Kayes : les stocks de carburant en baisse, mais toujours au-dessus du seuil d’alerte

Kayes, 17 septembre (AMAP)– Les stocks d’essence et de gas-oil ont enregistré une baisse dans la région de Kayes, mais restent suffisants pour couvrir les besoins de consommation, a indiqué jeudi le directeur régional du Commerce, Robo Bayo, lors de la réunion hebdomadaire du Comité régional de gestion des crises et catastrophes sur les prix et les stocks des hydrocarbures, a constaté l’AMAP. Le stock d’essence s’établit à 763.381 litres, contre 1.536.224 litres lors de la précédente estimation, soit une baisse de 772.843 litres (50,31 %). Celui du gas-oil est de 1.704.304 litres, contre 2.148.480 litres précédemment, soit une diminution de 444.176 litres (20,67 %). «Ces taux de diminution ne traduisent pas une difficulté d’approvisionnement en hydrocarbures», a précisé Robo Bayo. Selon lui, les stocks disponibles dans les stations-service restent supérieurs aux seuils d’alerte et couvrent les besoins de consommation en essence et en gas-oil. Présidée par le conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du gouverneur, le colonel Adama Bamba, la réunion a regroupé les représentants des Forces de défense et de sécurité, des Douanes, des opérateurs économiques et de l’Association des consommateurs. Les prix des hydrocarbures sont restés stables dans l’ensemble. Aucun stock de pétrole lampant n’a été communiqué. Le colonel Adama Bamba a salué l’action de la Direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence ainsi que l’escorte des camions-citernes par les Forces armées maliennes (FAMa). OD/CMT (AMAP)

Polyclinique des armées de Kati : Le président Assimi Goïta inaugure les nouveaux services médico-techniques

Kati, 17 septembre (AMAP)- Le Président de la Transition, chef de l’État et chef suprême des Armées, le Général d’armée Assimi Goïta, a inauguré, jeudi, les nouveaux services médico-techniques de la Polyclinique des armées de Kati, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, du Président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw, et de plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, et le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra. Les travaux de rénovation, lancés en 2019 puis interrompus, ont été relancés et financés sur le budget national. Le nouveau plateau technique comprend un bloc d’urgences avec des salles de déchocage, des unités d’hospitalisation de courte durée (UHCD) et un service de réanimation. Il dispose également d’un bloc chirurgical comprenant trois salles d’opération, d’un service de stérilisation et d’un bloc d’imagerie médicale équipé notamment de radiologie numérique, de radiographie télécommandée, de mammographie, d’un scanner et d’un appareil d’IRM. L’infrastructure comprend aussi une centrale de production d’oxygène avec booster, un château d’eau de 20 m³, un transformateur électrique, une morgue, un poste de sécurité et un laboratoire rééquipé. Selon les responsables de la structure, ces équipements doivent renforcer la prise en charge des blessés de guerre et des patients civils et militaires. La ministre de la Santé et du Développement social a salué une réalisation permettant de renforcer l’offre de soins. Le ministre délégué à la Défense et les responsables de la chaîne de santé militaire ont, pour leur part, souligné son importance pour la prise en charge médicale des militaires, du théâtre des opérations aux soins spécialisés. Le directeur de la Polyclinique, le Médecin-Colonel Adama Kanté, a relevé le renforcement de l’autonomie technique de l’établissement. À l’issue de la cérémonie, le chef de l’État a rendu visite aux militaires blessés hospitalisés à la Polyclinique. SS/CMT (AMAP)

Mali : 423 milliards de FCFA transférés aux collectivités en 2025

Bamako, 17 septembre 2026 (AMAP)– L’État a transféré 423 milliards de FCFA aux collectivités territoriales au titre de l’exercice 2025, soit environ 17% de ses ressources, a indiqué ce jeudi le directeur général des Collectivités territoriales, Abdrhamane Cissé, a constaté l’AMAP. Il s’exprimait lors de la première session ordinaire 2026 du Comité technique des transferts de compétences et de ressources de l’État aux collectivités territoriales, tenue au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD). Ces transferts financent notamment l’exercice des compétences transférées dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Ils sont complétés par plus de 20 milliards de FCFA de ressources conditionnées, 18 milliards de FCFA provenant du Fonds minier de développement et les ressources propres des collectivités, estimées entre 50 et 60 milliards de FCFA par an. La session a porté sur l’examen des projets de décrets précisant les compétences transférées aux collectivités, à la suite de la suppression des Conseils cercle et des six communes du District de Bamako. Le Comité a également examiné et validé le rapport annuel sur les transferts de compétences et de ressources. «À ce jour, nous avons 21 domaines qui ont été transférés aux collectivités territoriales», a précisé M. Cissé. La réforme de l’administration territoriale, qui retient deux niveaux de collectivités, nécessite désormais une répartition des compétences entre les communes et les régions. Six décrets ont déjà été adoptés dans ce cadre, notamment dans les domaines de l’assainissement, des ressources halieutiques et forestières, du commerce et de l’industrie. Selon le conseiller technique au MATD, Abdoulaye Mahamane, les Cellules d’appui à la décentralisation et à la déconcentration (CADD) ont, pour leur part, élaboré 22 avant-projets de décret, dont celui relatif au transfert des compétences en matière d’énergie. OS/CMT (AMAP)

Rentrée scolaire 2026-2027 : le ministre appelle à la mobilisation pour une ouverture effective des classes

Bamako, 16 septembre 2026 (AMAP)– Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a appelé, mercredi, à Bamako, les acteurs et partenaires de l’école à se mobiliser pour assurer l’ouverture effective des établissements et le démarrage des cours dès le 1er octobre prochain, date fixée pour la rentrée scolaire 2026-2027, a constaté l’AMAP. «Notre objectif est clair : faire de cette date celle de l’ouverture effective des établissements et du démarrage réel des cours», a déclaré le ministre lors d’une rencontre avec les partenaires de l’école, tenue dans les locaux de son département. Dr Amadou Sy Savané a indiqué que les dispositions nécessaires sont prises pour assurer la disponibilité des personnels et une utilisation optimale des ressources et des infrastructures. Il a appelé les parents d’élèves, les enseignants, les promoteurs d’établissements privés, la société civile, les médias et les autres partenaires à jouer pleinement leur rôle. Le ministre a également insisté sur la présence des élèves et des personnels, le respect du calendrier scolaire et la qualité de l’enseignement. Ces orientations, a-t-il rappelé, s’inscrivent dans la vision des autorités de la Transition accordant une place importante au développement du capital humain. Les représentants des partenaires ont salué la tenue de la rencontre. Le président du Groupement des associations des promoteurs d’écoles privées du Mali (GAPEPM), Dr Modibo Kane Doumbia, a souligné qu’elle a permis d’échanger sur les préoccupations du secteur et de rechercher des solutions en vue d’une rentrée réussie. ST/CMT (AMAP)

UEMOA : Rôle stratégique des médias dans l’intégration régionale

Ouagadougou, 17 septembre (AMAP) En marge de la session d’information et de sensibilisation des journalistes des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ouverte le 14 septembre 2026 à Ouagadougou, le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, a reçu, ce mercredi 16 septembre 2026, les professionnels des médias venus des huit États membres de l’Union, a constaté l’AMAP. La rencontre s’est tenue en présence de sa conseillère technique chargée de la Communication, Aminata Mbodj, et du directeur de la Communication, Arzouma Yendu-Bé Babakan. La délégation des journalistes était conduite par le coordonnateur de la Plateforme des médias de l’UEMOA, Léonard Dossou. Souhaitant la bienvenue à l’ensemble des participants à Ouagadougou, siège de l’organe exécutif de l’Union, le président de la Commission de l’UEMOA s’est réjoui de recevoir les professionnels des médias, membres de la Plateforme des médias de l’UEMOA et  représentants des télévisions, quotidiens nationaux et d’autres partenaires médiatiques avec lesquels la Commission entretient une collaboration régulière.« Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à cette rencontre, qui est devenue une rencontre habituelle et qui touche au processus d’intégration régionale. C’est devenu une rencontre phare dans nos activités à la Commission de l’UEMOA », a-t-il déclaré, réaffirmant son engagement personnel à maintenir cette dynamique. Abdoulaye Diop a insisté sur le rôle stratégique des médias dans le processus d’intégration régionale et dans la vulgarisation des politiques communautaires. Il a souligné la responsabilité particulière qui incombe aux journalistes, estimant que la qualification de la presse comme « quatrième pouvoir » traduit à la fois son poids dans la société et les responsabilités qui en découlent. Dans un contexte marqué par des crises politiques, économiques, sociales et environnementales, Abdoulaye Diop a estimé que le rôle des médias revêt une importance accrue. Il a appelé les professionnels de l’information à privilégier une information fiable, rigoureuse et des analyses pertinentes. Abdoulaye Diop a également réaffirmé la disponibilité de la Commission à renforcer son partenariat avec les médias, afin de faciliter leur travail dans un environnement sous-régional et mondial « de plus en plus complexe ». Il a félicité les membres de la Plateforme pour le travail accompli ainsi que pour les différentes activités organisées, dont le succès témoigne, selon lui, du dynamisme de cette initiative. Le président de la Commission de l’UEMOA a, en outre, insisté sur la nécessité pour les médias d’aller au-delà du simple compte rendu des activités de la Commission. Il a salué l’approche de certains professionnels qui proposent, en complément de la couverture des activités institutionnelles, des analyses approfondies consacrées à des problématiques spécifiques. Il a encouragé cette démarche, estimant qu’elle permet de mieux expliquer et de vulgariser les actions de l’UEMOA auprès des États membres et des populations. Au nom des professionnels des médias, le coordonnateur de la Plateforme des médias de l’UEMOA, Léonard Dossou, a exprimé sa reconnaissance au président de la Commission pour l’attention et la considération accordées au « quatrième pouvoir ». Il a salué la vision et l’engagement d’Abdoulaye Diop en faveur des médias de l’espace communautaire, ainsi que son accompagnement constant des initiatives de la Plateforme. Léonard Dossou a rappelé que, depuis près de six ans, la Commission accompagne régulièrement la Plateforme des Medias de l’UEMOA à travers des ateliers de formation et de sensibilisation. Ces initiatives ont permis de renforcer les capacités d’environ 300 journalistes des États membres sur les grands chantiers et les politiques de l’UEMOA. Selon lui, ces actions ont contribué à donner davantage de visibilité à l’intégration régionale au sein des rédactions, désormais mieux connue et davantage prise en compte dans le traitement de l’information. Il a également salué le soutien apporté à plusieurs initiatives de la Plateforme, notamment le colloque d’Abidjan, le forum de Dakar ainsi que les Prix d’excellence des journalistes sur l’intégration de l’UEMOA. La Plateforme des médias de l’UEMOA à travers son coordonnateur, a réaffirmé son engagement à accompagner la Commission dans la réalisation de ses objectifs et dans la mise en œuvre de ses programmes, notamment le Plan IMPACT 2030. Elle a également plaidé pour la poursuite des activités habituelles et fait part de leur volonté de créer, à l’occasion du Prix d’excellence des médias de l’UEMOA, en plus des trois prix existants, un quatrième prix dénommé « Prix Abdoulaye Diop ». Le coordonnateur a également évoqué le projet d’instaurer une « Journée média UEMOA », au cours de laquelle les médias des huit États membres consacreraient leurs programmes et contenus à l’actualité, aux initiatives et aux enjeux de l’Union. Au nom de la Plateforme, il a renouvelé la reconnaissance des journalistes envers le président de la Commission ainsi que leur engagement à poursuivre et à renforcer la collaboration avec l’institution. L’audience a pris fin par la remise au président de la Commission du trophée d’honneur que la Plateforme avait décidé de lui décerner à l’issue du forum tenu à Dakar au mois de juin. Aminata Dindi Sissoko (AMAP)

Dioïla : Le gouverneur lance la 5è édition de la Semaine nationale de la réconciliation

Dioïla, 16 septembre 2026 (AMAP)– Le gouverneur de la région de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré, a lancé mercredi les activités de la 5e édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE), lors d’une cérémonie tenue dans la salle de conférence du gouvernorat, a constaté l’AMAP. Après les mots de bienvenue du chef de village et du maire de Kaladougou, Baba Wagué, le porte-parole de l’Équipe régionale d’appui à la réconciliation a rappelé les efforts engagés par sa structure en faveur d’une paix durable au Mali. Il a également salué l’engagement des autorités du pays en faveur de la consolidation du processus de paix. Le Général de division Kèba Sangaré a rappelé que le thème de cette édition, «Éducation, Culture et Réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix durable au sein de l’AES et de la sous-région», porte un message d’espoir. Selon lui, la réconciliation repose sur trois piliers : l’éducation, la culture et une réconciliation sincère des cœurs et des esprits. Il a invité les Maliens à accepter le dialogue, à se parler, à se pardonner et à œuvrer ensemble à la paix. Le conférencier, le professeur de lettres Nouhoum Diarra, a ensuite développé le thème de l’édition. Il a souligné l’importance des valeurs ancestrales dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale. «Nous sommes un peuple, une famille, condamnés à vivre ensemble», a-t-il déclaré, appelant à privilégier le pardon et le dialogue face aux crises. Tout en saluant les initiatives engagées par les autorités pour favoriser la réconciliation, iil a présenté la richesse culturelle du Mali comme un levier de paix. La cérémonie a réuni les autorités administratives et politiques, les services régionaux, les légitimités traditionnelles, les leaders d’opinion, les représentants des femmes et de la jeunesse ainsi que les chefs des différentes unités des forces de sécurité. DF/CMT (AMAP)

Sikasso : des talibés choisissent le travail plutôt que la mendicité

Sikasso, 16 septembre 2026 (AMAP)- Apprendre le Coran tout en travaillant pour subvenir à ses besoins. C’est le choix fait par les talibés du maître coranique Lassina Keita, au quartier Médine de Sikasso, qui refusent la mendicité et privilégient les travaux champêtres. À longueur de journée, et parfois même la nuit, des talibés, seuls ou en groupes, sillonnent les quartiers pour demander de la nourriture ou de l’argent. Ceux qui ne parviennent pas à obtenir ce qu’ils recherchent peuvent se retrouver dans la délinquance, le vol, la consommation de stupéfiants ou les associations de malfaiteurs. Les disciples de Lassina Keita ont, eux, choisi une autre voie : apprendre le Coran, mais aussi travailler. «Cela fait six ans que j’apprends le Coran chez Lassina Keita. Pendant l’hivernage, nous nous rendons chez les propriétaires de champs pour les aider dans les travaux champêtres. Nous faisons le désherbage, les semis, les récoltes, etc.», explique Mamadou Traoré. Âgé de 19 ans et originaire du village de Danka, dans le cercle de Kangaba, il estime que cette pratique lui permet de préserver sa dignité. «Je mange à ma faim sans mendier et j’ai mon argent de poche», confie-t-il, avant d’inviter ses camarades à l’imiter. Comme Mamadou, Alpha Keita se dit fier de travailler et d’être indépendant. Originaire du village de Kambalé, dans l’arrondissement de Naréna, il affirme que le travail permet aux talibés de satisfaire leurs petits besoins, notamment l’achat de savon, de dentifrice et de vêtements de friperie. Aboubacar Diarra, un autre ressortissant de Danka, est talibé et marié. Il se réjouit de son travail qui lui permet de prendre en charge sa petite famille et de disposer d’un peu d’argent pour ses dépenses. L’initiative vient de leur maître coranique, Lassina Keita. Originaire du cercle de Kangaba, précisément de l’arrondissement de Naréna, il estime qu’il est tout à fait normal d’apprendre le Coran, mais qu’il faut également travailler pour subvenir à ses besoins, être autonome et préserver sa dignité. Avec une cinquantaine de disciples, il dispose de deux concessions, l’une au quartier Médine et l’autre au quartier Babemba. Certains de ses disciples sont mariés, ont des enfants et vivent tous ensemble dans la famille. «Mes disciples font tous types de travaux champêtres pendant l’hivernage. Chez moi, l’apprentissage du Coran, oui, mais le travail également, car c’est cela qui garantit notre sécurité alimentaire», indique-t-il. Les talibés apprennent le Coran de 6h à 8h, de 15h à 18h et de 20h à 22h. Ils consacrent la période de 8h à 14h aux travaux. «Ils sont payés à 1.500 FCFA par jour. Je leur donne 500 FCFA et je garde les 1.000 F CFA. Pendant la saison sèche, on s’approvisionne en céréales, riz et maïs, on gère la popote et on fait face aux autres dépenses», explique le maître coranique. Grâce à cette organisation, ils arrivent également à gérer leurs factures d’EDM, de la SOMAGEP et autres. Lassina Keita invite les autres maîtres coraniques à lui emboîter le pas, estimant que l’avenir des talibés dépend aussi de leurs maîtres coraniques. «Nous devons leur inculquer une bonne éducation. On doit les considérer comme nos propres enfants. Ils doivent apprendre à subvenir aux besoins de leurs familles dans le futur», insiste-t-il. Il sollicite par ailleurs les bonnes volontés pour lui octroyer un champ dans lequel ses disciples pourront travailler afin de renforcer leur autonomie. Cette pratique intervient dans le contexte de l’adoption, le 7 août dernier en Conseil des ministres, du projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et de son plan d’actions 2026-2028. La stratégie vise à contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants, à travers une approche préventive, protectrice et inclusive centrée sur la dignité humaine, l’intérêt supérieur de l’enfant et la responsabilité des acteurs familiaux, communautaires et institutionnels. MFD/CMT (AMAP)

Bougouni : renforcement des capacités des gestionnaires publics en contrôle interne

Bougouni, 15 septembre 2026 (AMAP)– Le Contrôle général des services publics organise, du 14 au 18 septembre à Bougouni, un atelier de renforcement des capacités des responsables de la gestion des ressources publiques sur l’élaboration de la cartographie des risques, a constaté l’AMAP. La rencontre se tient dans la salle de réunion du gouvernorat sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur de Bougouni, Dramane Diakité, en présence du contrôleur général adjoint des services publics, Karim Fomba, ainsi que des autorités administratives et politiques. L’atelier vise à partager avec les gestionnaires publics les réformes prévues dans le cadre de la Stratégie nationale du contrôle interne et à renforcer leur appropriation des outils de gestion des risques. Il s’inscrit dans la mise en œuvre de l’instruction n°00003/PRIM-CAB du 21 novembre 2002 relative à la conception et à la mise en place d’un système de contrôle interne efficace dans les services publics. Adoptée en 2011, la Stratégie nationale du contrôle interne a pour vision «un contrôle interne performant, harmonisé et favorisant la bonne gouvernance et le service au citoyen». Selon Karim Fomba, sa mise en œuvre nécessite notamment l’élaboration de manuels de procédures administratives, opérationnelles, financières et comptables, ainsi que de cartographies des risques. Il a annoncé le prochain lancement, par le Premier ministre, des travaux de la commission chargée de valider les manuels de procédures qui lui seront soumis. Pendant cinq jours, les participants échangeront sur le contrôle interne, la cartographie des risques et la Stratégie nationale du contrôle interne. Cette stratégie repose sur quatre objectifs : responsabiliser les gestionnaires et sécuriser leur gestion, assurer la régularité et l’efficacité des opérations des administrations publiques, garantir la fiabilité et l’intégrité de l’information publique, et harmoniser et professionnaliser les pratiques de contrôle et d’audit. BHT/CMT (AMAP)

Deuil : la comédienne Safiatou Sidibé dite « badjéné » est décédée mardi, des suites d’une maladie

Bamako, 16 septembre 2026 (AMAP)  La comédienne malienne Safiatou Sidibé, connue du public sous le nom de « Badjéné », est décédée dans la soirée du mardi 15 septembre 2026, a-t-on appris de source proche de sa famille. Figure connue du paysage artistique et culturel malien, Safiatou Sidibé s’est illustrée aussi bien au théâtre qu’à l’écran. Elle a notamment fait partie du Groupe dramatique national, communément appelé « Kôtèba national », au Palais de la Culture de Bamako. Au cours de sa carrière, elle a participé à plusieurs productions théâtrales, cinématographiques et télévisuelles. Elle s’est particulièrement fait connaître du grand public à travers la série « Dou la famille », dans laquelle elle interprétait le rôle de Mariam, deuxième épouse de Ladji Sacko. Elle a également incarné des rôles dans d’autres productions, dont la série « Badjéné », contribuant ainsi à la promotion du théâtre et de l’audiovisuel maliens. Dans une interview accordée à la presse, Safiatou Sidibé expliquait avoir découvert très tôt le théâtre avant d’intégrer le Groupe dramatique national, où elle a perfectionné son talent auprès de plusieurs metteurs en scène. Le département en charge de la Culture  et le monde artistique ont rendu un vibrant hommage à l’illustre disparue MMD/KM (AMAP)

AES : Ouagadougou veut accélérer la valorisation des ressources minières et énergétiques

Bamako, 16 septembre (AMAP)  Le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé mardi à Ouagadougou les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à mieux valoriser leurs ressources minières, énergétiques et en hydrocarbures, en privilégiant la transformation locale, l’industrialisation et la création d’emplois, selon la Primature burkinabè. Il s’exprimait à l’ouverture de la 8e édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), couplée à la première édition de la Semaine de l’Énergie, des Mines et des Hydrocarbures de l’AES (SEMH-AES), placées sous le thème : « Gouvernance des ressources extractives : enjeux géopolitiques, défis et opportunités pour les États africains ». « Mais posséder des ressources ne suffit pas. Le véritable enjeu est de les connaître, de les sécuriser, de les transformer et d’en répartir équitablement les retombées », a déclaré le chef du gouvernement. Il a identifié quatre priorités : la sécurisation des territoires et des infrastructures, la transformation locale et le contenu local, la maîtrise de la gouvernance et la maîtrise énergétique. Il a notamment insisté sur le développement des industries de transformation et une participation accrue des entreprises nationales aux marchés et aux approvisionnements. « Il n’y a pas d’industrialisation sans énergie disponible, fiable et abordable », a-t-il souligné, appelant à renforcer les infrastructures énergétiques, la recherche, la formation et l’innovation. Le couplage de la SAMAO et de la SEMH-AES doit, selon lui, favoriser la mutualisation des capacités des trois pays et la construction de chaînes de valeur régionales. Le Premier ministre a appelé à concrétiser cette ambition à travers des projets communs et des infrastructures partagées. Les autorités de l’AES se sont également dites ouvertes aux investisseurs, dans le cadre de partenariats « transparents, équilibrés et respectueux » de leur souveraineté. Elles attendent notamment de ces derniers une contribution à la création de valeur locale, au transfert de technologies et de compétences et au financement de l’industrialisation. La rencontre réunit des ministres de l’AES, des experts, investisseurs ainsi que des délégations africaines et internationales. Son programme prévoit des panels, sessions techniques, rencontres d’affaires, expositions et visites de terrain consacrés notamment à la gouvernance et à la transformation des ressources minières, à l’exploitation artisanale, à l’électrification rurale et à l’approvisionnement en hydrocarbures. OS/KM(AMAP)