Bankass : Une dizaine de villageois tués dans une attaque perpétrée par des hommes armés à Taama

Bankass, 29 mai (AMAP) Une dizaine de villageois ont trouvé la mort, plusieurs autres blessés et des habitations incendiées dans une attaque perpétrée mercredi, par des hommes armés non identifiés à Taama, dans la Commune de Ségué, Cercle de Bankass, au centre du pays, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources déclarent que des hommes armés non identifiés sont arrivés dans les environs de 20H ouvrant le feu sur les populations, tuant une dizaine de personnes, blessant plusieurs avant d’incendier les habitations. Nos sources qui ne précisent pas les moyens empruntés par les assaillants ou la direction qu’ils ont prise après leur forfait, indiquent que des informations avaient signalé leur mouvement dans la zone depuis plusieurs jours. Un éventuel déploiement des forces loyalistes dans la localité n’a pas été précisé par nos sources qui affirment qu’une mission de reconnaissance est annoncée pour évaluer les dégâts et venir en aide aux communautés en détresse. KM (AMAP)

Remise d’intrants agricoles à des producteurs de Mopti.

Mopti, 28 mai (AMAP) Les producteurs de la zone d’intervention du Projet irrigation de proximité et de renforcement de l’agriculture irriguée (IPRODI-Programme Mali Nord-KFW), des Cercles de Ténenkou, Youwarou et Mopti, ont reçu, mardi dernier, des intrants agricoles (semences, urée, phosphate) et du carburant, lors d’une cérémonie présidée par le Ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar. Composé de 96 tonnes d’engrais et 230 futs de gasoil, cet appui vise à accroître la production et la productivité agricole dans la Région de Mopti et assurer la sécurité alimentaire. Les bénéficiaires sont les producteurs des 5 nouveaux Périmètres irrigués villageois (PIV) totalisant 200 hectares et 3 périmètres maraîchers de 30 hectares réalisés cette année par IPRODI- Programme Mali Nord-KFW, financé par la coopération Allemande, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), le Japon et le Canada dans les cercles concernés. Le ministre de l’Agriculture a saisi l’occasion pour rappeler que l’approche du programme basée sur l’équilibre social entre les différentes communautés pour un accès équitable aux actions a permis de recoudre le tissu social, promouvoir le vivre ensemble et assurer l’autosuffisance alimentaire avec des surplus exportés vers d’autres régions. Selon lui, « cet excellent résultat dû à la prise en compte des spécificités de la zone, au dispositif institutionnel léger et flexible voulu par le gouvernement et le partenaire qui met en avant le rôle des collectivités doit être sauvegardé, pérennisé et renforcé pour le bien-être des populations ». Moulaye Ahmed Boubacar a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage de ces intrants pour accroitre la production et la productivité, pour créer des richesses et des emplois agricoles dont l’objectif sera de fixer les jeunes dans leur milieu naturel pour mettre fin « au fléau de la migration assassine ». Selon le coordinateur du projet, Ibrahima Cissé, la zone d’intervention du programme s’étend du Cercle de Tenenkou, dans la Région de Mopti, à Gourma Rharous, dans la Région de Tombouctou. Pour la campagne agricole 2020-2021, le programme a réalisé 45 nouveaux périmètres irrigués villageois de 40 hectares chacun, 10 périmètres maraîchers de 10 hectares chacun et aménagé 20 mares en moyenne pour les exploitants des deux régions. « IPRO-REAGIR rentre dans le cadre des projets IPRO qui constituent un programme d’appui au Programme national d’irrigation de proximité (PNIP) du ministère de l’Agriculture, sous la tutelle de la Direction nationale du génie rural (DNGR) » a indiqué M. Cissé. Démarré en 1994, le Programme Mali Nord (PMN), de par sa performance, s’est transformé, en 2000, en un Projet d’irrigation de proximité de Delta intérieur/IPRODI « pour mettre à la disposition des populations rurales des infrastructures hydro-agricoles de qualité dont l’entretien est à leur portée », a-t-il dit. DC/MD (AMAP)  

Bourem : Des bouchers nigériens pour faire du ‘kilichy’

Bourem, 27 mai (AMAP) Le chef des bouchers de Bourem, Ibrahim Bella Maiga, a fait venir du Niger des bouchers spécialistes du ‘kilichy’ la viande sechée très prisée chez nos voisins haoussa. Ces bouchers désormais installés à Bourem font le bonheur de toutes les communautés sédentaires et nomades de la ville. Le chef des bouchers de Bourem affirme abattre par jour boeufs, chameaux et petits ruminants pour les besoins des consommateurs mais le ‘kilichy’ se fait avec les filets de boeufs et de chameaux. Bourem étant un carrefour entre Gao, Tombouctou et Kidal, les usagers du tronçon constituent la clientèle, notamment sur la Route nationale menant au parking, au quai et au grand marché. Selon le chef des bouchers, la vente des produits se fait sous la supervision des agents vétérinaires. TMT/MD (AMAP)   

Kayes : La menace du COVID-19 existe toujours

Kayes, 27 mai (AMAP) Neuf cas positifs au COVID-19 ont été décelés à Gouina (Ouest) le 25 mai 2020, mettant fin à tout optimisme quant à la disparition de cette pandémie dans la Région de Kayes. Ces cas positifs à Gouina, où un barrage hydroélectrique est en chantier, sont des expatriés chinois. « Ils sont tous pris en charge par l’Hôpital du Mali », a précisé à l’AMAP le directeur général de l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes le Dr. Toumani Conaré. Les travaux du barrage de Gouina sont confiés à une société chinoise. Au moins, 1025 employés travaillent sur ce chantier, sans compter les Chinois. « On nous avait mis en confinement partiel pendant deux à trois jours. Ensuite, on a fermé la société depuis vendredi dernier et les employés ont tous regagné leurs lieux de résidence. Tout le monde ne réside pas à Gouina. Certains travailleurs rejoignaient leur famille dans les villages environnants et à Kayes après la journée de travail », a confié à l’AMAP un cadre de la société qui a rejoint sa famille à Kayes. Le Dr. Conaré a déclaré que ses services ont enregistré un cas suspect, à la date du 26 mai 2020. Selon lui, il n’existe aucun patient du COVID-19 dans sa structure. Avec la levée du couvre-feu, suite à de violentes manifestations, des habitants de Kayes avaient crû tourner la page du COVID-19. Dans les lieux publics, certains n’observent plus les mesures barrières. Dans les mosquées, comme au marché, les gens portent rarement les cache-nez et la distance réglementaire n’est pas respectée. Mais, dans les services publics, on conseille aux gens de respecter les mesures de prévention et de lutte contre le COVID-19. BMS/MD (AMAP)    

Bla : Des racketteurs appréhendés par les Forces Armées maliennes à Tounto

Bla, 27 mai (AMAP) Les Forces Armées maliennes ont appréhendé 16 racketteurs mardi à Tounto, localité située à 45 km au Sud de Bla, dans la région de Ségou, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Notre source précise que 16 personnes habillées en tenue de chasseurs ont été appréhendés par les forces loyalistes vers 14 H au moment où ils rackettaient les forains à Tounto. Les racketteurs ont tiré sur les forces loyalistes qui ont riposté faisant 2 blessés du côté des assaillants avant d’appréhender 14 autres qui ont été remis à la Brigade Territoriale (BT) de Gendarmerie de Pelengana à Ségou, selon notre source. La même source précise que les deux blessés ont été admis à l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou où l’un a succombé à ses blessures. Les Fama ont également récupéré au cours de l’opération, entre autres, des fusils de chasse, des téléphones, des couteaux, des bâtons, des cartes de brigade de vigilance, des cartouches, des effets vestimentaires et d’autres objets traditionnels qui ont été remis à la Gendarmerie. KM (AMAP)

Koulikoro : Cérémonie d’investiture du nouveau maire

Koulikoro 26 mai (AMAP) La cérémonie d’investiture du nouveau maire, Bakoroba Kané, précédemment 1er adjoint, s’est déroulée le week end dernier à Koulikoro, sous la présidence du préfet de cercle, Abdoulaye Koïta,   conformément aux dispositions de la loi 051 du 2 février 2017 portant code des collectivités territoriales, a constaté l’AMAP. Le poste de 1er adjoint du maire est revenu à Mamourou Traoré qui était également membre du conseil communal de Koulikoro. Le nouveau maire a salué son prédécesseur  pour sa brillante élection à l’Assemblée Nationale, la fidélité de son engagement et la qualité de son travail d’élu au service de la Commune. « La mission d’élu local est avant tout une mission de proximité. Nous avons le devoir de répondre aux préoccupations et aux besoins immédiats de nos concitoyens. L ‘exemplarité et la transparence doivent et devront  guider nos actions et je saurai en être le garant » a déclaré Mamourou Kané. En rappel, la cérémonie d’investiture est intervenue suite à la démission du maire de Koulikoro, Eli Diarra devenu député à l’Assemblée Nationale. AM/KM (AMAP)

Tombouctou : Visite du ministre de la Santé et des Affaires sociales

Tombouctou, 26 mai (AMAP) Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, en visite de travail de 24 heures à Tombouctou, jeudi dernier, a visité le Centre de traitement du Covid-19 de l’hôpital régional. Ce centre aménagé dans la cour de l’hôpital, les infrastructures,  reparties en 3 zones (rouge, jaune et vert) ont une capacité de plus 40 lits, selon le Dr Charles Dara, infectiologue. Dr Dara Dans  a indiqué que les 17 malades du Covid-19 sont dans un état stable « à part un seul qui est sous oxygénation et sevré souvent 1 ou 2 heures ». Il a ajouté que la moyenne d’âge des patients est de 53 ans et qu’à la date du 21 mai « on a enregistré 175 personnes contactes qui sont aussi suivies ». Le ministre qui s’est dit réconforté par ce qu’il a vu, a aussi écouté les problèmes du centre dont l’insuffisance du personnel, le manque d’équipement, l’amélioration des espaces d’accueil pour faite face à une éventuelle explosion de l’épidémie. M. Sidibé a instruit que tous les cas contacts soient prélevés et analysés afin de décharger ceux qui ne présentent pas de signe de la maladie et, au besoin, confiner ceux qui doivent l’être. Au Conseil régional de Tombouctou, le ministre a échangé avec certains acteurs et la société civile. Le gouverneur Koïna Ag Ahmadou a présenté la situation du Coronavirus de la Région où la maladie a fait son apparition le 6 avril 2020, avec un cas diagnostiqué à Bamako, chez un policier de la force internationale MINUSMA et 84 contacts dont 12 pour la ville de Tombouctou avec un cas probable. Tous ces cas ont été suivis selon les normes de confinement. Le gouverneur a indiqué que du début du Covid-19 à ce jour, la région a enregistré 31 cas positifs dont 5 femmes, 3 décès, 246 contacts dont 89 guéris et 157 personnes sont suivies. Une situation, sans doute, liée à l’insuffisance de la bonne pratique des mesures barrières édictées par le gouvernement, singulièrement  la non observation du nombre de personnes autorisées dans les cérémonies socioculturelles, la faible application de la distanciation physique lors de regroupements, le non respect  du port de masque. Malgré les multiples sessions de formation de la société civile,  la communication, la sensibilisation à travers  les médias, l’approche porte-à-porte menée par les acteurs culturels contre le Covid-19, bons nombres de personnes  ne croient, pas encore,  à la maladie dans la Région de Tombouctou. De son discours, il  apparait les 130 millions du gouvernement dont 50 millions pour la direction régionale de la santé et 80 millions pour le centre de traitement. Des contributions en nature  ont été enregistrées auprès des partenaires fortement engagés dans lutte contre le Covid 19  dans la région de Tombouctou. Le ministre  Sidibé a félicité tous les acteurs qui s’évertuent au quotidien pour trouver des solutions. Il a salué la synergie dans l’action de l’administration, du politique et des structures de la santé. Il a rappelé que contre le Covid-19, le seul moyen reste la prévention qui consiste à respecter les mesures barrières. Par rapport à certains problèmes relatifs au manque de personnel, le ministre a annoncé que le directeur des ressources humaines du département mettra des médecins et des infirmiers à la disposition de la santé de Tombouctou. Les équipements seront aussi renforcés et le département verra comment doter, au moins, une des Régions dans le Nord, en laboratoire mobile pour dépister la maladie à temps, pour la prise en charge, au lieu de se référer toujours sur Bamako. Sur un tout autre plan le ministre a rencontré les imams de la ville, chez l’imam de Djingareyber, pour demander leur aide dans la sensibilisation contre la pandémie et des prières pour juguler ce mal. MS/MD (AMAP)  

Diéma : La charrette, indispensable moyen de transport

Par Ouka BA Diéma, 26 mai (AMAP) Dans le cercle de Diéma, un peu partout, la charrette est beaucoup sollicitée. Il est rare, aujourd’hui, de voir dans la ville de Diéma, une famille qui ne dispose, au minimum, d’une charrette.  Quand vous veniez pour vous installer à Diéma, il fallait songer à vous procurer, avant tout, une charrette. Cela pouvait bien faciliter votre séjour. Ici, la charrette coûte cent vingt-cinq mille, voire cent cinquante mille francs Cfa. Mais, si c’est une seconde main, vous débourserez moins. Lorsque vous aviez besoin de charrette, dès que vous appreniez qu’un fonctionnaire sera muté, n’hésitez pas à aller le voir pour qu’il vous cède la sienne à un prix abordable. La charrette est un moyen de transport rudimentaire, vieux de plusieurs siècles et qui contribue à renforcer l’économie de nombreuses familles dans cette localité ou l’agriculture et l’élevage demeurent les activités clés. Malgré la présence de motos taxi dans la ville et dans certains villages, le rôle de la charrette semble ne jamais faiblir. Cet engin à deux roues, dépourvu de moteur, rend d’immenses services aux populations. Elle sert à transporter de l’eau, du fourrage, du bois, des denrées alimentaires, du matériel de construction et autres bagages. Pour déménager dans une nouvelle maison, on a besoin, souvent, de la charrette pour transporter les affaires. De même pour se rendre à une foire hebdomadaire, on charge les marchandises dans la charrette. La charrette permet d’assurer, dans certaines zones à accès difficile, surtout pendant l’hivernage, le transport de la femme enceinte en difficulté d’accouchement. On s’en sert  pour faire le battage des céréales (mil, sorgho, maïs), à défaut d’utiliser le fléau, un instrument traditionnel, fait en bois, ou le véhicule. SPECIFICITES – En milieu peulh et bambara, la charrette est tirée le plus souvent par l’âne. Si la charge est assez lourde, on attèle deux à trois ânes à la fois. Par contre, chez les Soninkés et les Maures, on utilise généralement le cheval ou le bœuf de labour pour tirer la charrette. En 1998, Adama Fané, a été le premier soudeur à se lancer dans la fabrication de charrettes. Il avait, à l’époque, son atelier à Nafadji, un village près de Diéma. Des commandes lui étaient faites de partout. Selon notre soudeur, en ces temps, la charrette avait de la valeur à Diéma. Chaque chef de famille voulait, à tout prix, en posséder. Le prix de la charrette variait entre 150 000 à 200 000 F Cfa. Mais actuellement, c’est le prix a dramatiquement baissé : avec quatre vingt mille ou même moins, vous pouviez vous en acheter. Malgré cette situation, Fané continue son métier. Gabougou Magassa, un notable, explique que c’est l’ex-Opération de développement intégrée du Kaarta (ODIK),  qui, dans les années 90 (il ne se rappelle plus de l’année exacte), fournissait en aux paysans des charrettes et autres intrants agricoles. C’est après que les ressortissants de Diéma, qui résident en France, ont commencé à acheter des charrettes à partir de Bamako, pour les envoyer à leurs parents. Un de nos interlocuteurs n’a aucun complexe à dire que grâce à la charrette, il parvient à faire face aux dépenses de sa famille. « Sans la charrette, soutient-il, je ne pouvais m’en sortir. Dieu merci, aujourd’hui, mes enfants sont devenus tous grands ». Pendant l’hivernage, Kalilou et ses enfants se rendent dans son champ, à plus d’un km, à bord de sa charrette, tirée par une jument, qu’il nourrit quotidiennement avec du mil. « C’est pourquoi, raconte-il, la bête a pris de l’embonpoint, les os de ses flancs ont disparu ». SUCCES STORIES – Cet agent d’une ONG humanitaire a acheté pour son épouse une charrette et un âne pour vendre de l’eau, qui marche en cette période de canicule. « Avec les recettes, poursuit l’homme, ma femme parvient à assurer le salaire du manœuvre et satisfaire ses petits besoins ». Après les récoltes, Bakary et ses compagnons vendent de l’herbe pour les animaux. Chaque jour, avant le lever du soleil, ils prennent le chemin de la brousse pour aller remplir leur charrette et venir servir leurs clients. Pour ce notable, Hamet Konté, la charrette est un outil précieux. Avec sa charrette, il n’envie personne, elle lui permet de ne pas vivre au crochet des autres. Un travailleur saisonnier, qui a préféré garder l’anonymat, vendait de l’eau avec la charrette, au compte de son patron. Au bout de deux ans, l’aventurier a acheté une charrette et un âne pour s’installer à son propre compte. Il continuait à vendre de l’eau. Il achetait un baril d’eau à 100 Fcfa et le vendait à 300 Fcfa. Grâce à ses revenus, il a pu ouvrir une petite échoppe. Au bout de quelques années, son commerce est devenu florissant. « Ma fortune, , je l’ai eue à la sueur de mon front », dit notre interlocuteur. OB/MD (AMAP)    

Kangaba : Le préfet de Cercle entame une mission de sensibilisation sur le Covid-19

Kangaba, 21 mai (AMAP) Le Préfet de Cercle, Mahamadou Maïga, accompagné du médecin chef du centre de santé de référence, Dr Moussa Soumana Maïga, du chef de service local de l’hydraulique, Luc Diarra, a entamé ce jeudi une mission d’information et de sensibilisation sur le Covid -19 dans sa circonscription, a constaté l’AMAP. La mission s’est rendue respectivement dans les communes de Karan, Naréna et Benkadi où elle a rencontré les conseils communaux, les notabilités, les leaders féminins et de la jeunesse sur la pandémie du coronavirus notamment son évolution et les mesures de prévention. Le Chef de l’exécutif local qui a donné l’exemple en se lavant les mains au savon et utilisant le gel, a saisi l’occasion pour insister sur l’application des gestes barrières et les mesures préventives notamment le port du masque, le lavage régulier des mains au savon, éviter les regroupements de plus de 50 personnes, le respect de la distanciation sociale et éviter de se serrer les mains, entres autres. Le médecin chef a, pour sa part, insisté sur les dangers que le Coronavirus fait courir, notamment l’abandon des centres de santé par la population et la réticence à la vaccination de routine. Dr Maïga a invité les populations à fréquenter les centres de santé et à faire vacciner les enfants pour éviter la réapparition d’autres épidémies comme la rougeole et la méningite. Il a précisé qu’aucun autre vaccin n’est disponible pour le moment et a appelé les populations à se méfier des réseaux sociaux qui véhiculent souvent des fausses informations. Le médecin chef a enfin saisi l’occasion pour rappeler les maires au paiement des quottes parts dans le cadre de la référence évacuation. A l’issue de la rencontre, les élus qui se sont dits comblés, se sont engagés à poursuivre la sensibilisation jusque dans les confins de leur commune afin que chacun fasse du Covid-19 son problème. La tournée d’information et de sensibilisation va se poursuivre dans les autres communes du Cercle après la fête de ramadan, selon une source proche de la préfecture.  SD/KM (AMAP)

Kangaba : 20 morts et 11 blessés dans un accident de la circulation entre Solabougouda et Naréna

Kangaba, 21 mai (AMAP) Vingt personnes ont été tuées et 11 autres blessées dans un accident de la circulation, mercredi, entre un minicar de transport de personnes en provenance de Bamako et un camion remorque circulant dans le sens inverse, sur le tronçon Solabougouda-Naréna, sur la RN 5, dans le Cercle de Kangaba, a appris l’AMAP de source officielle. Un camion remorque venant de la direction de Kourémalé a percuté le véhicule de transport public circulant dans le sens inverse vers 20H, entre Solobougoula et Naréna, faisant 20 morts dont 9 femmes et 11 blessés, précise un communiqué du Ministre des Transports et de la Mobilité urbaine. Les blessés ont tous été évacués à l’Hôpital Gabriel Touré pour leur prise en charge dans les services d’urgence médicale, selon le communiqué qui précise qu’aussitôt après  l’accident, les équipes techniques de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) appuyées par la Gendarmerie nationale se sont rendues sur les lieux pour constater l’ampleur de l’accident. La source, qui précise que la défectuosité du cardan et l’excès de vitesse du camion remorque sont les causes probables de cet accident tragique, « invite les conducteurs et usagers de la route au respect strict des règles de la circulation routière surtout en cette période de veille de fête de Ramadan où la mobilité sera très importante sur les routes des villes et des campagnes ». Le Ministre des Transports et de la Mobilité urbaine présente « aux familles endeuillées ses sincères condoléances et souhaite prompt rétablissement aux blessés ». KM (AMAP)