Déplacés internes du Centre : Un drame humanitaire en cours

Ahmadou CISSE Envoyé spécial Mopti, 10 novembre (AMAP) Depuis deux ans, les sévices sociaux de l’Etat assiste, impuissants, à un déplacement massif de populations fuyant la guerre et l’humiliation dans la Centre du Mali. Derrière, elles ont laissé leur terroir. Elles ont abandonné leurs champs et leur bétail. Certains d’entre eux sont tués et enterrés sur place. Mais tous n’ont pas cette chance. Plusieurs ont péri dans le feu, brûlés. Les souvenirs des attaques meurtrières sont encore vivaces dans les esprits des déplacés. A Sévaré, derrière l’Institut de formation des maitres (IFM), se trouve le stade de football construit en 2002 à la faveur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) pour les séances d’entraînement des équipes participantes basées à Mopti. Après l’euphorie de l’organisation de cette compétition continentale, rien ne prédestinait ce site sportif à l’accueil d’infortunés. C’est justement sur ce terrain qu’un camp de déplacés a poussé. Des tentes démontables à perte de vue. Hommes, femmes et enfants entassés dans un espace à peine aménagé pour accueillir des gens en détresse. De leur vie de chez eux, ils sont, désormais, réduits à tendre la sébile. A 46 ans, Oumar Barry est le chef d’un clan de plusieurs familles. Il possédait des troupeaux de moutons et de bœufs. Ce qui est un signe apparent de richesse et de noblesse dans le milieu pastoral. Il a quitté, nuitamment, Bandiagara, depuis 6 mois, pour se réfugier dans le camp. Avant l’enlisement du Centre dans la crise qui s’est, quelque peu, déplacée du Septentrion, il vivait au milieu des siens, une vie de paisible rural avec ses deux bergères. Lui, faisait du commerce tandis que ses autres frères entretenaient les troupeaux. Il y a six mois, le malheur s’est abattu sur sa famille. Dans les villages et hameaux, les rumeurs lui parviennent qu’une extermination des Peulhs est en cours. Les mauvaises langues crient au génocide.  Un mot lourd de sens qui rappelle le Rwanda, l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie, l ;Arménie… et la Shoah. Mais le discours politique rassure : il n’en est rien. C’est donc du terrorisme est non un génocide en gestation. Oumar rompt le silence. Les deux mains posées sur la tête. Le regard fuyant et désolé. Les yeux hébétés. Des souvenirs atroces se bousculent dans sa tête. Il revit une tuerie qui a, heureusement, épargné sa famille de 36 membres, majoritairement composée d’enfants. Une partie de son clan n’a pas eu la même chance. Plusieurs ont péri, fauchés par les projectiles d’assaillants tirant sur tout ce qui bouge à Ogossagou. « J’ai perdu des parents, tués par des bandits armés. Pour mettre ma famille à l’abri, j’ai pris la lourde décision de quitter le pays Dogon », explique timidement Oumar, sous la grande tente blanche que le HCR a mise à leur disposition. Le sort leur a été cruel. « C’est un fait de Dieu » se console-t-il. PLUS de 2500 MENAGES PRIS EN CHARGE– Quand on lui demande où est passé son troupeau, il secoue la tête et dit d’un ton mélancolique que « les animaux ont été volés ». Lui et plusieurs milliers d’autres sont, désormais, dépendants de l’assistance d’organisations internationales comme le Programme alimentaire mondial (PAM) qui offre des vivres à  2663 ménages. Selon le directeur régional du développement social, Bacary Bengaly, ils sont 11 228 ménages, totalisant 61 567 personnes recensées, à la date du 1er novembre 2019. L’exercice continue. Tous les jours, de nouveaux arrivants sont déclarés. Tous ne peuvent être logés sur les sites. Certains occupent des bâtiments inachevés. Ceux qui ont plus de chance vivent chez l’habitant. M. Bengaly précise que dans la seule ville de Mopti, ses services connaissent 14 880 déplacés répartis entre 2781 ménages venus de différents cercles de la Région. Oumar est physiquement affaibli. Son cousin qui vient de prier « asr » est plus mince. La tente est presque vide. Seule une moto et quelques ustensiles de cuisine y sont arrangés. Le temps des vaches maigres. Dehors, des femmes font la sieste. Un peu plus loin. quelques jeunes filles pilent du mil pour la bouillie du soir. Les enfants eux, s’amusent, loin des soucis des adultes. A une dizaine de mètres, de nouvelles tentes sont dressées. Cette fois, de couleur bleue. « De nouvelles vagues sont attendues », assure Oumar. Le directeur régional du développement social a, lui aussi, prévenu que la crise mobilisera encore des populations. La gestion des crises, c’est son métier. Celle de ces dernières années dépasse ses prévisions. « En tant que service public, notre rôle est de les accueillir et en connaître le nombre pour agir. Mes équipes sont sur le terrain tous les jours pour mettre à jour notre fichier. Les informations sont partagées avec nos partenaires pour les dispositions idoines à prendre. Les premiers soutiens viennent de nous. Pour le long terme, nos partenaires prennent le relai », explique le directeur régional, confortablement installé dans ses bureaux nouvellement construits. En plus du couvert et du gîte, si l’on ose dire, l’Etat met à disposition une sommaire équipe médicale. Les maladies sont fréquentes dans cet environnement singulier. Confort suprême pour un déplacé, le site est éclairé par un équipement solaire. Dans l’attente d’un lendemain meilleur, les déplacés du Centre prient pour le retour de la paix. Leur nouvelle vie leur est imposée. Pire, l’horizon reste pour le moment obscurci. En attendant de jours plus heureux.

Causeries au ‘Grin’ :

Au sujet d’un grand corps malade

Par Ahmadou CISSE Bamako, 10 novembre (AMAP) Entre les trois verres normaux de thé, le ‘Grin’ opine sur les préoccupations brûlantes du moment, diversement commentées sur les réseaux sociaux. Il est 18 heures. Un vent léger caresse la peau. Quelques gouttes de pluie s’échappent des pores du ciel nuageux. Le temps ne peut être plus clément, en cette fin de journée dominicale. La météo est favorable en ce mois d’octobre. C’est le moment pour se rendre à Bamako. Tous les voyagistes le confirmeront. La durée du jour est actuellement de 11h51 précisément. Le soleil s’est levé depuis 06h22. Il s’évanouira à l’horizon, dans moins d’un quart d’heure. L’hivernage nous fait ses adieux. Il meurt pour renaître la saison prochaine. Il cède la place à une saison plus douce où une relative fraîcheur adoucira nos nuits étoilées. Commence le temps des amours et des sorties nocturnes pour les tourtereaux. Ils iront roucouler dans les espaces publics jusqu’au petit matin. La fin d’année a la réputation d’être plutôt festive.
 « Il fait beau temps », comme on dit chez nous. Le ‘Grin’ est à moitié plein. Les sujets fusent des deux extrémités. Les théières sont toujours installées au milieu du cercle d’amis. Les membres sont, particulièrement, inspirés ce soir-là. Chacun crache sa vérité. Tous discutent, passionnément, du Mali, ce grand corps malade. La tumeur est bénigne. La communauté internationale est à son chevet. Le Grin pleure son pays. Tous les fils présents sont partagés entre la colère et la pitié. La saison s’y prête. 
Les derniers camarades arrivent successivement. Ils freinent, un à un, sur le bas-côté de l’avenue de l’OUA qui mène jusqu’à la gare routière de Sogoninko. Ils s’installent et ne tardent pas d’alimenter les échanges en cours. Le robuste et grand pied de Neem, ‘Mali yirini’ en bambara, qui couvre le ‘Grin’, est un arbre qui tolère les sols pauvres et secs. Il protège notre cercle de causerie contre les rayons solaires brûlants de la journée. Mais il abrite des colonies de moustiques qui semblent avoir été vaccinés contre les insecticides inventés par la société des hommes.  De bonne guerre pour les culicidés ! Si, tant soit peu, l’on veut être objectif une fois. DÉSERTEUR OU HÉROS ?Tout est en place: chaises, fourneau, charbon, sucre, deux théières, un paquet de thé vert et un sachet de sucre de près d’un demi kilogramme. C’est dire que tout y est. Ou presque. Il manque les cacahuètes. Mais ce n’est qu’une question de temps, la vendeuse d’arachides rate rarement le rendez-vous. Elle propose deux formules aux clients du ‘Grin’ : des arachides grillées ou fraîches. Le thé chinois et le sucre forment un duo inséparable. On ne change pas une équipe qui gagne. Ces produits de très large consommation ont été achetés. la veille, chez le boutiquier Moussa. Ce jeune sonrhai de Gao est arrivé du Septentrion, depuis une dizaine d’années, en quête d’un lendemain meilleur dans la capitale. C’est lui qui a fourni au jeune Lassi les deux nouveaux verres à thé en remplacement de ceux brisés la veille, suite à la fâcheuse dispute entre deux membres respectés du ‘Grin’. La cause de leur rixe ? Un malheureux malentendu autour d’un débat politique particulièrement houleux. 
Le Président du ‘Grin’ à usé de toute son autorité pour calmer les ardeurs guerrières des protagonistes. Même si la fin est heureuse, le plus jeune n’a pas échappé à la sanction pour avoir offensé, publiquement, son aîné pour des raisons politiques. En plus de remplacer les verres brisés, il a déposé dans la cagnotte de quoi assurer l’achat de l’infusion chinoise pour un bon bout de temps.  Ce jour-là, c’était Momo le colporteur de rumeurs qui avait « enflammé » le débat. Il a eu le toupet de défendre mordicus que le lieutenant du commando parachutiste, qui s’est retrouvé en territoire burkinabè, suite à l’attaque de sa base à Boulkessi, était un déserteur. Surtout pas un héros.
 Le colporteur de rumeurs a été vite invité à tempérer son jugement au motif qu’il ignore totalement les conditions de la fuite du militaire et de ses hommes. « Dans l’armée, a-t-il argumenté, il n’est pas proscrit de se retirer d’un théâtre d’opération, quand la capacité de riposte est jugée inférieure à la force de feu de l’ennemi ». Mohamed conclut, dès lors, que nos soldats peuvent être vus comme des héros si, et seulement si, les soldats se sont éloignés du camp dans les règles de l’art de la guerre. Lassi pilonne à charge en dénonçant l’attitude du ministre de la Défense qu’il a vu à la télévision nationale en train de donner un bilan autre que celui du communiqué officiel : 38 morts et enterrés contre 25 annoncés par le Gouvernement. N’est-ce pas là un sérieux handicap de communication ? Le jeune homme est également choqué par l’image du ministre tenant une arme d’assaut bien qu’entouré par ses propres hommes. « Tu ne sais pas de quoi tu parles », intervient sèchement Mohamed. Il explique, passionnément, au jeune homme que l’officier supérieur est un homme de terrain ayant fait ses preuves. C’est un général respecté par ses hommes. L’actuel ministre de la Défense, serait habitué aux opérations de combat. Nommé ministre de la Défense en mai 2019, l’enfant de Ségou se familiarise avec le métier des armes depuis sa tendre enfance au Prytanée militaire de Kati jusqu’à l’Ecole militaire Inter armes de Koulikoro. LES FAILLES –Un ange passa. Le débat reprit de plus belle après le premier verre de thé servi par Lassi qui ne semble pas bouger d’un iota de sa position. Pire, il dégaine à nouveau. « Il paraît que le ministre s’est rendu à Boulkessi pour échapper à la colère du « grand chef », renchérit le serveur de thé. Le regard foudroyant de Mohamed ne fait guère d’effet sur lui. Et le jeune impertinent enfonce le clou, en ajoutant que son collègue de la Sécurité aurait souffert le martyre, à sa place, lors du Conseil des ministres. Il aurait, maladroitement, essayé de faire excuser les failles des services de défense et de sécurité. Le

Les FAMa traquent avec succès des terroristes dans le Centre

Mopti, 10 novembre (AMAP) Les forces de défense et de sécurité du Mali ont engagé une offensive de grande envergure contredes bases terroristes, dans les forêts de Tiguina et Mouloguina, secteur de Douna, dans la Commune de Mondoro, Cercle de Douentza (Centre), pour un bilan, côté ennemi, de plusieurs corps calcinés, des véhicules et motos brulés, des cartes d’identité de plusieurs nationalités (burkinabé, nigérienne et maliens) et des effets militaires récupérés, a appris, samedi, l’AMAP de sources militaires. Selon les mêmes sources, les hommes de la 6ème Région militaire de Sevaré ont mené, la semaine dernière, ces opérations selon un schéma opérationnel nouveau, dans le cadre de l’opération Dambé conduite par le Colonel Major Amara Doumbia et appuyée par l’Armée de l’air. Ces interventions, après la destruction de la base logistique de terroristes, entre le village de Kobou et Boulkessy, le 4 novembre dernier, répondent à la recrudescence des attaques terroristes entrainant d’énormes pertes en vie humaine et matérielles dont les plus récentes se sont produites, récemment, à Mondoro, Boulkessy et Indelimane. Le chef d’état-major de l’Armée de terre, le général de brigade Kèba Sangaré, désormais Commandant de théâtre des opérations du Centre (Ségou, Mopti et Tombouctou), s’est rendu sur le site, jeudi dernier, pour assister et encourager les hommes. Il s’est incliné sur la tombe des soldats tombés avec les armes à la main sur le champ de l’honneur, lors de l’attaque du poste de Boulkessy et salué les actions posées. Le Général Kèba Sangaré s’est réjoui du « bon moral des hommes résolument engagés à sauver la patrie ». « Toute chose qui rassure d’avantage’ et « motive son déplacement personnel pour féliciter et, surtout, voir l’état d’accompagnement de la troupe. Selon lui, la troupe est, aujourd’hui, en mesure d’aller de l’avant et de montrer ce qu’il faut faire. « Cette fructueuse moisson illustre, à suffisance, la grande détermination des FAMa à redonner le moral à notre peuple et faire honneur au serment de défendre la patrie, au prix du sang et venger la mémoire des frères d’armes tombés sur le champ de l’honneur », a-t-il laissé entendre. Le Commandant de théâtres des opérations a requis, dans son message aux hommes sur le terrain du Centre et au Nord, d’être unis derrière un commandement unifié sous la direction du chef d’état-major général des Armées. Le Colonel Major Amara Doumbia a indiqué que les forêts situées tout autour de Boulkessy restent infestées par les djihadistes. « Nous nous donnons comme mission, les jours à venir, la fouille systématique et avec minutie de tous ces lieux pour que la compagnie puisse s’installer en paix », a-t-il dit. « La visite du chef d’état-major nous honore, à plus d’un titre, et nous montre la solidarité et l’accompagnement de toute la hiérarchie militaire et l’autorité politique », a-t-il ajouté. DC/MD (AMAP)  

Attaque terroriste à Konna: Les FAMa repoussent des assaillants

Bamako, 09 novembre  (AMAP) Les Forces armées et de sécurité maliennes ont fait l’objet d’une attaque terroriste à Konna, près de Mopti (Centre), vendredi, aux environs de 19 heures 45 minutes, a appris l’AMAP, de source locale. Cette nouvelles attaque est confirmée par  les services de communication des FAMa, précisant que « les terroristes sont arrivés à motos et ont attaqué le poste de la Gendarmerie ». « Dès les premiers coups de feu, les éléments de la Garde nationale ont, énergiquement, riposté. Les terroristes ont pris la fuite », poursuit cette source. Le bilan est de deux civils tués et deux blessés dont un gendarme. Un véhicule de la Gendarmerie a été calciné. Les blessés ont été évacués à l’hôpital Sominè Dolo de Sevaré à minuit. Une patrouille de l’Armée sécurise la localité de Konna et ses environs immédiats. Cette attaque intervient quelques jours après celle de Indelimane survenue le 1 er novembre  qui a coûté la vie à une cinquantaine de soldats maliens et une importante perte en matériels militaires emportée ou calcinés. Suite à ce drame, le président de la République a instruit des « mesures fortes » dans une adresse à la nation, avant de se rendre à Gao pour apporter son soutien aux blessés et présenter ses condoléances aux familles endeuillées. AC (AMAP)

Le ministre de l’Administration territoriale prend contact avec les cadres de la 2è Région

Koulikoro 09 novembre (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Bah, a rencontré, cette semaine, l’ensemble des autorités administratives de la 2è Région, pour une prise de contact, a constaté l’AMAP Cette rencontre avec préfets, maires et sous-préfets du cercle de Koulikoro, responsables des Forces de défense et de sécurité, chefs de services régionaux, société civile et notabilités, s’est déroulé dans la salle de conférence du gouvernorat,  en présence du gouverneur de la Région de Koulikoro, le général Déberékoua Souara. « Je suis venu me rendre compte, sur place, de la situation administrative de la Région, féliciter les Forces de défense et de sécurité et leur apporter le soutien de l’Etat. Nous savons qu’elles sont sur pied de guerre, car la Région de Koulikoro fait frontière avec la forêt de Wagadou. Je voudrai, également, leur annoncer que,depuis l’attaque de Guiré et, récemment, celle de Ballé, l’Etat a envisagé de nouvelles dispositions sécuritaires parmi lesquelles l’appui de la garde par les FAMa », a soutenu le ministre. Bah a, également, félicité, au nom de l’Etat et en son nom, les élus et les chefs de villages pour tout ce qu’ils sont en train de déployer, au quotidien, comme efforts pour sécuriser les populations. Il s’est, particulièrement, réjoui du cas de Nyamina. « Récemment, à Nyamina, ce sont les populations, elles-mêmes, qui ont neutralisé ceux qui sont venus les terroriser. Cela dénote le sens élevé de la responsabilité des populations de la Région de Koulikoro, dans la prise en charge de leur sécurité et dans la collaboration avec les Forces de défense et de sécurité. Ce que nous encourageons et apprécions fortement car peut faire école dans les autres régions », a conclu le ministre. Dans son discours introductif le ministre a, surtout, insisté sur l’union sacrée des Maliens autour des Forces armées et de sécurité « car le Mali, a-t-il souligné, n’est pas en guerre seulement contre le terrorisme mais aussi contre l’absentéisme, l’indifférence et tout ce qui peut altérer le développement du pays ». La région de Koulikoro, a rappelé le gouverneur Débérékoua Souara, couvre une superficie de 90.120 km2 pour une population de 2.126.505 habitans. Elle compte sept cercles, trente neuf arrondissements, un conseil régional, sept conseils de cercles et cent huit communes dont trois urbaines (Koulikoro, Kati et Karan dans le cercle de Kangaba). Deux cercles ont été érigés en régions. Il s’agit de Dioila et de Nara. Dans le cadre de l’administration de ces différentes circonscriptions administratives, le gouverneur a assuré que les représentants de l’Etat sont tous présents à leurs postes respectifs, exceptés le cas des sous-préfets de Sébété, dans le cercle de Banamba, Guiré et Ballé dans le cercle de Nara. Avant de regagner Bamako, le ministre et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Koulikoro. AM/MD (AMAP)

Meeting de soutien de la société civile aux Forces armées maliennes

Bamako, 09 novembre (AMAP) Des organisations faîtières de la société civile malienne ont organisé, vendredi, au monument de l’Indépendance, un meeting pour rendre hommage et soutenir l’Armée nationale, suite à l’attaque terroriste qui a, la semaine dernière, fait plus d’une cinquantaine de morts dans les rangs des Forces armées maliennes (FAMa) à Indelimane, dans le Cercle d’Ansongo. Aux environs de 15 heures que les abords du monument de l’Indépendance ont été pris d’assaut par une foule immense. C’est, en effet, ce lieu emblématique qui a servi de point de convergence pour des centaines de personnes venues de plusieurs quartiers de Bamako et environs. Objectif : Soutenir les forces de défense maliennes. Sur place, l’on pouvait lire sur les pancartes et les banderoles, au milieu de cette marrée humaine, des slogans comme « Vive le Mali, vive les FAMa, le peuple tout entier est avec vous », « Hommage aux FAMa ». Certaines personnes, tenant le drapeau national, n’arrêtaient pas de scander des propos hostiles à la France et à la Mission multidimensionnelle et intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Le président des organisations faitières de la société civile, Mansour Cissé, a indiqué que le but du meeting est de dire au peuple malien que les initiateurs du meeting sont unis derrière l’Armée nationale. « Nous comptons aider l’Armée par cette mobilisation. C’est une manière de montrer que nous sommes derrière nos militaires, nuit et jour, 24h/24, pour que la population malienne et l’opinion internationale puissent le comprendre », a-t-il déclaré. Et M. Cissé de marteler que les populations maliennes sont frustrées de voir tant de morts dans les rangs de nos Forces armées. Il a, ensuite, invité le gouvernement « à traquer ces bandits qui sont à l’origine de ces crimes ignominieux et de les faire traduire en  justice ». « Cet après midi, il y avait un sentiment de réveil de patriotisme. Malgré la température et le soleil, les gens étaient là et il suffisait de dire Mali, vive Mali, vive l’Armée pour que les gens se sentent en extase », s’est, pour sa part, réjoui le président de la commission d’organisation du meeting, Mamadou Sidibé. Subitement, les esprits s’échauffant quelque peu, ce meeting s’est transformé en une marche de protestation. Cette marche improvisée s’est terminée devant l’ambassade de France où, des  jeunes hostiles à la présence des forces étrangères au Mali,  ont exprimé leur mécontentement sous le regard vigilant des forces de sécurité. Les éléments de la police et de la garde nationale ont encadré le meeting et il n’y a eut Il aucun débordement. ABD/MD (AMAP)         

Régulation des médias et TIC dans l’UEMOA et en Guinée : Les recommandations de Bamako

Bamako, 08 novembre (AMAP) Les rideaux sont tombés, jeudi, sur la deuxième réuniondu Comité des juristes experts en régulation des médias et des Technologies de l’information et de la communication (TIC) de la Plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Guinée. Au terme de deux jours de travaux, les experts venus des huit pays de l’UEMOA et de la Guinée ont formulé des recommandations et arrêté des décisions nécessaires à l’accomplissement des missions de la Plateforme. Les recommandations formulées s’articulent autour de cinq points essentiels. Il s’agit, en autres, de l’achèvement de l’état des lieux de la réglementation applicable à la couverture médiatique des élections, au plus tard, à la fin du mois de nombre 2019. Les spécialistes ont, aussi, préconisé la finalisation des travaux d’élaboration du manuel de procédures d’appui et d’observation de la couverture médiatique en période électorale. Ils ont plaidé pour la tenue d’une session des instances de régulation membres de la Plateforme sur les missions d’observation et d’appui à la couverture médiatique dans ses pays membres. Une autre recommandation formulée, au terme de cette réunion, est la création des conditions de participation des instances de régulation membres de la Plateforme à la supervision de la couverture médiatique des élections tenues dans les Etats membre de l’UEMOA et en Guinée. Les juristes experts ont aussi prôné la poursuite de la réflexion sur l’harmonisation du cadre juridique relatif à la redevance audiovisuelle dans les pays membres de la Plateforme. En ce qui concerne la couverture médiatique des élections, le président de la Haute autorité de la communication (HAC) du Mali et président en exercice de la Plateforme, qui a présidé la cérémonie de clôture de cette rencontre de Bamako, a indiqué que les travaux ont abouti à l’esquisse d’un guide pour la régulation des médias en période des élections. « Le projet communautaire, qui sera certainement élaboré, va être soumis, en même temps que le projet de statut et règlement intérieur, à la conférence des présidents de la Plateforme qui se tiendra à Bamako en 2020 », a annoncé Fodié Touré. Le président en exercice de la Plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays membres de l’UEMOA et de la Guinée a assuré que 2020 verra la mise en œuvre efficiente du Plan d’action. BBC/MD (AMAP)

Lutte contre le terrorisme : Bientôt des renforts de taille

Bamako, 08 novembre (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly, qui vient de boucler une visite dans certains pays du Sahel, dont le nôtre, a, au terme de cette tournée, annoncé que l’Armée malienne recevra, bientôt, des renforts composés de troupes spéciales européennes. Cette information, que rapporte le site web de Radio France internationale « rfi.fr », précise qu’à l’heure actuelle, les préparatifs de l’opération baptisée «Tacouba», (Sabre) en tamasheq, se déroulent plutôt dans la discrétion. Les négociations n’ont pas lieu au niveau des instances européennes, mais bien directement entre capitales parce que ce ne sera pas une mission de l’Union européenne (UE), pas plus que ne l’est l’opération Barkhane. Cette unité de forces spéciales, selon la ministre Parly, aura un rôle de formation, et peut-être, aussi, d’accompagnement des troupes maliennes au combat. Mais dans la situation sécuritaire difficile au Sahel, cette annonce revêt une importance à la fois politique et opérationnelle, indique Elie Tenenbaum, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cité par Rf.fr. «Il y a une importance politique qui est voulue de la part de la France d’impliquer davantage les Européens sur le plan opérationnel. On a évidemment une situation dans la bande sahélo-saharienne qui est aujourd’hui dégradée, pour dire le moins, avec un effort capacitaire considérable du côté de la France, et il est difficile de monter encore davantage en puissance », a analysé le chercheur. De ce point de vue, ajoutera-t-il, toute aide venue des pays européens est évidemment la bienvenue. Il reste également à définir sous quelle chaine de commandement sera placée cette force Tacouba : celle de l’opération Barkhane ou celle de Sabre, les forces spéciales françaises. Deux organigrammes certes coordonnés mais qui ne sont pas subordonnés l’un à l’autre. « Selon l’état-major français, le calendrier de l’organisation de cette force européenne sera dévoilé au début de l’année 2020 », conclut le site rfi.fr. Par ailleurs, les travaux de la 6è session du Conseil des ministres du G5 Sahel, tenue cette semaine, à Ouagadougou ont été sanctionnés par des recommandations touchant les aspects de paix, de sécurité et de développement. En effet, au sortir de la réunion à laquelle ont participé les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la région du Sahel, ainsi que les responsables militaires, il a été préconisé la mise en commun des forces aériennes des pays du Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le déploiement d’un bataillon tchadien pour renforcer les zones frontalières du Mali, du Niger et du Burkina Faso, cibles d’attaques terroristes menées par l’Etat islamique et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). En outre, lors de cette importante rencontre, le secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sambo Sidikou a insisté sur une action concertée face aux groupes terroristes, soulignant que l’heure est à l’union sacrée. MS/MD (AMAP)

Régions de Ségou et Sikasso : Les comités d’éveil et d’alerte contre les VBG s’organisent

Ségou, 08 novembre (AMAP) La salle de conférence du village artisanal de Ségou abrite depuis, jeudi, l’atelier de conception des Termes de référence(TdR) pour la mise en place et le fonctionnement des comités d’éveil et d’alerte sur les Violences basées sur le genre (VBG) et les pratiques néfastes, dans le cadre du «Programme Spotlight Initiative Durant deux jours, les participants aborderont lors de cet atelier des modules dont les objectifs spécifiques sont, entre autres, de faire connaitre la composition et le système de mise en place des comités au niveau village et commune, d’identifier les rôles et responsabilités de ces derniers sur les VBG, d’élaborer et de partager les outils de collecte de données et de faire remonter des informations mensuelles, à travers une synergie d’actions permettant une meilleure prise en charge des survivants(es). Dans son intervention, le représentant du gouverneur de la Région de Ségou, Siné Dembélé,  qui a présidée l’ouverture des travaux,a fait savoir que le Mali vient de bénéficier du «Programme Spotlight Initiative», une œuvre conjointe de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour éliminer toutes les formes de violence à l’égard des filles et des femmes. Siné Dembélé a souligné la pertinence du programme qui repose sur six piliers retenus pour atteindre les Objectifs du développement durable (ODD). Il a cité le cadre législatif et politique, le renforcement des institutions, la prévention et les normes sociales, la disponibilité des services essentiels et de la qualité ainsi que des données fiables et le renforcement du mouvement féminin. M. Dembélé a fait remarquer que les Mutilations génitales féminines (MGF) et le mariage des enfants demeurent deux pratiques profondément ancrées dans les us et coutumes et dont l’abandon fait l’objet de débats au sein de notre société.Saisissant l’occasion, le représentant du gouverneur de la Région de Ségou a rendu hommage aux acteurs et partenaires qui travaillent, inlassablement, pour une meilleure protection des droits des enfants, avant de remercier, particulièrement, l’UNICEF pour avoir appuyé la Direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Ségou dans la mise en place de 82 comités de veille sur le mariage des enfants dans 82 communes des cercles de Bla, Ségou, Tominian, San et Barouéli durant l’année écoulée. De l’avis du représentant du gouverneur de Ségou, la mise en place d’un système d’alerte et d’éveil social sur toutes les formes de VBG ainsi que les pratiques néfastes, au niveau communautaire, contribuera, sans équivoque, à la prévention et la prise en charge holistique des cas de VBG et pratiques néfastes. Pour les directrices régionales de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille des régions de Ségou et Sikasso, Mme Haïdara Bernadette Keïta et Fatoumata Samaké, l’atelier est un cadre d’échange idéal pour aborder la problématique des VBG qui concerne aussi bien les hommes que les femmes en vue de disposer d’un canevas qui servira de guide pour les différents acteurs des zones ciblées par le «Programme Spotlight Initiative». Etaient aussi présents aux travaux la représentante de l’UNICEF, Aminata Dicko Sangaré, des représentants des maires des communes cibles, des coordinateurs des ONG et associations. MS/MD (AMAP)

Centre d’études stratégiques : Des propositions pour renforcer la structure

Bamako, 08 novembre (AMAP) Les travaux de l’atelier de relecture du cadre institutionnel et juridique du Centre d’études stratégique (CES) ont pris fin, jeudi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a constaté l’AMAP. La rencontre de deux jours a permis aux participants de proposer un projet de décret portant organisation et modalités de fonctionnement du CES. Ils ont, également proposé un projet de loi pour le Centre afin de prendre en compte les innovations dont il pourrait bénéficier. Parlant de cette dernière proposition, le directeur  général du CES, le général Mahamane Touré, a confié, dans une interview, que ce projet de loi porte sur l’érection du CES en un Centre d’études stratégiques et de prospective (CESP) en tant qu’établissement public à caractère scientifique et technologique. Selon le général Mahamane Touré, cette décision permettra au Centre de se doter d’un conseil d’orientation et d’un conseil scientifique qui va permettre de donner un contenu et un contenant à toutes les analyses et recherches qui vont être entreprises au profit  du gouvernement. Quant au projet de décret portant organisation et modalités de fonctionnement de son structure, le général Touré a ajouté qu’il sera mis dans le circuit afin d’être adopté le plus rapidement possible et donner au Centre le moyen de pouvoir mener à bien les missions qui lui sont assignées. Il a, ensuite, rendu hommage à tous les participants à l’atelier, notamment le Centre d’études stratégiques et de sécurité du Niger (CNESS), le Groupe de recherche sur la sécurité humaine du Burkina Faso et le Democratic national institute (DNI). «Grâce à la collaboration de toutes ces structures, cet exercice va nous permettre de pouvoir créer un centre de partenariat. Le dernier acte qui a été posé est l’adoption d’un cadre de partenariat avec les organisations de la société civile. Parce qu’en réalité toutes les actions que nous menons sont au profit du citoyen malien», a affirmé le général Touré. Et d’ajouter qu’aujourd’hui, il existe dans notre pays, des universités, des centres de recherche qui ont fait des travaux de qualité. « La plupart du temps, a déploré Mahamane Touré, les résultats de ces travaux dorment dans les tiroirs ». «Nous voulons essayer de les exhumer et les mettre en valeur pour que ces actions puissent bénéficier aux citoyens maliens », a fait savoir le directeur général du CES. Pour sa part, le directeur adjoint du CNESS du Niger a salué l’inclusivité de la rencontre, avant d’ajouter qu’elle doit être encouragée dans l’exécution des missions du CES. Garba Abdoul Aziz a assuré le Mali de la disponibilité de son centre à réaliser des projets. Quant au représentant du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, il s’est dit satisfait de la qualité des conclusions de l’atelier. La cérémonie de clôture était dirigée par le représentant du département des Affaires étrangères, Abdoulaye Tounkara, en présence du directeur général du CES, le général de division Mahamane Touré et du directeur adjoint du (CNESS), Garba Abdoul Aziz. Cet atelier avait pour objectif de renforcer le cadre juridique du CES par l’examen de ses projets de textes en vue de l’adapter aux nouveaux défis auxquels il est confronté. MDD/MD (AMAP)