Diabète : Quelques 150 personnes se font dépister à Banamba

Banamba, 11 novembre (AMAP)Plus de 150 personnes se sont fait dépister à l’occasion de la Journée de dépistage gratuit du diabète initiée par l’Association des diabétiques de Banamba, avec l’appui financier de l’association Nieta. Cette activité, qui s’inscrit dans le plan d’action de l’association, s’est déroulée au Centre de santé de référence (CSREF) de Banamba, en présence des membres des deux organisations. L’année dernière, l’Association des diabétiques a enregistré 103 dépistages contre plus de 150 cette année.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta participe au Forum de Paris sur la paix

Kader MAÏGA Envoyé spécial Paris, 11 novembre (AMAP)Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, est, depuis, samedi, à Paris où il prend part aux travaux de la 2è édition du Forum de Paris sur la paix dont la cérémonie d’ouverture sera présidée, lundi, par le président français, Emmanuel Macron,a constaté l’AMAP. Des chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier, des représentants d’organisations internationales, d’entreprises et de la société civile participeront, également, à cette grande rencontre. Le président Keïta participera au panel de haut niveau sur le thème : « Perspectives de la jeunesse sur le multilatéralisme » au siège de l’Unesco à Paris. Au cours de son séjour dans la capitale française, en marge des travaux du forum, le chef de l’Etat aura des entretiens avec plusieurs personnalités françaises, d’Europe et d’Afrique sur des sujets d’intérêt commun. Ibrahim Boubacar Keita rencontrera, aussi, la communauté malienne installée en France. Lors de la 1èreédition du Forum de Paris organisée, en novembre 2018, en marge du Centenaire de l’Armistice, à la Grande Halle de la Villette, le président Keïta avait, longuement, abordé les questions de paix et de sécurité. Il avait souligné, en cette occasion, que la paix et la sécurité sont indispensables à la stabilité sociale et au développement économique. Le Forum de Paris sur la paix vise à renforcer l’action des enceintes multilatérales légitimes, au premier rang desquelles les Nations unies, et accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Il constitue, également, un cadre idéal pour rassembler des acteurs du monde entier afin de lancer des initiatives formelles, des exercices parallèles, des médiations et des dialogues bilatéraux. Inspiré du modèle de la COP21, le Forum de Paris sur la paix est une plateforme d’échanges et de débat mettant, particulièrement, en avant les initiatives de la société civile, réunissant tous les acteurs de la gouvernance, chefs d’Etat et de gouvernement, élus locaux et nationaux, organisations régionales et internationales et la société civile. Le Forum de Paris sur la paix est un événement annuel rassemblant tous les acteurs de la gouvernance mondiale lancé à l’initiative du président Emmanuel Macron. « Le monde dans lequel nous vivons est fragilisé par des crises qui déstabilisent nos sociétés : crise économique, écologique, climatique, défi migratoire. Il est fragilisé par la résurgence de menaces capables de frapper à tout moment : terrorisme, prolifération chimique ou nucléaire, cybercriminalité. Il est fragilisé aussi par le retour des passions tristes : nationalisme, racisme, antisémitisme, extrémisme qui remettent en cause cet horizon que nos peuples attendent », a déclaré le président Macron, lors de l’ouverture de la 1èreédition du Forum  à La Grande Halle de La Villette, en 2018. « C’est pourquoi nous avons voulu organiser ce Forum de Paris sur la paix qui a vocation à se reproduire chaque année et à rassembler les chefs d’Etat et de gouvernement mais également les représentants des organisations internationales, des organisations non gouvernementales, des pouvoirs locaux, des associations, des entreprises, des fondations, des intellectuels, des journalistes, des activistes, toutes celles et ceux qui font aujourd’hui le monde et qui peuvent le changer », a précisé le président français. Pour rappel, la 1èreédition a regroupé à Paris 65 chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier, 10 dirigeants d’organisations internationales, 121 porteurs de projetsquiont présenté leurs solutions concrètes face aux défis contemporains, 300 intervenants de haut niveauet plus de 6000 participantsd’ONG, d’entreprises,  de groupes religieux et de la société civile. MD (AMAP)

Le président Keïta en France pour le Forum de Paris sur la Paix

De notre envoyé spécial à Paris, Kader MAÏGA   Paris, 11 novembre (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, est depuis samedi à Paris où il prendra part aux travaux de la 2è édition du Forum de Paris sur la paix dont la cérémonie d’ouverture sera présidée ce lundi par le président de la République française, Emmanuel Macron. Des chefs d’État et de gouvernement du monde entier, des représentants d’organisations internationales, d’entreprises et de la société civile participeront à cette grande rencontre. Le président de la République participera au panel de haut niveau sur le thème : «Perspectives de la jeunesse sur le multilatéralisme» au siège de l’Unesco à Paris. Au cours de son séjour dans la capitale française, en marge des travaux du forum, le chef de l’État aura des entretiens avec plusieurs personnalités françaises, d’Europe et d’Afrique sur des sujets d’intérêt commun. Ibrahim Boubacar Keïta rencontrera, comme d’habitude, la communauté malienne installée en France. Lors de la 1ère édition du Forum de Paris organisée en novembre 2018, en marge du Centenaire de l’Armistice, à la Grande Halle de La Villette, le président Keïta avait longuement abordé les questions de paix et de sécurité. Il avait souligné à cette occasion que la paix et la sécurité sont indispensables à la stabilité sociale et au développement économique. Le Forum de Paris sur la paix vise à renforcer l’action des enceintes multilatérales légitimes, au premier rang desquelles les Nations unies, et accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Il constitue également un cadre idéal pour rassembler des acteurs du monde entier afin de lancer des initiatives formelles, des exercices parallèles, des médiations et des dialogues bilatéraux. Inspiré du modèle de la COP21, le Forum de Paris sur la paix est une plateforme d’échanges et de débats mettant particulièrement en avant les initiatives de la société civile, réunissant tous les acteurs de la gouvernance, des chefs d’État et de gouvernement, des élus locaux et nationaux, des organisations régionales et internationales et la société civile. Le Forum de Paris sur la paix est un événement annuel rassemblant tous les acteurs de la gouvernance mondiale, lancé à l’initiative du président Emmanuel Macron. «Le monde dans lequel nous vivons est fragilisé par des crises qui déstabilisent nos sociétés : crise économique, écologique, climatique, défi migratoire. Il est fragilisé par la résurgence de menaces capables de frapper à tout moment : terrorisme, prolifération chimique ou nucléaire, cybercriminalité. Il est fragilisé aussi par le retour des passions tristes : nationalisme, racisme, antisémitisme, extrémisme qui remettent en cause cet horizon que nos peuples attendent», a déclaré le président Macron lors de l’ouverture de la 1ère édition du Forum à La Grande Halle de La Villette, en 2018. «C’est pourquoi nous avons voulu organiser ce Forum de Paris sur la paix qui a vocation à se reproduire chaque année et à rassembler les chefs d’État et de gouvernement mais également les représentants des organisations internationales, des organisations non gouvernementales, des pouvoirs locaux, des associations, des entreprises, des fondations, des intellectuels, des journalistes, des activistes, toutes celles et ceux qui font aujourd’hui le monde et qui peuvent le changer», a précisé le président français. Pour rappel, la 1ère édition a regroupé à Paris 65 chefs d’État et de gouvernement du monde entier, 10 dirigeants d’organisations internationales, 121 porteurs de projets qui ont présenté leurs solutions concrètes face aux défis contemporains, 300 intervenants de haut niveau et plus de 6.000 participants d’ONG, d’entreprises, de groupes religieux et de la société civile. Envoyé spécial Kader MAÏGA  

San : Messe d’adieu à Mgr Jean Gabriel Diarra

San, 11 novembre (AMAP) Monseigneur Jean Gabriel Diarra, précédemment Évêque de San, décédé le 28 octobre dernier à l’Hôpital Mali—Gavaro de Bamako, a reçu, samedi, l’hommage de la nation malienne, au Stade Sékou Dembélé de San, a constaté l’AMAP. Mgr Jean Gabriel Diarra a été accompagné en sa dernière demeure par plusieurs évêques, collaborateurs, parents et autres personnalités dont les ministres de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, et des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Omar Hass Diallo, le gouverneur de la région de Ségou,  l’ancien Premier ministre du Mali,  Moussa Mara. Les préfets et sous préfets des Cercles de San et de Tominian, des députés élus dans la circonscription électorale de San et d’autres personnalités politiques locales et régionales étaient, aussi, présents. La messe d’adieu  à l’endroit de cet homme de Dieu a été présidée par Mgr Jonas Dembélé, président de la Conférence épiscopale du Mali et évêque de Kayes. Dans son homélie,  Mgr Dembélé a rappelé la mission des apôtres, à l’image de Mgr Jean Gabriel Diarra. Il a souligné, à cet effet, que « s’approcher de Jésus Christ, c’est s’approcher du mystère de Dieu, mais c’est, aussi, s’approcher de l’être humain, de sa propre humanité et de l’humanité de l’autre quel qu’il soit. Mgr Jean Gabriel Diarra,  selon l’évêque de Kayes,  « s’intéressait à tout ce qui fait partie d’une vie humaine, avec ses joies et ses peines, dans les chantiers immenses de l’annonce de l’évangile et de la propagation de la foi ». Au moment des prières et des bénédictions, l’eucharistie a été célébrée sans témoignage , selon la volonté exprimée par Mgr Jean Gabriel Diarra, dans son testament spirituel. L’Absoute, la prière qui termine une cérémonie funèbre dans la liturgie catholique, a été dirigée par Mgr Joseph Sama, évêque de Nouna, au Burkina Faso. Le corps de Mgr Jean Gabriel Diarra a été ensuite conduit dans sa cathédrale où il a été enseveli. Le ministre des Affaires religieuses et du Culte et son collègue de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ont,  au nom du président de la République, présenté leurs condoléances à la famille du défunt,  à ses collaborateurs et à tout le peuple malien. Ils ont affirmé que c’est une perte douloureuse pour le Mali puisqu’il s’agit de celle d’un homme qui a marqué son passage sur terre en cultivant la paix,  le bon vivre ensemble et, surtout , en propageant  la parole de Dieu. Au nom  du président de la République, Mgr Jean Gabriel Diarra, a été élevé au rang d’Officier de l’Ordre National du Mali,  à titre posthume, par le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah. NC/MD (AMAP)  

Retrait de l’Armée de certains postes : Un réajustement stratégique selon le commandement

Bamako, 11 novembre (AMAP) Les postes militaires d’Anderaboukane et d’Indelimane ont replié, samedi, sur Ménaka, et celui de Labbezanga, a regagné Ansongo, selon le commandement militaire basé à Bamako. Le Chef d’état-major général des Armées, le Général de Division Abdoulaye Coulibaly, justifie ce retrait par « un souci de reconsidérer notre posture opérationnelle sur le terrain, les unités isolées vont être regroupées en point d’appui et centres de résistance » , sur un compte tweeter consulté par l’AMAP. « Dans ce choix opérationnel, d’autres unités seront également concernées » poursuit le texte qui ajoute que « cette décision s’inscrit dans l’exécution d’un nouveau concept d’opération qui vise à mieux adapter la stratégie à la menace des terroristes et autres narco trafiquants ». L’Etat major-général des Armées assure qu’il n’est « nullement question d’abandonner les populations ». Cette réorganisation stratégique des Forces armées maliennes (FAMa intervient après une série d’attaques terroristes ayant causé la mort de plusieurs dizaines de militaires et une perte importante en matériels. Le président de la République a, dès lors, instruit « des mesures fortes » pour renverser la tendance. AC/MD (AMAP)

Dioila : Le ministre de la santé fait l’état des lieux

Dioila, 10 novembre (AMAP) Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, à la tête d’une forte délégation, a visité mardi dernier le Centre de santé de référence (CSREF) de la nouvelle région de Dioila pour identifier les besoins, faire l’état des lieux  et voir comment une la nouvelle circonscription administrative répondrait aux besoins de la population. La visite a surtout concerné le Dépôt répartiteur de cercle (DRC), la pédiatrie, la maternité et le service de développement social et de l’économie solidaire. Il ressort de cette visite que le centre manque de ressources humaines et matérielles. Au DRC, le médecin chef, Dr Moussa Bagayogo, a indiqué qu’il n’y a pas de problème à ce niveau. Par contre, au niveau de la pédiatrie, plus précisément aux soins intensifs, c’est tout le contraire. Le ministre et sa délégation ont pu constaté de nombreux enfants malades. Sur le tableau accroché tout juste devant la porte, on pouvait lire 66 enfants admis. La plupart souffrent de paludisme grave et de malnutrition sévère. Selon le médecin chef, la chimio prévention du paludisme saisonnier ne réduit pas, de façon significative, la transmission du paludisme. Il a révélé que cela est du au fait que la chimio n’est pas bien suivie. « Après la première dose, dit-il, les mères ne respectent pas la deuxième ». Dr Tidiane Dramé a ajouté que le mois passé son unité a enregistré 388 enfants dont 299 cas de paludisme, 37 cas de paludisme et 44 pour autres pathologies. Il faut préciser que, dans ce centre, plus d’une centaine d’accouchements sont enregistrés dans le mois. Parlant des difficultés de son centre, le médecin chef a dit que le district sanitaire de Dioila couvre 210 villages et 383 hameaux. Mais, il ne compte que deux soignants qualifiés pour 10 000 habitants. En plus de ce manque de personnel, il a, aussi, évoqué des difficultés de couverture sanitaire. Selon lui, cela est due au fait que 15% de la population se trouve au delà d’un rayon de 15 kilomètres du centre de santé. Il estime que beaucoup d’efforts doivent être fait à ce niveau pour atteindre de bons résultats. Comme autres difficultés, il a cité les ressources matérielles, surtout au niveau des laboratoires et le retard dans la prestation de la Caisse malienne de solidarité sociale (CMSS) et du RAMED. Comme progrès, il a annoncé que depuis 10 ans, le district n’a pas connu de grande épidémie. De 16 décès maternels par an, il est passé à 2 ou 3 décès par an. Sur ce point il s’est empressé de dire que son équipe et lui travaillent à ce qu’il n’ y ait plus aucun décès maternel. Pour le chef de la délégation, Michel Hamala Sidibé, qui croit en la décentralisation des soins, il importait de faire cette visite afin de définir  les stratégies adéquates pour permettre à une nouvelle région  de répondre aux demandes de soins de ses populations. Il a indiqué qu’on ne peut pas avoir une pyramide au sommet surchargé avec des hôpitaux qui sont incapables de prendre les malades et laisser les CSREF et CSCOM sans capacités humaines. Ce qui lui fait dire qu’il faudra repenser les approches à la base afin de renforcer ces capacités. Parlant de la chimio prévention du paludisme saisonnier, le ministre a  souligné qu’il faut une communication très forte pour réduire les cas de paludisme. C’est pour cela qu’il recommandé qu’il y ait un partenariat avec les politiques et les leaders communautaires pour casser le cycle de la transmission. Le ministre a souhaité que le concept de centre santé ou d’hôpital propre soit une réalité. Il est allé jusqu’à suggérer que soit lancé un mouvement dans ce sens pour l’hygiène dans chaque hôpital. Il veut, par là, de faire en sorte qu’aucun hôpital ne soit un lieu ou on peut avoir des bactéries. Il a aussi parlé de la mise en œuvre d’un département qui se chargera uniquement de la santé des mères et des enfants, afin de réduire les décès maternels néonataux et infantiles. Et aussi de la création d’hôpitaux dans les régions qui naissent. FN/MD (AMAP)

Conflits liés aux ressources naturelles : Lancement du projet de médiation agropastorale au Sahel

Bamako, 10 novembre (AMAP) Le Centre pour le dialogue humanitaire (Centre HD), a procédé, jeudi, à Bamako, au lancement du projet « Médiation agro-pastorale au Sahel »  doté d’un financement du gouvernement du royaume du Danemark d’un montant deplus de 13 millions de Fcfa Ce lancement a marqué, notamment, le démarrage des activités du Programme de médiation agropastorale dans les pays du G5 Sahel et a, aussi, permis aux médiateurs communautaires d’échanger sur leurs activités de prévention et de gestion des conflits d’accès aux ressources naturelles et les difficultés qu’ils rencontrent. Appuyer les médiateurs communautaires dans l’élaboration de messages à l’attention des autorités au sujet de la collaboration sur les questions de gestion du foncier rural, permettre aux autorités nationales et régionales ainsi qu’aux médiateurs communautaires de se familiariser avec la méthodologie du programme de médiation agro-pastorale, aux niveaux local, national et sous régional, faire part de leurs attentes respectives, sont, également, entre autres objectifs de la rencontre. Selon un dossier remis à la presse, au Sahel, les activités agropastorales sont fortement tributaires de la variabilité climatique. C’est ainsi que les agropasteurs sont, en permanence, à la recherche de stratégies leur permettant une adaptation efficace de leurs systèmes de production au changement climatique. Ces dernières années, les crises politico-militaires et l’occupation de certaines zones par les groupes extrémistes violents ont fortement perturbé les mouvements traditionnels des animaux et provoqué une crise de confiance entre les communautés pastorales et agropastorales partageant les mêmes espaces géographiques et les mêmes ressources. C’est dans ce contexte que le Centre pour le dialogue humanitaire, sur financement du royaume du Danemark et de l’Union européenne (UE), conduit un programme de médiation agropastorale afin d’appuyer les communautés dans leurs efforts de prévention et de gestion des conflits d’accès aux ressources naturelles. La méthodologie de mise en réseaux des médiateurs communautaires, qui a fait ses preuves, entre 2015 et 2018, à travers 22 Communes à la frontière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso où, près de 400 conflits liés à l’accès aux ressources naturelles et au vol de bétail ont été résolus, est aujourd’hui étendue à plus de 100 communes à travers les pays du G5 Sahel. Le Centre HD a, pour cela, conduit une première étude de base, entre le 25 mars et le 4 mai 2019, à travers 64 communes dont 26 au Mali, 10 au Niger, 19 au Burkina Faso, 4 en Mauritanie et 5 au Tchad, via des entretiens individuels ou collectifs. Cette étude de base avait pour objectif de préparer la mise en place de réseaux de médiateurs communautaires à travers les communes d’intervention, notamment en identifiant les futurs médiateurs communautaires qui constitueront ces réseaux. Selon son coordinateur,Almoustapha Amadou,le projet de médiation agropastorale au Sahel a été initié à la suite de la crise multidimensionnelle que le Mali connait depuis 2012.  Avant de préciser que le projet durera trois ans et s’étend sur les cinq pays du G5 Sahel. Par ailleurs, le représentant de l’ambassade du Royaume du Danemark, Anders Karlsen,a signalé que le financement de ce projet par son pays s’inscrit dans le cadre de la 2è phase du Programme régional Sahel Paix et Stabilisation 2018-2021 du Mali. Il a expliqué que ce programme couvre l’ensemble des pays du G5 Sahel, avec une attention particulière sur la région du Liptako-Gourma. « A travers ce projet mis en œuvre par le Centre pour le dialogue humanitaire, le Danemark entend contribuer au renforcement des capacités des communautés à prévenir et résoudre les conflits locaux, en étroite coopération avec les autorités locales, en vue de l’adoption et de la mise en œuvre de solutions durables », a soutenu M. Karlsen. Le secrétaire général du ministère de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale,Attaher Ag Iknane, a indiqué que les pays du Sahel traversent, de nos jours, des crises multidimensionnelles, la crise de sécurité, de développement, mais, aussi et surtout, une crise liée au changement climatique. « Le corollaire de toutes ces crises est, sans nul doute, l’effritement de la paix sociale qui est une condition essentielle à tout développement », a-t-il expliqué. A ce titre, il se réjouit du démarrage du projet « Médiation agropastorale au Sahel » qui apportera une plus-value aux efforts du gouvernement dans sa quête de la paix et la cohésion sociale entre les communautés. Il a ensuite rassuré les leaders communautaires que les doléances formulées seront transmises au plus hautes autorités « qui accordent une importance toute particulière à la prise en compte des préoccupations des communautés dans les politiques de développement ». La rencontre a enregistré aussi la présence du représentant des leaders communautaires, Ahmed Ould Badi, du representant de l’ambassade des Pays-Bas, Diombana Lassana et de plusieurs autres invités. MS/MD (AMAP)

Incendie dans le camp des déplacés de la commune d’Essakane à Goundam

Goundam, 10 novembre (AMAP) Un violent incendie s’est déclenché, mardi, dans le camp des déplacés de la Commune de Essakane à Goundam, et n’a fait aucune perte en vie humaine, mais de sérieux dégâts matériels, a constaté l’AMAP Le feu a commencé aux environs de deux heures du matin et a consumé la case et toutes les affaires de la victime, du nom de Harzetou Walet Hama qui serait en veuvage car elle vient de perdre son mari. Tout est allé très vite. La flamme était si vive que quand les voisins arrivaient sur les lieux, il ne reste plus que des ruines. Le préfet de Cercle, accompagné de ses proches collaborateurs, s’est rendu sur les lieux, très tôt au petit matin, afin de constater l’ampleur des dégâts et apporter un soutien moral et matériel à la victime. Depuis l’avènement de la crise sécuritaire au Mali, en mars 2012, de nombreux ressortissants des Communes de Raz-El-Ma et Tin-Aicha se sont installés dans les périphéries de la Commune urbaine de Goundam et, depuis, un bon nombre de ces déplacés ont pris leurs quartiers. Ils ont dressé des abris, cases et huttes et sont, constamment, assistés par certaines ONG de la place. AAT/MD (AMAP)

Extension du programme de filets sociaux Jigisemejiri aux cercles de Mopti et Djenné, en 5ème région

Mopti, 10 novembre (AMAP) Le programme de filets sociaux « Jigisemejiri » ou arbre de l’espoir, qui a  bénéficié d’un financement additionnel (AF2), a lancé, jeudi dernier, son extension qui, en 5ème région, concernera de nouvelles localités dont les Cercles de Mopti et Djenné, a constaté l’AMAP. Après les cercles de Bankass, Koro et Youwarou en 2014, Douentza, Tenenkou et Konna en 2017, avec son opérationnalisation dans les cercles de Mopti et Djenné, le programme atteint sa vitesse de croisière dans la Région de Mopti. Dans les deux cercles cibles, 12 communes vont bénéficier des interventions du programme. Selon son coordinateur, Mohamed Ali Sacko, au total 5.221 ménages très pauvres, dont 2.827 pour le Cercle de Mopti et 2.394 pour Djenné, bénéficieront de transferts monétaires et mesures d’accompagnement pour renforcer leur résilience. Les transferts seront appuyés de financements des Travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) et l’allocation de nouvelles subventions pour les Activités génératrices de revenus (AGR). « Chaque ménage recevra, pendant 36 mois, un transfert de 15.000 F par mois et le soutient des AGR est fixé à 180.000 Fcfa » a-t-il souligné. Sacko a, ensuite, laissé entendre que l’initiative vise, entre autres, à atténuer la pauvreté et la vulnérabilité des plus démunis, en améliorant leur consommation alimentaire et, à la longue, accroître le capital humain des ménages, en suscitant chez eux des initiatives pour investir dans la santé et l’éducation de leurs enfants. Le directeur de cabinet, représentant le gouverneur Kantara Diawara, qui a présidé la cérémonie de lancement, a insisté sur l’importance du programme « Jigiseme Jiri » en tant que « véritable programme national de protection sociale et, surtout, dans une Région comme Mopti en proie à l’insécurité avec son corolaire de déplacement massif des populations et de dégradation du tissu social ». Il a rappelé l’objectif de la cérémonie qui est d’informer et de sensibiliser les responsables régionaux et locaux sur les objectifs, les composantes et les conditions de mise en œuvre du programme « Jigisemejiri » et d’engager le processus d’appropriation par les responsables. Il a remercié le gouvernement et ses partenaires pour leur souci constant de rechercher l’amélioration des conditions de vie des populations et les responsables du projet pour le choix des deux cercles. Diawara a assuré les responsables de « Jigisemejiri » de la disponibilité de l’ensemble des acteurs à soutenir les activités du programme dans la Région. Après cinq ans de mise en œuvre, avec un taux de réalisation de 70,3% des prévisions, le programme de filets sociaux « Jigisemejiri » ou arbre de l’espoir, est un programme phare de la politique nationale de protection sociale. Son extension intervient dans un contexte où sa mise à l’échelle demeure un défi majeur devant des besoins humanitaires qui s’accroissent, avec la situation sécuritaire et pour une meilleure équité de l’action gouvernementale. Outre son coordinateur, ce lancement de l’extension du programme « Jigiseme Jiri »,  s’est déroulé   en présence de plusieurs personnalités dont le directeur régional du développement social, Bakary Bengaly, des autorités administratives et politiques des deux cercles concernés et plusieurs invités. DC/MD (AMAP)

Déplacés internes du Centre : Un drame humanitaire en cours

Ahmadou CISSE Envoyé spécial Mopti, 10 novembre (AMAP) Depuis deux ans, les sévices sociaux de l’Etat assiste, impuissants, à un déplacement massif de populations fuyant la guerre et l’humiliation dans la Centre du Mali. Derrière, elles ont laissé leur terroir. Elles ont abandonné leurs champs et leur bétail. Certains d’entre eux sont tués et enterrés sur place. Mais tous n’ont pas cette chance. Plusieurs ont péri dans le feu, brûlés. Les souvenirs des attaques meurtrières sont encore vivaces dans les esprits des déplacés. A Sévaré, derrière l’Institut de formation des maitres (IFM), se trouve le stade de football construit en 2002 à la faveur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) pour les séances d’entraînement des équipes participantes basées à Mopti. Après l’euphorie de l’organisation de cette compétition continentale, rien ne prédestinait ce site sportif à l’accueil d’infortunés. C’est justement sur ce terrain qu’un camp de déplacés a poussé. Des tentes démontables à perte de vue. Hommes, femmes et enfants entassés dans un espace à peine aménagé pour accueillir des gens en détresse. De leur vie de chez eux, ils sont, désormais, réduits à tendre la sébile. A 46 ans, Oumar Barry est le chef d’un clan de plusieurs familles. Il possédait des troupeaux de moutons et de bœufs. Ce qui est un signe apparent de richesse et de noblesse dans le milieu pastoral. Il a quitté, nuitamment, Bandiagara, depuis 6 mois, pour se réfugier dans le camp. Avant l’enlisement du Centre dans la crise qui s’est, quelque peu, déplacée du Septentrion, il vivait au milieu des siens, une vie de paisible rural avec ses deux bergères. Lui, faisait du commerce tandis que ses autres frères entretenaient les troupeaux. Il y a six mois, le malheur s’est abattu sur sa famille. Dans les villages et hameaux, les rumeurs lui parviennent qu’une extermination des Peulhs est en cours. Les mauvaises langues crient au génocide.  Un mot lourd de sens qui rappelle le Rwanda, l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie, l ;Arménie… et la Shoah. Mais le discours politique rassure : il n’en est rien. C’est donc du terrorisme est non un génocide en gestation. Oumar rompt le silence. Les deux mains posées sur la tête. Le regard fuyant et désolé. Les yeux hébétés. Des souvenirs atroces se bousculent dans sa tête. Il revit une tuerie qui a, heureusement, épargné sa famille de 36 membres, majoritairement composée d’enfants. Une partie de son clan n’a pas eu la même chance. Plusieurs ont péri, fauchés par les projectiles d’assaillants tirant sur tout ce qui bouge à Ogossagou. « J’ai perdu des parents, tués par des bandits armés. Pour mettre ma famille à l’abri, j’ai pris la lourde décision de quitter le pays Dogon », explique timidement Oumar, sous la grande tente blanche que le HCR a mise à leur disposition. Le sort leur a été cruel. « C’est un fait de Dieu » se console-t-il. PLUS de 2500 MENAGES PRIS EN CHARGE– Quand on lui demande où est passé son troupeau, il secoue la tête et dit d’un ton mélancolique que « les animaux ont été volés ». Lui et plusieurs milliers d’autres sont, désormais, dépendants de l’assistance d’organisations internationales comme le Programme alimentaire mondial (PAM) qui offre des vivres à  2663 ménages. Selon le directeur régional du développement social, Bacary Bengaly, ils sont 11 228 ménages, totalisant 61 567 personnes recensées, à la date du 1er novembre 2019. L’exercice continue. Tous les jours, de nouveaux arrivants sont déclarés. Tous ne peuvent être logés sur les sites. Certains occupent des bâtiments inachevés. Ceux qui ont plus de chance vivent chez l’habitant. M. Bengaly précise que dans la seule ville de Mopti, ses services connaissent 14 880 déplacés répartis entre 2781 ménages venus de différents cercles de la Région. Oumar est physiquement affaibli. Son cousin qui vient de prier « asr » est plus mince. La tente est presque vide. Seule une moto et quelques ustensiles de cuisine y sont arrangés. Le temps des vaches maigres. Dehors, des femmes font la sieste. Un peu plus loin. quelques jeunes filles pilent du mil pour la bouillie du soir. Les enfants eux, s’amusent, loin des soucis des adultes. A une dizaine de mètres, de nouvelles tentes sont dressées. Cette fois, de couleur bleue. « De nouvelles vagues sont attendues », assure Oumar. Le directeur régional du développement social a, lui aussi, prévenu que la crise mobilisera encore des populations. La gestion des crises, c’est son métier. Celle de ces dernières années dépasse ses prévisions. « En tant que service public, notre rôle est de les accueillir et en connaître le nombre pour agir. Mes équipes sont sur le terrain tous les jours pour mettre à jour notre fichier. Les informations sont partagées avec nos partenaires pour les dispositions idoines à prendre. Les premiers soutiens viennent de nous. Pour le long terme, nos partenaires prennent le relai », explique le directeur régional, confortablement installé dans ses bureaux nouvellement construits. En plus du couvert et du gîte, si l’on ose dire, l’Etat met à disposition une sommaire équipe médicale. Les maladies sont fréquentes dans cet environnement singulier. Confort suprême pour un déplacé, le site est éclairé par un équipement solaire. Dans l’attente d’un lendemain meilleur, les déplacés du Centre prient pour le retour de la paix. Leur nouvelle vie leur est imposée. Pire, l’horizon reste pour le moment obscurci. En attendant de jours plus heureux.