Diéma : Deux terroristes tués dans une attaque contre le poste de gendarmerie

Diéma, 10 février (AMAP) Deux terroristes ont été tués par les forces de défense lundi, dans une attaque contre le poste de Gendarmerie de Diéma, a appris l’AMAP de sources locales. Les mêmes sources précisent que des hommes armés non identifiés ont attaqué dans les environs de 3H du matin le poste de gendarmerie, tuant un gendarme et que la riposte des forces loyalistes a permis de tuer deux des terroristes. Selon nos sources, un renfort a été dépêché sur les lieux et le ratissage se poursuit pour retrouver et de traquer les assaillants ou leurs complices. KM (AMAP)

Niono : Trois gendarmes tués et plusieurs blessés dans une attaque à Alatona

Niono, 9 février (AMAP)  Trois gendarmes ont été tués, plusieurs blessés  et d’importants dégâts matériels dans une attaque perpétrée dimanche par des hommes armés non identifiés à Alatona, localité située dans le Cercle de Niono, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés ont attaqué le poste de la Gendarmerie dans les environs de 3H du matin, tuant trois gendarmes, blessant plusieurs autres avant d’emporter deux véhicules et de brûler le poste. Nos sources ne précisent pas si un renfort a été dépêché sur les lieux, s’il y a eu des blessés ou des morts du côté des assaillants ou encore les moyens qu’ils  empruntent. KM (AMAP)

Banamba : Le recensement général de la population et de l’habitat en discussions

Banamba, 9 février (AMAP) Une réunion de la commission locale du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH5) a été présidée vendredi à Banamba, par l’adjoint du préfet de Cercle, Boubacar Coulibaly, a constaté l’AMAP. Elle avait pour objectif de partager les informations sur la première phase du recensement notamment la sectorisation avant le 5ème recensement général de la population et de l’habitant. Les échanges ont porté sur entre autres, le rôle de la commission, sa composition et ses attributions, la connaissance de l’Etat et la structure de la population ainsi que le concept du RGPH. A l’issue de leurs travaux, les participants ont été invités à soutenir le prochain RGPH afin que les opérations soient une réussite malgré la présence par endroit du phénomène d’insécurité. Le RGPH5 s’inscrit dans le nouveau cycle de recensement programmé par la commission de la statistique des Nations unies pour la période 2015-2020 baptisé recensement 2020. Le Mali a connu quatre recensements généraux de la population et de l’habitat à savoir le recensement de 1976, 1987, 1998 et 2009. Aujourd’hui on pointe vers 2020 pour la 5ème phase. La périodicité est décennale. La rencontre s’est déroulée en présence du maire de la commune rurale de Banamba, Ousmane Baye Simpara et du 1er vice président du Conseil de Cercle, Birama Sissoko. AT/KM (AMAP)        

Lutte contre le terrorisme : Barkhane met hors de combat une trentaine de terroristes

Bamako, 7 février (AMAP) La force Barkhane a mis hors de combat plus de trente terroristes au cours de plusieurs opérations successives, dans la zone des trois frontières, en coordination avec ses partenaires des Forces armées maliennes (FAMa), annonce, vendredi, un communiqué de l’opération militaire française dans le Sahel. Au cours d’uneopérationd’opportunité, entrele6etle7février,Barkhaneaneutralisé une vingtaine de  terroristes et détruitplusieursvéhiculesàl’OuestduGourma, au Mali. « L’action s’est déroulée dans une zone où sévit la katiba du Gourma », indique le communiqué qui ajoute que l’opération a mobilisé ses moyens aériens« sur très court préavis, démontrant la capacité de la force à agir vite et loin de ses emprises ». Un drone Reaper, une patrouille de Mirage 2000 ainsi qu’un hélicoptère Tigre et un Cougar ont participé à deux frappes ciblées sur une zone où des combattants terroristes avaient été repérés, selon la même source. La  force  Barkhane a poursuivi  son  action dans  le Liptako, cette  semaine, au cours d’opérations conduites par ses commandos. Ces interventions ont,« ainsi permis la mise hors de combat d’une dizaine de terroristes, lors de deux actions distinctes, dans des zones où l’Etat islamique au grand Sahara(EIGS) est actif ». MD (AMAP)  

Les bonnes affaires des vendeuses de henné

Par Aminata Anawodi Barry Bamako, 7 février (AMAP) Il est 9 heures et demi à la Maison des artisans, à la limite du Grand marché de Bamako. Le sol d’une grande partie de la cour est couvert de poudre de henné. Déjà, de nombreux récipients remplis du produit fétiche sont prêts pour être acheminés sur les aires de vente dans les quartiers. Plusieurs vendeuses couvertes de poudre de henné appellent les clients. Elles sont convaincantes dans leur méthode d’approche pour ferrer le client. « Vous voulez du henné ? » ; « Ma chérie, viens acheter du henné. Je te ferai des remises ». « Ne me dépassez pas ! », nous lance la vendeuse Aye Sow, sans chercher à connaitre le but de notre présence sur les lieux. Cette dame, au teint clair, la quarantaine dynamique, vend le henné depuis plus de trois ans. Les habits totalement couverts du produit, elle affirme acheter le sac de 50 kilos à 31.500 Fcfa. Elle cède le kilo à 900 Fcfa. Elle vend de petits paquets au détail à 100 Fcfa. Elle trouve le marché assez florissant car elle peut gagner 6.000 Fcfa par jour. Les Ivoiriens, les Burkinabè et les Nigériens constituent ses clients grossistes. « Les Maliens se contentent d’acheter au détail », précise-t-elle, sereine. Une cliente, Djènèba Sangaré, exprime son attachement au henné. « J’utilise le henné uniquement lors des fêtesou quand mon mari rentre de l’étranger», affirme-t-elle, en souriant. Elle s’approvisionne toujours chez Aye Sowa dont le henné est dit de très bonne qualité. La vendeuse Aissata Mariko a abandonné l’école pour se consacrer au commerce de henné. Ses fournisseurs arrivent du village de Sirakola. Elle gagne entre 3,000 et 3500 Fcfa, par jour, dans le commerce de détail et de gros ». Selon Aïssata, le marché est rentable, pendant toute l’année, particulièrement pendant les saisons des vagues de mariages. Sa voisine, Mariam Traoré, est également commerçante de henné. Elle exerce le métier depuis huit ans, en face de l’Institut national des Arts (INA). « Nous nous approvisionnons à Banamba. Un sac de 50 kg de henné coûte 32.500 Fcfa, la boite est à 1.000 Fcfa. Je détaille à 100 Fcfa », explique-t-elle. Ses bénéfices  atteignent environ 5000 Fcfa par jour. Le henné est cultivé dans les localités de Banamba, Boro et Sirakola, dans la région de Ségou. « Je suis vendeuse de henné depuis une quinzaine d’années. Il ya de l’affluence sur le marché, surtout à l’approche des mariages », explique Badjèneba Dembélé. Elle cède le kilo à 900 Fcfa et le vend au détail à partir de 100f. Awa Tounkara, elle, exerce depuis une dizaine d’années au Marché rose de Bamako. « Je peux avoir une trentaine de clientes ou plus par semaine. Je vends au détail le sachet à 100 Fcfa et la boîte à 1.000 Fcfa», précise-t-elle. Une explication religieuse à l’utilisation du henné révèle le pouvoir magique de la poudre de henné. La religieuse Kadiatou Siby (Malimatou) affirme qu’ « une jeune mariée doit toujours avoir du henné sur ses mains et ses pieds. Cela renforce son charisme et diminue les petites querelles ». Ainsi, le henné favoriserait-il la bonne entente entre époux et la paix dans l’entourage. Kadiatou Siby soutient que les vœux d’une femme qui applique, fréquemment, le henné seront rapidement exaucés. Dans les familles musulmanes, le henné est appliqué sur les mains et les pieds des défuntes avant de les porter en terre. Pour les musulmans, le henné est une plante du paradis. Originaire du sud de l’Iran et de la Mésopotamie, le henné est un arbuste épineux.Il est, certainement, la plus emblématique des plantes tinctoriales, la plus connue. Il est utilisé depuis près de 5.000 ans. Il rentre dans la composition de presque toutes les colorations végétales et constitue un signe de bénédictions. Il symbolise la fécondité pour les mariés. Il constitue une sorte de rite de passage entre le statut de célibataire à celui de l’épouse. C’est un rituel pour la mariée. Le henné est très important dans notre tradition ou dans la religion musulmane. Il représente la fête, le bonheur et la joie. Il fait partie de l’arsenal d’élégance des femmes maliennes, lors des cérémonies sociales. Pour leur bonheur. Il renferme d’autres vertus pour le corps et les cheveux. Les feuilles de cet arbuste, réduites en poudre, contiennent une molécule particulière.Elles produisent desteintes rouges, jaunes, orangées rose. Son application est symbole de bonheur et de joie. Au Mali, les femmes l’utilisent pour embellir leurs pieds et mains lors des cérémonies de mariage et baptêmes. C’est pourquoi, de nos jours, de nombreuses commerçantes de henné se frottent pas mal les mains. AAB/MD (AMAP)

Barouéli: Lancement du projet de développement et de diversification des moyens de subsistance stables et résiliants aux changements climatiques

Barouéli, 7 février (AMAP) Le lancement du projet de développement et de diversification des moyens de subsistances stables et résiliants aux changements climatiques, a été présidé mardi à Barouéli, par le Gouverneur de région, Biramou Sissoko, a constaté l’AMAP. L’objectif du projet est de promouvoir de nombreuses pratiques agricoles intelligentes innovantes permettant d’augmenter la productivité et de développer la résilience des communautés face aux changements climatiques. Financé à plus  de 473 millions par le gouvernement du Mali et la Norvège dans le cadre du fonds climat, le projet, sous la conduite de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture  (FAO), s’inscrit dans une dynamique de contribution aux efforts déployés par le Mali et ses partenaires dans le cadre de l’adaptation et d’atténuation des effets néfastes du changement climatique. Le projet dont la mise en œuvre est assuré par un consortium d’ONGs nationales, ADICO, ADJI, et GAAS-MALI  intervient dans les cercles de Bandiagara (communes rurales de Borgo et Dogani-Béré) et Barouéli (Boidié, Konobougou, Kalaké et Sanando) dans les régions de Mopti et de Ségou. Il couvre 60 villages repartis entre les deux cercles avec plus de 4.080 bénéficiaires directs repartis entre 680 ménages, et les bénéficiaires indirects estimés à, au moins,  52.800 personnes sur l’ensemble des 6 communes pour une durée de trois ans (2019-2022). La cérémonie s’est déroulée en présence des partenaires techniques et financiers, des présidents des Conseils régionaux, des directeurs régionaux des services techniques, des préfets et sous préfets, des élus et des bénéficiaires du projet. JC/KM (AMAP)

Ansongo : Trois morts dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés à Ouatagouna

Ansongo, 7 février (AMAP) Trois personnes ont été tuées et une voiture brûlée par des hommes armés non identifiés jeudi à Ouatagouna, localité située à seulement un kilomètre de la ville d’Ansongo, région de Gao, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Des hommes armés non identifiés qui sont arrivés dans les environs de 11Heures à Ouatagouna, se sont dirigés vers le domicile du Chef de village avant de brûler le  véhicule de ce dernier à son absence. Les terroristes ont tué le premier conseiller du Chef de village avant de se diriger vers le domicile du directeur de l’école qu’ils ont abattu, selon les mêmes sources qui précisent qu’une autre personne a trouvé la mort au cours de cette attaque. Les mêmes sources qui déclarent que l’attaque a duré quelques heures et que les assaillants sont repartis après leur forfait, ne précisent pas les moyens empruntés par les terroristes, leur motivation ou encore le déploiement des forces de défense dans la localité. En rappel, au cours d’une précédente attaque dans la même localité, il y a quelques mois seulement, les terroristes avaient encore ciblé le chef de village. KM (AMAP)

Fonds de développement durable : Réunion de validation du manuel de procédures administratives, financières et comptables

Bamako, 6 février (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a présidé,  jeudi, à la Primature, la première session du comité de pilotage du Fonds de développement durable (FDD), un mécanisme de financement des projets et programmes pour un développement équilibré de l’ensemble des régions institué par l’Etat dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation Cette session, qui a porté sur l’examen et la validation du manuel de procédures administratives, financières et comptables, a réuni autour du chef du gouvernement, plusieurs ministres, les gouverneurs des régions et du District de Bamako, les présidents des conseils régionaux et les partenaires techniques et financiers dont l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer. Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, ouvrant les travaux, a souhaité que la réunion  débouche, une fois le manuel de procédures validé, sur l’utilisation des fonds disponibles pour le relèvement du niveau de vie des populations des régions du Nord. Se réjouissant de la présence des gouverneurs des différentes régions du Mali, des présidents des conseils régionaux et des partenaires, le chef du gouvernement a dit que cela témoigne de l’importante que ceux-ci accordent à ce fonds. Dr Boubou Cissé a rappelé le contexte de création du fonds en lien avec l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, la délimitation des zones de développement durable et la stratégie spécifique de développement des régions du Nord. Il précisera ensuite que les ressources permettront de financer cette stratégie spécifique dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Il n’a pas manqué de saluer l’ensemble des acteurs qui ont œuvré à sa création et surtout à son opérationnalisation. UN MILLIARD DE FCFA PAR PROJET – Dans la présentation du fonds, le directeur national de la planification du développement, Bamoussa Koné,  a précisé que les ressources sont destinées au financement des projets et programmes pour un développement équilibré de l’ensemble des régions du Mali. Il s’agira, à cet effet, de doter les régions d’infrastructures adéquates, de favoriser la création de richesses dans toutes les régions et de réduire les disparités régionales. Les projets financés doivent être soumis à travers les ministères, les conseils régionaux, locaux et communaux. Et le coût du projet doit avoir obligatoirement un montant supérieur ou égal à un milliard de Fcfa, compte non tenu des coûts des études et du suivi-contrôle qui ne peuvent excéder 10% du coût total du projet. Il ressort de la présentation du directeur national de la planification du développement que le choix des projets éligibles au financement est fait par le comité de pilotage qui délibère (approuve ou refuse) le financement à partir des recommandations du comité de gestion. Aussi, les ressources du Fonds de développement durable sont octroyées en fonction de trois axes d’intervention à savoir l’amélioration de la gouvernance globale, le développement des infrastructures et le développement économique. A l’issue des travaux qui se sont déroulés à huis clos, le président du Conseil régional de Ségou, et non moins président de l’Association des régions du Mali, Siaka Dembélé, a souligné que le Fonds de développement durable a été mis en place par les autorités maliennes pour booster le développement des territoires. « Il est en phase avec les ambitions de développement exprimées par les populations, surtout à travers l’Accord pour la paix et la  réconciliation qui demande à ce que le niveau de vie des populations du Nord soit relevé », a-t-il indiqué. Selon lui, cette réunion sera suivie par celle du comité de pilotage qui va valider les projets présentés par les différentes régions et les départements ministériels. Le président du Conseil régional de Ségou a dit que, lors des travaux, les points exprimés l’ont été de façon globale au niveau des départements ministériels et des collectivités. Ils portent sur la révision à la baisse du coût proposé dans le manuel de procédures, soit un minimum d’un milliard de Fcfa par projet. « Car, a-t-il fait remarquer, des projets structurants peuvent ne pas atteindre ce niveau ». Siaka Dembélé a, aussi, estimé que l’exigence d’un milliard de Fcfa, peut alourdir les procédures d’approbation et d’exécution des projets. C’est pourquoi, il a souhaité que ce niveau soit revu à la baisse de façon à simplifier les procédures. DD/MD (AMAP)

Des individus armés tuent deux personnes à Ouatagouna (Nord)

Gao, 6 février (AMAP) Des individus armés non identifiés à motos ont tué, jeudi, le petit frère du chef de village de Ouatagouna, localité située à environ 76 km au sud d’Ansongo, a la frontière du Mali et du Niger, a appris l’AMAP de sources locales Selon les mêmes sources, les assaillants, sur six motos, auraient fait irruption dans le village, vers 12 h 45 h. Ils ont fouillé la maison du maire adjoint, Mahaman Bakala, qui est resté introuvable. C’est après qu’ils ont intercepté et tué « à bout portant » Hamida Zeyya, petit frère du chef de village et le directeur du second cycle, Yacouba Issiyaka Touré, tous arrivés d’Ansongo par un car de transport. Le mobile de ces crimes reste, pour l’instant, inconnu. MD (AMAP)

Plan stratégique 2019-2023 du DD-Intégration : Une étape décisive

Ségou, 6 février (AMAP) L’atelier de validation du plan stratégique désarmement, démobilisation réinsertion-intégration, présidé, lundi, à Ségou, par le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, a planché sur le plan stratégique DD-Intégration, le plan de réinsertion accélérée, ainsi que la présentation du code de conduite sur les sites de cantonnement. Pendant deux jours, les participants ont, également, discuté et convenu du lancement du DDR accéléré et de la réinsertion des volontaires. Le président de la Commission nationale de démobilisation, désarmement et réinsertion (CNDDR), Zahabi Ould Sidi Mohamed a indiqué que cette rencontre constitue le redémarrage du cadre de dialogue inter-malien qui avait été interrompu depuis l’annulation de la 38eréunion à Kidal du Comité de suivi de l’accord (CSA). Il a ajouté que l’atelier de Ségou est un virage important dans le processus de DDR qui est prévu par l’Accord de paix et sa feuille de route est suivie par la communauté internationale, donc par le CSA. La reprise du dialogue inter-malien a été favorisée par le Dialogue national inclusif (DNI) dont l’une des recommandations est l’accélération du DDR, conformément à l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Pour Zahabi Ould Sidi Mohamed, l’étape du processus du DDR a pris fin. Cette phase a permis l’enregistrement dans la base de donnée de 26.000 combattants avec des armes individuelles et collectives. «Ceux-ci sont considérés comme la première catégorie. La  seconde catégorie concerne les jeunes à risque afin d’éviter qu’ils soient enrôlés par les terroristes», a précisé Zahabi Ould Sidi Mohamed. Parmi les 26000 combattants, environ 10.000 seront intégrés, conformément aux accords signés entre les différentes parties, dont les Nations Unies. Cette demande des mouvements signataires a été acceptée par le gouvernement et est régie par les lois, textes et règlements de notre pays. Concernant les premiers bataillons du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) qui sont environ 1.800, Zahabi Ould Sidi Mohamed a dit qu’il s’agit-là d’un exemple pilote. S’agissant du plan qui vient d’être validé, il reprend toutes les problématiques. Le plan fait également référence aux critères d’intégration, au processus et aux deux catégories de combattants qui sont concernés par le DDR. Le document prend, aussi, en compte le DDR dans les Régions de Mopti et Ségou qui est diffèrent du DDR des régions du Nord. Le plan précise qu’environ 3,000 éléments du groupe cantonné à Sévare sont enregistrés dans la base de données et la moitié de ce groupe a des armes de guerre fonctionnelles. « Le plan prend en charge l’intégralité de tous ceux qui sont armés au Nord et au Centre », a résumé Zahabi  Ould Sidi Mohamed. Pour le ministre Lassine Bouaré, l’urgence est d’aller vite pour la paix et la réconciliation dans notre pays. « Le temps n’est plus notre ami et  la situation sécuritaire est  de plus en plus critique », a rappelé le ministre de la Cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation nationale, ajoutant que le plan va capitaliser les acquis du DDR accéléré qui a été complexe et coûteux. «Le plan va concerner le DDR de façon générale. Le document simplifie les démarches pour la bonne marche du processus», dira Lassine Bouaré, qui s’est félicité du bon déroulement de la première phase du processus de DDR. Le conseiller juridique du gouverneur de Ségou, Issa Koné,  et le représentant de l’Union Africaine (UA), Pierre Buyoya, ont pris part à l’atelier. MAT/MD (AMAP)