Bougouni : Le Conseil régional de la Jeunesse célèbre la journée internationale de la jeunesse à Sélingué

Bougouni, 7 septembre (AMAP) Le conseil régional de la jeunesse de Bougouni célèbre le12 août, journée internationale de la jeunesse à Sélingué avec la participation effective des 57 présidents des conseils communaux de la jeunesse de la région de Bougouni, a constaté l’AMAP. La Journée Internationale de la Jeunesse le 12 août, a été célébrée dans la région de Bougouni ce samedi 5 septembre 2026, sous  la présidence du gouverneur de la région de Bougouni, le Général de brigade Ousmane Wélé. C’était en présence des autorités administratives et politiques, des forces vives de la région, des forces de défense et de sécurité, des organisations et faitières de la société civile, et plusieurs centaines de jeunes venus des cinquante communes de la région. Le Thème retenu cette année est : « Jeunesse, Paix et Sécurité : Prévenir la Désinformation, Lutter contre la Radicalisation et Promouvoir la Paix », particulièrement pertinent au regard des défis auxquels notre pays et notre région sont confrontés. Le chef de l’exécutif régional et sa délégation ont été accueillis à l’entrée de Sélingué par le préfet de Cercle, Arouna Togola, les autorités administratives et politiques locales, le président du conseil régional de la jeunesse, Karim Diakité, les notabilités, les forces de défense et de sécurité et plusieurs centaines de jeunes. Cette entrevue juvénile de notre région constitue un moment privilégié pour écouter la jeunesse, réfléchir à ses préoccupations, valoriser ses initiatives et surtout renforcer son rôle dans la construction de notre société. Le premier cap de cette célébration a été la visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles avant de se rendre dans la salle de conférence de la mairie de Sélingué pour la cérémonie officielle d’ouverture de cette cérémonie de célébration du 12 août, journée internationale de la jeunesse. Après les mots de bienvenue successifs du chef de village, du maire et de l’intervention du parrain, le président du conseil régional de la Jeunesse de Bougouni, Karim Diakité a, dans son discours affirmé que les jeunes des 57 conseils communaux de la jeunesse, les associations, les organisations de jeunesse et les initiatives citoyennes constituent un formidable potentiel humain. Qu’ils doivent converger en force de paix, de développement et de cohésion sociale. Aux vues de leurs responsabilités, ils sont des relais de cette vision commune de dialogue et de tolérance dans nos villages et communes afin de contribuer à rapprocher et à prévenir les tensions et à favoriser le vivre ensemble en véritable école de citoyenneté, de leadership, de dialogue et de paix. Le conseil régional a, ainsi par la voix de son président, fait de cette célébration un point de départ d’un engagement pris en ce jour qui dépasse le cadre d’une cérémonie afin que chaque jeune reparte de Sélingué avec une conviction « Je suis une partie de la solution. »a  ajouté Karim Diakité. Au nom du Conseil Régional de la Jeunesse, il a réaffirmé son engagement et sa disponibilité à travailler avec l’administration, les collectivités, les services techniques et l’ensemble des forces vives de la région, en croyant profondément au dialogue entre les institutions et la jeunesse. Pour atteindre cet objectif, la jeunesse est disponible à accompagner les initiatives qui concourent à la paix, à la cohésion sociale, à l’éducation citoyenne, à l’employabilité, à l’entreprenariat, à la protection de l’environnement et au développement. Dans son allocution, le chef de l’exécutif régional a rappelé de vive voix que la jeunesse représente une force considérable pour notre pays, une source d’énergie, d’innovation, de créativité et d’espoir, aussi au cœur de notre avenir collectif. C’est pour cela que Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat a placé au cœur de ses actions la Jeunesse, en disant à la jeunesse je cite « Je suis jeune comme vous, si j’échoue c’est la jeunesse malienne qui aura échoué » fin de citation. Et c’est fort de cela que la célébration de cette journée poursuit-il, ne doit pas être seulement un moment festif. Elle doit être l’occasion de nous interroger sur le rôle que nous devons jouer, individuellement et collectivement, dans la construction d’une société plus juste, plus solidaire, plus pacifique et plus résiliente. Faisant allusion au thème évocateur, le gouverneur lance un appel aux jeunes car nous vivons dans un monde où l’information circule à une vitesse sans précédent. Ainsi avant de transmettre une rumeur, il faut mesurer les conséquences qu’elle pourrait avoir sur notre famille, notre communauté et notre pays. Pour gagner ce combat, nous ne devrons pas partager ce que nous n’avons pas vérifié, toute chose qui nous permettra de rafler lutte contre la désinformation commence par un comportement individuel responsable Les réseaux sociaux et les nouvelles technologies offrent de nombreuses possibilités d’apprentissage, de communication, d’entrepreneuriat et de participation citoyenne. Ce sont aussi des outils qui peuvent également être utilisés pour diffuser de fausses informations, des rumeurs, des discours de haine et des messages susceptibles de diviser les communautés. Une désinformation qui peut semer le doute, provoquer la peur, alimenter les tensions et fragiliser la cohésion sociale a poursuivi le gouverneur. Selon lui, pour relever ses défis notre jeunesse doit devenir une jeunesse responsable et vigilante dans l’utilisation des réseaux sociaux, car avant de partager une information, il faut prendre le temps de la vérifier ; avant de croire à une publication, il faut se poser des questions. Le Gouverneur appelle les jeunes en mode conseil à ne pas tomber dans le piège de la radicalisation qui constitue un phénomène complexe qui peut toucher particulièrement les jeunes lorsqu’ils sont confrontés à la marginalisation, au chômage, à l’exclusion, au sentiment d’injustice, à la manipulation ou à certaines influences idéologiques. « Soyez une jeunesse qui fait sienne le slogan « N’Tè N’TALA » (non à la violence, non à la désinformation, non à la trahison, non au terrorisme, non à l’amalgame, non à l’instrumentalisation) du ministère de la jeunesse et des sports chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne. L’avenir de notre région et de notre pays dépend, en grande

Foncier/Mali : le MUHDATP alerte contre de fausses annonces de vente de terrains au nom de l’ACI-SA sur les réseaux sociaux

Bamako, 7 septembre (AMAP)– Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population (MUHDATP) a alerté dimanche l’opinion publique contre la circulation de fausses informations relatives à la vente de terrains prétendument proposés par l’Agence de Cessions Immobilières (ACI-SA) sur les réseaux sociaux et certains supports numériques, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le communiqué, ces publications frauduleuses utilisent des logos, visuels, photographies et éléments de communication donnant une apparence officielle aux annonces, allant jusqu’à associer des images de hautes autorités de l’État ou de médias reconnus pour tromper la vigilance du public. Le ministère recommande à toute personne souhaitant acquérir un terrain de ne procéder à aucun paiement sur la base d’une annonce publiée sur les réseaux sociaux, de vérifier systématiquement l’origine de l’annonce auprès des canaux officiels de l’ACI-SA, de ne prendre aucun engagement financier avant confirmation officielle et de se méfier de toute demande de paiement urgent ou de frais de réservation. L’ACI-SA communiquera prochainement ses contacts officiels permettant de vérifier l’authenticité de toute annonce de vente de terrains. KD/CMT (AMAP)

Dioila : 320 candidats aux épreuves du Brevet de technicien agropastoral

Dioila, 7 septembre (AMAP) 320 candidats prennent part depuis ce lundi matin aux épreuves du Brevet de technicien agropastoral, session de septembre 2026. Les examens qui s’étaleront sur cinq jours ont été lancés par le gouverneur de la région de Dioila, le Général de division Kèba Sangaré, a procédé, à l’École publique Siguina Ballo 1, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet du cercle de Dioila, du maire de Kaladougou, des acteurs de l’éducation, des membres du cabinet du gouverneur et des forces de défense et de sécurité. Le lancement de la première épreuve est intervenu à 7 h 55. Avant l’ouverture de la première enveloppe, le gouverneur a invité les candidats à privilégier l’excellence et l’effort. Il a rappelé que la souveraineté alimentaire, au cœur de la vision des autorités, nécessite des agents agricoles bien formés. Le directeur de l’Académie d’enseignement de Dioila, Birama Dao, a placé ces examens sous le signe du mérite. Les candidats sont répartis entre deux centres : Siguina Ballo 1 et Markacoungo. Aucun incident n’avait été signalé au moment du lancement. DF/CMT (AMAP)

Gouvernorat de Dioila : le Général Sangaré préside la cérémonie de montée des couleurs nationales  

Dioïla, 7 septembre (AMAP) Les couleurs nationales ont été montées, lundi, dans la cour du gouvernorat de Dioila, lors de la traditionnelle cérémonie organisée le premier lundi de chaque mois, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du gouverneur de la région de Dioila, le Général de division Kèba Sangaré, en présence des membres de son cabinet, du maire de la commune de Kaladougou, des directeurs régionaux et des chefs des services militaires de Dioïla. À l’issue de la montée des couleurs, le gouverneur a rappelé que cette cérémonie, instituée par les autorités du pays, vise à renforcer le civisme et le sentiment d’appartenance nationale. Selon lui, la souveraineté du Mali passe notamment par l’amour et le respect du drapeau national. Il a également appelé les dirigeants à s’engager pleinement dans la construction du pays et les populations à soutenir les autorités. DF/CMT (AMAP)

Minidian : 30 ménages vulnérables reçoivent des kits alimentaires

Kangaba, 7 septembre (AMAP) Trente (30) ménages vulnérables, dont des personnes déplacées internes (PDI) et des familles des populations hôtes, ont reçu dimanche des kits alimentaires dans la commune rurale de Minidian, cercle de Kangaba, a constaté l’AMAP. La cérémonie de distribution, présidée par le maire de Minidian, Mamby Keïta, s’inscrit dans le cadre d’une intervention du Programme spécial d’aide aux associations et fondations (PSAAF) au Mali, en partenariat avec l’Association pour le développement humanitaire (ADH) et l’Association malienne des humanitaires pour le développement (AMHD). Selon le représentant du PSAAF, de l’ADH et de l’AMHD, Demba Goïta, cette opération vise à apporter un soutien ponctuel aux familles vulnérables, à renforcer la cohésion sociale et la résilience communautaire et à favoriser l’inclusion des personnes affectées par la crise. Au nom des bénéficiaires, Moussa Garango a remercié les populations de Minidian pour leur accueil et leur soutien aux ménages déplacés depuis leur arrivée dans la commune. Il a également salué l’appui des autorités et formulé des vœux pour une transition apaisée. Chaque ménage a reçu 50 kg de riz, ainsi que de l’huile et du sucre. Le maire de Minidian a invité les bénéficiaires à faire bon usage des kits reçus. Sidy Doumbia, AMAP Kangaba

Bafoulabé : 80 jeunes formés aux énergies renouvelables pour lutter contre l’exode rural

Bafoulabé, 7 septembre (AMAP) Quatre-vingt jeunes techniciens maliens ont entamé, lundi à Bafoulabé, une formation de cinq jours sur les énergies renouvelables, une initiative destinée à renforcer leur employabilité et à réduire la migration clandestine, a constaté l’AMAP. Organisée par Plan international, dans le cadre du projet «Avenir Brillant II», la formation réunit 56 jeunes du cercle de Bafoulabé et 24 du district de Bamako. Elle vise à leur fournir des compétences techniques dans les métiers des énergies propres, notamment l’installation et la maintenance des systèmes solaires. Le lancement officiel de l’atelier a été présidé par le préfet du cercle de Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo, en présence des représentants de l’administration, de la collectivité et du Centre d’animation pédagogique. Selon le chef de projet «Avenir Brillant II», Soumana Dembélé, le choix de Bafoulabé répond à la volonté de s’attaquer aux causes économiques de la migration des jeunes, notamment vers les zones d’orpaillage et l’étranger. Le préfet a salué l’initiative, estimant que l’insertion économique et l’auto-emploi constituent des leviers essentiels pour maintenir les jeunes dans leurs communautés. Il a assuré de l’accompagnement des autorités locales aux initiatives d’autonomisation de la jeunesse. Le maire adjoint de Bafoulabé, Cheickna Sissoko, a, pour sa part, invité les participants à faire preuve d’assiduité afin de tirer pleinement profit de cette formation. BM/CMT (AMAP)

Médecine traditionnelle : le Mali mise sur la recherche, la valorisation et l’industrialisation

Bamako, 7 septembre 2026 (AMAP) La valorisation des savoirs endogènes, le renforcement de la recherche scientifique et l’industrialisation des médicaments traditionnels ont été au centre de la célébration de la 24e édition de la Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT), a constaté l’AMAP. Cette édition est placée, au niveau régional, sous le thème : « Réflexion sur les efforts de recherche et de développement en matière de médecine traditionnelle pour la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle dans la Région africaine », approuvé par la Direction régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique. Au niveau national, le thème retenu est : « Valorisation des résultats de la recherche sur la médecine et la pharmacopée africaines dans le but de contribuer à la souveraineté sanitaire au Mali ». La commémoration, qui s’est tenu du 3 au 5 septembre, a été marquée par plusieurs activités, notamment une conférence-débat sur le projet de production industrielle du sirop Balimor et le projet de labélisation des médicaments traditionnels. La deuxième journée a été consacrée à un symposium sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles, un cadre de concertation entre les praticiens de la médecine conventionnelle et ceux de la médecine traditionnelle, ainsi qu’une journée de consultations gratuites en médecine traditionnelle chinoise et malienne, qui se tiendra demain. Selon la directrice générale de l’Institut national de recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles (INRPT), Pr Rokia Sanogo, la célébration de cette journée revêt une importance particulière au regard du rôle majeur que peut jouer la médecine traditionnelle dans l’amélioration de la santé des populations. Cette journée constitue un cadre de promotion et de valorisation de la médecine traditionnelle africaine, dont le potentiel dans la prise en charge sanitaire est aujourd’hui largement reconnu, a-t-elle indiqué. « Il est admis qu’il ne peut y avoir de couverture sanitaire universelle sans une meilleure prise en compte de la médecine traditionnelle », a souligné Pr Rokia Sanogo, rappelant que plusieurs pays ont développé ce secteur afin de répondre aux besoins sanitaires de leurs populations. Elle a indiqué que le Mali s’est engagé très tôt dans cette voie avec la création, dès 1968, d’une structure dédiée à la recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles. L’enjeu, aujourd’hui, est de mieux faire connaître et de valoriser les résultats de plusieurs décennies de recherche, notamment les médicaments traditionnels améliorés mis au point par l’Institut, a expliqué la directrice générale. Pr Rokia Sanogo a précisé que 14 médicaments traditionnels améliorés ont obtenu une autorisation de mise sur le marché depuis 1983, dont sept figurent sur la liste des médicaments essentiels. Parmi eux figure le sirop Balembo, un médicament antitussif considéré comme l’un des produits phares issus de la recherche malienne. Dans le cadre de la célébration de cette année, l’INRPT a choisi de mettre l’accent sur la valorisation des résultats de la recherche et des savoirs endogènes, conformément à la vision du Mali Kura, qui encourage la promotion des ressources et produits locaux ainsi que le développement de l’industrialisation. La directrice générale a notamment évoqué le projet de production industrielle du sirop Balembo, sélectionné au niveau africain parmi 102 projets. L’initiative vise à mettre en place une véritable chaîne de valeur, allant de la plante médicinale jusqu’au patient. Selon elle, cette chaîne implique plusieurs acteurs, notamment les structures chargées de l’approvisionnement en matières premières, l’INRPT, qui prépare l’extrait constituant le principe actif, l’Usine malienne de produits pharmaceutiques (UMPP), chargée de la production industrielle, et la Pharmacie populaire du Mali (PPM), qui assure la distribution à travers le circuit pharmaceutique national. « Il s’agit d’un projet structurant qui apporte une réponse concrète à notre ambition de souveraineté et de valorisation de nos connaissances et de nos ressources locales », a affirmé Pr Rokia Sanogo. De son côté, le secrétaire général de la Fédération malienne des associations des thérapeutes traditionnels et herboristes (FEMATH), Toumani Diakité, a estimé que la Journée africaine de la médecine traditionnelle constitue une occasion importante de promouvoir et de valoriser les pratiques thérapeutiques traditionnelles. Il a rappelé que les organisations de tradithérapeutes ont enregistré des progrès importants au Mali au cours des dernières décennies. Après les événements de mars 1991, le pays disposait de peu d’associations structurées de thérapeutes traditionnels. Les premières organisations ont commencé à voir le jour à partir de 1993 avant de se multiplier progressivement à travers le territoire national. Aujourd’hui, la FEMATH regroupe de nombreuses associations et travaille en collaboration avec les autorités sanitaires, notamment à travers les programmes consacrés à la médecine traditionnelle et ceux du ministère de la Santé et du Développement social, a-t-il indiqué. Selon Toumani Diakité, les tradithérapeutes ont également été associés à plusieurs campagnes et actions sanitaires, notamment lors des crises liées à Ebola, à la Covid-19 et à la dengue. Il a, par ailleurs, relevé l’intérêt croissant des populations pour la médecine traditionnelle, rappelant le recours important à certaines plantes médicinales pendant la pandémie de Covid-19, qui avait entraîné une forte sollicitation de plusieurs espèces végétales. Abordant les difficultés du secteur, le secrétaire général de la FEMATH a insisté sur la nécessité de relire et d’actualiser les textes régissant la médecine traditionnelle, dont certains remontent au milieu des années 1990. Selon lui, cette relecture permettrait notamment de résoudre certaines difficultés administratives rencontrées par les praticiens traditionnels dans l’obtention de leurs autorisations d’exercer et dans l’organisation de leurs cabinets. La question de la collaboration entre les médecines traditionnelles africaine et chinoise a également été au cœur des échanges. Le Pr Boubacar Diarra, spécialiste de la médecine chinoise et directeur général de l’Atelier Luban de la médecine traditionnelle, a animé un symposium consacré à cette problématique. Selon lui, l’expérience chinoise constitue une source d’inspiration pour l’Afrique et particulièrement pour le Mali dans la valorisation des savoirs et des pratiques médicaux traditionnels. « La Chine a connu, dans son histoire, des débats sur l’avenir de sa médecine traditionnelle. Mais les autorités ont finalement choisi de la préserver et de la développer, considérant qu’elle constitue une partie

Gourma Rharous : Trois ans après l’attaque terroriste contre le bateau « Tombouctou », le souvenir de la tragédie reste vif

Gourma Rharous, 7 septembre (AMAP) Trois ans après l’attaque terroriste contre le bateau long-courrier «Tombouctou» de la Compagnie malienne de navigation fluviale (COMANAV), le souvenir de la tragédie reste vivace dans l’esprit des populations de la bande du fleuve, dans le cercle de Gourma Rharous, comme dans celui de nombreux Maliens. Pour rappel, le bateau long-courrier «Tombouctou» de la COMANAV avait été victime d’une violente attaque terroriste, dans la matinée du jeudi 7 septembre 2023, sur le fleuve Niger, en face des localités de Harimouno Djindé, dans la commune de Banikane, et de Zorho, sur la rive nord du fleuve. Depuis cette date fatidique, les populations de la commune de Banikane, où le drame s’est produit, et celles de Rharous, où les rescapés avaient été accueillis, continuent de se souvenir de cette journée avec douleur. «J’ai encore dans les oreilles le vacarme assourdissant du crépitement des armes et, dans la tête, les cris de douleur des passagers retenus dans les flammes et de ceux emportés par le courant des flots», témoigne A.T., un rescapé quadragénaire. Commerçant de son état, il revenait de Gao, où il était allé se ravitailler en marchandises. Son récit traduit l’horreur vécue par les passagers lors de l’attaque. A.D., fils d’une victime, enseignant à la retraite et premier correspondant de l’AMAP dans le cercle de Gourma Rharous, témoigne également de la profondeur du traumatisme : «Cette tragédie marquera à jamais ma vie. Dans ma tête, je continue à imaginer l’image de mon père retenu dans les flammes, se débattant dans une ultime lutte contre la mort. Mes nuits continuent d’être hantées par cette image cauchemardesque.» Ces deux témoignages illustrent l’ampleur du drame. Les stigmates physiques et psychologiques de cette journée, qui a fait plus d’une centaine de morts et une soixantaine de blessés, restent visibles chez certaines victimes, qui espèrent toujours bénéficier d’une assistance et d’un accompagnement de l’État. Il faut toutefois rappeler qu’en application de la loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 instituant les pupilles de la Nation et les pupilles de la République du Mali, le gouvernement de la Transition a accordé, lors du Conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2024, le statut de pupilles de la Nation à 31 enfants dont les parents, fonctionnaires de l’État, ont été tués lors de cette attaque. En outre, le gouvernement avait octroyé une somme de 250.000 francs CFA à chacun des survivants dans les jours ayant suivi le drame, ainsi que la prise en charge de leurs frais de déplacement pour rejoindre leurs destinations. Au-delà de ces efforts de l’État, les populations continuent d’espérer l’érection d’un monument à la mémoire des victimes sur le lieu du drame. Le maire de la commune de Banikane, Ibrahim Haïdara, estime que cet édifice permettrait de perpétuer le souvenir de cette tragédie. «Ce monument, au-delà de perpétuer le souvenir de cette journée, permettra aussi aux générations présentes et futures de se rappeler la cruauté du terrorisme et de symboliser le sacrifice du peuple dans sa lutte pour un Mali souverain et éternel», souligne l’édile. Pendant ce temps, comme un fantôme d’acier, le mastodonte du fleuve Niger continue de tanguer au gré des vagues, les flancs ouverts aux quatre vents, comme pour rappeler au monde que la cruauté humaine n’a pas de frontières. MG/CMT (AMAP)

Ouélessébougou : une opération de salubrité en prélude à la Biennale de Bougouni 2027

Ouélessébougou, 7 sept 2026 (AMAP) – Les autorités locales ont organisé, dimanche, une opération de salubrité publique dans la ville de Ouélessébougou, dans le cadre des préparatifs de la Biennale artistique et culturelle de Bougouni 2027, a constaté l’AMAP. L’opération a mobilisé le Service de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances, l’association SANIYA TON, la jeunesse communale, la jeunesse de l’association musulmane Ansar Dine ainsi que des habitants. Les équipes ont procédé au nettoyage des principales artères, du marché et des abords des voies publiques, notamment à travers l’enlèvement des dépôts d’ordures. Lancée en août sous la conduite du préfet du cercle de Ouélessébougou, Moussa A. Sagara, cette campagne mensuelle fait suite à une instruction du gouverneur de la région, le Général de brigade Ousmane Wélé, adressée aux dix préfets de cercle pour renforcer la salubrité et l’accueil dans la région à l’approche de la Biennale. La campagne se poursuivra mensuellement jusqu’en 2027. AC/CMT (AMAP)

Bafoulabé : une caravane sensibilise sur les droits de l’enfant et les dangers de l’immigration irrégulière

Bafoulabé, 5 sept (AMAP)– Une caravane de sensibilisation sur les droits de l’enfant et les dangers de l’immigration irrégulière a été organisée à Bafoulabé et Mahina par le Conseil communal des jeunes, dans le cadre du projet «Avenir Brillant II», avec le soutien de Plan International, a constaté l’AMAP. Le cortège, composé d’une centaine de jeunes, d’animateurs et d’artistes locaux, a sillonné plusieurs quartiers des deux communes, avec des banderoles et des messages appelant à la protection des enfants. La caravane s’est achevée par un meeting populaire au rond-point Mali-Sadio de Bafoulabé. Le président du Conseil communal des jeunes, Adama Bekaye Traoré, a indiqué que cette activité constitue la troisième étape d’une campagne menée après une conférence-débat et une soirée théâtrale. Il a appelé à renforcer la sensibilisation des populations sur les risques liés à l’immigration irrégulière, notamment pour les mineurs. Le représentant des structures éducatives de la commune a insisté sur la responsabilité des communautés dans la protection des enfants contre l’exploitation et les départs précoces. Le maire adjoint de Bafoulabé, Cheickna Sissoko, a, pour sa part, réaffirmé le soutien de la municipalité à l’initiative et appelé les parents à jouer pleinement leur rôle dans la protection des jeunes. La rencontre s’est achevée par un plaidoyer en faveur du renforcement des investissements dans le cercle de Bafoulabé, notamment dans les domaines de l’emploi et de la formation des jeunes. BM/CMT (AMAP)