Kayes : Le directeur régional du Commerce, de la consommation et de la concurrence fait le point de la situation des hydrocarbures

Dans une interview accordée à l’Agence Nationale de Presse du Mali, le Directeur Régional du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence de la Région de Kayes, Robo Bayo, fait le point de la situation des hydrocarbures en 1ère région. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles sont les missions de la Direction Nationale du Commerce, de la consommation et de la Concurrence ? Robo Bayo : La Direction Régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence est un service déconcentré de la DGCCC (Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence), créée par décret n°2025-0211/PT-RM du 03 avril 2025. Elle a pour mission de mettre en œuvre les politiques nationales en matière de Commerce, de Consommation et de Concurrence et d’assurer la coordination et le contrôle de leur exécution par les services subrégionaux. A ce titre, elle est chargée de suivre l’approvisionnement du marché local en produits de consommation courante et l’évolution de leurs prix ; de délivrer les titres du commerce extérieur. Notre structure doit aussi veiller au respect de la réglementation en matière de commerce, de consommation et de concurrence ; rechercher, constater, poursuivre et sanctionner les infractions en matière de commerce, de protection du consommateur et de concurrence… L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelle est la part des hydrocarbures, en particulier, et du commerce en général dans l’économie de la Région de Kayes ? Robo Bayo : D’abord, Kayes, une région à vocation agro-sylvo-pastorale, est le second corridor commercial du Mali. La Région connait également une croissance urbaine importante et une économie informelle dense concentrée autour des secteurs secondaires et tertiaires. Le commerce étant une activité transversale, il touche tous ces secteurs. Ce secteur est soit au début soit au milieu ou à la fin de chaque activité économique. Les hydrocarbures sont des produits essentiels, c’est la raison pour laquelle le gouvernement continue de déployer des efforts colossaux pour assurer leur livraison et accessibilité. Car, la disponibilité des hydrocarbures est cruciale pour le bien-être de la population et la stabilité de l’économie. L’Agence Nationale de Presse du Mali :Qu’est-ce qui a provoqué la crise d’hydrocarbures dans la ville de Kayes? Robo Bayo : Certaines personnes se demandent pourquoi Kayes est tombée dans une telle crise ? En réalité, c’est un phénomène mondial et la plupart de nos produits proviennent de l’extérieur. Beaucoup de nos opérateurs économiques vont chercher des marchandises à Dakar (Sénégal) et à Banjul (Gambie). La grève des transporteurs ou des chauffeurs a sérieusement affecté la mobilisation des chauffeurs et de leurs citernes pour l’importation du carburant. L’autre problème demeure le niveau international. Le stock peut être disponible à Dakar, mais si la quantité n’est pas suffisante, cela peut nous poser quelques soucis. L’Agence Nationale de Presse du Mali: Comment êtes-vous parvenus à surmonter ces difficultés ? Robo Bayo : Nous avions anticipé la gestion de cette crise. Sous l’égide du Gouverneur de la Région de Kayes, nous avons mis en place un Comité de gestion de crises et catastrophes sur l’approvisionnement de la région en hydrocarbures. Cette structure comprend les services techniques, les forces de sécurité, les opérateurs économiques, les responsables des stations-services et des points de ventes, les Douanes, l’Association des consommateurs. C’est un ensemble, un cadre de concertation, qui se réunit régulièrement pour faire le point de la situation et prendre des mesures qui s’imposent afin de soulager les populations. Ce comité nous permet d’analyser les stocks (hydrocarbures) disponibles, les prix et la délivrance des autorisations. La Douane nous a donné des fiches de sortie pour faire le dépotage, une manière d’assurer la traçabilité des livraisons et autres transactions. La mise en place de ce comité dirigé par le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, nous a beaucoup aidé à maintenir le cap. Au niveau national, l’État a joué un grand rôle dans la gestion de cette crise, en revoyant les prix à la hausse. C’est un phénomène mondial et nous constatons que dans certains pays, les prix sont beaucoup plus élevés qu’au Mali. Au-delà de ces efforts, les FAMa (Forces Armées Maliennes) assurent l’escorte des citernes qui acheminent le carburant. L’Agence Nationale de Presse: Quelles dispositions avez-vous prises pour que la situation reste stable dans la ville de Kayes ? Robo Bayo : Nous veillons à la gestion des stocks, en mesurant toujours les quantités. Des informations sont données au fur et à mesure sur les différents stocks que nous disposons, sans oublier ceux qui sont en cours d’acheminement. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quel appel avez-vous à lancer aux populations ? Robo Bayo : Nous demandons toujours à la population d’être sereine, tout en l’invitant à respecter les consignes. Si le stock atteint un certain niveau, c’est-à-dire le seuil d’alerte, nous allons faire des communications sur les programmes des stations-services. Nous disons également à la population de ne pas céder aux spéculations, à la désinformation. Nous leur demandons d’éviter la constitution de stocks. Car, ces pratiques peuvent vraiment provoquer d’énormes dégâts. Ceux qui vendent du carburant dans les bouteilles, sont tenus de respecter la réglementation en vigueur pour éviter d’évoluer dans le secteur informel. Ils doivent aussi se conformer aux normes sécuritaires. Nous invitons toujours la population à nous accompagner, à nous informer, sans oublier la police ou toute autre administration, sur toute pratique qu’elle trouve anormale. Enfin, je remercie la population ainsi que le Gouverneur, premier responsable de la région, qui est la cheville ouvrière. On ne peut ne pas saluer les Forces de Défense et de Sécurité qui œuvrent inlassablement pour l’acheminement et le bon déroulement des opérations de vente dans les stations-services. Aussi, j’adresse mes sincères reconnaissances aux services qui n’ont ménagé aucun effort dans la gestion de cette crise. Nos remerciements vont à l’endroit des opérateurs économiques et de tous les membres du Comité de gestion des crises et catastrophes de la Région de Kayes. Entretien réalisé par Oumar DIAKITÉ et Bandé Moussa SISSOKO (AMAP)
Tournoi de football Inter-CAP : La 1ère édition lancée par le ministère de l’Éducation

Bamako, 23 avril (AMAP) Le Ministère de l’Éducation nationale a procédé, jeudi au Stade Ouezzin Coulibaly de Bamako, au lancement officiel de la 1ère édition du tournoi de football scolaire « Inter-CAP », doté de la Coupe de l’Ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali en présence du Ministre en charge de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a constaté l’AMAP. Organisée en collaboration avec la Fédération malienne du Sport scolaire et universitaire (FEMASU), la compétition se déroulera du 23 avril au 21 mai 2026 et regroupe 16 équipes issues des Centres d’Animation pédagogique (CAP) relevant des Académies d’Enseignement de Bamako, Kati et Kalabancoro. Le match d’ouverture a vu le CAP Centre commercial s’imposer face au CAP de Kalaban-Coura (4-1), dans une compétition disputée en élimination directe jusqu’à la finale prévue le 21 mai. Présidant la cérémonie, le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Sawané, a salué une initiative structurante pour la jeunesse scolaire. « Le sport représente un instrument essentiel d’éducation, de formation civique, de cohésion sociale et de promotion de l’excellence », a-t-il déclaré. Tout en invitant les élèves à faire preuve de discipline, de fair-play et de respect. Le diplomate chinois au Mali, Li Xiang, a mis en avant la portée du sport comme vecteur de rapprochement entre les peuples. Selon lui, sur ce terrain, il n’existe pas de barrière entre les nations. « Ce qui compte, c’est le respect et la compréhension mutuels », a-t-il affirmé. Le président de la FEMASU, Mohamed Alhassane, a indiqué que cette compétition vise à promouvoir la pratique sportive en milieu scolaire et à renforcer les liens entre élèves. Il souligne que le sport permet de canaliser les énergies dans une émulation saine, avant d’appeler à un soutien accru des partenaires pour pérenniser l’initiative. Placée sous l’égide des ministères en charge de l’Éducation, des Sports et de l’Enseignement supérieur, cette première édition ambitionne de s’inscrire durablement dans le calendrier sportif scolaire national et de contribuer à l’émergence de nouveaux talents. KD/KM (AMAP)
Fonction publique : 674 admis aux concours 2025, 150 postes non pourvus

Bamako, 23 avril (AMAP) Les résultats des concours directs de recrutement dans la Fonction publique d’État au titre de l’exercice budgétaire 2025 ont été proclamés ce jeudi, au Centre national des concours de la Fonction publique (CNCFP), avec 674 candidats admis sur un total de 824 postes ouverts, selon les données officielles. Le CNCFP indique que 150 postes n’ont pas été pourvus. Au total, plus de 43.100 candidats ont pris part à ces concours à travers les Régions de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et le District de Bamako. À lui seul, le centre de la capitale a enregistré 30.086 postulants, soit près de 70 % des candidatures. Les concours couvraient 42 corps de métiers et environ 120 spécialités, offrant ainsi des opportunités dans divers domaines de l’administration publique. Les épreuves avaient été lancées le 31 janvier 2026 au Lycée Askia Mohamed par le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly. OS/KM(AMAP)
Actualité : Le CNT ratifie les protocoles additionnels de la Confédération des États du Sahel

Bamako, 23 avril (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, jeudi, des projets de loi portant ratification des protocoles additionnels de la Confédération des États du Sahel (AES), lors d’une séance plénière tenue au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Les travaux étaient présidés par le président du CNT, le Général de corps d’armée Malick Diaw. Les textes adoptés concernent la coordination de l’action diplomatique, la défense et la sécurité, la coordination des actions de développement ainsi que l’organisation des sessions confédérales des parlements de la Confédération. Présentés et défendus par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ces projets de loi ont été approuvés à l’unanimité par les 127 membres présents. Le chef de la diplomatie malienne a salué cette ratification, estimant qu’elle permettra d’avancer dans la concrétisation des attentes des populations de l’AES. « Les sessions confédérales des parlements sont une dimension essentielle car l’AES ne réussira que par l’action et la contribution de ses peuples », a-t-il déclaré. Il a également réaffirmé la volonté du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre des initiatives de la Confédération. OS/KM (AMAP)
Office du Niger : le PDG Dr Samba Bocary Tounkara échange avec les producteurs à Markala

Markala, 22 avril (AMAP) Le Président directeur général de l’Office du Niger, Dr Samba Bocary Tounkara, a effectué mardi une visite à Markala, où il a rencontré les autorités administratives, traditionnelles, le directeur des Ateliers militaires centraux (AMC), ainsi que les producteurs des sept zones de production pour recueillir leurs préoccupations, a constaté l’AMAP. La rencontre s’est tenue dans la salle de conférence de la direction de la zone de M’Béwani, après une visite au Point A et au barrage de Markala. S’adressant aux producteurs, Dr Samba Bocary Tounkara a indiqué que la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) prévoit, à travers le projet «Farafina Jigine», de faire de la zone Office du Niger un pôle de développement agro-industriel pour promouvoir des filières comme le riz, le blé, la canne à sucre et l’échalote. L’objectif est d’en faire «un moteur de souveraineté alimentaire, de croissance économique et de réduction de la pauvreté». Pour la campagne 2026-2027, l’Office du Niger prévoit une production de 926.877,97 tonnes de riz paddy avec un rendement moyen de 6,50 t/ha. Concernant le Programme annuel d’entretien (PAE) 2026, le PDG a précisé que sa mise en œuvre dépend de la mobilisation des ressources issues de la redevance-eau, dont le taux de recouvrement était de 62,50% au 31 mars 2026. «Je vous exhorte […] à poursuivre vos efforts pour vous acquitter de la redevance-eau afin que nous puissions engager rapidement les travaux d’entretien du réseau», a-t-il déclaré. Sur la question des engrais, il a annoncé la tenue prochaine d’une rencontre avec les fournisseurs pour assurer la couverture des besoins de la campagne agricole 2026-2027. Le PDG a également affirmé que «le barrage de Markala […] est le contrat sacré entre le fleuve Niger et notre terre de l’Office du Niger». Abordant la collaboration entre acteurs, il a déclaré : «Aucun d’entre nous ne peut réussir seul. Ce destin commun est le premier socle de la nouvelle alliance que nous devons construire.». Il a ajouté : «Tant que je serai à la tête de l’Office du Niger, chaque goutte déviée servira la production. Je veillerai à ce que le partage de l’eau soit juste.» Les préoccupations évoquées par les producteurs portent notamment sur l’insécurité, l’insuffisance des quotas d’engrais subventionné, le manque de terres aménagées pour les femmes et les jeunes, l’accès à l’eau et l’absence de semences adaptées aux changements climatiques. La présidente des femmes exploitantes de M’Béwani, Fatouma Samaké, a salué les échanges et exprimé l’espoir de voir les besoins satisfaits. Diadié Bah, membre de la commission Développement rural du Conseil national de Transition (CNT), a appelé les producteurs à mutualiser leurs efforts face aux défis. MS/CMT (AMAP)
Maroc : Suspension des autorisations électroniques de voyage pour les Maliens à partir du 27 avril 2026

Bamako, 23 avril 2026 (AMAP) Le Royaume du Maroc a décidé de suspendre les Autorisations électroniques de voyage au Maroc (AEVM) pour les ressortissants Maliens, selon une note officielle de l’Ambassade du Maroc à Bamako adressée au ministère malien des Affaires étrangères, a appris l’AMAP. Cette mesure, annoncée par le ministre Marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors d’une conférence de presse tenue le 10 avril 2026 à Bamako avec son homologue Malien Abdoulaye Diop, entrera en vigueur à compter du 27 avril 2026. Dans sa correspondance en date du 23 avril, l’ambassade précise que cette suspension concerne l’ensemble des citoyens Maliens souhaitant se rendre au Maroc, via le système d’autorisation électronique. Aucune information complémentaire n’a été fournie quant aux alternatives de voyage ou aux motifs détaillés de cette décision. L’ambassade du Maroc a, par ailleurs, réitéré son attachement aux relations diplomatiques avec le Mali, en exprimant au ministère Malien des Affaires Etrangères «l’assurance de sa parfaite considération». CMT (AMAP)
Ouélessébougou : émission à grand public du CNIECS sur la prévention, la détection et la réponse aux urgences sanitaires

Ouélessébougou 23 avril (AMAP ) Le Centre national d’information, d’éducation et de communication pour la santé (CNIECS) a animé, mercredi, une émission grand public sur la prévention, la détection et la réponse aux urgences sanitaires, dans la cour de la maison des jeunes de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. C’était en présence de Mme le Sous-préfet central, Mme Mounkoro Koura Koné, des autorités locales, les représentants du CNIECS, de la Direction régionale de la santé et du développement social de Bougouni, ceux du bureau local de Ouélessébougou, ainsi que des membres de la Coordination des Associations et Organisations Féminines (CAFO) et une grande foule. L’objectif de cette campagne de sensibilisation était de contribuer au renforcement de la connaissance des membres la communauté sur la détection des événements de santé publique et comment donner l’alerte aux autorités compétentes. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation sur les urgences sanitaires dans les districts sanitaires de Kangaba ( région de Koulikoro ) et Ouélessébougou ( région de Bougouni) Au cours d’une émission publique interactive, les échanges ont principalement porté sur les liens entre santé et environnement, la reconnaissance des signes d’alerte des épidémies aux gestes simples de prévention contre les urgences sanitaires. Le Chef du département animation, suivie évaluation du CNIECS, Ladji Sidi Traoré, a réaffirmé son engagement à multiplier ce type de rencontres sur le terrain, afin de faire de chaque citoyen un acteur clé dans la chaîne de sécurité sanitaire nationale. AC/KM (AMAP)
CNT : remembrement du bureau à l’issue d’une séance plénière, ce jeudi

Bamako, 23 avril (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) du Mali a procédé, ce jeudi, au remembrement de son bureau à l’issue d’une séance plénière tenue au Centre international de conférences de Bamako (CICB), marquée par l’élection de ses membres, conformément à son règlement intérieur. Présidée par le président du CNT, le Général de corps d’armée Malick Diaw, la session a permis de désigner les vice-présidents, les questeurs ainsi que les secrétaires parlementaires. « La composition de ce nouveau bureau sera communiquée au Président de la Transition ainsi qu’au Premier ministre », a déclaré le président du CNT. Au titre des vice-présidences, ont été élus : Hamèye Founé Mahalmadane (1er vice-président), Raky Talla Diarra (2e), Hamidou Traoré (3e), Mohamed Ag Ousmane Mohamedoune (4e), Me Saran Keïta (5e) et Hadji Barry (6e). Les fonctions de questeurs reviennent à Adama Niaré (1er questeur) et Salif Doumbia (2e questeur). S’agissant des secrétaires parlementaires, les postes ont été attribués à Amadou Albert Maïga (1er), Nouhoum Sarr (2e), Amadou Diallo (3e), Alioune Gueye (4e), Habibatou Nagnouma Traoré (5e) et Oumou Sanogo (6e). Cette élection s’inscrit dans le cadre de la session ordinaire d’avril 2026 du CNT, dont l’ordre du jour prévoit notamment l’élection de certains membres du bureau, conformément à l’article 11 du règlement intérieur de l’organe législatif de la Transition. Le Conseil national de Transition, organe législatif mis en place dans le cadre de la Transition au Mali, tient régulièrement des sessions ordinaires au cours desquelles sont examinées des questions institutionnelles, dont la recomposition de son bureau. OS/KM(AMAP)
Transport : Tenue de l’atelier de validation des statistiques routières 2025, ce jeudi
Bamako, 23 avril (AMAP) La cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation des statistiques d’accidents de la circulation routière de l’année 2025 a été présidé ce jeudi par le conseiller technique du ministère des Transports et des Infrastructures, Maleck Kasse, dans les locaux de son département, a constat’ l’AMAP. L’événement, organisé par l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) en partenariat avec le ministère de tutelle, vise à harmoniser et fiabiliser les données disponibles, a constaté l’AMAP. « La rencontre d’aujourd’hui s’inscrit dans cette dynamique de validation des données d’accidents de la circulation routière de l’année 2025, afin de disposer de statistiques fiables et harmonisées pour les acteurs de la sécurité routière, les consultants, les chercheurs, les journalistes et les étudiants », a déclaré le conseiller technique. Il a rappelé que l’objectif fixé dans le document de stratégie nationale de sécurité routière est de réduire de 50 % le taux de mortalité des accidents de la route, en le ramenant de 25 tués pour 100 000 habitants à 12 tués pour 100 000 habitants à l’horizon 2030. « Cet objectif ne saurait être atteint sans des statistiques fiables et suffisamment désagrégées », a-t-il estimé. Le représentant du ministre des Transports et des Infrastructures s’est réjoui des progrès réalisés : « Je suis heureux de constater l’amélioration des outils et des méthodologies de recueil et de traitement des données sur l’insécurité routière. Il s’agit de satisfaire l’engagement pris par notre pays lors de la ratification de la Charte africaine de la sécurité routière, à savoir fournir les données les plus détaillées possibles à l’Observatoire africain de la sécurité routière. » Pour rappel, la session précédente, consacrée à l’année 2024, s’était tenue le 24 avril 2025. À l’issue des travaux, 7 673 cas d’accidents avaient été validés, avec 8 828 blessés et 682 tués. L’excès de vitesse avait été identifié comme principal facteur, représentant 43 % des causes d’accidents, 49 % des blessés et 51 % des décès. Le directeur général de l’ANASER, Ousmane Bah Maïga, a expliqué le contexte de la tenue annuelle de cet atelier : « Chaque année, au mois d’avril, nous réunissons l’ensemble des acteurs de la sécurité routière pour échanger sur les statistiques d’accidents enregistrés au cours de l’année écoulée. » Il a précisé que l’innovation de cette année réside dans l’intégration de données recueillies auprès des services de santé, de la protection civile et de l’Institut national de prévoyance sociale, en complément des informations fournies par la police et la gendarmerie. « Ces données nous permettent de corriger les sous-déclarations et d’avoir une visibilité réelle sur le nombre de victimes », a-t-il ajouté. Malgré ces avancées, M. Maïga a souligné des défis persistants : « Beaucoup a été fait, mais la gravité des accidents demeure préoccupante. Lorsqu’une dizaine d’accidents fait 20 ou 30 victimes, la proportion reste élevée. Les facteurs de risque ne sont pas encore suffisamment maîtrisés : excès de vitesse, non-port de la ceinture de sécurité et du casque de protection, ainsi que le non-respect des règles de circulation. » Cet atelier de validation des statistiques routières de 2025 a réuni plusieurs responsables et acteurs de la sécurité routière. À son terme, des recommandations seront formulées afin de réduire les accidents de la circulation. MMD/KM (AMAP)
Éducation nationale : Réception de 41 520 manuels scolaires par le ministre Savané

Bamako, 23 avril (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Sawané, a réceptionné jeudi au sein du département 41 520 exemplaires de manuels scolaires destinés aux classes de 5e et 6e années fondamentales, produits par l’imprimerie de l’École normale d’Enseignement technique et professionnel (ENTP) de Kabala, a constaté l’AMAP. « Ces manuels sont destinés aux classes de 5e et 6e années fondamentales et viendront améliorer les conditions d’apprentissage dans nos écoles », a déclaré le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Sawané. Selon le Chef du département en charge de l’Education, cette remise s’inscrit dans la dynamique de l’année 2026-2027 proclamée « année de l’éducation et de la culture » par le président de la Transition, Assimi Goïta, avec pour objectif de renforcer l’accès aux supports pédagogiques. Le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Alfousseyni Sanou, a souligné, pour sa part, que cette initiative participait à la refondation du système éducatif. « Un enseignement sans livres, sans bibliothèques, c’est très compliqué. Il est indispensable de doter nos écoles du minimum de livres », a-t-il affirmé. Avant de mettre en avant la volonté des autorités de rendre les manuels accessibles, voire gratuits. Selon lui, cette opération constitue une phase pilote visant à tester les capacités nationales de production de manuels scolaires. Initialement fixée à 50 000 exemplaires, la production a permis d’atteindre 41 520 unités. Le directeur général de l’ENPT, Yacouba Daou, indiquera que cette expérience marque une avancée significative pour l’imprimerie de Kabala. « Nous avons beaucoup appris de cette expérience qui prouve qu’en renforçant nos capacités, nous pouvons produire davantage de manuels », a-t-il expliqué. Ce manuel scolaire de 141 pages dont la première édition a eu lieu en 2002 par les Éditions Donnya s’intutile »Sciences d’observation », 5ème et 6ème années. Les autorités ambitionnent désormais de mettre en place une presse universitaire nationale, afin d’assurer à terme une production régulière de manuels scolaires et universitaires. KD/CMT (AMAP)

