Mali : Célébration de la 12ème édition de la Journée Internationale de la Douane
Bamako, 28 janvier (AMAP) La 12ème édition de la Journée internationale de la Douane a été présidée diamche à Bamako, par la ministre déléguée chargée du budget, Mme Barry Aoua Sylla, sous le thème « la contribution de la douane à un avenir durable », a constaté l’AMAP. Le début de la cérémonie a été marqué par le dépôt de gerbes de fleurs au « monument des morts » par le Ministre délégué, avec à ses côtés le Directeur général de la Douane, l’inspecteur Général Mahamet Doucara, pour rendre hommage aux douaniers qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leurs fonctions. Mme Barry Aoua Sylla a saisi l’occasion pour féliciter l’administration douanière de tous ses efforts consentis dans le cadre ses missions en matière fiscale, économique, de protection de la santé publique, du consommateur, de l’environnement, de la sécurité intérieure et du patrimoine culture avant de déclarer qu’ il est essentiel que les administrations douanières se penchent sur les défis environnementaux, économiques, sanitaires et sociaux à relever. Des conférences-débats, un match de football entre l’AS- Douanes et l’AS Police ainsi que la remise de certificats du mérite 2020 aux agents qui se sont les plus distingués par la qualité de leur travail durant l’année 2019, ont également marqués la célébration de la journée. La Journée internationale de la douane soulignant l’action des hommes et des femmes qui, au sein ou en relation avec des administrations douanières, apportent leur contribution à la facilitation et à la sécurisation des échanges internationaux, est célébrée le 26 janvier de chaque année, sous l’égide de l’Organisation mondiale des douanes (OMD). La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre des Mines et du Pétrole Mme Lalenta Hawa Baba Ba, du Directeur Général des Douanes l’inspecteur général, Mahamet Doucara, plusieurs anciens directeurs des douanes ainsi que les agents et l’ensemble des partenaires de l’administration douanière. KM (AMAP)
FEBAK 2020 : Clients et exposants apprécient diversement
Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 22 janvier (AMAP) La 13è édition de la Foire exposition internationale de Bamako (FEBAK 2020) a débuté jeudi dernier. Ce grand rendez-vous de la capitale, qui s’achève le 2 février, sauf prorogation, s’est imposé comme un véritable espace de promotion économique, commerciale et du savoir-faire malien. Talents et pratiques innovants séduisent chaque année, visiteurs maliens et étrangers. Dès l’ouverture, le Parc d’exposition a commencé à enregistrer des visiteurs qui sont nombreux, surtout, la nuit. En témoigne l’affluence de ce samedi. Il est 21h30 mn, l’engouement est perceptible à quelques mètres de l’édifice situé sur la route de l’aéroport. Cette voie, généralement fluide la nuit, est prise d’assaut par des automobilistes qui stationnent le long du bitume. D’autres se garent sur les trottoirs ou dans les rues adjacentes. Ils sont, à cet effet, guidés par de jeunes garçons devenus des agents de surveillance des véhicules pour la circonstance. Devant l’entrée du Parc, grouille du monde. Il y a des gens de tous âges. Des vendeurs de jeux pour enfant exposent leurs marchandises à même le sol. Dans la foule, de jeunes garçons et filles, qui n’ont pas les moyens, sollicitent inlassablement une aide financière des visiteurs pour accéder à l’enceinte. Devant les guichets, on observe une longue file. Cette année, environ 300.000 visiteurs sont attendus à ce rendez-vous considéré comme la plus importante des manifestations commerciales du Mali. L’accès aux lieux est conditionné à la présentation d’un ticket vendu à 500 Fcfa. Le visiteur doit, également, se prêter à une fouille minutieuse par des agents de sécurité. Une fois à l’intérieur, deux options s’offrent à lui : il peut se diriger vers les chapiteaux installés à gauche ou prendre la droite pour accéder aux hangars. Des deux côtés, des animations à l’allure de publicité invitent les clients. GAMME DE PRODUITS – Un millier d’exposants, composés de commerçants, d’industriels et prestataires de services, participent à la foire. Ils viennent de Bamako et des différentes régions du pays. Il y a, aussi, des étrangers venus du Burkina Faso, du Sénégal, de l’Iran, de l’Inde, du Niger. Nos compatriotes exposent une gamme de produits notamment agricoles et miniers.Chacun s’emploie à attirer la clientèle vers ses produits : équipements bureautiques, articles électro ménagers, habits, chaussures, produits agroalimentaires, livres, matériels agricoles, sanitaire et volaille. Si certains s’attendent à faire de bonnes affaires, d’autres, par contre, cherchent à remplir leurs carnets d’adresse en nouant des partenariats. Si l’exposition est une opportunité à ne pas rater pour les clients. Pour les exposants, l’étroitesse des stands ou leurs prix pénalisent les ventes. Kadidiatou Talla est venue du Sénégal. Debout au milieu de quatre gros sacs remplis d’articles, elle s’apprête à les déballer. «Avec mes deux sœurs, nous sommes venues avec de jolis habits, des robes, poupées, encens et foulards. Nous sommes en train de nous installer et espérons vendre le maximum», confie celle qui est à sa première participation à la FEBAK. Non loin des sœurs sénégalaises, se trouve le stand de Adama Traoré, un vendeur d’habits féminins. Ce jeune malien se plaint de l’étroitesse des stands par rapport à la foire précédente. «Nous ne pouvons pas exposer tout ce que nous avons apporté. Nous n’avons pas de lieu d’essayage pour nos clients», enchaîne un de ses collègues qui invite les organisateurs à tenir compte de ces détails, lors de la prochaine édition. Adama espère nouer surtout des partenariats: «Nous ne sommes pas là seulement pour vendre mais, également, pour tisser des relations. La FEBAK regroupe des personnes de différentes nationalités et c’est l’occasion d’élargir nos carnets d’adresse. Toute chose qui pourra être utile pour notre commerce». Pour le moment, le commerçant se réjouit du rythme de ses ventes. DE BONNES AFFAIRES – Contrairement à lui, d’autres exposants doivent attendre encore pour espérer tirer leur épingle du jeu. Assise sur une chaise, Mme Diarra Fatoumata Zerbo, venue du Burkina Faso, semble un peu découragée. Vendeuse de beurre de karité, de bonbons fabriqués à base de pain de singe et d’habits, cette habituée de la FEBAK trouve excessif le prix des chapiteaux qu’elle n’a pas pu se procurer cette année. «C’est trop, 450.000 Fcfa pour deux ou trois semaines. Je participe à plusieurs expositions à travers le monde. Les Maliens exagèrent en ce qui concerne les prix. Je suis sûre que certains exposants ne reviendront plus», dit-elle. Pourtant, d’autres trouvent abordable le prix des places sous les chapiteaux. Ainsi, Bamba Sow, un exposant sénégalais, pense que tout dépend du produit à vendre. «D’autres peuvent dire que ce n’est pas raisonnable, car avec leurs marchandises, ils ne peuvent pas s’en sortir», affirme-t-il, comme pour dire que les stands sont faits en fonction des moyens financiers des exposants. Ce que semble confirmer une exposante béninoise, Jeanne, intéressée par les chapiteaux, dont elle comprend mal l’indisponibilité. Debout dans son stand, elle lance, la mine peu réjouie: «Je n’arrive pas à exposer, car l’endroit tel qu’il a été construit ne m’arrange pas pour exposer les produits. Les clients ne viennent pas de notre côté. La voiture garée là, nous masque. Tous les clients qui viennent, se dirigent vers les chapiteaux. Nous avons fait quatre jours de route dans l’espoir de vider notre stock», confie-t-elle. La Béninoise se dit étonnée d’apprendre qu’il n’y a pas de chapiteaux disponibles pendant que certains continuent à en avoir. Elle invite donc les organisateurs à revoir leur façon de travailler afin de mettre tout le monde à l’aise. Comme l’a dit Jeanne, à l’intérieur des chapiteaux, il y a du monde. Venus en famille, en couple ou seuls, des clients défilent entre les stands. Si les uns achètent, les autres se plaisent juste à faire du lèche-vitrine. Djénéba Fomba et son ami, arrivés depuis plusieurs minutes, se promènent d’un stand à un autre. «Nous avons pu acheter des biscuits et quelques jouets pour les enfants. Nous avons, également, repéré des articles et comptons revenir les acheter une fois les salaires tombés», nous dit cette fonctionnaire qui trouve les prix abordables. Abondant dans le même sens, Mme Touré
Ouverture de la 13ème édition de la FEBAK, jeudi à Bamako
Bamako, 17 janvier (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 13ème édition de la Foire exposition internationale de Bamako (FEBAK 2020) a été présidée jeudi, sur le site de l’exposition à Kalabancoura, en Commune IV du District de Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, sous le thème : «La valorisation et la transformation du coton», a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre du Commerce et de l’Industrie, Mohmed Ag Erlaf, du président de la Chambre de commerce et d’Industrie du Mali, Youssouf Bathily, des diplomates, des hommes d’affaires, d’une délégation du Conseil des chambres saoudiennes de commerce et d’industrie et des responsables du Fonds saoudien de développement. La FEBAK constitue, selon les organisateurs, un véritable espace de promotion économique et commerciale qui offre aux opérateurs économiques maliens et étrangers une formidable occasion de promouvoir leurs produits, de vendre et de nouer des partenariats. S’exprimant au nom du Premier ministre, le ministre Ag Erlaf a salué les organisateurs pour cette importante initiative. «Depuis quelques années, la participation à la FEBAK d’opérateurs économiques tant maliens qu’étrangers devient de plus en plus importante. Notre Foire est désormais inscrite dans l’agenda des hommes et des femmes d’affaires de plusieurs pays de la sous-région, d’Asie, d’Europe et d’Amérique. Ce qui en fait la plus grande manifestation économique et commerciale de notre pays», a déclaré le ministre du Commerce. Le président de la CCIM, Youssouf Bathily a saisi l’occasion pour rappeler les difficultés liées au secteur du coton notamment la transformation du produit sur le plan local, les fluctuations du prix international, la spéculation et la concurrence déloyale. Youssouf Bathily a enfin souligné l’importance de développer un partenariat sud-sud dans le cadre de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLEC), pour encourager la coopération régionale en faveur du développement du secteur du coton en Afrique. L’édition 2020 à laquelle près de 300.000 visiteurs sont attendus, ambitionne de promouvoir le coton et toute la gamme de la production agricole et industrielle nationale ADS/KM (AMAP)
Insémination artificielle animale : Ça peut rapporter gros
Par Mariam F. DIABATE Bamako,16 janvier (AMAP) Au Mali, un grand nombre d’éleveurs a compris que l’amélioration génétique a des avantages pour l’exploitation des étals qui sont destinés à la production et pour la vente de lait, de viande ou d’animaux sur pied. Si certains utilisent la pratique dans le but d’accroître leur production laitière, ceux, en revanche, qui font de l’embouche bovine pour vendre les animaux aux bouchers, exploitent le créneau de l’insémination pour améliorer leur production de viande. Dans les deux cas de figure, l’insémination artificielle, un outil privilégié pour l’amélioration génétique des races animales, permet aux éleveurs de réaliser des profits. « Une bonne initiative ! », Modibo Siby, commerçant de vaches et veaux métis au marché à bétail du quartier « Sans fil » de Bamako « Personnellement, je l’ai introduit dans mon élevage dans le but d’accroître ma production laitière », a-t-il affirmé. Il pratique le métier depuis 7 ans. Assis sous un hangar, au milieu de son parc à bétail, il est indifférent à l’odeur de la bouse et d’urines d’animaux. Il a expliqué que l’insémination artificielle animale a considérablement augmenté sa production laitière. « De 4 litres de lait, je suis à plus de 50 litres par jour », a-t-il souligné, avant d’ajouter que cette production lui rapporte gros. Par ailleurs, M. Siby trouve que le commerce de ces animaux est aussi intéressant. « Le veau métis (d’un an) et sa génitrice (vache locale) peuvent rapporter plus d’1 million de Fcfa. Quant au prix du veau, il varie entre 250.000 et 300.000 Fcfa », a-t-il révélé, ajoutant qu’il cède ses vaches locales inséminées entre 350.000 Fcfa et 425.000 Fcfa. « Actuellement, je dispose de 15 vaches inséminées. Je projette d’inséminer 7 pour ce mois », affirme Mamadou Bah, éleveur à Sikasso. Propriétaire de 36 têtes de bœufs, le quinquagénaire est installé dans une grande cour, près de l’abattoir de Sikasso, sur la route de Bougoula hameau. « Les gens s’approvisionnent ici, depuis que j’ai commencé l’insémination. Je n’ai jamais acheté du lait nulle part ailleurs », dit-il, fier de lui. Il a commencé l’élevage en 2013. Trois ans plus tard, il a introduit la pratique de l’insémination dans son étal. Tout comme le précédent interlocuteur, M. Bah accorde une grande attention à la production laitière. Celle-ci lui permet de gagner de l’argent. « Avec mes races locales, j’avais 30 litres de lait. Aujourd’hui, je collecte une centaine de litres par jour », a-t-il affirmé. Il cède le litre à 500 Fcfa aux détaillants et 400 Fcfa aux grossistes. Egalement, l’éleveur peulh nous confie qu’il a tout récemment vendu 7 vaches métisses à 16 millions de nos francs. « En général, je vends ma vache métissée à 900.000 Fcfa. Quand elle est inséminée son prix varie entre 1.500.000 et 1.700.000 Fcfa. Ma métisse de moins de 3 ans, je la cède à 1.400.000 Fcfa, alors que celle de 9 mois coûte 800.000 Fcfa. Mon taureau métis d’un mois coûte 600.000 Fcfa», a-t-il précisé. Il a ajouté qu’en ce moment, il n’a plus de taureaux car, une fois qu’ils naissent, les clients se précipitent pour les acheter. Ils sont très prisés. « Le prix de nos bœufs de race locale, entre 1 et 3 ans d’âge, ne dépasse pas 250.000 Fcfa. L’insémination artificielle permet d’apporter une plus value, puisqu’on peut vendre un bœuf métis de moins de 2 ans à plus d’1 million de Fcfa », nous a expliqué Souleymane Coulibaly, un autre éleveur de Sikasso, dont la ferme est située à Kaféla, sur la route du Burkina Faso. Le sexagénaire possède 70 têtes de bovins, dont 40 vaches inséminées. « L’argent que je gagne grâce au commerce du lait me satisfait largement. Il couvre toutes mes dépenses (entretiens des animaux, salaires des travailleurs et dépenses personnelles) », a-t-il dit. Souleymane Coulibaly souhaite synchroniser l’insémination de ses vaches afin d’avoir de nombreux veaux métis de même âge le jour des mises bas. L’éleveur de Niono, Diaguely Diakité, reconnaît les avantages de la production laitière de ses vaches inséminées. « Avec mes quatre vaches inséminées, je peux avoir entre 22 et 35 litres de lait par jour », a-t-il confié, ajoutant qu’après la vente, l’argent lui permet de payer ses employés, d’acheter du tourteau et des herbes pour ses animaux et de couvrir ses dépenses familiales. En outre, M. Diakité transforme une bonne partie de son lait en fromage et yaourt. « Cet argent me permet d’économiser », a-t-il dit. TAUX D’INSEMINATIONINTERESSANT – En termes d’avantages de la pratique, le Pr Diakaridia Traoré ne tarit pas d’éloges sur l’insémination. Il est le directeur général du Centre national d’insémination artificielle animale(CNIA).« Avec l’insémination artificielle animale, les métis en âge de production donnent 10 à 15 litres de lait, par jour alors que les races locales font, seulement, de 2 à 3 litres », a-t-il expliqué. Tout en précisant que le coût normal de l’insémination est de 46.000 Fcfa, le coût subventionné par l’Etat est de 10.000 Fcfa pour la chaleur naturelle (période de l’ovulation de la femelle) et 17.000 Fcfa pour la chaleur synchronisée (l’ovulation de plusieurs femelles). Se prononçant sur les défis de l’insémination artificielle au Mali, le directeur général du CNIA pense qu’il faut un accès à un centre adéquat afin de pouvoir bien travailler. Pour le Pr Traoré, les défis sont pluriels parmi lesquels, il faut compter la difficile condition d’importation de la semence et les moyens de transport des semences vers les régions. L’arrêt de l’approvisionnement des inséminateurs en azote liquide (le liquide qui permet de conserver la semence), la non acquisition des semences montbéliarde fortement demandées par les éleveurs, le redéploiement du fonds alloué à l’insémination à d’autres activités par le gouvernementsont, aussi, des contraintes sur lesquelles il attire l’attention. Selon certains inséminateurs, la réussite de l’insémination dépend de trois facteurs : la compétence de l’éleveur, celle de l’inséminateur et la bonne santé de la femelle. En cas de défaillance d’un de ces trois facteurs, l’insémination échoue. « Le problème majeur de l’insémination est qu’une grande partie des éleveurs ont la mentalité que la pratique doit, coûte que coûte, réussir. Or, que ce soit les humains ou les
Des opérateurs privés maliens en quête d’opportunités à la Semaine durable d’Abou Dhabi
Envoyés spéciaux Madiba KEITA Aliou SISSOKO Abou Dhabi, 15 janvier (AMAP) Des opérateurs privés maliens participent à la Semaine durable d’Abou Dhabi à la recherche de partenaires pour des investissements en matière d’énergie solaire, a constaté l’AMAP Parmi ces quelques opérateurs privés maliens, Mody Sacko, directeur de l’entreprise Mohacom Sarl. Selon lui, le Mali et les autres pays africains qui ont suffisamment de soleil, pendant toute l’année, n’ont pas le choix, ils doivent migrer vers les énergies renouvelables. M. Sacko dit être à la Semaine durable d’Abou Dhabi pour saisir des opportunités. «Ce pays du Golf est connu pour sa production pétrolière. Malgré tout, il envisage de construire une centrale solaire de 100 mégawatts au Mali. C’est pour vous dire que tous les pays sont conscients du réchauffement de la planète. Ils essayent donc de lutter contre ce phénomène en faisant des investissements dans le domaine des énergies renouvelables », dit-il. Et l’entrepreneur malien de dire sa surprise que cette Semaine durable d’Abou Dhabi sur les énergies renouvelables, qui se tient chaque année, soit une initiative de pays producteurs de pétrole. Mardi, le président Ibrahim Boubacar Keïta, en compagnie du ministre de l’Energie et de l’Eau, Sambou Wagué, a visité le Salon où des entreprises, universités et autres spécialistes de questions énergétiques, hydrauliques et environnementales exposent leur savoir-faire. Le chef de l’Etat s’est arrêté, notamment aux stands de Total, de l’Université d’Abou Dhabi, d’AMEA Power, une entreprise des Emirats arabes unis spécialisée dans les projets énergétiques à partir de sources conventionnelles au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique. C’est cet argument que le président Keïta a mis en avant lors de son intervention au panel du mardi dernier. La compagnie énergétique japonaise, Univergy Solar, réalise des projets des centrales solaires, à travers le monde. Son représentant en Afrique de l’Ouest, le Sénégalais Mansour Diagne, estime que nos Etats sont condamnés à aller vers les énergies renouvelables qui sont, non seulement écologiques mais, également, accessibles aux populations des ville comme des campagne. Avec une architecture inspirée de l’union du désert et de la mer, le Centre national des expositions est l’une des attractions d’Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis. Considéré comme le plus grand centre d’exposition au Moyen-Orient, il a été inauguré en 2007 par son Altesse Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahnyan, président des Emirats arabes unis et Emir d’Abu Dhabi. Avec un espace intérieur de 73.000 m², ce gigantesque joyau architectural a un calendrier annuel d’activités variées, accueillant près de deux millions de visiteurs chaque année. Des événements de dimension internationale y sont, fréquemment, organisés, comme, présentement, la Semaine durable d’Abou Dhabi. MK/MD (AMAP)
La pénurie de gaz butane paralyse des activités économiques à Bamako
Par Amadou B. MAÏGA Bamako, 15 janvier (AMAP)Mardi 07 janvier. Le soleil sur Bamako est enveloppé par un léger brouillard matinal. La météo affiche une température minimale de 15° C au Quartier du fleuve, en Commune III. Julienne Sidibé est assise derrière le comptoir de son restaurant. Où quelques clients prennent le petit déjeuner. En attendant l’arrivée de l’eau chaude qu’un employé est en train de faire bouillir, la gérante accepte de s’exprimer sur la pénurie de gaz à laquelle les usagers sont confrontés. En colère, la gérante du Bol de Jade juge accablante la situation. « De 7.500 Fcfa, la bonbonne de 12 kilos est, aujourd’hui, vendue entre 20.000 et 25.000 Fcfa », s’étonne-t-elle. A la question de savoir comment le restaurant fonctionne, elle s’exclame : « Hé ! Nous utilisons le charbon de bois, car nous y sommes obligés pour pouvoir assurer la continuité du service aux clients ». Comme la gérante de restaurant Julienne Sidibé, les foyers et autres consommateurs maliens sont privés de gaz butane, depuis un mois. La cause ? L’arrêt de la fourniture par les importateurs de ce combustible à usage domestique. Ceux-ci disent manquer de ressources financières nécessaires pour acheter, transporter et dédouaner ce produit commercial issu du raffinage du gaz naturel. Rappelons que ce produit dérivé du pétrole est importé de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Ghana. En effet, au tout début de la pénurie, qui prend des proportions inquiétantes, quelques producteurs peinaient à satisfaire la forte demande nationale. Occasion opportune pour des spéculateurs de sortir leur stock, visiblement, conservé à dessein. Ainsi, dans certains endroits de Bamako, la bonbonne de 6 kilos était cédée à 5.000 Fcfa voire 6.000 Fcfa, contre 3.500 Fcfa. Ces provisions seraient épuisées, à présent. Conséquence : ménages, restaurants, industriels et autres petites activités dépendant du gaz butane sont paralysés à travers différents quartiers de la capitale malienne. A Bamako Coura, au siège de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), officient de nombreux kiosques vietnamiens spécialisés dans la vente de nems et de sandwiches. Rencontrée là-bas, une jeune Vietnamienne se force d’expliquer l’ampleur de la situation en langue nationale Bambara. « J’ai appelé mon fournisseur, il a répondu qu’il n’y a plus de gaz au dépôt », confie la jeune dame, en montrant du doigt une bonbonne vide de 12 kilos, l’air désemparée. A une centaine de mètres du kiosque, où travaille la vendeuse de nems, le jeune Bouba vend des omelettes qu’il prépare sur du gaz butane. Selon lui, avant la pénurie, la bonbonne de 6 kilos qu’il payait à 3.500 Fcfa pouvait durer plusieurs jours. Comparativement au charbon de bois, « le gaz fait notre affaire », affirme-t-il. Le manque de gaz a obligé Bouba à se tourner vers le charbon de bois. « Je n’ai pas le choix », dit-il. A côté de Bouba, des clients attendent impatiemment leur commande. Ils accusent l’Etat d’être le seul responsable de la situation. Selon eux, si la pénurie de gaz a atteint ce stade critique, c’est dû à la négligence de la part des autorités compétentes. En la matière, la subvention du gaz butane est gérée au niveau de plusieurs structures publiques. Il s’agit de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et l’électrification rurale (AMADER), le ministère de l’Economie et des Finances et le Trésor public. A l’AMADER, la cellule de communication explique que le rôle de l’agence se limite à la collecte des factures des fournisseurs de gaz, faire les mandats des factures et les transmettre au ministère de l’Economie et des finances. L’AMADERdit avoir déjà effectué ce travail et transmis les mandats au ministère de l’Economie et des Finances, assurent ses communicateurs, qui ajoutent que les opérations de vérification et d’approbation des documents fournis par les opérateurs gaziers sont réalisées par l’Hôtel des finances. C’est après ces étapes que le Trésor public doit procéder au paiement par des virements bancaires. Selon une source au ministère de l’Economie et des Finances, les trois premiers trimestres de 2019 ont été déjà payés aux opérateurs gaziers pour un montant global de plus de 6 milliards de Fcfa. « Il reste à payer le quatrième trimestre au titre de 2019, reconnaît notre source qui explique ce retard est dû à la fermeture des crédits au titre de l’année fiscale 2019. « Il faudra alors, dit-elle, attendre l’ouverture des crédits pour 2020 pour apurer les arriérés de paiement ». Contacté à ce propos, le directeur de Sodigaz, Oudiari Diawara, dit que leur dernier paiement remonte à octobre 2018. Il précise qu’il avait, pour le mois d’octobre 2018, reçu un virement de 50 millions de Fcfa. ABM/MD (AMAP)
Coopération : Les membres du Conseil des chambres de commerce et d’industrie saoudiennes et du Fonds Saoudien pour le Développement chez le PM
Bamako, 15 janvier (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé a reçu en audience, ce mercredi, à la Cité administrative, les membres du Conseil des chambres de commerce et d’industrie saoudiennes et du Fonds Saoudien pour le Développement, a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Ag Erlaf , de l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite au Mali et du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily. En visite de prospection et d’échanges avec les opérateurs économiques maliens autour de projets d’investissements publics et privés, les opérateurs économiques saoudiens ont sollicité l’appui du PM pour faciliter les investissements économiques et les échanges commerciaux entre les deux pays. Dr Cissé a salué la qualité de la coopération bilatérale et multilatérale entre les deux pays avant de louer les liens historiques entre le Mali et l’Arabie Saoudite. Le Chef du Gouvernement a exprimé sa volonté de développer davantage de rapports économiques et commerciaux entre le Mali et le Royaume d’Arabie Saoudite, notamment à travers le secteur privé. Le Premier Ministre a exhorté, notamment, le Fonds Saoudien pour le Développement à diligenter dans les meilleurs délais leur appui aux financements additionnels du projet de la Route Sevaré-Gao, du projet de l’Hôpital Militaire et du projet de réhabilitation du Chemin de fer Dakar-Bamako. Le Directeur exécutif du Conseil des chambres de commerce et d’industrie saoudiennes, Turki A. Almatroudi a saisi l’occasion pour inviter le Premier ministre à un Forum économique Mali-Arabie Saoudite qui se tiendra à Riyad, dans les tous prochains jours. KM (AMAP)
Le Mali signe avec les Emirats arabes unis une convention de plus de 14 milliards pour les PME et l’autonomisation des femmes
Envoyés spéciaux Madiba KEITA Aliou SISSOKO Abou Dhabi, 15 janvier (AMAP) Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Sambou Wagué et le président du Fonds Khalifa ont, en marge des travaux de la Semaine durable d’Abou Dhabi, signé, en présence du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, une convention pour le décaissement de plus de 14 milliards de Fcfa. Ce financement est destiné aux secteurs des Petites et moyennes entreprises (PME) et à l’autonomisation des femmes. «Ce financement est réservéaux jeunes et aux femmes. Il permettra de les former et de faire d’eux des employeurs et des hommes d’affaires dans le secteur des Petites et moyennes entreprises», a expliqué le président du Fonds Khalifa, Hussain Al Nowais. Le ministre malien de l’Energie et de l’Eau a remercié le président du Fonds Khalifa pour ce décaissement et déclaré que les relations entre le Fonds et le gouvernement de son pays se portent bien. « La preuve, une centrale solaire de 100 mégas sera bientôt réalisée à Sélingué, grâce au financement du Fonds Khalifa », a renchéri Sambou Wagué qui a signé la convention au nom du Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé. MK/MD (AMAP)
Croissance forte, inclusive et durable : Le FMI accorde plus de 14 milliards de Fcfa au Mali
Bamako, 13 janvier (AMAP) Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, vendredi, un décaissement de 27,63 millions de dollars au profit du Mali (près de 14 milliards de Fcfa), dans le cadre de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), annonce l’institution de Bretton Woods, dans un communiqué de presse. Cet appui porte à environ 55,26 millions de dollars, (environ 27,6 milliards de Fcfa), le total des décaissements au titre de cet accord triennal approuvé le 28 août 2019 pour un montant d’environ 193,5 millions de dollars, soit 75 % de la quote-part du Mali au FMI. La FEC, une aide financière aux pays qui connaissent des difficultés prolongées de balance des paiements,a pour finalité de rétablir la stabilité et la viabilité macroéconomique, tout en favorisant une croissance vigoureuse, durable et la réduction de la pauvreté. En validant ce décaissement, qui achève la première revue des résultats obtenus par le Mali dans le cadre de la FEC, l’instance dirigeante du Fonds encourage les efforts d’amélioration en matière de gouvernance, de mobilisation des ressources internes, etc. « Les autorités maliennes ont commencé à bien mettre en œuvre leur programme économique, malgré des problèmes de sécurité croissants. Les attaques continues des groupes séparatistes dans les régions du Nord et du Centre (NDLR : Mopti) ont aggravé la fragilité de la situation dans ces régions, soulignant ainsi l’importance d’y établir la présence de l’État par la prestation de services publics », a déclaré M. Tao Zhang, directeur général adjoint et président par intérim, à l’issue de la réunion du conseil d’administration. Et d’ajouter que « malgré la précarité de la sécurité, l’économie montre des signes de résilience ; les autorités ont mis en œuvre avec détermination leur programme visant à accroître les recettes, et des réformes structurelles sont en cours ». « La croissance (au Mali) devrait se stabiliser à 5% à moyen terme », note le FMI, en prévenant que les risques de révision à la baisse sont élevés, compte tenu du contexte sécuritaire du pays. « Le cadre budgétaire de 2020 prévoit un équilibre approprié entre les dépenses nécessaires et les ressources disponibles, grâce à l’assouplissement de l’objectif global de déficit de 3% à 3,5% du PIB. Un espace budgétaire est également créé pour les dépenses prioritaires, grâce à des objectifs de recettes ambitieux mais réalistes », évaluent les experts du Fonds. Ils constatent que « les autorités ont l’intention louable d’améliorer la gouvernance et de lutter contre la corruption. Une mise en œuvre vigoureuse sera nécessaire pour atteindre les objectifs de réforme de la gouvernance dans les finances publiques, la lutte contre le blanchiment d’argent et le dispositif général de lutte contre la corruption. » Pour toutes ces raisons, le conseil d’administration a aussi, en achevant la revue, approuvé la demande des autorités d’une dérogation pour l’inobservation du critère de réalisation quantitative, relatif à la non accumulation d’arriérés intérieurs. Il a, par ailleurs, précisé que la prochaine évaluation de la gouvernance est très attendue. Elle sera l’occasion, souligne le Fonds, de mieux définir les futures priorités de réforme. En attendant, «la priorité immédiate du Mali est de sauvegarder les dépenses sociales et de développement face à l’urgence des dépenses de sécurité », recommande le Conseil d’administration, avant d’ajouter que les réformes visant à augmenter les recettes restent essentielles pour financer les dépenses qui favorisent la croissance. CMT/MD (AMAP)
Bamako : La pénurie fait exploser le prix du gaz butane
Par Ahmadou CISSE Bamako, 13 janvier (AMAP) « C’est 6.000 Fcfa. A prendre ou à laisser ». La décision du vendeur de gaz est des plus radicales. D’une taille moyenne, barbe de bouc, il range une dizaine de bombonnes vides devant sa quincaillerie, à l’entrée du marché de Dibida non loin d’une bâtisse de l’Etat en pleine rénovation. « Ok, je prends malgré le prix extrêmement cher » murmure la cliente qui ne tarda pas à attacher comme un fagot de bois la bonbonne de gaz, avant de grimper sur sa moto et se fondre dans le magma d’engins de la circulation routière. Le gaz est introuvable. Devenue une denrée rare, la bombonne chargée n’est plus livrée aux revendeurs. Aux abois, les opérateurs du gaz multiplient les contacts. Ils déclarent, urbi et orbi, qu’ils risquent de fermer boutique. Le cri de cœur ne semble pas avoir trouvé échos auprès des pouvoirs publics auxquels les opérateurs réclament un cumul d’arriérées s’élevant à près de 7 milliards de Fcfa. Conséquence de ce retard de payement, les cuves sont vides. C’est, du moins, ce que disent les opérateurs qui sont ont arrêté la distribution du gaz, depuis quelques semaines déjà. Dans les unités de remplissage des opérateurs, pas âme qui vive. En dehors des gardiens et vigiles qui veillent sur les bombonnes de gaz vides, les cuves et quelques camionnettes de livraison garées çà et là. Dans la rue, les bombonnes de gaz vides cherchent désespérément preneurs. Habituellement, la bouteille de 6 kg se change à 3.500 Fcfa. Aux 3,000 Fcfa qu’encaisse l’opérateur, il faut ajouter les 500 du livreur. « Hier seulement, j’ai eu de la peine à avoir du gaz. Heureusement, j’en ai eu mais j’ai dû payer très cher : 6,500 Fcfa ! » raconte, avec colère, une ménagère habitant le quartier résidentiel de Faladjè Séma. Elle explique s’être habituée à l’utilisation du gaz à domicile, notamment, pour préparer le petits déjeuner et, surtout, chauffer de l’eau de bain, en ces moments de fraicheur. Les opérateurs gaziers ont expédié, expressément, des correspondances aux autorités pour attirer leur attention sur l’état de leur trésorerie. En face, les arguments avancés par les pouvoirs publics, bien que fondés parce qu’imputables à la crise sécuritaire, ne font manifestement pas l’affaire des opérateurs privés. Ils veulent du « cash » pour payer les produits. Le Mali étant en guerre, l’attente risque de durer un peu plus longtemps. C’est justement cette situation préoccupante que craignent Oudiari Diawara et ses collègues qui ont animé, jeudi, une conférence de presse, pour, disent-ils, démentir la rumeur selon laquelle les opérateurs gaziers font plutôt de la rétention. « Nous ne sommes pas en grève. Pire, nous risquons de mettre la clé sous le paillasson si rien n’est fait pour payer les factures en souffrance » s’écrie le président des professionnels du gaz qui montre du doigt sa cour vide. « Constatez vous-même, les travailleurs ne sont pas à leur poste habituel. Dire que nous refusons de vendre le gaz est une aberration dans la mesure où nous sommes privés de nos ressources pour acheter et importer du gaz », indique le conférencier, dans la salle de réunion de son entreprise à Banankabougou, « Depuis octobre 2018, nous n’avons pas été payé », soutient-il. FACTURES CUMULEES –La facture est en effet salée pour un pays en pleine crise sécuritaire. Hammadoun Touré de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale(AMADER) comprend la colère des créanciers de l’Etat. Il invite, cependant, à la retenue compte tenu de la situation du pays et, surtout, des efforts en cours pour régler la note. « Nos fournisseurs savent dans quelle situation nous sommes ici au Mali. C’est justement pourquoi, ils nous exigent de la liquidité pour donner leur gaz. Sans argent, nous sommes obligés d’ajuster nos opérations pour nous éviter le dépôt de bilan » rétorque l’opérateur. Le Mali consomme une moyenne de 6 millions de tonnes de bois chaque année. C’est trop. Nos forêts se rétrécissent comme peau de chagrin et le désert, lui, gagne du terrain. La subvention du gaz butane répond à cette préoccupation des pouvoirs publics à limiter l’utilisation du bois de chauffe et du charbon de bois. Peine perdue si le gaz venait à disparaître. La semaine dernière, à défaut de se procurer du gaz sur le marché, un grand restaurant libanais de la capitale a fait décharger une dizaine de sacs de charbon pour ses cuisines. Le prix du sac de charbon de bois oscille entre 6000 à 7500 Fcfa. Le prix du gaz butane est fixé par les structures techniques de l’Etat. En décembre 2019, le kilogramme est fixé à 1004 Fcfa. Donc, la bombonne de 6 Kgs revient à 6025 Fcfa. Le budget d’Etat supporte 2525 Fcfa pour ramener le prix d’achat à 3500 Fcfa. Le nombre de bouteilles vendues sera alors multiplié par 2525 Fcfa pour avoir la somme à verser aux sociétés de vente de gaz. Ce différentiel de prix est codifié, dans le jargon budgétaire, sous le nom de subvention. Pour les opérateurs, il s’agit tout simplement d’un différentiel de prix à payer sans délai. La difficulté réside dans la mauvaise évaluation de la consommation du gaz au Mali, selon l’analyse du conférencier. Généralement, le budget alloué au secteur est d’environ 5 milliards de Fcfa. Montant insuffisant pour solder les factures des trois premiers trimestres de chaque année. Le glissement d’arriérées de 2018 sur le budget de l’année 2019 conduit, inévitablement, à une incapacité du budget à supporter les factures cumulées. En attendant l’opérationnalisation du Fonds gaz, les ruptures sur le marché ne seront pas des évènements rares. AC/MD (AMAP)

