Energie : Environ 39 milliards de Fcfa pour la construction d’une centrale solaire de 50 MW

Bamako, 5 février (AMAP) Les ministres maliens de l’Eau et de l’Energie, Sambou Wagué et de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, ont signé, mercredi, avec le président directeur général d’Africa, Middle East and Asia (AMEA Power),Hussain J. AINowais, deux conventions pour la construction d’une centrale solaire de 50 MW à Tiakadougou Dialakoro (Sélingué) et l’achat par EDM de l’électricité qui sera produite par ce site solaire. En signant cet accord de financement, le producteur émiratid’énergies renouvelables s’est engagé à mobiliser les 60 millions d’euro (environ 39 milliards de Fcfa) de financement nécessaire à la réalisation de ce gigantesque projet énergique. Par la même occasion AMEA Power va, au terme des travaux, vendre, durant 25 ans, l’électricité produite à partir de cette centrale solaire, avant de céder l’ouvrage au Mali. « Nous allons développer un projet solaire avec un contrat d’achat sur 25 ans. Cette signature s’inscrit dans le cadre de bonnes relations politiques et économiques existantes entre nos deux pays », a déclaré Hussain J. AINowais, interrogé à la fin de la signature. Fruit de l’engagement et de la persévérance des autorités maliennes, notamment le président de la République et le Premier ministre, qui souhaitent un investissement massif émirati au Mali, cette opération « est le début d’une série de projets dans des domaines stratégiques et créateurs de valeur ajoutée », a assuré l’entrepreneur émirati. Il a précisé que sa société espère boucler rapidement la phase de recherche de financement, afin de pouvoir commencer les travaux dont « la durée maximum dépasse rarement trois ans ». « Sa réalisation permettra l’amélioration du mixte énergétique au niveau national », a déclaré le chef du gouvernement. En ce sens que ces accords signés vont contribuer à l’atteinte de cet objectif fixé par le gouvernement et qui vise « la production d’énergie moins chère et propre ». Pour Dr Boubou Cissé, c’était l’objectif du président de la République et d’Energie du Mali. « Je suis heureux, aujourd’hui, de voir que ces objectifs sont en phase d’être atteints », a commenté le ministre de l’Economie et des Finances. « Cette signature est un bon exemple de renforcement du partenariat entre nos deux pays. Un partenariat qui était d’ordre politique et qui est en train de s’orienter, de plus en plus, vers des aspects économiques. Partenariat économique qui nous permettra de consolider cette relation que nous avons toujours développer avec les Emirats arabes unis », a-t-il dit. Tout en encourageant le président directeur général de AMEA Power à continuer de s’intéresser davantage au Mali, le chef du gouvernement a assuré que notre pays a beaucoup d’opportunité à offrir à l’entreprise émiratie, en termes d’affaires à développer pour le bien des deux pays. CMT/MD (AMAP)

Amateurs de « Soumbala » : Exigez l’épice à base de graines de néré

Par Fatoumata TRAORE Bamako, 5 février (AMAP) Le « soumbala » (pâte de néré) est un condiment très sollicité dans la cuisine africaine, plus précisément au Mali, grâce à sa saveur et ses bienfaits pour la santé. Le Parkia Bligobosa (néré) est une espèce d’arbre de la famille des Mimosaceae, originaire des zones sahéliennes et soudaniennes. Les connaisseurs assurent que le produit fabriqué à partir du néré est de meilleure qualité. L’épice à base de graines de soja est très présente aussi sur les étals et bon marché. Ses graines servent à la fabrication de l’épice, à la fois nutritive et médicale, appelée « soumbala ». Fabriquée à la main, cette épice est connue pour son odeur forte et est présentée sous différentes formes (boule, barre, poudre). Au Mali, le « soumbala » est produit, la plupart du temps, par des femmes rurales, de Ouélessébougou, Koutiala, Dio, entre autres. Celles-ci approvisionnent les grossistes des marchés de la capitale. Il est 9 heures lorsque notre équipe de reportage arrive à « Nionoplaci », au point de vente de la fameuse pâte appartenant à une entreprise. Ici, le « soumbala » se trouve au cœur des activités d’une myriade de grossistes d’épices. Assis devant sa boutique, coiffé d’un bonnet rouge et vêtu d’un uniforme vert et jaune, Aboubacar Touré trône au milieu de sacs et de cartons d’épices. « Les bienfaits du « soumbala » sont énormes, car il vient du néré qui est efficace contre les maladies du ventre et du corps et il est bon pour régulariser la tension artérielle. C’est pourquoi, les personnes âgées l’aiment beaucoup. Ce condiment protège contre certaines maladies néfastes comme le diabète, les douleurs gastriques et les infections », croit-il savoir. Notre interlocuteur est le gérant de cette entreprise qui vend depuis, plus de 30 ans, le « soumbala » du Mali et de la Guinée. Pour ce spécialiste, il y a deux qualités : « le ‘soumbala’ à base de graines de néré et celui à base de graines de soja appelé « soumbalachôw ». « La différence, ajoute-t-il, se situe au niveau de l’odeur et du goût ». Aboubacar Touré a précisé que le « soumbala » à base de graines de néré est plus doux que celui provenant du soja. Si tous les deux types ont leur importance, notre interlocuteur regrette tout de même la mise à l’écart  du « soumbala » à base de néré. Dans sa boutique, deux jeunes employés conditionnent la marchandise pour des clients. Pour M. Touré, les fournisseurs de Dio et de Koutiala produisent beaucoup plus que ceux de Ouélessébougou. Le vendeur explique que le prix en gros dépend de la qualité. Ainsi, le « soumbala » de Ouélessébougou est, généralement, présenté sous forme de bâtonnets et de petites boules. Il coûte 600 Fcfa le kg pour quelqu’un qui achète de 3 à 19 kg, et 550 Fcfa à partir de 20 kg et plus. Le « soumbala » de Koutiala et de Dio coûtent 500 Fcfa le kg. D’après le gérant, le « soumbala » de la Guinée est le plus cher car il est fait à base de graines de néré. « Les fournisseurs de la Guinée, nous cèdent le kilo à 1250 Fcfa le kg. A notre tour, nous revendons en gros à 1400 Fcfa le kg. Au détail, nous vendons le kg à 1500 Fcfa », nous confie-t-il. Aboubacar ne cache pas qu’il gagne bien sa vie dans le commerce du « soumbala ». Mais il déplore le peu d’intérêt des Maliens pour les produits locaux. Il évoque aussi le problème de conservation. « Si le « soumbala » est bien fabriqué, il peut faire 6 à 7 mois sans se détériorer », confie-t-il en bon connaisseur. Un peu plus loin de la boutique de Touré, Mamou Coulibaly propose divers condiments. « Je vends le « soumbala » du Mali uniquement, plus précisément celui de Dio qui a un très bon goût. Beaucoup de mes clients l’achètent mais ne se rendent pas compte que ça vient de Dio. Le « soumbala » de Dio est très riche en graines de néré », soutient-elle. Elle achète le kg à 1500 Fcfa et confectionne des boulettes qu’elle vend à 50 Fcfa l’unité. Grande amatrice du « soumbala », Kadidiatou Diakité ne tarit pas d’éloges au sujet de cette épice. « Le « soumbala est très bon pour la santé et relève le goût de certains de nos mets comme le «soumbalalafiri », la sauce gombo, la sauce d’arachide, la sauce de feuilles de patates « sakasaka », etc. « D’ailleurs, ajoute-t-elle, c’est ce que je m’en vais préparer aujourd’hui, c’est très bon », soutient-elle. Productrice de « soumbala », Awa Diarra habite à Ouélessébougou. Elle explique le procédé de fabrication. « On lave les graines et on les met dans la marmite pour les faire bouillir. Après, on les étale sur des sacs vides avant de les couvrir durant deux jours », explique-t-elle. Après cette étape, les graines sont pilées pour les transformer en pâte qui est conditionnée ensuite. L’épice est ensuite stockée dans des cartons pour être transportée vers les points de vente. La quinquagénaire ajoute que les revenus tirés de cette activité couvrent les dépenses de sa famille. Elle a acquis aujourd’hui son autonomie financière. Non loin de la « gare de la Guinée » à Djicoroni para, il y a des magasins de stockage de « soumbala » en provenance de la Guinée. Les revendeurs y vont en nombre parce que le « soumbala » de la Guinée est de très bonne qualité. Kôh Camara confirme. L’homme possède un grand magasin de « soumbala ». Selon lui, le « soumbala » de la Guinée est de bonne qualité parce qu’il contient uniquement des graines de néré. Et de préciser que c’est ce qui est vendu dans son magasin. Le produit venant de Guinée est mieux présenté et bien emballé dans des cartons. Ce qui le protège contre les impuretés. Voilà pourquoi notre vendeur assure qu’il n’a jamais eu maille à partir avec les agents de la sécurité sanitaire des aliments. FT/MD (AMAP)

Macina: Le démarrage des opérations du 5ème recensement général de la population et de l’habitat en discussions

Macina, 5 février (AMAP) Une rencontre d’information sur le démarrage des opérations du 5ème  recensement général  de la population et de l’habitat (RGPH 5) dans le Cercle, s’est déroulée ce mercredi à Macina, sous la présidence du préfet de Cercle, Karimou Coulibaly, a constaté l’AMAP. Il s’agissait de partager avec les membres du Comité local d’orientation de coordination et de suivi des actions de développement (CLOCSAD) des informations sur la réalisation de ce recensement général de la population et de l’habitat. Une commission locale de recensement a été  mise en place pour identifier et mettre en œuvre les stratégies nécessaires au bon déroulement des opérations, veiller au respect du calendrier des opérations établies par la commission nationale du recensement et  susciter l’implication de tous les acteurs locaux et communaux à toutes les phases du déroulement de l’opération. Elle aura également pour mission d’orienter, de coordonner, de suivre et d’évaluer les activités des commissions communales et du bureau local du recensement et de formuler des recommandations tendant à assurer une bonne exécution des opérations. Le chef de l’exécutif local  a saisi l’occasion pour inviter les participants à la rencontre de s’impliquer pour la réussite de ce recensement, une activité phare pour le développement du Cercle. La cérémonie a regroupé les élus locaux, les chefs de services techniques déconcentrés de l’Etat et les représentants des organisations de la société civile. AOK/KM (AMAP)

Mopti : Sept personnes décédées des suites de fièvre hémorragique virale Crimée -Congo à Kera

Mopti, 5 février (AMAP) Sept personnes sur 14 cas confirmés de fièvre hémorragique virale Crimée-Congo sont décédées à Kera, localité située dans l’aire de santé de Korientzé, district sanitaire de Mopti, a appris l’AMAP ce mercredi, de source proche du Gouvernorat. L’information a été donnée par les services de santé à la faveur d’une réunion du comité régional de gestion des épidémies et catastrophes, selon la Cellule de communication du Gouvernorat de Mopti. La même source, qui déclare que toutes les dispositions sont prises par les autorités et les services sanitaires de la région pour éviter la propagation de l’épidémie, ne précise pas l’âge des victimes, leur sexe, leur statut social ou encore les circonstances dans les quelles elles ont contracté la maladie. La fièvre hémorragique de Crimée-Congo (CCHF) est une maladie zoonotique transmise par les tiques, causée par le virus CCHF et caractérisée initialement par une fièvre, des maux de tête et un malaise, suivis de symptômes gastro-intestinaux et dans les cas sévères, d’une hémorragie, un choc et une défaillance multiviscérale. La CCHF est endémique de l’Afrique, des Balkans, du Moyen-Orient et de l’Asie Occidentale. Les cas sont généralement sporadiques, bien que de courtes épidémies nosocomiales surviennent parfois lorsque les pratiques appropriées pour le contrôle de l’infection ne sont pas respectées. Environ 500 cas sont rapportés par an dans le monde malgré l’absence de surveillance systématique, selon des sources médicales.  KM (AMAP)

Faits divers : Des assassins d’un adjudant-chef de police aux arrêts

Bamako, 5 février (AMAP) Deux membres d’une bande impliquée dans un braquage, dans la nuit du lundi 16 décembre 2019, dans la région de Bougouni, sur la route de Yanfolila, ayant couté la vie à l’adjudant-chef de police, Maciré Diakité, ont été mis hors d’état de nuire, a appris l’AMAP, de source policière. Le 23 janvier 2020 dernier, aux environs de 12 heures, des renseignements ont fait état d’un accident de la circulation routière, ayant entraîné l’admission aux urgences de l’hôpital Gabriel Touré d’individus activement recherchés pour avoir pris part à plusieurs braquages tant au Mali que dans certains pays voisins. Une équipe du Commissariat de police du 2earrondissement de Bamako s’est transportée sur les lieux où le nommé Amadou Bah a été arrêté et conduit au commissariat. Ce dernier était légèrement blessé et avait été libéré par le personnel médical, après les soins. Une perquisition chez lui a permis de retrouver un Pistolet mitrailleur (PM) avec un chargeur garni et trois ordinateurs portables. Amadou Bah a insinué que ces objets appartiennent aux nommés Dadi Diallo et Samba Bocoum (activement recherchés) avant d’avouer qu’il a participé à des braquages à main armée dans des pays voisins dont la Guinée, le Sénégal, la Mauritanie. Amadou Bah a dénoncé aux policiers les nommés Amadou Diallo, Amadou Barry (tous deux grièvement blessés) et Modibo Sow, comme les auteurs des braquages à Kolokani, Nara et Bougouni, où un policier avait été tué. Localisé et interpellé à Djalakorodji, par la brigade de recherche du Commissariat du 2earrondissement, Modibo Sow est passé à table. Il a divulgué le scénario du braquage qui a couté la vie au policier Diakité. « Je suis, effectivement, l’un des participants au braquage sur la route de Bougouni. Ce jour-là, j’ai été contacté par le nommé Oumar Sidibé pour aller exécuter cette opération. Nous nous sommes rendus à Bougouni, aux environs de 15 heures. Au total, nous étions au nombre de huit personnes dont cinq qui ont quitté Bamako. Aux environs de minuit, nous nous sommes servis d’un tronc d’arbre pour couper la voie. Le premier véhicule braqué était une camionnette suivie d’un bus… Il y a eu des échanges de tirs entre nous et les policiers. Notre camarade Abdoulaye Bah a été mortellement atteint tout comme un policier », a-t-il relaté. Les deux braqueurs ont été déférés devant le Procureur près du Tribunal de grande instance de la Commune IV du District de Bamako. OD/MD (AMAP)

Kidal échange sur les violences basées sur le genre

Kidal, 5 février (AMAP) Une rencontre de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG), destinée à une soixantaine de femmes, a été organisée lundi à Kidal, par le bureau de la Minusma à travers sa section des Droits de l’Homme, a appris l’AMAP de source proche de la mission onusienne. Organisée dans le cadre de 16 jours d’activisme contre les VBG, elle avait pour objectif  de  sensibiliser les femmes afin de prévenir et d’éliminer toutes les formes de violences basées sur le genre. Les échanges ont également  porté sur les besoins des femmes notamment en matière de formation et d’accès à l’emploi, l’implication des femmes dans les sphères de décisions,  un accès à la justice et la lutte contre l’impunité.   « Nous sommes venus vous accompagner et vous encourager à participer à la vie publique. Il est aussi de votre droit de vous impliquer dans toutes les décisions qui vous concernent, » a déclaré  Pascal Langeblé de la section des Droits de l’Homme du bureau régional de Kidal.  Le point focal genre de la Force du secteur Nord, Commandante Mbaye Mouminatou a, pour sa part déclaré que « la femme joue un rôle très important pour la société et que c’est pour cette raison qu’il faut la protéger avant d’assurer les femmes du soutien de la Minusma et les inviter les femmes à scolariser leurs enfants  Le porte parole des femmes,  Aicha Walet Sidi Mohamed de la Direction pour la promotion de la femme et de l’enfant, a remercié la MINUSMA pour la campagne de sensibilisation avant de déclarer que les femmes de Kidal sont dans une situation précaire et que mais malgré cela, elles répondent toujours présentes quand il faut s’impliquer pour trouver la paix. En rappel,  les 16 jours d’activisme se tiennent chaque année du 25 novembre au 10 décembre et pour cette année le thème était : « Tous unis à l’écoute des femmes et des filles survivantes de violences » et en raison des circonstances particulières, la région de Kidal a différé la célébration de ces journées. La rencontre a regroupé les autorités administratives et politiques, les élus,  de la représentante de la Police des Nations Unies (UNPOL/MINUSMA), Capitaine Apolline Traoré et les représentants de la société civile. KM (AMAP)

Tombouctou : Les jeunes organisent une journée ville morte et un sit-in suite à l’enlèvement du véhicule du lycée et la blessure d’une fillette

Tombouctou, 5 février (AMAP) Le conseil communal des jeunes de Tombouctou a organisé une journée ville morte mardi et  les jeunes du collectif « Tombouctou réclame ses  droits » la veille, un sit-in devant le gouvernorat, pour protester contre l’enlèvement du véhicule Hilux du lycée Mahamane Alassane Haïdara et la blessure d’une fille par des bandits armés, a constaté l’AMAP. Le véhicule Hilux qui devrait embarquer le proviseur du lycée à son domicile  au quartier Saraïkeni, lundi dans les environs de 7H45, a été suivi par des braqueurs. Descendu du véhicule, le chauffeur a fait face à des hommes armés qui lui ont intimé l’ordre de leur remettre la clé de son engin. Un des assaillants a tiré trois coups de feu en l’air pour effrayer le conducteur qui a jeté la clé et malheureusement une des balles a atteint, dans le vestibule d’une maison d’en face, une fillette qui a été évacuée à l’hôpital de Mopti en compagnie de ses parents pour des soins appropriés aux frais du Gouvernorat. Les bandits ont ainsi disparu dans la nature avec le véhicule du lycée et les manifestants ont décidé de poursuivre régulièrement leur sit-in devant le gouvernorat tant que le véhicule n’est pas retrouvé, selon des témoignages recueillis sur place. Un des manifestants qui a voulu garder l’anonymat s’est exprimé en ces termes : « que l’Etat prenne ses responsables, nous n’accepterons plus à ce que 2 ou 3 vagabonds viennent perturber ce calme qui a permis à la ville de retrouver son vivre ensemble MS/KM (AMAP)

Mines : Loulo-Gounkoto dépasse ses prévisions de 2019

Bamako, 4 février (AMAP) Le complexe Loulo-Gounkoto de la compagnie minière Barrick Gold Corporation (fusion Barrick/Randgold) a dépassé ses prévisions pour 2019 avec une production annuelle de 714.802 onces d’or, a annoncé, jeudi, son président directeur général, Mark Bristow. Lors d’une conférence de presse qui a sanctionné les travaux du Conseil d’administration, M. Bristowa indiqué qu’« avec le développement de la troisième mine souterraine du complexe qui devrait démarrer au quatrième trimestre de cette année, et un programme intensif d’exploration dans la zone de Kéniéba, Loulo-Gounkoto a un potentiel important de croissance et est bien placé pour répondre à tous les objectifs de son plan de 10 ans». En termes de contribution à l’économie, Loulo-Gounkoto a, au cours de 2019, dépensé près de 157 milliards de Fcfa au profit des entrepreneurs et des fournisseurs locaux. « Le complexe continue de développer les entreprises locales à travers la création d’un fonds de plus de 2,5 milliards de Fcfa, destiné aux projets d’incubation pour l’intégration des entrepreneurs locaux dans l’industrie minière », a indiqué Dr Bristow. Il a rappelé qu’au cours des 23 dernières années, Barrick et Randgold Resources ont contribué pour plus de 3.600 milliards de Fcfa à l’économie malienne sous forme de taxes, redevances, salaires et autres paiements aux fournisseurs locaux. « Au cours de la même période, nos mines au Mali ont payé plus de 1.350 milliards de Fcfa en dividendes, taxes et redevances à l’État », a déclaré Mark Bristow qui assure que « c’est un principe cardinal » pour Barrick que les communautés profitent de l’exploitation minière. En la matière, Loulo-Gounkoto a continué d’investir dans les programmes de santé communautaire, d’éducation et de développement économique. « L’un de ceux-ci est le complexe agricole mis en place et financé à hauteur de plus de 1,1 milliard de Fcfa », a étayé le PDG de Barrik. Ajoutant que le complexe a produit sa première promotion de 48 jeunes agriculteurs qui ont été installés sur 30 nouvelles fermes agricoles. En matière d’énergie, Loulo-Gounkoto est, conformément à la stratégie d’énergie propre de Barrick, pionnière du premier projet d’énergie solaire du groupe qui sera développé en quatre phases. La mise en service de la première phase est prévue pour la fin du premier trimestre et la dernière au cours du quatrième trimestre de cette année. «Cela ajoutera 20 MW au réseau du complexe, baissera le coût unitaire de son énergie et réduira les émissions carboniques de quelques 40.000 tonnes par an», a relevé Mark Bristow. CMT/MD (AMAP)  

Koro : Le trafic routier interrompu avec le Burkina Faso

Koro, 4 février (AMAP)  Le trafic routier est totalement à l’arrêt depuis plus de deux semaines entre la ville de Koro, au Mali, et Ouahigouya, au Burkina Faso, en raison des menaces de groupes « djihadistes » opposés à tout mouvement sur le tronçon, selon des sources locales Après avoir procédé au sabotage d’un pont entre le village de Bih et la frontière, les groupes « djihadistes » ont ensuite commencé à détourner les véhicules de transport de la route pour conduire tous les occupants, dans la forêt afin de faire des prêches avant de les libérer. Depuis quelques semaines, ils se sont plus radicalisés, interdisant tout trafic routier entre la ville de Koro et le Burkina Faso. Les travaux de réparation du pont saboté ont été arrêtés depuis le 19 janvier 2020, suite à l’explosion d’un Engin explosif improvisé (EEI) au moment où les travailleurs de l’entreprise chargée des travaux creusaient la fondation du pont, faisant 2 morts et 3 blessés parmi les ouvriers. Les conséquences de l’arrêt du trafic routier entre Koro et le Burkina Faso se font ressentir dans toute la Région de Mopti (Centre). La Route nationale (RN) 15, à partir de Bih, dans le cercle de Koro, est la principale voie de ravitaillement des cercles de Koro, Bankass, Bandiagara et Mopti. Les gros porteurs et les véhicules de passagers, en provenance du Burkina Faso, du Bénin, du Togo et du Ghana, sont obligés de faire un détour pour rallier la région de Mopti. Toute chose qui commence à impacter, négativement, sur le quotidien des populations et sur l’économie locale. Des groupes terroristes sont très actifs dans la forêt qui longe la bande frontalière entre le Mali et le Burkina Faso. Les attaques des villes et villages de part et d’autres de la frontière, sont fréquentes dans cette zone. Durant les deux dernières semaines, la stratégie des groupes terroristes a consisté à vider tous les villages de leurs habitants. Ils ont, successivement, attaqué les localités de Zon, Pongonon, Bonkounba, faisant 8 morts, emportant le bétail et brûlant totalement ce dernier village. La dernière attaque dans cette zone est celle de Bana Gakou, à environ 35 km de Koro, le 2 février 2020, qui a fait 4 morts. MD (AMAP)  

Mopti : La planification opérationnelle 2020 des activités dans les académies de Douentza et Mopti en débats

Mopti, 4 février (AMAP) Un atelier sur la planification opérationnelle 2020 des activités dans les académies de Douentza et Mopti, organisé par l’ONG Aide et Action dans le cadre du projet d’Accompagnement de la Jeunesse et des Collectivités dans leurs Initiatives de Formation et d’Insertion professionnelle (ACTIF/AEAI-Mali), s’est déroulé jeudi dernier dans les académies de Mopti et de Douentza, a constaté l’AMAP. Cet atelier avait pour objectif de faire le bilan des réalisations de 2019, de planifier les activités de 2020, de  partager et d’analyser les difficultés opérationnelles avec l’ensemble des acteurs. Le chef d’équipe du projet, Abdoulaye Diarra a rappelé la présence de l’ONG Aide et Action Internationale au Mali depuis 2018 qui met en œuvre la composante éducation et alphabétisation du projet ACTIF financé par l’AFD pour 4 ans (2018 – 2021) avant d’insister sur l’importance de l’organisation des ateliers de planification opérationnelle des activités qui permettent une appropriation de tous les acteurs. En 2020, le projet entend mettre un accent sur la construction et l’équipement de nouveaux centres d’alphabétisation, l’identification et le recrutement des animateurs et auditeurs des centres d’alphabétisation et post alphabétisation en français et l’organisation des formations et le recyclage des animateurs des centres d’alphabétisation et post alphabétisation en langues. A la clôture des travaux,  le projet ACTIF a remis aux différentes structures de sa zone d’intervention un important lot de matériels composé de bureautique (tables, chaises, matériels informatiques), des téléviseurs, de matériels didactiques et des matelas pour un coût d’environ 80 millions de nos francs. La cérémonie s’est déroulée en présence des directeurs des académies d’enseignement de Mopti et de Douentza, des directeurs des centres d’animation pédagogique, des instituts de formation des maîtres, des IPRES et des responsables des structures partenaires, Action Mopti, Alliance Franco-Malienne, Aide et Action et Humanité & Inclusion. DC/KM (AMAP)