Goundam : Echanges sur l’emplacement des bureaux de vote situés dans des zones à risques à travers le Cercle

Goundam, 4 mars (AMAP) Le préfet de Cercle, Mamadou Konaté a présidé mardi à Goundam,  une réunion sur l’emplacement des bureaux de vote situés dans les zones à risque à travers le Cercle afin de trouver des concessions sans enfreindre aux textes de la  loi électorale, a constaté l’AMAP. Les participants ont échangé sur  le problème de Tilemsi où les communautés Termoze ne pourront pas voter à Tilemsi et l’insécurité dans les communes du Faguibine notamment, Essakane, Tin-Aicha, M’Bouna, et Binyagoungou et surtout le déplacement massif des populations à l’intérieur du Cercle. Ils ont rejeté le vote des déplacés internes sur leur site d’accueil et une majorité s’est prononcée sur le maintien des bureaux conformément à la décision et trouver une solution de sécurisation de tous les centres de bureaux de vote. Le Chef de l’exécutif local a déclaré que le souci permanent de l’État est de rapprocher les bureaux de vote des électeurs avant de rappeler que la rencontre fait suite à une instruction des hautes autorités, pour faire le point des bureaux de vote situé dans les zones d’insécurité, le problème sécuritaire des électeurs, en vue de faire un meilleur maillage sécuritaire des bureaux de vote. Le Cercle de Goundam compte 86.730 électeurs répartis entre 331 bureaux de vote. La rencontre a regroupé les membres de l’administration, les élus locaux et les mandataires des partis politiques du cercle. AT/KM (AMAP)

Digitalisation des opérations bancaires : L’équation de la sécurité

Par Aminata Dindi Sissoko Bamako, 04 mars (AMAP) La troisième révolution industrielle continue de chambouler nos habitudes, en rendant possible ce que l’on croyait jusque-là irréalisable. La révolution numérique, après avoir supprimé les distances, promet de briser les liens physiques, qui existent encore, entre administrateurs et usagers, en dématérialisant tous les services de base. A partir de son Smartphone, nous pouvons accéder aux services de base nécessaires, depuis son bureau ou son domicile. Par ailleurs, tel un poison et son antidote, des cybercriminels développent des savoir-faire similaires visant à faire sauter les garde-fou et autres mesures de sécurisation pensées et mises en place par les établissements financiers. En effet, le digital banking, fruit de la révolution numérique, qui participe davantage à l’atteinte de l’inclusion financière, en permettant à chaque citoyen, là où il se trouve, d’avoir accès aux services financiers, se réinvente en permanence. Afin de sécuriser les opérations, s’adapter aux besoins nouveaux de la clientèle et la rassurer, par la même occasion, sur la fiabilité des services. Pour satisfaire ces exigences, de nombreuses structures bancaires implantées au Mali migrent vers le numérique. Résultats : UBA mobile banking App, Bim express, Internet banking, E-Banking, Cauris web sont entre autres services digitaux bancaires que proposent certaines structures bancaires maliennes. Les banques maliennes ont, ainsi, embarqué dans le train de la révolution numérique en développant de nombreuses possibilités de transactions en ligne. Grâce à ces produits, il est possible, aujourd’hui, de faire des transactions financières. Cela, grâce à un partenariat entre des institutions bancaires et des services de transfert d’argent, comme Orange Money. Coopération qui permet au client d’interconnecter ses comptes bancaires et Orange Money pour ainsi faire des transactions, régler ses factures d’électricité et d’eau, et même renouveler ses abonnements télé. TRANSFERT – La Banque de développement du Mali (BDM) est à la pointe de cette mutation technologique, selon sa directrice chargée du marketing et du digital. «Il s’agit, pour le client, d’être domicilié à la BDM mais aussi d’avoir un compte Orange Money. Une fois que vous souscrivez, vous pouvez à travers les menus Orange Money avoir votre solde bancaire, le mini révélé. Vous pouvez, également, transférer de l’argent de votre compte bancaire vers votre compte Orange Money et vice versa. Cette solution permet d’avoir accès à votre argent depuis votre quartier. Etant donné qu’il n’y a pas d’agences bancaires dans tous les coins de rue, mais il y a des kiosques Orange Money », explique Mme Doucouré Assan N’Diaye. Elle souligne que la BDM travaille sur ce chantier depuis plus de cinq ans et que ces projets ont connu un essor à partir de 2017. « En plus des transactions via le mobile, la banque met à la disposition de ses clients d’autres offres. Certaines sont conçues pour toute la clientèle, d’autres pour une clientèle ciblée comme les grandes entreprises ou des particuliers », spécifie-t-elle. Conçu pour les grandes entreprises, le « E-Banking » est, par exemple, dédié exclusivement à la consultation et à l’édition de coordonnées de compte. Le e-payement, lui, permet à une entreprise d’ordonner un virement à partir de son bureau. « Il n’y a plus de papiers qui circulent, plus de longue file d’attente pour pouvoir déposer des ordres de virement et attendre qu’ils soient exécutés. Depuis leur bureau, les clients peuvent télécharger les états de virement et, automatiquement, c’est intégré au niveau de la BDM », commente Mme Doucouré Assan N’Diaye. Les particuliers ne sont pas oubliés. « Une fois que vous avez des cartes bancaires, vous êtes automatiquement enrôlés sur Cauris web qui est comme un guichet automatique ambulant dans votre poche, à travers votre téléphone. Grâce à Cauris web, vous pouvez avoir accès à plusieurs transactions. Comme consulter vos soldes et avoir des mini-relevés, ou activer et désactiver votre compte», explique Mme Doucouré. Notre interlocutrice précise que sa structure considère cette année comme celle de la digitalisation. De ce fait, d’autres produits innovants seront lancés. Ils permettront à ceux qui n’ont pas de compte à la BDM d’avoir accès à certains services bancaires, à travers un portemonnaie électronique. A la question de savoir si ces offres ont un coût, elle répond : « Toute offre a des coûts qu’on le dise ou pas. Mais, ces coûts sont bien étudiés pour permettre au maximum de clients de les supporter ». CULTURE DU CASH – Toutefois, le défi est la familiarisation des clients avec ces offres. « Nous sommes dans une culture du cash, du contact physique. C’est toute une sensibilisation qui sera faite pour que le client comprenne l’importance de la digitalisation qui est un processus auquel on ne peut pas échapper. Ou vous êtes dans le train ou vous restez derrière les autres », soutient-elle. La Banque internationale pour le Mali(BIM) est, elle aussi, entrée de plain-pied dans la numérisation. « Depuis quelques temps, nous avons le SMS banking qui permet de consulter son compte via le mobile et permet de consulter le solde du compte en temps réel. A chaque fois qu’il y a une opération de débit ou de crédit, le client reçoit instantanément une alerte lui spécifiant qu’une opération est en cours sur son compte », dit le directeur adjoint des marchés des particuliers et des productions libérales à la BIM et chargé du volet formation E-banking et SMS banking, Daouda Sissoko. Et d’ajouter : « Nous avons, également, Adria ou BIM net qui permet de consulter son compte via internet. Cette offre est mieux adaptée aux entreprises. Ces deux offres permettent, également, de télécharger l’extrait de compte en formant PDF par mois pendant douze mois. Ils fonctionnent 24 heures sur 24 tant que le réseau fonctionne normalement ». Ces innovations, somme toute nécesssaires, ne ne serviraient à rien si les banques ne disposaient pas de mesures de sécurité visant à protéger les clients et les opérations.La digitalisation a comme corollaire la multiplication des attaques informatiques contre les banques, le développement de la cybercriminalité. Attaques malveillantes contre lesquelles les banques ont l’obligation de trouver des parades. A ce propos, Mme Doucouré assure que les solutions numériques de la BDM sont protégées par plusieurs niveaux de validation. « Les

Koulikoro : Echanges sur les élections législatives

Koulikoro, 03 mars (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Ba, a présidé, lundi, à Koulikoro, une rencontre d’échanges, d’informations et de sensibilisation sur les prochaines élections législatives avec l’ensemble des acteurs. Dans la salle de conférence du gouvernorat, en présence du gouverneur de la Région de Koulikoro, e général Débérékoua Soara, le ministre, dans son exposé liminaire, a évoqué l’audit du fichier, les procurations et les assesseurs. Faisant le point de l’organisation du scrutin, M. Ba a déclaré : « Les informations fournies par les collaborateurs de la défense et de la sécurité, les gouverneurs et les préfets assurent que toutes les dispositions sont prises pour que les élections se tiennent normalement et que la population sera sécurisée pendant le processus électoral. Le gouverneur Soara a précisé, qu’au niveau de la Région de Koulikoro, après la révision du fichier électoral, on dénombre 1.179.404 électeurs et 3.544 bureaux de vote. Concernant les candidatures, la région a enregistré 60 listes dont 31 regroupements de partis, 25 listes uniques de partis politiques et 4 listes de candidatures indépendantes. «Dans le cadre de l’organisation des élections, nous pouvons affirmer que les préparatifs vont bon train, les besoins en matériels électoraux ont été évalués par l’ensemble des cercles et communiqués au département», a rappelé le gouverneur. A propos de la sécurité, le ministre a, particulièrement, insisté sur les cas de Nara, Kolokani, Banamba et une partie de Koulikoro. «Nous avons établi une carte de sécurité, circonscription par circonscription, qui tienne compte des dangers mais, aussi des solutions apportées pour que le processus se déroule dans les meilleures conditions», a assuré Boubacar Alpha Ba. Plusieurs questions ont été soulevées lors des débats, à savoir la distribution des cartes d’électeurs, les procurations, la sécurité, la prise en compte des déplacés, les menaces à l’endroit de certains candidats, entre autres. Sur ces questions, le ministre a rappelé la responsabilité de tous dans le déroulement de ces élections.Il a instruit les préfets et sous préfets à inviter les présidents de Conseil de cercles, les maires et chefs de village afin qu’ « ils s’impliquent correctement pour faire de ce processus une véritable réussite et un véritable acte de citoyenneté ». AM/MD (AMAP)

Banamba : Attaque contre une agence de banque à Touba  

Banamba, 03 mars (AMAP) Cinq hommes armés, sur trois motos, ont attaqué, lundi, aux environs de 17 h 45 mn, l’agence de la Banque de développement du Mali (BDM) de Touba, en tirant en l’air, sans faire de victimes en vies humaines. Les bandits, qui étaient enturbannés, ont aussi brulé le véhicule d’un pharmacien, à côté de l’agence bancaire et tiré dans l’ordinateur du guichetier caché dans la banque. Ils ont rencontré, dans son bureau, le directeur de l’agence, sans échanger de mots avec lui. Ils ont, encore, criblé de balles quelques équipements, le mur et le portail extérieur pour, ensuite, prendre la direction du village de Kérouané, emportant la moto d’un agent sanitaire. La brigade territoriale de la gendarmerie alertée, le commandant de brigade Souleymane Koné et son équipe se sont rendus sur le site pour constater les dégât, avant d’ouvrir une enquête. Le détachement des Forces armées maliennes (FAMa) et la garde nationale se sont mis à la poursuite les bandits armés. Selon nos sources, il y aurait eu, avant l’arrivée des renforts des échanges de tirs, pendant quelques minutes, entre les assaillants et un garde de l’agence, les empêchant d’atteindre leur objectif. Le garde, qui croit avoir vu 12 bandits sur six motos, aurait récupéré deux armes des agresseurs et une moto. AT/MD (AMAP)  

Grève des enseignants : Reprise des cours dans certains établissements  

Bamako, 03 mars (AMAP) Des enseignants ont répondu favorablement à l’appel à la suspension de l’arrêt de travail lancé par le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC), au grand soulagement des élèves et des parents, a constaté l’AMAP, lundi, à Bamako. Le SNEC a décidé, à la suite de sa réunion extraordinaire tenue le 23 février dernier, de «suspendre sa participation à l’observation du mot d’ordre de grève de 480 heures, soit 20 jours, à compter du 28 février 2020, décrété par la synergie, évoquant le contexte sécuritaire». Par la même occasion, il a suggéré aux autres organisations syndicales de la synergie des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, un changement de stratégies afin de rapprocher les points de vue du gouvernement et des syndicats et d’éviter une nouvelle année de crise. Pour ce faire, le SNEC a fait des propositions de sortie de crise, notamment l’alignement de la grille des enseignants sur l’indice plafond 1100 à compter de mars 2020 pour la catégorie A avec deux mois de rappel (janvier et février 2020), de la grille des enseignants sur l’indice 1200 à compter de janvier 2021 pour la catégorie A, le paiement par tranches des rappels de douze mois de l’année 2019, en fonction des moyens de l’Etat et la saisine des juridictions compétentes sur l’application de l’article 39. Ces propositions du SNEC ont été rejetées par les autres syndicats signataires du 15 octobre 2016. Pour autant, le secrétaire général du SNEC tient à un changement de stratégie pour arriver à l’atteinte des objectifs. «Nous avons longtemps appliqué la négociation positionnelle qui a, jusque-là, montré ses limites. Nos multiples grèves, meetings, assemblées générales et marches pacifiques depuis décembre 2019 n’ont pas pu aider à satisfaire les doléances. Chaque partie reste campée sur sa position. Cela ne fait pas bouger les choses. Quand le gouvernement propose, nous, syndicats de l’éducation, devons aussi faire une proposition pour rapprocher les positions. Si nous ne bougeons pas, le gouvernement ne bougera pas aussi», a déclaré Moustapha Guitteye, à l’endroit de ses camarades. Au regard des avancées constatées et compte tenu de la situation sécuritaire du pays, le SNEC a demandé à ses militants et à tous les enseignants de reprendre normalement le travail à partir de lundi 2 mars 2020 pour ne pas compromettre l’avenir des enfants. Un parent d’élève, qui a requis l’anonymat, a remercié le SNEC pour son sens de la responsabilité. Il a invité les autres syndicats à emboiter le pas au SNEC. «Si les enfants deviennent des victimes collatérales des grèves des enseignants, nous ne pouvons pas avoir les meilleurs cadres de demain», a-t-il laissé entendre. Dans certains établissements scolaires, les cours n’ont pas repris. Au groupe scolaire Mamadou Konaté et à l’Ecole publique fondamentale «Place de la République», notre équipe de reportage a constaté que le mot d’ordre de grève était bien observé. Par contre, les enseignants affiliés au SNEC ont bel et bien repris les cours, lundi, dans les écoles de Banconi, Djélibougou et Sébénikoro. Le secrétaire aux revendications de la synergie, Adama Bengaly, a fait savoir que le SNEC n’avait pas besoin d’envoyer une lettre pour proposer une autre stratégie de lutte. « Son secrétaire général aurait, a-t-il dit, pu simplement rencontrer ses homologues pour en discuter ». Depuis quelque temps, les huit syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 multiplient les grèves et les marches pour exiger l’application de l’article 39 de la loi n°007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. SYW/MD (AMAP)      

Sikasso : Trois blessés, 2 motos et une importante somme d’argent emportées par des bandits dans un cambriolage

Sikasso, 3 mars (AMAP) Trois personnes ont été blessées, deux motos et une importante somme d’argent emportées dans le cambriolage d’une boutique Orange Money et d’une station d’essence,  par des bandits armés, samedi, dans la capitale du Kénédougou, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Des bandits armés, qui sont arrivés dans les environs de 21h dans une boutique d’Orange Money, dans le quartier Sanoubougou, non loin de la direction régionale des Douanes, ont tiré sur l’opérateur, le blessant avant d’emporter sa moto et une importante somme d’argent. Les assaillants ont pris la fuite, après des tirs de sommation de la sentinelle stationnée au poste de l’entrée des bureaux de la Douane, selon nos sources qui précisent que les mêmes bandits ont cambriolé, dans le même quartier, la station « SOMAYAF » sur la route de Bobo Dioulasso, blessant deux personnes et emportant une moto et une importante somme d’argent. Des enquêtes ont été ouvertes par la police afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque, identifier et retrouver les assaillants et leurs complices. FD/KM (AMAP)

Lutte contre le terrorisme : En patrouille avec Barkhane dans le Liptako

Reportage d’Issa DEMBELE Bamako, 03 mars (AMAP)  «Ce n’est pas trop tôt !», réagit tout de go un soldat au grésillement de la radio du blindé n°34, annonçant un «personnel armé d’un AK47, en visuel ». A l’arrière du véhicule, ses frères d’armes n’en sont pas moins stimulés. Les regards se figent et les oreilles se tendent pour capter les détails sur cet ennemi circulant à « moto et habillé d’un tee-shirt bleu ». Il est 11 h 25, ce 17 février 2020. Le ratissage de la forêt d’Awagate, à environ 200 km, à l’est de Gao, dans le Liptako, vient juste de commencer. A l’invitation de la force Barkhane, qui maintient la pression sur les Groupes armés terroristes (GAT) dans le Liptako, afin de les priver de leurs moyens de combat et de l’espace pour s’organiser, nous avons embarqué aux côtés des soldats pour être au plus près des actions. Cette opération, d’une dizaine de jours, mobilise environ 150 hommes de la Légion étrangère française, deux militaires maliens qui jouent le rôle de pisteur, 41 véhicules, deux chiens et un drone. De quoi troubler le calme de cette forêt, devenue un repaire pour des katiba affiliées à l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS)et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Elles y cachent des quantités importantes d’armements, de munitions, d’explosifs et de moyens de communication. Durant cette mission, le capitaine Frédéric et ses hommes tenteront de dénicher les caches des terroristes. «Il ne s’agira pas de grands face-à-face», avait prédit, la veille, l’officier. Les terroristes préfèrent, en effet, la pose d’explosifs aux affrontements directs avec la force française. Et, lorsque certains d’entre eux sont repérés, ils abandonnent leurs armes et se font passer pour de simples bergers. Une fourberie que notre « homme armé » maîtrise à la perfection. Il lui aura fallu moins de dix minutes pour se débarrasser de son AK47 et disparaître des radars. «C’est un Usain Bolt ou quoi ?», ironise le sergent Karim. Son arme et son blouson, qui contenait un téléphone avec carte SIM, sont récupérés dans les sous-bois par les éléments du génie. Ils sont d’abord accrochés à des fils et tractés à distance pour « s’assurer qu’ils ne sont pas piégés », explique le lieutenant Mathieu, le chef de section du génie. Son équipe, munie de détecteurs de métaux et appuyée par deux chiens, se met aussitôt à fouiller les lieux pour trouver d’autres armes. Rapidement, le détecteur d’un soldat s’affole, mais c’est juste un morceau de fer. Et au bout de plusieurs minutes de recherche, aucune cache dénichée. Pas de trace non plus de notre présumé terroriste. Les soldats découvrent une moto, qui ne présente cependant aucun signe suspect. «On sait reconnaitre les engins des GAT», explique, plus tard, le colonel Nicolas, commandant du Groupement tactique désert n°2 (GTD-2). INVISIBLE – Sur plusieurs kilomètres, les soldats arpenteront, à pied, un terrain sablonneux clairsemé de quelques épineux. Des troupeaux de bœufs et quelques ânes tentent d’y trouver à paître. Pour le commun des mortels, la zone doit peu de choses à un enfer : le mercure monte jusqu’à 40 °C à l’ombre. La « marche » est encadrée par des véhicules blindés à la silhouette menaçante et surmontés de tourelles qui virevoltent parfois. Mais ici, comme dans tout le Liptako, l’ennemi est quasiment invisible. Et pourtant, les renseignements font état de la présence d’au moins trois motos équipées de 12.7 et d’une trentaine de terroristes dans ce secteur. Pour cette première journée, la troupe doit se contenter d’une seule arme, d’un téléphone avec sa carte et quelques munitions. Un butin bien maigre, mais encourageant puisque « certains font des semaines, sans rien trouver », se console l’officier Etienne. «Aujourd’hui, la moisson sera abondante», espère un sous-officier, avant d’embarquer dans son blindé, au deuxième jour de l’opération. Quelques heures plus tard, les contrôles de motos s’enchaînent. Dans ce contexte de guérilla, la vigilance doit rester de mise. Difficile, en effet, de distinguer le suspect du simple passant ou le simple citoyen du poseur d’Engins explosifs improvisés (IED). Pire, ici, les Français ne sont pas les bienvenus. Et celui qui ose se rapprocher d’eux, devient systématiquement une cible pour les GAT qui ont une emprise réelle sur la zone. La troupe s’en est rendue compte, dès le premier jour de l’opération, dans un hameauoù les habitants s’étaient montrés moins accueillants. « Ça ne veut pas forcément dire qu’ils sont tous des terroristes, mais ça prouve que la zone est sous emprise terroriste », confirme le colonel Nicolas. Aussi, l’argent des trafics, notamment de stupéfiants, permet aux GAT de s’attirer les faveurs des populations. La pose d’un IED peut rapporter, selon une source anonyme, plus de 250.000 Fcfa. Une petite fortune dans une zone où la misère se lit sur les visages. Ces explosifs, essentiellement fabriqués à partir de ressources locales disponibles, sont la principale menace pour Barkhane. Ils ont couté la vie à plus d’une dizaine de soldats, depuis 2013. Les populations locales ne sont pas épargnées. En 2019, 48% des victimes d’IED étaient des civils, contre 39% en 2018, selon les Nations unies. Pour briser l’emprise terroriste et rassurer les populations, Barkhane mise sur les actions civilo-militaires. A Gao, le capitaine Christine, la responsable de ce volet, est persuadée que c’est l’absence de projets qui grossit les rangs des terroristes. Ainsi, lors des opérations, en particulier avec les Forces armées maliennes (FAMa), des aides médicales gratuites sont proposées à la population. Barkhane agit, également, en conduisant ou en soutenant des projets qui apportent une aide directe aux populations : accès à l’eau, à l’énergie, à la santé ou à l’éducation. En 2019, plus de 75 projets civilo-militaires ont été menés, dont 35 dans la zone du Liptako-Gourma. Actuellement, l’essentiel des efforts de Barkhane est concentré sur cette région, depuis le Sommet de Pau. Alors que le capitaine Fréderic fouillait la forêt d’Awagate, de fond en comble, deux autres sous groupements de Barkhane opéraient avec trois sections des FAMa dans le Liptako. Utilisant des modes d’actions variés pour surprendre l’ennemi, ils ont mis, du 12 au

Kidal : L’ambassadeur d’Allemagne prend part à l’inauguration des radiers construits par la MINUSMA

Kidal, 2 mars (AMAP) L’ambassadeur d’Allemagne au Mali,  Dietrich Pohl, est arrivé à Kidal, lundi, dans le cadre de l’inauguration des radiers construits par la Mission intégrée  multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a appris l’AMAP, de source proche de la mission onusienne. Le diplomate allemand,  qui a été accueilli par le chef de bureau par intérim de la MINUSMA à Kidal,  Djibril Ndime, et le commandant du secteur Nord, le Général Hamed Nassour Soye,  s’est rendu, après l’inauguration des radiers,  sur le chantier de construction de la nouvelle piste d’atterrissage qui bénéficie d’une importante contribution financière de son pays. Dietrich Pohl  a rencontré les travailleurs du bureau de la MINUSMA, les  autorités intérimaires de la ville, les autorités coutumières et religieuses, les officiers de l’Armée reconstituée arrivée récemment à Kidal.  les représentants de la société civile et des ONG partenaires, selon la même source. Le diplomate allemand et ses hôtes ont échangé sur, entre autres, les questions relatives à la paix, à la sécurité, à la réconciliation, à la cohésion sociale et au développement. Dietrich Pohl  a déclaré que son pays, tout comme la MINUSMA, sera toujours aux côtés des populations avant de rappeler les liens historiques qui lient l’Allemagne au Mali. Le projet, dont le coût est estimé à plus de 313 millions de FCFA, a été financé par le Canada, à travers le Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la Paix et la Sécurité au Mali. Les trois radiers insubmersibles situés dans les quartiers Aliou, Tazarghaft et à l’entrée du camp Général Abdoulaye Soumaré, construits par la MINUSMA pour sécuriser et désenclaver la ville, sont, à ce jour, le plus grand projet piloté par la MINUSMA dans la Région de Kidal. KM (AMAP)    

Tominian : Onze listes retenues pour les élections législatives

Tominian 02 mars (AMAP) Onze listes ont été retenues par la Cour constitutionnelle, pour les prochaines élections législatives, dans la circonscription électorale de Tominian qui, à l’instar des autres localités du Mali, prépare ces consultations. Parmi ces candidatures on compte trois partis politiques et 8 groupements de partis politiques Le 30 février 2020, le Préfet du cercle de Tominian avait réuni l’ensemble des acteurs pour une large information sur le scrutin. L’ensemble des listes ont respecté le quota de 30% des femmes. Les bureaux de vote dans la circonscription électorale de Tominian sont au nombre de 368, pour 97.421 électeurs dont 46.316 femmes et 51.105 hommes. ST/MD (AMAP)

Douentza : Six soldats tués et plusieurs blessés dans une opération de destruction de bases de groupes terroristes à Mondoro

Douentza, 2 mars (AMAP) Six militaires maliens ont été tués et plusieurs autres blessés dans une opération de destruction de deux sites de groupes terroristes, dimanche à Mondoro, localité située dans le cercle de Douentza, région de Mopti, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que  six militaires ont été tués, plusieurs blessés et des engins endommagés dans les environs de 22 heures, dans une opération de destruction de deux bases de regroupement des groupes terroristes. Les frappes aériennes des Forces loyalistes ont tué plusieurs terroristes et permis de récupérer un important lot de matériels aux assaillants, selon la même source qui précise que les militaires maliens blessés ont été acheminés à l’Hôpital régional de Mopti avant de déclarer que la zone est sous le contrôle des Fama. KM (AMAP)