Actualité : le décès du ministre de la Défense, le Général de corps d’Armée Sadio Camara annoncé par le Gouvernement

Bamako, 26 avril (AMAP) Le gouvernement de la Transition du Mali a annoncé, ce dimanche, avec un profond regret, le décès du Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Selon le communiqué officiel, le Général Sadio Camara a succombé à ses blessures après des incidents terroristes survenus dans la matinée du 25 avril 2026. Un véhicule piégé conduit par un kamikaze a visé sa résidence, provoquant de violents affrontements avec les assaillants, dont certains ont été neutralisés. Blessé au cours de l’attaque, il a été transporté à l’hôpital où il est décédé. Le communiqué précise également que l’effondrement de sa résidence a causé d’autres victimes, tandis que la destruction d’une mosquée à proximité a entraîné la mort de certains fidèles. Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Chef suprême des armées, ainsi que le gouvernement et le peuple maliens, ont présenté leurs condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu ainsi qu’à l’ensemble des victimes civiles et militaires des incidents terroristes du 25 avril 2026. En hommage à son parcours, les autorités maliennes ont salué la combativité, l’intrépidité, l’humanisme, le professionnalisme et l’engagement du Général Sadio Camara dans la défense nationale. Sur décision du Président de la Transition, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara bénéficiera de funérailles nationales, qui feront l’objet d’un communiqué ultérieur. CMT/KM (AMAP) +

Potrait : Dr Aminatou Koné, Une icône dans la lutte contre le paludisme au Mali

Bamako, 26 Avril (AMAP) Le Mali a l’instar de la communauté internationale a célébré samedi 25 avril,  la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, a constaté l’AMAP. Dans ce domaine, les chercheurs Maliens,  Feu Ogobara Doumbo et Abdoulaye Djimdé restent des références mondiales. Sur les pas de ces «grands maîtres», se font remarquer de célébrités telle Dr Aminatou Koné, engagée à hisser haut le flambeau. Aujourd’hui maître de conférences en biologie moléculaire à la Faculté de pharmacie (Faph), la native de Bamako est chercheure au Centre de recherche sur les microbes et les parasites (PMRTC). C’est en 2002 que débute la carrière de cette dame qui a choisi cette voie par pur hasard. « Au cours d’un stage, j’ai rencontré une dame en France. Elle m’a mis en contact avec feu le Pr OgobaraDoumbo», se souvient-elle. Rentrée au Mali, elle décide de rencontrer celui-ci qui lui ouvre les portes du MRTC (actuel PMRTC). De travaux en travaux, elle développe de la passion pour la recherche en utilisant les outils de biologie moléculaire. Au nombre de ces travaux, des enquêtes sur les différentes molécules utilisées pour traiter le paludisme, des projets de recherches dans notre pays et en collaboration avec des chercheurs américains, européens et suédois. Cela pour produire des données visant à améliorer les différentes politiques de traitement au Mali en utilisant des médicaments de plus en plus efficaces. Elle mène aussi des enquêtes sur le développement de la résistance sur ces médicaments en collaboration étroite avec le Programme de lutte contre le paludisme (PNLP). Ces actions ont été réalisées non sans obstacles. Au nombre des difficultés l’enseignante chercheure explique : « Nous avons moins accès aux dernières technologies de pointe.» Aussi trouve-t-elle difficile de maintenir l’équilibre entre le social et la recherche. Elle invite les femmes à croire en elles et se donner «les moyens pour atteindre les résultats escomptés ». Avant d’insister sur l’importance de l’environnement familial dans le développement personnel et la réussite professionnelle. Le parcours académique de Aminatou Koné est exemplaire. Après ses études secondaires au Lycée Notre dame du Niger, elle obtient une Maîtrise en Sciences biologiques en 2000 à la Fast puis en Biologie cellulaire à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar et un DEA de Biologie animale à l’Université Blaise Pascal en France. Elle couronne le tout avec un doctorat de troisième cycle en Sciences médicales obtenu en Suède. Ce parcours attrayant et son engagement pour le travail lui valent l’estime de ses collègues. Dr Aïssata Dembélé, pharmacienne, travaille avec Dr Aminatou Koné depuis 2023 au PMRTC. «J’ai été impressionnée par ses talents et son amour pour son métier. Grâce à elle, j’ai acquis une formation pratique et théorique de qualité», confie-t-elle, avant de saluer l’engagement de sa collègue dans le domaine de la science. MD/CMT (AMAP)

Réfection du Kamablon: près de 3000 jeunes baptisés, vendredi à Kangaba

Kangaba, 25 avril (AMAP)   Près de 3000 jeunes filles et garçons, âgés  de 13 à 17 ans, ont été baptisés vendredi à Kangaba, pour les  travaux d’intérêt public, qui s’inscrivent  dans le cadre de la réfection septennale de la case sacrée (Kamablon), à Kangaba, a constaté l’AMAP. Après avoir réalisé le curage de près de 3 km de fossé, le nettoyage des abords de la pierre blanche (Faragué) et le transport de matériaux pour le wassi, ces jeunes ont reçu des sages le nom sacré de «Bambassi», attribué par Drissa Bagayogo, patriarche né vers 1944. La cérémonie s’est tenue dans la cour du Kamablon, où les sages ont formulé des bénédictions pour les jeunes et pour le Mali, tout en saluant l’appui du préfet du cercle, Abou Dao. Pour rappel, les travaux de réfection septennale de la toiture de la case sacrée débutent le 4 mai 2026, à Kangaba, sous la Présidence du Préfet de Cercle, en présence des représentants des municipalités, des autorités légitimes et coutumières,  des associations de jeunes et des femmes et de plusieurs invités de marque. SD/CMT (AMAP)

Sécurité : Plusieurs assaillants neutralisés lors des attaques terroristes repoussées, dans plusieurs localités du pays

Bamako, 25 avril (AMAP) Les Forces Nationales de Défense ont neutralisés tôt ce samedi, plusieurs terroristes dans des attaques repoussées, dans plusieurs localités du pays et détruit leurs équipements, a appris l’AMAP de source sécuritaire. L’Etat Major des Armées précise que les opérations de ratissage se poursuivent et que «la situation est sous contrôle », Avant d’inviter les populations à ne se référer qu’aux canaux officiels pour toute information. CMT (AMAP)

Mali : Des attaques en cours à Bamako et à l’intérieur du pays, les Forces Armées engagées pour neutraliser les assaillants

Bamako, 25 avril (AMAP)  L’Etat-Major Général des Armées informe l’opinio, nationale et internationale que des groupes armés terroristes non encore identifiés ont pris pour cibles, tôt ce matin, certains points et casernes de la capitale ainsi que de l’intérieur du pays, a appris l’AMAP. Selon la même source, « les combats sont en cours » et les Forces armées maliennes sont «engagées à anéantir les assaillants». L’Etat-major général appelle la population «au calme et à la vigilance» et indique que des informations complémentaires seront communiquées ultérieurement. CMT (AMAP)

Mopti : Visite du Gouverneur de région à l’abattoir très tôt ce vendredi pour s’enquérir de son fonctionnement

Mopti, 24 avril (AMAP) Le gouverneur de la région de Mopti, le Général de brigade Daouda Dembélé, accompagné d’une forte délégation composée des membres de son cabinet , les élus et les services techniques de Mopti, s’est rendu très tôt, ce vendredi , à l’abattoir régional de Mopti, a constaté l’AMAP. Implanté à Sévaré sur une superficie de 8 ha, l’abattoir de Mopti a une capacité journalière de 100 bovins et environ 200 petits ruminants avec une offre d’emplois de plus de 100 personnes. Il est en gestion déléguée conviée à Body distribution sarl pour 5 ans. Cette visite du gouverneur a pour objectif de s’enquérir du fonctionnement de la structure et des conditions de travail des agents et des usagers ; de s’assurer des conditions d’hygiène, de qualité de viande mis à la disposition des consommateurs et s’imprégner des difficultés. Arrivée aux environ de 6 heures le matin, le personnel de l’abattoir était en pleine activité. A travers la visite guidée conduite par Cheick Oumar Sy, chargé de la supervision des activités d’inspection de l’abattoir, l’hôte du jour a suivi le trajectoire de l’animal du parc d’attente à la pesée de la viande en passant par le couloir de forçage, la salle d’habillage et éviscération, la phase fente et la loge de l’inspection. Il a aussi visité le site de gestion des sous produits de l’abattage, des eaux usées, la fosse destinée aux viandes atteintes de maladies impropres à la consommation. La visite du chef de l’exécutif régional a pris fin par des échanges avec les services techniques, les bouchers, les travailleurs et les responsables de l’abattoir qui  ont évoqué les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Ces difficultés sont entre autres, la vétusté des installations, l’insuffisance des agents techniques pour le suivi des activités, le retard de paiement des salaires. Le concessionnaire Samba Yatassaye a mis l’accent sur le manque de financement pour l’acquisition de matériels et l’accompagnement de la filière bétail- viande . Selon lui, 70% des abattages se font clandestinement en dehors de l’abattoir, toute chose qui qui reste un défi malgré les efforts. A l’issue de la visite , le Gouverneur a félicité le concessionnaire pour l’entretien des lieux, salué et encouragé les travailleurs pour leur dévouement et leur disponibilité. Concernant les observations par rapport à l’amélioration des prestations de l’abattoir « nous allons mettre en place un cadre d’ échanges avec le concessionnaire, les usagers pour trouver ensemble une mise en œuvre des recommandations » a il indiqué. En ces moments de flambée du prix de la viande, le général de brigade Daouda Dembélé a exhorté le concessionnaire Yatassaye à se conformer aux termes de référence et au cahier de charge de la concession. En s’adressant aux services techniques, il leur a demandé de travailler dans le cadre de la réglementation et rassurer les populations que la viande qui provient de l’abattoir de Mopti est de très bonne qualité. Aussi, a-t-il soutenue, que l’abattoir constitue une solution contre la prolifération des aires d’abattage impropres. DC/KM (AMAP)

Cartographie : le Togo mandaté par l’UA pour défendre à l’ONU une représentation fidèle de l’Afrique

Bamako, 24 avril (AMAP) Le Togo a été mandaté par l’Union africaine pour défendre à l’Organisation des Nations unies une représentation cartographique fidèle de l’Afrique, a rapporté Anadolu Agency. Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a indiqué que Lomé présentera en septembre un projet de résolution en ce sens. Il a dénoncé une sous-estimation historique du continent, deuxième plus vaste au monde avec plus de 30 millions de km². « Ce n’est pas ce que l’on voit sur la carte du monde », a-t-il déclaré. Les autorités togolaises estiment que ces représentations affectent l’image et l’influence de l’Afrique. Une source diplomatique a évoqué la nécessité de « rétablir une vérité scientifique ». Certaines projections cartographiques sont critiquées pour minimiser la taille réelle de l’Afrique, alimentant un débat sur la perception du continent à l’échelle mondiale. OS/KM(AMAP)

Mali- Météo : visibilité réduite au nord et orages isolés attendus au sud et au centre le 25 avril

Bamako, 24 avril (AMAP)  La visibilité sera réduite de 4 à 8 km dans les régions du nord du Mali le 25 avril 2026 en raison de la poussière en suspension, tandis que des orages isolés, parfois accompagnés de pluies, sont attendus dans le sud et le centre, y compris le district de Bamako, selon le bulletin de l’Agence nationale de la météorologie (MALI-METEO). Dans le reste du pays, la visibilité sera « assez bonne (8 à 10 km) », précise la même source, qui indique également que les phénomènes orageux pourraient survenir « dans l’après-midi ou au courant de la nuit » dans les zones concernées. Les températures devraient connaître « une légère baisse par rapport à celles enregistrées hier dans les zones touchées par les précipitations », ajoute MALI-METEO, évoquant une évolution liée aux épisodes pluvieux annoncés. Le bulletin fait état d’une vigilance sur l’ensemble du territoire pour les prochaines 24 heures, invitant les populations à faire preuve d’attention face aux conditions météorologiques prévues. Les prévisions détaillées indiquent des températures maximales oscillant globalement entre 40°C et 43°C dans plusieurs localités, avec des vents généralement faibles à modérés, variant entre 10 et 20 km/h selon les zones. OS/KM(AMAP)

Musique : Le Super Biton de Ségou, une formation nationale qui a su imposer une signature sonore unique

Ségou, 24 avril (AMAP) En cette année dédiée, par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, année de la Culture et de l’Education, l’Agence Nationale de Presse du Mali, a décidé de faire un regard sur nos formations musicales qui ont marqué notre histoire, en termes de rayonnement. Après le Bronkoni de Niono, nous allons faire un dossier sur le Super Biton de Ségou. Dans l’histoire de la musique, certains noms résonnent comme des symboles d’une époque. Parmi eux, le Super Biton de Ségou occupe une place particulière. Issu de la fusion de plusieurs orchestres dont l’Alliance Jazz de Ségou et l’Orchestre régional de Ségou, le Super Biton de Ségou a traversé plusieurs époques. Depuis 1973, il évolue sous ce nom, année où  un jeune étudiant, Zoumana Sacko, décida de rebaptiser la formation en hommage au mythique roi du Royaume Bambara de Ségou, Mamari Biton Coulibaly.  Le groupe a su imposer une signature sonore unique, marquant durablement la scène musicale avec son style mêlant jazz, rythmes traditionnels bambara et influences afro-cubaines. D’après les archives couvrant la période 1970-1990, l’orchestre affiche un répertoire riche de plus d’une centaine de titres. Ces morceaux, qui font le bonheur des mélomanes, couvrent une grande diversité de styles comme l’afro-jazz, la biguine, le boléro, la rumba, le donso folk ou encore la salsa. Le Super Biton nommé orchestre national le 18 mars 1976, après plusieurs reconnaissances Au cœur de cette formation, figure le regretté Amadou Bah, surnommé «Armstrong». Ce chef d’orchestre a su fédérer autour de lui, une équipe d’élite de 19 musiciens. Le talent  et le savoir-faire du Super Biton de Ségou lui ont valu une reconnaissance majeure, le hissant au rang des meilleurs orchestres du Mali, avec à la clé les victoires aux biennales de 1970, 1972, 1974 et surtout celle de 1976. Lors de cette dernière biennale, le 18 mars très exactement, le Super Biton est nommé Orchestre National et déclaré hors-compétition. Cette reconnaissance au niveau national marque le début d’un rayonnement qui s’étendra à l’échelle africaine, puis internationale. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 3 à incarner la mémoire vivante de ce groupe mythique Aujourd’hui, ils ne sont plus que 3 à incarner la mémoire vivante de ce groupe mythique : Mamadou Sissoko, Modibo Diarra dit «Bebel» et Mamadou Guindo. Figure incontournable de cette génération, Modibo Diarra, pianiste fait son entrée dans le groupe en 1973. Formé à l’INA et  aujourd’hui âgé de 74 ans, il dit avoir été séduit par la cohésion qui régnait au sein du groupe et la passion commune qu’ils avaient pour la musique. Selon Modibo Diarra, auparavant, les orchestres interprétaient les morceaux Maliens avec des accompagnements étrangers comme le rythme afro-cubain. «C’est en 1970, avec le titre Damonzon que le Super Biton a été le premier orchestre à transposer la musique de Ségou sur des instruments de nos terroirs», a-t-il indiqué. Grâce à cela, ils ont eu l’occasion de se produire dans la sous-région. Senghor, après une visite en 1980, a tenu que le Biton fasse une tournée au Sénégal, après ce fut le Nigérien Seyni Kountié «Quand Léopold Sédar Senghor est venu au Mali en 1980, il a entendu le Super Biton chanter. Par la suite, il  a tenu à ce qu’on aille faire une tournée au Sénégal. Cela nous a également valu une invitation du président du Niger, Seyni Kountché», nous a-t-il raconté. Le leitmotiv du groupe, c’était d’aller de l’avant et continuer à créer. Pour la petite anecdote, dans le morceau «Bakaridjan», on entend un effet sonore reproduisant des bruits de chevaux en train de courir. L’effet est tellement parfait qu’on pourrait croire à de vrais chevaux, alors que tout a été réalisé avec des instruments sans électronique, nous a confié Modibo Diarra., Avec sa guitare comme fidèle alliée, Mama Sissoko assurait les arrangements au sein du groupe, tandis que Karamoko Niang s’occupait de la composition des morceaux. Mama, le virtuose de la guitare se rend souvent en France pour des prestations grâce à l’appui de sa protégée de longue date, la photographe française Francoise Huguier. Son album Diamond Fingers, composé de 13 titres, a été produit par cette dernière. Sacré Orchestre National au même titre que le Balai national du Mali et l’ensemble instrumental, le Super Biton de Ségou n’a jamais bénéficié des mêmes privilèges. Le Super Biton n’a jamais pu bénéficier des avantages étant Orchestre National», a déploré Mama Sissoko. Enseignant à la retraite et homme de culture, Moctar Saïdou Tall a longtemps côtoyé plusieurs membres du groupe depuis l’époque de l’orchestre régional. Il estime que les performances sur scène et la singularité des productions sont des éléments qui l’ont le plus marqué du Super Biton de Ségou qui «nous a recentrés sur des rythmes du terroir». Et d’ajouter qu’il y avait un cheminement très clair pour la revalorisation du patrimoine national. Le Super Biton reste une légende vivante Parlant de la portée éducative des morceaux du Super Biton de Ségou, Moctar Saïdou Tall a révélé que les titres comme «Nyeleni», «Bakaridjan», «Labamfè» et «kamalenwari» renferment des valeurs telles que le travail, l’amour, le patriotisme, etc. Notre interlocuteur a toutefois déploré la situation actuelle du Super Biton de Ségou qui est relégué au rang de souvenirs. Comme solution, il propose de constituer un vivier de jeunes et de les former afin de redonner vie à cet orchestre. À Ségou, comme dans tout le pays, le Super Biton reste une légende vivante. Une mélodie qui traverse le temps sans jamais perdre son sens. Et si cette année, dédiée à l’éducation et à la culture, devenait le point de départ d’une renaissance de nos orchestres régionaux, témoins de notre héritage artistique et culturel. MS/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des Ministres du jeudi 23 avril 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 23 avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre d’Accueil et de Placement familial. Le Centre d’Accuei1 et de Placement familial, communément appelé Pouponnière, est créé par l’Ordonnance n°90-37/P-RM du 05 juin 1990 avec pour mission d’accueillir, d’entretenir et de placer les enfants orphelins, abandonnés et de mères malades mentales. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°06-006/P-RM du 11 janvier 2006 et son cadre organique est déterminé par le Décret n°06-024/P-RM du 12 janvier 2006. Dans son fonctionnement, le Centre rencontre des difficultés qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, corrigent les insuffisances constatées et créent le Centre d’Accuei1 et de Placement familial, sous la forme d’un Etablissement public national à caractère administratif, avec pour mission la prise en charge des enfants orphelins, des enfants abandonnés ou de parents inconnus et des enfants de mères malades mentales, accueillis en son sein. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation, au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°21022 du Cercle de Kayes. La parcelle de terrain, d’une superficie de 200 hectares 00 are 54 centiares, sise à Diyala, Commune rurale de Liberté Dembaya, est destinée à satisfaire les besoins de construction de l’Université de Kayes. La construction de cette université, qui entre dans le cadre de la réforme de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, permettra d’accroître les offres de formation en tenant compte des besoins du marché du travail et des potentialités de la Région. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur général de la Société de Patrimoine minier du Mali : Monsieur Farid Mandela GUINDO, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Président Directeur général de l’Office malien des Substances précieuses : Monsieur Soumaïla SIBY, Gestionnaire. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres de l’opération d’achat et de revente du stock de riz local de l’Interprofession de la Filière Riz. La Filière Riz est confrontée à des difficultés d’écoulement du riz local en raison des coûts de production élevés qui le rendent moins compétitif que le riz importé. Pour faire face à ces difficultés, le Gouvernement a décidé d’acquérir le stock invendu de 26 030 tonnes de riz détenu par l’Interprofession Riz, en vue de le revendre à la population à un prix accessible. Dans ce cadre, l’Etat accordera à l’Office des Produits Agricoles du Mali une subvention pour la prise en charge les frais liés à l’opération. La mise en œuvre de cette opération permettra : – de soutenir la filière rizicole nationale ; – de préserver le pouvoir d’achat des populations ; – d’assurer la stabilité du marché en période de soudure. 2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’instauration d’un forum national de l’Intelligence artificielle. Ce forum, qui se tiendra chaque année au mois de juin, a pour objectifs entre autres : – de créer une émulation nationale autour des technologies de pointe ; – de sensibiliser les différentes couches de la population sur les enjeux de l’intelligence artificielle et de la robotique ; – de promouvoir le génie industriel local et le génie des artisans et inventeurs maliens et africains ; – de renforcer les partenariats, à travers des espaces de rencontre entre le Centre d’Intelligence artificielle et de Robotique du Mali, le secteur privé, la Diaspora scientifique et les partenaires internationaux. Il sera marqué par des conférences de haut niveau, des expositions de prototypes et des compétitions de robotique pour les jeunes. 3. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de l’organisation du Week-end du Football malien, prévu les 28 et 29 mai 2026, à Bamako. Le Week-end du Football malien a pour objectifs entre autres : – d’instaurer un rendez-vous populaire et annuel du football malien, en dehors des compétitions officielles ; – de valoriser l’héritage des anciennes Gloires du football malien ; – de promouvoir une image positive et moderne du Mali. Il sera marqué par un match de gala opposant les Légendes du football malien à la Sélection élite ; une cérémonie « des Mali Football Awards » et une table ronde sur les métiers du Sport. 4. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 34ème Session de la Conférence régionale pour l’Afrique de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, tenue du 13 au 17 avril 2026, à Nouakchott en République islamique de Mauritanie. Cette 34ème Session a réuni des ministres, des vice-ministres, des ambassadeurs, des représentants permanents de Gouvernements, des représentants d’organisations intergouvernementales, d’organismes des Nations unies, du secteur privé, de la société civile et du monde universitaire. Au cours de la conférence, les discussions ont porté entre autres sur : – la mise en œuvre de la Déclaration de Kampala sur le Programme détaillé pour le développement de l’Agriculture