Gestion de la crise dans les Régions de Mopti et Ségou : 12,3 milliards de fcfa pour des actions prioritaires

Bamako, 04 février (AMAP) Le gouvernement a mis 12,3 milliards de Fcfa à la disposition du Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE) pour mettre en œuvre le plan d’actions humanitaires de relèvement et de développement dans les Régions de Mopti et Ségou, a appris l’AMAP lors d’une réunion technique au Secrétariat permanent du cadre politique de gestion de la crise. Le financement est reparti comme suit : 6,593 milliards de Fcfa pour la sécurité alimentaire, 3,117 milliards de Fcfa pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement, 412 millions de Fcfa pour la santé et la nutrition, 265 millions de Fcfa pour les abris et les biens non alimentaires. Et aussi 1,378 milliard de Fcfa pour l’éducation, 145 millions de Fcfa pour la production et 143 millions de Fcfa pour la coordination.  Ces ressources bien que disponibles en 2019 n’ont pas été utilisées. Elles ont donc été reconduites pour cette année. Le secrétaire permanent du cadre politique pour la gestion de la crise dans les Régions de Mopti et Ségou, Boubacar Gaoussou Diarra, qui a présidé la réunion a, dans son intervention, rappelé que c’est le 11 décembre 2019 que le gouvernement a prélevé sur le filet social destiné au Plan de sécurisation intégré des Régions de Mopti et Ségou, le montant de 12,3 milliards de Fcfa pour la mise en œuvre d’actions humanitaires de relèvement et de développement. Boubacar Gaoussou Diarra a expliqué, ensuite, que la rencontre avait pour objectif d’établir une liste d’activités prioritaires à transmettre à la Primature. Il a précisé que les actions qui ne seront pas prises en charge par ce financement seront intégrées dans les plans d’actions de la stratégie de stabilisation des Régions de Mopti et Ségou. QUATRE AXES STRATÉGIQUES – Le gouverneur de la Région de Mopti, le général Abdoulaye Cissé, pour sa part, a salué l’initiative de cette réunion qui est l’occasion de coordonner les priorités régionales, afin d’accélérer la stabilisation des Régions de Mopti et Ségou. Selon lui, cela passe par une réalisation rapide des actions sur les quatre axes stratégiques du Plan de sécurisation intégré des Régions de Mopti et Ségou à savoir la sécurité, la gouvernance, le développement socio-économique et la communication. Le gouverneur de la 5è région a indiqué que plus de 90% des actions planifiées pour l’année 2019 n’ont pu être réalisées par les ministères techniques concernés.  C’est pourquoi, il a jugé urgent de mobiliser des ressources et de les mettre à la disposition des gouverneurs de région et des responsables des collectivités territoriales, afin d’aller de l’avant dans la stratégie globale de stabilisation des Régions de Mopti et Ségou. Le général Abdoulaye Cissé a promis de créer les conditions nécessaires à la réalisation des actions programmées en 2020 dans sa région, en étroite collaboration avec les services déconcentrés, les collectivités territoriales et les partenaires techniques et financiers. De son côté, le gouverneur de Ségou, Biramou Sissoko, a indiqué que, comme dans la Région de Mopti, la plupart des activitésprogrammées en 4è région n’ont pas connu d’exécution. Il a signalé que la difficulté est relative au fait que les services régionaux des départements ministériels ne sont pas des chefs de programmes dans l’exécution du budget programme. Le gouverneur de Ségou a tout de même cité quelques réalisations faites dans sa région, à savoir l’équipement par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de 22 arrondissements en véhicules, l’installation, par le ministère de l’Energie et de l’Eau, de panneaux solaires dans une vingtaine de localités, la réalisation d’infrastructures scolaires. Il a cité aussi d’autres actions réalisées par le ministère de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté dans les Cercles de Ségou, Macina et Niono. Biramou Sissoko a cité, également, des cages flottantes réalisées par le ministère de l’Elevage et de la Pêche dans les Cercles de San et Ségou. Le président du Conseil régional de Ségou, Siaka Dembélé, a dénoncé le faible résultat par rapport aux réalisations de l’année écoulée. Il a expliqué cette situation par le fait que tout se décide à Bamako. Pour obtenir des résultats probants, il a préconisé un changement de façon de gouverner, en mettant les ressources à la disposition des représentants des régions pour qu’ils travaillent au bénéfice des populations. Des conseillers du Premier ministre, les secrétaires généraux des départements ministériels membres de ce cadre politique, les directeurs des Agences de développement local des Régions de Ségou et Mopti et les présidents des conseils régionaux des deux régions ont pris part a cette réunion. DD/MD (AMAP)  

Koulikoro : un incendie déclaré au campus universitaire de Katibougou

Koulikoro, 3 février (AMAP) Un incendie dont l’origine reste inconnue, pour le moment, s’est déclaré, lundi dans l’après midi, au campus universitaire de Katibougou, à Koulikoro, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources, qui déclarent que l’incendie déclenché dans une résidence de la cité universitaire, a occasionné d’importants dégâts matériels, ne précisent pas s’il y a eu des pertes en vies humaines ou encore des blessés. Selon les mêmes sources, les services de la protection civile ont été dépêchés pour maîtriser le sinistre et précisent l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame. Plus de 300 étudiants vivent au campus universitaire de Katibougou, localité située à une dizaine de kilomètres de la ville de Koulikoro, à 60 km à l’est de la capitale, Bamako. KM (AMAP)

Koro : Quatre morts et plusieurs blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés à Bana Gakou

Koro, 3 février (AMAP) Quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une attaque perpétrée dimanche par des hommes armés non identifiés à Bana Gakou, localité située à environ 35 km de la ville de Koro, au centre du pays, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés non identifiés ont attaqué nuitamment le village de Bana Gakou, faisant quatre morts, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels avant d’obliger les populations à s’enfuir pour se réfugier à Koro et au Burkina Faso. Selon les mêmes sources, les groupes terroristes ont interrompu le trafic routier depuis plus deux semaines sur le tronçon Koro-Ouahigouya avant de préciser que les travaux de réparation du pont saboté par ces terroristes ont été arrêtés, depuis le 19 janvier 2020, suite à l’explosion d’une mine au moment où les travailleurs de l’entreprise creusaient la fondation, faisant 2 morts et 3 blessés. On rappelle que des hommes armés non identifiés ont attaqué, il y a deux semaines, les villages de Zon, Pongonon,  Bonkounba, dans le cercle de Koro (Centre), faisant 8 morts, plusieurs blessés, avant d’emporter tout le bétail.  KM (AMAP)

Yélimané : Remise d’un important lot de matériels d’assainissement à des associations féminines

Yélimané, 3 février (AMAP) L’Association Malienne de Solidarité et de Coopération Internationale pour le Développement (AMSCID) en partenariat avec la Communauté l’Agglomération de Béthune Bruyère Artois en France, a remis des kits d’assainissement à une dizaine d’associations du Cercle au cours d’une cérémonie présidée samedi à Yélimané par la maire de Diongaga, Mme Alima Diagouraga, a constaté l’AMAP. D’un coût estimé à 9 millions de francs CFA,  le lot de matériels est composé de charrettes, d’ânes, de brouettes, de poubelles, de pelles avec manches, de râteaux avec manches, de balais à queue, de bottes chaussures, de gants et de protège nez. Le président de l’AMSCID, Bassirou Diarra dit Konté a soutenu que l’homme a besoin d’un environnement sain pour son épanouissement avant de préciser que les femmes sont toujours au centre de l’assainissement dans les villages et qu’avec des moyens dérisoires l’AMSCID a décidé de les accompagner avec ces kits. La gestion des déchets est un défi pour les autorités communales et cette remise permettra de lutter contre les maladies infectieuses liées à l’insalubrité dans les différentes communes du Cercle. La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants de l’administration, des élus locaux, des représentants des organisations de la société civile et des bénéficiaires des associations féminines du Cercle de Yélimané. AS/KM (AMAP)

Polygamie: Les femmes de plus en plus réfractaires 

Par Maïmouna SOW Bamako, 03 février (AMAP) Le Mali est un pays laïc, fortement dominé par la foi musulmane. L’Islam autorise les hommes à épouser plusieurs femmes. Le temps est loin où les hommes se mariaient à plusieurs femmes, pour constituer de grandes familles  où il faisait bon vivre, dans l’entente. Ce climat familial serein  traverse des moments difficiles et les femmes ont une peur bleue de la polygamie. Le débat sur le choix du régime matrimonial ressurgit, toutes les années depuis une décennie, à la veille du mois de Ramadan, à l’approche de la fête de Tabaski. La monogamie a-t-elle pris le dessus dans le cœur des générations de jeunes maliennes en âge de se marier ? « La polygamie c’est l’enfer ! Personne ne doit accepter de partager son homme », soutient Aminata, lors d’une discussion avec son amie Kadiatou sur la question. Cette autre épouse, qui l’écoute, écarquille les yeux. Il y a de quoi. En effet, Aminata qui pourfend la polygamie est mariée sous le régime de la polygamie. Elle attend même l’arrivée prochaine dans son foyer du  premier bébé. Dans le Mali actuel, le régime de la polygamie est inacceptable pour de nombreuses jeunes filles en âge de se marier. Des citadines et des femmes rurales, dans toutes les communautés, estiment que vivre dans un foyer polygame « est une pilule amère, difficile à faire passer. » Mais. paradoxalement, elles sont nombreuses à le signer. Comme le montrent ces chiffres de la mairie de la Commune IV du District de Bamako. Ici, durant les trois dernières années, 90% des unions ont été faites sous le régime de « la discorde ». « En 2019, il y a  eu 302 mariés polygames, 32 monogames ; en 2018, 363 polygames contre 33 monogames; en 2017, 349 polygames, 44 monogames », indique le chef du centre de la mairie de la commune IV du District de Bamako, Diakité Rokia Bagayoko. Devant l’officier d’état-civil, plus de la majorité des nouvelles mariées optent pour la polygamie. Malgré les statistiques qui prouvent la prééminence de la polygamie dans les familles, les épouses ont la phobie de la polygamie. Pour quelles raisons ? UN CALVAIRE – Aujourd’hui, la 2è épouse Diawara Assétou Koné est braquée contre la polygamie. Elle soutient qu’elle vit le calvaire, parce qu’elle  partage son mari avec une co-épouse dans la concession familiale. Elle a perdu toutes ses illusions sur le bonheur chez son mari polygame. Et elle ne mâche pas ses mots : « Je ne le souhaiterai pas à une ennemie de vivre dans une famille polygame!  Etre  mariée sous ce régime est une chose, mais vivre sous le même toit avec sa co-épouse est horrible », déclare-t-elle. L’aversion de cette épouse pour la polygamie découle du fait que sa co-épouse est la cousine de son mari, qui serait la favorite. Mme Diawara Assétou Koné déplore cette mise à l’écart. Elle vide son amertume en ces termes : « Je suis traitée dans ma maison comme une réfugiée. J’ai tort d’avance en cas de conflit avec ma coépouse, Je suis exclue de toutes les consultations sur  les affaires de ma belle famille ». L’hostilité à l’égard de la polygamie est largement partagée dans le rang des femmes. Mais quelques unes se résignent, arguant l’aspect social et religieux. Mme Coulibaly Fatoumata Diarra est mariée depuis 19 ans. Elle se souvient des fastes du jour de son union.  Au moment de la signature du régime de polygamie, elle a fondu en larmes en la présence de six autres couples qui attendaient pour se dire « oui ». Elle a fait l’objet d’un persiflage et ses proches craignaient un renoncement de sa part. Au bout de quelque temps, ils ont  réussi à la convaincre d’opter pour la polygamie. Mais au fil des années, les conditions de vie se sont améliorées dans son foyer. Mais cette aisance matérielle inquiétait fortement Mme Coulibaly Fatoumata Diarra. Au Mali, la bonne situation financière pousse beaucoup d’époux polygames à prendre une nouvelle femme. « Plus mon mari gagnait sa vie, plus je m’inquiétais. Les filles d’aujourd’hui ne laissent pas les piétons tranquilles, à plus forte raison un homme riche qui roule en 4 X 4 ». Mme Coulibaly ne sera pas épargnée. Elle sera atterrée d’apprendre, deux ans après son mariage, la nouvelle du 2e mariage de son mari. Exaspérée, elle a cherché en vain à échapper à la polygamie. « En ce temps, c’était dur pour moi d’affronter les regards des autres. J’allais partager mon homme et, peut être, que je serai délaissée au profit d’elle »,  a confessé Mme Coulibaly. Prise de panique, elle a vendu ses bijoux. Elle s’est endettée pour pouvoir aller en France, laissant ses 6 garçons dernière elle. Malheureusement, l’intermédiaire, qui était chargé de lui trouver un visa n’a pas pu honorer l’engagement à temps. Et il avait empoché plus de 2.700.000f Cfa. Mme Coulibaly Fatoumata Diarra était désemparée. Elle ne savait plus que faire. Elle était acculée par la meute des créanciers, et contrainte d’affronter la dure réalité du foyer polygamique. « J’ai failli faire la prison, n’eût été l’aide de ma famille paternelle qui a remboursé mes crédits. Ma grande sœur qui vit en France m’a offert une boutique de produits de beauté. Je devais rester près de mes enfants. Ce fut le pire moment de ma vie. Dieu merci. Maintenant, j’ai retrouvé la paix. La peur bleue de la polygamie qui m’habitait n’avait pas sa raison d’être. Mon époux n’a jamais cessé de me prouver son amour, en chef de famille responsable. Pour cela,  je lui témoigne ma loyauté», a-t-elle souligné, le regard heureux, un grand sourire aux lèvres. « La polygamie a été inspirée par le tout puissant pour équilibrer la vie sur terre. Dans le monde les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Le bon mari et un bon père », estime Fatima. Elle a conseillé à sa nouvelle co-épouse d’être respectueuse, de comprendre qu’elle n’est pas venue pour remplacer une épouse mais agrandir la famille. Ces deux co-épouses ne vivent pas dans le même quartier. Le fonctionnaire Moustapha Coulibaly fait montre d’une forte conviction religieuse. Il faut, selon lui, prendre plusieurs femmes

Cité des rails : Lancement de l’’opération « Quartier Propre » à Kayes N’Di

Kayes, 3 février (AMAP) Le lancement de l’opération d’assainissement «Quartier Propre » dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations, a été présidé dimanche à Kayes N’Di, dans la Commune de Kayes, par le conseiller aux Affaires Economiques du gouverneur de région, Adama Assagaidou Maiga, a constaté l’AMAP. « Les jeunes ont gagné la coupe de l’assainissement. Il revient maintenant au quartier de remporter cette coupe », a déclaré N’Diaye Bah, chef de quartier de Kayes N’Di, ancien ministre de la culture, faisant allusion au tournoi « Vacances Foot-2019 », organisé par Orange Mali et remporté par l’équipe du quartier. Le Chef de quartier a déclaré que  Orange Mali a offert 5 millions de Fcfa à son quartier, dont un million pour son équipe de football et  l’opérateur économique Aliou Badara Diallo une contribution de    500 000 Fcfa,  avant de préciser que l’exécution des travaux a été confiée à la société Aliou Koné, retenue suite à d’un avis appel d’offres. « Je lance un appel aux jeunes pour qu’ils s’organisent en GIE. Les Groupements économiques d’intérêts généraux créent des emplois. Ils peuvent récupérer les sachets plastiques abîmés pour les transformer en produits artisanaux. Nous allons faire en sorte que tous les 5 secteurs de Kayes N’Di soient assainis », a conclu N’Diaye Ba. Malgré les efforts en cours des autorités régionales et locales en vue de rendre la ville de Kayes propre, l’insalubrité demeure une préoccupation majeure dans la capitale du Khasso où des familles n’hésitent pas à jeter des ordures au beau milieu des rues.  BMS/KM (AMAP)

Mopti : Les forces de sécurité dotées d’infrastructures et de moyens logistiques  

Mopti, 31 janvier (AMAP) L’Union européenne (UE) a remis, mardi dernier, trois infrastructures majeures aux forces de sécurité maliennes, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui au renforcement de la sécurité dans la Région de Mopti et à la gestion des zones frontalières (PARSEC), a constaté l’AMAP. Il s’agit d’un hangar pour accueillir le vecteur aérien, d’un atelier interservices de maintenance (AIM) avec un équipement adéquat doté d’un véhicule garage et d’une caserne pour le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Mopti. La cérémonie de remise de ces infrastructures était présidée par le général Salif Traoré, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, en présence de nombreux diplomates et chefs militaires. Le hangar aérien est un abri pour assurer la durabilité de l’avion déployé à l’aéroport de Sévaré, dans le cadre l’appui de l’UE à la mise en œuvre du Plan de sécurisation intégré des régions du centre (PSIRC) du gouvernement. Cet appareil, destiné aux renseignements grâce à sa boule optronique, permettra d’optimiser la surveillance, à temps réel et à grande échelle, des zones frontalières. Quant à l’AIM, il est destiné aux différentes forces de sécurité. Il comprend trois  bureaux, un espace garage, une fosse de vidange et des commodités. En plus de la formation de l’équipe technique de l’AIM par le PARSEC, l’atelier a fait l’objet de nombreuses livraisons d’outils et de pièces détachées ainsi que de deux véhicules : un camion grue plateau et un véhicule atelier mobile pour permettre aux agents du garage d’intervenir à distance. La caserne du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de Mopti, dont la remise fait suite à celle du camp mobile, est située au cœur de la légion de gendarmerie. Elle est composée d’un centre de commandement, d’un poste de sécurité, d’une zone de vie d’environ 32 éléments, d’un réfectoire et de toilettes avec les commodités requises. L’UE finance le PARSEC à hauteur de 19 milliards de Fcfa, à travers le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique. Son objectif est de contribuer à la stabilisation de la Région du Centre du Mali, en améliorant la sécurité des populations, le contrôle du territoire et la gestion des espaces frontaliers par les services de l’Etat, dans le respect de l’état de droit. Le chef de la délégation de l’UE, Bart Ouvry a indiqué que la mutualisation des moyens est la seule alternative pour faire face aux défis de l’insécurité auxquels sont confrontées les forces de sécurité. Selon lui, l’UE travaille, aussi, pour le retour des services sociaux de base et à offrir des opportunités d’emploi aux jeunes. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a exprimé sa grande satisfaction devant les actions du PARSEC, citant notamment la remise de moyens fluviaux à Koulikoro, du camp balistique à Bamako. « Des actions, a estimé le général Salif Traoré, qui vont dans le sens du renforcement de capacités et de protection du personnel des forces dans leurs missions régaliennes de défense de la patrie ». La signature du protocole de propriété des infrastructures entre le directeur des opérations d’Expertise France, agence de mise en œuvre du PARSEC, Hervé Conna, et le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré, a mis fin à la cérémonie. DC/MD (AMAP)  

Banamba : Echanges sur le montage de projet, la gestion des AGR et l’entrepreunariat rural

Banamba, 3 février (AMAP)Un atelier sur le montage de projet, la gestion des activités génératrices de revenus (AGR) et l’entrepreunariat rural, initié par le  consortium d’ONG SOS Faim, CAEB, VSF, ICD et le Tonus, destiné aux femmes et jeunes, a pris fin samedi à Banamba, sous la présidence du préfet de Cercle, Sékou Touré, a constaté l’AMAP. Cette série de formation de 6 jours en raison de 03 jours par groupe a concerné plus d’une quarantaine de participants venus des communes rurales de Boron, Madina-Sacko, Toubacoro et Sebeté. Il s’agissait de renforcer les capacités des jeunes et femmes en montage de projet, à la gestion des activités génératrices de revenus (AGR) et en entrepreunariat rural, dans le cadre de la mise en œuvre du projet P2RS. A l’issue des travaux, les participants ont été invités  à faire une restitution des connaissances acquises auprès de leur base. La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence  de l’Adjoint du maire de la Commune de Banamba, Cheick Fanta Mady Diallo, du porte parole du consortium d’ONG, Mamadou Tangara, des responsables des services techniques et des représentants de la société civile. AT/KM (AMAP)

Ségou : La 16ème édition du Festival sur le Niger débute mardi dans la Cité des balanzans

Ségou, 2 février (AMAP) La 16ème édition du Festival sur le Niger débute mardi dans la Cité des Balanzans, sous la présidence du ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo,  en présence du Gouverneur de région, le Général Biramou Sissoko, et de l’organisateur principal, Mamou Daffé, a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Les thèmes retenus cette année sont : « Réconciliation et cohésion sociale » et « Migration et identités ». Il est prévu une série d’activités notamment une caravane pour la paix,  des expositions d’arts, des conférences de presse, des contes, du théâtre, de la musique au cours de ce grand évènement auquel vont prendre part d’éminents  hommes de culture et des artistes de renommée du Mali, de la sous région et du monde entier. La 16ème édition du Festival sur le Niger prendra fin dimanche à Ségou sous la présidence du ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo. KM (AMAP)

Le PM boucle sa visite au Nord du pays par Taoudénit

Taoudénit, 2 février (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a bouclé vendredi, la visite qu’il a entamée au Nord du Mali, par la Région de Taoudénit, 9ème circonscription administrative du Mali, a constaté l’AMAP. Le gouverneur de la Région, le général Mohamed Abdrahamane ould Meydou, a remercié l’Etat pour les efforts déployés dont la réalisation de trois grands forages positifs, avant de féliciter la MINUSMA pour la réalisation de plusieurs points d’eau, le transport aérien des missions et pour ses appuis dans les initiatives s’inscrivant dans le cadre de la paix, de la cohésion sociale et  de la réconciliation nationale. Le gouverneur a  rappelé que l’opérationnalisation de la Région de Taoudénit a démarré en 2016 dans un contexte d’insécurité qui sévit depuis 2012, toute chose qui a des impacts sur le processus de développement. Le général Meydou a, enfin, évoqué, entre autres préoccupations, la poursuite du redéploiement de l’administration et des services techniques, la consolidation de l’opérationnalisation de la région en la dotant de ressources humaines, de moyens matériels et financiers, la création d’une région militaire, d’un stock de sécurité alimentaire et d’aliment bétail pour la période de soudure et l’organisation des élections législatives. Le PM a remercié les représentants de l’administration, les partenaires, les autorités coutumières, les représentants de la société civile et les populations pour l’accueil qui lui a été réservé  avant de les assurer de l’accompagnement de l’Etat. « Nous sommes conscients que la région présente beaucoup de défis qui deviennent des urgences et des priorités pour le gouvernement. Nous sommes en train de travailler de sorte qu’en plus du budget national,  nos partenaires, qui nous accompagnent, puissent  aider et compléter le budget d’Etat  alloué à la région pour  un mieux être des populations», a déclaré Dr Boubou Cissé. S’agissant de la sécurité, le PM a rassuré que le gouvernement reste réceptif et appuiera  les initiatives tendant à ramener la paix, la cohésion sociale avant de saluer les efforts de la commission de bons offices  pour les régions de Tombouctou et Taoudénit qui ont abattu un travail remarquable par  rapport à la sécurisation des routes et permettre la libre circulation des personnes et de leurs biens en tandem avec les Forces armées maliennes (FAMAs). Concernant les élections, le PM a affirmé que la volonté politique est d’organiser les législatives partout au Mali. « Les cas de Taoudénit et Ménaka sont en train d’être  étudiés et travaillés par  les experts, car il y a des contraintes techniques. Rassurez-vous, même si elles n’ont pas pu avoir lieu le 29 mars, elles  se tiendront dès que possible, lors de partielles là où elles n’ont pu être organisées » a conclu Dr Cissé. La Région de Taoudénit couvre une superficie de 323 326 km2  pour 142 990 habitants,   qui pratiquent les activités de commerce, d’élevage et d’artisanat. MS/KM (AMAP)