Bamako, 7 octobre (AMAP) Le prix de la viande a connu une augmentation sur toute l’étendue du territoire national, depuis le début de cette année, a constaté l’AMAP.
Dans le but de trouver des solutions à cette situation qui a des répercussions sur le pouvoir d’achat des ménages, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a rencontré, mardi, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), les acteurs de la filière bétail-viande.
L’Objectif de cette rencontre était de faire un diagnostic de la situation et dégager des pistes de sortie de crise.
Dans ses propos, le ministre a posé les principaux facteurs à l’origine de cette hausse, diagnostic partagé par les professionnels. Au premier plan, figure l’insécurité, qui entrave la mobilité pastorale dans les bassins du Centre, favorise le vol de bétail et complique l’acheminement des animaux vers Bamako. À cela, s’ajoutent les taxes informelles, les pertes en cours de route et l’augmentation des coûts de transport.
Le ministre a également relevé la désorganisation des bassins pastoraux et des marchés à bétail, la hausse du prix de l’aliment bétail et des hydrocarbures, ainsi que l’augmentation des charges logistiques. L’érosion du cheptel et l’exportation excessive du bétail constituent d’autres facteurs de tension sur l’offre nationale.
Au cours des échanges, les acteurs ont proposé plusieurs pistes, notamment le renforcement de la sécurité dans les zones de production pastorale et sur les principaux axes routiers. Ils ont aussi préconisé l’ouverture et la sécurisation de marchés à bétail à l’intérieur du pays, afin de faciliter l’approvisionnement régulier des différents centres de consommation.
Le président de la filière bétail-viande, Mamoudou Abdoulaye Diallo, a salué l’écoute du ministre et sa volonté d’apporter une réponse structurelle. Il a notamment souhaité la subvention de l’aliment bétail par l’État ainsi que l’interdiction de son exportation, afin de préserver l’offre destinée au marché national. Les acteurs et le département de l’Industrie et du Commerce se sont donnés rendez-vous dans une semaine pour approfondir les propositions et arrêter les modalités de leur mise en œuvre.
Au-delà du prix de la viande, c’est donc toute la chaîne bétail-viande qui se trouve aujourd’hui au cœur des préoccupations, avec un même impératif : sécuriser l’offre pour rendre la viande plus accessible aux ménages.
AMK/KM (AMAP)

