Coopération Mali-Japon : Plus de 3 milliards de fcfa pour la justice et la sécurité alimentaire

Bamako, 14 novembre (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé et l’ambassadeur du Japon au Mali, Daisuke Kuroki, ont signé, mardi, des échanges de notes relatives aux programmes «Développement économique et social» et «Assistance alimentaire ». La cérémonie, qui a eu lieu dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a enregistré la présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly, et du Commissaire à la sécurité alimentaire, Kassoum Denon. D’un montant global de plus de troismilliards de Fcfa, ces programmes s’inscrivent dans le cadre de la coopération financière non-remboursable du Japon. Selon l’ambassadeur du Japon au Mali, dans le programme « Développement économique et social», il est prévu que ce financement soit utilisé pour l’acquisition d’équipements pour le ministère de la Justice, tels que des véhicules, des motos, des ambulances médicalisées, des radios VHF, des matériels médicaux, des instruments de sécurisation, des systèmes caméra-surveillance… Ces équipements sont, précisément, destinés à la direction nationale de l’administration pénitentiaire et l’éducation surveillée, à certaines directions régionales de l’administration pénitentiaire. « Cet appui en équipements, a expliqué Daisuke Kuroki, permettra d’assurer le bon fonctionnement de ces structures et apportera la bonne gouvernance à travers l’humanisation des conditions de détention et la formation professionnelle des personnes incarcérées ». « Il permettra. également, de renforcer les capacités opérationnelles du personnel en améliorant la sécurité et la sureté des établissements », a ajouté le diplomate japonais. Quant au programme « Assistance alimentaire », Daisuke Kuroki a dit qu’il permet de fournir au Mali du riz qui sera vendu sur le marché local à un prix accessible aux populations qui souffrent de l’instabilité et de la hausse des prix des denrées alimentaires. « Le fonds issu de cette vente appelé «fonds de contrepartie» est destiné à financer divers projets de développement socio-économique planifiés par les autorités du Mali » a expliqué M. Kuroki . De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a trouvé pertinent, juste et d’avenir le projet « Développement économique et social ». « Nous sommes heureux de constater que le Japon accompagne la marche imprimée à la Justice de notre pays en cette période particulière », s’est-il réjoui. Il a rappelé les progrès accomplis par la justice depuis la mise en place du gouvernement, après la signature de l’Accord politique de gouvernance. Pour cela, le ministre Dramé a félicité les acteurs de la justice, avec à leur tête le Garde des Sceaux, et les a encouragé « à continuer dans ce sens ». « Nous sommes dans une phase de relèvement et de redressement de notre pays, de conjugaison de nos efforts, tous ensemble, pour que le Mali reste debout malgré l’adversité », a invité le chef de la diplomatie malienne. En outre, Tiébilé Dramé a indiqué que la gouvernance d’un pays se voit aussi à la façon dont il traite ceux qui sont momentanément passés par la «case prison », soulignant que l’humanisation des centres de détention est une des préoccupations majeures du gouvernement. Rappelant les conséquences fâcheuses de cette « guerre imposée» qui a déstabilisé l’économie rurale, le ministre  fonde l’espoir que le programme « Assistance alimentaire » contribuera à réduire la faim au Mali. BD/MD (AMAP)

Laboratoire de biologie moléculaire appliquée : Le satisfecit du ministre Famanta

Par Yaya DIAKITE Bamako, 14 novembre (AMAP)  Qu’est-ce qu’il y a à voir au Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA), situé sur la colline de Badalabougou ? Presque tout est-on tenté de répondre, tant les compétences qui officient dans ce temple de la recherche font la preuve par les résultats, les protocoles de recherche solides et la réputation de l’établissement qui va au-delà de nos frontières. En tout cas, le ministre de l’Enseignement supérieuretde la Recherche scientifique, Pr Mahamadou Famanta, a pu le constater en visitant, jeudi dernier, le LBMA. Les visiteurs ont été accueillis par directeur du LBMA, Pr Ousmane Koita, et son staff technique. Le LBMA est un centre international d’excellence pour la formation et la recherche en santé et agriculture. Créé, depuis 2000, l’établissement de recherche intervient principalement dans le domaine de la formation des étudiants en master, doctorat en sciences biologiques et agronomiques, mais, aussi, en doctorat en pharmacie et médecine. Le LBMA œuvre aussi dans la recherche pour lutter contre les pathologies humaines (paludisme, VIH, tuberculose, arboviroses), et en biotechnologie pour amélioration de la production végétale et animale. Il apporte, également, un plus dans le renforcement des capacités du Mali pour le suivi et l’évaluation des projets de développement international en santé et agriculture. Les salles de virologie, de culture cellulaire, de bioclinique, génomique, biotechnique, les unités de zoonose et de parasitologie, sont dotées d’équipements de pointe et des commodités pour permettre aux chercheurs de travailler sur des protocoles scientifiques. Le ministre a indiqué être venu s’enquérir du fonctionnement du laboratoire mais, aussi, encourager pour les résultats obtenus. Il s’agissait pour lui, de toucher du doigt les difficultés de l’établissement et de voir dans quelle mesure la tutelle peut accompagner efficacement. Il a apprécié tout ce qui se fait sur le plan de la méthodologie de recherche, et rappelé que le LBMA travaille, aussi, sur les moustiques qui  transmettent le paludisme. « Cette endémie reste une importante cause de mortalité dans notre pays », a-t-il relevé avant d’encourager le laboratoire à travailler à la prévention contre ce fléau. Pour Mahamadou Famanta, le LBMA s’emploie, également, à identifier des Organismes génétiquement modifiés (OGM). « Les chercheurs ont les équipements, les approches méthodologiques pour le déterminer », a souligné le ministre Famanta C’est un laboratoire de référence qui a noué des partenariats avec des organismes européens et américains. « Nous utilisons beaucoup de pesticides, d’insecticides et d’herbicides qui peuvent nuire à l’homme. Le laboratoire,  en collaboration avec les structures de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), essaie d’identifier les risques pour la santé humaine », a expliqué le ministre.  Il a félicité le personnel du LBMA pour ces réalisations. Ousmane Koita s’est réjoui de la visite. L’éminent chercheur a apprécié les encouragements du ministre. YD/MD (AMAP)

Circulation alternée : Nette amélioration de la mobilité urbaine

Par Amadou B. MAÏGA et Babba B. COULIBALY Bamako, 14 novembre (AMAP) La mesure de circulation alternée est appliquée du lundi au vendredi sur cinq grandes artères de la capitale malienne, Bamako. Mobilisant plus de 600 agents, elle est mise en œuvre le matin, de 7 heures à 9 heures et, le soir, de 16 heures à 19 heures. Si elle est saluée par le gros des usagers, certains estiment qu’elle crée de nouveaux problèmes. Le 19 août dernier, face à l’ampleur des embouteillages dans le District de Bamako, le ministère des Transports et de la Mobilité urbaine a décidé de mettre en application cette mesure relative à la circulation alternée pour une durée de un an. En effet, aux heures de pointe et même en dehors de ces heures,  se déplacer dans la capitale malienne est devenu un véritable calvaire pour les usagers de la route. C’est, donc, pour faciliter la circulation que la mesure a été initiée. Deux mois après l’entrée en vigueur de cette mesure, les avis des usagers sont mitigés sur les effets de la mesure. La circulation alternée, par définition, est uneinterdiction de circuler dans un sens donné pour une durée limitée de quelques minutes à plusieurs heures. L’usage de la voie se fait alors à sens unique, avec alternance du sens. Cette circulation peut être pratiquée sur des ponts à voie unique, des portions de voies en travaux ou étroites, des voies bidirectionnelles, des autoroutes et des ponts. Le conseiller technique au ministère des Transports et de la Mobilité urbaine, Ousmane Bah Maiga, a expliqué que c’est en raison des embouteillages monstres auxquels font face les Bamakois, aux heures de pointe, que la mesure a été initiée. « Matin et soir, les usagers empruntent les mêmes voies à l’aller et au retour. Même en pleine journée, les embouteillages sont monnaie courante. La conséquence, ce sont les pertes de temps, de carburant et autres. L’objectif recherché, c’est de rendre beaucoup plus fluide la circulation urbaine aux heures de pointe, c’est-à-dire aux heures de mouvement massif des usagers. Dans un premier temps, c’est seulement Bamako qui est concerné», a-t-il précisé. La mesure en cours est appliquée du lundi au vendredi sur cinq grandes artères de la capitale à savoir : l’Avenue Al-Qoods, sur la route de Koulikoro, de l’OUA, de la CEDEAO, Cheick Zayed et Martin Luther King. « Dans le cadre de sa mise enœuvre, 133 panneaux de signalisation ont été mis à la disposition de la Compagnie de la circulation routière (CCR) », indique le ministère de la Mobilité urbaine. En outre, la circulation alternée n’est pas appliquée le week-end. Le représentant du département a, aussi, fait savoir que 10 jours après le lancement, c’est-à-dire le 29 août,une première évaluation a été faite. « Il est ressorti de cette étude, un taux de satisfaction de 95%. C’est-à-dire que 95% des usagers ont affirmé que la circulation alternée a facilité leur déplacement rapide en toute sécurité et permis un gain de carburant», a-t-il expliqué. Une seconde évaluation a, également, été réalisée un mois après la première. Résultat : 90% ont adhéré à la mesure. Selon notre interlocuteur, la baisse de 5% s’explique par la dégradation des voies et l’occupation de celles du retour par les petits commerçants. « Ce qui rend ces voies de retour encore plus petites », ajoute t-il. DES PROBLÈMES – Lundi 28 octobre, sur l’Avenue Martin Luther King, aux environs de 7 heures du matin, une marée de véhicules a pris d’assaut la route. Le spectacle est ahurissant : automobilistes, motocyclistes et Sotrama, chacun  cherche à se frayer un passage. Des klaxons, cris et injures fusent de partout. Vieux, jeunes, femmes et hommes se lancent des noms d’oiseau. Au milieu de ce spectacle stressant, des mendiantes ciblant les belles voitures essayent de grappiller quelques pièces. M. Tounkara, un habitant de Lafiabougou, en Commune IV du District, estime que la circulation alternée n’a pas encore apporté le changement attendu. « Si la nouvelle mesure résout le problème à certains niveaux, elle en crée d’autres en retour. Quand on dépasse le Centre islamique, on se retrouve dans un véritable capharnaüm. Les automobilistes essaient d’échapper au bouchon et prennent les rues, créant des tensions inutiles avec les riverains », a estimé M. Tounkara. « La circulation alternée a, juste, déplacé le problème et quand un problème est déplacé, cela signifie qu’il existe toujours. Si les voies concernées par la mesure sont fluides, de nouvelles difficultés sont créées ailleurs, raison pour laquelle, il faut revoir le système, particulièrement, à cause des désagréments causés dans les rues adjacentes et sur d’autres voies », a-t-il argumenté. A l’intersection, au bas de l’échangeur du pont Fahd, une dizaine de policiers régulent la circulation. Là, les usagers venant du côté du marché de Torokorobougou pour monter sur le 2è pont sont stoppés, permettant à ceux qui descendent le pont de passer. Notre équipe profite de cet arrêt pour interroger un automobiliste. Ce dernier trouve que la circulation alternée est une bonne chose car, auparavant, il perdait 30 à 40 minutes entre son domicile et son lieu de travail.  Présentement, il en perd moins et, « par conséquent, moins de carburant », se réjouit-il. Un motocycliste abonde dans le même sens. Quant au policier que nous avons  interrogé, il affirme que la mesure est à saluer parce qu’elle permet,  véritablement, de résoudre le problème des embrouillages monstres. «Maintenant, les usagers circulent très rapidement », souligne-t-il. Un automobiliste s’invite au débat et soutient que la décision a plutôt aggravé la situation. « Elle a été mal pensée », a-t-il lancé.  DE NOUVEAUX PROJETS – Sur l’Avenue de l’OUA, la même affluence. Le trafic est intense. Zoumana, un chauffeur de Sotrama, pense que la disposition n’arrange pas les Sotrama, car transformer une route de deux voies en sens unique perturbe la mobilité des Sotrama  sur les voies concernées par la mesure. Bakary, un taximan, partage le même  avis. Pourtant, Ousmane Bah Maiga fait savoir qu’avant la décision, le ministère des Transports et de la Mobilité urbaine a mis en place un comité regroupant tous les acteurs de la route y compris cinq

Retour au pays des jeunes maliens détenus en Guinée : Les éclaircissements du Haut conseil des Maliens de l’extérieur

Bamako, 14 novembre (AMAP) Le président du Haut conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), Habib Sylla, était, mercredi, devant la presse pour rendre compte de la mission qui a permis de ramener au Mali 460 jeunes Maliens de la Guinée, suite à leur emprisonnement par les autorités de ce pays dans  l’affaire dite «QNET». Il ressort des explications du président du président du HCME que, du 1erau 7 novembre dernier, une mission d’assistance du ministère des Maliens de l’Extérieur s’est rendue en Guinée, dans le but de porter assistance du département  à l’ambassade du Mali et au Conseil de base des Maliens de l’extérieur de ce pays. L’objectif de la mission, selon Habib Sylla, était d’obtenir la libération des Maliens détenus dans les prisons guinéennes, suite à ce qu’on peut appeler l’ «affaire QNET». En effet, a fait savoir le conférencier, les membres de la mission ont été informés que QNET est une société qui recrute pour une vente en ligne, selon un système de parrainage qui amène la personne recrutée à payer la somme de 500.000 Fcfa, à signer un contrat et à faire inscrire deux autres personnes, moyennant la même somme chacune. « Après cette étape, a ajouté Habib Sylla, il est promis à la personne recrutée un bonus et un compte activé dans lequel sera versée toutes les semaines la somme de 135.000 Fcfa ». «Comme les gains promis deviennent de plus en plus importants en fonction des personnes inscrites, beaucoup de jeunes, croyant trouver le filon d’or, se sont laissés prendre. Ce sont 460 Maliens, essentiellement des jeunes qui ont été pris dans la nasse», a regretté le président du Haut conseil des Maliens de l’Extérieur. En outre, M. Sylla a dit que les autorités guinéennes n’ont pas toléré le regroupement de personnes inconnues dans des maisons isolées, dans les périphéries de Conakry (la capitale) et dans d’autres localités du pays. «C’est la raison pour laquelle des Maliens ont été interpellés et emprisonnés à la Maison d’arrêt central de Conakry mais aussi à Dubreka, Kankan et Siguiri», a-t-il expliqué, avant de remercier les autorités guinéennes pour la compréhension et la diligence dans le traitement du dossier. Il n’a pas manqué de réitérer ses remerciements au ministère des Maliens de l’Extérieur qui n’a pas ménagé ses efforts pour obtenir la libération des détenus. Pour Habib Sylla, dans « l’affaire QNET », des investigations doivent être menées pour retrouver les auteurs des extorsions de fonds afin qu’ils subissent la rigueur de la loi. Le HCME, selon son président, demande au gouvernement plus de vigilance et le démantèlement de tous les réseaux dont les activités, créées à des fins d’exploitation et de spoliation, poussent les jeunes à l’exode. BD/MD (AMAP)

Mali-Cuba : L’ambassadeur cubain fait ses adieux au chef du gouvernement

Bamako, 14 novembre (AMAP) L’ambassadeur de Cuba, Roberto Blanco Dominguez, en fin de mission,  a été reçu, mercredi,  en audience par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, à qui il était venu faire ses adieux, après avoir passé une année au Mali, a constaté l’AMAP Instant émouvant et d’échanges utiles sur les liens entre les deux Etats, Cuba et le Mali, qui entretiennent une collaboration étroite dans des domaines aussi divers que l’éducation, les sports, l’agriculture et le tourisme. Durant son séjour, le diplomate cubain s’est employé à consolider ces liens de coopération et d’amitié qu’il souhaite encore plus larges et mutuellement avantageux. À sa sortie d’audience, Roberto Blanco Dominguez s’est réjoui de la qualité de l’entretien qu’il a eu avec le chef du gouvernement. « On a fait un petit tour d’horizon des relations historiques entre Cuba et le Mali », a confié le diplomate, soulignant la solidité de ces relations qui ont commencé dans les années 60. En effet, les premiers contacts entre les deux pays ont été établis par le père de l’indépendance du Mali, Modibo Keïta et Fidel Castro. Ces liens de coopération, a-t-il magnifié, sont « restés pendant des années, durant lesquelles on a eu de très bons moments». Le diplomate a rappelé la « modeste contribution » apportée par son pays au Mali dans les domaines de la santé et du sport. M. Dominguez n’est pas indifférent à la situation difficile que traverse actuellement le peuple malien. Ainsi, a-t-il formulé des vœux de bonheur et de prospérité pour « ce vaillant peuple qui mérite de vivre en paix ». « Au moment de l’indépendance, se souvient-il, le Mali était l’un des pays les plus avancés de la région, du point de vue culturel, éducatif et de l’unité nationale. Le diplomate cubain quitte le Mali avec la certitude que les Maliens sauront surmonter les difficultés. Il a souhaité que le Premier ministre Dr Boubou Cissé effectue une visite au Cuba. ID/MD (AMAP)

Visite technique des véhicules : Un seul centre ne fait pas l’affaire à Bamako

Bamako, 14 novembre (AMAP) La visite technique annuelle des voitures est une obligation pour tous les automobilistes. Elle permet de détecter les problèmes techniques sur la voitureafin d’éviter pas mal de problèmes sur la route. Pour un automobiliste, le défaut de visite technique sur le véhicule est une violation de cette obligation qui est sanctionnée, pouvant aller jusqu’à l’immobilisation de la voiture, car l’absence de la visite technique est considérée comme un danger pour la vie du conducteur et celle des autres usagers de la route. Au Mali, c’est une seule société qui a le monopole de cette opération. Il s’agit de «Mali Technic System». A Bamako, cette société n’a qu’un seul centre situé à Sogoniko sur l’Avenue de l’OUA. Mais compte tenu du nombre de véhicules en circulation à Bamako, la visite technique se révèle être un parcours du combattants pour de nombreux automobilistes. Certains peuvent, souvent, passer toute une journée dans de longues files pour espérer avoir le précieux sésame de «Mali Technic System». La visite technique coûte 7500 Fcfa sur lesquels, 5000 Fcfa vont dans les caisses de la société et 2500 Fcfa reviennent à l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER).Adama Sinayoko, promoteur de garage, pense qu’une seule visite technique par an n’est pas une garantie suffisante pour assurer la sécurité routière. Pour lui, un véhicule doit être soumis à un contrôle technique tous les six mois, particulièrement pour les véhicules de transport. Par ailleurs, notre interlocuteur déplore qu’au Mali, les automobilistes ne respectent pas les conditions de la visite technique. D’après lui, certains louent sur place des outils et accessoires pour effectuer la visite technique. Il s’agit, notamment, des extincteurs, des triangles, des clignotants. Selon un autre garagiste, « la solution est qu’après la visite technique, les véhicules soient soumis à une contre-visite effectuée par une autre société ». Bakary Bakayoko, un autre automobiliste, estime qu’en plus de patienter dans la file de véhicules, les usagers sont, souvent, obligés de soudoyer les gens dn charge de l’opération, en leur donnant un billet de 2000 ou 2500 Fcfa pour obtenir le précieux document ». Comme lui, beaucoup d’automobilistes pensent qu’à «Mali Technic System, même pour 1000 Fcfa, les techniciens ferment les yeux sur les défaillances qu’ils observent sur des véhicules». Ce qui serait à l’origine de nombreux accidents dans la circulation. C’est pourquoi, des voix s’élèvent, aujourd’hui, pour demander de mettre fin au monopole dans le cadre de cette opération qui concerne des milliers de véhicules par an. PROMESSE NON TENUE – En 2014, les députés de la Commission des travaux publics, de l’habitat et des transports de l’Assemblée nationale avaient effectué une visite inopinée à Mali Technic System. Lors de cette sortie sur le terrain, les élus de la nation avaient demandé aux responsables de la société de tout faire pour mettre fin aux longues files d’attente des usagers, lors de la visite technique des véhicules. A défaut de quoi, ils allaient saisir le ministre en charge des Transports de l’époque sur la question. La direction de la société, qui avait pris cette menace très au sérieux, a invité les journalistes pour une conférence de presse en février 2015, au cours de laquelle elle a annoncé l’ouverture d’un autre point de visite technique des véhicules sur la rive gauche de Bamako, afin d’assurer la fluidité de cette opération. Lors de cette conférence de presse, la gérante adjointe de la société, Mme Touré Adam Diawara, avait indiqué que sa structure n’avait pas de problème. Pour tenter d’étayer ses propos, elle avait dit que sa société enregistre en moyenne, 500 véhicules par jour. « Nous avons 14 centres au Mali dont un à Bamako. Mais c’est dans la capitale que nous avons une moyenne de 517 véhicules par jour. C’est pourquoi, nous avons songé à ouvrir un second centre. Nous avons commandé des matériels modernes pour cela et nous sommes en train de chercher un emplacement idéal pour les installer », avait expliqué Mme Touré Adam Diawara. Mais depuis cette annonce, qui date de plus de quatre ans, rien n’a encore été fait dans ce sens. Afin d’avoir la version des responsables de Mali Technic System sur cette opération et les griefs formulés contre la société, nos nombreuses tentatives de les rencontrer ont été vaines. DD/MD (AMAP)

Communes limitrophes de Bamako : Début des enquêtes foncières

Bamako, 14 novembre (AMAP) Le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Badra Aliou Berthé, a lancé, mardi, les travaux des enquêtes foncières dans des communes ruraleslimitrophes de la capitale malienne, Bamako, a constaté l’AMAP. La cérémonie, organisée à cet effet, en présence de M. Drissa Coulibaly, chef de village de Baguineda-Camp, à 30 km de Bamako, et de plusieurs élus communaux, consacre le déploiement des enquêteurs sur le terrain dans les Communes de Baguinéda, Mountougoula, Kalaban-coro, Mandé, Dogodouman, Moribabougou, N’Gabakoro-droit et de Sangarébougou (Cercle de Kati). « Ces travaux de six mois s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des états généraux du foncier tenus en 2008 et 2009 », a précisé le ministre Berthé. L’enquête foncière cadre, selon lui, avec les actions visant la mise en œuvre du Projet de reforme domaniale et foncière au Mali. Initié en 2016 par le département en charge du foncier, ce projet vise, principalement, à refonder les rapports sociaux, à mettre la terre au service du développement et à appuyer la gouvernance de l’Etat. « Cela, conformément à la volonté affichée du président de la République d’asseoir la paix sociale et d’améliorer le développement économique du Mali, grâce à la sécurisation des droits de propriété et la gestion des outils. Et aussi, grâce à une gestion foncière efficace, transparente et apaisée, en vue de reformer le cadre intentionnel, d’améliorer la connaissance du foncier et du territoire national, de mobiliser les ressources intérieures de l’Etat et appuyer la décentralisation », a souligné le ministre Berthé. En la matière, les enquêtes foncières permettront d’obtenir des informations foncières et urbanistiques fiables sur chaque parcelle bâtie, non bâties, y compris les champs. Il s’agit, entre autres, du statut légal, du type d’occupation, de la vocation, de la location, des litiges et des charges, des images de l’occupation et des informations sur les détenteurs. A terme, la réforme domaniale et foncière aboutira à la mise en place du cadastre. Il s’agit-là d’un outil qui dresse l’état de la propriété foncière sur un territoire communal, en dotant chaque parcelle d’un Numéro d’identification national cadastral (Ninacard). Le cadastre est ainsi composé du plan cadastral associé au registre cadastral contenant les informations foncières et fiscales. PLUS DE 600.000 PARCELLES RECENSEES – En effet, la première phase de cette reforme foncière concerne le district de Bamako avec une superficie estimée à 245 km2et le Cercle de Kati dont la superficie est évaluée à 16.897 km2. « La situation est, particulièrement, critique au niveau de ces deux circonscriptions », a justifié le chef du département des Affaires foncières, précisant que l’opération en cours concerne les communes de Baguinéda, Mountougoula, Kalaban-coro, Mandé, Dogodouman, Moribabougou, N’gabakoro-droit et Sangarébougou pour lesquelles les plans cadastraux ont été élaborés. Le secrétaire permanant de la reforme domaniale au Mali, le colonel Checkinè Dieffaga, a, dans son intervention, rappelé que depuis une année, sa structure est engagée dans un vaste chantier de confection du cadastre dans le district de Bamako et dans les 37 communes du Cercle de Kati. Ainsi, après les enquêtes foncières au niveau de la capitale, les travaux concerneront les huit communes limitrophes, a rappelé le colonel Dieffaga. Selon lui, ils visent à identifier les propriétaires ou les détenteurs de chaque parcelle existante sur le plan cadastral communal. « La commune de Baguinéda compte plus de 85.000 parcelles, a précisé l’officier supérieur, avant d’ajouter qu’au total, plus de 400.000 parcelles ont été recensées dans les huit communes limitrophes, en plus des 211.240 répertoriées dans le district de Bamako. « Ce qui fait plus de 600.000 parcelles recensées dans les alentours et au niveau du district de Bamako », a révélé le secrétaire permanant de la reforme domaniale au Mali. Le ministre avait, auparavant, invité l’ensemble des acteurs, notamment les services techniques, les collectivités territoriales et la population des communes rurales concernées, à fournir toutes les informations foncières nécessaires aux enquêteurs qui seront sur le terrain. « Les populations que nous administrons veilleront au bon déroulement de ces enquêtes », a assuré le maire de la Commune de Baguinéda-Camp. Pour Jean-Marie Dakouo, les enquêtes foncières permettront aux communes environnantes du district de Bamako de disposer d’informations fiables pour une bonne gestion foncière. DB/MD (AMAP)

Journée minières et pétrolières : Des thématiques d’actualité développées par des experts

Bamako, 14 novembre (AMAP) La 8è édition des Journées minières et pétrolières du Mali (JMP), qui a débuté, mardi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), réunit différents acteurs et experts du secteur autour de thématiques d’actualité liées au développement du secteur minier et du pétrole et développées et disséquées par des experts reconnus et réputés, a constaté l’AMAP. A la fin des discussions de chaque édition, les acteurs doivent proposer des pistes de solutions devant permettre de relever les défis de l’exploitation et de la production de l’or dans notre pays. «Finances et investissements dans le secteur minier du Mali» était le thème d’un panel organisé, mercredi, en marge de cette 8èédition des JMP. Les panélistes étaient Me Mohamed Sidiki Sylla, avocat au barreau de Guinée et avocat d’affaires travaillant sur les questions minières, énergétiques et infrastructurelles, Me Nadia Myriam Biouelé, avocate Associée Senior et Django Mady Coulibaly, secrétaire permanent à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-Mali). Me Sylla a indiqué que les JMP constituent une vitrine pour les opérateurs étrangers intéressés à venir investir au Mali. Selon lui, le secteur minier est financé, principalement, sur endettement. «Toutefois, ceux dont vous utilisez l’argent veulent s’assurer que vous avez tous les moyens, toutes les capacités techniques et financières pour pouvoir assurer le remboursement du service de la dette », a insisté le spécialiste. Pour lui, les miniers s’endettent, en général, auprès d’institutions financières (Banques internationales). « Des centaines de millions de dollars sont, parfois, nécessaires à la réalisation des projets », a précise l’avocat au barreau de Conakry. Ainsi, au regard des risques, les prêteurs exigent des miniers une part de participation dans le financement qui est, en général, estimée à 30% du capital d’investissement. Les emprunteurs, eux, apportent les 70 % restants. Me Nadia Myriam Biouelé a, elle, axé son intervention sur le «développement durable par les mines et le pétrole au Mali : une réalité possible». « Le Mali, a-t-elle affirmé, a été classé 3è producteur d’or en 2018 avec une capacité de production estimée à plus de 68 tonnes ». « Eu égard à ce rang de géant aurifère, il importe d’investir dans le secteur minier malien, a avancé l’avocate.  « C’est un business assez rentable, vu les capacités de notre sous sol. C’est, également, une affaire rentable pour ceux qui exportent lorsque toutes les conditions sont réunies», a-t-elle précise. Pour ce faire, Me Biouelé pense qu’il faudrait, au préalable, réunir les conditions nécessaires pour attirer les financements. « En la matière, les investisseurs sont regardants sur le cadre juridique et fiscal plus attractif et adapté », a insisté la conférencière, ajoutant que ce cadre juridique adapté doit être harmonisé. «Le cadre de la fiscalité minière en ce qui concerne les sociétés minières étrangères doit être respectueux des traités bilatéraux d’investissement que le Mali a ratifiés en termes de protection de l’investisseur et en termes de respect de légalité et de traitement», a précisé Me Nadia Myriam Biouelé. Le secrétaire permanent à ITIE-Mali a, pour sa part, rappelé que le Mali est d’un bon élève de l’ITIE. « Le Conseil d’administration de l’ITIE a admis que le Mali a fait des progrès significatifs avec des améliorations substantielles dans la mise en œuvre du processus ITIE », s’est réjoui Django Mady Coulibaly. «Concernant la loi relative aux ressources fiscales à allouer aux communes, cercles et régions, le Mali a fait plus. L’Etat malien a rétrocédé 15,70 milliards de Fcfa aux collectivités de 2012 à 2016 », a précisé M. Coulibaly, avant d’ajouter que cette loi stipule que 60% des patentes doivent revenir aux communes d’accueil, 25% doivent versés à la collectivité cercle et 15% à la collectivité régionale. En outre, le secrétaire permanent à ITIE-Mali a cité des études qui ont dénoncé des cas de corruption constatés dans les pays dont le sous sol est riche en substance minière. A son avis, « cette corruption est due à l’absence de transparence ». AG/MD (AMAP)

Cinéma africain : L’éternelle équation du financement

Bamako, 14 novembre (AMAP) Une centaine de professionnels du cinéma participent à un colloque international de deux jours, sur « La Problématique de financement du cinéma », qui a débuté, mardi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB) et est destiné à permettre de résoudre la lancinante question du financement du 7è art.   Des experts du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry, du Maroc, du Sénégal et du Mali sont présents à cet événement organisé par le ministère malien de la Culture, à travers le Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC) dont lamission est d’appuyer le développement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel au Mali.   Pour l’accès au financement, le colloque doit réfléchir sur le rôle et la place d’un fonds, sa dimension contributive et effective au développement de l’industrie cinématographique. Il vise, aussi, à informer les acteurs sur les mécanismes de levée de fonds sur internet (crowdfunding) et inciter les sociétés commerciales à intervenir dans le financement du cinéma (banques et institutions financières).   Au plan de la gouvernance des fonds destinés au financement du cinéma, cette rencontre est utilepour favoriser l’accès des jeunes réalisateurs au financement.Pour ce qui concerne la promotion et le renforcement des capacités des acteurs du cinéma, le colloque envisage, par exemple, l’appui aux initiatives promotionnelles et de développement de projets de cinéma pour l’émergence et le développement de capacités endogènes de production d’images axées sur la jeunesse.   Il y a, également, le financement de projets initiés par les jeunes et leurs groupements, orientés dans la production de thèmes puisés de nos contes et légendes, leur permettant de mieux s’approprier notre patrimoine culturel.   Ces dispositifs visent à résoudre les difficultés persistantes de financement des activités cinématographiques et audiovisuelles. Il s’agit, aussi, d’offrir aux acteurs du métier un cadre règlementaire et juridique permettant de renforcer leurs capacités de production et de professionnaliser davantage les différentes filières du cinéma et de l’audiovisuel.   Le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, représentant sa collègue de la Culture, à l’ouverture des travaux, a indiqué que le Mali a, très tôt, pris conscience de l’importance du cinéma. Et en a fait un formidable outil d’éducation sociale, culturelle et politique pour marquer sa volonté de promouvoir et de développer une culture malienne millénaire.   « L’adoption, en 2013, du document cadre de la Politique culturelle nationale, a expliqué le ministre Sangaré, en a fait l’un de ses objectifs stratégiques majeurs, en jetant les jalons de l’émergence d’une véritable industrie cinématographique, dynamique et compétitive ».   « Au-delà de cette ardente volonté de promouvoir et de développer le domaine, à travers la création de structures dédiées au cinéma, le secteur reste confronté à la sempiternelle difficulté de mobilisation des ressources », a constaté le ministre.   Pour y remédier, diverses alternatives ont été envisagées au nombre desquelles, la création du Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC) par la loi n° 2017-068 du 18 décembre 2017. Il y a, également, la première dotation de 6 milliards que l’Etat mettra à la disposition du FAIC, une fois créé.   Yaya Sangaré a invité les professionnels du cinéma à agir. « Vous devez, rapidement, cerner l’impérieuse nécessité de trouver les stratégies idoines adaptées et mieux identifier les mécanismes internes de financement innovants et durables pour sauver le cinéma malien et africain ».   « Ce colloque répond à une impérieuse nécessité de concertation et d’action pour sortir la production cinématographique africaine de la léthargie », a estimé, pour sa part, le secrétaire général de l’Union nationale des cinéastes du Mali (UNCM), Salif Traoré.   La rencontre doit inciter d’autres pays de la sous-région, qui n’ont pas encore de fonds d’aide à la cinématographie, à franchir le pas. Et mieux, le secrétaire général de l’UNCM pense que « ces fonds seront des outils de coopération et d’accords cinématographiques ». YD/MD (AMAP)

Des voies de Gao en cours de rénovation

Gao, 14 novembre (AMAP) Les travaux de rénovation des voires de Gao sont en cours, après les engagement, signés le 13 septembre 2019, entre une délégation gouvernementale conduite par le ministre porte-parole, Yaya Sangaré et les membres de la plateforme «Ensemble pour Gao», après des manifestations organisées à Gao, a constaté l’AMAP. Parmi ces engagements figurent la rénovation de la route de l’aéroport jusqu’au centre-ville, d’une longueur de 7 km, et celle de la voie du rond-point du marché de nuit jusqu’à la sortie de la route, allant à Bourem, d’une distance de 2,60 km. A la date d’aujourd’hui, les travaux de la route de l’aéroport au centre-ville sont bien avancés. «Malgré l’incivisme de certains usagers de la route, les travaux de cette voie sont au niveau de revêtement. Avant la rencontre des membres du gouvernement et ceux de la plateforme, nous étions à 39% d’exécution des travaux. Actuellement, nous sommes à 45%. Si tout va bien, le tronçon sera totalement terminé en janvier 2020», explique le coordinateur des travaux du groupement en charge du chantier, Bakary Bah. Il a ajouté que plus de 40 jeunes de la Région de Gao travaillent sur ce chantier. Sur la route, qui part du rondpoint du marché de nuit jusqu’à la sortie de la route menant à Bourem, les travaux sont exécutés à 90%, selon le responsable de l’entreprise contractante, Alassane Touré. A l’en croire, la réception technique de cette route aura lieu avant la fin de cette année 2019. Un promoteur d’auto-école, Moussa Maiga, s’est dit très content de la réhabilitation de la route aéroport-centre-ville. «Cette voie a été construite en 1967. Sa rénovation est une bonne chose car, tous les visiteurs qui viennent par avion l’empruntent pour se rendre au centre-ville. Gao est l’une des premières villes du Mali, elle mérite d’être plus développée», dit-il. Mme Diallo Fatoumata Maiga, secrétaire au gouvernorat de Gao, vient à moto au service. Elle souhaite que l’entreprise termine très vite les travaux de la route de l’aéroport pour le grand bonheur des usagers. Le sous-préfet de M’Beikit Lajoul, Attayoub Ould Mohamed, a renchéri que le développement d’une ville est lié aux infrastructures routières. Il souhaite que la Région de Gao en bénéficie plus. AT/MD (AMAP)