San : Lancement de la distribution gratuite des moustiquaires Imprégnées d’insecticide
San, 8 décembre (AMAP) Le lancement de la distribution gratuite des moustiquaires Imprégnées d’insecticide à longue durée d’action a été présidé samedi à San, par l’adjoint du préfet de Cercle, Abraham Kassogué, a constaté l’AMAP. Le représentant du Chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour adresser les remerciements et toute la profonde gratuite du gouvernement malien au Fonds Mondial et à l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur appui constant à l’endroit de notre pays en matière de santé. « Le paludisme qui constitue un réel problème de santé publique et représentant le plus de motif de consultation, est responsable de beaucoup de décès à travers le monde, majoritairement, au Mali où les enfants de moins de 5 ans sont les plus touchés. Face à cette situation, la moustiquaire Imprégnée d’insecticide à longue durée d’action reste l’un des meilleurs moyens efficients pour la prévention du paludisme » a déclaré M. Kassogué. L’adjoint du préfet de Cercle a en outre précisé que toute personne qui passerait par des moyens frauduleux pour s’en approprier, s’exposera à des sanctions prévues par la loi. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a recommandé la couverture universelle qui consiste à distribuer les moustiquaires à toute la population à raison d’une pour deux personnes, en moyenne, par ménage. La cérémonie s’est déroulée en présence des élus locaux, des représentants de PSI (Population Services International), des chefs de village et de quartiers, des représentants des services de la santé et du développement social. NC/KM (AMAP)
Irrigation de proximité : Le PASSIP renforce les capacités des acteurs agricoles
Bamako, 08 décembre (AMAP) Le Programme d’appui au sous-secteur de l’irrigation de proximité (PASSIP), a publé, jeudi, les résultats de la composante 2 du programme à la direction nationale du Génie rural (DNGR), a constaté l’AMAP. Le PASSIP, fruit de la coopération technique entre le gouvernement et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ), à travers la coopération allemande (GIZ), appuie le renforcement de capacités individuelles, organisationnelles des populations travaillant dans le domaine de l’irrigation de proximité, pour une mise en valeur durable des aménagements hydro-agricoles, afin d’améliorer leur situation économique et nutritionnelle. Il comprend quatre composantes, étroitement liées, à savoir la composante 1 qui appuie les services techniques de l’Agriculture pour assurer une meilleure coordination du Programme national d’irrigation de proximité (PNIP), en coopération avec les acteurs clés. La composante 2 vise à mettre à la disposition des prestataires publics et privés et démultiplicateurs, des capacités techniques, didactiques et pédagogiques nécessaires à la mise en œuvre du PNIP. Les composantes 3 et 4 appuient la mise en valeur des Aménagements hydro-agricoles (AHA) de proximité et l’amélioration de l’état nutritionnel des populations. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme, la composante 2 du PASSIP, dont le mandat arrive à terme, en fin décembre 2019, le PASSIP appuie la direction nationale du Génie rural, en partenariat avec les autres acteurs impliqués dans la formation professionnelle en irrigation de proximité, dont la Direction nationale de l’Agriculture (DNA), la Direction nationale de la Formation professionnelle (DNFP) et cinq centres de formation de référence pour la mise en œuvre et le suivi du Plan national de formation en irrigation de proximité (PNFIP). Rappelons que le PASSIP s’inscrit dans un cadre temporel global d’une quinzaine d’années, allant de 2008 à 2023, sous réserve de confirmation des options prises par les différentes parties prenantes. La phase en cours dure trois ans. Les activités du PASSIP sont financées, conjointement, par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), l’Union européenne (UE) et le ministère canadien des Affaires mondiales (AMC) et dispose d’un budget d’environ 28.674.118 d’euros, soit 18,638 milliards de Fcfa. Selon le conseiller technique chargé du suivi évaluation du PASSIP, Ali Diabaté,l’objectif de cette rencontre est la remise des résultats obtenus du processus de conception des modules de l’outil pédagogique pour le renforcement des capacités dans le cadre de l’irrigation de proximité à la direction nationale du Génie rural qui est la tutelle principale du programme. Il estime que la remise de ces résultats vise à exhorter les utilisateurs potentiels à valoriser les résultats obtenus à travers les structures chargées de la mise en œuvre des formations dans le cadre de l’irrigation de proximité. Il a ajouté que les acteurs qui ont participé à ce processus, sont invités à faire bon usage des différents résultats obtenus. Le directeur national du Génie rural, Aghatam Ag Alhassane a reçu les résultats du PASSIP. Il a souligné que l’atteinte de cet objectif nécessite le renforcement des capacités des acteurs à tous les niveaux de la production répondant aux besoins des exploitations agricoles. Il a, ensuite, exhorté toutes les structures en charge de la formation des acteurs de l’irrigation de proximité et les partenaires techniques et financiers de favoriser un cadre de valorisation des outils déjà expérimentés et adaptés aux réalités du terrain. La rencontre a enregistré la présence du représentant de l’ambassade d’Allemagne au Mali, Jan Meise ainsi que de nombreux invités. MS/MD (AMAP)
Yélimané : La FAO débourse 180 millions de francs CFA pour venir en aide à des petits exploitants agricoles
Yélimané, 8 décembre (AMAP)Le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation (FAO) a remis, le 2 décembre dernier à Yélimané, aux autorités administratives, un don en nature dont le montant est estimé à environ 180 millions de francs CFA, pour venir en aide à 200 petits exploitants agricoles démunis de 4 communes (Guidimé, Toya, Kremis, Kirané) du cercle, a constaté l’AMAP. A cet effet, les maraîchers ont bénéficié de 200 brouettes, 200 binettes, 200 arrosoirs, 500 kg de pomme de terre, des semences d’oignon, de choux et de tomates. Les éleveurs se sont partagés 125 chèvres tandis-que les aviculteurs ont reçu 125 poulets. La donation s’inscrit dans le cadre du projet de Collaboration Technique (PCT MLI 3703) dont la durée est de deux ans. Son objectif est d’appuyer les petits exploitants agricoles pour la résilience dans le contexte de l’adaptation au changement climatique. Il compte bien les faire sortir ainsi de la pauvreté. Les bénéficiaires ont salué la FAO pour la donation qui leur permettra de mener à bien leurs activités et d’en tirer profit. La cérémonie de remise s’est déroulée en présence des autorités administratives, des conseils communaux, des conseils de villages ainsi que les services techniques de l’agriculture et de l’élevage. AS/KM (AMAP)
San : Campagne de distribution gratuite des moustiquaires Imprégnées d’insecticide à Longue durée
San, 7 décembre (AMAP) La journée de sensibilisation des acteurs locaux sur la campagne de distribution gratuite des moustiquaires Imprégnées d’insecticide à Longue durée ( MILD), s’est déroulée jeudi à San, sous la présidence de l’adjoint du préfet de Cercle, Abraham Kassogué, a constaté l’AMAP. Les participants ont échangé sur entre autres, le paludisme et les moyens de sa prévention, son mode de transmission et les messages clés sur ses signes et symptômes, les moyens de sa prévention et son mode de transmission. Ils ont également échangé sur l’utilisation et l’entretien des moustiquaires Imprégnées d’insecticide à longue durée, le rôle et responsabilités des agents de distribution des moustiquaires lors de la campagne et les procédures de distribution des MILD. Le représentant du chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour rappeler que les moustiquaires ne sont pas remises pour être gardées dans les valises avant de préciser que leur usage quotidien demeure un moyen sûr de prévention contre le paludisme. La rencontre au cours de la quelle il a été précisé que la distribution prendra fin le 10 décembre, s’est déroulée en présence des autorités politiques et administratives locales , du chef de village, des chefs de quartiers de la commune urbaine de San, des représentants des services techniques déconcentrés de l’Etat, de la société civile et des acteurs de la santé. NC/KM (AMAP)
Région de Mopti: Les FAMa détruisent une base de terroristes
Bamako, 06 décembre (AMAP)Les Forces armées maliennes (FAMa) ont détruit, jeudi, une base terroriste entre WO et Mandoli, dans la Région de Mopti, indique l’Armée dans un communiqué. « Le bilan de cette intervention réussie, précise la source militaire, est de deux Groupes armés terroristes (GAT) neutralisés, trois terroristes faits prisonniers, ainsi qu’une vingtaine de motos brûlées ». Dans un autre communiqué, l’Armée indique que le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, s’est rendu, jeudi, à l’état-major général pour procéder au démarrage d’une nouvelle opération en mars 2020. Le nouveau concept opérationnel a été ainsi présenté au Premier ministre, qui, pour la circonstance, était accompagné de deux membres du gouvernement. Sur invitation du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de division Ibrahima Dahirou Dembélé, le chef du gouvernement est venu échanger avec les officiers sur le nouveau concept d’opérations (CONOPS). Cette nouvelle opération, qui durera cinq ans et concernera tout le territoire national, a été initiée, à la demande du chef suprême des Armées, le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, pour éradiquer le terrorisme sur toute l’étendue du territoire. L’objectif final de cette approche, indique la même source, « c’est la stabilité, le renforcement de l’autorité de l’Etat, la paix, le développement durable et, surtout, la libre circulation des personnes et de leurs biens ». La nouvelle opération militaire sera basée sur l’offensive à outrance et remplacera l’opération «DAMBE». AT/MD (AMAP)
Barouéli : Le projet de résilience inclusive et durable des agriculteurs et des pasteurs en discussions
Barouéli, 6 décembre (AMAP) Les travaux du cadre de plaidoyer du Projet de résilience inclusive et durable des agriculteurs et des pasteurs (RIDAP), ont pris fin mercredi à Barouéli, sous la présidence de l’adjoint au Préfet de Cercle, Lassine Namou, a constaté l’AMAP. Le cadre de plaidoyer regroupe l’administration, les services techniques du monde rural, les organisations paysannes pour l’amélioration de la résilience et l’accès équitable aux ressources naturelles des agriculteurs et pasteurs vulnérables afin de parvenir à une solution durable à l’insécurité alimentaire. L’objectif de la rencontre était de faire l’état des lieux de l’évolution du cadre par la revue des activités du plan d’action de l’année 2019. Depuis la mise en place du cadre de plaidoyer en mai 2019, certaines activités ont été réalisées, à savoir la facilitation de l’accès au financement des femmes auprès des institutions de micro-finances, la sensibilisation des acteurs hostiles au changement de comportement, la mise en place de Comité d’Appui aux Femmes (CAF). Le renforcement des capacités des organisations paysannes sur la vie associative selon l’acte uniforme de l’OHADA, sur les techniques de production maraichère, en technique d’élevage, les techniques de transformation et de gestion des ressources naturelle et celle des conflits liés au foncier notamment à Nougoula et Sougoun Bamanan, a été également réalisé. Le projet RIDAP, financé par DANIDA de CARE Danemark à travers CARE International Mali, est mis en œuvre par trois de ses partenaires, à savoir AMAPROS, ODI-Sahel et TASSAGHT sur la période allant de 2018 à 2021 dans les cercles de Ségou, Macina et Barouéli. JC/KM (AMAP)
La mévente décourage les producteurs de patate douce
Par Anne-Marie KEITA Bamako, 05 décembre (AMAP) « Madamou, wosso gnoumabèyè » « kilo yé doromè worowila ». En français : « Madame, par ici, de la bonne patate. Le kilo coûte 35 Fcfa ». Les vendeurs du marché de Sikasso hèlent ainsi les clients. Grossistes et revendeurs discutent les prix, autour de gros tas, à même le sol, et des sacs empilés dans des camions. A côté, des dames proposent de petits tas, à des prix variant entre 25 et 500 Fcfa. Sur les marchés de Sikasso et beaucoup d’autres de Bamako, on voit des montagnes d’invendus du tubercule. Faute de moyens de conservation, le gros de la production pourrit. Actuellement, c’est la saison de la patate douce. Depuis le début de novembre,les marchés sont envahis de ce tubercule.Les bonnes dames achètent par sac de 50 kg pour revendre. Au grand marché de Sikasso, on en trouve presque à tous les coins. Cultivé dans presque toutes les régions, plus particulièrement, dans la Région de Sikasso, le tubercule tend vers son déclin à cause du manque de moyens de conservation et de transformation. Or, son succès, depuis quelques années, ne se dément pas au Mali, en général, et dans la Région de Sikasso, en particulier. La production de patate douce a permis la création de beaucoup d’emplois pour les jeunes et constitue une source de revenus pour de nombreuses exploitations familiales. Cultivée en hivernage, la patate douce peut couvrir plus de 25 % des superficies cultivables. Sa culture exige peu d’investissement monétaire et reste une Activité génératrice de revenus (AGR) pour les femmes rurales.Producteurs, commerçants et revendeurs déplorent des pertes et souhaitent la mise en place d’une unité de transformation par l’Etat. Ne dit-on pas qu’aucun État ne saurait se développer sans Agriculture ? Il faut peut-être ajouter à cela qu’aucune Agriculture ne saurait prospérer si sa production n’est pas transformée et consommée. La Région de Sikasso est très riche en production de tubercules, fruits et légumes, notamment la patate douce. La production de cette Région est si importante que se pose le problème d’écoulement. Autrefois, destinée à l’autoconsommation des producteurs, la patate douce ne semble plus rentable à cause des difficultés qui s’amplifient dans le circuit de sa commercialisation. Les producteurs, du fait de la mévente, sont de plus en plus obligés de se débarrasser de leurs produits sur le marché, en les cédant à des prix dérisoires. Les acteurs évoquent une désorganisation, le manque de moyens de conservation et de transformation de ce tubercule en produits attrayants. L’absence, presque totale, de transformation contrarie fortement le développement de la production de la patate douce. Les excédents de production, les difficultés d’écoulement sur les marchés locaux et les pertes élevées dues au manque de moyens de stockage, exposent les producteurs à une activité peu rémunératrice d’où, la nécessité de réfléchir davantage aux possibilités de transformation. GROSSES PERTES – Hamidou Ouattara est grossiste et propriétaire de deux camions de plusieurs tonnes de patates qu’il a transportées d’un village non loin de Sikasso. Notre interlocuteur évoque le problème de l’écoulement de la patate douce, qu’il produit à perte. En effet, sur ses 2 tonnes, il arrive à vendre, seulement, 1 tonne par semaine. Le reste de sa marchandise pourrit dans les camions, sans trouver preneurs et fini par nourrir les animaux. Abondant dans le même sens, Amadou Diarra, revendeur de patate douce au marché de Sikasso, affirme qu’il est difficile d’écouler 10 sacs par jour. Pour lui, la seule solution est d’exporter vers d’autres pays, « or, certains pays, comme le Burkina Faso, exportent vers le Mali ses patates douces qui viennent s’ajouter à nos productions invendues », explique-t-il. « Sur ce marché, on retrouve beaucoup de commerçants burkinabè venus proposer leurs produits. Cette situation ne facilite pas l’écoulement de notre production locale surtout qu’il n’y a pas d’autres moyens que la consommation familiale », se plaint notre interlocuteur. Abdoulaye Traoré, grossiste à Sikasso fait partie des commerçants qui pensent que la culture et la vente de la patate ne sont plus rentables, ni pour les producteurs, ni pour les commerçants. Selon lui, chaque année, en cette période, le marché déborde de ce tubercule et les pertes liées à la mévente sont inestimables. « Nous, les commerçants, déplorons des pertes liées à la vente de la patate douce, car, nous n’avons les moyens ni de conservation, ni de transformation. Après une semaine, les patates douces ne sont plus conservables», a-t-il déploré. « Pour minimiser les pertes, nous sommes obligés de céder le sac de 100 kg à moins de 3.000 Fcfa et celui de 50 kg à moins de 1500 Fcfa. J’avoue que nous faisons moins de bénéfices », a déploré Abdoulaye. Il a regretté que le tubercule ne puisse être conservé longtemps après la récolte. La mévente aidant, les grossistes sont contraints de céder la cargaison à vil prix : le sac de 50 kg à 500 Fcfa à des éleveurs pour en faire de l’aliment bétail. L’abondance de ce tubercule a fait chuter son prix, au grand bonheur des consommateurs, mais, au détriment des producteurs. Dans ce marché, le prix du kilogramme varie, en cette période, selon les commerçants, entre 30 et 50 Fcfa. Ce prix, selon Abdoulaye Traoré, « pourra même connaître une baisse dans les jours à venir car, l’offre est supérieure à la demande ». Notre interlocuteur propose la régulation de l’offre, en créant des moyens de conservation. Pour lui, il faut une usine de transformation de la patate et de structuration de la filière pour sécuriser les débouchés des producteurs, encourager l’autonomie des femmes transformatrices et contribuer à la sécurité alimentaire. « De nombreux paysans produisent de la patate douce mais, les pertes post-récoltes sont inestimables du fait des problèmes liés à l’écoulement, à la conservation et au manque de moyens de transformation », a déclaré Djibril Traoré, commerçant grossiste à Sikasso. Il a ajouté que si rien n’est fait par les autorités, la production de la patate douce tend vers son déclin. Il a souhaité que l’aide du gouvernement en mettant les moyens de conservation et de transformation à la disposition des acteurs, vu l’engouement
L’ambassadeur américain, Dennis B. Hankins, à Kayes : sécurité et gouvernance au cœur des échanges
Kayes, 05 décembre (AMAP) L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Mali, Dennis B. Hankins, a effectué, mardi dernier, une visite dans la Région de Kayes en vue de s’imprégner des réalités de la 1ère région administrative, en recueillant les points de vue des populations et des autorités régionales. Après avoir rallié la Cité des rails par avion, le diplomate et sa délégation se sont rendus au gouvernorat pour rencontrer le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé. Lors de ces visites de courtoisie, l’ambassadeur Hankins a eu des échanges avec ses différents interlocuteurs sur des questions importantes dont la sécurité, la bonne gouvernance. Au Palais de justice, le diplomate américain est d’abord passé par le bureau d’accueil et la grande salle d’audience où il a été briefé sur les conditions de travail, avant d’accéder au bureau du premier président de la Cour d’appel de Kayes, Hamidou Banari Maïga. A l’issue de ces entretiens qui se sont déroulés à huis clos, l’ambassadeur Dennis B. Hankins s’est adressé à la presse pour expliquer l’objet de sa visite. « C’est une bonne opportunité pour moi de rencontrer les autorités, les élus, la société civile. Chaque région a ses questions importantes, ses services de base comme le transport. C’est important d’avoir le point de vue des populations, des élus et de la société civile sur des sujets comme la sécurité routière. Je veux avoir une vision globale du pays afin de mieux accomplir ma mission », a déclaré le diplomate américain. A l’aéroport international de Kayes Dag-Dag, Dennis B. Hankins a constaté, avec satisfaction, que le vol commercial est assuré (depuis une semaine) par Air Burkina, en collaboration avec Afrikayes Air. Il y avait 65 passagers à bord de l’avion qui a atterri sur le tarmac de Kayes Dag Dag. L’ambassadeur américain s’est, aussi, penché sur l’esclavage, une question troublante pour certaines communautés de la Région de Kayes. « L’esclavage est une tradition. Dans une société moderne, il faut appliquer la loi », a souligné Dennis B. Hankins, en faisant allusion à son séjour en Mauritanie, un pays où le phénomène pose problème. L’ambassadeur américain a constaté avec satisfaction que la situation sécuritaire est meilleure à Kayes par rapport à d’autres localités du pays. Cependant, les populations sont souvent confrontés à des problèmes de sécurité routière et de transit. « C’est important pour la population d’être vigilante. Bien vrai que vous êtes loin des foyers de tension, les terroristes peuvent voyager et attaquer, comme c’est le cas dans certaines zones minières du Burkina Faso », a averti Dennis B. Hankins. Il a assisté. mercredi, au lancement officiel du projet LAFIA « People at Peace », dans la salle de conférence du gouvernorat de Kayes. « LAFIA (mot bamanan signifiant la paix) » est un programme de « Mercy Corps » financé à hauteur de 1.500.000 dollars, soit 750 millions de Fcfa par l’USAID et mis en œuvre par Think Peace sur deux ans. « LAFIA » vise à renforcer la résilience aux conflits et à l’extrémisme violent des communautés urbaines et rurales, dans le Sud du Mali. BMS/MD (AMAP)
Kayes : La lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent au centre des débats
Kayes, 5 décembre (AMAP) Le projet « Lafia » dont le but est de réduire la vulnérabilité des jeunes à la participation aux conflits et aux actes de violences, a été lancé mercredi à Kayes, sous la présidence du Gouverneur de région, Mahamadou Zoumana Sidibé, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’ambassadeur américain, Dennis B. Hankins, du directeur pays par intérim de Mercy Corps, Mathieu Rouquette, et de nombreux invités Maliens et Américains. L’objectif du projet est d’aider les leaders politiques, traditionnels, religieux et féminins à résoudre pacifiquement les conflits entre groupes tout en réduisant les facteurs de conflits. Il intervient également dans l’accompagnement des acteurs locaux pour la mise en œuvre de politiques nationales de prévention de l’extrémisme violent et de la promotion de la réconciliation. Initié par Mercy Corps et Think Peace, et financé par l’USAID, ce projet dont le montant est estimé à environ 1 500 000 dollars pour une période de 2 ans, aidera les communautés de Bamako, Kayes, Diéma et Yélimané à accroitre leur résilience face aux conflits et à la violence extrémiste. Le projet Lafia utilisera cette résilience intégrée comme base pour appuyer le passage du Sud d’une situation de paix négative à une paix positive en utilisant une approche communautaire interpersonnelle. « Je salue votre engagement en faveur de la paix, de la sécurité et du développement. Nous devons réorienter la jeunesse vers un développement durable. Nous considérons ce programme comme une main tendue à Kayes, ville menacée à cause de l’esclavage et de la marginalisation. Le dialogue national renforcera la cohésion sociale », a déclaré le gouverneur de région. L’ambassadeur des Etats Unis, Dennis B. Hankins a pour sa part, mis surtout l’accent sur le caractère préventif du programme et le dialogue national en cours avant de préciser que son pays privilégie 3 approches (défense, démocratie et développement) qui sont nécessaires pour assurer la stabilité du pays. BMS/KM (AMAP)
San : Campagne nationale de distribution des Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée
San, 05 décembre (AMAP) Le comité local de pilotage de la campagne nationale de distribution gratuite des Moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) à longue durée, dans le cercle de San, a organisé sous l’égide du préfet de Cercle, Amadou Dicko, une réunion d’information et de sensibilisation sur la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée. L’objectif de la rencontre est informer et sensibiliser les participants sur les trois étapes essentielles qu’il faut minutieusement préparer pour cette campagne de couverture universelle en MII. Ces étapes sont relatives au dénombrement des personnes dans les ménages, à la distribution et au suivi de l’utilisation de ces moustiquaires. Selon le médecin chef du district sanitaire de San, Dr N’Fa Adama Diallo, le suivi de la mise en oeuvre de ce plan doit être fait par le comité local de coordination pour s’assurer de la prestation de service de qualité. Parlant de la distribution des moustiquaires, le médecin chef a dit qu’elle sera faite au prorata d’une moustiquaire pour deux personnes dans le ménage. Pour des ménages dont le nombre de personnes est impair, la distribution se fera en fonction du nombre pair, immédiatement inférieur. Toutefois, certaines personnes peuvent bénéficier à elles-seules, d’une moustiquaire. Il s’agit notamment des femmes ou hommes célibataires dans les ménages et qui ne partagent pas la chambre avec d’autres personnes. Le préfet de cercle, Amadou Dicko, en clôturant la rencontre, a invité les participants, notamment les hommes de médias, les leaders religieux et autres acteurs de la communication, à relayer l’information dans les ménages afin que cette campagne nationale de distribution gratuite des MII dont le lancement régional est prévu le 7 décembre prochain à Ségou, puisse être une réussite totale dans tout le cercle de San. Le préfet a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’un dénombrement fiable de personnes dans les ménages. À ce titre, il a mis en garde, toute personne qui tenterait de frauder au moment du comptage des personnes et pendant la distribution des moustiquaires. Selon lui, la loi sera appliquée dans toute sa rigueur à tous les contrevenants. NC/MD (AMAP)

