L’Association de santé communautaire de Ténenkou tient son 1er Conseil d’administration

Ténenkou, 16 novembre (AMAP) L’Association de santé communautaire (ASACO) de Ténenkou (Centre), a tenu, jeudi, son premier Conseil d’administration, depuis la mise en place du nouveau bureau le 03 avril 2019, dans les locaux du Centre de santé communautaire (CSCOM) en présence de tous les administrateurs de l’ASACO, a constaté l’AMAP L’ordre du jour portait sur la situation financière, l’amélioration de la tarification et les divers. D’entrée de jeu, le président de l’ASACO, Moussa Amadou Coulibaly, a  salué les efforts déployés par l’ensemble des acteurs concernés pour l’amélioration de la qualité de la santé des populations, avant de faire le point sur la situation financière de l’ ASACO. Il s’est réjouit des résultats engrangés, depuis trois mois, contrairement aux autres ASACO du Cercle qui peinent à s’en sortir. Il ressort, de son exposé sur la situation financière de l’association, qu’à la caisse des médicaments, on dispose de 3.990.139 Fcfa, à la tarification, 379.812 Fcfa et au niveau du dépôt, 2.708.573 Fcfa. Au cours de cette rencontre, le DTC du CSCOM central, Dr Sory Ibrahim Doumbia, a fait le point sur le fonctionnement de sa structure. Selon lui, de juin à septembre 2019, le taux de consultation curative est à 583%. Cependant, on observe des difficultés en ce qui concerne la consultation pré natale  (CPN) qui est à 30% et les accouchements  à 30%. Ce faible taux s’explique par la gratuité de ces prises en charge au niveau du Centre de santé de référence (CSRef) par l’ ONG Médecins sans frontières (MSF). Quant à la vaccination, la couverture est de 129% pour le BCG,  119,39% pour la poliomyélite et 129,9% pour le VAR. S’agissant de la tarification, une proposition pour augmenter le tarif de l’injection et de la perfusion a été faite, afin d’augmenter les revenus. Mais cette question sera soumise à la prochaine Assemblée générale prévue pour le 26 décembre 2019. Pour améliorer la qualité de la fréquentation, les administrateurs ont promis d’aller auprès des populations pour des exercices d’explication et de sensibilisation. Pour cela, ils ont sollicité l’accompagnement des chefs de quartier. AS/MD (AMAP)

Kadiolo: Le District sanitaire restitue aux acteurs locaux le Programme de développement socio sanitaire du Cercle (2019-2023)

Kadiolo, 14 novembre (AMAP) Le District sanitaire de Kadiolo, a organiseé, jeudi, une rencontre, dans la salle de réunion de la prefecture, pour informer les acteurs locaux sur l’élaboration du Programme de développement socio sanitaire du Cercle (PDSC) pour la période 2019-2023, a constaté l’AMAP. Cette rencontre, qui a regroupé maires, représentants des Centres de santé communautaire (CSCOM), techniciens sanitaires, a été financée par le Projet de renforcement socio sanitaire et de développement-Canada, Le coût total de ce plan quinquennal englobant toutes les activités de santé dans le cercle de Kadiolo est estimé à 10.038.454.000 Fcfa, repartis entre la Composante santé (8.492.457.000 Fcfa), la Composante sociale (1.142.106.000 Fcfa) et la Composante famille (403.891.000 Fcfa). Le district sanitaire de Kadiolo, qui compte aujourd’hui 322.517 habitants, est confronté à plusieurs difficultés sur le plan socio sanitaire. Le personnel qualifié est en-dessous des normes requises par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le district compte, seulement, 33 médecins, soit 5 médecins pour 10 000 habitants contre la norme de l’OMS qui de 23 médecins. Les infrastructures sont, aussi, insuffisantes par rapport aux besoins. Le Cercle de Kadiolo dispose, seulement, d’un Centre de santé de reference (CSRef), de 24 CSCOM, de 08 maternités, de 72 sites Agent de santé communautaire (ASC), 28 structures privées de soins et une dizaine d’officines privées. Le PDSC 2019-2023 entend corriger ces insuffisances, en apportant des solutions aux préoccupations de santé des populations. Ce PDSC, ainsi présenté, a fait l’objet de nombreux amendements par les participants, notamment les maires qui ont en charge la gestion des problèmes de santé dans leur commune. Le sous-préfet central, Alousséni Touré, qui a présidé les travaux, a demandé aux différents acteurs de s’impliquer pour la mise en oeuvre de ce programme. NIO/MD (AMAP)

Les acteurs maliens et burkinabè de la santé partagent leurs expériences de la CPS à Djibasso (Mali)

Tominian, 16 novembre (AMAP) Les districts sanitaires de Tominian, au Mali, et celui de Nouna, au Burkina Faso, ont procédé, jeudi, à la mairie de Djibasso, à un partage d’expériences, au cours d’un atelier de restitution du bilan de la Campagne de chimio prévention du paludisme saisonnier CPS, a constaté l’AMAP. La rencontre a été coprésidée par le Préfet du cercle de Tominian, Zoumana Norbert Dembélé, et du représentant du Haut Commissaire de la Kossi,  Emmanuel Yougbaré. Le maire de la commune de Djibasso Robert Dembélé, a d’abord souhaité la bienvenue aux invités, suivi des mots de bienvenue du représentant du Haut Commissaire de la Kossi. Le préfet du cercle de Tominian, président de séance, avant d’ouvrir la séance des travaux, a  indiqué qu’au Mali, le paludisme constitue la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans, citant des études faites au Mali, au Sénégal, au Burkina Faso, en Gambie et au Ghana qui ont prouvé que la CPS a entrainé une diminution du nombre de cas de paludisme simple de plus de 80% et le nombre de cas sévères de plus de 70%. A l’issue des différentes présentations, les acteurs ont échangé plusieurs expériences menées, de part et d’autre, dans la réalisation des différentes activités de la CPS. Les techniciens des deux pays ont évalué la mise en œuvre des recommandations de la précédente réunion, tenue à Tominian, les activités transfrontalières réalisées lors de la campagne 2019, les résultats des activités transfrontalières réalisées, les difficultés rencontrées et ont fait des recommandations. Selon les responsables, la CPS permet de prévenir le paludisme chez les enfants de moins de cinq ans. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé, en mars 2012, la CPS comme stratégie de lutte contre le paludisme dans les pays du Sahel dont le Mali. C’est ainsi que le ministère de la Santé et des Affaires sociales a opté pour cette stratégie de prévention du paludisme chez les enfants de 3 à 59 mois. Pour soutenir cette volonté de combattre le paludisme, le district sanitaire de Tominian, à travers la Banque mondiale, a bénéficié de l’appui technique et financier du projet Palu/Maladies tropicales négligées (MTN) au Sahel qui intervient au Niger, au Burkina Faso et au Mali. Ont pris part à la rencontre de Djibasso, le Président du Conseil de cercle de Tominian, les maires des communes frontalières, les directeurs techniques de centre (DTC) de la même zone,  les sous-préfets, les différents représentants du Programme national de lutte contre le paludisme des directions régionale et nationale de la Santé. ST/MD (AMAP)

Des manifestants ont bloqué jeudi la route Kita-Bamako pour exiger la nomination d’un Gouverneur pour la nouvelle Région

Kita, 15 novembre (AMAP) Des manifestants ont érigé des barricades, à côté du poste de contrôle, à 4 Km de la ville de Kita (Ouest), depuis l’aube, jeudi, empêchant toute circulation, dans les deux sens, des véhicule sur la RN24, a constaté l’AMAP. Les manifestants qui réclament la nomination d’un gouverneur pour la Région de Kita, nouvellement crée, dans le cadre de la régionalisation, ont, finalement, accepté de lever les barricades vers 16h30 et disent faire confiance au préfet pour que leurs causes soient entendues par les plus hautes autorités. Au milieu de la voie se tient un hangar géant fait de matériaux hétéroclites. Les responsables du mouvement ont pris place sur des chaises métalliques. De part et d’autre de ce barrage, on peut voir une longue file de véhicules, de toutes catégories, arrêtés et tenues de respecter les consignes des manifestants. Selon le vice-président du bureau national et président du Collectif des régions non opérationnelles pour Kita, Sékou Coulibaly, « il est temps que Kita bénéficie des promesses de campagne du président de la République ». C’est la raison pour laquelle, selon eux, il faut manifester pour réclamer, comme certaines localités du Mali l’ont fait pour obtenir des plus hautes autorités, la nomination de leur gouverneur. Les manifestants ont, aussi, brandi la question de quota dans les recrutements. Ils trouvent que les jeunes de Kita sont pénalisés, alors que son érection en région demeure dans les discours des autorités. Le préfet, Mamadou Diakité, à la tête d’une délégation comprenant des acteurs de la société civile, s’est immédiatement rendu sur le site et a plaidé pour la levée les barricades et de permettre aux usagers de la route de poursuivre leurs activités. Diakité a demandé aux jeunes de faire preuve d’indulgence afin que les chrétiens et musulmans puissent accomplir le pèlerinage national catholique et le baptême du Maouloud. Il a ajouté, aussi, que les concours professionnels qui doivent se faire ce week-end vont occasionner des mouvements sur ce tronçon. Le préfet les a, une fois de plus, écouter avec beaucoup d’attention avant d’en appeler à leur « sens de l’honneur qui est une valeur essentielle à Kita ». El Hadj Dramane Sangaré, un notable, membre de la délégation du préfet a abondé dans le même sens, en suppliant les manifestants d’accepter de lever les barricades pour permettre que le pèlerinage national catholique se tienne sans inquiétude. Il a été appuyé dans ses propos, le 1eradjoint du Maire de Kita, Soriba Cissé. Les responsables du mouvement, Sékou Coulibaly et Djibril Touré, ont promis de discuter avec les autres manifestants qui tiennent aussi des barricades sur le tronçon et de rendre compte au préfet des décisions prises sur la tenue du pèlerinage national catholique et le baptême du Maouloud. Aux environs de 16h les délégués des manifestants conduits par M. Coulibaly, ont été reçus par le préfet. Le préfet, au nom de toutes les autorités de Kita, à remercié les manifestants pour avoir fait preuve de sagesse et leur a promis « de tout mettre en œuvre, dans une synergie d’actions avec les autres acteurs, pour une région de Kita, toujours légendaire, éprise de paix et de solidarité avec le reste du Mali ». C’est la deuxième manifestation de mécontentement de ces jeunes, en 20 jours, devant ce qu’ils appellent « la lenteur du gouvernement dans la nomination du Gouverneur, pour l’opérationnalisation de la Région de Kita ». Le 24 octobre dernier sous la houlette du collectif des régions non opérationnelles, ces manifestants avaient bloqué la route Kita-Bamako, au niveau du poste de police. Sur leurs pancartes, on pouvait lire : « Nous voulons la nomination de notre Gouverneur. Ils étaient revenus sur leur décision, à la suite de la promesse des autorités locales de faire remonter leurs doléances. Mais, ils ont promis de passer à la vitesse supérieure au cas où la réponse à leurs demandes prendrait du retard. FK/MD AMAP KITA

Meeting de soutien des partis politiques, de la société civile et des centrales syndicales aux FAMa

Bamako, 15 novembre (AMAP) Des organisations de la société civile, des partis politiques de l’opposition et des centrales syndicales du Mali ont organisé, vendredi, un meeting au Monument de l’Indépendance, pour soutenir les Forces armées maliennes (FAMa) dans leur mission de défense de l’intégrité territoriale, a constaté l’AMAP. Les leaders de l’opposition politique malienne, des responsables syndicaux  de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM), des organisations de la société civile ont animé la rencontre. A leur appel, quelques populations bamakoises se sont mobilisées. L’affluence était faible. Sur les pancartes, on pouvait lire : ‘’Halte aux tueries de nos militaires et civils partout au Mali’’ ‘’le Mali est UN et Indivisible’’ ‘’Kidal Ka Seguin So’’ (que Kidal revienne au Mali) ‘’Vive l’armée malienne’’. Les participants scandaient des slogans comme : ‘’ A bas ceux qui sont contre l’armée malienne’’ ‘’Kidal doit revenir au Mali’’ ‘’A bas les anti-nationalistes’’, ‘’ A bas les traitres qui jouent contre les Forces armées maliennes’’. Le secrétaire général de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo, a livré une déclaration, au nom de tous les initiateurs de la manifestation. Il a, d’abord, énuméré les menaces qui planent sur le Mali, avant de rappeler les attaques récurrentes de terroristes, séparatistes ou de milices communautaires avec leur cortège de victimes civiles et militaires. Selon M. Guindo, « nos Forces armées de sécurité et de défense ont d’abord besoin du peuple malien ». Ainsi, a-t-il dit, nous réaffirmons notre soutien et notre totale confiance aux FAMa. Et disons que la défense du territoire national et la sécurité des personnes et des biens doivent incomber, prioritairement et inconditionnellement, aux Forces de défense et de sécurité du Mali ». Pour ce faire, dans leur déclaration, les organisateurs ont estimé qu’il faut un autre équipement des FAMa. « Nous exigeons, à cet effet, leur équipement adéquat, l’implantation de camps et de postes de sécurité réunissant les conditions minimales d’efficacité et de sécurité ; la mise en œuvre des choix tactiques et stratégies efficaces, une plus grande performance de renseignement ; l’application ferme dans la plus stricte équité des règles et de la discipline militaires ; la reconnaissance de sacrifices consentis par nos soldats blessés ou tombés sur le champ d’honneur, notamment par des soins appropriés, des actes de solidarité à l’endroit des veuves et des orphelins », a déclaré M. Guindo. Il a, aussi, lancé un appel au peuple malien pour la défense de l’intégrité territoriale du Mali et de l’unité nationale. « Le Mali ne gagnera qu’avec nos Forces de défense et de sécurité », a-t-il clamé. Les manifestants ont salué la mémoire de toutes les victimes tombées sur le champ de l’honneur, tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés. OD/MD (AMAP)

Le gouverneur de la Région de Tombouctou en visite à Goundam

Goundam, 15 novembre (AMAP) Le gouverneur de la Région de Tombouctou, Koïna Ag Ahmadou,accompagné d’une forte délégation, a effectué, jeudi, une visite à Goundam pour s’enquérir de l’évolution de la situation sécuritaire et évaluer les acquis, en termes de développement et de réalisations dans le cercle, a constaté l’AMAP L’annonce de cette visite a suscité un grand engouement et une forte mobilisation au sein des acteurs politiques, les légitimités et chefferies traditionnelles, religieuses et coutumières, les chefs de services, les chefs des Forces armées de défense et de sécurité, la Société civile, les représentants de la Mission intégrée et multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), les associations de femmes et de jeunes etc. Tous avaient pris d’assaut la salle de conférence de l’hôtel de Ville de Goundam. La rencontre a commencé, après une brève visite de courtoisie aux autorités traditionnelles couronnée de bénédictions pour le Mali et toutes les autorités. Dans son discours, le premier adjoint du maire de la Commune urbaine de Goundam, Mahamoudou Sall, qui s’est dit sincèrement très satisfait de l’organisation de cet important évènement, a adressé ses remerciements au gouverneur Koina pour ses appuis et soutien suite aux différentes épreuves qui ont marqué le Cercle de Goundam. M. Sall a, ensuite, soumis à son hôte, quelques doléances compte tenu de l’extension de la ville et la forte croissance de la population d’environ 21.461 habitants pour la seule ville de Goundam, le problème, qui depuis trois ans, se pose avec acuité: les délestages et pannes fréquentes des groupes, trop vétustes, électrogènes d’Energie du Mali (EDM). Au Centre de santé de référence (CSREF) de Goundam, le problème de radiographie et de salle d’oxygénation reste posé et “demande une solution idoine et rapide pour soulager la douleur des patients” trop vétustes. Il a réitéré la disponibilité des terrains devant abriter un nouveau commissariat de Police et un service de la Protection civile. Il a, enfin, attiré l’attention du gouverneur sur le problème des chenaux d’alimentation des lacs du Cercle qui sont obstrués et ne reçoivent pas d’eaux. Ce qui ne présage pas une bonne campagne agricole en 2020. Le préfet du Cercle de Goundam, Mamadou Konaté, quand à lui, s’est réjouit de l’initiative du gouverneur, à travers cet important cadre de sensibilisation des populations pour parler de paix et de développement. il a énuméré un certain nombre d’événements douloureux qui ont endeuillé le Cercle. Il a, également, évoqué les actions menées par les projets de développement, à travers plusieurs réalisations : construction de deux Centres de santé communautaire (CSCOM), des points d’eau, des appuis aux associations, maraîchage, embouche, équipements, services sociaux de base etc. M. Konaté a, également, évoqué un certain nombre de problèmes dont le manque d’équipements, de matériel roulant, l’insuffisance de personnel dans tous les services sociaux de base. Le Préfet a parlé des 50 nouveaux logements sociaux qui peinent à trouver des locataires. Seule une dizaine de candidatures a été enregistrée, à ce jour, malgré les actions de sensibilisation de la Commission. Le préfet pense qu’on devrait attribuer à ces candidats les logements afin qu’ils soient protégés contre le vol des matériels des logements. Sur le plan sécuritaire, il a dit que plusieurs conférences et foras, tenus à Goundam, ont fortement contribué à résoudre les problèmes sociaux. Des comités de vigilance dans les quartiers traquent les jeunes qui consomment des stupéfiants. Il a fait état, aussi, des rapports cordiaux entre les Forces armées malienens (FAMa) et les forces partenaires à Goundam. Des actions de sensibilisation sont en cours pour une solution pacifique aux problèmes de Tilemsi et d’Échelle. Et, enfin, le préfet Konaté a fait le point de la révision des listes électorales qui se poursuit, conformément, au chronogramme prévu. “Les Commissions sont sur place, l’affluence des électeurs est très timide”, a dit le prefet. Le gouverneur Koina Ag Ahmedou, s’est tout, d’abord, réjouit de la chaleur de l’accueil traditionnel des populations de Goundam. Il a apprécié les efforts entrepris par les autorités pour la restauration de la paix et la sécurité dans le cercle. Ce qui fait de Goundam une source d’inspiration pour la Région de Tombouctou. Il s’est appesanti sur le retour d’une accalmie sécuritaire dans la région. Il a trouvé que cette accalmie retrouvée contre le grand banditisme résulte d’une logique entreprise depuis 2017 avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), en collaboration avec les FAMa. Il s’agit de rétablir les conditions normales de la circulation des personnes et de leurs biens qui a failli être entamé par les bandits. Le gouverneur de la Région de Tombouctou a invité, tour à tour, les directeurs régionaux, qui l’ont accompagné dans cette tournée, à faire le point, en ce qui concerne leur service, sur le fonctionnement et les activités menées, les problèmes et les perspectives. Des questions posées et un débats très passionné sur tous les problèmes sociaux et sécuritaires ont alimenté la rencontre. A tous les problèmes abordés, le gouverneur Koina a apporter des réponse. Il a remercié le préfet pour son engagement dans la quête de la paix, la cohésion sociale et le Quand développement du Cercle de Goundam. Quant aux doléances, notamment, le retard du paiement de fonctionnaires de la collectivité de la Région de Tombouctou, le paiement des frais de surveillance du Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2019 et les déplacements, le problème de radiographie et de salle oxygénée, les autorités s’engagent à leur rechercher des solutions idoines. AAT/MD (AMAP)

Des individus armés dans la ville de Diré jeudi nuit

Diré, 15 novembre (AMAP) Quatre hommes armés non identifiés ont fait irruption dans la ville de Diré (Nord) jeudi soir, aux environs de 21h45 et se sont dirigés, directement, vers la Maison d’arrêt où ils ont tiré des rafales en l’air. Les assaillants se sont, ensuite, introduits dans l’enceinte, en forçant le portail pour libérer tous les détenus et ont incendié deux motos, à la porte d’entrée de l’établissement pénitencier. On signale que les gardiens de prison sont portés depuis les premières rafales. Ensuite, les mêmes individus se sont ont pris la direction du commissariat de police que tous les policiers ont déserté. Les agresseurs ont tiré sur les murs et saccagé les voitures des policiers, puis ont incendié une moto. Quelques temps après, quand le contingent militaire de Goundam est arrivé, il a  trouvé que les hommes armés étaient déjà repartis pour une destination inconnue. Le lendemain, le gouverneur de la Région de Tombouctou, Koina Ag Ahmadou est arrivé à Diré, à la tête d’une forte délégation pour constater les lieux. Puis, après, il a rencontré les chefs de services pour discuter avec eux de tous les évènements, récemment, survenus dans le cercle. Il a rassuré les populations, leur faisant comprendre que toutes les dispositions seront prises pour leur sécurité. CM/MD (AMAP)

Un symposium, à Bamako, sur les réformes politiques et institutionnelles

Bamako, 15 novembre (AMAP) Le ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam a présidé, jeudi, à Bamako, l’ouverture des travaux de la 1ère édition du symposium national sur les réformes politiques et institutionnelles au Mali, devant le représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Saidou Kane. De ceux des partis politiques, de la Société civile ainsi que des légitimités traditionnelles et religieuses, a constaté l’AMAP. Durant trois jours, d’éminentes personnalités des Institutions de la République, de l’administration publique, de la classe politique, de la société civile, de l’université, de la presse et des mouvements signataires de l’Accord vont échanger sur les défis, enjeux et perspectives des réformes politiques et institutionnelles en cours au Mali. A l’ouverture des travaux, les différents intervenants ont attiré l’attention sur la nécessité de ces réformes au Mali. « La Constitution malienne considérée comme l’une des plus stables du monde a fait ressortir des points d’usure et de faiblesse. Après un quart de siècle d’usage, celle-ci éprouve le besoin d’un toilettage profond », a indiqué le représentant du maire de la Commune IV. Selon Abdallah Yattara, les réformes politiques et institutionnelles sont plus que nécessaires à l’heure actuelle, au Mali, afin de garantir une meilleure continuité de l’Etat et de corriger les dysfonctionnements qui menacent, au quotidien, sa stabilité et le mieux-être de sa population. Il faut noter que cette rencontre intervient à un moment crucial de la vie de la Nation marquée par la volonté du président de la République d’apporter des changements au niveau des institutions et dans la conduite des affaires publiques. Selon le ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam, l’initiative du symposium s’inscrit dans le cadre de la recherche de solutions à la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali, depuis 2012, avec la récurrence de conflits, de violations graves des droits de l’Homme, la persistance de comportements freinant le développement d’une culture démocratique et la désaffection du citoyen à l’égard du fait démocratique. Pour M. Thiam, le succès des initiatives de réformes reste tributaire de la volonté politique, de l’appropriation nationale, de l’implication de toutes les parties prenantes. En outre, le ministre Thiam s’est dit convaincu que cet espace inédit permettra de mieux préparer les forces sociales et politiques pour les assises du Dialogue national inclusif. A ce propos, il dira que le dialogue et le consensus sont les gages de la pérennité et de l’efficacité des réformes politiques et institutionnelles. « A cet égard, a indiqué le ministre, s’inscrivent les immenses efforts du gouvernement afin d’amener tous les protagonistes à s’engager dans les processus de réformes indispensables au relèvement de notre pays ». « Je puis vous rassurer que les recommandations qui seront issues de vos travaux feront l’objet d’une attention particulière de la part du gouvernement, sous la conduite éclairée du Premier ministre », a-t-il promis. BD/MD (AMAP)

Ségou : les déplacés internes ont des besoins, de plus en plus, croissants

Reportage de Mamadou Sy Ségou, 15 novembre (AMAP) La Région de Ségou ne cesse d’accueillir un nombre croissant de personnes déplacées. Ces personnes qui ont quitté leurs contrées, à cause de l’insécurité, sont confrontées, malgré la solidarité agissante, à des difficultés du quotidien en termes d’alimentation et de scolarisation des enfants. A l’origine de ces mouvements de populations, la peur des représailles et la dégradation de la situation sécuritaire caractérisée par des attaques fréquentes de groupes terroristes. Les milliers de personnes, déplacées internes, sont venues, pour la , des Cercles de Bankass, Bandiagara, Djenné, Ténenkou, Macina et Niono (Régions de Mopti et Ségou). Certaines vivent dans les familles d’accueil ou dans les maisons louées et sur des sites provisoires. Grâce aux efforts conjugués, la distribution de vivres et non vivres, les déplacés se sentent réconfortés. Cependant, plusieurs défis restent à relever en matière de logement, d’habitation, de santé, de nutrition, etc. Vendredi, nous sommes sur la route menant à Zogofina, une Commune rurale jouxtant la capitale des Balanzans. La voie est bordée d’arbres et de champs de mil, de maïs, d’arachide, etc. Dans le dédale des ruelles de Zogofina, des poulets picorent librement tandis que les vaches broutent de l’herbe aux alentours. Mamadou Djanda fait partie de milliers de personnes déplacées internes en provenance de Diallassagou, une commune du Cercle de Bankass, dans la Région de Mopti. Il a trouvé refuge à Zogofina. Assis sur une natte sous un grand caïlcédrat, drapé dans un boubou noir, il explique que la situation sur place, le tourmentait à tel point qu’il avait peur pour sa vie et celles des siens. Après quelque temps de réflexion, il a pris son courage à deux mains et la décision douloureuse de quitter son terroir et effectuer un saut dans l’inconnu. Après plusieurs jours de voyage en transport en commun, il est arrivé à Ségou les mains vides. Aujourd’hui, c’est un sentiment de réconfort et une joie de vivre qui animent l’homme. Depuis son arrivée, lui et d’autres déplacés ont bénéficié de la générosité de la population, des autorités et des organisations humanitaires. Les dons ont vite afflué. Mais passé les premiers moments, les appuis commencent à se faire rares. «Malgré les multiples dons, nous sommes toujours dans le besoin. Des vivres et non vivres supplémentaires nous serons d’un grand soutien», plaide-t-il. Nemoutou Traoré, une déplacée, vit à Ségou depuis, exactement, 5 mois. Elle indique que les jeunes ont rejoint la capitale, Bamako, pour chercher du travail. Ils ne voulaient pas continuer à dépendre de l’assistance des autres. Ils ont à cœur de gagner de quoi subvenir aux besoins de la famille. Notre interlocutrice explique que le déplacement forcé a engendré la non scolarisation des enfants. Nombreux sont les mômes de familles déplacées, en âge d’être scolarisés, qui ne fréquentent plus l’école et n’ont aucune occupation éducative dans les communautés d’accueil, malgré la présence d’écoles fonctionnelles. Les enfants essayent, tant bien que mal, de s’adapter à leur nouvel environnement et sont, constamment, auprès de leur mère, pour les aider dans les tâches ménagères. «Ici, ça va, nous sommes réconfortés et nous nous sentons mieux et, surtout, en sécurité», confie-t-elle. Son souhait est que la paix règne partout. Drissa Traoré, habitant de la Commune de Zogofina, héberge, actuellement, des centaines de déplacés par solidarité. Sa concession est grouillante de monde. Des femmes s’affairent dans la cuisine. D’autres pilent le mil à un rythme cadencé. Plus loin, les enfants papotent. Drissa Traoré explique que la plupart des déplacés internes vivant dans la commune, viennent de Diallassagou. Après leur avoir donné le gîte, il leur a prêté un champ pour qu’ils cultivent le niébé. Malheureusement, la récolte n’a pas été bonne à cause du manque de matériels agricoles. Malgré leur nombre pléthorique, il parvient à nourrir les familles déplacées. Drissa Traoré ajoutera que les habitants de Zogofina, les autorités locales et bien d’autres personnes de bonne volonté, ont fait montre d’une grande solidarité en apportant des vivres et non vivres aux personnes déplacées de Mopti.  Au service local du développement social et de l’économie solidaire de Ségou, la journée n’est pas de tout repos, souvent. Les déplacés n’arrêtent pas d’appeler pour s’enquérir de la disponibilité de vivres et non vivres. Selon Modibo Naco, chargé d’action humanitaire au sein de la structure, Ségou accueille 24.370 déplacés au niveau régional et 5.520 au niveau cercle. Les déplacés sont toujours dans le besoin. « La dernière distribution de vivres date de plus de deux mois », signale M. Naco.  Les sites d’accueil se situent à Bougouni, Angoulême, M’Peba, Sébougou, Pélengana, Zogofina, Sirakoro… Les sites de Zogofina et Pélengana accueillent le plus grand nombre de personnes déplacées. Le premier site abrite 237 personnes et le deuxième 653 personnes. Spécifiquement, ces deux communes rurales ont reçu un important lot de vivres et non vivres et une somme de 40.000 Fcfa par ménage offerte, gracieusement, par l’ONG Islamic Relief Mali. La chaîne de solidarité comporte une large gamme de donateurs : Qatar Charity, la Coordination des affaires humanitaires des Nations unies au Mali (OCHA) et le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM). Les appuis de ces structures viennent en appoint à ceux de l’Etat. Mais l’aide est toujours insuffisante. Comme solution au problème, Modibo Naco propose d’aider les déplacés à se lancer dans des activités génératrices de revenus. Ce qui leur permettra de mieux se prendre en charge. MS/MD (AMAP)

Conflits armés et terroriste : le barreau pénal international entend mettre fin à l’impunité

Bamako, 15 novembre (AMAP) Le 1er congrès du Barreau pénal international (BPI), qui tient au Mali, du 14 au 16 novembre, a été ouvert, jeudi,  par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Pour la première fois, le BPI tient son congrès en Afrique et dans un pays, le Mali, qui, depuis 2012, connaît une crise multidimensionnelle ayant entrainé des crimes et assassinats de masse. A peine rentré de Paris où il a pris part à la 2è édition du Forum de Paris sur la paix et à la 40è session de la Conférence générale de l’Unesco, , la cérémonie d’ouverture du  C’était en présence du Premier ministre Boubou Cissé, des membres du gouvernement, des Gardes de Sceaux des pays africains et des représentants des barreaux venus du monde. Ce congrès sur le thème: «l’Afrique, nouveaux défis pour la justice pénale internationale et le Barreau pénal international»., « marque de façon significative le fonctionnement futur de la justice pénale internationale », a indiqué le  1er vice-président du BPI, Me Abouba Ali Maïga. Il a rappelé que la décision nouveau comité exécutif du BPI d’organiser son congrès suivant en Afrique et let de le tenir au Mali a été prise, lors de son congrès de mars 2019, à Bruxelles. D’après Me Maïga, le choix du Mali n’est pas le fruit du hasard, car il est, depuis  des années, un endroit où se jouent toutes les  problématiques de la justice pénale internationale mais reste encore debout. Le 1er vice-président du BPI pense que « rares sont les pays qui résisteraient à une crise de l’ampleur de celle que le Mali connaît, depuis 2012, avec des crimes de masse, des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et en toute impunité ». Toutes choses qui interpellent les acteurs de la justice pénale internationale. Pour l’efficacité attendue, Me Abouba Ali Maïga a déclaré que le BPI entend mettre en œuvre un programme ambitieux en direction des Etats signataires du traité de Rome, des puissances candidates au retrait du statut de Rome, des Nations unies et des sociétés civiles. CONFLITS ARMÉS ET TERRORISME – Pour sa part, le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Alassane Sangaré, a dit que, le choix du Mali par le BPI, 17 ans après sa création, pour abriter ce congrès est la résultante d’un certain nombre de faisceaux concordants. « Il s’agit, selon lui, de la reconnaissance envers le peuple malien à travers son  barreau qui a été de tous les combats chaque fois qu’il s’est agi de la défense des droits de l’Homme ». Pour Me Sangaré, le thème de ce congrès se justifie, car plusieurs pays africains, dont le nôtre, font face à des conflits armés et au terrorisme. « Et cette situation fait d’eux des terreaux favorables à la commission des plus graves crimes contre les populations, infractions pour lesquelles, la plupart des auteurs restent impunis ». De son côté, le président du BPI, Pr Dragos Chilea, a remercié le chef de l’Etat malien, pour son implication personnelle dans la tenue de cette activité. Il a paraphrasé la devise du Mali, en disant que, pour la tenue de ce congrès, il y a tout un peuple autour d’eux. Aussi, y a-t-il il un but qui est la lutte contre l’impunité, l’éradication par la loi pénale internationale de tous les crimes abominables sur la base d’une foi en la justice internationale. Pr Dragos Chilea a annoncé la nomination du président Keita comme président d’honneur du BPI pour l’Afrique, avant de lui donner sa carte de membre. Il a, aussi, annoncé la signature d’une Convention de Bamako avec tous les bâtonniers présents à ce congrès et d’une Déclaration de Bamako pour la justice pénale internationale. En plus, le Pr Chilea  a dit qu’un bureau Afrique du Barreau pénal international va être ouvert au Mali pour permettre aux victimes de crimes de déposer leurs plaintes pour qu’elles soient plus, facilement, remontées vers la Cour pénale internationale (CPI).  La Procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a salué la grande hospitalité malienne, soulignant que la tenue de cette activité à Bamako est le signe de l’attachement du Mali à la justice pénale internationale, à la lutte contre l’impunité et les crimes graves qui portent atteinte à l’ordre public international. Elle a rappelé que le Mali a été parmi les premiers signataires du statut de Rome. Intervenant au nom du président de la CPI, la juge Reine Alapini-Gansou abondera dans le même sens. Selon elle, la CPI n’aurait pu naître dans un monde idyllique où la liberté des uns s’arrêtait là où celle des autres commençait. Aussi, elle  n’aurait jamais vu le jour dans un monde où la liberté d’aller et de venir, de prendre part à la vie politique publique, les droits des populations à des élections libres et transparentes, de vivre sont de mise. PAYS D’AMITIÉ ET D’HONNEUR – La représentante du chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, M’baranga Gasarabwe, a souligné que le monde a fait d’énormes progrès dans la mise en œuvre d’un système de justice pénale internationale avec la CPI, comme pièce maîtresse. Cependant, elle dira que les avancées ont été accompagnées de revers importants et de critiques. D’après elle, la force de la Cour et du système pénal international dépend du soutien qu’ils reçoivent des praticiens de la justice pénale internationale. Dans son intervention, le chef de l’Etat malien a exprimé toute l’estime qu’il a pour la profession des hommes et femmes qui portent la robe noire, rappelant que le Mali est un pays d’amitié et d’honneur. Ibrahim Boubacar Keïta a déclaré que la tenue de ce congrès était un grand honneur pour le Mali. « Voir des gens venir au Mali par les temps qui courent est un acte de foi », a dit président Keïta, ajoutant : «cela, nous le devons à tout ce que nous sommes, nous avons été et que nous devons tâcher de rester encore…C’est pourquoi, je dis toujours que nous n’avons