Coopération Mali- Algérie : Le Premier ministre malien dépose une gerbe de fleurs au Monument des martyrs d’Alger

Bamako, 24 août (AMAP) Le Premier ministre, chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, a déposé ce lundi une gerbe de fleurs au Monument des martyrs à Alger, en marge de sa visite de travail en Algérie, a annoncé la Cellule de communication et des relations publiques de la Primature (CCRP-Primature). Ce geste s’inscrit dans le cadre du séjour de travail que le Chef du gouvernement effectue actuellement en terre algérienne. Le Monument des martyrs, où s’est recueilli le Premier ministre malien, a été édifié en mémoire des martyrs de la Seconde Guerre mondiale. Le site, désigné localement comme le « Sanctuaire du martyr », est considéré comme « le protecteur de la ville d’Alger », selon les termes mêmes de la Primature. Aucune autre précision n’a pour l’heure été communiquée sur la suite du programme de la visite de travail du Général de division Abdoulaye Maïga en Algérie. OS/KM(AMAP)

Kangaba : campagne de reboisement dans les communes rurales de Minidian et de Kaniogo

Kangaba, 24 août (AMAP) Dans le cadre de la 32ème  édition de la campagne de reboisement dont le thème cette année est « la jeunesse au cœur de la citoyenneté environnementale pour un Mali plus vert et plus résilient », l’Association pour le Festival International des Arts et de la Culture de Kurukanfuga (AFIACK) en partenariat avec l’Association Mali Yélen Kura, le cervice local des Eaux et Forêts et la société minière Bafoulabé Mining SARL a organisé du 22 au 24 août 2026, une campagne de reboisement dans les communes rurales de Minidian et de Kaniogo dans le cercle de Kangaba. La cérémonie de lancement s’est déroulée, le samedi 22 août 2026, sur le site de Kurukanfuga sous la présidence du premier adjoint au préfet, Drissa Konaré. Une foule nombreuse en majorité des jeunes et une forte délégation venue de la Guinée voisine ont répondu à l’invitation de l’AFIACK. En organisant cette campagne, l’AFIACK selon son président, répond à une invitation des plus hautes autorités du pays à savoir, que chaque malien plante et entretien un arbre. Pour ce faire, elle envisage avec ses partenaires de planter 1 800 pieds d’arbres composés de 11 espèces, dont 900 dans la commune rurale de Minidian et autant dans la commune rurale de Kaniogo. Dans la commune rurale de Minidian, les arbres ont été plantés sur le site de Kurukanfuga, les lieux sacrés de la ville de Kangaba, et dans la cour du Commissariat de la Police. Dans la commune rurale de Kaniogo, les organisateurs ont choisi la tombe de Touramakan à Balanzan et la cour de la mairie de la commune. A la cérémonie de lancement, le chef de service des Eaux et Forêts monsieur Salif Diop aremercier les organisateurs de cette campagne qui n’ont rien ménagé pour associer les services techniques dont les eaux et forêts. Il a invité les autres associations et corporations à emboîter le pas de l’AFIACK en vue de respecter les vœux du président de la Transition malienne. Le premier adjoint au préfet a également remercié les organisateurs de cette campagne de reboisement qui s’inscrit en droite ligne des aspirations des plus hautes autorités du Mali. Signalons que la délégation guinéenne n’est pas venue les mains vides. Elle a apporté une bouture de ronier (Sébé) en bamanankan et une espèce qu’on appelle Doubalen. Le chef de la délégation guinéenne a expliqué le sens de ces plantes. Selon Kelefa Diakité, la Guinée apporte un pied de Goubalen pour que la paix, la cohésion et le vivre ensemble reviennent au Mali. En apportant le ronier, cela signifie que le Mali et la Guinée considérés comme deux poumons d’un même corps puissent, au fil des ans poursuivre le progrès a t-il ajouté. A la fin des travaux, le parrain de la campagne, Chaka Keïta a donné l’assurance que Bafoulabé Mining réalisera un forage sur le site de Kurukanfuga en vue d’entretenir les plants. SD/KM (AMAP)

Coopération : Le Premier ministre malien, porteur d’un message du président Goïta, reçu par le président algérien,

Bamako, 24 août 2026 (AMAP) Le Premier ministre, chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, a été reçu en audience ce lundi à Alger, par le président de la République algérienne, démocratique et populaire, Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre de sa visite de travail en Algérie, a annoncé la Cellule de communication et des relations publiques de la Primature (CCRP-Primature). À l’issue de cette audience, le Chef du gouvernement malien a déclaré : « Le Mali et l’Algérie sont condamnés à cheminer ensemble, condamnés à œuvrer dans le sens de la prospérité pour les deux peuples ». Le Général de division Abdoulaye Maïga était porteur d’un message du président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, adressé à son homologue algérien. À travers ce message, le président de la Transition a marqué son accord pour effectuer une visite officielle en Algérie. Cette audience intervient dans le cadre de la visite de travail effectuée par le Premier ministre malien en Algérie, au cours de laquelle il s’est également recueilli plus tôt dans la journée au Monument des martyrs à Alger. OS/KM (AMAP)

AES : les experts évaluent à Bamako la mise en œuvre de la feuille de route de l’an II

Bamako, 24 août (AMAP)– Des experts du Mali et du Burkina Faso se réunissent à Bamako au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale pour évaluer à mi-parcours la mise en œuvre de la feuille de route de l’an II de la Confédération des États du Sahel (AES), a constaté l’AMAP. La rencontre vise à examiner les activités réalisées depuis le début de l’année, à recueillir les observations des commissions nationales et à formuler des propositions pour la poursuite des travaux. Les échanges portent notamment sur les trois piliers de la Confédération : la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement. À l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Moustapha Traoré, a salué une démarche destinée à renforcer la concertation entre les pays membres. «L’objectif est de se mettre au même niveau d’information, de recueillir leurs observations et de mieux conduire les activités pour le reste de l’année», a-t-il déclaré. Il a notamment évoqué les réunions interministérielles consacrées à l’harmonisation des textes, la coordination des actions dans les différents secteurs et la coordination diplomatique entre les trois pays. Le président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES) du Burkina Faso, Bassolma Bazié, a expliqué que la rencontre devait permettre de faire le point sur les engagements pris depuis l’adoption de la feuille de route de l’an II et d’identifier les actions restant à mener. « Qu’avons-nous pu faire ensemble sur les engagements que nous avions pris ? Qu’est-ce qu’il reste à faire ? », s’est-il interrogé, appelant à poursuivre les efforts pour renforcer la mise en œuvre des orientations arrêtées dans le cadre de la Confédération. OS/CMT (AMAP)

Coopération : Le Premier ministre Abdoulaye Maïga est arrivé ce lundi à Alger pour une visite de travail

Bamako, 24 août (AMAP) Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, est arrivé lundi à Alger pour une visite de travail, à l’invitation de son homologue algérien, Sifi Ghrieb, a indiqué la Cellule de communication et des relations publiques de la Primature (CCRP-Primature). À son arrivée à l’aéroport international Houari Boumediene, le Premier ministre malien a été accueilli par son homologue algérien. Après les honneurs militaires, les deux responsables se sont retrouvés au salon d’honneur pour de premiers entretiens. Au cours de cette visite, M. Maïga est porteur d’un message du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi Goïta, à son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, Président de la République algérienne démocratique et populaire. Le Premier ministre malien qui sera également reçu en audience par le Président Abdelmadjid Tebboune, est accompagné du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, Son Excellence Abdoulaye Diop et certains membres de son Cabinet. Cette visite de travail fait suite à l’invitation du Premier ministre algérien Sifi Ghrieb, le 9 août dernier. OS/KM(AMAP)

Deuil : L’ancien défenseur du Djoliba et des Aigles du Mali, Illias Oumar Dicko est décédé samedi à Bamako

Bamako, 24 août (AMAP) L’ancien défenseur du Djoliba et des Aigles, Illias Oumar Dicko est décédé samedi dernier, à l’Hôpital du Mali à l’âge de 74 ans, des suites d’une maladie, a appris l’AMAP de source proche de sa famille sportive. « À cœur vaillant, rien d’impossible ». Du mouvement pionnier au concours d’entrée à l’École des agents techniques d’élevage de Bamako, Illias Oumar Dicko a façonné son destin avec une discipline de fer. Exilé pendant cinq ans à Gao pour des raisons administratives, un coup dur qui aurait pu briser la carrière de bien des talents, il a illuminé le parcours d’Africa sport de Gao. Il aura fallu un affrontement mémorable contre le Djoliba AC en 1975 pour que des dirigeants, notamment feu Tiécoro Bagayoko comprennent que la place de ce défenseur hors norme était dans la capitale. Comme le rappelait si bien le doyen feu Demba Coulibaly, les enfants des quartiers N’Tomikorobougou, Bolibana et Badialan venus observer les entraînements du Djoliba n’avaient qu’une consigne de survie : se placer derrière le camp d’Illias pour ne pas être terrassés par ses « pétards ». L’appréhension ou l’espoir ne devenait-il pas quasi-certitude lorsque le point de tir se trouvait dans la fourchette des 18 à 35 mètres des buts adverses ? Sociable, avenant et presque timide dans la vie, Illias, par sa vigueur,  sa rigueur et surtout sa sagacité, a illustré mieux que quiconque les qualités du noble rapace, symbole de notre équipe Nationale ». Vainqueur de la Coupe du Mali 1977 et 1979, et cadre incontournable de la sélection nationale dès 1978, Illias Oumar Dicko a choisi de quitter le football en 1981, fidèle à ses principes face aux injustices. Il a été membre actif du bureau national l’Union nationale des anciens footballeurs du Mali (UNAFOM). SSK/KM (AMAP)

MATD : Lancement dimanche, du concours de la fonction publique des collectivités territoriales, année 2025

Bamako, 24 août (AMAP) Les épreuves du concours direct de recrutement d’agents de la santé dans la Fonction publique des Collectivités territoriales, au titre de l’année 2025, ont débuté hier dimanche,23 août 2026, à Bamako, a constaté l’AMAP. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le Général de brigade, Issa Ousmane Coulibaly, accompagné du secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, a procédé à l’ouverture de la première enveloppe contenant les sujets, donnant ainsi le coup d’envoi officiel du concours au centre de formation professionnelle Soumaoro Kanté (CFP/SK). Au total, 21.990 candidats sont en compétition pour 170 postes, avec un quota de 15 % réservé aux personnes vivant avec un handicap. Ils sont répartis entre 22 centres et 487 salles d’examen à travers les régions et le District de Bamako. Les postes à pourvoir concernent notamment les médecins spécialistes, médecins généralistes, assistants médicaux, techniciens supérieurs de santé et techniciens de santé. S’adressant aux candidats, le ministre les a exhortés à compter sur leurs propres efforts et à aborder les épreuves avec sérénité. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à garantir un concours fondé sur la transparence, l’équité et le mérite. Les candidats composent dans deux matières à savoir l’épreuve technique, coefficient 3, et la culture générale, coefficient 2, chacune pour une durée de trois heures. À la fin de ce concours, 170 nouveaux agents seront recrutés pour renforcer les effectifs des Centres de santé de référence et des Centres de santé communautaire. IL est à noter que ce recrutement s’inscrit également dans le cadre des efforts du Gouvernement en faveur du renforcement des ressources humaines dans le secteur de la santé et de l’emploi des jeunes. KM (AMAP)

Culture : classification de plus de 150 manifestations, 255 organisations et 280 infrastructures, à travers le pays

Bamako, 24 août (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a présidé samedi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), la cérémonie de présentation du document qui classifie plus de 150 manifestations culturelles, 255 organisations et structures culturelles et plus de 280 infrastructures à travers le pays, en présence de plusieurs cadres de son département, des anciens ministres, et acteurs culturels. La mise en œuvre a été réalisée par la Direction nationale de l’action culturelle sous le leadership du département.  À travers cette initiative, le département entend améliorer l’organisation et la visibilité du secteur culturel national. Les différents outils mis à la disposition des professionnels comprennent les répertoires des manifestations, des organisations et des infrastructures culturelles, un Agenda culturel national harmonisé ainsi qu’une Cartographie culturelle du Mali. Selon les organisateurs, ces documents constituent des bases de données destinées à identifier, cartographier, promouvoir et professionnaliser les acteurs. Il s’agit d’un mécanisme pour mieux structurer les organisations, infrastructures et manifestations composant la chaîne de valeur culturelle. Ils doivent contribuer à renforcer la gouvernance culturelle, faciliter la collaboration entre les acteurs et assurer une meilleure coordination des initiatives à travers le pays. L’objectif est de renforcer la souveraineté culturelle, de soutenir le développement des territoires et de donner à la culture malienne toute sa place dans la construction du Mali Kura. Selon le ministre Mamou Daffé, ces documents vont au-delà de simples répertoires. « Ils donnent désormais au Mali une cartographie de son écosystème culturel et un véritable agenda culturel national », a-t-il souligné. Ils permettront notamment de mieux planifier l’action publique, de coordonner les manifestations, d’orienter les mécanismes d’accompagnement et d’accroître la visibilité des initiatives culturelles sur l’ensemble du territoire. « Ces données offrent une vision plus précise de l’ampleur et de la vitalité de l’écosystème culturel malien », a-t-il fait savoir. Cette démarche répond à une nécessité de mieux connaître les acteurs et les activités qui font vivre la culture dans les différentes régions. Et de mieux faire connaître les événements culturels maliens auprès des populations nationales qu’à l’international. Ce qui va  renforcer l’attractivité des territoires et la promotion de la destination Mali. Le ministre a enfin invité les créateurs, organisations culturelles, collectivités et partenaires à s’approprier de ces outils et à contribuer à leur actualisation avant d’afficher l’ambition de faire notre culture une force organisée, visible et créatrice d’emplois et d’opportunités. Le directeur national de l’Action culturelle, Cheick Karamoko Sissoko, a expliqué que le processus s’est appuyé sur une méthodologie, impliquant la préparation de fiches de collecte d’informations. Ainsi que leur transmission par les directions régionales de la Culture, les enquêtes culturelles, la compilation des données, les observations et suggestions successibles d’améliorer la qualité du document ont été intégrées  avant la validation et la présentation des différents outils aux parties prenantes. Le représentant du Réseau Kya, Djibril Guissé, a présenté sa plateforme numérique dédiée à la Cartographie culturelle du Mali. Élaborée en partenariat avec le département dans une dynamique de partenariat public-privé, cette plateforme a pour vocation d’identifier, de géolocaliser et de valoriser les ressources culturelles du pays sur l’ensemble du territoire national. Selon lui, cette initiative intervient dans le contexte de l’Année de l’Éducation et de la Culture, décrétée par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Elle s’inscrit également dans la dynamique de Culture Mali 2026, du Programme Maliden Kura 2025-2027, des recommandations des États généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, ainsi que de la Vision Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063. GT/KM (AMAP)

Diamou : Le “ Ton Sènô ”, valeur essentielle de la société Khassonké, basée sur la solidarité et l’entraide

Diamou, 24 août (AMAP) Dans les champs d’arachide du Khasso, les vacances scolaires prennent des airs de fête. Sous le soleil, les jeunes filles travaillent, chantent, dansent et plaisantent. Les coups de daba se succèdent au rythme des voix et des rires. Ici, le travail collectif est aussi un moment de retrouvailles, de partage et de renforcement des liens. Travaux champêtres collectifs Durant la période des travaux champêtres, les jeunes d’une même génération se mobilisent pour venir en appui aux familles. Les filles interviennent notamment dans les champs d’arachide, une culture traditionnellement pratiquée par les femmes. Elles se déplacent à tour de rôle dans les différentes parcelles et peuvent également travailler dans les champs de particuliers contre rémunération. Le groupe de Mariam Baldé, composé de neuf jeunes filles scolarisées, de la huitième année au lycée, participe à cette dynamique. Comme beaucoup d’autres jeunes du Khasso, elles profitent des vacances pour travailler avant de reprendre le chemin de l’école. Pour Mariam Baldé, ces journées ont surtout une valeur sociale. Elles permettent aux membres du groupe de se retrouver régulièrement et de consolider leurs relations. « Cela nous permet de rester ensemble et de renforcer nos liens. Avec l’argent que nous gagnons, nous pouvons aussi acheter des habits pour la nouvelle rentrée scolaire », explique-t-elle. L’activité leur procure ainsi un petit revenu, mais elle leur offre surtout l’occasion de vivre ensemble une expérience qui renforce la solidarité entre les membres. Le travail partagé, les discussions, les chants et les moments de détente créent une véritable complicité au sein du groupe. Cette expérience peut aussi les préparer à leur future vie familiale. En participant aux activités agricoles, elles se familiarisent avec un travail qui occupe une place importante dans la vie des ménages du Khasso. « Cela nous permet également d’apprendre et d’aimer l’agriculture avant notre mariage », souligne Mariam Baldé. Rareté de la main d’œuvre Cette transmission des savoir-faire agricoles prend une importance particulière dans un contexte où la main-d’œuvre se fait de plus en plus rare. De nombreux jeunes à la recherche de revenus se tournent aujourd’hui vers les activités minières. Les agriculteurs peinent alors à trouver suffisamment de bras pendant les périodes de pointe. La mobilisation des jeunes apporte une réponse locale à cette difficulté. Les propriétaires de champs disposent d’une main-d’œuvre disponible, tandis que les jeunes peuvent gagner de l’argent pendant leurs vacances. Des souvenirs au rythme des tam-tams Pour Djeneba Diallo, ménagère, les scènes observées aujourd’hui dans son champ rappellent une époque où la pratique était encore plus largement partagée entre les jeunes d’un même quartier. Elle raconte avec nostalgie qu’à son époque, filles et garçons formaient un même groupe pour effectuer les travaux champêtres. Les journées de travail étaient alors accompagnées des tam-tams, qui donnaient le rythme aux différentes activités. Les garçons s’occupaient de la culture tandis que les filles chantaient et faisaient les louanges des plus grands travailleurs. Ces chants constituaient à la fois des encouragements et une manière de valoriser les efforts de chacun. Le champ devenait ainsi un véritable lieu de rencontre et d’animation. On y travaillait, mais on y chantait aussi, on plaisantait et on dansait. La convivialité occupait une place centrale dans ces journées collectives. Pour Djeneba Diallo, ces souvenirs illustrent la force des liens qui existaient entre les jeunes. Le travail agricole constituait alors un moyen de se retrouver, de s’entraider et de maintenir la cohésion au sein du quartier. Si les formes ont évolué avec le temps, l’esprit de solidarité demeure. Aujourd’hui encore, les jeunes continuent de se retrouver pendant les vacances pour apporter leur contribution aux travaux agricoles et partager des moments qui renforcent leur proximité. Une fête pour se dire au revoir Pour les jeunes filles, cette période de travail constitue également une parenthèse avant le retour sur les bancs de l’école. Une parenthèse qu’elles souhaitent terminer dans la joie. Le groupe de Mariam Baldé prévoit ainsi une grande fête le 22 septembre, à l’approche de la rentrée scolaire. L’occasion pour les membres de se retrouver une dernière fois avant de reprendre leurs activités scolaires et de se dire au revoir. « Nous allons faire une grande fête le 22 septembre pour nous dire au revoir », annonce Mariam Baldé. Cette fête viendra clôturer une saison faite de travail, de chants, de danses, de rires et de partage. Elle sera aussi un moment pour célébrer les liens tissés ou renforcés au fil des journées passées ensemble dans les champs. Des générations précédentes aux jeunes d’aujourd’hui, le “Ton Sènô” continue ainsi de faire vivre une valeur essentielle de la société Khassonké : l’entraide. Dans les champs d’arachide, les jeunes ne cultivent pas seulement la terre. Ils cultivent aussi l’amitié, la solidarité et la cohésion qui unissent toute une génération. ATB/KM (AMAP)

Egypte-Tanzanie : Le grand barrage Julius Nyerere, a été inauguré samedi

Bamako, 24 août (AMAP) Le lancement officiel du projet hydroélectrique du barrage Julius Nyerere située dans la région de Mkalinju, en Tanzanie, s’est déroulé ce samedi 22 août 2026.   Construit par le consortium égyptien formé par les entreprises Arab Contractors et Elsewedy Electric, ce chantier monumental figure parmi les plus grands barrages d’Afrique, a appris l’AMAP de Apanews. Le Premier ministre Mostafa Madbouly, représentant le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, a pris part au lancement du projet de barrage Julius Nyerere, aux côtés de la présidente de la République unie de Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, selon un communiqué publié sur la page officiel du Conseil des ministres égyptien. Une visite de terrain détaillée a été effectuée par les deux responsables pour s’assurer de la finalisation et de la pleine disponibilité opérationnelle du site. Ils ont aussi visité  la centrale hydroélectrique (Power House), une infrastructure abritant neuf turbines hydrauliques géantes d’une capacité unitaire de 235 mégawatts, portant la production totale à 2 115 mégawatts. Le poste de commutation (Switchyard) qui, d’une tension de 400 kilovolts, est conçu pour acheminer l’électricité produite et l’injecter dans le réseau national tanzanien via les lignes de liaison Chalinze 1 et Chalinze 2, a été également inspecté par les dirigeants. Enfin, Mostafa Madbouly et Samia Suluhu Hassan ont dévoilé la plaque commémorative marquant le lancement effectif du projet au service du peuple tanzanien en présence de délégations de haut niveau des deux pays.  KM (AMAP)