Le PM lance la 31ème édition des Journées annuelles du club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique

Bamako, 14 février (AMAP) La cérémonie de lancement de la 31ème édition des journées annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique, a été  présidée jeudi à Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé,  sous le thème : « les banques africaines face aux nouvelles contraintes réglementaires », a constaté l’AMAP. Dr Boubou Cissé a déclaré que le financement de l’économie nationale dans le nouveau contexte réglementaire reste une grande préoccupation des pouvoirs publics et des autorités monétaires qui, par ailleurs, œuvrent inlassablement au quotidien, pour susciter l’accroissement des financements bancaires et, par ricochet, une inclusion financière durable des populations.. S’adressant aux membres du Club, le Premier Ministre a  soutenu qu’il appréciait fortement les efforts déployés par le système bancaire africain, dont ils sont les porte-étendards dans le cadre de l’inclusion financière à travers l’extension de leurs réseaux de distribution. Et cela, en dépit des difficultés et des insuffisances d’infrastructures constatées dans les lieux de leurs implantations. La Présidente du Club,  Mme Aissata Koné Sidibé, dirigeante de Coris Bank,  a déclaré que 90% des entreprises africaines bénéficient de financements bancaires pour la réalisation de leurs opérations avant de préciser que la fonction de financier est de plus en plus limitée par le respect des nouvelles règles émises par le régulateur. Le directeur national de la BCEAO, Konzo Traoré a, pour sa part,  affirmé que son institution a entrepris des réformes dans le cadre d’une démarche participative impliquant l’ensemble des acteurs. « Des structures de concertations, comprenant à la fois le régulateur et les banques de la zone, ont ainsi été mises en place » a indiqué Konzo Traoré avant de soutenir que malgré les contraintes induites, les réformes introduites étaient nécessaires dans un monde en perpétuel changement. KM (AMAP)

Economie : Une délégation du Mouvement des entreprises de France à la Primature

Bamako, 12 février (AMAP) Une délégation du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) et de business France, conduite par le président du Conseil des chefs d’entreprises France-Afrique de l’Ouest, Bruno Mettling, a été reçue en audience ce mardi par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé à la Cité administrative, a constaté l’AMAP. Le Chef du Gouvernement et ses hôtes ont échangé sur entre autres, la coopération entre le Mali et le MEDEF et les opportunités d’investissements économiques au Mali. Dr Boubou Cissé a rassuré ses interlocuteurs pour les garanties que l’Etat offre au secteur privé pour s’épanouir avant d’inviter ses hôtes à investir au Mali. Le MEDEF  qui est l’interlocuteur privilégié du gouvernement français pour la définition  et la mise en place de mesures sociales et économiques, est la principale organisation des employeurs en France avec 173. 000 adhérents représentant 10 millions de salariés en France et à l’international, 123 représentations territoriales et 77 fédérations de tous les secteurs. La cérémonie s’est déroulée en présence du président du patronat malien, Mamadou Sinsy Coulibaly, des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali et des établissements financiers et bancaires . KM (AMAP)

Sous les mains des artistes du tatouage au henné

Par Fadi CISSE Bamako, 7 février (AMAP) Ce jeudi matin, une foule de jeunes filles crée une atmosphère de fête autour de la tatoueuse au henné, Fatim Sidibé. Ces jeunes célibataires et futures mariées font la queue pour se faire tatouer les mains et les pieds. Nous sommes arrivés vers 10h30mn, au quartier de Djicoroni-Para chez l’artiste. Elle est installée sous un hangar dont l’intérieur est éclairé par des rayons de soleil qui transpercent le toit. Il y fait chaud et le thermomètre marque 30 degrés. Les clientes sont impatientes d’être prises en main par l’artiste. Elles seront belles demain lors du mariage ou le baptême. Le tatouage moderne au henné indien exige de la praticienne beaucoup de dextérité, contrairement au produit traditionnel. La jeune cliente, d’une vingtaine d’années, à la taille fine, Aminata Kebé, prépare le baptême de l’enfant d’une amie. La fête aura lieu ce dimanche. Elle veut en mettre plein la vue aux autres filles invitées. Tout le monde doit sentir, à travers son tatouage cher, qu’elleest proche des parents du nouveau-né. Elle attire les regards des autres femmes, lors des cérémonies de mariage ou de baptême de tous ses proches, de mariage ou de baptême, en apparaissant dans des parures dont la qualité est rehaussée par l’éclat des tatouages au henné malien. Comme elle, les femmes mariées et les filles célibataires ornent leurs pieds et leurs mains en utilisant la poudre magique. Certaines personnes utilisent d’autres produits qui s’apparentent au henné naturel local. Il est vraiment difficile, pour une profane, de faire la différence entre le vrai et le faux henné. Selon la tatoueuse Fatim, autrefois, seules les nouvelles mariées et les femmes adultes se tatouaient avec le henné. Autrefois, les valeurs culturelles étaient respectées dans tous les terroirs. L’enfant qui n’avait pas l’âge de faire le tatouage, n’osait pas en parler à ses parents. « De nos jours, déplore Fatim, les mamans encouragent les petites, en leur achetant la poudre de henné ». « Mais, nous avons l’impression de vivre dans un monde à l’envers, avec une nouvelle génération qui fait fi de nos traditions », déplore la dame. A une certaine époque, aujourd’hui révolue, selon nos coutumes africaines, seules les femmes mariées, et les jeunes filles fiancées, prêtes à convoler en noces étaient autorisées à utiliser la pâte de henné. Elles l’étalaient, de façon artistique, sur les pieds et les mains pour les tatouer. Cette tradition est encore observée lors des grands événements : mariages, baptêmes, fêtes religieuses et voyages. Mais, de nos jours, le caractère sacré, qui justifiait l’interdit aux pucelles, aux adolescentes, aux femmes célibataires endurcies, a disparu. Les femmes de tout âge utilisent aujourd’hui le henné pour le simple plaisir de se faire belle. Rien de surprenant ou d’étonnant, « car même les mères ne se souviennent plus de nos anciennes coutumes, encore moins de les transmettre à l’enfant », se désole la vieille Aminata Oueleguem, marraine d’une future mariée. « Il est du devoir des parents d’expliquer nos us et coutumes à l’enfant, afin de lui donner des bonnes normes et valeurs sociétales », ajoute-elle. Chez Fatim, les prix des modèles varient entre 1.500 et 15 000 Fcfa. « Ce métier est difficile, depuis mes débuts, à plus forte raison maintenant. Je suis courbée, toute la journée, pour dessiner sur des dizaines de pieds et de mains. C’est un travail éreintant », avoue-t-elle. Fatim tatoue une dizaine de clientspar jour, sauf le dimanche. A la fin de la journée, elle rentre tard à la maison, souffrant de courbatures et d’autres douleurs sur tout son corps. La flore du Mali renferme des arbustes aux multiples vertus esthétiques. C’est le cas du henné ou « lawsonia inermis ». Le dictionnaire français le décrit comme un arbuste de la famille des lythracées. De par la disposition de ses feuilles, le henné ressemble à un buisson. Les petites feuilles vertes de cet arbuste sont très riches en molécules actives. Ces feuilles cueillies, elles seront séchées au soleil avant d’être pilées. La poudre recueillie est mélangée à une certaine quantité d’eau dans une calebasse ou tout autre récipient pour obtenir une pâte colorante. L’ocre du départ se transforme en une sorte de noir brillant agréable au regard. Les élégantes femmes s’en servent pour colorer leurs pieds et leurs mains. Certaines dessinent des figures artistiques sur ces parties de leur corps. D’après certains récits très anciens, les femmes égyptiennes, les premières, ont intégré l’usage du henné dans leurs rituels de beauté. A présent, il existe plusieurs variétés de poudre sous cette appellation. En Bambara, la poudre de henné est connue sous des appellations populaires. Les vendeuses proposent le « indou diabi » importé et/ou la variété locale, le « farafin diabi ». La palette de choix va du henné indien au henné traditionnel de chez nous. FC/MD (AMAP)    

Les bonnes affaires des vendeuses de henné

Par Aminata Anawodi Barry Bamako, 7 février (AMAP) Il est 9 heures et demi à la Maison des artisans, à la limite du Grand marché de Bamako. Le sol d’une grande partie de la cour est couvert de poudre de henné. Déjà, de nombreux récipients remplis du produit fétiche sont prêts pour être acheminés sur les aires de vente dans les quartiers. Plusieurs vendeuses couvertes de poudre de henné appellent les clients. Elles sont convaincantes dans leur méthode d’approche pour ferrer le client. « Vous voulez du henné ? » ; « Ma chérie, viens acheter du henné. Je te ferai des remises ». « Ne me dépassez pas ! », nous lance la vendeuse Aye Sow, sans chercher à connaitre le but de notre présence sur les lieux. Cette dame, au teint clair, la quarantaine dynamique, vend le henné depuis plus de trois ans. Les habits totalement couverts du produit, elle affirme acheter le sac de 50 kilos à 31.500 Fcfa. Elle cède le kilo à 900 Fcfa. Elle vend de petits paquets au détail à 100 Fcfa. Elle trouve le marché assez florissant car elle peut gagner 6.000 Fcfa par jour. Les Ivoiriens, les Burkinabè et les Nigériens constituent ses clients grossistes. « Les Maliens se contentent d’acheter au détail », précise-t-elle, sereine. Une cliente, Djènèba Sangaré, exprime son attachement au henné. « J’utilise le henné uniquement lors des fêtesou quand mon mari rentre de l’étranger», affirme-t-elle, en souriant. Elle s’approvisionne toujours chez Aye Sowa dont le henné est dit de très bonne qualité. La vendeuse Aissata Mariko a abandonné l’école pour se consacrer au commerce de henné. Ses fournisseurs arrivent du village de Sirakola. Elle gagne entre 3,000 et 3500 Fcfa, par jour, dans le commerce de détail et de gros ». Selon Aïssata, le marché est rentable, pendant toute l’année, particulièrement pendant les saisons des vagues de mariages. Sa voisine, Mariam Traoré, est également commerçante de henné. Elle exerce le métier depuis huit ans, en face de l’Institut national des Arts (INA). « Nous nous approvisionnons à Banamba. Un sac de 50 kg de henné coûte 32.500 Fcfa, la boite est à 1.000 Fcfa. Je détaille à 100 Fcfa », explique-t-elle. Ses bénéfices  atteignent environ 5000 Fcfa par jour. Le henné est cultivé dans les localités de Banamba, Boro et Sirakola, dans la région de Ségou. « Je suis vendeuse de henné depuis une quinzaine d’années. Il ya de l’affluence sur le marché, surtout à l’approche des mariages », explique Badjèneba Dembélé. Elle cède le kilo à 900 Fcfa et le vend au détail à partir de 100f. Awa Tounkara, elle, exerce depuis une dizaine d’années au Marché rose de Bamako. « Je peux avoir une trentaine de clientes ou plus par semaine. Je vends au détail le sachet à 100 Fcfa et la boîte à 1.000 Fcfa», précise-t-elle. Une explication religieuse à l’utilisation du henné révèle le pouvoir magique de la poudre de henné. La religieuse Kadiatou Siby (Malimatou) affirme qu’ « une jeune mariée doit toujours avoir du henné sur ses mains et ses pieds. Cela renforce son charisme et diminue les petites querelles ». Ainsi, le henné favoriserait-il la bonne entente entre époux et la paix dans l’entourage. Kadiatou Siby soutient que les vœux d’une femme qui applique, fréquemment, le henné seront rapidement exaucés. Dans les familles musulmanes, le henné est appliqué sur les mains et les pieds des défuntes avant de les porter en terre. Pour les musulmans, le henné est une plante du paradis. Originaire du sud de l’Iran et de la Mésopotamie, le henné est un arbuste épineux.Il est, certainement, la plus emblématique des plantes tinctoriales, la plus connue. Il est utilisé depuis près de 5.000 ans. Il rentre dans la composition de presque toutes les colorations végétales et constitue un signe de bénédictions. Il symbolise la fécondité pour les mariés. Il constitue une sorte de rite de passage entre le statut de célibataire à celui de l’épouse. C’est un rituel pour la mariée. Le henné est très important dans notre tradition ou dans la religion musulmane. Il représente la fête, le bonheur et la joie. Il fait partie de l’arsenal d’élégance des femmes maliennes, lors des cérémonies sociales. Pour leur bonheur. Il renferme d’autres vertus pour le corps et les cheveux. Les feuilles de cet arbuste, réduites en poudre, contiennent une molécule particulière.Elles produisent desteintes rouges, jaunes, orangées rose. Son application est symbole de bonheur et de joie. Au Mali, les femmes l’utilisent pour embellir leurs pieds et mains lors des cérémonies de mariage et baptêmes. C’est pourquoi, de nos jours, de nombreuses commerçantes de henné se frottent pas mal les mains. AAB/MD (AMAP)

Energie : Environ 39 milliards de Fcfa pour la construction d’une centrale solaire de 50 MW

Bamako, 5 février (AMAP) Les ministres maliens de l’Eau et de l’Energie, Sambou Wagué et de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, ont signé, mercredi, avec le président directeur général d’Africa, Middle East and Asia (AMEA Power),Hussain J. AINowais, deux conventions pour la construction d’une centrale solaire de 50 MW à Tiakadougou Dialakoro (Sélingué) et l’achat par EDM de l’électricité qui sera produite par ce site solaire. En signant cet accord de financement, le producteur émiratid’énergies renouvelables s’est engagé à mobiliser les 60 millions d’euro (environ 39 milliards de Fcfa) de financement nécessaire à la réalisation de ce gigantesque projet énergique. Par la même occasion AMEA Power va, au terme des travaux, vendre, durant 25 ans, l’électricité produite à partir de cette centrale solaire, avant de céder l’ouvrage au Mali. « Nous allons développer un projet solaire avec un contrat d’achat sur 25 ans. Cette signature s’inscrit dans le cadre de bonnes relations politiques et économiques existantes entre nos deux pays », a déclaré Hussain J. AINowais, interrogé à la fin de la signature. Fruit de l’engagement et de la persévérance des autorités maliennes, notamment le président de la République et le Premier ministre, qui souhaitent un investissement massif émirati au Mali, cette opération « est le début d’une série de projets dans des domaines stratégiques et créateurs de valeur ajoutée », a assuré l’entrepreneur émirati. Il a précisé que sa société espère boucler rapidement la phase de recherche de financement, afin de pouvoir commencer les travaux dont « la durée maximum dépasse rarement trois ans ». « Sa réalisation permettra l’amélioration du mixte énergétique au niveau national », a déclaré le chef du gouvernement. En ce sens que ces accords signés vont contribuer à l’atteinte de cet objectif fixé par le gouvernement et qui vise « la production d’énergie moins chère et propre ». Pour Dr Boubou Cissé, c’était l’objectif du président de la République et d’Energie du Mali. « Je suis heureux, aujourd’hui, de voir que ces objectifs sont en phase d’être atteints », a commenté le ministre de l’Economie et des Finances. « Cette signature est un bon exemple de renforcement du partenariat entre nos deux pays. Un partenariat qui était d’ordre politique et qui est en train de s’orienter, de plus en plus, vers des aspects économiques. Partenariat économique qui nous permettra de consolider cette relation que nous avons toujours développer avec les Emirats arabes unis », a-t-il dit. Tout en encourageant le président directeur général de AMEA Power à continuer de s’intéresser davantage au Mali, le chef du gouvernement a assuré que notre pays a beaucoup d’opportunité à offrir à l’entreprise émiratie, en termes d’affaires à développer pour le bien des deux pays. CMT/MD (AMAP)

Amateurs de « Soumbala » : Exigez l’épice à base de graines de néré

Par Fatoumata TRAORE Bamako, 5 février (AMAP) Le « soumbala » (pâte de néré) est un condiment très sollicité dans la cuisine africaine, plus précisément au Mali, grâce à sa saveur et ses bienfaits pour la santé. Le Parkia Bligobosa (néré) est une espèce d’arbre de la famille des Mimosaceae, originaire des zones sahéliennes et soudaniennes. Les connaisseurs assurent que le produit fabriqué à partir du néré est de meilleure qualité. L’épice à base de graines de soja est très présente aussi sur les étals et bon marché. Ses graines servent à la fabrication de l’épice, à la fois nutritive et médicale, appelée « soumbala ». Fabriquée à la main, cette épice est connue pour son odeur forte et est présentée sous différentes formes (boule, barre, poudre). Au Mali, le « soumbala » est produit, la plupart du temps, par des femmes rurales, de Ouélessébougou, Koutiala, Dio, entre autres. Celles-ci approvisionnent les grossistes des marchés de la capitale. Il est 9 heures lorsque notre équipe de reportage arrive à « Nionoplaci », au point de vente de la fameuse pâte appartenant à une entreprise. Ici, le « soumbala » se trouve au cœur des activités d’une myriade de grossistes d’épices. Assis devant sa boutique, coiffé d’un bonnet rouge et vêtu d’un uniforme vert et jaune, Aboubacar Touré trône au milieu de sacs et de cartons d’épices. « Les bienfaits du « soumbala » sont énormes, car il vient du néré qui est efficace contre les maladies du ventre et du corps et il est bon pour régulariser la tension artérielle. C’est pourquoi, les personnes âgées l’aiment beaucoup. Ce condiment protège contre certaines maladies néfastes comme le diabète, les douleurs gastriques et les infections », croit-il savoir. Notre interlocuteur est le gérant de cette entreprise qui vend depuis, plus de 30 ans, le « soumbala » du Mali et de la Guinée. Pour ce spécialiste, il y a deux qualités : « le ‘soumbala’ à base de graines de néré et celui à base de graines de soja appelé « soumbalachôw ». « La différence, ajoute-t-il, se situe au niveau de l’odeur et du goût ». Aboubacar Touré a précisé que le « soumbala » à base de graines de néré est plus doux que celui provenant du soja. Si tous les deux types ont leur importance, notre interlocuteur regrette tout de même la mise à l’écart  du « soumbala » à base de néré. Dans sa boutique, deux jeunes employés conditionnent la marchandise pour des clients. Pour M. Touré, les fournisseurs de Dio et de Koutiala produisent beaucoup plus que ceux de Ouélessébougou. Le vendeur explique que le prix en gros dépend de la qualité. Ainsi, le « soumbala » de Ouélessébougou est, généralement, présenté sous forme de bâtonnets et de petites boules. Il coûte 600 Fcfa le kg pour quelqu’un qui achète de 3 à 19 kg, et 550 Fcfa à partir de 20 kg et plus. Le « soumbala » de Koutiala et de Dio coûtent 500 Fcfa le kg. D’après le gérant, le « soumbala » de la Guinée est le plus cher car il est fait à base de graines de néré. « Les fournisseurs de la Guinée, nous cèdent le kilo à 1250 Fcfa le kg. A notre tour, nous revendons en gros à 1400 Fcfa le kg. Au détail, nous vendons le kg à 1500 Fcfa », nous confie-t-il. Aboubacar ne cache pas qu’il gagne bien sa vie dans le commerce du « soumbala ». Mais il déplore le peu d’intérêt des Maliens pour les produits locaux. Il évoque aussi le problème de conservation. « Si le « soumbala » est bien fabriqué, il peut faire 6 à 7 mois sans se détériorer », confie-t-il en bon connaisseur. Un peu plus loin de la boutique de Touré, Mamou Coulibaly propose divers condiments. « Je vends le « soumbala » du Mali uniquement, plus précisément celui de Dio qui a un très bon goût. Beaucoup de mes clients l’achètent mais ne se rendent pas compte que ça vient de Dio. Le « soumbala » de Dio est très riche en graines de néré », soutient-elle. Elle achète le kg à 1500 Fcfa et confectionne des boulettes qu’elle vend à 50 Fcfa l’unité. Grande amatrice du « soumbala », Kadidiatou Diakité ne tarit pas d’éloges au sujet de cette épice. « Le « soumbala est très bon pour la santé et relève le goût de certains de nos mets comme le «soumbalalafiri », la sauce gombo, la sauce d’arachide, la sauce de feuilles de patates « sakasaka », etc. « D’ailleurs, ajoute-t-elle, c’est ce que je m’en vais préparer aujourd’hui, c’est très bon », soutient-elle. Productrice de « soumbala », Awa Diarra habite à Ouélessébougou. Elle explique le procédé de fabrication. « On lave les graines et on les met dans la marmite pour les faire bouillir. Après, on les étale sur des sacs vides avant de les couvrir durant deux jours », explique-t-elle. Après cette étape, les graines sont pilées pour les transformer en pâte qui est conditionnée ensuite. L’épice est ensuite stockée dans des cartons pour être transportée vers les points de vente. La quinquagénaire ajoute que les revenus tirés de cette activité couvrent les dépenses de sa famille. Elle a acquis aujourd’hui son autonomie financière. Non loin de la « gare de la Guinée » à Djicoroni para, il y a des magasins de stockage de « soumbala » en provenance de la Guinée. Les revendeurs y vont en nombre parce que le « soumbala » de la Guinée est de très bonne qualité. Kôh Camara confirme. L’homme possède un grand magasin de « soumbala ». Selon lui, le « soumbala » de la Guinée est de bonne qualité parce qu’il contient uniquement des graines de néré. Et de préciser que c’est ce qui est vendu dans son magasin. Le produit venant de Guinée est mieux présenté et bien emballé dans des cartons. Ce qui le protège contre les impuretés. Voilà pourquoi notre vendeur assure qu’il n’a jamais eu maille à partir avec les agents de la sécurité sanitaire des aliments. FT/MD (AMAP)

Vente de têtes et de pieds de ruminants : Peu attrayant mais lucratif

Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 5 février (AMAP) A Bamako, des hommes et des femmes de tous âges exercent le commerce de têtes et pieds de ruminants. Ces marchands sont présents, un peu partout, dans des marchés. Ce n’est pas le genre d’activité qui attire du monde. Mais les rares personnes, que les odeurs et la fumée ne rebutent pas, en tirent des gains substantiels. Pour ces personnes, il n’y a pas de sot métier. Il s’agit, pour elles, de gagner leur subsistance, à la sueur du front. Et, ils semblent très loin de l’oisiveté. Nous sommes vendredi, au quartier « Sans-fil », en Commune II de Bamako. A proximité de l’abattoir, des hommes, environ une quinzaine, sont à la tâche. Certains brûlent des têtes et pieds de montons et de chèvres. D’autres ont pour tâche exclusive d’épiler les pieds. A côté d’eux sont étalés à même le sol des tas de têtes et de pieds de moutons et de chèvre. De gros fagots brûlent et dégagent de la fumée âcre. Mamadou Coulibaly fait partie du groupe. Il transpire et de grosses goutes de sueur perlent sur son front. Le trentenaire gratte, à l’aide d’un outil tranchant, une tête de mouton. L’homme la remet aussitôt au feu. Un garçon l’assiste dans cette tâche ardue. Ce dernier s’occupe des pieds. Coulibaly exerce ce métier depuis 2000. « Nous achetons les têtes et les pieds de petits ruminants à l’abattoir avec les bouchers, Nous les revendons avec une marge de bénéfice. Pour ce faire, nous les préparons en les brûlant et en enlevant les poils, avant de les vendre sur place ou sur les différents marchés », explique-t-il. Mamadou achète la marchandise en gros. Selon lui, les prix varient. « Avant, c’était moins cher à l’abattoir. Actuellement, c’est cher parce que le nombre de demandeurs et de revendeurs augmente. On achète une tête entre 1.500, 1.750 et 2.000 Fcfa pour la revendre à entre 2.500 à 3.000 Fcfa, selon la masse. Il n’y a pas assez de bénéfice, mais c’est mieux que de voler », dit-il avec philosophie. Juste à côté de Mamadou, trois hommes sont en grande discussion au sujet des têtes et des pieds. Mohamed Sidibé est l’un des protagonistes. Le jeune homme accepte de raconter son histoire dans ce travail qui semble nourrir son homme. « Je tiens cette activité de mes parents. J’ai commencé à l’exercer, il y a environ quatre ans. Depuis que nous avons commencé, nous nous débrouillons assez bien. C’est mieux que de quémander ou de vagabonder. C’est mon gagne-pain. J’emploie des jeunes que je paie à la fin de la journée. Une seule personne ne peut pas faire tout ce travail », explique le jeune originaire du cercle de Nara, dans la Région de Koulikoro. L’homme précise qu’il fait plus de ventes les week-ends. Les femmes viennent s’approvisionner chez lui. Il livre la marchandise à des clients opérant dans différents marchés. Ce qui ne semble pas suffire, souvent, pour écouler tout son stock. Pour y arriver, M. Sidibé est obligé de se promener de marché en marché. « Si on ne le fait pas, ça peut pourrir. Nous avons l’habitude de les confier à des propriétaires de frigos pour les garder au frais, en raison de 50 Fcfa par tête. Mais en cas de coupure d’électricité, nous enregistrons des pertes. Heureusement, on est en période de fraicheur », explique-t-il, soulignant que l’affluence est timide ces derniers temps. « Tu vois, toutes ces têtes sont là depuis hier. Sur 20 têtes achetées, j’ai pu vendre seulement sept et je vais garder les 13 restant dans le frigo. S’il y a le marché, je peux vendre 40 têtes par jour », ajoute-t-il. PROBLÈME DE CONSERVATION – Tout comme lui, Cheikna Sanogo évolue dans la vente de têtes et pieds de ruminants. « Je le fais depuis 3 ans. Je suis avec quatre autres personnes. Nous travaillons du lundi au vendredi », révèle-t-il, ajoutant que ça ne se passe pas sans difficultés. Comme difficultés récurrentes, tous ces intervenants soulignent le problème de conservation surtout en période de chaleur, la cherté du charbon de bois, les effets néfastes du feu. Malgré cela, ils ne baissent pas les bras. Chaque jour, ils sont à la tâche pour servir les clients. Siriba Diané est un client. Il vient d’acheter deux têtes de mouton. « J’achètes régulièrement ces têtes de mouton pour pouvoir bien manger avec ma famille. C’est du produit frais. J’achète et Mme fait de la bonne sauce que nous savourons pendant deux jours », confie cet enseignant. Cet abonné, qui fréquente les lieux depuis sept ans, encourage les jeunes qui exercent cette activité. « Ceux qui en vivent doivent être fiers. Ces petits métiers créent de l’emploi. Vu le contexte actuel du pays, les jeunes sont livrés à eux-mêmes», di-il. Cet endroit n’est pas le seul à Bamako reconnu pour la vente de têtes de ruminants. Devant la paierie générale du Trésor, des vendeurs de têtes sont installés. Dès qu’un passant s’intéresse à eux, chacun essaie de l’attirer vers son produit. Moussa gare sa voiture. Un homme et une femme courent à sa rencontre. « Qu’est-ce que vous désirez. Tête de bœuf, pieds ? J’en ai tout frais », propose la dame, tenant deux têtes de moutons dans les mains. « C’est généralement les vendredis soirs que j’achète ces têtes et pattes pour le petit déjeuner du samedi. J’adore beaucoup la sauce de tête », dit le client, tout en souriant. Ici, la particularité est qu’ils vendent aussi des têtes et pieds de bœufs. « Nous avons des clients qui nous livrent les produits déjà prêts. Mais nous les lavons proprement pour les rendre plus attrayants », explique Tiémoko. Selon lui, le marché est intéressant surtout les vendredi et samedi. « Nous vendons les grosses têtes à 2.250 Fcfa, et entre 2.500 et 3.000 Fcfa les samedi et vendredi. Un pied de bœuf est cédé à 1.500 voire 1.750 Fcfa. Les petites pieds sont vendus à 1.250 Fcfa l’unité », informe Tiémoko. Il tient cette activité de sa maman qui, à cause du poids de l’âge,

Mines : Loulo-Gounkoto dépasse ses prévisions de 2019

Bamako, 4 février (AMAP) Le complexe Loulo-Gounkoto de la compagnie minière Barrick Gold Corporation (fusion Barrick/Randgold) a dépassé ses prévisions pour 2019 avec une production annuelle de 714.802 onces d’or, a annoncé, jeudi, son président directeur général, Mark Bristow. Lors d’une conférence de presse qui a sanctionné les travaux du Conseil d’administration, M. Bristowa indiqué qu’« avec le développement de la troisième mine souterraine du complexe qui devrait démarrer au quatrième trimestre de cette année, et un programme intensif d’exploration dans la zone de Kéniéba, Loulo-Gounkoto a un potentiel important de croissance et est bien placé pour répondre à tous les objectifs de son plan de 10 ans». En termes de contribution à l’économie, Loulo-Gounkoto a, au cours de 2019, dépensé près de 157 milliards de Fcfa au profit des entrepreneurs et des fournisseurs locaux. « Le complexe continue de développer les entreprises locales à travers la création d’un fonds de plus de 2,5 milliards de Fcfa, destiné aux projets d’incubation pour l’intégration des entrepreneurs locaux dans l’industrie minière », a indiqué Dr Bristow. Il a rappelé qu’au cours des 23 dernières années, Barrick et Randgold Resources ont contribué pour plus de 3.600 milliards de Fcfa à l’économie malienne sous forme de taxes, redevances, salaires et autres paiements aux fournisseurs locaux. « Au cours de la même période, nos mines au Mali ont payé plus de 1.350 milliards de Fcfa en dividendes, taxes et redevances à l’État », a déclaré Mark Bristow qui assure que « c’est un principe cardinal » pour Barrick que les communautés profitent de l’exploitation minière. En la matière, Loulo-Gounkoto a continué d’investir dans les programmes de santé communautaire, d’éducation et de développement économique. « L’un de ceux-ci est le complexe agricole mis en place et financé à hauteur de plus de 1,1 milliard de Fcfa », a étayé le PDG de Barrik. Ajoutant que le complexe a produit sa première promotion de 48 jeunes agriculteurs qui ont été installés sur 30 nouvelles fermes agricoles. En matière d’énergie, Loulo-Gounkoto est, conformément à la stratégie d’énergie propre de Barrick, pionnière du premier projet d’énergie solaire du groupe qui sera développé en quatre phases. La mise en service de la première phase est prévue pour la fin du premier trimestre et la dernière au cours du quatrième trimestre de cette année. «Cela ajoutera 20 MW au réseau du complexe, baissera le coût unitaire de son énergie et réduira les émissions carboniques de quelques 40.000 tonnes par an», a relevé Mark Bristow. CMT/MD (AMAP)  

Gestion de la crise dans les Régions de Mopti et Ségou : 12,3 milliards de fcfa pour des actions prioritaires

Bamako, 04 février (AMAP) Le gouvernement a mis 12,3 milliards de Fcfa à la disposition du Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE) pour mettre en œuvre le plan d’actions humanitaires de relèvement et de développement dans les Régions de Mopti et Ségou, a appris l’AMAP lors d’une réunion technique au Secrétariat permanent du cadre politique de gestion de la crise. Le financement est reparti comme suit : 6,593 milliards de Fcfa pour la sécurité alimentaire, 3,117 milliards de Fcfa pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement, 412 millions de Fcfa pour la santé et la nutrition, 265 millions de Fcfa pour les abris et les biens non alimentaires. Et aussi 1,378 milliard de Fcfa pour l’éducation, 145 millions de Fcfa pour la production et 143 millions de Fcfa pour la coordination.  Ces ressources bien que disponibles en 2019 n’ont pas été utilisées. Elles ont donc été reconduites pour cette année. Le secrétaire permanent du cadre politique pour la gestion de la crise dans les Régions de Mopti et Ségou, Boubacar Gaoussou Diarra, qui a présidé la réunion a, dans son intervention, rappelé que c’est le 11 décembre 2019 que le gouvernement a prélevé sur le filet social destiné au Plan de sécurisation intégré des Régions de Mopti et Ségou, le montant de 12,3 milliards de Fcfa pour la mise en œuvre d’actions humanitaires de relèvement et de développement. Boubacar Gaoussou Diarra a expliqué, ensuite, que la rencontre avait pour objectif d’établir une liste d’activités prioritaires à transmettre à la Primature. Il a précisé que les actions qui ne seront pas prises en charge par ce financement seront intégrées dans les plans d’actions de la stratégie de stabilisation des Régions de Mopti et Ségou. QUATRE AXES STRATÉGIQUES – Le gouverneur de la Région de Mopti, le général Abdoulaye Cissé, pour sa part, a salué l’initiative de cette réunion qui est l’occasion de coordonner les priorités régionales, afin d’accélérer la stabilisation des Régions de Mopti et Ségou. Selon lui, cela passe par une réalisation rapide des actions sur les quatre axes stratégiques du Plan de sécurisation intégré des Régions de Mopti et Ségou à savoir la sécurité, la gouvernance, le développement socio-économique et la communication. Le gouverneur de la 5è région a indiqué que plus de 90% des actions planifiées pour l’année 2019 n’ont pu être réalisées par les ministères techniques concernés.  C’est pourquoi, il a jugé urgent de mobiliser des ressources et de les mettre à la disposition des gouverneurs de région et des responsables des collectivités territoriales, afin d’aller de l’avant dans la stratégie globale de stabilisation des Régions de Mopti et Ségou. Le général Abdoulaye Cissé a promis de créer les conditions nécessaires à la réalisation des actions programmées en 2020 dans sa région, en étroite collaboration avec les services déconcentrés, les collectivités territoriales et les partenaires techniques et financiers. De son côté, le gouverneur de Ségou, Biramou Sissoko, a indiqué que, comme dans la Région de Mopti, la plupart des activitésprogrammées en 4è région n’ont pas connu d’exécution. Il a signalé que la difficulté est relative au fait que les services régionaux des départements ministériels ne sont pas des chefs de programmes dans l’exécution du budget programme. Le gouverneur de Ségou a tout de même cité quelques réalisations faites dans sa région, à savoir l’équipement par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de 22 arrondissements en véhicules, l’installation, par le ministère de l’Energie et de l’Eau, de panneaux solaires dans une vingtaine de localités, la réalisation d’infrastructures scolaires. Il a cité aussi d’autres actions réalisées par le ministère de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté dans les Cercles de Ségou, Macina et Niono. Biramou Sissoko a cité, également, des cages flottantes réalisées par le ministère de l’Elevage et de la Pêche dans les Cercles de San et Ségou. Le président du Conseil régional de Ségou, Siaka Dembélé, a dénoncé le faible résultat par rapport aux réalisations de l’année écoulée. Il a expliqué cette situation par le fait que tout se décide à Bamako. Pour obtenir des résultats probants, il a préconisé un changement de façon de gouverner, en mettant les ressources à la disposition des représentants des régions pour qu’ils travaillent au bénéfice des populations. Des conseillers du Premier ministre, les secrétaires généraux des départements ministériels membres de ce cadre politique, les directeurs des Agences de développement local des Régions de Ségou et Mopti et les présidents des conseils régionaux des deux régions ont pris part a cette réunion. DD/MD (AMAP)  

FEBAK 2020 : Le coton en vedette mais noyé par les produits courants

Par Mariam F. DIABATE Bamako, 3 février (AMAP) Il est 11 heures au Parc des expositions de Bamako, où se tient la 13ème édition de la Foire d’exposition de Bamako (FEBAK) qui a ouvert ses portes le 16 janvier et a pris fin dimanche 02 février 2020. Ici, il y a de l’ambiance ! A l’entrée déjà, de la musique et une foule nombreuse. Une longue file de visiteurs attend d’être fouillée par les vigiles avant d’entrer. A l’intérieur, de nombreux stands dont celui de Colette Traoré qui expose du bogolan. Elle participe, depuis 10 ans, à cette exposition commerciale dont le thème, cette année, est « la valorisation et la transformation coton», l’or blanc. Assise sur un fauteuil recouvert de tissu bogolan, trois tissus bogolan sur ses genoux, la transformatrice de coton affirme qu’elle fait de la coupe et couture avec les tissus bogolan. « Je file le coton. Je le tisse et je le transforme en bogolan. Je fais également de l’indigo chimique afin de changer la couleur de mes tissus blancs avant de les coudre », ajoute-t-elle, précisant qu’elle vend des chemises, des grands boubous, des écharpes, des robes, des oreillers, des chemises de tables…tous faits à base de tissu bogolan. S’exprimant sur le choix du thème, la quinquagénaire estime que cela est une très bonne initiative qui « permettra de pousser les gens à aimer les habits faits en coton. Par ailleurs, Colette Traoré invite le gouvernement à participer à la promotion de nos tissus traditionnels partout, comme c’est le cas au Burkina Faso. A cet effet, elle souligne que ces tissus doivent être utilisés pour embellir les salles d’attentes et de conférence des administrations. Egalement dans la coupe et couture, Alinos Yaméogo, du Burkina Faso,  expose son savoir-faire. Dans son stand rempli de tenues pour dames, hommes et enfants, toutes faites, à base de coton, M. Yaméogo participe au FEBAK depuis très longtemps. Il soutient que le thème de la foire est la bienvenue pour les pays de la sous-région comme le Togo, la Côte d’ivoire, le Ghana mais, surtout, le Mali et le Burkina Faso. Par ailleurs, le Burkinabé regrette le non-respect du thème par les organisateurs. Vue la présence d’exposants d’ustensiles de cuisine, de chaussures et autres. Pour  M. Yaméogo le thème ne trouve pas tout son sens. Il estime que ce sont le textile coton qui doit être privilégié dans l’exposition. « Compte tenu du thème, c’est une usine de transformation du coton au Mali qui devait sponsoriser cet événement », indique-t-il. Les deux exposantes Ghanéennes, Millicent Biney  et Sharon  se sont installées côte à côte. Elles exposent chacune, des tissus wax fait à base de coton (tenues hommes et femmes). Elles saluent le choix du thème qui les concerne toutes. Par ailleurs,  Sharon se plaint de la place de son stand. « Etant donné que le thème nous concerne, nous devrions avoir les stands de devant. Personnellement, je suis trop en arrière, ce qui joue sur ma clientèle », se plaint-elle. MFD/MD (AMAP)