Bamako, 6 octobre 2026 (AMAP) L’Agence nationale d’évaluation et d’accréditation des établissements de santé (ANAS) a organisé, le lundi 5 octobre à l’Institut national de la santé publique (INSP), un atelier de révision du guide du bon accueil des usagers des établissements de santé. La rencontre, qui se tient du 5 au 9 octobre 2026, vise à produire un document opérationnel, adaptable et évaluable pour améliorer la prise en charge des patients dans tout le pays, a
constaté l’AMAP.
« Cet atelier est une opportunité pour nous de recueillir des propositions hétérogènes, diverses mais consensuelles des acteurs et usagers du secteur de la santé », a indiqué la directrice générale de l’ANAS, Dr Oumou Diakité. Qui a invité les participants à accueillir toutes les formes d’expression (suggestions, critiques, dénonciations), venant des professionnels, des organisations de la société civile et des usagers eux-mêmes.
Selon elle, l’objectif est de permettre des échanges francs, y compris des « discussions houleuses », mais toujours orientés vers un seul but : mettre à disposition un document de qualité dont l’application apportera un changement significatif à la prise en charge des malades et des usagers des établissements de santé.
Réorienter le système pour répondre aux nouveaux besoins
Représentant le ministre de la Santé et du Développement Social, le secrétaire général du département, Dr Abdoulaye Guindo, a donné des orientations fermes. « Nous avons aujourd’hui des infrastructures et la compétence. Nous n’envions personne », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de corriger certaines pratiques pour mieux servir la population.
Il a rappelé que le système de santé malien est bâti sur une approche communautaire, mais que les besoins évoluent et que la pression sur le système hospitalier s’accroît, notamment avec la montée des urgences. « Ce sont vraiment les urgences […] qui ont pris un tout petit peu l’ascendant sur le système », a-t-il observé, appelant à interroger à la fois le système communautaire et le système hospitalier pour les adapter aux réalités épidémiologiques et sociales actuelles.
Information, communication et proximité : le nouveau paradigme
Pour le Dr Guindo, la réponse passe par « l’information, la communication, la sensibilisation et surtout, il faudrait être à la disposition vraiment de la population ». Il a insisté sur l’importance d’introduire ce nouveau paradigme afin que le système réponde aux aspirations des Maliens, dans un contexte épidémiologique qui s’étend « de Kayes jusqu’à Kidal ».
« Le film, la citation épidémiologique, c’est ce qui nous dit que le système de santé vit, malgré bien entendu le contexte. Mais, nous devons faire cette planification et comporter aujourd’hui selon ce complexe, pour que réellement cette population puisse avoir la santé de qualité », a-t-il expliqué, avant d’exhorter les participants à s’impliquer pleinement pour que le futur guide soit « de qualité, applicable, utilisable, supervisable, évaluable », donc adapté aux besoins de la population.
Un document attendu comme levier d’amélioration
L’atelier réunit des acteurs clés du secteur sanitaire, dans une dynamique participative destinée à capitaliser sur les retours d’expérience et les attentes des usagers. À l’issue des cinq jours de travaux, l’ANAS compte disposer d’un guide révisé, pragmatique et aligné sur les priorités nationales en matière d’accueil, d’orientation et de qualité des soins.
Ce document devrait servir de référence pour les établissements de santé, en appui aux politiques publiques visant à renforcer l’accessibilité, la continuité et la qualité des services, dans un système en mutation face aux défis démographiques, épidémiologiques et organisationnels.
ST/KM (AMAP)

