mot d’ordre de grève est bien suivi. Lassina Cissé est censeur par intérim de cet établissement secondaire. Devant son ordinateur, travaillant sur la liste provisoire des candidats au baccalauréat, il explique qu’après une heure d’attente dans la cour, les élèves se sont finalement dispersés. « En ce temps de grève, nous faisons aussi le rapport journalier de la situation pour l’envoyer à l’Académie », indique notre interlocuteur. Son établissement a déjà fait les évaluations du premier trimestre. « Cela a coïncidé, rappelle-t-il,  avec le premier épisode de la grève qui a duré 120 heures. L’administration était obligée de recourir à des agents non enseignants pour surveiller les élèves. Pour le censeur par intérim, le gouvernement doit respecter ses engagements. Quant aux pédagogues, ils doivent mettre un peu d’eau dans leur vin après tous les efforts consentis l’année dernière en leur faveur. A la Maison de l’enseignant, Yacouba Traoré, membre du bureau exécutif du Syndicat national des enseignants et fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT) nous accueille. Il rappelle que les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobres observent cette grève pour exiger l’application immédiate de l’article 39 de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Cet article stipule que « toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général des fonctionnaires s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale ». M. Traoré précise que la grève prendra fin vendredi prochain, si aucune solution n’est trouvée. Dans ce cas, le syndicaliste ajoute qu’un nouveau préavis de grève de 336 heures, soit 14 jours a été adressé au ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique le 2 janvier dernier. Dans un document de communication pour les Assemblées générales communes datant du 3 janvier 2020, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre envisagent de mener plusieurs activités dans le but d’atteindre leur objectif. Au nombre desquelles, il y a les Assemblées générales communes, le dépôt d’un autre préavis de grève et une marche nationale. MDD/MD (AMAP)

Quinté+ du mardi 07 janvier 2020 à Paris Vincennes, 1ere course, Prix du Limousin

16-partants.  Mâles – Course C – 56.000 € – 2.850 mètres – Grande piste – Corde à gauche – Terrain  pour chevaux entiers et hongres de 7, 8 et 9 ans (D, C et B), n’ayant pas gagné 272.000 €. – Recul de 25 m à 155.000. Cheval annoncé 12-DUEL DU GERS Il est dans une forme physique étincelante depuis plusieurs mois. Il répète toutes ses courses et se plaît sur ce genre de parcours. Une nouvelle fois, il dispose ici d’une toute première chance qu’il va savoir saisir. Sachez que son entourage affiche la confiance des très grands jours. Liste des partants Vincennes  accueille ce mardi le prix du Limousin qui sera disputé sur le long  parcours  de 2850 avec un recul de 25 m par 16 concurrents. Une course de trot attelée qui s’annonce palpitante avec des concurrents très affutés et prêts à en découdre. 1-DORUS WELL Tout au long de la saison dernière, il n’a pas été véritablement étincelant c’est le moins que l’on puisse dire. Il a échoué très nettement le 29 décembre sous la selle et auparavant, à l’attelage, s’était montré très fautif. Bien entendu, il est très compliqué ici de lui accorder du crédit. 2-DUC DE CHRISTAL Il a terminé la saison de très belle manière, cherchant visiblement son jour avec une certaine application. Dans cette épreuve, il est très largement capable de jouer un rôle intéressant. Il est donc normal de le prendre très au sérieux. De plus la cote sera intéressante. 3-DORADO BELLO Il a très peu couru tout au long de la saison dernière car a connu quelques petits soucis. Attention toutefois car il a été très entreprenant le 15 puis le 31 décembre. Il est désormais revenu à son meilleur niveau et s’apprête donc ici à fournir une excellente prestation. 4-DOUXOR DE GUEZ L’écurie réalise un extraordinaire meeting d’hiver. Lors de sa plus récente tentative, il ne cherchait absolument rien car c’était un engagement peu intéressant. Cette fois, il devrait être beaucoup plus réveillé. Dès lors, il est logique de compter fortement sur lui dans ce lot. 5-DAGUET NORMAND Il s’est imposé le 15 décembre dernier en laissant une assez bonne impression visuelle. Ensuite, son effort final a été très plaisant le 31 du même mois. Une nouvelle fois, il doit pouvoir jouer un rôle très intéressant d’autant que l’engagement reste excellent. Attention à lui. 6-CAMIROS DU GOUTIER Lui, c’est en province qu’il est le plus à même de faire parler de lui en bien. Il vient de pulvériser son record lors de sa plus récente tentative du 28 décembre et fort de cela, son entourage se laisse tenter par ce très bel engagement aux gains. Il n’est pas incapable de surprendre. 7-CRAZY CRISCANI Il a fait preuve tout au long de l’année dernière d’une incroyable irrégularité. Ainsi, nous ne pouvons véritablement jamais compter sur lui. Il a terminé troisième dans une course à réclamer le 9 décembre puis, a été inexistant la fois suivante à Cagnes-sur-Mer. Pas facile ici. 8-DIMO D’OCCAGNES Il ne cesse de se montrer fautif. Ainsi, lors de ses six dernières tentatives, il a été quatre fois sanctionnés. Dans de telles conditions et même si l’engagement du jour est un modèle du genre, nous allons nous passer tout simplement de ses services. Ce ne sera donc qu’un outsider. 9-DIESIS DU GOUTIER Très discret pendant un long moment l’année dernière, il s’est imposé le 12 novembre sur la piste de Bordeaux puis depuis, a été aux abonnés absents. Bien sûr, il est remarquablement bien engagé à la limite du recul mais cela ne sera certainement pas suffisant pour lui donner des ailes. 10-DANDY DE GODREL Il est parvenu à passer le poteau deux fois en vainqueur l’année dernière. Par contre, il a été très calamiteux lors de toutes ses plus récentes sorties. L’engagement du jour n’est véritablement pas bon et bien entendu, nous ne sommes pas très chauds en ce qui le concerne. 11-DEFI PIERJI Il a fait preuve tout au long de l’année dernière d’une très belle régularité. Bien sûr, il ne gagne quasiment jamais mais il répond par contre toujours présent. Le 25 décembre, il a été malheureux comme les pierres tout au long de la phase finale. Ici, il peut gagner c’est certain. 12-DUEL DU GERS Il est difficile de pouvoir lui reprocher quoi que ce soit. Il répond toujours présent lui aussi. Il reste sur des performances très appréciables et avec un petit peu de fraîcheur, doit pouvoir ici jouer un rôle de première importance. En clair, il ne sera pas loin du compte. 13-CHARLY DE L’AUNAY Il a débuté l’année dernière par une victoire et a terminé sa saison par un succès. Il est toujours en très grande condition physique et son entourage ne tarit pas d’éloges avant le départ de cette épreuve. Le cheval va défendre chèrement sa chance et ne va pas terminer loin de la vérité. 14-DELFINO Une chose est certaine, il cherche son jour avec une très belle application depuis plusieurs semaines. Dernièrement, il n’a pas échoué de grand-chose en effectuant son parcours dans un excellent chrono. Ici, face à ce très bel engagement, il doit pouvoir jouer un rôle de première importance. 15-COBRA AR CARAC Pour l’instant, il est encore très loin de son meilleur niveau de forme. Il a été très discret le 17 novembre sur la piste de Nantes et le 11 décembre ici même, cela n’a pas été beaucoup mieux. Bien entendu, même si l’engagement est superbe, nous avons besoin qu’il nous rassure. 16-CANULAR Voilà encore un cheval qui fait preuve d’une incroyable régularité depuis plusieurs semaines. L’engagement du jour est un véritable modèle du genre et bien entendu, il est logique de lui accorder du crédit. Il a en effet très largement les moyens pour pouvoir briller dans ce lot.     PROPOSITIONS    12 DUEL DU GERS    13 CHARLY DE L’AUNAY      14 DELFINO        4 DOUXOR DE GUEZ    16 CANULAR    8 DIMO D’OCCAGNES    11 DEFI

Attaque de la Maison d’arrêt de Niono : Des grades supérieurs pour les surveillants

Niono, 06 janvier (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly, a annoncé, ce weekend, à Niono (Région de Ségou), que les surveillants de la prison de la ville qui ont réussi à repousser une attaque, jeudi dernier, par des hommes armés non identifiés, seront promus au grade supérieur. Cette décision, avec l’accord du gouvernement et du président de la République, est destinée à magnifier cette attitude héroïque et courageuse, face à l’ennemi, des hommes qui ont fait fuir les assaillants en leur infligeant des pertes. Lepersonnel de l’administration pénitentiaire qui a bénéficié de l’appui des Forces armées maliennes (FAMa). «Nous ne déplorons ni de blessés, ni d’évasion de prisonniers. Avec 70 détenus, le risque est grand mais le dispositif a eu la réaction qu’il fallait», s’est réjoui le ministre M. Coulibaly qui a visité les lieux, accompagné du gouverneur de la Région de Ségou, Biramou Sissoko. L’objectif de cette visite était, non seulement, de s’imprégner des circonstances de cette attaque mais, aussi, d’envisager des dispositions pour davantage sécuriser les détenus et le personnel en charge de la sécurité. Il a exprimé la reconnaissance de la nation à « nos vaillants soldats qui se sont battus de manière héroïque face à l’ennemi ». Il a visité le poste de garde dont une partie a été consumé par les flammes. Les impacts des balles étaient encore visibles sur les murs. Deux motos appartenant à des militaires ont été détruites. Mais les soldats, ont, avec un sang-froid remarquable, vigoureusement riposté, en abattant un assaillant. «C’est bon quand de telles actions se passent sur notre territoire, que les autorités puissent se rendre sur le terrain, pour saluer le courage des hommes et les exhorter toujours à œuvrer pour la sécurité du pays, surtout les appeler à la vigilance comme le président de la République aime le dire de tous les instants», a indiqué Malick Coulibaly. Le ministre Coulibalys’est  dit satisfait des déclarations des détenus qui ne se plaignent pas de leurs conditions d’hébergement, d’alimentation, de couverture sanitaire. Il a ajouté que la coopération entre les différentes forces doit être de mise pour endiguer la menace terroriste. «La cause est commune : l s’agit de défendre notre patrie, l’honneuret la dignité du Mali. En cela, chacun est engagé : civil ou militaire», a insisté le Garde des Sceaux, avant d’assurer que le pôle judiciaire spécialisésur les questions de terrorisme prendra le relais pour mener des enquêtes appropriées sur l’attaque contre la prison de Niono. MS/MD (AMAP)  

Niono : 5 soldats tués et 4 véhicules détruits dans l’explosion d’une mine vers Alatona

Niono, 6 janvier (AMAP) Cinq soldats maliens ont été tués, quatre véhicules détruits dans l’explosion d’une mine posée par des hommes armés non identifiés ce lundi, sur la bretelle reliant la voie bitumée à la Base d’Alatona, dans le Cercle de Niono, a appris l’AMAP de source officielle. Cette même source précise qu’une mission des Fama est tombée dans une embuscade à l’engin explosif  improvisé (EEI), occasionnant la mort de cinq soldats et détruisant quatre véhicules. Un renfort des Fama a été dépêché sur les lieux afin de retrouver et de traquer d’éventuels assaillants et leurs complices, selon la même source. KM (AMAP)

Kadiolo : Un incendie au marché, sans perte en vies humaines mais d’importants dégâts matériels

Kadiolo, 6 janvier (AMAP) Un incendie s’est déclaré au marché de Kadiolo, ce lundi, sans perte en vies humaines, occasionnant cependant d’importants dégâts matériels, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent qu’une partie du marché a pris feu à la suite de l’explosion de fûts de carburant, sans perte en vies humaines, mais occasionnant d’énormes pertes en matériels. Les autorités locales se sont rendus sur les lieux du sinistre afin de constater les dégâts, selon les mêmes sources. Les  mêmes sources précisent que les services de la protection civile, la gendarmerie et la police ont également été dépêchés sur les lieux pour circonscrire les dégâts et déterminer les circonstances exactes du drame. KM (AMAP)

Mali : La baisse de température se poursuivra jusqu’au 09 janvier 2020

Bamako, 6 janvier (AMAP) La baisse de température, observée actuellement sur l’ensemble du territoire national, va se poursuivre jusqu’au 09 janvier 2020, a appris l’AMAP de source officielle. La Cellule de Communication de l’Agence Mali-Météo précise que cette diminution de température sera accompagnée d’une réduction moyenne de la visibilité par la poussière en suspension dans une grande partie du pays et légèrement au Sud. « Il est conseillé de porter des habits adaptés et de veiller sur les enfants et les personnes âgées pendant cette période », Mali- Météo. En rappel, il a été constaté depuis la nuit de la Saint Sylvestre un grand froid qui plane sur l’ensemble du territoire, surtout la capitale Bamako. OD/KM (AMAP)

Médecine traditionnelle : Les vertus des plantes médicinales  

Par Fatoumata T DIAWARA Bamako, 06 janvier (AMAP) Le Mali dispose d’un département dédié à la Médecine traditionnelle  et a une bonne longueur d’avance sur nombre de ses voisins. Les spécialistes maliens enMédecine traditionnelle  ont fabriqué sept médicaments traditionnels améliorés qui sont en vente dans les officines pharmaceutiques. Il est admis, dans notre société, que presque tout le monde (intellectuel ou illettré, riche ou pauvre, croyant ou pas) a eu recours à la médecine traditionnelle, notamment aux recettes de grand-mère, à un moment ou à un autre. Ce constat général rappelle l’importance de cette médecine, bien acceptée dans nos différentes communautés, et qui doit s’inscrire dans la complémentarité avec la médecine conventionnelle, c’est-à-dire moderne. Ainsi, le Mali a adopté une politique nationale en la matière. Cette volonté de valorisation de la médecine traditionnelle s’est traduite par la création du département de médecine tradition de l’Institut national de santé (INSP), lui-même bâti sur les cendres de l’ex-Institut national de recherche en santé publique (INRSP). Ce département de médecine traditionnelle, qui dispose d’une équipe de recherche compétitive, est à l’origine de la fabrication des médicaments traditionnels améliorés (MTA) auxquels on prête de nombreuses vertus. Sept médicaments sont actuellement vendus dans les officines pharmaceutiques à des prix accessibles. Il s’agit de l’hépatisane, du malarial contre le paludisme, de la pommade psorospermine contre les infections de la peau, du sirop balembo, utilisé contre la toux, du laxacassia indiqué contre la constipation et du dysenterial prescrit contre la diahrrée et du gastrosédal contre la gastrite. D’autres molécules seraient aussi sur le marché. Dans un pays où, il vaut mieux aller au boulanger qu’au médecin, c’est-à-dire que le médicament coûte plus que la nourriture, la médecine traditionnelle apporte un véritable bol d’air aux malades. Ceux-ci n’ont pas forcément les moyens de se procurer des médicaments génériques encore moins des spécialités. Nos compatriotes utilisent les médicaments traditionnels améliorés pour se soigner contre certaines pathologies courantes, notamment le paludisme qui reste un fréquent motif de consultation dans nos établissements de santé, les maux de ventre et certains malaises au cours de la grossesse. La médecine traditionnelle s’est révélée surtout d’une très grande efficacité dans la prise en charge de certains problèmes de santé publique. Malades et spécialistes du domaine intègrent ce potentiel dans l’arsenal thérapeutique de notre pays contre les pathologies assez répandues. MARCHANDS D’ILLUSIONS – Sékou Kouyaté est une personne du troisième âge. Du haut de ses 90 ans et de ses nombreuses années d’utilisation de cette médecine, il sait de quoi il parle. Cet habitant de Sabalibougou prête de nombreuses vertus thérapeutiques aux plantes. « J’accorde de l’importance à la médecine traditionnelle. Il y a quelques années, il n’y avait pas un éventail assez large de médicaments modernes. On utilisait les décoctions et d’autres recettes de grand-mère », rappelle-t-il. Le nonagénaire pousse son analyse un peu plus loin. Il estime qu’il y a une énorme différence entre les enfants de sa génération et ceux d’aujourd’hui qu’ils juge plus fragiles. L’argumentaire pourrait être contesté par tout esprit cartésien. Mais le doyen d’âge voulait simplement rappeler que, depuis des lustres, cette médecine continue d’administrer la preuve de son efficacité dans la prise en charge et dans la prévention de certaines préoccupations de santé publique. Adiaratou Togo, résidente à Kalabancoro, partage les mêmes observations que son prédécesseur et soutient que du début de sa grossesse à l’accouchement, elle n’a utilisé que des produits traditionnels. « Par la grâce d’Allah, mon enfant se porte comme un charme », explique cette mère de famille. La médecine traditionnelle représente un maillon essentiel de la chaîne de soins du fait que les tradi-praticiens représentent, parfois, le premier contact du malade. Il y a, donc, une notion de complémentarité à établir entre la médecine conventionnelle et celle traditionnelle. Cette dernière reste confrontée à un problème d’organisation et de réglementation pour être plus profitable parce que c’est une discipline qui recèle de grandes potentialités. Au-delà des médicaments, les thérapeutes traditionnels offrent des recettes à base de feuilles ou d’écorces d’arbres, de poudre. Sur le marché, ces produits sont accessibles pour le citoyen lambda. Les prix de ces médicaments traditionnels varient entre 25 et 250 Fcfa. Mais pour des croyances qui perdurent, certains médicaments sont cédés au prix symbolique de 5 Fcfa. Outrepasser cette exigence, le médicament perdrait tout son principe actif et donc son efficacité. Jadis, certains tradi-thérapeutes ne réclamaient le moindre kopeck du malade avant sa guérison. Ces maîtres de la médicine traditionnelle étaient sûrs de leur science. Mais aujourd’hui, les vendeurs d’illusions ont pignon sur rue et se livrent à des pratiques pas très orthodoxes. On leur reproche une méconnaissance des plantes et de leur mode de conservation. Cependant, la médecine traditionnelle a franchi les âges et semble avoir encore de beaux jours devant elle. A Kalabancoro, Mah Diarra est tradi-praticienne depuis le bas âge. Cette mère de famille vit de son art et subvient aux besoins de sa famille. Quant à Abdoulaye Bakayoko, 70 ans, il a hérité la science de la médication de ses ancêtres. Il assure vivre bien de ses connaissances thérapeutiques. Au marché de Sabalibougou, Youssouf Dembélé est un vendeur de plantes médicinales. Quotidiennement, il se rend à Sanankoroba, Ouélessébougou, Kabé, Baguinéda pour se ravitailler en plantes qu’il revend dans la capitale. Il cède ses cueillettes journalières au détail et il ne manque pas de clients. Les thérapeutes traditionnels utilisent beaucoup les plantes comme « goulobè », « djoun », « Ségou fali » contre le paludisme. Le « silen » est conseillé aux malades de l’hémorroïde ou « koko ». « Farakolo kanchi » facilite la dentition des bébés. Le « gountigè » aide l’enfant à marcher vite et le « sidjan lili » traite les maux de ventre. FTD/MD (AMAP)

Santé : La Semaine d’intensification des Activités de Nutrition débute le 10 janvier prochain

Bamako, 6 janvier (AMAP) La date de démarrage de la Semaine d’intensification des Activités de Nutrition (SIAN) est prévue pour le 10 janvier 2020, a appris l’AMAP de source officielle. La nouvelle a été donnée vendredi, dans un communiqué signé du Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Ousmane Dembelé. Dr Ousmane Dembelé a déclaré que la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGSHP) a été dotée de 260 cartons de 25 boites de 1000 comprimés d’Albendazole, Après cette dotation une répartition a été faite conformément à la micro planification, avant de préciser qu’au décours de cette répartition, une distribution a été organisée. Les premières dotations avaient concerné les régions de Koulikoro, de Mopti, et celles du nord. Dr Ousmane Dembelé a, par ailleurs souligné que c’est lors de l’approvisionnement des régions de Kayes, Sikasso et de Ségou que la Direction Générale de la Santé et de L’Hygiène Publique a fait le constat du manquement de 202 cartons de comprimés d’Albendazole. « Aussitôt le Directeur Général de la Santé et de L’Hygiène Publique a saisi l’Inspection de la Santé et les services judiciaires pour faire la lumière sur la situation. L’agent comptable en charge de la gestion des stocks a été immédiatement suspendu de toutes les activités de la DGSHP et un compte rendu a été également fait à la hiérarchie », a conclu Dr Dembélé. Enfin,  la DGSHP rassure les populations des localités concernées que toutes les dispositions seront prises pour la réalisation de la SIAN, selon le communiqué. La supplémentation en vitamine A et le déparasitage à l’Albendazole dans les activités de routine des structures sanitaires et la Semaine d’intensification des Activités de Nutrition (SIAN) sont des stratégies adoptées pour la prévention et la lutte contre la carence en vitamine A et l’anémie, par le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales avec l’appui de ses Partenaires.  KM (AMAP)

Lutte contre la corruption : Les dossiers de trois fonctionnaires transmis à la Justice

Bamako, 6 janvier (AMAP) L’Office Central de Lutte Contre la corruption et l’enrichissement Illicite(OCLEIL) a présenté samedi à Bamako, son rapport d’évaluation des activités liées à la prévention et à la répression de l’enrichissement Illicite couvrant la période allant du 1er  janvier 2017 au 31 décembre 2018, a constaté l’AMAP. Le Président de l’OCLEIL, Moumouni Guindo, a saisi l’occasion pour déclarer aux hommes de presse, que les dossiers de trois fonctionnaires, qui se seraient enrichis illicitement, ont été déjà transmis à la Justice. Moumouni Guindo  qui n’a pas dévoilé l’identité des fonctionnaires incriminés, a précisé que le premier concerne un inspecteur des services de sécurité sociale, possédant  17 maisons d’habitation dont trois maisons ont déjà été vendues, 4 véhicules particuliers. Les experts immobiliers ont évalué ses biens à  969,31 millions  de francs CFA Le second dossier concerne un inspecteur des Finances qui possède 18 maisons d’habitation dont sa résidence, un bâtiment de trois étages avec une piscine, qui a coûté 400 millions de FCFA, 18 parcelles non encore bâties. Le total de ses biens est estimé à 1 milliards 751 millions de FCFA et pendant que l’enquête était en cours, il a vendu trois maisons, plutôt à brader (un villa à l’ACI 10 millions de FCFA) à ses propres enfants Le dernier dossier concerne aussi un inspecteur des Finances, possédant 20 bâtiments dont 17 maisons d’habitation, deux écoles privées, une ferme agricole mise en valeur, 46 parcelles dont l’essentiel est en titre foncier, deux maisons d’habitation déjà vendues, un bâtiment commercial vendu aussi. Moumouni Guindo  a précisé que l’intéressé a beaucoup utilisé des prêtes nom, notamment ses enfants de 2 ans, de 4 ans et de 6 ans, possèdent des maisons de 300 millions, 100 millions, 200 millions etc. La valeur de ses biens a été estimée à 1 milliards 562 millions de FCFA à titre d’expertise.  KM (AMAP)

Fana : Un jeune gardien de la SOTELMA décapité

Fana, 6 janvier (AMAP) Un jeune répondant au nom de Manafa Touré, gardien de son état du relai de la SOTELMA, marié et père de deux enfants,  a été décapité dans son sommeil, dans la nuit de samedi à dimanche à Fana,  par des hommes non identifiés qui ont emporté son sang, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’aux environs de 2H du matin, au quartier Badialan,  non loin du terrain municipal et à quelques centaines de mètres du lieu où une femme Peulh et sa  fille avaient été décapitées, s’est produite une nouvelle décapitation qui est celle du jeune Fanafa Touré, âgé d’une trentaine d’année. Son corps a été découvert le dimanche dans les environs de midi par les enfants qui lui apportaient régulièrement  à manger. Informé,  le sous préfet,  Benena Mounkoro, accompagné   du maire de Guegneka, Abdoulaye Coulibaly, du Commandant de la gendarmerie, du chef de peloton de la Garde, du délégué du poste de police de la ville, du médecin chef, et certaines personnalités s’est rendu sur les lieux pour constater le crime et calmer les populations avant de prendre des mesures idoines pour décrisper l’atmosphère. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie pour déterminer les circonstances exactes du crime ainsi que l’identité des assaillants et d’éventuels complices, selon les mêmes sources. Une réunion de haut niveau sur la question regroupera ce lundi, les  gouverneurs  des régions de Koulikoro et de Doïla, les services techniques, les leaders d’opinion, l’honorable Mamadou Diarrassouba, et d’autres personnes ressources afin de trouver les stratégies adaptées mettant fin définitivement à de telles pratiques.  DF/KM (AMAP)