Déclaration finale des chefs d’État au Sommet de Pau (France)
Les Chefs d’Etat membres du G5 Sahel et le Président de la République française se sont réunis ce jour 13 janvier 2020 à Pau en France en vue d’examiner la situation dans l’espace G5 Sahel. Les Chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination commune à lutter ensemble contre les groupes terroristes qui opèrent dans la bande sahélo-saharienne et dans la région du Lac Tchad. Ils ont rendu hommage aux victimes civiles des exactions commises par ces groupes terroristes ainsi qu’aux soldats africains, français et internationaux tombés dans l’accomplissement de leur mission. Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont exprimé le souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel et ont plaidé pour un renforcement de la présence internationale à leurs côtés. Ils ont exprimé leur reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les Etats-Unis et ont exprimé le souhait de sa continuité. Ils ont réaffirmé que cette action commune vise à protéger les populations civiles, à défendre la souveraineté des Etats du G5 Sahel (conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations unies et aux accords bilatéraux en vigueur), à prévenir une extension de la menace terroriste dans les pays frontaliers et à ramener la stabilité, condition indispensable du développement. Les Chefs d’Etat sont convenus d’accroître et de coordonner leurs efforts en vue d’une solution rapide à la crise libyenne, qui continue à alimenter l’instabilité au Sahel. A cet effet, ils ont rappelé la responsabilité de la communauté internationale, l’impérieuse nécessité d’une prise en charge prioritaire de ce dossier par toutes les parties et ont exprimé leur soutien aux objectifs de la conférence internationale de Berlin pour restaurer la stabilité et la sécurité en Libye. Les chefs d’Etat ont salué les actions déjà menées et ont souligné le besoin d’une plus grande coordination dans la mise en œuvre des initiatives en cours au Sahel et d’un engagement international renforcé. A cette fin, les chefs d’Etats sont convenus de mener une discussion avec les partenaires déjà engagés afin de mettre en place un nouveau cadre politique, stratégique et opérationnel qui marquera une nouvelle étape dans la lutte contre les groupes terroristes au Sahel et dans la prise de responsabilité collective. A la lumière de ces discussions, ce nouveau cadre prendra la forme et le nom d’une « Coalition pour le Sahel », rassemblant les pays du G5 Sahel, la France – à travers l’opération Barkhane et ses autres formes d’engagements, les partenaires déjà engagés, ainsi que tous les pays et organisations qui voudront y contribuer. Ce cadre sera organisé autour de quatre piliers rassemblant les efforts engagés dans les domaines suivants : En matière de combat contre le terrorisme : les chefs d’Etat ont marqué leur ferme volonté de combattre ensemble tous les groupes armés terroristes actifs dans la zone, en concentrant immédiatement leurs efforts militaires dans la région des trois frontières sous le commandement conjoint de la Force Barkhane et de la Force conjointe du G5 Sahel, en ciblant en priorité l’EIGS. Parallèlement à cet effort, le commandement conjoint de cette coalition accueillera progressivement l’ensemble des pays volontaires et partenaires, dont les contributions militaires rejoindront l’opération Barkhane, comme le futur groupement de forces spéciales européennes, baptisé « Task Force Takuba », qui s’inscrira dans le cadre de ce premier pilier. Le concept d’opération de la Force conjointe sera révisé afin qu’elle puisse agir avec une marge de manœuvre renforcée au-delà de la zone des 50 km de part et d’autre des frontières. Cette coalition militaire pourra développer les capacités opérationnelles des forces sahéliennes sur l’ensemble de l’espace G5 Sahel afin de réduire la menace des groupes terroristes et d’assurer un meilleur contrôle des frontières. En matière de renforcement des capacités militaires des Etats de la région : les Chefs d’Etat ont salué le lancement, par la France et l’Allemagne, de l’initiative du partenariat pour la stabilité et la sécurité au Sahel (P3S) et ont souhaité une accélération et une amplification des efforts de formation, d’aguerrissement, de soutien logistique, d’entrainement et d’équipements des armées des pays du G5 Sahel. Ce pilier s’appuiera notamment sur les efforts déjà engagés par les Nations Unies et par les missions de formation de l’Union Européenne. Il pourra inclure un accompagnement au déploiement des armées des pays du G5 Sahel avec le soutien de l’Union Africaine et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En matière d’appui au retour de l’Etat et des administrations sur le territoire : Les Chefs d’Etat du G5 Sahel se sont engagés à prendre toutes les mesures visant à accélérer un retour de l’administration et des services publics sur l’ensemble des territoires concernés par la question, en particulier les chaînes pénale et judicaire, essentielles pour le retour de l’Etat de droit. Cet effort s’appliquera prioritairement à Kidal. Dans un esprit de responsabilité partagée, ces engagements seront appuyés dans le cadre du P3S qui ciblera tout particulièrement son intervention sur la formation et le déploiement jusqu’au niveau local de personnels en matière d’administration civile, de sécurité intérieure (police, gendarmerie, douanes) et de justice. En matière d’aide au développement : les Chefs d’Etat ont salué les premiers résultats de l’Alliance pour le Sahel, lancée sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France en juillet 2017, et ont appelé les pays et organisations, membres de l’Alliance à poursuivre dans la voie d’une démarche encore davantage coordonnée avec l’action sécuritaire, à un recours plus systématique à une programmation conjointe et à des mécanismes de délégation réciproque tenant compte des priorités des pays membres du G5 Sahel. Dans le même esprit, les Chefs d’Etat en appellent aux partenaires internationaux à concrétiser les engagements pris en décembre 2018 à la Conférence des donateurs de Nouakchott pour la mise en œuvre du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel. Par ailleurs, les Chefs d’Etats appellent les partenaires des États du G5 Sahel à accroitre leur assistance et leur soutien afin de permettre de faire face aux nouveaux défis humanitaires que sont les déplacés internes, les réfugiés, la fermeture
Réhabilitation du patrimoine culturel du Mali : L’UE apporte 325 millions de Fcfa
Bamako, 14 janvier (AMAP) Le ministère de la Culture et l’Union européenne (UE) ont signé, vendredi, un protocole pour le financement du Programme de réhabilitation du patrimoine culturel et de sauvegarde des manuscrits anciens du Mali pour un montant d’environ 325 millions de Fcfa. La ministre de la culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, qui a présidé la cérémonie de signature, dans la salle de réunion de son département, a soutenu que l’enjeu de cette deuxième phase consiste à poursuivre et affiner les actions de réhabilitation du patrimoine dans l’objectif d’une gestion pérenne et un développement socio-économique au bénéfice des populations locales. L’UE reste le principal partenaire financier de cette deuxième phase. Son ambassadeur au Mali, Ouvry Bart, a expliqué que les motivations et l’engagement de son institution s’articulent autour de quatre grands axes à savoir la sauvegarde, la valorisation, la promotion et la formation. Cette année, 50 jeunes seront formés en techniques de réhabilitation du patrimoine culturel en vue de pérenniser les actions. Quant au représentant de l’UNESCO, Edmond Moukala, il a réaffirmé l’engagement de son institution pour la mise en oeuvre de cette deuxième phase. « L’engagement de l’UNESCO aux côtés du Mali reste intact », a dit M. Moukala. Selon lui, ce nouveau financement permettra à l’UNESCO de consolider les acquis et de renforcer ses actions de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel. Il a souligné les contraintes budgétaires qui ont ralenti le démarrage des travaux avant d’expliquer que ces actions ont été rendues possibles grâce à l’appui de l’UE, la coopération espagnole et le soutien logistique, sécuritaire et financiers de la Mission intégrée multidimensionnelle pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Ce protocole est la continuité de la première phase du programme de réhabilitation du patrimoine culturel malien, endommagé par la crise de 2012. Les destructions et les dégradations subies par les biens culturels, faute d’entretien régulier ou l’interdiction des pratiques et expressions culturelles des communautés par les groupes armés, en 2012, ont porté atteinte à la préservation et à l’intégrité de la riche culture malienne. Elles ont, aussi, déstabilisé le tissu social au point de remettre en cause les identités culturelles par la peur, l’humiliation, le traumatisme et le désespoir. Suite à l’appel du gouvernement du Mali, l’UNESCO a mobilisé la communauté internationale en faveur de la reconstruction et de la réhabilitation des patrimoines endommagés du Mali. Cet appel a reçu un écho favorable auprès de certains partenaires techniques et financiers avec lesquels l’UNESCO a signé des accords de coopération. L’Union européenne (UE) fait partie de ces partenaires. L’UE avait, en septembre 2016, octroyé un financement supplémentaire de 117,431 millions de Fcfa environ pour la reconstruction du monument Al Farouk. Lors de son intervention, l’ambassadeur de l’UE au Mali, a, au nom de la communauté internationale, présenté ses condoléances pour le décès du ministre de l’Education nationale. AS/MD (AMAP)
Croissance forte, inclusive et durable : Le FMI accorde plus de 14 milliards de Fcfa au Mali
Bamako, 13 janvier (AMAP) Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, vendredi, un décaissement de 27,63 millions de dollars au profit du Mali (près de 14 milliards de Fcfa), dans le cadre de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), annonce l’institution de Bretton Woods, dans un communiqué de presse. Cet appui porte à environ 55,26 millions de dollars, (environ 27,6 milliards de Fcfa), le total des décaissements au titre de cet accord triennal approuvé le 28 août 2019 pour un montant d’environ 193,5 millions de dollars, soit 75 % de la quote-part du Mali au FMI. La FEC, une aide financière aux pays qui connaissent des difficultés prolongées de balance des paiements,a pour finalité de rétablir la stabilité et la viabilité macroéconomique, tout en favorisant une croissance vigoureuse, durable et la réduction de la pauvreté. En validant ce décaissement, qui achève la première revue des résultats obtenus par le Mali dans le cadre de la FEC, l’instance dirigeante du Fonds encourage les efforts d’amélioration en matière de gouvernance, de mobilisation des ressources internes, etc. « Les autorités maliennes ont commencé à bien mettre en œuvre leur programme économique, malgré des problèmes de sécurité croissants. Les attaques continues des groupes séparatistes dans les régions du Nord et du Centre (NDLR : Mopti) ont aggravé la fragilité de la situation dans ces régions, soulignant ainsi l’importance d’y établir la présence de l’État par la prestation de services publics », a déclaré M. Tao Zhang, directeur général adjoint et président par intérim, à l’issue de la réunion du conseil d’administration. Et d’ajouter que « malgré la précarité de la sécurité, l’économie montre des signes de résilience ; les autorités ont mis en œuvre avec détermination leur programme visant à accroître les recettes, et des réformes structurelles sont en cours ». « La croissance (au Mali) devrait se stabiliser à 5% à moyen terme », note le FMI, en prévenant que les risques de révision à la baisse sont élevés, compte tenu du contexte sécuritaire du pays. « Le cadre budgétaire de 2020 prévoit un équilibre approprié entre les dépenses nécessaires et les ressources disponibles, grâce à l’assouplissement de l’objectif global de déficit de 3% à 3,5% du PIB. Un espace budgétaire est également créé pour les dépenses prioritaires, grâce à des objectifs de recettes ambitieux mais réalistes », évaluent les experts du Fonds. Ils constatent que « les autorités ont l’intention louable d’améliorer la gouvernance et de lutter contre la corruption. Une mise en œuvre vigoureuse sera nécessaire pour atteindre les objectifs de réforme de la gouvernance dans les finances publiques, la lutte contre le blanchiment d’argent et le dispositif général de lutte contre la corruption. » Pour toutes ces raisons, le conseil d’administration a aussi, en achevant la revue, approuvé la demande des autorités d’une dérogation pour l’inobservation du critère de réalisation quantitative, relatif à la non accumulation d’arriérés intérieurs. Il a, par ailleurs, précisé que la prochaine évaluation de la gouvernance est très attendue. Elle sera l’occasion, souligne le Fonds, de mieux définir les futures priorités de réforme. En attendant, «la priorité immédiate du Mali est de sauvegarder les dépenses sociales et de développement face à l’urgence des dépenses de sécurité », recommande le Conseil d’administration, avant d’ajouter que les réformes visant à augmenter les recettes restent essentielles pour financer les dépenses qui favorisent la croissance. CMT/MD (AMAP)
Grève des enseignants : Les élèves expriment leur ras-le-bol
Bamako, 13 janvier (AMAP) Les élèves des écoles publiques et privées de la Commune V, du District de Bamako, ont battu le pavé, lundi, pour exprimer leur ras-le-bol contre les interruptions intempestives des cours liées aux grèves des syndicats d’enseignants. Les marcheurs, qui sont partis de Sabalibougou pour rallier le monument de la Paix, réclament une solution urgente au bras de fer qui oppose le Collectif des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre au gouvernement. Au terme de leur marche, les élevés décidés à se faire entendre devraient constituer une délégation pour remettre au Premier ministre, un message attestant de leur volonté de suivre les cours. Ils veulent, aussi, s’informer sur les actions entreprises par le gouvernement pour endiguer « la crise scolaire qui n’a que trop duré ». Les élèves étaient accompagnés des membres de l’Association « La voix de la Commune V ». On pouvait lire sur leurs affiches et pancartes des slogans comme : « Non à la violation des droits des enfants », « Les enfants veulent étudier » ou encore « L’éducation est un droit ». Adama Koné, membre de l’Association « La voix de la Commune V », a expliqué que les marcheurs sont venus rencontrer le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, pour qu’il trouve une solution à la grève des enseignants. Modibo Diallo, âgé de 10 ans, est élève en 5è année à l’école fondamentale A de Sabalibougou. Il ne souhaite pas revivre le calvaire de l’année dernière. « On a failli faire une année blanche, nous ne voulons pas que cela se répète cette année », a lancé le garçon à qui veut l’entendre, un sachet d’eau en main pour étancher sa soif. Cet enfant impressionne par son raisonnement et l’argumentaire qu’il développe : « Si je pouvais voir le président de la République, je lui dirais de tout faire pour résoudre le problème de l’école », ajoute-t-il tout en émettant le vœu de devenir un jour médecin pour lutter contre les maladies. Lamine Bagayoko, porte-parole de l’Association « La voix de la Commune V », faisait partie de la délégation restreinte qui a rencontré le cabinet du Premier ministre. Cette rencontre leur a permis de s’informer amplement sur la grève. Selon lui, les autorités ont rappelé les énormes efforts qu’elles ont accomplis pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. « Elles se sont engagées, a-t-il poursuivi, à tout mettre œuvre pour arrêter la grève ». A en croire le jeune homme, le gouvernement a invité les enseignants à faire des concessions. Après ces échanges avec des le cabinet de la Primature, Lamine Bakayogo a annoncé que son association initiera une rencontre avec le Collectif des syndicats grévistes pour tenter de concilier les positions. « Nous ne cherchons pas à soutenir un camp contre l’autre. Notre vœu ardent est qu’une date soit fixée pour la reprise des cours », a-t-il insisté. Rappelons que cette marche des élèves intervient pendant qu’un nouveau préavis de grève de 336 heures, soit 14 jours, a été déposé le 2 janvier dernier sur la table du ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique. MDD/MD (AMAP)
Gossi : Marche contre « l’inaction des autorités » face aux enlèvements
Bamako, 13 janvier (AMAP) La population de Gossi est sortie massivement, lundi, pour marcher contre « l’inaction des autorités » face aux multiples enlèvements de personnes et de troupeaux, selon des sources locales. Les manifestants sont partis du centre-ville aux camps des Forces armées maliennes (FAMa) à 1,5 km et de Barkhane à 2 km. Sur plusieurs pancartes on pouvait lire: « Halte à l’inaction », « Nous voulons que les Famas nous protègent », « Barkhane connait ceux qui nous enlèvent » etc, indiquent les mêmes sources. Pendant que la marche se déroulait, pacifiquement, l’Imam de la Mosquée dite du maire Alhousseiny Ag Ilast a été tué par un homme qui a tiré sur lui à bout portant. Le meurtrier a été arrêté par la population qui hésite à le remettre à la gendarmerie qu’elle accuse d’inertie face à plusieurs crimes qui ont été perpétrés dans la localité et ses environs. A la fin de la marche et suite au meurtre, le marché a été fermé et la population promet de nouvelles manifestations « tant que l’Etat ne prendra pas ses responsabilités ». MD (AMAP)
Bamako : La pénurie fait exploser le prix du gaz butane
Par Ahmadou CISSE Bamako, 13 janvier (AMAP) « C’est 6.000 Fcfa. A prendre ou à laisser ». La décision du vendeur de gaz est des plus radicales. D’une taille moyenne, barbe de bouc, il range une dizaine de bombonnes vides devant sa quincaillerie, à l’entrée du marché de Dibida non loin d’une bâtisse de l’Etat en pleine rénovation. « Ok, je prends malgré le prix extrêmement cher » murmure la cliente qui ne tarda pas à attacher comme un fagot de bois la bonbonne de gaz, avant de grimper sur sa moto et se fondre dans le magma d’engins de la circulation routière. Le gaz est introuvable. Devenue une denrée rare, la bombonne chargée n’est plus livrée aux revendeurs. Aux abois, les opérateurs du gaz multiplient les contacts. Ils déclarent, urbi et orbi, qu’ils risquent de fermer boutique. Le cri de cœur ne semble pas avoir trouvé échos auprès des pouvoirs publics auxquels les opérateurs réclament un cumul d’arriérées s’élevant à près de 7 milliards de Fcfa. Conséquence de ce retard de payement, les cuves sont vides. C’est, du moins, ce que disent les opérateurs qui sont ont arrêté la distribution du gaz, depuis quelques semaines déjà. Dans les unités de remplissage des opérateurs, pas âme qui vive. En dehors des gardiens et vigiles qui veillent sur les bombonnes de gaz vides, les cuves et quelques camionnettes de livraison garées çà et là. Dans la rue, les bombonnes de gaz vides cherchent désespérément preneurs. Habituellement, la bouteille de 6 kg se change à 3.500 Fcfa. Aux 3,000 Fcfa qu’encaisse l’opérateur, il faut ajouter les 500 du livreur. « Hier seulement, j’ai eu de la peine à avoir du gaz. Heureusement, j’en ai eu mais j’ai dû payer très cher : 6,500 Fcfa ! » raconte, avec colère, une ménagère habitant le quartier résidentiel de Faladjè Séma. Elle explique s’être habituée à l’utilisation du gaz à domicile, notamment, pour préparer le petits déjeuner et, surtout, chauffer de l’eau de bain, en ces moments de fraicheur. Les opérateurs gaziers ont expédié, expressément, des correspondances aux autorités pour attirer leur attention sur l’état de leur trésorerie. En face, les arguments avancés par les pouvoirs publics, bien que fondés parce qu’imputables à la crise sécuritaire, ne font manifestement pas l’affaire des opérateurs privés. Ils veulent du « cash » pour payer les produits. Le Mali étant en guerre, l’attente risque de durer un peu plus longtemps. C’est justement cette situation préoccupante que craignent Oudiari Diawara et ses collègues qui ont animé, jeudi, une conférence de presse, pour, disent-ils, démentir la rumeur selon laquelle les opérateurs gaziers font plutôt de la rétention. « Nous ne sommes pas en grève. Pire, nous risquons de mettre la clé sous le paillasson si rien n’est fait pour payer les factures en souffrance » s’écrie le président des professionnels du gaz qui montre du doigt sa cour vide. « Constatez vous-même, les travailleurs ne sont pas à leur poste habituel. Dire que nous refusons de vendre le gaz est une aberration dans la mesure où nous sommes privés de nos ressources pour acheter et importer du gaz », indique le conférencier, dans la salle de réunion de son entreprise à Banankabougou, « Depuis octobre 2018, nous n’avons pas été payé », soutient-il. FACTURES CUMULEES –La facture est en effet salée pour un pays en pleine crise sécuritaire. Hammadoun Touré de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale(AMADER) comprend la colère des créanciers de l’Etat. Il invite, cependant, à la retenue compte tenu de la situation du pays et, surtout, des efforts en cours pour régler la note. « Nos fournisseurs savent dans quelle situation nous sommes ici au Mali. C’est justement pourquoi, ils nous exigent de la liquidité pour donner leur gaz. Sans argent, nous sommes obligés d’ajuster nos opérations pour nous éviter le dépôt de bilan » rétorque l’opérateur. Le Mali consomme une moyenne de 6 millions de tonnes de bois chaque année. C’est trop. Nos forêts se rétrécissent comme peau de chagrin et le désert, lui, gagne du terrain. La subvention du gaz butane répond à cette préoccupation des pouvoirs publics à limiter l’utilisation du bois de chauffe et du charbon de bois. Peine perdue si le gaz venait à disparaître. La semaine dernière, à défaut de se procurer du gaz sur le marché, un grand restaurant libanais de la capitale a fait décharger une dizaine de sacs de charbon pour ses cuisines. Le prix du sac de charbon de bois oscille entre 6000 à 7500 Fcfa. Le prix du gaz butane est fixé par les structures techniques de l’Etat. En décembre 2019, le kilogramme est fixé à 1004 Fcfa. Donc, la bombonne de 6 Kgs revient à 6025 Fcfa. Le budget d’Etat supporte 2525 Fcfa pour ramener le prix d’achat à 3500 Fcfa. Le nombre de bouteilles vendues sera alors multiplié par 2525 Fcfa pour avoir la somme à verser aux sociétés de vente de gaz. Ce différentiel de prix est codifié, dans le jargon budgétaire, sous le nom de subvention. Pour les opérateurs, il s’agit tout simplement d’un différentiel de prix à payer sans délai. La difficulté réside dans la mauvaise évaluation de la consommation du gaz au Mali, selon l’analyse du conférencier. Généralement, le budget alloué au secteur est d’environ 5 milliards de Fcfa. Montant insuffisant pour solder les factures des trois premiers trimestres de chaque année. Le glissement d’arriérées de 2018 sur le budget de l’année 2019 conduit, inévitablement, à une incapacité du budget à supporter les factures cumulées. En attendant l’opérationnalisation du Fonds gaz, les ruptures sur le marché ne seront pas des évènements rares. AC/MD (AMAP)
Gao : Effervescence au marché des couvertures en période de froid
Par Abdourhamane TOURE AMAP-Gao Gao, 13 janvier (AMAP) Le marché de la ville de Gao est innondé de diverses marchandises qui proviennent des pays frontaliers (Mauritanie, Algérie, Libye et Niger). En cette période de fraicheur, ces articles, les plus très prisés sont les couvertures de 2, 4, 6 et 8 kg. Ces couvertures viennent de la Mauritanie, l’Algérie (Kouria) et de la Libye. Certains commerçants arabes, d’origine mauritanienne ou algérienne et même malienne, viennent vendre ces produits aux commerçants de Gao. Ceux-ci les revendent, à leur tour, aux clients nomades, sédentaires et même à certains commerçants de Sikasso ou de Bamako. Au Mali, le mois de janvier est considéré comme la période du froid dont le degré varie selon les zones. Actuellement, dans le Nord, il fait excessivement froid, d’où la forte demande de couvertures dans ces régions septentrionales. C’est le cas à Gao ou le correspondant régional de l’AMAP a fait le tour du marché de la ville pour en faire le constat. Albekaye Kounta est un commerçant très connu à Gao dans la vente de couvertures et d’autres marchandises. « Ça fait 50 ans que j’exerce la profession de commerçant. Je l’ai héritée de mes parents et c’est la seule activité que je connais », dit. Le vieux Kounta vend les couvertures, les tapis, les salons marocains, les matelas, les congélateurs…. Selon lui, à Gao, le commerce général c’est-à-dire qu’ici, un commerçant vend un peu de tout. Il estime que le prix des couvertures varie selon leurs poids. « Généralement, mes clients sont des militaires maliens mais eux n’achètent que des couvertures de 12.000 ou de 20.000 Fcfa. Ceux des Nations unies achètent les couvertures de 50.000 Fcfa mais c’est lent », confie Kounta. « En plus, notre bénéfice sur les couvertures est médiocre », ajoute le commerçant. Quant a son collègue, Albouhari Maiga, installé non loin du commissariat de police de Gao, il dit exercer ce métier, depuis sa tendre enfance. «Moi, je cède la couverture de 8kg à 22.500 Fcfa. Avant la crise, au mois de janvier où il fait froid, je pouvais vendre un ballot qui peut contenir 20 à 30 couvertures. Maintenant, par jour, je peux vendre 3 à 4 couvertures de 2 à 4 kg. Parce que la crise a affecté tout le commerce’, explique-t-il. « Avant, mes clients étaient des femmes commerçantes qui venaient acheter des couvertures et d’autres marchandises pour les revendre à Sikasso, Bamako et même ailleurs. Aujourd’hui, avec l’état de la route et l’insécurité, toutes ces commerçantes ont abandonné le secteur du commerce par peur d’être attaquée par des bandits sur la route et cela a beaucoup impacter le commerce des grossistes de Gao », a détaillé le commerçant Albouhari. Mme Baby Bintou Dicko que nous avons approchée vient d’acheter une couverture de 2kg à 12.500 uniquement pour le froid. Selon elle, en temps normal, elle pouvait l’avoir à 11.500Fcfa. Hama Maiga s’apprête aller à Niamey par la route. Il est venu au marché pour acheter une couverture. Il tenait en main une couverture de 2kg qu’il a négocié à 7.000 Fcfa dans la boutique de Hamed Ben Sidi. Hamed Ben Sidi est un commerçant qui tient boutique à côté de l’agence d’une banque à Gao. Chez lui, on trouve des couvertures de 2kg jusqu’à 8kg. Selon lui, c’est en période de froid que les couvertures sont très sollicitées. Les couvertures qui viennent de la Mauritanie sont de la bonne qualité. Il vend aussi des tapis algériens et turcs ainsi que des salons marocains. Le commerçant Ben Sidi cède les tapis de 2/3 à 12.500 Fcfa, les 4/3 à 50.000 Fcfa et les 5/3 à 65.000 Fcfa. Les salons marocains entre 150.000 de 180000 Fcfa. « Depuis que la crise 2012 a éclaté, nous (commerçants de Gao) sommes confrontés à la rareté de la clientèle parce que nos clients potentiels, qui viennent de Bamako, ne peuvent plus transporter leurs marchandises par la route de Gao-Sévaré, parce qu’une fois qu’ils arrivent à Sévaré, les douaniers demandent les papiers de dédouanement alors qu’à Gao rien n’est encore mis sur pied en ce qui concerne le dédouanement », a déclaré Hamed Ben Sidi. A l’en croire, certains de ses clients lui ont dit que même pour deux tapis, la douane de cette zone exige le dédouanement. « Tous mes clients ont, ainsi, abandonné le secteur des produits importés des pays voisins », se désole le commerçant qui ajoute, en souriant, que « le fonctionnement des services de la douane à Gao ou ailleurs n’arrange aucun commerçant ». La ville de Gao est alimentée par des produits importés d’Algérie, de Mauritanie, de Libye, de Turquie et du Niger. Sans ces produits exportés et comte tenu de l’état de la route de Gao-Sévaré, que deviendront les habitants de la Cité des Askia ? AT/MD (AMAP)
Une voleuse d’enfant démasquée
Bamako, 13 janvier (AMAP) Voulant coûte que coûte faire plaisir à sa belle famille, la jeune dame B.T a volé l’enfant d’autrui, le 06 janvier dernier, dans le secteur de Kalabancoura, chez une tradithérapeute,avant d’être rattrapée, a appris l’AMAP de source policière. Le dossier de la présumée voleuse d’enfant a été transféré chez le procureur du tribunal de grande instance de la Commune V pour qu’elle réponde de son acte. La jeune dame, d’une vingtaine d’année, que nous désignerons par ses initiales B.T s’est rendue au domicile d’une tradithérapeute, dans le secteur de Kalabancoura, pour une prétendue consultation. Elle a saisi l’occasion pour disparaître avec un nourrisson. K.C, la future victime de la voleuse est sortie de chez elle, son nourrisson de sexe masculin sur les bras. Accompagnée de son aide ménagère, elle s’est rendue, également, chez la même tradithérapeute de Kalabancoura, pour une consultation de son nouveau-né. Chez la praticienne, elle a trouvé une longue file d’attente, majoritairement composée de mères de nouveaux-nés. Ce qui l’a obligée, selon nos sources, a confié son bébé à sa domestique. Et s’éviter, ainsi, le désagrément d’une longue attente dans le rang, avant d’être reçue par la guérisseuse. Ensuite, elle s’est éloignée. C’est alors que B.T, la voleuse (apparemment enceinte) s’est approchée de l’aide-ménagère pour mettre son plan en marche. Après avoir engagé une conversation avec l’aide-ménagère et gagné sa confiance, B.T lui remet un billet de 1.000 Fcfa pour aller faire la monnaie. La voleuse pris le bébé des mains de la « bonne ». B.T, habillée en « hidjab » de couleur noire, disparaît avec le nourrisson dans le brouhaha ambiant des lieux. Comme par intuition, la mère de l’enfant jeta un coup d’œil à l’endroit où la femme en « hidjab noire » était arrêtée avec son enfant. Elle constata qu’elle n’y était plus. Aussitôt, des personnes sur place ont engagé les recherches dans les environs immédiats. La promptitude avec laquelle ces recherches ont été engagées a porté fruit. La foule a rattrapé la femme en « hidjab noire » au moment où elle s’engouffrait dans un taxi avec le bébé volé. Le véhicule a été assailli par la foule en colère, voulant en découdre avec cette voleuse d’enfant en plein jour. Des curieux sont parvenus à démasquer sa fausse grossesse. C’est alors que les policiers du 11è arrondissement sont intervenus pour interpeller B.T. Leurs enquêtes ont même établi qu’elle faisait croire à sa belle famille qu’elle était enceinte. TC/OD/MD (AMAP)
Le froid dope le marché de la friperie
Par Fatoumata T. DIAWARA Bamako, 13 janvier (AMAP) En ce moment, les vendeurs de friperie (yougou-yougou) ont le sourire. Pour cause, le marché de ces vêtements usagés est, actuellement, très prospère en raison de la période de froid. Quand la température baisse, le commerce des vêtements usagés connaît une hausse. Beaucoup de gens y trouvent des habits chauds à moindre coût pour se protéger contre la fraîcheur. Les clients se bousculent devant les étals et les vendeurs réalisent des ventes record. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour au marché de Médine qui demeure un site de gros importateurs de friperie au Mali. C’est le marché de prédilection pour les jeunes bamakois férus de fringues et qui n’ont pas forcément de grands moyens. Ce jour, de début janvier, il est 10h30mn. Le marché grouille de monde. Les vendeurs spéculent sur leurs marchandises, très souvent, en provenance de pays européens ou des Etats-Unis et les clients proposent des prix inférieurs aux propositions des premiers. Dans ce tohu-bohu indescriptible, le marchandage est un sport favori. Tout le monde veut faire la bonne affaire, qui pour renouveler sa garde-robe avec des costumes, vestes et chemises, qui pour se procurer des pullovers, des T-shirts et autres survêtements. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les prix. Les grossistes disent s’approvisionner à partir de pays européens, d’Amérique et d’Asie. Leurs marchandises sont acheminées à Bamako par voie aérienne ou maritime. Ils cèdent ensuite des ballots de friperie à d’autres intermédiaires (des demi-grossistes et des détaillants) qui s’assurent de faire le tri et de repartir en lots de premier, deuxième et troisième choix. A titre d’exemples, les ballots sont ensuite vendus à 100.000 Fcfa pour le premier choix, 80.000 Fcfa pour le deuxième choix et 60.000 Fcfa pour le troisième et dernier choix. Ensuite, les détaillants de vêtements usagés vendent à l’unité. Une veste est négociée à partir de 20.000 Fcfa. Les pantalons sont cédés entre 1.000 et 4.000 Fcfa. Le prix des chemises oscille entre 750 Fcfa et 2000 Fcfa. Les pull-overs sont à 1.250 Fcfa l’unité et les jupes à 800 Fcfa la pièce. Les T-shirts sont cédés à 700 Fcfa et d’autres habits sont accessibles à moindre coût. Mohamed Traoré évolue dans le négoce de la friperie au marché de Médine. Il reconnaît que ses affaires marchent en ce moment. C’est une niche, il en profite. « Je vends des bonnets, des chaussettes, des pullovers et des pantalons », nous confie-t-il, en continuant la transaction avec un client. Il fait de bonnes affaires, actuellement, parce que les pullovers, les chaussettes et les gants s’écoulent comme de petits pains Pour lui, il est clair que la friperie est plus prisée que certains prêts-à-porter, notamment en termes de qualité, de diversité et de coût.. Moussa Coulibaly est lui, aussi, vendeur de friperie dans la cour de l’ancienne Régie des chemins de fer ou « woro courou ». Il apprécie le comportement du marché. Il reconnaît que les prix ont pris l’ascenseur parce que maintenant les habits sont vendus entre 500 et 3.500 Fcfa l’unité. Modibo Dembélé, vendeur de friperie sur le même site confesse que, depuis décembre, il ne vend exclusivement que des pullovers. « C’est un marché rentable, ce qui justifie mon choix », explique-t-il. Notre équipe de reportage a pu constater l’affluence autour de lui. Cheickna Ousmane Diakité se présente comme un client fidèle de la friperie. Il est venu acheter un pullover pour se protéger du froid, donc contre certaines maladies. Aminata Touré est, aussi, férue de fringue. Pour elle, peu importe la période, pourvu qu’elle arrive à faire ses emplettes parce qu’elle estime que c’est une exigence pour une femme d’être toujours bien mise. « Je fais le tour des marchés de friperie, à la recherche de pullovers de qualité pour ma famille, notamment ma progéniture. Mes enfants ne partent pas à l’école, en cette période de fraicheur, sans pullovers », dit-elle. « Tout le monde doit porter des habits chauds maintenant. Si on ne se couvre pas bien, on risque d’attraper certaines maladies. Or acheter un pull à 2,000 Fcfa ou plus vaut mieux qu’attraper des maladies et acheter des médicaments ensuite », estime-t-elle. « Les ballots sont trop chers en ce moment. On y trouve pas forcément la qualité », juge Mme Traoré Khady Coulibaly. Cette mère de trois enfants quitte, chaque jour, l’Hippodrome II où elle est domiciliée, pour se rendre au marché de Médine. Elle y vend de la friperie. Contrairement à d’autres, elle peine à trouver de la clientèle. Mariam est, aussi, vendeuse et connaît la même mévente. Pour elle, les prix connaissent une hausse. Mais c’est une situation liée au coût élevé du dédouanement. « J’achète les ballots dans un grand magasin, au marché de Médine. C’est de la friperie qui vient de la France, du Canada, de l’Italie et d’Amérique », explique-t-elle. Si le besoin de porter des vêtements chauds conduit beaucoup de gens à se tourner vers la friperie et les vendeurs profitent de cet engouement, l’embellie est passagère pour ne pas dire saisonnière. FT/MD (AMAP)
Le Président Keïta en France pour le Sommet de Pau sur la lutte contre le terrorisme au Sahel
Bamako, 13 janvier (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta est arrivé en France où il prendra part ce lundi, aux travaux du Sommet de Pau entre le Président de la République Française, Emmanuel Macron et les dirigeants du G5 sur la lutte contre le Terrorisme au Sahel, a appris l’AMAP de source officielle. Les dirigeants présents à la rencontre vont saisir l’occasion pour redéfinir les objectifs militaires, politiques et de développement de la lutte commune contre le terrorisme afin d’adapter leurs stratégies aux méthodes de l’ennemi qui continue de répandre la terreur au sein des populations civiles et des forces de défense et de sécurité. La rencontre de Pau va redéfinir et recadrer l’intervention française au Sahel suite aux multiples attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes ainsi que d’importants dégâts matériels causé aux forces étrangères (Barkhane et MINUSMA) au Mali, au Niger et au Burkina Faso, particulièrement éprouvés par la dégradation de la situation sécuritaire dans l’espace sahélien. Le sommet de Pau est consécutif à de nombreuses manifestations « antifrançaises » dans plusieurs pays du Sahel, qui agacent Paris qui, dès lors, a estimé « indispensable que les peuples du Sahel et leurs dirigeants rappellent leur souhait, leur volonté et leur détermination» à accueillir l’aide de la France. La rencontre de Pau sera élargie au Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, à la Commission de l’Union Européenne et au président de la Commission de l’Union africaine. En rappel, le G5 est composé du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, de la Mauritanie et du Mali. ID/KM (AMAP)

