Douentza : Réouverture des classes d’examen
Douentza, 02 juin (AMAP) Les classes d’examen du second cycle, des écoles professionnelles et le lycée de Douentza ont ouvert leurs portes ce mardi 2 juin 2020, après plusieurs mois de fermeture à cause de la grève des enseignements et le confinement dû à l’apparition de la malade à COVID-19. Une délégation des autorités administratives, communales, scolaires, des forces de défense et de sécurité conduite par le préfet de Douentza, Mansa Sangaré, s’est rendue dans les trois second cycle de Douentza, au lycée et dans les établissements scolaires privés pour constater l’effectivité de la réouverture des classes. La délégation a pu noter la présence des élèves et des enseignants à l’école, la non disponibilité des kits de lavage des mains répondant aux normes. Seul des petits seaux, des bouilloires et du savon étaient disponibles. L’acheminement des masques pour les élèves et les enseignants a pris du retard pour arriver dans les établissements. Les enseignants au niveau des trois seconds cycles de la ville n’ont pas pris le risque de commencer les cours ce matin. Selon les directeurs de ces écoles, les élèves ont été répartis selon la norme de 25 par classe et toutes les dispositions sont réunies pour que les cours reprennent normalement le mercredi 3 juin. Par ailleurs, au lycée public de Douentza, la délégation a pu contacter la présence des élèves de Terminales. Quant aux enseignants, il n’y a eu que deux enseignants qui se sont présentés à l’école, les autres ont suivi le mot d’ordre de grève de leurs syndicats et ont boycotté la réouverture des classes de terminales. Au lycée public de Douentza, tous les kits de lavage de mains avec du savon ont été installés devant les salles de classe et dans la cour de l’école. Les masques étaient disponibles. Presque toutes les consignes pour éviter la contamination de la malade à COVID-19 étaient respectées.. AD/MD (AMAP)
Mopti : Reprise des cours dans les classes d’examen
Mopti, 2 juin (AMAP) Une ouverture partielle des classes concernant les niveaux d’examen est effective depuis ce mardi à Mopti, après plus d’un mois de fermeture des établissements d’enseignement afin de contenir la propagation de la pandémie de Covid 19, a constaté l’AMAP. Selon les autorités scolaires, cette décision vise à donner une chance aux élèves de passer les différents examens de fin d’année pour amoindrir l’impact de la pandémie sur le secteur de l’éducation. L’administration scolaire de la région rassure qu’en plus de cette reprise des classes d’examen que les efforts des pouvoirs publics pour atténuer l’impact de la fermeture des écoles à travers l’apprentissage à distance, seront renforcés par la sensibilisation et l’information des parents d’élèves pour qu’ils s’impliquent davantage dans le suivi Un démarrage timide des cours est constaté dans les différents établissements de la Venise du lycée Hamadoun Dicko de Sévaré au groupe scolaire Robert Cissé de Mopti en passant par les groupes scolaires Boucary Ouologuem, l’école « B », le lycée privé Mohamed El Moctar de Sévaré et le lycée public de Mopti. Si au niveau des écoles privées, le personnel enseignant a répondu à l’appel on note le contraire dans les établissements publics pour cause le syndicat de la synergie continue son bras de fer de boycott. « La reprise se fera dans le strict respect des mesures barrières aussi bien dans les salles de classe que dans les lieux de regroupements des élèves et des enseignants. Les écoles seront dotées de dispositif de lavage de main, le port du masque obligatoire et distanciation sociale sera respectée » ont-elle précisé. Pour le respect des mesures barrières, les salles de classe sont bien aménagées tenant compte de la distanciation sociale avec des dispositifs de lavage de main et de gel alcoolique. Au niveau des établissements publics, la distribution des masques attend la rentrée des élèves. Au lycée privée El Moctar, tout est dans l’ordre. Maîtres et élèves tous sont masqués et respectent les gestes barrières. Le proviseur Aly Cissé a déclaré que le gouvernement a tenu sa promesse de doter les écoles d’équipements de protection contre la Covid 19 avant de préciser que la reprise est une bonne alternative pour sauver l’année scolaire. DC/KM (AMAP)
Attaque à répétition d’un hameau dans la Commune de Ségué (Bankass) : Quinze tués et quatre blessés
Bankass, 02 juin (AMAP) Un hameau, appelé Ta ama, a subi une attaque, dans la nuit du mercredi dernier, par des individus armés non identifiés qui ont fait 15 hommes tués et 4 blessés. Les mêmes individus avaient attaqué ce même hameau, dans la nuit du 29 mai à 19h. Au cours de la deuxième attaque, les assaillants ont incendié le reste du hameau. Le site s’est vidé de ses habitants, selon une autorité que l‘AMAP a contactée. AKG/MD (AMAP)
Réouverture des écoles à Macina : Comme une nouvelle rentrée scolaire
Macina 02 juin (AMAP) Les élèves des classes d’examen du Diplôme d’études fondamentales (DEF) et du Baccalauréat du Cercle de Macina ont repris le chemin des classes, après une année scolaire perturbée par la grève des enseignants et la fermeture des écoles due à la pandémie du Coronavirus. Accompagné pour la circonstance par les responsables de l’Education, le préfet du Cercle de Macina, Karimou Coulibaly, s’est rendu, successivement, au « Groupe scolaire Moussa Sissoko » et au Lycée public. Dès son arrivée, la délégation a eu droit à la montée des couleurs. Dans les établissements visités, des élèves, les membres des Comités de gestion scolaires (CGS) étaient. Les parents d’élèves, les enseignants se disent tous prêts pour un redémarrage des activités scolaires 2019-2020. Le préfet a encouragé le personnel enseignant et a prodigué de sages conseils aux parents, aux enfants « pour une année scolaire réussie, couronnée de succès et apaisée ». En ce temps du COVID-19, il a insisté sur le respect des mesures barrières pour la protection de tous. L’administration scolaire a pris des dispositions particulières pour la protection des enfants. Cependant, il faut signaler que cette reprise des classes est timide dans l’ensemble. Seuls les établissements privés et les Medersas ont commencé les cours, Par contre, les établissements publics ont boycotté le retour aux cours. AOK/MD (AMAP)
La ville de Goundam ballottée par un vent de sable rouge
Goundam 1er juin (AMAP) Un vent rouge violent, en provenance de l’Est a soufflé sur la ville de Goundam (Nord) toute la nuit du 28 mai. Au réveil, le matin, le constat était triste. Tous le linge blanc avait changé de couleur et est devenu tout rouge. Le sable blanc du sol a été couvert de fine poussière rouge. Tous ceux qui se sont mouchés, au réveil, ont constaté de la poussière fine rouge dans leur morve. Les bureaux, mêmes fermés, n’ont pas été épargnés par les couches fines de poussières. Toute la journée, le ciel est resté brumeux. Le soleil n’a apparu en aucun moment de la journée. Une question est sur toutes les bouches : comment faire face à ce vent de poussière, en cette période de pandémie de COVID-19 ? AAT/MD (AMAP)
Tombouctou : Deux gardes tués dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés
Tombouctou, 30 mai (AMAP) Deux gardes ont été tués et un autre porté disparu vendredi à Tombouctou, au cours de l’enlèvement de leur véhicule de livraison de repas à leurs camarades déployés au domicile du Gouverneur de région, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés non identifiés ont attaqué dans la matinée le véhicule de livraison de repas de la Garde Nationale aux éléments déployés au domicile du Gouverneur, tuant deux gardes avant d’enlever l’engin et de disparaitre dans la nature. Un garde a été porté disparu au cours de l’opération selon nos sources qui précisent que des enquêtes ont été ouvertes par les forces nationales de défense et le mécanisme opérationnel de coordination (MOC) pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque et de retrouver d’éventuels assaillants ou leurs complices. KM (AMAP)
Communiqué du Gouvernement suite à la disparition dans la nature à la faveur d’une halte à Diema lors du rapatriement de Maliens de la Mauritanie
Le Gouvernement de la République du Mali informe le peuple malien, qu’il a appris avec stupéfaction que ce jeudi 28 mai 2020, malgré les dispositions prises de bonne foi, par les autorités pour assurer la prise en charge correcte de nos compatriotes rapatriés de l’extérieur, dans le strict respect des mesures de lutte contre la Covid-19, 37 maliens refoulés de Mauritanie et transportés de Gogui pour Bamako, par un bus climatisé mis à disposition par l’état, ont trouvé le moyen de disparaître dans la nature à la faveur d’une halte à Diema. Le Gouvernement rappelle à tout un chacun sa responsabilité pleine et entière dans la protection de sa propre famille et l’ensemble de la population malienne dans ce contexte de pandémie. Le gouvernement insiste que les comportements tendant à soustraire leurs auteurs de la rigueur du protocole sanitaire édicté par le comité scientifique sont passibles de poursuites. Car, il s’agit d’actes délibérés mettant en cause la sécurité de tierces personnes et sapant les efforts de l’état qui visent à rompre la chaîne de transmission du virus. Le Gouvernement lance un appel pressant à ces personnes pour qu’elles se présentent d’elles mêmes aux autorités sanitaires afin d’observer leur période de quarantaine et minimiser les risques qu’elles font peser sur leurs familles et les tiers. En tout état de cause, leur liste sera communiquée aux autorités compétentes afin qu’elles soient recherchées et prises en charge conformément au protocole de lutte contre la Covid-19. Bamako, le 28 mai 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya SANGARÉ Officier de l’Ordre National
Banamba : Les scouts contre la Covid-19
Banamba, du 29 mai (AMAP) Une délégation nationale de scouts s’est jointe à ceux de Banamba pour des activités d’information et de sensibilisation des populations sur la Covid-19, avec l’accompagnement conjoint de l’UNICEF et du ministère de la Jeunesse et de la Construction citoyenne. Les activités lancées par le préfet Sékou Touré, dans la cour du CSREF, prendront plusieurs semaines au cours desquelles les jeunes scouts discuteront avec les habitants de l’existence de la maladie, des moyens de prévention, du respect des mesures barrières. Le marché de Banamba, la grande mosquée, dotés de kits de lavage des mains et autres lieux de regroupement sont les sites ciblés par les scouts pour faire passer les messages d’information et de sensibilisation sur la pandémie de la Covid-19. En guise de contribution, le préfet Sékou Touré a offert aux scouts une centaine de masques tout en saluant leur initiative. Il a promis aux jeunes l’accompagnement de l’administration durant ces semaines d’activités. AT/MD (AMAP)
Banamba : Un homme à moto mort asphyxié par son turban
Banamba, 29 mai (AMAP) Un homme d’une cinquantaine d’années a été retrouvé mort asphyxié par son turban, en début de semaine, sur une piste rurale, entre le village de Dissan et Samakélé, a appris l’AMAP de sources sécuritaires. Selon nos sources, le bout du turban de la victime, qui était l’imam de son village, s’est accidentellement enroulé à la roue arrière de sa moto, le trimbalant à terre tout en serrant son cou jusqu’à ce que mort s’en suive. La brigade territoriale de la gendarmerie alertée, s’est rendue sur le lieu du drame pour constat puis a remis le corps de la victime aux parents. Les obsèques de la victime ont eu lieu le lendemain du drame. Ce n’est pas la première fois que le turban fait des victimes à moto. Ce phénomène est très fréquent dans le cercle car la majorité de la population d’âge avancé utilise le turban. Face à ces drames, le commandant de la brigade territoriale de la gendarmerie, l’adjudant chef major Souleymane Koné, a invité la population, singulièrement les usagers des engins à deux roues, à se défaire de leur turban lors des voyages, pour leur sécurité. AT/MD (AMAP)
Kayes : Bilan semestriel de la COVID-19
Kayes, 29 mai (AMAP) La direction régionale de la Santé et la direction régionale du développement social et de l’Economie solidaire de Kayes ont, en collaboration avec le gouvernorat, organisé, jeudi, une rencontre pour faire le bilan semestriel des activités de prévention et de lutte contre la maladie à coronavirus à Kayes et dans les autres cercles de la région. Cette réunion, qui intervient après la découverte de 19 cas positifs sur le site du barrage hydroélectrique de Gouina, était présidée par le conseiller aux affaires économiques du gouverneur de la Région de Kayes, Adama Assagaidou Maiga. Les travailleurs sur ce site ont tous été mis en congé. Le comité de crise a dépêché des missions d’évaluation sur le risque de propagation de la maladie dans ce village, tout comme dans la mine de Fekola (Kéniéba). Les services socio sanitaires de la région sont à pied d’œuvre pour retrouver les personnes contacts. Ils envisagent d’envoyer à nouveau des missions d’évaluation dans certaines localités pour limiter la propagation de la maladie. « Nous avons reçu l’information sur l’existence des cas positifs contacts. Un congé de fête a été accordé aux employés du barrage. Les ouvriers qui ont eu des contacts avec les Chinois ont disparu dans la nature. Nous avons besoin du concours de tout le monde pour retrouver ces gens et assurer leur prise en charge, surtout que la plupart d’entre eux vivent dans la précarité », a souligné le directeur régional de la Santé de Kayes, Dr Cheick Tidiane Traoré. Abondant dans le même sens, le conseiller aux affaires économiques du gouverneur a soutenu que la recherche des cas suspects est une affaire de tout le monde (autorités locales et traditionnelles, communicateurs traditionnels et médias). Répondant à des critiques et observations sur le « non » respect des mesures barrières au niveau de certains établissements bancaires, Adama Assagaidou Maiga a invité les banques à s’inspirer de l’exemple d’une société de téléphonie qui a installé une tente devant ses bureaux afin d’aider sa clientèle à respecter les mesures barrières. D’après l’exposé de Mme Sissoko Coumba Sacko de la direction régionale de la santé de Kayes, la région a enregistré 232 cas suspects dont 48 confirmés, 04 décès et 27 guéris. Parmi les cas positifs, figurent 06 agents de santé. Les services socio sanitaires ont identifié 618 contacts et 208 de ces personnes sont en cours de suivi. Les 27 patients de la COVID-19, soit les trois-quarts de la Région, sont du Cercle de Kayes. Kéniéba, à travers la mine de Fekola, occupe la 2è place avec 19 et Kita complète le trio avec 6 cas. Les cas de décès sont très fréquents chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Outre les cas de décès, la pandémie a eu comme conséquence la fermeture du Centre de santé de référence (CSRef) et une clinique de Kayes et de deux autres établissements à Kita. Depuis l’apparition de la maladie, des actions de prévention et de riposte ont été menées, notamment la supervision des cordons sanitaires (postes frontaliers de Gogui (Nioro), Mahinamine (Kéniéba) et Diboli (Kayes). Mme Sissoko a souligné que le comité de crise a eu des rencontres avec les Partenaires techniques et financiers (PTF) basés dans la région. Ces partenaires, dont l’UNICEF, le PAM et World Vision et d’autres, appuient les autorités régionales et les services socio sanitaires dans la prise en charge des cas de la COVID-19. Parmi ces actions de lutte et de prévention, on retient la distribution de kits de lavage à mains, la remise de 130 clés USB contenant des messages de sensibilisation en langues nationales aux transporteurs routiers. Il y a eu la formation de 45 formateurs et de 702 prestataires de santé et l’orientation de 276 Associations de santé communautaire (ASACO). 75 agents ont été formés sur le port et le retrait de la combinaison. S’agissant de la prise en charge des cas suspects et des patients, un centre a été installé à l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes. Ce centre est animé par une quinzaine de médecins, 2 hygiénistes, 1 spécialiste en santé mentale, 12 infirmiers et 13 laborantins, sans oublier les manœuvres et les chauffeurs. Ici, le site d’isolement est équipé de 32 lits avec une possibilité d’extension. L’Hôpital Mère Enfant (futur hôpital privé) a été retenu comme site de réserve. Cependant, les aires de santé sont confrontées à l’insuffisance d’équipements de prévention (combinaison, Thermo-Flash). Il y a aussi des difficultés dans l’acheminement des échantillons à Bamako et le retard dans l’obtention des résultats des tests. Les équipes médicales envisagent d’envoyer d’autres missions d’évaluation à Fekola, Gouina, Gangoteri, Groundapé, Karaga, Kayes, Médine et Félou. Elles entendent mettre l’accent sur la campagne de vaccination et la sensibilisation, notamment sur les sites d’orpaillage, pour le respect des mesures barrières. Le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire, Dramane Coulibaly et son collègue Mamadou Diarra ont fait le point des dons faits par des PTF, des organisations et associations locales et des particuliers. Ils ont invité les populations à la prudence et à une « communication positive ». A l’occasion de la reprise des cours, qui est prévue pour le 2 juin 2020, certains intervenants ont demandé à l’Académie d’enseignement de Kayes, comme à ceux de Kita et Nioro, de prendre des dispositions pour doter les écoles en kits de lavage et en bavettes afin de protéger les enfants et leurs professeurs contre la COVID-19. Certains participants ont demandé à l’Etat de doter toutes les populations en cache nez, le premier lot de 50 000 qui avait été offert à la région par le président Ibrahima Boubacar Keïta étant insuffisant pour l’ensemble des cercles de la région. BMS/MD (AMAP)

