Coopération : Les membres du Conseil des chambres de commerce et d’industrie saoudiennes et du Fonds Saoudien pour le Développement chez le PM
Bamako, 15 janvier (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé a reçu en audience, ce mercredi, à la Cité administrative, les membres du Conseil des chambres de commerce et d’industrie saoudiennes et du Fonds Saoudien pour le Développement, a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Ag Erlaf , de l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite au Mali et du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily. En visite de prospection et d’échanges avec les opérateurs économiques maliens autour de projets d’investissements publics et privés, les opérateurs économiques saoudiens ont sollicité l’appui du PM pour faciliter les investissements économiques et les échanges commerciaux entre les deux pays. Dr Cissé a salué la qualité de la coopération bilatérale et multilatérale entre les deux pays avant de louer les liens historiques entre le Mali et l’Arabie Saoudite. Le Chef du Gouvernement a exprimé sa volonté de développer davantage de rapports économiques et commerciaux entre le Mali et le Royaume d’Arabie Saoudite, notamment à travers le secteur privé. Le Premier Ministre a exhorté, notamment, le Fonds Saoudien pour le Développement à diligenter dans les meilleurs délais leur appui aux financements additionnels du projet de la Route Sevaré-Gao, du projet de l’Hôpital Militaire et du projet de réhabilitation du Chemin de fer Dakar-Bamako. Le Directeur exécutif du Conseil des chambres de commerce et d’industrie saoudiennes, Turki A. Almatroudi a saisi l’occasion pour inviter le Premier ministre à un Forum économique Mali-Arabie Saoudite qui se tiendra à Riyad, dans les tous prochains jours. KM (AMAP)
Discours du Premier Ministre à l’occasion de sa rencontre avec le personnel de commandement
Monsieur le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Messieurs les Gouverneurs de Région, Mesdames, messieurs les Préfets, En ma capacité de chef de l’administration centrale, je suis très heureux de vous rencontrer ce matin, à l’occasion de cette réunion avec le personnel de commandement. Je voudrais, avant tout propos, vous transmettre les salutations et les encouragements du Président de la République, Chef de l’Etat. Sous son autorité, le pouvoir Exécutif, dont vous êtes la colonne vertébrale, œuvre au quotidien pour maintenir et renforcer l’unité de notre Etat, sa cohésion, son autorité, son efficacité et son efficience dans la délivrance des prestations aux populations. Le Président de la République m’a chargé de vous dire son admiration, sa solidarité et de vous saluer à la hauteur de votre engagement pour le pays et de votre sacrifice qui n’ont d’égal que le niveau de conscience professionnel élevé avec lequel vous vous acquittez de votre devoir au service de l’Etat. Au gré de mes voyages à l’intérieur du pays, j’ai eu l’occasion de rencontrer souvent plusieurs d’entre vous. Le Président de la République a instruit cela au Gouvernement, et c’est mon crédo : Aller à la rencontre des populations, être à leur écoute attentive et apporter des solutions aux difficultés qu’elles rencontrent. Pour une gouvernance de proximité, qui mieux que vous pour illustrer cela au quotidien? Vous êtes la courroie de transmission de l’Etat. Ceux qui incarnent la permanence de l’Etat, son visage, sa réalité physique, les dépositaires de son autorité. Au-delà d’incarner le symbole de l’Etat au niveau déconcentré, vous êtes également chargés de porter et d’expliquer les choix et les politiques publiques, de mettre en œuvre les réformes dans les circonscriptions administratives de vos ressorts respectifs, jusqu’au dernier échelon ; mais aussi de les adapter et de les justifier en permanence afin qu’elles soient comprises et acceptées par nos concitoyens. En un mot, vous êtes la cheville ouvrière de l’Etat dont vous incarner la verticalité́. De plus en plus, vous êtes son horizontalité́ car dans le contexte de démocratie et de la décentralisation renforcée, les attentes légitimes des populations requièrent un Etat à l’écoute d’abord, puis au service du citoyen. Messieurs les Gouverneurs de Région, Mesdames, messieurs les Préfets, Votre mission n’est pas des plus aisées. Entre les exigences de l’Etat et les attentes des citoyens, et les corolaires (implications) de votre statut de représentant du pouvoir exécutif à la base, les marges sont très souvent réduites. Je sais que vous êtes confrontés à nombre de difficultés dans l’exercice de vos missions. Vos rapports périodiques et vos télégrammes en portent témoignage. La première de ces difficultés qui est un DEFI à l’échelle nationale, est sans conteste la sécurité du Personnel de Commandement. Dans le contexte des menaces asymétriques contre l’Etat et ses symboles, vous êtes hélas une cible privilégiée. Je voudrais en ce moment précis avoir une pensée pieuse pour les tous les Administrateurs Civils et les membres du personnel de commandement qui ont payé de leur vie ou leur liberté l’exercice de leur sacerdoce, et vous demander de bien vouloir observer une minute de silence à leur mémoire. Messieurs les Gouverneurs de Région, Mesdames, messieurs les Préfets, L’aménagement du territoire et la délivrance des prestations de l’Etat aux populations constituent une très forte demande sociale. Ils ne peuvent se réaliser sans une administration effective du territoire. L’Etat va continuer ses efforts en vue du redéploiement continu des services sociaux de base et une présence institutionnelle plus affirmée au niveau déconcentré. Ce redéploiement est une exigence de stabilité et de survie, la nature ayant horreur du vide. Le retour de l’Etat est également une composante essentielle de la politique du Gouvernement pour accompagner et consolider les efforts militaires de stabilisation, et pour renforcer la cohésion sociale et le Vivre- Ensemble entre les communautés. Au demeurant, partout où je suis passé ces derniers mois à l’intérieur du pays, les populations demandent, à l’unisson, PLUS d’ETAT et MIEUX d’ETAT pour leur sécurité et pour la délivrance des prestations administratives et des besoins sociaux de base. Il va s’en dire, et le Gouvernement en a conscience, que le déploiement de l’administration et des agents de l’Etat devra s’accompagner au préalable ou concomitamment de conditions de sécurité permettant l’exercice optimal de leurs charges. La victoire contre les forces du mal et contre l’obscurantisme se gagnera dans la République par la présence de l’Etat sur chaque portion du territoire national. Elle ne se gagnera pas par l’abandon des populations aux mains de vendeurs d’illusions. Elle ne se gagnera pas non plus par l’existence de sanctuaires inaccessibles à l’Etat et à son pouvoir régalien. C’est pourquoi, j’en appelle au sens des responsabilités et à l’engagement de tous. Notre résistance collective fortifiera la résilience de notre peuple face aux défis du moment. Et cette résistance sonnera à coup sur le glas de ceux qui cherchent à détruire à saper les fondements de l’Etat à détruire les valeurs de la République que sont la paix, la justice, la tolérance, la liberté, la fraternité, la démocratie. Dans cette lutte de résistance, Vous êtes, Mesdames et Messieurs, plus que jamais les premiers fantassins de la bataille de la survie et du triomphe de l’Etat. La sécurité prise dans son sens large, c’est aussi et surtout celle de nos populations. Administrer un pays c’est assurer le besoin de sécurité́ de nos concitoyens sous toutes ses formes pour préserver la cohésion sociale et créer les conditions du bien-être-social collectif. Il s’agit là, assurément, de la première mission de l’Etat et sa justification. Celle qui permet ensuite d’apporter le minimum social : la sécurité alimentaire, l’éducation, la santé, la justice, les loisirs etc. C’est ce message que j’ai voulu porter lorsque, en juin-juillet de l’année dernière, j’ai décidé de séjourner longuement dans plusieurs localités de la région de Mopti. Le deuxième DEFI auquel vous faite face est celui des MOYENS pour assumer vos fonctions dans toutes leur plénitude. Le corolaire de l’autorité de l’Etat est et demeure une administration qui délivre les
Les apporteuses d’eau tirent leur épingle du jeu sur les chantiers de construction
Par Aminata DIAKITE Bamako, 15 janvier (AMAP) Au quartier de Tabacoro, Fatou Théra, mère de trois enfants est devenue veuve très tôt alors que ses enfants étaient tout petits. Seule à les élever, elle s’est rabattue sur des petits métiers pour nourrir et entretenir sa progéniture. « Je vendais des oranges dans les quartiers. Je faisais la lessive pour les gens et, maintenant, avec mes amies du quartier, j’arrose les briques sur des chantiers de construction pour subvenir aux besoins de mes enfants », confie-t-elle. Des petits métiers comme celui de Fatou, l’arrosage des briques par les femmes dans les quartiers périphériques, peu de gens en connaissent l’existence. En effet, en dehors des tâches ménagères, de nombreuses femmes exercent ce métier sur des sites de travaux de construction, en remplissant des barils pour les maçons. Là, sur ces chantiers, les besoins en eau sont énormes et le précieux liquide peut rapporter gros. D’autres braves femmes, qui se battent autant pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, font aussi la lessive, sont des tresseuses, etc. « Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens » dit l’adage. On pourrait y ajouter : « Il y a d’honnêtes métiers pour gagner, aussi honnêtement, son pain quotidien ». Une autre apporteuse d’eau, Ramata Traoré, qui réside au quartier Farako/Mountougoula, pratique ce métier depuis deux ans. « Ça m’aide à faire face à mes besoins. Mon mari est mécanicien à Sirakoro. Il revient vers le petit soir et nous aide à remplir le reste des barils pour qu’on puisse terminer rapidement. Les enfants m’aident, souvent, à arroser et il nous arrive de gagner plus de cinq mille francs par jour », explique-t-elle. Chez elle, c’est toute la maisonnée qui s’y met de bon cœur. Mais, ce n’est pas tous les jours que « la petite entreprise familiale » travaille. « Il y a des moments où, les chantiers sont à l’arrêt », déplore notre interlocutrice qui achète de l’eau d’un château ou à une borne-fontaine, sauf pendant l’hivernage, où elle recueille l’eau de pluie dans les barils. « Contrairement à la saison sèche, la pluie nous permet d’économiser un peu d’argent car nous arrosons sans acheter de l’eau », souligne-t-elle. REVENU MENSUEL – Fanta Coulibaly, une jeune fille âgée de 17 ans habite à Sirakoro Cité. Elle est élève en 9è année de l’enseignement fondamental second cycle. Pendant les vacances, en plus des travaux ménagers, elle accompagne sa mère pour arroser les briques. Sa maman fait, aussi, la lessive pour des gens et ramasse des cailloux. « J’achète mes fournitures scolaires avec l’argent que je gagne en travaillant avec ma mère. Ainsi, je soulage ainsi mon père », dit la jeune fille, très lucide. Selon elle, le contenu d’un baril équivaut à 10 bidons de 20 litres et, sur chaque baril rempli d’eau, elle gagne 650 Fcfa. Korotoumou qui habite aussi à Sirakoro, indique qu’elle pratique ce métier grâce à une amie d’enfance et gagne sa vie. « Souvent, on peut gagner 50.000 Fcfa par mois et même plus. Ce qui nous permet de subvenir à nos besoins comme on peut. Mon frère aussi est arroseur de briques comme moi. Puisqu’il a des relations avec des maçons, il nous informe à chaque fois que des chantiers démarrent », raconte-t-elle. Quant à Moustapha Diarra, propriétaire d’un chantier en construction, il est satisfait des prestations de ces femmes qui arrosent ses briques. Pour lui, cela contribue, également, à la lutte contre le chômage car, plus de cinq femmes peuvent s’occuper d’un seul chantier alors qu’il existe de très nombreuses maisons en construction dans les quartiers périphériques. « Elles remplissent un baril à 750 Fcfa et peuvent en remplir jusqu’à 10 par jour. Nous, les propriétaires, donnons cet argent aux maçons qui le leur remettent», souligne Moustapha. Thérèse Ongoiba se réjouit de pratiquer ce métier car, avec le revenu qu’elle en tire, elle peut subvenir aux besoins de sa famille. « Mon mari est un chauffeur de taxi. Il sort le matin et ne revient qu’au petit soir. Avant son retour, je fais ce travail pour pouvoir acheter de petites choses à nos enfants », dit-elle. « Comme tout travail, le nôtre a des avantages comme des inconvénients », poursuit-elle. « D’abord, c’est un travail physique, donc pénible. Ensuite, certains propriétaires de chantiers ne nous font pas confiance. Ils pensent qu’on a l’habitude de les voler et pour cette raison, ils envoient, de temps en temps, des superviseurs pour contrôler le remplissage des barils. Par ailleurs, il y a des maçons qui, eux aussi, ne sont pas très orthodoxes avec nous car, ils tentent de nous gruger. Ce qui provoque, des fois, des bisbilles entre nous, à propos du montant qu’ils nous doivent », déplore-t-elle. AD/MD (AMAP)
Le Mali signe avec les Emirats arabes unis une convention de plus de 14 milliards pour les PME et l’autonomisation des femmes
Envoyés spéciaux Madiba KEITA Aliou SISSOKO Abou Dhabi, 15 janvier (AMAP) Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Sambou Wagué et le président du Fonds Khalifa ont, en marge des travaux de la Semaine durable d’Abou Dhabi, signé, en présence du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, une convention pour le décaissement de plus de 14 milliards de Fcfa. Ce financement est destiné aux secteurs des Petites et moyennes entreprises (PME) et à l’autonomisation des femmes. «Ce financement est réservéaux jeunes et aux femmes. Il permettra de les former et de faire d’eux des employeurs et des hommes d’affaires dans le secteur des Petites et moyennes entreprises», a expliqué le président du Fonds Khalifa, Hussain Al Nowais. Le ministre malien de l’Energie et de l’Eau a remercié le président du Fonds Khalifa pour ce décaissement et déclaré que les relations entre le Fonds et le gouvernement de son pays se portent bien. « La preuve, une centrale solaire de 100 mégas sera bientôt réalisée à Sélingué, grâce au financement du Fonds Khalifa », a renchéri Sambou Wagué qui a signé la convention au nom du Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé. MK/MD (AMAP)
Semaine durable d’Abou Dhabi : Le président Ibrahim Boubacar Keïta plaide pour la révolution des énergies renouvelables
Envoyés spéciaux Madiba KEITA Aliou SISSOKO Abu Dhabi, 15 janvier (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, arrivé mardi à Abou Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis, pour participer à la Semaine durable au cours de laquelle l’énergie, l’eau et l’environnement seront au cœur des échanges.. Le chef de l’Etat malien, qui est l’une des hautes personnalités invitées à ce rassemblement, le plus important en matière de développement durable au Moyen-Orient, s’est rendu au centre national des expositions d’Abou Dhabi où se déroule la Semaine du développement. Sur place, il a successivement rencontré le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur des Émirats arabes unies, Cheikh Saïf bin Zayed Al Nahyan, le vice-président des Émirats arabes unis et Émir de Dubaï, Mohamed ben Rachid Al Maktoum, le président du Fonds Khalifa, Hussain Al Nowais, et la ministre d’Etat à la Coopération internationale des Émirats arabes unis, Reem Al Hashimi. Dans l’après-midi, le président Keïta a pris la parole lors d’un panel sur la révolution des énergies renouvelables dans les pays du Sud. A ce propos, le chef de l’Etat a affirmé que l’énergie est à la base de tout développement.Selon lui, la satisfaction des besoins humains fondamentaux notamment, l’eau, l’alimentation, la santé, l’éducation, l’industrie, dépend de la disponibilité de l’énergie, en quantité, en qualité et accessible à tous, de façon durable. Ibrahim Boubacar Keïta a rappelé qu’aujourd’hui, notre continent, l’Afrique, est menacé par les effets du changement climatique et l’épuisement des sources d’énergies fossiles. Face à ces défis, il a indiqué que les énergies renouvelables se présentent comme une alternative indéniable à cause de leur caractère renouvelable, inépuisable et respectueux de l’environnement.Les énergies renouvelables sont, aussi, propres et constituent l’un des meilleurs moyens d’atténuation du changement climatique. De ce fait, elles révèlent de nombreuses opportunités pour les pays du Sud. Selon l’estimation des scientifiques, pour espérer limiter le réchauffement climatique en deçà de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, tel que le prévoit l’Accord de Paris, les émissions de gaz à effet de serre devront baisser de 40 à 70%, entre 2010 et 2050. Pour le président de la malien, cet objectif n’est réalisable qu’avec l’utilisation à grande échelle des énergies renouvelables. «Certains pays du Sud, comme le nôtre, ont un coût de production d’énergie très élevé par la dominance de l’énergie fossile dans le mix énergétique. Le coût de production élevé limite l’accès de la population à l’énergie et freine le développement économique », a-t-il souligné. Selonle président Keïta, l’utilisation des énergies renouvelables, a soutenu, permet de diminuer le coût de production et contribuer au développement des infrastructures socio-économiques de base, à la création des richesses et des emplois. Il dira que d’une manière générale, les énergies renouvelables permettront d’accélérer l’industrialisation des pays du Sud. UN POTENTIEL INESTIMABLE – Le président de la République a, également, rappelé que le Mali regorge d’un potentiel inestimable en ressources énergétiques renouvelables telles que l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie hydroélectrique, la biomasse qui sont sous exploitées par manque de financement. «Le pays pourrait produire 300 Méga Watt (MW) en valorisant mieux la biomasse », a-t-il relevé, ajoutant que la valorisation de ce potentiel d’énergie renouvelable, par le biais d’un financement approprié, constitue un défi majeur pour le Mali. Comment les pays du Sud pourront-ils développer leurs économies sans émissions destructrices et dommages environnementaux associés à un développement économique rapide ?En réponse, le chef de l’Etat a dit que les pays du Sud pourraient résoudre leurs besoins énergétiques par un développement accru des énergies renouvelables, respectueuses de l’environnement, pour développer leur économie. « Ces pays, a-t-il poursuivi, doivent orienter leur planification énergétique basée sur l’utilisation des énergies renouvelables en mettant en place des cadres politiques et réglementaires appropriés, des technologies respectueuses de l’environnement, des campagnes de sensibilisation et d’information ». Le président de la République a évoqué, à l’occasion, la menace qui pèse, aujourd’hui, sur le fleuve Niger à cause de l’ensablement et, surtout, de l’exploitation sauvage de l’or, autrement dit du dragage. Il a, aussi, mis l’accent sur les politiques publiques visant à assurer la sécurité alimentaire au Mali A ce propos, il a indiqué que 15% du budget national est consacré au secteur de l’Agriculture. Ce qui a permis au Mali de produire 10 millions de tonnes de céréales en 2019 et 760.000 tonnes de coton. Mais, seulement 2% de la production cotonnière est transformée sur place. Ce qui est insignifiant, en terme de plus value. Pour le chef de l’Etat, le Mali a besoin d’énergie pour développer le secteur industriel pourvoyeur d’emplois pour les jeunes. Mais, il s’agit d’énergies renouvelables afin de préserver l’écosystème voire l’humanité toute entière. Depuis 2016, la Semaine de la durabilité d’Abou Dhabi est l’occasion de mettre les exposants et visiteurs en contact avec de nombreuses entreprises de développement durable. Organisée sous le thème «Accélérer le développement durable», l’édition de cette année a vu la participation de plus de 30.000 participants venus de plus de 175 pays. La Semaine durable d’Abou Dhabirassemble des décideurs politiques, des spécialistes de l’industrie, des pionniers de la technologie et la prochaine génération de leaders de la durabilité. À travers ses initiatives et ses événements, elle est un catalyseur pour partager les connaissances, mettre en œuvre des stratégies et proposer des solutions pour stimuler le progrès humain. MK/MD (AMAP)
Mali : Autorités politiques et administrateurs civils échangent sur le rôle de la communication dans la gestion de la crise actuelle
Bamako, 15 janvier (AMAP) Le Ministre de la Communication, Chargé des relations avec les institutions, Porte-parole du Gouvernement, Yaya Sangaré a échangé mardi à Bamako avec les gouverneurs de région, les préfets, les sous préfets de cercle et les attachés d’administration de l’ensemble des régions du pays sur la communication gouvernementale en période de crise, a constaté l’AMAP. La rencontre a été organisée par le premier responsable du département de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha BA, en prélude à la rentrée de l’administration. Le ministre Sangaré a saisi l’occasion pour développer les stratégies et les mécanismes ainsi que les moyens humains et matériels permettant aux administrateurs de prendre en compte dans leur mission et dans le cadre de la politique de développement local, le rôle de la communication dans la gestion de la crise actuelle que traverse notre pays. Yaya Sangaré a invité les Gouverneurs de région, les Préfets, les sous préfets et les attachés d’administration, à intensifier leur collaboration, déjà appréciable, avec la presse écrite, les radios et les télévisions publiques et privées, les communicateurs traditionnels, les légitimités coutumières, les associations faitières des Femmes et des Jeunes de leurs localités, dans le cadre de la communication pour informer et sensibiliser les communautés sur les préoccupation et l’état de la nation. KM (AMAP)
Gao : Des écoles privées manifestent contre les grèves des enseignants du public
Gao, 14 janvier (AMAP) Les élèves des écoles privées de la ville de Gao, dans le Nord du Mali, ont manifesté, mardi, leur mécontentement face aux grèves intempestives de syndicats enseignants des écoles publiques et pour soutenir leurs camarades de ces établissements dont les maîtres sont encore en grève, a constaté l’AMAP sur place. Les manifestants, essentiellement des élèves des lycées privés Modibo Keita, Askia de Sossokoïra et du Collègue d’enseignement commercial (CEC), reconnaissables à leur tenue scolaire, ont fait, durant quatre heures, un sit-in au rondpoint du gouvernorat de Gao. Ils étaient nombreux (élèves de la première année fondamentale au terminal) à sécher les cours du mardi 14 janvier 2020, pour prendre part à cette manifestation. « Nous sommes sortis pour soutenir nos camarades élèves des écoles publiques qui sont restés très longtemps à la maison à cause de la grève de leurs professeurs. Cette grève nationale des enseignants a pris fin le lundi dernier mais les enseignants de Gao ont décidé de continuer la grève jusqu’au vendredi’, a déclaré le leader des écoliers, Abdoulaye Ag Sadeck, membre de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de Gao. « Nous, aussi, avons décidé, que tant qu’un élève est hors de la classe, nous en ferons autant jusqu’à ce que la solution soit trouvée », a-t-il ajouté. « C’est une démarche que nous avons entamée, l’année dernière, avec le gouverneur de la Région de Gao qui nous a promis de faire quelque chose. Et l’année scolaire 2019 s’est bien terminée », a poursuivi Ag Sadeck. Il a déploré que cette année, la même grève continue et devant laquelle ils ne peuvent plus rester les bras croisés. « Nous allons soutenir nos camarades jusqu’à la fin, car nous sommes tous des élèves et nous avons le même but qui est l’éducation. Nous ne sommes pas des politiciens et nous ne nous laisserons jamais manipuler par des politiciens », a-t-il promis. AT/MD (AMAP)
Deux trafiquants arrêtés avec de faux billets en dollars
Bamako, 14 janvier (AMAP) Les éléments du commissariat de police du 10ème arrondissement de Bamako ont interpellé, le 23 décembre 2019, à la gare d’une compagnie de transport, en Commune VI du District de Bamako, les nommés Chim Hamelga Ohkawe et Henri Alelechi, pour détention de 26.200 dollars américains, plus de 13 millions de Fcfa, en faux billets, a appris l’AMAP de source policière. Les mis en cause ont été déférés devant le parquet du Tribunal de grande instance de la Commune VI. Les limiers, qui disposaient de renseignements nécessaires, ont interpellé l’un des faussaires, Chim Hamelga Ohkawe, la vingtaine, à la gare « Sonef » en Commune VI du district de Bamako. Apparemment, il s’apprêtait à embarquer. Mais les hommes du Commissaire Fanta Koné ont vite mis fin à son projet de voyage alors qu’il se trouvait en possession de 46 faux billets en coupure de 100 dollars américains. Aussitôt après son interpellation, il a été conduit à sa résidence dans un hôtel de la place pour une perquisition. Au cours de cette procédure policière, les limiers ont pu mettre la main sur son second, le nommé Henri Alelechi, la quarantaine. Une fouille de fond en comble de ce lieu a permis aux enquêteurs de découvrir la somme de 26.200 dollars américains en coupures de 100 et de 50 dollars, d’une autre somme en Dalassi et en Francs guinéens dans un sac. Les enquêteurs en avaient assez pour les mettre pour longtemps au fond d’une cellule. D’ailleurs, interrogés, les deux présumés faussaires ont reconnu, sans ambages, les faits qui leur sont reprochés. Le duo a été placé sous mandat de dépôt. TC/OD/MD (AMAP)
Sommet de Pau : Sahéliens et français, même combat contre le terrorisme
Par Issa DEMBELE Envoyé spécial Pau, 14 janvier (AMAP) Les chefs d’Etat du G5 Sahel et leur homologue français ont réaffirmé, lundi, à Pau, dans le sud-ouest de la France dans une déclaration, leur détermination commune à lutter, ensemble, contre les groupes terroristes qui opèrent dans la bande sahélo saharienne et dans la région du Lac Tchad. Réunis, pour un sommet consacré à la lutte contre le terrorisme dans l’espace sahélien, le président français, Emmanuel Macron, et ses homologues du G5 Sahel (Ibrahim Boubacar Keita du Mali, Rock Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Issoufou Mahamadou du Niger, Idriss Deby du Tchad, Mohamed Ould Ghazouani de la Mauritanie), ont débuté leur rencontre par une réunion à huis clos. Cette réunion s’est, par la suite, élargie aux ministres des Affaires étrangères et de la Défense, aux chefs d’états-majors généraux des armées et aux responsables des services de renseignement. Emmanuel Macron avait auparavant invité ses pairs sahéliens à une cérémonie d’hommage aux soldats français morts au combat au Mali, lors d’une opération anti-terroriste dans la zone de Tabankort. En compagnie du président français, chacun des chefs d’Etat du G5 Sahel a déposé une gerbe de fleurs en hommage aux soldats morts pour la paix. Lors de la conférence de presse qui a suivi, les chefs d’Etat ont annoncé la mise en place d’une coalition militaire avec un commandement conjoint entre la force Barkhane et la force conjointe du G5 Sahel. Et dans cette perspective, la France, a annoncé le président Macron, engagera 220 militaires supplémentaires pour renforcer Barkhane. « Les actions militaires futures, a précisé le président burkinabé, seront concentrées sur le fuseau centre (frontières Mali-Burkina et Niger), où est enregistrée la majorité des attaques perpétrées par les groupes terroristes ». Des efforts seront, aussi, faits pour renforcer les capacités des armées nationales et améliorer le partage des renseignements. FORMATION ET AGUERRISSEMENT -Les chefs d’Etat membres du G5Sahel ont exprimé le souhait de voir l’engagement militaire français au Sahel se poursuivre et ont plaidé pour un renforcement de la présence internationale à leurs côtés. Les dirigeants du Sahel ont, également, souhaité l’appui crucial des États-Unis et sa poursuite. Le président Keita et ses homologues ont plaidé, aussi, pour une solution rapide à la crise libyenne qui alimente le terrorisme au Sahel. Conscients de la nécessité d’un renforcement des capacités militaires desÉtats de la région, les chefs d’Etat ont salué le lancement, par la France et l’Allemagne, de l’initiative du Partenariat pour la stabilité et la sécurité au Sahel (P3S). Ils ont souhaité l’accélérationetl’amplificationdes effortsde formation,d’aguerrissement,desoutien logistique, d’entraînementetd’équipementsdesarméesdespaysdu G5Sahel. Les participants au sommet ont convenu que le retour de l’Etat et des administrations dans les zones affectées par la crise est un impératif incontournable. C’est pourquoi, ils se sont engagés à prendre toutes les mesures visant à accélérer le retour de l’administration et des services publics sur l’ensemble des territoires concernés. « Cet effort s’appliquera prioritairement à Kidal », précise la Déclaration des chefs d’Etat. En matière d’aide au développement, les chefs d’Etat ont salué les premiers résultats de l’Alliance pour le Sahel, lancée sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France en juillet 2017. Ils ont appelé les pays et organisations, membres de l’Alliance à poursuivre dans la voie d’ une démarche davantage coordonnée avec l’action sécuritaire. Les chefs d’Etat ont appelé les partenaires internationaux à concrétiser les engagements pris en décembre 2018 lors du sommet de Bruxelles. Le Sommet s’est clôturé par un dîner de travail au Parlement de Navarre qui a réuni, outre les chefs d’Etat, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki, et le président du Conseil européen, Charles Michel. Tous espèrent que cette rencontre à Pau relancera une dynamique positive dans la guerre contre l’obscurantisme. ID/MD (AMAP)
Bougouni : Inauguration d’une nouvelle gare routière
Bougouni, 14 Janvier (AMAP) L’inauguration de la nouvelle gare routière a été présidée dimanche à Bougouni, par le Secrétaire Général du Ministère de l’habitat de l’Urbanisme et du Logement Social, Amadou Maïga, en présence du Gouverneur de région et de l’Ambassadeur de la Suisse au Mali, Thomas Gass, a constaté l’AMAP. Financée par la Coopération Suisse, dans le cadre de projet d’appui aux Communes Urbaines du Mali (PACUM), à plus de 991 millions de francs CFA, la nouvelle gare routière est bâtie sur une superficie de 02ha 98 à 34ca. Elle comprend six blocs de douze (12) escales, un bloc de quatre restaurants, cinquante (50) Boutiques, un espace pour les muni bus et taxis, un poste de Police, un bureau pour le syndicat, un lieu de culte, quatre blocs de six (06) latrines, deux bornes fontaines, dix huit (18) lampadaires solaires, un dépotoir et 602 mètres linaire de route bitumée. Sa capacité maximum est de quarante huit (48) cars en raison de quatre cars par escale et le parking muni bus peut contenir jusqu’à dix-sept (17) véhicules. Le représentant du ministre de l’habitat de l’Urbanisme et du Logement Social a saisi l’occasion pour rappeler que le Mali bénéficie de l’appui technique et financier de la Banque Mondiale et de la Coopération Suisse pour un montant global d’environ 41 Milliards de F CFA. Amadou Maïga a précisé que le PACUM, à travers des appuis budgétaires annuels, apporte son concours, d’une part, pour le renforcement des capacités des Conseils Communaux et, d’autre part, pour la réalisation d’infrastructures et équipements urbaines dans quatorze (14) villes du Mali, à savoir le district de Bamako, Kayes, Kita, Sikasso, Koutiala, Bla, Koulikoro, Ségou, Niono, Bougouni, Mopti, Bandiagara, Tombouctou et Gao. L’Ambassadeur Thomas Gass, a pour sa part, déclaré que la gare symbolise un modèle réussi d’intercommunalité bâtie sur l’union des communautés de Bougouni et Kola et la volonté de s’ouvrir à la Sous-région notamment au Burkina Faso, à la côte d’Ivoire et à la Guinée en donnant un nouvel élan à l’amélioration de la décentralisation financière Des réflexions sont en cours par le Conseil Communal pour choisir un mode approprié de gestion de la gare routière. MM/KM (AMAP)

