San : Deux morts et d’importants dégâts matériels dans un accident de la circulation à Tamaro

San, 7 janvier (AMAP) Deux personnes ont été tuées et d’importants dégâts matériels dans un accident de la circulation, le 3 janvier dernier aux environs du village de Tamaro, dans la Commune de Dah, entre San et Koutiala, sur la RN 13, a appris l’AMAP de source sécuritaire La même source précise que la voiture Mercedes 190, immatriculé AS 8086 MD, appartenant à un marabout domicilié à Zana, dans la Commune de Dah, a percuté un bœuf de labour, faisant un tonneau, avant de renverser en sens inverse, un motocycliste et son passager, les tuant du coup et occasionnant d’énormes dégâts sur les engins.  Notre source déclare que le conducteur de la voiture a été légèrement blessé, l’animal complètement écrasé, les victimes sont des frères consanguins, et les engins sérieusement endommagés. Des témoignages recueillis et des recoupements sur place, l’accident serait dû à un excès de vitesse,  à l’inobservation des règles de la circulation routière et à l’imprudence  du conducteur de la voiture. Une enquête a été ouverte par la Brigade territoriale de la gendarmerie de San pour élucider les circonstances exactes du drame. NC/KM (AMAP)  

Histoire de quartier de Bamako : Quand Lafiabougou s’appellait  « Koulédougou »

Par Siné S. TRAORE Bamako, 07 janvier (AMAP) A l’origine, Lafiabougou, quartier de la Commune IV du district de Bamako, officiellement créé en 1961, portait le nomde Koulébougou, qui signifie site des bûcherons (fabricant des pilons, des mortiers et des écuelles en bois). A l’époque village/ hameau de culture  (1920). C’est vers 1961 que le quartier prit le nom de Hamdallaye II et fut loti, la même année. C’est en cette même année, que le site a connu son premier chef de quartier, Birama Traoré, nommé, officiellement, le 25 octobre 1978, par décision n° 191/DB du Gouverneur du District de Bamako, le chef d’Escadron Oumar Coulibaly. Et, c’est en 1963 que l’appellation « Lafiabougou » se substitua à Hamdallaye II. Pour connaître davantage le quartier, notamment, son historique, son évolution, son origine,  la date de sa création et le choix du nom qu’il porte « Lafiabougou », nous nous sommes rendu dans la chefferie du quartier dirigée, pendant plus de 50 ans, par feu El Hadji Birama Traoré dit San Birama, ancien administrateur civil. Sur place, nous avons trouvé le 5e fils de « feu El Hadji Birama Traoré, ex chef de quartier et  ex coordinateur de la commune IV du district de Bamako», El Hadji Sinaly Traoré, aujourd’hui, chef de quartier de Lafiabougou et coordinateur, par intérim, de la Commune IV. El Hadj Sinaly Traoré a, tout d’abord, rappelé que la population de Lafiabougou a été constituée par des Maliens venus du Sénégal en 1960, de ceux arrivés de Congo et des anciens habitants de Bamako qui n’avaient pas de maisons et en avaient fait la demande. Le nom « Lafiabougou », décidé par les premiers habitants, signifie « Cité de la paix », a-t-il dévoilé. Selon lui, c’est un quartier qui n’a jamais eu de difficultés majeures dans le temps, d’où le nom « lafia bougou ». Question : aujourd’hui, est-ce que cette paix générique se sent toujours dans le quartier? Certains habitants du quartier dont nous nous sommes approché, comme Bengaly Konaté, enseignant au second cycle fondamental, en spécialité histoire et géographie, avance des éléments de réponse à cette question. Pour lui, le quartier ne colle plus à son nom, car, la paix, aujourd’hui, à Lafiabougou, est relative et l’insécurité y est galopante. « Autrefois, dans le quartier, la démographie n’était pas aussi élevée. De nos jours, la population s’accroit. Plus elle s’accroit, plus les habitudes changent, en même temps que les réalités», avance-t-il. Il a, également, rappelé que le quartier Lafiabougou d’aujourd’hui n’est pas celui des années 1990 où il avait plus d’espace pour moins de population. M. Konaté a, par ailleurs, laissé entendre qu’actuellement, le quartier ne fait pas exception aux autres de la ville de Bamako, sur le plan sécuritaire, comme Sébénikoro, Bozola etc. et les quartiers périphériques tels que Kanadjiguila, Ouenzindougou. «Cependant, on se sent plus à l’aise à Lafiabougou que dans ces quartiers », a fait savoir l’enseignant. « J’habite dans le quartier, depuis 20 ans. Vraiment, alhamdoulillah, je ne me plains pas beaucoup. Je n’ai eu de problème avec aucun habitant du quartier, encore moins avec les autorités coutumières, communales et administratives. J’apprécié beaucoup la manière de règlement des conflits et incompréhensions par  la chefferie du quartier et ses conseillers. Leurs méthodes permettent de circonscrire de nombreux malentendus, sans saisir les autorités policière ou juridique », a expliqué Maimouna Koné, couturière au quartier. Au ‘grin’ de Kassim Kéïta, non loin du lycée El Madani Dravé, Moussa Balla Cissé souligne que le quartier « Lafiabougou » est de nature paisible. « Seulement, dans ces derniers temps, ça commence à être inhabitable, à cause des comportements insupportables de certains  jeunes mal éduqués qui coupent le sommeil des habitants, à travers des actes de vol, braquage, d’assassinat et bruits insupportables ». « Il faut, nécessairement, revoir le système éducatif de nos enfants et jeunes, pour le bien des quartiers et du pays », dit M. Cissé. Il a, également, dénoncé le coté assainissement et environnement, surtout le « dépotoir d’ordures du quartier, à coté du cimetière du quartier». Lafiabougou fait partie des huit quartiers (Hamdallaye, Djocoroni-Para, Sébénikoro, Sibiribougou, Taliko, Dogodouman-Coura et Lassa) qui forment la Commune IV du district de Bamako, la capitale malienne. Il est composé de six secteurs. Il est situé à l’ouest de Bamako. Lafiabougou est limité à l’Est par Hamdallaye, à l’Ouest par le quartier de Taliko et de Dogodouman-Coura, au Nord par les falaises du village de Lassa et, au Sud, par le quartier de Djicoroni-Para. SST/MD (AMAP)

San : Des braqueurs dévalisent deux boutiques

San, 7 janvier (AMAP)Quatre individus armés non identifiés ont dévalisé lundi à San, deux boutiques au centre ville et au quartier Farakolo, en apportant les biens et une importante somme d’argent,  a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les braqueurs sont arrivés entre 19 H et 20 H à l’Immeuble Bakoroba Berthé au Centre ville avec des armes automatiques, en menaçant le boutiquier, répondant au nom de Asseye Maïga, de mettre un terme à sa vie, avant de s’approprier de la somme d’argent dont il disposait. Les mêmes sources précisent que les malfrats se sont ensuite dirigés vers la boutique d’un certain Badjan, au quartier Farako, en tirant en l’air, avant de le maîtriser et emporter ses biens et une importante somme d’argent. Nos sources qui ne précisent pas l’identité des assaillants, encore moins les moyens de transport qu’ils utilisent ou encore la direction prise après leur forfait,  soulignent cependant  que les éléments du commissariat de police de la ville  et les chasseurs sont à pied d’œuvre pour les traquer. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin de déterminer les circonstances exactes du cambriolage, l’identité des assaillants et éventuellement leurs complices. NC/KM (AMAP)  

Mali : Des cas d’enrichissement illicite présumés confirment des inquiétudes et études antérieures

Par Amadou B. MAÏGA Bamako, 06 janvier (AMAP) Lesrévélations du président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Moumini Guindo, samedi, au cours d’une conférence de presse pour partager le rapport annuel de l’institution avec la presse et les acteurs de la chaîne de répression de l’enrichissement illicite au Mali, confirment les inquiétudes soulevées par le rapport 2018 du Bureau du vérificateur général (BVG). Selon ce document remis au chef de l’Etat, le 4 juillet 2019, les faiblesses de gouvernance et de gestion des deniers publics constatées ont mis en exergue le fossé entre les pratiques des agents publics, les textes juridiques, les procédures administratives, etc. Faisant dire aux contrôleurs indépendants que le détournement des deniers publics ne fait plus peur en République du Mali. De hauts cadres de l’Etat réussissent, sans crainte, à détourner des milliards de Fcfa, privant ainsi les populations des services sociaux de base. Ces constats du BVG corroborent les conclusions de l’étude commanditée par l’OCLEI, lui-même, sur l’étiologie de l’enrichissement illicite dans l’Administration publique malienne dans le District de Bamako, les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou. « Ses cibles, a expliqué le président de l’OCLEI, étaient les agents publics et des citoyens non fonctionnaires. Il s’agissait alors de savoir les causes principales qui poussent les agents publics à s’enrichir de façon illicite. Les conclusions, présentées par M. Guindo, ont montré que les causes de l’enrichissement illicitepour les zones concernées par cette étude sont dues à 60% aux faiblesses institutionnelles, législatives et règlementaires, 57% à la volonté d’être riche, à 55,6% aux causes socioculturelles et à 50% au manque de volonté politique de combattre le fléau. « Les méthodes et pratiques utilisées sont, entre autres, la perception de pot-de-vin, le détournement des deniers publics et l’abus d’autorité », a énuméré le conférencier, déplorant que les obstacles à cette lutte décelés par l’étude sont les immunités et privilèges de juridiction, l’absence de protection des dénonciateurs et la faiblesse de la volonté politique, etc. L’OCLEIa transmis à la justice trois dossiersd’enrichissement illicite et de corruptionprésumésdont la valeur cumulée est évaluée à plus de 4 milliards de Fcfa, a révélé samedi son président. Le premier concerne un inspecteur des services de sécurité social qui serait propriétaire de 17 maisons d’habitation dont trois ont déjà été vendues. Il posséderait, aussi, quatre véhicules particuliers. La valeur des biens est estimée à 969,31 millions de Fcfa. Le deuxième dossier concerne un inspecteur des finances qui aurait 18 maisons d’habitation. Sa résidence est un bâtiment de trois étages avec une piscine, qui aurait coûté 400 millions de Fcfa. Pendant que l’enquête était en cours, il aurait vendu trois maisons à ses propres enfants dont une villa à l’ACI à 10 millions de Fcfa. L’homme posséderait, également, 18 maisons non encore bâties. Le total des biens s’élève à 1,751 milliard de Fcfa. Le troisième concerne, aussi, un inspecteur des finances. L’office a identifié 20 bâtiments lui appartenant dont 17 maisons d’habitation. Ses biens immobiliers comporteraient, aussi, deux écoles privées, une ferme agricole mise en valeur, 46 parcelles dont l’essentiel est en titre foncier, deux maisons d’habitation déjà vendues, un bâtiment commercial vendu aussi. Cette personne a utilisé beaucoup de prête-noms. Ses enfants de 2 ans, 4 ans et 6 ans, posséderaient, respectivement, des maisons de 300 millions, 100 millions, 200 millions. La valeur de ses biens a été estimée à 1,562 milliard de Fcfa. « Outre ces trois dossiers qui ont été menés à leur terme, l’OCLEI travaille sur 35 autres dossiers, dont les conclusions seront portées à la connaissance du grand public », a annoncé Moumini Guindo. Il a assuré que, pour faciliter le rapatriement des fonds présumés détournés, son office est en train de signer des protocoles avec les organisations de lutte contre l’enrichissement illicite présentes dans les pays concernés. Guindo a révélé que l’essentiel de l’argent détourné au Mali est transféré à l’étranger. Ce magistrat jugé «travailleur acharné» par le président de la République a, entre autres, cité la sous-région, la France, les Etats-Unis d’Amérique et le Moyen-Orient comme « destinations de l’argent détournée par des fonctionnaires véreux ». Concernant la déclaration de biens des assujettis, l’OCLEI a reçu 998 déclarations de biens entre 2017-2018 », a révélé son président. « Les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets constituent la majorité des fonctionnaires qui se sont pliés à cet exercice », a-t-il précisé. Toutefois, pour changer la perception sur la corruption et espérer réussir la lutte contre ce fléau, les auteurs du rapport suggèrent des réformes institutionnelles, législatives et réglementaires. Afin, selon eux, de corriger les dysfonctionnements constatés au sein de l’administration publique, renforcer les capacités des systèmes juridiques et judiciaires, des organes de vérification et de contrôle. « Tout cela serait vain sans une amélioration des conditions de vie et de travail des agents publics », prévient l’étude sur l’éthologie de la corruption. Le rapport couvre la période du 1erjuin 2017 au 31 décembre 2018. Un numéro vert (80 00 22 22) est mis en place afin de permettre aux citoyens de dénoncer les faits d’enrichissement illicite et de corruption. ABM/MD (AMAP)

Trêve sociale : Le oui…mais de certaines organisations syndicales

Par Bembablin DOUMBIA et Alou Badra DOUMBIA                       Bamako, 06 janvier (AMAP) Dans son discours à la nation, à l’occasion du nouvel an, le président de la République a demandé, avec insistance, une trêve sociale, tout en précisant qu’il ne s’agit nullementde remettre en cause la légitimité ni la légalité des revendications matérielles des organisations syndicales. Ibrahim Boubacar Keïta a cité, nommément, les syndicats de l’Education qu’il considère comme essentiels dans la vie de la nation. L’appel à la trêve du chef de l’Etat est motivé par le fait que l’Etat est actuellement pris à la gorge par l’effort de guerre.  Afin de lutter contre le terrorisme qui ébranle le pays dans ses fondements, 24% des ressources budgétaires sont consacrées à l’équipement, au recrutement, à la formation et la montée en puissance de nos forces de sécurité et de défense. Il s’est dit favorable à une conférence sociale ou à l’adoption consensuelle d’un nouveau pacte de croissance et de solidarité, si cette trêve sociale doit passer par là. Dans les lignes qui suivent, nous avons recueilli les réactions de certains syndicalistes. Yacouba Katilé, secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) : «Nous tenons compte de la situation du pays» Le patron de la principale centrale syndicale explique qu’il est déjà dans la logique d’une trêve sociale. « Il y a un bon bout de temps, nous pouvions réagir par rapport à certains événements, mais nous ne l’avons pas fait compte tenu de la situation du pays », indique le secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali. Pour lui, l’esprit de la trêve sociale, c’est surtout de comprendre que chaque année, un bon syndicat doit logiquement pouvoir faire l’évaluation de ses actions. « C’est ce que nous faisons. Cela nous permet de nous projeter dans l’avenir, en faisant souvent l’élaboration des cahiers de doléances pour présenter de nouvelles revendications par rapport à la situation des travailleurs. Nous avons décidé au niveau de l’UNTM de surseoir à tout cela, compte tenu de la situation du pays que nous sommes en train de vivre », souligne Yacouba Katilé qui précise que pour autant sa centrale ne va pas renoncer à ce qui a fait déjà l’objet d’accord entre le gouvernement, le patronat et l’UNTM et dont la mise en œuvre a déjà commencé. Il exige donc la poursuite de la mise en œuvre intégrale de cet accord. « En refusant de continuer la mise en œuvre de cet accord, c’est comme s’il y a une trahison de notre part vis-à-vis de nos militants », fait remarquer le syndicaliste. Yacouba Katilé rappelle qu’aujourd’hui, il y a principalement la situation des compressés et celle des partants volontaires à la retraite. « Il faut vraiment qu’on puisse finir carrément avec ces situations », dit-il tout saluant le gouvernement par rapport à la mise en œuvre de certains éléments importants, notamment l’âge de départ à la retraite et la  grille indiciaire. « Nous n’allons pas déposer de nouveaux cahiers de doléances compte tenu de la situation du pays. Pour autant, nous devons travailler pour finir avec la mise en œuvre des accords que nous avons avec le gouvernement », conclu le secrétaire général de l’UNTM. Mary Doumbia, secrétaire aux revendications du Syndicat national de l’Education et de la culture (SNEC) : «Nous réclamons l’application de l’article 39» Le responsable syndical apprécie le souhait du président de la République à sa juste valeur. Seulement, il estime qu’une trêve sociale a des préalables qu’il ne faut pas oublier. « Au moment où on demande une trêve sociale, au même moment on devrait avoir le point de tous les accords avec les partenaires sociaux. C’est quand on aura épuisé ces points d’accord qu’on peut parler de trêve sociale », soutient le secrétaire aux revendications duSNEC. Pour lui, tant qu’il y a un seul point d’accord qui n’est pas appliqué, on ne peut pas parler de trêve sociale. Le leader syndical estime qu’au niveau des syndicats de l’éducation, on ne peut pas parler de trêve tant que l’article 39 du statut des enseignants n’est pas appliqué. « Cet article nous accorde 180 points d’indice », souligne-t-il. En effet, le 26 janvier 2019, le gouvernement a signé un accord avec l’UNTM et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) qui a octroyé 180 points d’augmentation aux fonctionnaires relevant du statut général. Le statut des enseignants que nous avons arraché en 2018, dans son article 39, dit que lorsqu’il y a une augmentation sur le statut général, les enseignants régis par le statut particulier bénéficient également de la même augmentation. « À partir de janvier 2019, les fonctionnaires régis par le statut général ont bénéficié d’une majoration de 180 points d’indice. Donc aujourd’hui, nous réclamons l’application de cette augmentation et cela à compter du premier janvier 2019. Nous avons droit à cette augmentation au même tire que les fonctionnaires du statut général », soutient notre interlocuteur. Quand le gouvernement sera dans la dynamique de nous accorder cela et également les autres points qui ont été accordés l’année passée et qui ne sont pas encore épuisés, dit-il, nous pouvons parler de trêve. Hammadoun Amion Guindo, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) : «La conférence sociale est le cadre pour parler d’une trêve»  Le leader de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali rappelle que le gouvernement avait prévu en février 2019 d’aller à une conférence sociale, qui n’a pas eu lieu. Hammadoun Amion Guindo  croit savoir que le ministre du Dialogue social et du Travail se prépare depuis 2 ou 3 mois pour réaliser effectivement cette conférence sociale. « J’estime que la conférence sociale est le cadre le mieux indiqué pour le gouvernement, les employeurs et les organisations syndicales de mettre tout sur la table, discuter et voir si l’environnement ou les engagements actuels permettent d’aller à une trêve sociale. « Nous ne pensons pas que ce soit à une organisation syndicale de répondre à une déclaration du chef de l’Etat, alors que nos partenaires sont effectivement le Conseil national du patronat et le gouvernement », objecte le secrétaire général de la CSTM. Le chef de l’Etat est

Grève des enseignants : un nouvel arrêt de travail de 120 heures

Bamako, 06 janvier (AMAP) Les écoles publiques maliennes sont paralysées, depuis lundi, par une nouvelle grève qui durera cinq jours, soit 120 heures, après un premier épisode de la même durée a constaté l’AMAP. Hier lundi, matin, le long des routes, des groupes d’écoliers, sacs accrochés sur le dos, regagnaient leur domicile. Les plus petits se chahutaient, joyeusement, inconscients des conséquences de ces débrayages a répétition dont ils sont les premières victimes. Dans les alentours de l’école « Camp des gardes D », à Darsalam, notre équipe de reportage a croisé une motocycliste, arborant la tenue du Lycée Ba Aminata Diallo (LBAD). Accompagnée d’une de ses camarades de classe, la jeune fille du nom de Djessou Diabaté, raconte qu’elle est arrivée à 7 heures dans son établissement espérant que les cours reprendront correctement. Au LBAD, précise notre interlocutrice, les élèves étaient venus nombreux. « Pour l’instant, nous ne sommes pas encore découragées. Notre souhait ardent est d’étudier normalement », confient les deux jeunes lycéennes, en série littéraire. A l’école fondamentale « Camp des gardes D », c’est un silence de cimetière. Les classes sont  fermées comme si elles n’avaient jamais été ouvertes. La direction fait face à l’entrée principale de l’établissement. La directrice, Mme Ouattara Kadiatou Coulibaly, est seule dans son bureau. «Aucun enseignant n’est venu ce matin. Les élèves étaient présents. Je les ai, donc, libérés », explique-t-elle tristement. Comme pour témoigner de la motivation des enfants, la directrice nous fait savoir qu’ils ont même demandé s’ils pouvaient revenir le lendemain. La responsable de l’école leur a conseillé de s’informer auprès de leurs parents sur la fin de la grève. Par ailleurs, Mme Ouattara a invité les grévistes et le gouvernement à trouver un terrain d’entente pour le bien des élèves. Selon elle, ces interruptions ont des répercussions nuisibles sur tous les domaines professionnels, notamment l’administration. Oumar Diarra et Oumou Konaté sont en 10è au lycée Askia Mohamed. Les deux élèves rentrent chez eux à Koulouba à pied. Ils craignent l’impact de cette grève sur les compositions du trimestre prévues le 21 janvier prochain. « Nous n’avons même pas fait la moitié du programme. En histoire, on a fait une seule leçon », regrette Oumou Konaté, exhortant le gouvernement à trouver une solution définitive à cette crise qui met, sérieusement, en péril leur avenir. Au lycée Alfred Garçon, le mot d’ordre de grève est bien suivi. Lassina Cissé est censeur par intérim de cet établissement secondaire. Devant son ordinateur, travaillant sur la liste provisoire des candidats au baccalauréat, il explique qu’après une heure d’attente dans la cour, les élèves se sont finalement dispersés. « En ce temps de grève, nous faisons aussi le rapport journalier de la situation pour l’envoyer à l’Académie », indique notre interlocuteur. Son établissement a déjà fait les évaluations du premier trimestre. « Cela a coïncidé, rappelle-t-il,  avec le premier épisode de la grève qui a duré 120 heures. L’administration était obligée de recourir à des agents non enseignants pour surveiller les élèves. Pour le censeur par intérim, le gouvernement doit respecter ses engagements. Quant aux pédagogues, ils doivent mettre un peu d’eau dans leur vin après tous les efforts consentis l’année dernière en leur faveur. A la Maison de l’enseignant, Yacouba Traoré, membre du bureau exécutif du Syndicat national des enseignants et fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT) nous accueille. Il rappelle que les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobres observent cette grève pour exiger l’application immédiate de l’article 39 de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Cet article stipule que « toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général des fonctionnaires s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale ». M. Traoré précise que la grève prendra fin vendredi prochain, si aucune solution n’est trouvée. Dans ce cas, le syndicaliste ajoute qu’un nouveau préavis de grève de 336 heures, soit 14 jours a été adressé au ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique le 2 janvier dernier. Dans un document de communication pour les Assemblées générales communes datant du 3 janvier 2020, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre envisagent de mener plusieurs activités dans le but d’atteindre leur objectif. Au nombre desquelles, il y a les Assemblées générales communes, le dépôt d’un autre préavis de grève et une marche nationale. MDD/MD (AMAP)

Quinté+ du mardi 07 janvier 2020 à Paris Vincennes, 1ere course, Prix du Limousin

16-partants.  Mâles – Course C – 56.000 € – 2.850 mètres – Grande piste – Corde à gauche – Terrain  pour chevaux entiers et hongres de 7, 8 et 9 ans (D, C et B), n’ayant pas gagné 272.000 €. – Recul de 25 m à 155.000. Cheval annoncé 12-DUEL DU GERS Il est dans une forme physique étincelante depuis plusieurs mois. Il répète toutes ses courses et se plaît sur ce genre de parcours. Une nouvelle fois, il dispose ici d’une toute première chance qu’il va savoir saisir. Sachez que son entourage affiche la confiance des très grands jours. Liste des partants Vincennes  accueille ce mardi le prix du Limousin qui sera disputé sur le long  parcours  de 2850 avec un recul de 25 m par 16 concurrents. Une course de trot attelée qui s’annonce palpitante avec des concurrents très affutés et prêts à en découdre. 1-DORUS WELL Tout au long de la saison dernière, il n’a pas été véritablement étincelant c’est le moins que l’on puisse dire. Il a échoué très nettement le 29 décembre sous la selle et auparavant, à l’attelage, s’était montré très fautif. Bien entendu, il est très compliqué ici de lui accorder du crédit. 2-DUC DE CHRISTAL Il a terminé la saison de très belle manière, cherchant visiblement son jour avec une certaine application. Dans cette épreuve, il est très largement capable de jouer un rôle intéressant. Il est donc normal de le prendre très au sérieux. De plus la cote sera intéressante. 3-DORADO BELLO Il a très peu couru tout au long de la saison dernière car a connu quelques petits soucis. Attention toutefois car il a été très entreprenant le 15 puis le 31 décembre. Il est désormais revenu à son meilleur niveau et s’apprête donc ici à fournir une excellente prestation. 4-DOUXOR DE GUEZ L’écurie réalise un extraordinaire meeting d’hiver. Lors de sa plus récente tentative, il ne cherchait absolument rien car c’était un engagement peu intéressant. Cette fois, il devrait être beaucoup plus réveillé. Dès lors, il est logique de compter fortement sur lui dans ce lot. 5-DAGUET NORMAND Il s’est imposé le 15 décembre dernier en laissant une assez bonne impression visuelle. Ensuite, son effort final a été très plaisant le 31 du même mois. Une nouvelle fois, il doit pouvoir jouer un rôle très intéressant d’autant que l’engagement reste excellent. Attention à lui. 6-CAMIROS DU GOUTIER Lui, c’est en province qu’il est le plus à même de faire parler de lui en bien. Il vient de pulvériser son record lors de sa plus récente tentative du 28 décembre et fort de cela, son entourage se laisse tenter par ce très bel engagement aux gains. Il n’est pas incapable de surprendre. 7-CRAZY CRISCANI Il a fait preuve tout au long de l’année dernière d’une incroyable irrégularité. Ainsi, nous ne pouvons véritablement jamais compter sur lui. Il a terminé troisième dans une course à réclamer le 9 décembre puis, a été inexistant la fois suivante à Cagnes-sur-Mer. Pas facile ici. 8-DIMO D’OCCAGNES Il ne cesse de se montrer fautif. Ainsi, lors de ses six dernières tentatives, il a été quatre fois sanctionnés. Dans de telles conditions et même si l’engagement du jour est un modèle du genre, nous allons nous passer tout simplement de ses services. Ce ne sera donc qu’un outsider. 9-DIESIS DU GOUTIER Très discret pendant un long moment l’année dernière, il s’est imposé le 12 novembre sur la piste de Bordeaux puis depuis, a été aux abonnés absents. Bien sûr, il est remarquablement bien engagé à la limite du recul mais cela ne sera certainement pas suffisant pour lui donner des ailes. 10-DANDY DE GODREL Il est parvenu à passer le poteau deux fois en vainqueur l’année dernière. Par contre, il a été très calamiteux lors de toutes ses plus récentes sorties. L’engagement du jour n’est véritablement pas bon et bien entendu, nous ne sommes pas très chauds en ce qui le concerne. 11-DEFI PIERJI Il a fait preuve tout au long de l’année dernière d’une très belle régularité. Bien sûr, il ne gagne quasiment jamais mais il répond par contre toujours présent. Le 25 décembre, il a été malheureux comme les pierres tout au long de la phase finale. Ici, il peut gagner c’est certain. 12-DUEL DU GERS Il est difficile de pouvoir lui reprocher quoi que ce soit. Il répond toujours présent lui aussi. Il reste sur des performances très appréciables et avec un petit peu de fraîcheur, doit pouvoir ici jouer un rôle de première importance. En clair, il ne sera pas loin du compte. 13-CHARLY DE L’AUNAY Il a débuté l’année dernière par une victoire et a terminé sa saison par un succès. Il est toujours en très grande condition physique et son entourage ne tarit pas d’éloges avant le départ de cette épreuve. Le cheval va défendre chèrement sa chance et ne va pas terminer loin de la vérité. 14-DELFINO Une chose est certaine, il cherche son jour avec une très belle application depuis plusieurs semaines. Dernièrement, il n’a pas échoué de grand-chose en effectuant son parcours dans un excellent chrono. Ici, face à ce très bel engagement, il doit pouvoir jouer un rôle de première importance. 15-COBRA AR CARAC Pour l’instant, il est encore très loin de son meilleur niveau de forme. Il a été très discret le 17 novembre sur la piste de Nantes et le 11 décembre ici même, cela n’a pas été beaucoup mieux. Bien entendu, même si l’engagement est superbe, nous avons besoin qu’il nous rassure. 16-CANULAR Voilà encore un cheval qui fait preuve d’une incroyable régularité depuis plusieurs semaines. L’engagement du jour est un véritable modèle du genre et bien entendu, il est logique de lui accorder du crédit. Il a en effet très largement les moyens pour pouvoir briller dans ce lot.     PROPOSITIONS    12 DUEL DU GERS    13 CHARLY DE L’AUNAY      14 DELFINO        4 DOUXOR DE GUEZ    16 CANULAR    8 DIMO D’OCCAGNES    11 DEFI

Attaque de la Maison d’arrêt de Niono : Des grades supérieurs pour les surveillants

Niono, 06 janvier (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly, a annoncé, ce weekend, à Niono (Région de Ségou), que les surveillants de la prison de la ville qui ont réussi à repousser une attaque, jeudi dernier, par des hommes armés non identifiés, seront promus au grade supérieur. Cette décision, avec l’accord du gouvernement et du président de la République, est destinée à magnifier cette attitude héroïque et courageuse, face à l’ennemi, des hommes qui ont fait fuir les assaillants en leur infligeant des pertes. Lepersonnel de l’administration pénitentiaire qui a bénéficié de l’appui des Forces armées maliennes (FAMa). «Nous ne déplorons ni de blessés, ni d’évasion de prisonniers. Avec 70 détenus, le risque est grand mais le dispositif a eu la réaction qu’il fallait», s’est réjoui le ministre M. Coulibaly qui a visité les lieux, accompagné du gouverneur de la Région de Ségou, Biramou Sissoko. L’objectif de cette visite était, non seulement, de s’imprégner des circonstances de cette attaque mais, aussi, d’envisager des dispositions pour davantage sécuriser les détenus et le personnel en charge de la sécurité. Il a exprimé la reconnaissance de la nation à « nos vaillants soldats qui se sont battus de manière héroïque face à l’ennemi ». Il a visité le poste de garde dont une partie a été consumé par les flammes. Les impacts des balles étaient encore visibles sur les murs. Deux motos appartenant à des militaires ont été détruites. Mais les soldats, ont, avec un sang-froid remarquable, vigoureusement riposté, en abattant un assaillant. «C’est bon quand de telles actions se passent sur notre territoire, que les autorités puissent se rendre sur le terrain, pour saluer le courage des hommes et les exhorter toujours à œuvrer pour la sécurité du pays, surtout les appeler à la vigilance comme le président de la République aime le dire de tous les instants», a indiqué Malick Coulibaly. Le ministre Coulibalys’est  dit satisfait des déclarations des détenus qui ne se plaignent pas de leurs conditions d’hébergement, d’alimentation, de couverture sanitaire. Il a ajouté que la coopération entre les différentes forces doit être de mise pour endiguer la menace terroriste. «La cause est commune : l s’agit de défendre notre patrie, l’honneuret la dignité du Mali. En cela, chacun est engagé : civil ou militaire», a insisté le Garde des Sceaux, avant d’assurer que le pôle judiciaire spécialisésur les questions de terrorisme prendra le relais pour mener des enquêtes appropriées sur l’attaque contre la prison de Niono. MS/MD (AMAP)  

Niono : 5 soldats tués et 4 véhicules détruits dans l’explosion d’une mine vers Alatona

Niono, 6 janvier (AMAP) Cinq soldats maliens ont été tués, quatre véhicules détruits dans l’explosion d’une mine posée par des hommes armés non identifiés ce lundi, sur la bretelle reliant la voie bitumée à la Base d’Alatona, dans le Cercle de Niono, a appris l’AMAP de source officielle. Cette même source précise qu’une mission des Fama est tombée dans une embuscade à l’engin explosif  improvisé (EEI), occasionnant la mort de cinq soldats et détruisant quatre véhicules. Un renfort des Fama a été dépêché sur les lieux afin de retrouver et de traquer d’éventuels assaillants et leurs complices, selon la même source. KM (AMAP)

Kadiolo : Un incendie au marché, sans perte en vies humaines mais d’importants dégâts matériels

Kadiolo, 6 janvier (AMAP) Un incendie s’est déclaré au marché de Kadiolo, ce lundi, sans perte en vies humaines, occasionnant cependant d’importants dégâts matériels, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent qu’une partie du marché a pris feu à la suite de l’explosion de fûts de carburant, sans perte en vies humaines, mais occasionnant d’énormes pertes en matériels. Les autorités locales se sont rendus sur les lieux du sinistre afin de constater les dégâts, selon les mêmes sources. Les  mêmes sources précisent que les services de la protection civile, la gendarmerie et la police ont également été dépêchés sur les lieux pour circonscrire les dégâts et déterminer les circonstances exactes du drame. KM (AMAP)